Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Café chaleur — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Café chaleur
Chapitre 1
Canicule
Je sors de l'arrêt de tram Alsace-Lorraine bondé en cette fin de journée. Mon petit sac à main rouge en cuir à l'épaule, je traverse la foule de piétons transpirants. Il fait chaud. En cette période, la température peut grimper jusqu'à 38° en fin de journée. Le béton de la ville participe à cet effet de serre local. Mais le pire, c'est la nuit, car essayer de dormir avec une température de l'air de 30° à minuit et aucun vent, c'est l'enfer. Les gens sont habillés en conséquence, petite tenue et short court, j'en profite pour me rincer l'œil en toute discrétion derrière mes lunettes de soleil.
Quelques passants semblent hagards sous ce soleil de plomb. D'autres me regardent et me laissent passer. Je fais souvent cette impression. J'ai pour habitude de filer droit devant moi avec un air sérieux. Cette assurance m'évite de me faire emmerder dans la rue, et me rajoute une petite aura charismatique qui ne me déplaît pas. Une femme confiante. J'écarte la foule sur mon passage et mes talons résonnent sur le pavé du trottoir. Je sais où je vais. Après un virage à gauche, je me dirige dans les rues serrées d'un nouveau quartier. La hauteur des bâtiments et la petite largeur des rues permettent d'avoir de l'ombre. Quelques boutiques sont ouvertes sur mon passage, mais je ne les regarde même pas. D'autres enseignes ont fermé, car c'est la période creuse, et les commerçants sont partis en vacances. J'arrive devant un café ouvert, avec une belle devanture en bois et des plantes qui décorent l'entrée. Il y a quelques tables de libres, c'est parfait. Voilà ma destination.
Je m'assois pour me mettre en trois quarts par rapport au soleil, de manière qu'il me chauffe un peu le dos et une partie du visage. J'aime bien ressentir le soleil sur ma peau, mais seulement à dose raisonnable. Et si je rougis, cela me donnera un petit alibi.
J'ose jeter un petit coup d'œil en enlevant mes lunettes vers l'intérieur du café. L'un des serveurs m'a vue et se dirige vers moi. C'est un grand mec mince avec des cheveux bruns en pagaille et une barbe mal rasée. Je suis déçue. Ce n'est pas lui que je veux. Dommage. Il prend ma commande et j'intercepte une petite lueur dans ses yeux.
Me fait-il du charme ? Ou alors, pire... sait-il ? Je me sens honteuse à imaginer que oui, mais je garde une façade digne d'une grande actrice et je lui commande un pastis. Au même moment, je ressens une légère vibration à l'intérieur de moi. Ah, le salaud ! Il le fait exprès ! Un petit bourdonnement se fait entendre alors que le moteur de l'objet démarre. Je me pince les lèvres et je garde ma « poker face ». Rien ne doit laisser paraître mon émoi. Le son est léger, et le serveur s'en va avec ma commande. Ouf, il n'a rien entendu. L'objet s'arrête.
Me fait-il du charme ? Ou alors, pire... sait-il ? Je me sens honteuse à imaginer que oui, mais je garde une façade digne d'une grande actrice et je lui commande un pastis. Au même moment, je ressens une légère vibration à l'intérieur de moi. Ah, le salaud ! Il le fait exprès ! Un petit bourdonnement se fait entendre alors que le moteur de l'objet démarre. Je me pince les lèvres et je garde ma « poker face ». Rien ne doit laisser paraître mon émoi. Le son est léger, et le serveur s'en va avec ma commande. Ouf, il n'a rien entendu. L'objet s'arrête.
Je regarde rapidement autour de moi
Je suis sur le trottoir, assise sur un petit espace devant le café entre le bâtiment et la rue. Quelques mètres de large séparent seulement l'enseigne des voitures. Il y a un peu de place pour que les piétons se faufilent, et les tables sont alignées le long de la vitre. Je suis assise à l'une d'elles, celle de devant moi est vide et celle de derrière est prise par deux étudiantes qui travaillent. Parfait. Il n'y a pas grand monde. Je sors mon livre et je redémarre la lecture. Enfin, j'essaye. Je n'arrive absolument pas à me concentrer sur le récit, mes pensées sont trop chaotiques. J'ose regarder de nouveau à l'intérieur du café, discrètement. Et là, je le vois. Il est là, lui que je veux, derrière le comptoir, à nettoyer les verres. Il ne me regarde pas. Qu'il est beau dans sa tenue de barman à l'intérieur de ce café. Il écarte négligemment quelques mèches de devant son front. Son petit sourire sur son visage me fait craquer. Sait-il que je le mate ?
