Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Rituel de passage — Chapitre 5 · Chapitre 5 L’explosion
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Rituel de passage
Chapitre 5 · Chapitre 5 L’explosion
Le rituel de passage
Chapitre 5 L'explosion
Précédemment :
Je ne pus m'empêcher de sourire, j'allais lui dire que je le remerciais, quand une douleur venant de mon postérieur me coupa le souffle, je venais de recevoir une claque, qui, même si elle ne fut pas d'une violence extrême, me fit me tendre en avant, en tirant sur les liens qui me maintenait en place.
Je ne pus m'empêcher de sourire, j'allais lui dire que je le remerciais, quand une douleur venant de mon postérieur me coupa le souffle, je venais de recevoir une claque, qui, même si elle ne fut pas d'une violence extrême, me fit me tendre en avant, en tirant sur les liens qui me maintenait en place.
Le temps que mon corps retrouve la moindre cohérence, une seconde déferlante s'abattit sur moi. Puis une troisième. Et une quatrième.
Ce n'était pas de la violence. C'était… autre chose.
Les impacts, d'abord mesurés, montèrent en intensité, comme s'ils cherchaient le point exact où ma peau cesserait de distinguer la douleur du plaisir. Là où tout basculerait dans une même vibration.
Et je basculai.
Une chaleur profonde se mit à pulser sous ma peau, irradiant jusqu'à mes reins, tandis que mille picotements couraient sur mes fesses comme une pluie d'aiguilles délicates. Je ne savais plus si je souffrais ou si j'adorais. Peut-être les deux. Peut-être que c'était précisément cela que je voulais, depuis le début :
sentir.
Sentir vraiment.
Sentir autrement.
Mon corps entier vibrait, suspendu entre la crainte et le désir.
Entre la brûlure et l'abandon.
Ce n'était pas de la violence. C'était… autre chose.
Les impacts, d'abord mesurés, montèrent en intensité, comme s'ils cherchaient le point exact où ma peau cesserait de distinguer la douleur du plaisir. Là où tout basculerait dans une même vibration.
Et je basculai.
Une chaleur profonde se mit à pulser sous ma peau, irradiant jusqu'à mes reins, tandis que mille picotements couraient sur mes fesses comme une pluie d'aiguilles délicates. Je ne savais plus si je souffrais ou si j'adorais. Peut-être les deux. Peut-être que c'était précisément cela que je voulais, depuis le début :
sentir.
Sentir vraiment.
Sentir autrement.
Mon corps entier vibrait, suspendu entre la crainte et le désir.
Entre la brûlure et l'abandon.
Quand enfin les coups cessèrent, je restai là, haletante, frémissante. Une sensation tiède, presque maternelle, me parcourut quand une pommade fraîche fut appliquée sur ma peau en feu. La douceur soudaine me fit presque gémir. Tout s'apaisa à une vitesse déconcertante, ne laissant derrière elle qu'une traînée sourde de plaisir encore vivant, encore chaud.
Le Maître s'approcha de mon oreille, si près que son souffle effleura ma nuque.
— Je suis très fier de toi, Charlotte.
Il recula aussitôt, me laissant avec un frisson étrange, mélange de reconnaissance et de vertige.
Puis, d'une voix claire, presque solennelle :
— Mesdames, Messieurs, amis Veilleurs… Charlotte vient de passer avec succès l'initiation. Elle est désormais des nôtres. Honorons là comme il se doit. Elle est à vous.
Son annonce me transperça comme une vague glacée et brûlante tout à la fois.
Le Maître s'approcha de mon oreille, si près que son souffle effleura ma nuque.
— Je suis très fier de toi, Charlotte.
Il recula aussitôt, me laissant avec un frisson étrange, mélange de reconnaissance et de vertige.
Puis, d'une voix claire, presque solennelle :
— Mesdames, Messieurs, amis Veilleurs… Charlotte vient de passer avec succès l'initiation. Elle est désormais des nôtres. Honorons là comme il se doit. Elle est à vous.
Son annonce me transperça comme une vague glacée et brûlante tout à la fois.
Une part de moi se sentit soulagée, fière, portée par une fierté nouvelle — celle d'avoir traversé ce que je n'aurais jamais cru possible. Une satisfaction inconnue gonflait dans ma poitrine, presque euphorique.
Puis je compris.
Ou plutôt : je sentis.
La présence des Veilleurs se rapprocha. Six corps, six présences, six intentions.
Leur proximité m'enveloppa, m'écrasa presque sous le poids mêlé de ma honte et d'une attente que je n'osais plus nommer. Je n'étais que tension, respiration hachée, peau hypersensible, esprit bousculé.
Puis je compris.
Ou plutôt : je sentis.
La présence des Veilleurs se rapprocha. Six corps, six présences, six intentions.
Leur proximité m'enveloppa, m'écrasa presque sous le poids mêlé de ma honte et d'une attente que je n'osais plus nommer. Je n'étais que tension, respiration hachée, peau hypersensible, esprit bousculé.
Je perçus des mains glisser, cherchant la moindre faille, la moindre porte ouverte dans la confusion de mes sensations.
Un souffle m'échappa — un souffle qui n'avait rien de rationnel, rien de contrôlé.
Et les seuls mots que je parvins à prononcer, jaillis malgré moi, furent :
— … Faites de moi ce que vous voulez.
Je ne reconnus même pas ma propre voix.
C'était comme si quelque chose en moi — quelque chose d'enfoui, de longtemps tu — avait parlé à ma place.
Comme si ma conscience n'était plus qu'une spectatrice tremblante d'elle-même.
Une langue remplace les doigts sur la fente trempée de mon sexe m arrachant un feulement.
Je senti devant moi une présence s'assoir sur la pierre froide de l'autel ses jambes passant de chaque coté de mes épaules, des jambes fines longues, douces. Une main m agrippa les cheveux et vins plaqué ma bouche contre un sexe féminin, c'était la première fois de ma vie que je posais mes lèvres sur cette partie de l'anatomie féminine, Je ne me reconnaissait plus, ma langue fouillait ce sexe, découvrais le gout de son plaisir, lapant son jus, suçotant le petit bouton qui prenais du volume sou ma langue, frottant mon nez dans les petits poils pubiens qui sentait le plaisir, j'aurais voulu me servir de mes mains, mais celle-ci étaient toujours attachées, j'en était frustré .
