Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les douze travaux de Mathilde — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les douze travaux de Mathilde
Chapitre 4
Je ne sais pas vraiment comment reprendre ce récit. Beaucoup de lecteurs (et de lectrices) m'ont écrit pour me dire qu'il manquait quelque chose. Et c'est vrai que je n'ai pas vraiment osé raconter le moment passé avec monsieur Machin, qui n'a cessé de me revenir par flashs les jours suivant. J'ai peur que ce soit décevant, mais puisque c'est ce qui semble être attendu, je me lance.
En tout cas, au bout de cinq minutes passées dans la chambre, j'avais compris que les choses ne se passeraient pas comme je m'y attendais.
Mais je m'attendais à quoi, au fait ? Difficile à dire. Mais sans aucun doute à ce qu'il se montre directif, qu'il me demande par exemple d'exécuter une fellation, qu'il me prenne d'une manière ou d'une autre, avant de me récompenser en me laissant repartir avec le collier. Je m'attendais peut-être aussi à ce qu'il se montre grossier et même peut-être brutal. Bref, je m'attendais à une initiation sexuelle, à une expérience inédite, plus bestiale que celles que j'avais jusque là vécues dans dans ma vie amoureuse un peu trop sage.
Or, il n'était pas du tout directif. Il était mal à l'aise et intimidé. Il ne s'attendait probablement pas à ce que je monte réellement le rejoindre avant mon service. Et pourtant, j'étais là, portant les vêtements et les sous-vêtements qu'il m'avait offerts.
J'ai pris mon courage à deux mains :
– On avait parlé d'un verre de champagne, je crois.
– Sers-toi. Il y a une bouteille dans le mini-bar.
– Vous ne voulez pas me servir ?
Il a refermé son peignoir et il s'est levé. Il a débouché la bouteille et a fait couler le liquide dans une flûte en plastique. Il me l'a tendue.
– Vous n'allez quand même pas me laisser boire toute seule ?
Sans me regarder, il s'est servi un verre et nous avons trinqué. Puis il a bu une gorgée et est resté debout dans la pièce.
Je suis allé m'asseoir sur le lit.
– Il fait chaud, j'ai dit.
J'ai remarqué que la télé était amusée. Comme il ne répondait pas à ma remarque, je me suis laissée absorber par les images qui passaient. Une grève dans un quartier proche d'ici, une guerre lointaine, des footballeurs célébrant bruyamment un but ou une victoire…
– Ça vous dérange si je me mets à l'aise, j'ai demandé.
Il a fait non de la tête. J'ai essayé de dézipper la robe, mais dans mon dos, je n'y arrivais pas.
– Vous m'aidez ?
Il s'est approché. Pendant qu'il s'exécutait, je ne sais pas pourquoi, sans doute pour remplir le silence un peu malaisant de la pièce, je me suis mis à lui parler de notre appartement, à ma coloc et à moi, dans lequel, dès le mois de novembre, nous vivions perpétuellement en manteau pour ne pas allumer des radiateurs électriques vétustes qui consommaient beaucoup trop pour nos faibles revenus.
– Je ne vais pas avoir pitié de toi, il a dit presque abruptement.
Je me suis levé et j'ai fait glisser la robe à mes pieds. Elle était trop ajustée pour simplement tomber à mes pieds. Je me suis sentie gauche et maladroite – plus désirable du tout. C'était d'autant plus étrange que je ne pouvais plus me le cacher, j'étais très excitée par la situation. En fait, sans avoir besoin de vérifier avec mes doigts, je savais que j'étais trempée et ouverte sous la dentelle de mon string.
– Tu devrais t'épiler, il a dit. Je n'aime pas les chattes poilues, ça
J'ai presque senti les larmes qui me montaient aux yeux.
– Je peux vous poser une question ?
Il a fait oui de la tête.
– Vous faites quoi, comme travail, pour être aussi riche ?
Je ne sais pas pourquoi, cette question a paru l'apaiser. Il a hésité un peu avant de me répondre et, petit à petit, il a commencé à me parler de son travail. On était tous les deux assis sur le lit. Pendant qu'il parlait de fusion-acquisition, de son poste au sein de son entreprise, j'ai commencé à me toucher discrètement, d'abord au-dessus de la dentelle, et puis en dessous. Je me touchais comme si j'avais été seuls et que j'écoutais un podcast. De temps en temps, je relançais par une question. Il avait remarqué mon petit manège. Il répondait à mes questions mais en reluquant franchement mon entre-jambe.
– Désolée de n'être pas épilée, j'ai dit. Je ne savais pas que…
– Une petite pute s'épile toujours, il a dit. Point à la ligne.
