Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Été brûlant en Bretagne — Chapitre 3 · Au bord du silence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Été brûlant en Bretagne
Chapitre 3 · Au bord du silence
Le matin s’était levé dans un calme étrange. Le ciel était limpide, la chaleur moins écrasante, comme si la nature retenait son souffle. Elle s’était réveillée seule dans son lit, encore marquée de la veille, chaque muscle de son corps vibrant d’une langueur délicieuse. Sa peau portait encore les traces de ses mains. L’odeur de lui. La moiteur d’un été qui ne cessait d’embraser.
Elle avait pris son temps pour se préparer. Aujourd’hui, ils avaient prévu un shooting plus intimiste, au bord d’un lac sauvage qu’il lui avait promis secret, tranquille, presque hors du monde. Elle enfila une robe bohème blanche, fendue haut sur la cuisse, et glissa dans son sac un maillot de bain noir — juste au cas où. Mais elle savait déjà qu’il n’y resterait pas longtemps.
Quand il arriva, elle l’attendait assise sur un banc en pierre sous un vieux pin. Il descendit de sa voiture avec cet air faussement calme qu’elle lui connaissait. Il n’avait pas oublié la veille. Il en portait les stigmates. Elle le vit dans son regard, dans la tension de sa mâchoire, dans la façon dont ses yeux la déshabillaient dès la première seconde.
— Prête à jouer les naïades aujourd’hui ? demanda-t-il en ajustant sa sangle d’appareil photo.
— Ça dépend... Est-ce que les naïades ont le droit d’être dévorées du regard ?
— Ça dépend... Est-ce que les naïades ont le droit d’être dévorées du regard ?
Il haussa un sourcil, amusé.
— Surtout si elles demandent à être dévorées.
Le lac se dévoila après une marche silencieuse à travers les bois. L’eau était d’un vert profond, miroitant sous les rayons du soleil. Des nénuphars flottaient çà et là. Les arbres s’inclinaient sur les berges comme s’ils voulaient en cacher les secrets.
Elle tomba immédiatement sous le charme du lieu.
Elle se déchaussa, marcha pieds nus dans l’herbe, releva sa robe et entra dans l’eau jusqu’aux genoux. Il la suivait de l’objectif, fasciné. Elle avait quelque chose d’irréel. Comme si l’instant n’était pas tout à fait réel.
Elle se déchaussa, marcha pieds nus dans l’herbe, releva sa robe et entra dans l’eau jusqu’aux genoux. Il la suivait de l’objectif, fasciné. Elle avait quelque chose d’irréel. Comme si l’instant n’était pas tout à fait réel.
Le shooting commença. Elle posait au bord, accroupie sur une pierre plate, l’eau lui léchant les chevilles. Puis elle ôta sa robe et resta simplement en maillot, assise dans l’herbe, le dos cambré, les cheveux mouillés. Il la photographiait comme un fou. Chaque image était une prière. Une déclaration muette. Une bombe à retardement.
À un moment, elle se pencha vers lui et murmura :
— On n’est pas seuls.
Il fronça les sourcils. Elle lui montra discrètement deux silhouettes un peu plus loin sur la rive opposée. Deux pêcheurs, dos à eux, concentrés sur leurs lignes.
— Ils sont là depuis longtemps ? demanda-t-il, la voix plus grave.
— Je crois qu’ils sont arrivés pendant que tu prenais les clichés au ras de l’eau. Ils ne nous ont pas vus. Mais ils sont là.
— Je crois qu’ils sont arrivés pendant que tu prenais les clichés au ras de l’eau. Ils ne nous ont pas vus. Mais ils sont là.
Il la fixa longuement.
Un silence dense s’installa entre eux. Puis elle ajouta, presque dans un souffle :
Un silence dense s’installa entre eux. Puis elle ajouta, presque dans un souffle :
— C’est dangereux. J’adore ça.
Il la saisit par la main sans un mot, l’entraîna un peu plus loin, derrière un buisson, à l’abri des regards, à demi dissimulés par la végétation. Là, dans ce recoin moite et sauvage, elle l’attira contre elle, sans prévenir.
Elle l’embrassa comme une femme en manque d’oxygène. Leurs bouches se cherchaient, se heurtaient, se retrouvaient. Ses mains glissèrent sous son t-shirt, griffant sa peau. Elle descendit lentement son short, le regard plongé dans le sien, les pupilles dilatées.
— Pas un bruit, murmura-t-elle. S’ils nous entendent... c’est fini.
Il la plaqua doucement contre un tronc d’arbre, l’embrassa dans le cou, fit glisser une bretelle de son maillot. Ses seins se libérèrent un à un, sa peau perlait de sueur, son souffle était un frisson.
— Je veux que tu jouisses sans un son, lui dit-il.
— Et toi... je veux sentir combien tu luttes pour rester silencieux.
— Et toi... je veux sentir combien tu luttes pour rester silencieux.
Elle écarta ses jambes, s’appuya au tronc, leva un regard brûlant vers lui.
Il entra en elle d’un seul coup, profond, lent, les deux mains sur sa taille pour l’empêcher de bouger. Elle étouffa un gémissement en mordant sa propre épaule. Il commença à bouger, dans un rythme presque cruel de lenteur, pour ne pas faire bruisser les feuillages, pour ne pas attirer les regards.
Elle se cambra contre lui, ses doigts agrippant l’écorce, son corps vibrant de désir retenu. Il la remplissait si parfaitement qu’elle avait envie de crier. Mais elle se mordait, se retenait, et chaque frisson refoulé la faisait trembler davantage.
Il haletait contre son oreille, ses lèvres tout près de son lobe.
— Tu es tellement serrée... si chaude...
Elle répondit d’un soupir presque inaudible, et ses hanches ondulèrent en réponse. Ils étaient en feu, mais enfermés dans une bulle de silence forcé. Ce contraste les rendait fous. Elle sentait chaque pulsation, chaque battement de son cœur contre sa nuque, chaque goutte de sueur qui roulait le long de son dos.
Il accéléra légèrement, juste assez pour faire vibrer les feuillages. Elle ferma les yeux, sentant la jouissance monter, immense, puissante, prête à l’engloutir. Il sentit son corps se contracter autour de lui, son souffle devenir plus court.
— Laisse-toi aller... murmura-t-il.
Elle trembla contre lui, et dans un silence presque surnaturel, elle jouit. Un orgasme contenu, étouffé, mais d’une intensité décuplée. Il la suivit quelques secondes plus tard, les dents serrées, le souffle coupé, son corps tendu contre le sien comme un arc prêt à se briser.
Ils restèrent là, un long moment, collés l’un à l’autre, à reprendre leur souffle. La nature les entourait, indifférente. Les pêcheurs, au loin, n’avaient rien vu. Rien entendu. Du moins, ils l’espéraient.
Elle se tourna vers lui, le regard trouble, le sourire en coin.
— Je crois que je vais garder un souvenir très précis de ce lac...
Il l’embrassa dans le cou, puis sur les lèvres.
— Et dire que ce n’est que le troisième jour...
— Et dire que ce n’est que le troisième jour...
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