La langue qui s'agitait sur mon propre clito s'arrêta, et je senti quelques secondes après un sexe d'homme se frayé un chemin dans mon intimité, lentement, je senti mes chairs intime s écartées, acceptées cet intrut comme si tout était normal. Lorsque il fut planté au plus profond de mon être, je senti de nouveau cette boule de feu naitre au fond de mon ventre, il commença ses léger va et viens, je me surpris a gémir sous ses assaut, ce qui déplut a celle qui se trouvaient devant moi , sa pression sur ma nuque fut si forte qu' elle me coupa la respiration je ne pu faire autrement que de reprendre mon exportation de ses recoins pour qu' elle relâcha un peu la pression et me permis de nouveau de respirer, mais j'avais bien compris la leçon, je ne devais pas me laisser distraire par ce qui se passait entre mes cuisses.
Comment est-ce que j'aillais pourvoir supporter autant de plaisir et me concentrer a en donner à celle qui était devant moi, les cuisses écartées, son sexe détrempé de plaisir et de ma salive ? Je ne n'avais aucune idée. Lhomme qui était derrière moi accélérait de plus en plus ses va et viens, il me fendait en deux, a chaque poussée, je me retrouvais le nez encore plus profondément encré dans le sexe de celle que je dévorais.
La quantité de liquide qui s échappais de son antre augmenta encore et dans un hurlement, elle jouie sous ma langue, déversant un flot salé, arce mais délicieux entre mes lèvres, je lapais ce que je pouvais, le surplus me coulant sur le menton pour finir sa course sur la pierre. Je venais de faire jouir une femme avec ma langue pour la première fois de ma vie, j'en était fière, mais je ne pus en profiter longtemps, mon corp fut submerger par mon propre orgasme quand l'homme derrière moi joui à son tour, inondant mes entrailles de sa semence brulante. Les spasmes de mon corp n avais pas encore finis leur danse quand une autre personne se plaça devant moi, un homme cette fois, il me prit la tête de ses deux mains et me guida les lèvres sur son manche, il était dur, chaud, épais, pas très long.
Un souffle m'échappa — un souffle qui n'avait rien de rationnel, rien de contrôlé.
Et les seuls mots que je parvins à prononcer, jaillis malgré moi, furent :
— … Faites de moi ce que vous voulez.
Je ne reconnus même pas ma propre voix.
C'était comme si quelque chose en moi — quelque chose d'enfoui, de longtemps tu — avait parlé à ma place.
Comme si ma conscience n'était plus qu'une spectatrice tremblante d'elle-même.
Une langue remplace les doigts sur la fente trempée de mon sexe m arrachant un feulement.
Je senti devant moi une présence s'assoir sur la pierre froide de l'autel ses jambes passant de chaque coté de mes épaules, des jambes fines longues, douces. Une main m agrippa les cheveux et vins plaqué ma bouche contre un sexe féminin, c'était la première fois de ma vie que je posais mes lèvres sur cette partie de l'anatomie féminine, Je ne me reconnaissait plus, ma langue fouillait ce sexe, découvrais le gout de son plaisir, lapant son jus, suçotant le petit bouton qui prenais du volume sou ma langue, frottant mon nez dans les petits poils pubiens qui sentait le plaisir, j'aurais voulu me servir de mes mains, mais celle-ci étaient toujours attachées, j'en était frustré .
La langue qui s'agitait sur mon propre clito s'arrêta, et je senti quelques secondes après un sexe d'homme se frayé un chemin dans mon intimité, lentement, je senti mes chairs intime s écartées, acceptées cet intrut comme si tout était normal. Lorsque il fut planté au plus profond de mon être, je senti de nouveau cette boule de feu naitre au fond de mon ventre, il commença ses léger va et viens, je me surpris a gémir sous ses assaut, ce qui déplut a celle qui se trouvaient devant moi , sa pression sur ma nuque fut si forte qu' elle me coupa la respiration je ne pu faire autrement que de reprendre mon exportation de ses recoins pour qu' elle relâcha un peu la pression et me permis de nouveau de respirer, mais j'avais bien compris la leçon, je ne devais pas me laisser distraire par ce qui se passait entre mes cuisses.
Comment est-ce que j'aillais pourvoir supporter autant de plaisir et me concentrer a en donner à celle qui était devant moi, les cuisses écartées, son sexe détrempé de plaisir et de ma salive ? Je ne n'avais aucune idée. Lhomme qui était derrière moi accélérait de plus en plus ses va et viens, il me fendait en deux, a chaque poussée, je me retrouvais le nez encore plus profondément encré dans le sexe de celle que je dévorais.
La quantité de liquide qui s échappais de son antre augmenta encore et dans un hurlement, elle jouie sous ma langue, déversant un flot salé, arce mais délicieux entre mes lèvres, je lapais ce que je pouvais, le surplus me coulant sur le menton pour finir sa course sur la pierre. Je venais de faire jouir une femme avec ma langue pour la première fois de ma vie, j'en était fière, mais je ne pus en profiter longtemps, mon corp fut submerger par mon propre orgasme quand l'homme derrière moi joui à son tour, inondant mes entrailles de sa semence brulante. Les spasmes de mon corp n avais pas encore finis leur danse quand une autre personne se plaça devant moi, un homme cette fois, il me prit la tête de ses deux mains et me guida les lèvres sur son manche, il était dur, chaud, épais, pas très long.
Ma langue se mit a parcourir cette verge inconnue, pendant qu'un autre prenais place entre mes cuisses, sans précaution et sans attendre celle-ci entama de court aller-retour qui me firent presque aussitôt rejoindre le ciel étoilé.
Lhomme en face de moi appuya sur ma tête pour que ma bouche englobe son sexe sur toute la longueur, il me fallût plusieurs essais, plusieurs haut le cœur avant d'arriver a sentir ses poils pubien contre mon nez, Je venais de faire ma première gorge profonde, encore une victoire ma fille pensais je pendant que l'autre derrière moi achevais sa folle cavalcade dans un râle de bête.
Déversant lui aussi son plaisir en moi. Je sentais que mon corp était proche de l'explosion, trop de sensation, trop de sollicitations, mes sens étaient happés de toutes part, je ne savais plus rien, ni qui j était, ni ou j était, je n'avais qu'une seule envie, que cela continu, que ce feu d'artifice qui explosait en continu dans mon corps ne s'arrête jamais.
Je senti le sexe dans ma bouche grossir encore et lui aussi me fit l'offrande de son jus, je n au pas d'autre choix que de l'avaler, je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas, je ne me suis pas poser la question,
La pensée de tout ces fluides corporels mélangés en moi me déclenchant un nouvel orgasme ravageur, mes jambes ne me portais plus, ma tête reposais sur la pierre, je n'avais plus de force, je n'étais que plaisir, que jouissance.
Sous le bandeau qui couvrais mes yeux, se jouait une pluie d'étoile filantes, je savourais cette pluie de sensations nouvelle, je voulais encore vire cela. C'est sur cette pensée que je m'endormis, épuisée.