C'était vraiment étrange. Il était capable de se montrer violent verbalement, mais il n'entreprenait rien. Je me suis demandé s'il n'était pas impuissant.
– Peut-être pourriez-vous me punir, j'ai dit.
– De quoi ?
– De n'être pas épilée. Je suis vraiment impardonnablement tête en l'air.
– Et comment te punirais-je ?
– Une petite fessée pourrait être adéquate, j'ai dit sans une once d'hésitation – en y repensant, je suis sidérée par mon audace, mais j'étais sans doute dans un état second.
Et en disant cela, j'ai fait glisser le string le long de mes cuisses, et à genoux devant lui, je me suis lentement retournée pour lui offrir – non mais je vous jure ! – une vision imparable sur ma croupe.
Mais ce à quoi je ne m'étais pas attendu, c'était à ce qu'il fasse immédiatement claquer sur ma croupe une gifle retentissante. A partir de là, j'avoue que tout est un peu flou. Je pense que ça a duré encore un peu comme ça, je veux dire les gifles sur le cul, et que je voyais l'écran de la télé – c'était une émission historique maintenant, avec des images en noir et blanc de la campagne française, et que je voyais le collier sur le drap, et qu'à chaque coup que je recevais, je laissais échapper un petit cri, et que j'avais mal, et que je mouillais toujours, et qu'un moment donné, je l'ai senti s'agiter derrière moi et puis un sexe dur et court, il m'a semblé, est entré en moi et que presque aussitôt, je l'ai senti se contracter, et qu'en me rhabillant en silence, je sentais son sperme visqueux qui me coulait contre les cuisses et qu'il ne m'a pas donné tout le collier mais seulement une perle, et qu'en se quittant, aussi bizarre que cela puisse paraître, on s'est fait la bise comme deux bons amis qui se séparent après un bon dîner.
Et maintenant il faut que je m'excuse – cette histoire n'est probablement pas érotique ni même excitante, mais je me rends compte de toute façon que je l'ai racontée pour moi, pour mettre au clair mes idées, pour m'interroger sur mes sensations, et je remercie celles et ceux qui m'ont fait remarquer que dans ma lâche ellipse se nichait sans doute une vérité sur moi-même à laquelle il serait dommage que je refuse de faire face.
Quant à lui, monsieur Machin, je n'avais strictement aucune idée s'il me recontacterait un jour jusqu'à ce que, quelques semaines plus tard, je me réveille un matin avec un message de lui arrivé durant la nuit.
En tout cas, au bout de cinq minutes passées dans la chambre, j'avais compris que les choses ne se passeraient pas comme je m'y attendais.
Mais je m'attendais à quoi, au fait ? Difficile à dire. Mais sans aucun doute à ce qu'il se montre directif, qu'il me demande par exemple d'exécuter une fellation, qu'il me prenne d'une manière ou d'une autre, avant de me récompenser en me laissant repartir avec le collier. Je m'attendais peut-être aussi à ce qu'il se montre grossier et même peut-être brutal. Bref, je m'attendais à une initiation sexuelle, à une expérience inédite, plus bestiale que celles que j'avais jusque là vécues dans dans ma vie amoureuse un peu trop sage.
Or, il n'était pas du tout directif. Il était mal à l'aise et intimidé. Il ne s'attendait probablement pas à ce que je monte réellement le rejoindre avant mon service. Et pourtant, j'étais là, portant les vêtements et les sous-vêtements qu'il m'avait offerts.
J'ai pris mon courage à deux mains :
– On avait parlé d'un verre de champagne, je crois.
– Sers-toi. Il y a une bouteille dans le mini-bar.
– Vous ne voulez pas me servir ?
Il a refermé son peignoir et il s'est levé. Il a débouché la bouteille et a fait couler le liquide dans une flûte en plastique. Il me l'a tendue.
– Vous n'allez quand même pas me laisser boire toute seule ?
Sans me regarder, il s'est servi un verre et nous avons trinqué. Puis il a bu une gorgée et est resté debout dans la pièce.
Je suis allé m'asseoir sur le lit.
– Il fait chaud, j'ai dit.
J'ai remarqué que la télé était amusée. Comme il ne répondait pas à ma remarque, je me suis laissée absorber par les images qui passaient. Une grève dans un quartier proche d'ici, une guerre lointaine, des footballeurs célébrant bruyamment un but ou une victoire…
– Ça vous dérange si je me mets à l'aise, j'ai demandé.
Il a fait non de la tête. J'ai essayé de dézipper la robe, mais dans mon dos, je n'y arrivais pas.
– Vous m'aidez ?