Lhomme en face de moi appuya sur ma tête pour que ma bouche englobe son sexe sur toute la longueur, il me fallût plusieurs essais, plusieurs haut le cœur avant d'arriver a sentir ses poils pubien contre mon nez, Je venais de faire ma première gorge profonde, encore une victoire ma fille pensais je pendant que l'autre derrière moi achevais sa folle cavalcade dans un râle de bête.
Déversant lui aussi son plaisir en moi. Je sentais que mon corp était proche de l'explosion, trop de sensation, trop de sollicitations, mes sens étaient happés de toutes part, je ne savais plus rien, ni qui j était, ni ou j était, je n'avais qu'une seule envie, que cela continu, que ce feu d'artifice qui explosait en continu dans mon corps ne s'arrête jamais.
Je senti le sexe dans ma bouche grossir encore et lui aussi me fit l'offrande de son jus, je n au pas d'autre choix que de l'avaler, je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas, je ne me suis pas poser la question,
La pensée de tout ces fluides corporels mélangés en moi me déclenchant un nouvel orgasme ravageur, mes jambes ne me portais plus, ma tête reposais sur la pierre, je n'avais plus de force, je n'étais que plaisir, que jouissance.
Sous le bandeau qui couvrais mes yeux, se jouait une pluie d'étoile filantes, je savourais cette pluie de sensations nouvelle, je voulais encore vire cela. C'est sur cette pensée que je m'endormis, épuisée.
Je me sentis enveloppée dans un drap chaud, un cocon qui apaisait chaque frisson encore présent sur ma peau. Je perçus qu'on déliait mes liens avec une lenteur presque cérémonielle : mes jambes furent repliées avec délicatesse, mes poignets libérés de leur tension. Mon corps se referma sur lui-même, instinctivement, cherchant une protection primitive. Dans cette position fœtale, je sombrai plus encore dans le sommeil, aspirée dans une obscurité douce.
Dans la brume épaisse qui précédait l'inconscience, je sentis soudain qu'on me soulevait. Des bras forts glissèrent sous mon corps, me portant avec une facilité qui défiait la logique. Ce contact solide, cette stabilité, fit vibrer en moi une reconnaissance immédiate. Les muscles puissants qui me tenaient m'enveloppèrent d'une chaleur rassurante… et cette odeur… Ce parfum sombre et parfaitement identifiable. C'était celui du Maître. Je le reconnus sans l'ombre d'un doute. Cette certitude me traversa comme un appel profond, et je repartis aussitôt dans un sommeil lourd, irrémédiable.
Quand je m'éveillai, je ne savais plus combien d'heures s'étaient écoulées.
J'étais dans une chambre.
Une chambre vaste, silencieuse, baignée d'une lumière pâle et tranquille. Allongée dans un lit à baldaquin, je laissai mes yeux suivre les voiles blancs qui tombaient aux quatre coins du lit : ils capturaient la lumière du matin et la renvoyaient en reflets laiteux qui dansaient doucement, comme des halos protecteurs.
Le jour s'était levé. Quelle heure pouvait-il bien être ?
Les draps de satin rouge et noir glissaient sur ma peau à chacun de mes mouvements, presque vivants. Je m'étirai lentement, prudemment, laissant mes muscles se réveiller un par un.
Dans cette recherche minutieuse, presque intime, je tentai de retrouver la trace de ce que j'avais vécu la nuit précédente : non pas les images trop floues, trop lointaines mais les sensations inscrites en moi, comme un écho physique et profond que mon esprit n'arrivait pas encore à nommer.
J'essayai de me lever, mais mes jambes refusèrent de me porter. À peine avais-je posé un pied au sol que mes genoux fléchirent, incapables de soutenir mon poids. Une vague de faiblesse, profonde et totale, me traversa. Je me recroquevillai alors dans le lit, cherchant refuge dans la chaleur des draps de satin. Le sommeil m'entraîna de nouveau vers lui, avec une facilité déconcertante, comme si la nuit passée avait dévoré toutes mes forces.
J'étais dans une chambre.
Une chambre vaste, silencieuse, baignée d'une lumière pâle et tranquille. Allongée dans un lit à baldaquin, je laissai mes yeux suivre les voiles blancs qui tombaient aux quatre coins du lit : ils capturaient la lumière du matin et la renvoyaient en reflets laiteux qui dansaient doucement, comme des halos protecteurs.
Le jour s'était levé. Quelle heure pouvait-il bien être ?
Les draps de satin rouge et noir glissaient sur ma peau à chacun de mes mouvements, presque vivants. Je m'étirai lentement, prudemment, laissant mes muscles se réveiller un par un.
Dans cette recherche minutieuse, presque intime, je tentai de retrouver la trace de ce que j'avais vécu la nuit précédente : non pas les images trop floues, trop lointaines mais les sensations inscrites en moi, comme un écho physique et profond que mon esprit n'arrivait pas encore à nommer.
J'essayai de me lever, mais mes jambes refusèrent de me porter. À peine avais-je posé un pied au sol que mes genoux fléchirent, incapables de soutenir mon poids. Une vague de faiblesse, profonde et totale, me traversa. Je me recroquevillai alors dans le lit, cherchant refuge dans la chaleur des draps de satin. Le sommeil m'entraîna de nouveau vers lui, avec une facilité déconcertante, comme si la nuit passée avait dévoré toutes mes forces.
— Charlotte… Charlotte ?
Une voix me parvint, lointaine d'abord, comme filtrée à travers l'eau. Elle se rapprochait, insistante, familière. Je la reconnus avant même d'ouvrir les yeux : celle de la soubrette qui m'avait accueillie hier soir. Son timbre doux transperçait la torpeur qui m'enveloppait.
— Bonjour, Charlotte, dit-elle alors que mes paupières papillonnaient. Il faut vous lever. Vous êtes attendue dans la salle à manger pour le petit déjeuner.
Je respirai profondément, tentant de rassembler un reste de volonté pour émerger. La lumière du matin baignait la pièce d'une clarté paisible, mais mon corps, lui, protestait encore.
— Bonjour… dis-je d'une voix encore engourdie. Je… je ne connais même pas votre prénom, je suis navrée.
Une voix me parvint, lointaine d'abord, comme filtrée à travers l'eau. Elle se rapprochait, insistante, familière. Je la reconnus avant même d'ouvrir les yeux : celle de la soubrette qui m'avait accueillie hier soir. Son timbre doux transperçait la torpeur qui m'enveloppait.
— Bonjour, Charlotte, dit-elle alors que mes paupières papillonnaient. Il faut vous lever. Vous êtes attendue dans la salle à manger pour le petit déjeuner.
Je respirai profondément, tentant de rassembler un reste de volonté pour émerger. La lumière du matin baignait la pièce d'une clarté paisible, mais mon corps, lui, protestait encore.
— Bonjour… dis-je d'une voix encore engourdie. Je… je ne connais même pas votre prénom, je suis navrée.
Un léger sourire étira les lèvres de la jeune femme. Elle secoua doucement la tête, comme pour chasser l'idée même d'une faute.
— Ne vous inquiétez pas, Charlotte. Hier soir, vous aviez d'autres préoccupations que de faire la causette. Je m'appelle Amandine. Je suis ici pour vous servir et vous apporter toute l'aide dont vous pourriez avoir besoin.
— Ne vous inquiétez pas, Charlotte. Hier soir, vous aviez d'autres préoccupations que de faire la causette. Je m'appelle Amandine. Je suis ici pour vous servir et vous apporter toute l'aide dont vous pourriez avoir besoin.
Son ton était doux, sans aucune condescendance, presque maternel. Elle arrangea machinalement un pan des draps près de moi, comme si elle veillait à mon confort.
— Mais pour l'instant, reprit elle, il faut vous lever et vous préparer. Monsieur vous attend dans la salle à manger pour le petit-déjeuner.
Le mot « Monsieur » résonna étrangement en moi, réveillant au passage un écho diffus de la nuit, une présence dont mon corps se souvenait plus clairement que mon esprit. Je pris une inspiration un peu tremblante, tentant de rassembler mes forces.
— Mais pour l'instant, reprit elle, il faut vous lever et vous préparer. Monsieur vous attend dans la salle à manger pour le petit-déjeuner.
Le mot « Monsieur » résonna étrangement en moi, réveillant au passage un écho diffus de la nuit, une présence dont mon corps se souvenait plus clairement que mon esprit. Je pris une inspiration un peu tremblante, tentant de rassembler mes forces.
— Très bien… j'arrive.
Je parvins à me lever, encore un peu engourdie par le sommeil et la fatigue de la nuit précédente. Amandine me guida d'un geste délicat vers la salle de bain, située sur ma gauche. Une fois entrée, je me laissai tomber sur les toilettes pour satisfaire un besoin naturel, puis je me glissai sous la douche à l'italienne. L'eau chaude me ranima doucement, effaçant les dernières traces de la nuit, me laissant à la fois légère et étonnamment sereine.
Je parvins à me lever, encore un peu engourdie par le sommeil et la fatigue de la nuit précédente. Amandine me guida d'un geste délicat vers la salle de bain, située sur ma gauche. Une fois entrée, je me laissai tomber sur les toilettes pour satisfaire un besoin naturel, puis je me glissai sous la douche à l'italienne. L'eau chaude me ranima doucement, effaçant les dernières traces de la nuit, me laissant à la fois légère et étonnamment sereine.
Quand je sortis de la salle de bain, encore nue, je fus saisie par une vision qui me figea un instant : sur mon lit reposait une capeline noire à liseré rouge. Mon cœur bondit. C'était officiel. Je faisais désormais partie du Cercle. Une vague de fierté m'envahit, si intense que j'en aurais pleuré de joie. J'avais envie de crier, de sauter, de tout exprimer.
Je m'approchai, contemplant le tissu avec attention. Les coutures fines, le liseré parfaitement exécuté… c'était un travail d'une qualité rare. Avec précaution, je la pris entre mes mains, la caressant presque, appréciant sa douceur contre ma peau. Puis je l'enfilai. La capeline glissa sur mes épaules comme si elle avait été faite pour moi, épousant chaque contour, chaque mouvement. Instantanément, un sentiment d'appartenance et de puissance me traversa. J'étais à ma place. Enfin.
Je m'approchai, contemplant le tissu avec attention. Les coutures fines, le liseré parfaitement exécuté… c'était un travail d'une qualité rare. Avec précaution, je la pris entre mes mains, la caressant presque, appréciant sa douceur contre ma peau. Puis je l'enfilai. La capeline glissa sur mes épaules comme si elle avait été faite pour moi, épousant chaque contour, chaque mouvement. Instantanément, un sentiment d'appartenance et de puissance me traversa. J'étais à ma place. Enfin.
Amandine se tenait dans le coin de la pièce, à l'opposé de moi, fidèle à elle-même et à sa discrétion. Je ne l'avais même pas remarquée avant d'avoir enfilé la capeline. Elle s'avança alors, silencieuse, presque flottante, et prit le soin de poser la large capuche sur ma tête. Le tissu glissa doucement sur mes cheveux, tombant parfaitement autour de mon visage, encadrant mes traits et me donnant l'impression de disparaître à demi, d'être pleinement intégrée au Cercle.
Le simple geste, précis et attentif, me fit ressentir une étrange combinaison de puissance et de protection. La capeline n'était plus seulement un vêtement : c'était un symbole, un sceau sur cette nouvelle étape de mon existence.
— Voilà, vous êtes prête, Charlotte. Veuillez me suivre, s'il vous plaît.
Amandine se dirigea vers la porte et je lui emboîtai le pas. Lorsque la porte se referma derrière moi, je reconnus le couloir où nous étions passées la veille, celui avec les noms étranges sur les portes. Celle dont nous venions de sortir portait l'inscription Mellisandre.
— Venez, Charlotte, suivez moi, reprit Amandine.
— Voilà, vous êtes prête, Charlotte. Veuillez me suivre, s'il vous plaît.
Amandine se dirigea vers la porte et je lui emboîtai le pas. Lorsque la porte se referma derrière moi, je reconnus le couloir où nous étions passées la veille, celui avec les noms étranges sur les portes. Celle dont nous venions de sortir portait l'inscription Mellisandre.
— Venez, Charlotte, suivez moi, reprit Amandine.
Nous avancions dans le couloir. Après avoir pris à gauche, nous nous retrouvâmes près de la grande porte menant à la cave. Mon cœur fit un bond en la voyant. Mes jambes fléchirent et Amandine dut me soutenir pour que je ne tombe pas.
— Ça va aller, Charlotte, ne vous inquiétez pas. C'est toujours pareil la première fois. Vous allez voir, vous allez vous y habituer.
« M'y habituer ? » murmurai je intérieurement. Mon esprit s'illumina à cette simple pensée. Est-ce que cela voulait dire que je… recommencerais Amandine ne répondit pas.
— Ça va aller, Charlotte, ne vous inquiétez pas. C'est toujours pareil la première fois. Vous allez voir, vous allez vous y habituer.
« M'y habituer ? » murmurai je intérieurement. Mon esprit s'illumina à cette simple pensée. Est-ce que cela voulait dire que je… recommencerais Amandine ne répondit pas.
Nous descendîmes le grand escalier, silencieuses, chaque pas résonnant légèrement contre les marches de pierre. En bas, un groupe de six personnes nous attendait. À notre arrivée, Amandine ouvrit les doubles portes de la salle à manger, la même pièce où j'avais aperçu la première fois que je franchissais la maison.