Il s'est approché. Pendant qu'il s'exécutait, je ne sais pas pourquoi, sans doute pour remplir le silence un peu malaisant de la pièce, je me suis mis à lui parler de notre appartement, à ma coloc et à moi, dans lequel, dès le mois de novembre, nous vivions perpétuellement en manteau pour ne pas allumer des radiateurs électriques vétustes qui consommaient beaucoup trop pour nos faibles revenus.
– Je ne vais pas avoir pitié de toi, il a dit presque abruptement.
Je me suis levé et j'ai fait glisser la robe à mes pieds. Elle était trop ajustée pour simplement tomber à mes pieds. Je me suis sentie gauche et maladroite – plus désirable du tout. C'était d'autant plus étrange que je ne pouvais plus me le cacher, j'étais très excitée par la situation. En fait, sans avoir besoin de vérifier avec mes doigts, je savais que j'étais trempée et ouverte sous la dentelle de mon string.
– Tu devrais t'épiler, il a dit. Je n'aime pas les chattes poilues, ça
J'ai presque senti les larmes qui me montaient aux yeux.
– Je peux vous poser une question ?
Il a fait oui de la tête.
– Vous faites quoi, comme travail, pour être aussi riche ?
Je ne sais pas pourquoi, cette question a paru l'apaiser. Il a hésité un peu avant de me répondre et, petit à petit, il a commencé à me parler de son travail. On était tous les deux assis sur le lit. Pendant qu'il parlait de fusion-acquisition, de son poste au sein de son entreprise, j'ai commencé à me toucher discrètement, d'abord au-dessus de la dentelle, et puis en dessous. Je me touchais comme si j'avais été seuls et que j'écoutais un podcast. De temps en temps, je relançais par une question. Il avait remarqué mon petit manège. Il répondait à mes questions mais en reluquant franchement mon entre-jambe.
– Désolée de n'être pas épilée, j'ai dit. Je ne savais pas que…
– Une petite pute s'épile toujours, il a dit. Point à la ligne.
C'était vraiment étrange. Il était capable de se montrer violent verbalement, mais il n'entreprenait rien. Je me suis demandé s'il n'était pas impuissant.
– Peut-être pourriez-vous me punir, j'ai dit.
– De quoi ?
– De n'être pas épilée. Je suis vraiment impardonnablement tête en l'air.
– Et comment te punirais-je ?
– Une petite fessée pourrait être adéquate, j'ai dit sans une once d'hésitation – en y repensant, je suis sidérée par mon audace, mais j'étais sans doute dans un état second.
Et en disant cela, j'ai fait glisser le string le long de mes cuisses, et à genoux devant lui, je me suis lentement retournée pour lui offrir – non mais je vous jure ! – une vision imparable sur ma croupe.
Mais ce à quoi je ne m'étais pas attendu, c'était à ce qu'il fasse immédiatement claquer sur ma croupe une gifle retentissante. A partir de là, j'avoue que tout est un peu flou. Je pense que ça a duré encore un peu comme ça, je veux dire les gifles sur le cul, et que je voyais l'écran de la télé – c'était une émission historique maintenant, avec des images en noir et blanc de la campagne française, et que je voyais le collier sur le drap, et qu'à chaque coup que je recevais, je laissais échapper un petit cri, et que j'avais mal, et que je mouillais toujours, et qu'un moment donné, je l'ai senti s'agiter derrière moi et puis un sexe dur et court, il m'a semblé, est entré en moi et que presque aussitôt, je l'ai senti se contracter, et qu'en me rhabillant en silence, je sentais son sperme visqueux qui me coulait contre les cuisses et qu'il ne m'a pas donné tout le collier mais seulement une perle, et qu'en se quittant, aussi bizarre que cela puisse paraître, on s'est fait la bise comme deux bons amis qui se séparent après un bon dîner.
Et maintenant il faut que je m'excuse – cette histoire n'est probablement pas érotique ni même excitante, mais je me rends compte de toute façon que je l'ai racontée pour moi, pour mettre au clair mes idées, pour m'interroger sur mes sensations, et je remercie celles et ceux qui m'ont fait remarquer que dans ma lâche ellipse se nichait sans doute une vérité sur moi-même à laquelle il serait dommage que je refuse de faire face.
Quant à lui, monsieur Machin, je n'avais strictement aucune idée s'il me recontacterait un jour jusqu'à ce que, quelques semaines plus tard, je me réveille un matin avec un message de lui arrivé durant la nuit.
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Commentaires ()
C'est émouvant, captivant, les suites seront intéressantes à lire :)
J'ai vraiment hâte de découvrir d'autres de tes aventures. Bravo pour ton écriture c'est toujours plus dure de trouver les mots quand on parle de vécu.
Bonne continuation, au plaisir de te lire bientôt...
Qu'il en soit ainsi, par contre vous savez toujours autant faire languir votre lectorat...
Je m'abonne de peur de rater la suite...