Dans un silence presque religieux, chacun prit place autour d'une grande table rectangulaire. Seule la place au fond de la pièce resta libre. Les autres convives s'assirent, et je fis de même, par mimétisme. Tous étaient perdus dans la profondeur de leur capuche, silhouettes énigmatiques autour de moi, tandis que la lumière douce des chandeliers se reflétait sur le bois poli de la table.
Dans un silence presque religieux, chacun prit place autour d'une grande table rectangulaire. Seule la place au fond de la pièce resta libre. Les autres convives s'assirent, et je fis de même, par mimétisme. Tous étaient perdus dans la profondeur de leur capuche, silhouettes énigmatiques autour de moi, tandis que la lumière douce des chandeliers se reflétait sur le bois poli de la table.
Le Maître entra par la grande porte, ses pas résonnant avec une lenteur calculée sur le parquet ciré. Il prit place à son siège, au fond de la table, et posa calmement ses mains devant lui.
— Bonjour, mes amis. Nous accueillons parmi nous Mellisandre. Souhaitons lui la bienvenue.
Les six silhouettes inclinèrent légèrement la tête.
— Bienvenue, Mellisandre, répétèrent ils d'une seule voix, grave et harmonieuse.
N'osant pas parler, je me contentai d'incliner la tête à mon tour.
— Bonjour, mes amis. Nous accueillons parmi nous Mellisandre. Souhaitons lui la bienvenue.
Les six silhouettes inclinèrent légèrement la tête.
— Bienvenue, Mellisandre, répétèrent ils d'une seule voix, grave et harmonieuse.
N'osant pas parler, je me contentai d'incliner la tête à mon tour.
— Très bien, reprit le Maître. Ceci étant fait… maintenant, mangeons.
Il pressa une petite chevillette de métal suspendue à côté de lui. Quelques instants plus tard, trois soubrettes — des copies presque parfaites de Amandine — surgirent discrètement dans la pièce. Elles déposèrent devant nous un assortiment de viennoiseries, de plats sucrés et salés, des théières fumantes, du café, du lait, des céréales… Tout était disposé avec une précision presque rituelle.
Il pressa une petite chevillette de métal suspendue à côté de lui. Quelques instants plus tard, trois soubrettes — des copies presque parfaites de Amandine — surgirent discrètement dans la pièce. Elles déposèrent devant nous un assortiment de viennoiseries, de plats sucrés et salés, des théières fumantes, du café, du lait, des céréales… Tout était disposé avec une précision presque rituelle.
Le petit-déjeuner se déroula dans un silence absolu. Personne ne parlait, personne n'émettait le moindre son. Il semblait que seul le Maître avait le droit d'ouvrir la bouche dans ce lieu. Cette règle tacite s'imposait d'elle-même, lourde, solennelle.
À la fin du repas, le Maître se leva.
— Merci à vous, mes veilleurs, pour la soirée d'hier. J'ai hâte d'être à la prochaine.
À la fin du repas, le Maître se leva.
— Merci à vous, mes veilleurs, pour la soirée d'hier. J'ai hâte d'être à la prochaine.
Il quitta la pièce. Les veilleurs se levèrent aussitôt, un à un, et sortirent derrière lui, chacun disparaissant sans bruit, comme des ombres.
Je me retrouvai la dernière assise. Je me levai lentement, encore abasourdie par la ritualité impressionnante de ce simple petit-déjeuner. Ce monde était étrange. Mystérieux. À cent lieues de ma vie quotidienne, de la Charlotte que j'étais quand je rangeais des chaussures d'enfants dans l'entrée ou que je faisais tourner la cafetière.
Et pourtant… cela me plaisait.
Je me sentais chez moi.
Vivante, reconnue, enfin à ma place.
Et moi aussi… j'avais hâte de recommencer.
Je me retrouvai la dernière assise. Je me levai lentement, encore abasourdie par la ritualité impressionnante de ce simple petit-déjeuner. Ce monde était étrange. Mystérieux. À cent lieues de ma vie quotidienne, de la Charlotte que j'étais quand je rangeais des chaussures d'enfants dans l'entrée ou que je faisais tourner la cafetière.
Et pourtant… cela me plaisait.
Je me sentais chez moi.
Vivante, reconnue, enfin à ma place.
Et moi aussi… j'avais hâte de recommencer.
En approchant de la porte, je vis Amandine qui m'attendait, les mains jointes devant elle.
— Charlotte… pardon, Mellisandre. Excusez moi, j'ai fauté. Je me suis trompée dans votre prénom, Ne me punissez pas, mademoiselle, s'il vous plaît.
— Moi ? Vous punir ? fis je en souriant. Aucun risque. Je ne suis pas comme ca, et .. je ne suis pas encore tellement habituée a ce nouveau prénom donc ne vous inquiétez pas Amandine, tout va bien.
— Merci, mademoiselle. Si vous voulez bien regagner votre chambre, je viendrai vous chercher lorsque la voiture sera prête pour vous raccompagner chez vous.
— Charlotte… pardon, Mellisandre. Excusez moi, j'ai fauté. Je me suis trompée dans votre prénom, Ne me punissez pas, mademoiselle, s'il vous plaît.
— Moi ? Vous punir ? fis je en souriant. Aucun risque. Je ne suis pas comme ca, et .. je ne suis pas encore tellement habituée a ce nouveau prénom donc ne vous inquiétez pas Amandine, tout va bien.
— Merci, mademoiselle. Si vous voulez bien regagner votre chambre, je viendrai vous chercher lorsque la voiture sera prête pour vous raccompagner chez vous.
J'acquiesçai d'un signe de tête et entrepris de remonter le grand escalier. Arrivée en haut, je sentis mon cœur se serrer. Je n'osai même pas tourner la tête sur la gauche.
La porte de la cave était là, invisible mais terriblement présente.
Elle me terrifiait.
Et en même temps… elle m'attirait d'une manière presque douloureuse.
Je savais que si je posais les yeux dessus, ne serait-ce qu'une seconde, je ne serais pas sûre d'avoir la force de résister à l'envie de descendre tout de suite.
La porte de la cave était là, invisible mais terriblement présente.
Elle me terrifiait.
Et en même temps… elle m'attirait d'une manière presque douloureuse.
Je savais que si je posais les yeux dessus, ne serait-ce qu'une seconde, je ne serais pas sûre d'avoir la force de résister à l'envie de descendre tout de suite.
Une fois franchie la porte de ma chambre, je découvris sur le lit mes vêtements d'hier : ma robe rouge, mes chaussures à talons, mes sous-vêtements soigneusement pliés.
À regret, je me défis de la capeline et revêtis mes habits « civils ». Instantanément, ils me parurent ternes, fades, sans vie, dépourvus de relief. Un contraste saisissant avec la douceur et la chaleur de la capeline que je venais de quitter.
À regret, je me défis de la capeline et revêtis mes habits « civils ». Instantanément, ils me parurent ternes, fades, sans vie, dépourvus de relief. Un contraste saisissant avec la douceur et la chaleur de la capeline que je venais de quitter.
— Qu'est-ce que je suis en train de devenir ? murmurai je, en me contemplant dans le grand miroir posé au-dessus de la cheminée.
Mon reflet me renvoyait l'image d'une femme inchangée en apparence, mais qui savait désormais qu'un autre monde, un monde de rituels et de frissons, s'était ouvert à elle.
Mon reflet me renvoyait l'image d'une femme inchangée en apparence, mais qui savait désormais qu'un autre monde, un monde de rituels et de frissons, s'était ouvert à elle.
Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte.
— Oui, entrez, dis-je.
La poignée tourna lentement et Amandine apparut dans l'encadrement, les mains croisées devant elle.
— Votre voiture vous attend, mademoiselle.
Je lui répondis que j'arrivais immédiatement et me rendis dans la salle de bain. Un dernier regard circulaire sur la pièce, pour en graver chaque détail dans ma mémoire… Je fis de même dans la chambre, comme si un simple battement de cils risquait déjà d'effacer tout ce que j'avais vécu ici.
Quand je revins vers la porte, Amandine était encore là. Elle semblait hésiter, presque mal à l'aise, son regard fuyant celui qu'elle osait à peine chercher.
— Oui, entrez, dis-je.
La poignée tourna lentement et Amandine apparut dans l'encadrement, les mains croisées devant elle.
— Votre voiture vous attend, mademoiselle.
Je lui répondis que j'arrivais immédiatement et me rendis dans la salle de bain. Un dernier regard circulaire sur la pièce, pour en graver chaque détail dans ma mémoire… Je fis de même dans la chambre, comme si un simple battement de cils risquait déjà d'effacer tout ce que j'avais vécu ici.
Quand je revins vers la porte, Amandine était encore là. Elle semblait hésiter, presque mal à l'aise, son regard fuyant celui qu'elle osait à peine chercher.
— Tout va bien, Amandine ? demandai je.
— Oui, mademoiselle, tout va bien… merci. Mais… je voudrais vous demander quelque chose.
— Bien sûr. Dites moi. Si je peux vous répondre, je le ferai.
— Merci, mademoiselle. Je… j'aurais voulu… — elle marqua un temps d'arrêt, inspira profondément — … j'aurais voulu que, si jamais vous décidez de revenir au manoir, vous demandiez au Maître que ce soit moi qui m'occupe de vous.
Elle baissa aussitôt les yeux, comme honteuse de sa propre audace.
— Oui, mademoiselle, tout va bien… merci. Mais… je voudrais vous demander quelque chose.
— Bien sûr. Dites moi. Si je peux vous répondre, je le ferai.
— Merci, mademoiselle. Je… j'aurais voulu… — elle marqua un temps d'arrêt, inspira profondément — … j'aurais voulu que, si jamais vous décidez de revenir au manoir, vous demandiez au Maître que ce soit moi qui m'occupe de vous.
Elle baissa aussitôt les yeux, comme honteuse de sa propre audace.
Je sentis un sourire se dessiner sur mes lèvres sans que je puisse l'en empêcher.
— Je serais ravie que ce soit vous, Amandine, qui vous occupiez de moi. J'ai confiance en vous. Je le demanderai au Maître. Je vous en fais la promesse.
Je vis ses épaules se détendre d'un coup, comme si elle venait de déposer un fardeau invisible.
— Mademoiselle, me dit Amandine d'une voix hésitante, puis-je… vous embrasser ?
— Je serais ravie que ce soit vous, Amandine, qui vous occupiez de moi. J'ai confiance en vous. Je le demanderai au Maître. Je vous en fais la promesse.
Je vis ses épaules se détendre d'un coup, comme si elle venait de déposer un fardeau invisible.
— Mademoiselle, me dit Amandine d'une voix hésitante, puis-je… vous embrasser ?
Surprise, je restai sans voix un instant.
— Excusez moi, mademoiselle, je n'aurais pas dû vous demander cela… je suis navrée, pardonnez moi, ajouta-t-elle, la voix tremblante.
— Non, non, ne vous excusez pas, ce n'est rien. J'ai juste été surprise… je ne m'y attendais pas.
— Excusez moi, mademoiselle, je n'aurais pas dû vous demander cela… je suis navrée, pardonnez moi, ajouta-t-elle, la voix tremblante.
— Non, non, ne vous excusez pas, ce n'est rien. J'ai juste été surprise… je ne m'y attendais pas.
Je fis un pas en avant vers Amandine. Mes lèvres rencontrèrent les siennes, et ce fut un délice, une douceur infinie. J'avais envie que ce baiser ne s'arrête jamais. Sans que nous nous en rendions compte, nos mains se lièrent instinctivement.
À regret, nous nous séparâmes. Amandine gardait encore les yeux fermés.
— Merci, mademoiselle… je garderai le goût de votre baiser gravé en moi.
Elle ouvrit doucement les yeux, me regarda longuement, puis ajouta :
— Votre voiture vous attend, mademoiselle.
À regret, nous nous séparâmes. Amandine gardait encore les yeux fermés.
— Merci, mademoiselle… je garderai le goût de votre baiser gravé en moi.
Elle ouvrit doucement les yeux, me regarda longuement, puis ajouta :
— Votre voiture vous attend, mademoiselle.
Je la remerciai à mon tour, puis je passai devant elle. Ma main effleura son ventre, elle me caressa la main en retour, et je quittai la chambre. Sans me retourner, je sentis presque que j'allais craquer et rester ici pour toujours.
Je descendis les escaliers et sortis de la maison aussi vite que mes talons me le permettaient. La voiture m'attendait en bas du perron. Je m'y précipitai et, une fois installée, levai les yeux vers le chauffeur. Ce n'était pas le Maître. Presque déçue, j'aurais aimé lui parler, lui dire combien j'avais aimé cette soirée, combien j'avais envie de recommencer… immédiatement, demain, dans une semaine. Mais je ne pus… je baissai les yeux sur le siège devant moi.
Je descendis les escaliers et sortis de la maison aussi vite que mes talons me le permettaient. La voiture m'attendait en bas du perron. Je m'y précipitai et, une fois installée, levai les yeux vers le chauffeur. Ce n'était pas le Maître. Presque déçue, j'aurais aimé lui parler, lui dire combien j'avais aimé cette soirée, combien j'avais envie de recommencer… immédiatement, demain, dans une semaine. Mais je ne pus… je baissai les yeux sur le siège devant moi.
Une pochette se trouvait dans le dossier, un bout de tissu noir dépassait. Je compris aussitôt qu'il s'agissait du bandeau que j'avais porté à mon arrivée. Il me faudrait visiblement le porter à mon retour aussi, afin que le manoir demeure pour toujours un lieu secret.
Je pris le bandeau et le posai sur mes yeux. Au moment où je le serrai doucement, la voiture démarra, et me ramena à ma vie d'avant.
Je pris le bandeau et le posai sur mes yeux. Au moment où je le serrai doucement, la voiture démarra, et me ramena à ma vie d'avant.
Le trajet de retour me parut nettement plus court qu'à l'aller. Peut-être avais-je somnolé… ?
Lorsque la voiture ralentit et se gara, j'entendis le chauffeur sortir, faire le tour du véhicule et m'ouvrir la portière. Je pris une profonde inspiration, retirai le bandeau et saisis la main qu'il me tendait. Il m'aida à descendre de la grosse berline allemande.
Je me retrouvai devant mon portail, devant ma maison. Elle aussi me parut minuscule, sans âme et sans vie. J'allais me tourner vers le chauffeur pour le remercier, mais celui-ci était déjà au volant. Il repartit sans que je puisse prononcer le moindre mot.
Lorsque la voiture ralentit et se gara, j'entendis le chauffeur sortir, faire le tour du véhicule et m'ouvrir la portière. Je pris une profonde inspiration, retirai le bandeau et saisis la main qu'il me tendait. Il m'aida à descendre de la grosse berline allemande.
Je me retrouvai devant mon portail, devant ma maison. Elle aussi me parut minuscule, sans âme et sans vie. J'allais me tourner vers le chauffeur pour le remercier, mais celui-ci était déjà au volant. Il repartit sans que je puisse prononcer le moindre mot.
Je me retrouvai seule sur le pas de ma porte, comme si tout cela n'avait jamais existé. L'air semblait soudain plus froid, plus silencieux. Je sentis les larmes me monter aux yeux.
Je m'avançai dans la cour de ma maison, chaque pas un peu plus lourd que le précédent. J'ouvris la porte, posai mes chaussures dans l'entrée, déposai mon sac à main… puis je me laissai presque tomber dans mon canapé, où j'éclatai en sanglots.
Je ne voulais pas être là.
Je ne voulais pas de cette vie.
Ce n'était pas—ce n'était plus—ce que je désirais pour moi.
Mes sanglots devinrent plus forts, ma peine plus lourde encore, comme si elle prenait toute la place en moi.
Que va dire Julien ?
Et mes enfants ?
Qu'est-ce que je vais devenir, moi ?
Ces questions tournaient dans ma tête sans relâche, me transperçant l'une après l'autre, jusqu'à me couper le souffle.
Je m'avançai dans la cour de ma maison, chaque pas un peu plus lourd que le précédent. J'ouvris la porte, posai mes chaussures dans l'entrée, déposai mon sac à main… puis je me laissai presque tomber dans mon canapé, où j'éclatai en sanglots.
Je ne voulais pas être là.
Je ne voulais pas de cette vie.
Ce n'était pas—ce n'était plus—ce que je désirais pour moi.
Mes sanglots devinrent plus forts, ma peine plus lourde encore, comme si elle prenait toute la place en moi.
Que va dire Julien ?
Et mes enfants ?
Qu'est-ce que je vais devenir, moi ?
Ces questions tournaient dans ma tête sans relâche, me transperçant l'une après l'autre, jusqu'à me couper le souffle.
Je me repris peu à peu. Je décidai de ne plus laisser mes pensées s'attarder sur le manoir pour l'instant. Pour reprendre pied dans ma vie quotidienne, je sortis mon téléphone et envoyai un message à ma belle-sœur :
« Je suis bien rentrée, tout s'est bien passé. »
Malgré ses questions insistantes, je ne donnai aucun détail. Je n'étais pas prête à en parler, et ce n'était pas nécessaire.
Le soir même, Sophie ramena les enfants à la maison. Demain, c'était lundi : ils avaient école, et Julien devait rentrer également ce soir-là. Le quotidien reprit doucement son cours, avec les rires et les habitudes familiales retrouvés. Je pouvais observer et participer à cette vie normale tout en sentant le changement en moi. Julien, lui, ne remarqua rien. J'avais changé, c'était évident : je me sentais plus sûre de moi, plus audacieuse, plus consciente de mon pouvoir sur mon propre corps et mon esprit. Et pourtant, pour Julien, j'étais la même. Cela me convenait.
« Je suis bien rentrée, tout s'est bien passé. »
Malgré ses questions insistantes, je ne donnai aucun détail. Je n'étais pas prête à en parler, et ce n'était pas nécessaire.
Le soir même, Sophie ramena les enfants à la maison. Demain, c'était lundi : ils avaient école, et Julien devait rentrer également ce soir-là. Le quotidien reprit doucement son cours, avec les rires et les habitudes familiales retrouvés. Je pouvais observer et participer à cette vie normale tout en sentant le changement en moi. Julien, lui, ne remarqua rien. J'avais changé, c'était évident : je me sentais plus sûre de moi, plus audacieuse, plus consciente de mon pouvoir sur mon propre corps et mon esprit. Et pourtant, pour Julien, j'étais la même. Cela me convenait.
Trois semaines passèrent depuis mon initiation. Un soir, alors que je consultais ma boîte mail, un message attira mon attention. L'expéditeur : le Maître.
« Mellissandre, nous avons une nouvelle adepte qui se présentera au manoir samedi prochain. Soyez des nôtres pour découvrir l'envers du décor et pousser encore plus loin votre initiation. »
Mon cœur battit plus fort. Je répondis immédiatement :
« Maître, je serai là. Ce sera un honneur de faire partie des Veilleurs et de guider cette nouvelle venue. Néanmoins, j'ai une requête : je voudrais qu'Amandine soit présente, que ce soit elle qui s'occupe de moi. Pensez-vous que ce soit possible ? »
Je signai avec le respect habituel réservé au Maître, mais pour la première fois, au lieu de mon prénom habituel, j'inscrivis « Mellissandre ».
Quelques secondes plus tard, le mail du Maître arriva à nouveau dans ma boîte, succinct :
« Accordé. »
« Mellissandre, nous avons une nouvelle adepte qui se présentera au manoir samedi prochain. Soyez des nôtres pour découvrir l'envers du décor et pousser encore plus loin votre initiation. »
Mon cœur battit plus fort. Je répondis immédiatement :
« Maître, je serai là. Ce sera un honneur de faire partie des Veilleurs et de guider cette nouvelle venue. Néanmoins, j'ai une requête : je voudrais qu'Amandine soit présente, que ce soit elle qui s'occupe de moi. Pensez-vous que ce soit possible ? »
Je signai avec le respect habituel réservé au Maître, mais pour la première fois, au lieu de mon prénom habituel, j'inscrivis « Mellissandre ».
Quelques secondes plus tard, le mail du Maître arriva à nouveau dans ma boîte, succinct :
« Accordé. »
Un sourire se dessina sur mon visage. La joie et l'excitation me traversèrent : je retournerais bientôt au manoir, retrouverais Amandine et découvrirais encore d'autres facettes de sa personnalité… et de la mienne. J'en étais certaine.
Fin
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Chers lecteurs,
Écrire cette histoire a été une expérience incroyable pour moi. C'est la première fois que je me lance dans ce genre de récit, et je me suis fait un plaisir immense à créer ce monde et à suivre Charlotte dans son aventure.
J'espère de tout cœur que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire chaque ligne. Merci de m'avoir accompagnée dans ce voyage.
Avec toute ma gratitude,
Chers lecteurs,
Écrire cette histoire a été une expérience incroyable pour moi. C'est la première fois que je me lance dans ce genre de récit, et je me suis fait un plaisir immense à créer ce monde et à suivre Charlotte dans son aventure.
J'espère de tout cœur que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j'en ai eu à écrire chaque ligne. Merci de m'avoir accompagnée dans ce voyage.
Avec toute ma gratitude,
Maitre_L
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Commentaires ()
quel dommage que Melissandre et Amandine n'ait pas pu se retrouver..
écrire et trouver une telle inspiration est sans doute pas aisé mais quand c'est fait avec tant de brio
nous aurions bien apprécié encore 4 ou 5 chapitres...
je vous ai découvert grêce à une nouvelle série dont l'histoire est tout aussi plaisante
si le temps vous le permet et l'inspiration également n'hésitez pas à reprendre le récit des aventures de Mélissandre..
Dans mon esprit, dans mon univers. Rien n'est jamais figé complètement. Il est tout à fait possible que Charlotte ou ... Mellissandre réapparaissent.
En tout cas, merci pour votre message, et bienvenu dans mon univers si vous me découvrez.. je vous souhaite un bon voyage.
Merci
Très très chaud et sûrement le fantasme de beaucoup d'entre nous
Bisous
Mumu
Bonjour à vous. Je vous suis tout à fait pour la pratique du BDSM, ayant moi-même une petite expérience (des deux côtés de la barrière, car aimant "switcher"). Donc, ma lanterne brille déjà d'une faible lueur. A voir si cette même lueur sera plus forte dans l'avenir, mais ça, c'est encore une autre question ...
Cela étant, la part du cérébral est capitale dans les jeux BDSM (je suis très attaché à cette notion de "jeux entre adultes consentants"), nous sommes bien d'accord là-dessus. Sans parler de la privation sensorielle qui décuple l'imagination (et on pourrait y ajouter le contact des matériaux : cuir, métal, verre ...). Donc oui, on démarre "tranquille" et on fait monter le curseur, compte tenu des attentes de la personne soumise qui, finalement, décide ou non de la suite des réjouissances (le safe-world est capital). Dans ce cas précis du rituel de Charlotte (à noter que je n'ai pas parlé de pénétrations violentes ou de coups de martinet car je sais très bien que ce n'est ni la priorité ni la raison d'être exclusive de cet univers), je reste un peu sur ma fin. Donc je vous l'avoue franchement, je trouve que l'histoire se termine de façon assez abrupte, certaines pistes (que j'ai citées) auraient mérité d'être creusées, d'autant plus qu'il s'agit là d'un récit classé comme "fantasme". Bien à vous.
Bien écrite même si en effet il y a quelques fautes de verbes (é- er)
y aura-t-il une suite car j'ai beaucoup apprécié :)
Tout d'abord merci pour votre commentaire.
Je suis navré des fautes qui sont restés malgré plusieurs passages au correcteur. Je promets d être plus vigilant la prochaine fois.
Est ce qu il y aura une suite ?
-Quand j ai écrit cette histoire, je pensais pas en faire un récit de 5 épisodes... c était mon tout premier récits fantasmés. Et je n avais pas forcément prévu de suite. Mais... l humain étant contradictoire par nature, l idée fait son chemin. Je ne vous promets rien, mais c est pas impossible qu on retrouve Charlotte au Manoir ou ailleurs ...
Il faudra suivre ma page pour le savoir ;)
A bientôt.
Déjà, merci pour vos commentaires et d avoir suivis les pérégrinations de Charlotte.
Je vais essayer de vous expliquer le pourquoi du comment.
Charlotte, dans ce récit découvre un nouveau monde. C est normal que les debuts se fassent en douceur. Si c est trop orienté BDSM, ou si c est trop violent... cela risque de lui faire " peur" ou de la dégoûtée.
Vous savez.. c est comme le principe de la grenouille et l eau bouillante.
- si vous plonger une grenouille vivante dans de l eau bouillante, elle va se débattre et tout faire pour s extirper car. Elle se sentira en danger et son instinc de survie la poussera à se sauver.
- si vous plonger une grenouille dans de l eau à température ambiante et que vous monter en température progressivement, elle se laissera faire, jusqu'à ce que son instinct de survie prennent le relais, ou qu elle meure .
Une initiation, un rituel de passage, c est le même schéma...
Si vous plonger Charlotte dans une meute de loups qui vont la pousser dans ses retranchements les plus profonds dès le debut. Elle va prendre peur, et se sauver.
Si Le rituel de passage est ajusté au bon niveau, si le curseur de la douleur est à sa bonne place. Ni trop bas pour ne pas qu elle s ennuie ou se pose des questions sur l utilité de sa présence ici. Ni trop haut pour ne pas qu'elle soit affolée, humiliée, apeurée et pour finir dégoûtée. Elle va y prendre beaucoup de plaisir, et n auras qu une envie, c est de renouveller l expérience en montant le curseur d un cran.
Le BDSM, c est pas uniquement des coups de martinets et des penetrations puissantes par tout les orifices, et par de multiples partenaires de jeux.
Pour moi, et vous vous en êtes rendu compte au fil de mes écrits, il est avant tout psychologique et cérébral. Mais c est ma façon de pratiquer le BDSM. Je ne prétends pas dire que c est la meilleure.
Voilà @Fred63 , j espère que j ai pu éclairer un peu plus votre lanterne.
A très vite pour de nouvelles aventures.
( la Chrysalide noire ( saga erotico-humour-polar à la Frédéric dard ( San Antonio , si vous n avez pas la réf.) ) arrive très bientôt.)
Merci de votre commentaire, et merci d avoir suivie Charlotte.