Je suis sur le trottoir, assise sur un petit espace devant le café entre le bâtiment et la rue. Quelques mètres de large séparent seulement l'enseigne des voitures. Il y a un peu de place pour que les piétons se faufilent, et les tables sont alignées le long de la vitre. Je suis assise à l'une d'elles, celle de devant moi est vide et celle de derrière est prise par deux étudiantes qui travaillent. Parfait. Il n'y a pas grand monde. Je sors mon livre et je redémarre la lecture. Enfin, j'essaye. Je n'arrive absolument pas à me concentrer sur le récit, mes pensées sont trop chaotiques. J'ose regarder de nouveau à l'intérieur du café, discrètement. Et là, je le vois. Il est là, lui que je veux, derrière le comptoir, à nettoyer les verres. Il ne me regarde pas. Qu'il est beau dans sa tenue de barman à l'intérieur de ce café. Il écarte négligemment quelques mèches de devant son front. Son petit sourire sur son visage me fait craquer. Sait-il que je le mate ?
Je le vois disparaître à droite et il sort de mon champ de vision. J'aimerais me lever pour voir où il va, mais c'est sûrement une décision idiote. Quelques secondes plus tard, je ressens l'œuf qui recommence à vibrer. Han, j'allais me lever, mais ce premier mouvement m'aurait fait défaillir. Je me rassois précipitamment. L'œuf à l'intérieur de moi vibre de plus en plus fort. Je me retiens de soupirer et je garde le contrôle. Mes yeux cherchent le responsable. Je ne le vois pas. Je me rappelle qu'il m'avait interdit d'aller le voir. L'œuf change de vibration et part sur un nouveau rythme, plus saccadé, plus sournois. Han, ça frotte fort à l'intérieur de moi. Le plaisir monte et j'ai soif, de plus en plus soif, il me faut boire quelque chose et vite. L'autre serveur arrive avec ma commande. Merde, j'ai besoin de boire, mais j'ai peur de me faire griller. Je ne le regarde même pas et fixe la couverture de mon livre. Pitié, qu'il n'entende pas le bruit.
Il dit quelque chose, mais je l'ignore. Heureusement que je porte des lunettes de soleil, sinon je suis sûre qu'il verrait que je ne suis pas dans mon état normal. Le serveur laisse mon pastis et le ticket de caisse sur la table, et retourne en direction du comptoir. Je n'ai pas osé le regarder. Je soupire, mais évite de justesse un gémissement lorsque l'œuf change une nouvelle fois de rythme de vibration à l'intérieur de ma chatte. À chaque poussée, je ressens une vague de plaisir. L'excitation est d'autant plus extrême que je me retrouve dans la rue de ma ville, en place publique, et qu'à tout moment je crains que quelqu'un comprenne.
Je bois une gorgée de pastis doucement, et je repose le verre en arrêtant d'essayer de regarder à l'intérieur du café. Le livre est posé sur la table, je n'essaye même plus de faire semblant de le lire. Le bourdonnement s'amplifie. Pitié, que personne n'entende. L'une de mes mains tient fort la table, mes phalanges blanchissent devant l'effort que je déploie pour garder contenance. Pitié, faites que cela ne s'entende pas, mmmh c'est si bon, pitié. Je sais qu'il jubile à cet instant, de me savoir si excitée à la table de son café. Qu'il ait le contrôle sur mon excitation. Qu'il puisse me faire jouir en place publique devant des inconnus sans que personne ne le sache. Han, je ne vais pas tenir. J'hésite à me réfugier dans les toilettes, mais j'ai peur de me lever. Je laisse échapper un gémissement que j'étouffe rapidement en toussant bruyamment. Les voisines de derrière moi continuent à parler entre elles sans m'écouter. Ouf. Putain, ça n'arrête plus. Je sens que je mouille abondamment.
Je suis sûre que ma culotte est trempée. Je vais avoir une tache sur mon pantalon. Si cela pouvait aussi tacher sa chaise, cela me plairait bien, une petite vengeance inutile. J'ai si chaud. Je vais jouir, je le sens, je vais...
... Et le rythme ralentit. Enfin. Je souffle.
Ah le salaud, j'en ai le feu aux joues, j'en suis sûre. Heureusement que c'est l'été.
Je reçois un texto. Je prends mon portable précipitamment pour lire le message. C'est lui.
Je reçois un texto. Je prends mon portable précipitamment pour lire le message. C'est lui.
— Bravo. Prends tes affaires et monte chez moi. Déshabille-toi entièrement et mets-toi à quatre pattes sur le lit, j'arrive.
J'ose le regarder. Il me fait un sourire depuis le comptoir. Je vois ses yeux scintiller d'ici et son regard me transpercer. Il me donne l'impression qu'il veut me dévorer sur place. J'adore cette sensation. Je baisse le regard puis prends mes affaires, je laisse de quoi payer le pastis sur la table, puis je me dirige rapidement vers la porte de l'immeuble à côté du café. J'ouvre et je me dirige à l'étage. Mon excitation est remontée de plus belle depuis le texto. Je sens encore l'œuf en moi qui est maintenant inerte. Je suis sûre qu'il va continuer à jouer avec, alors je ne le touche pas. Puis j'entre chez lui. C'est un bel appartement à la lumière tamisée de lourds rideaux en tissu sombre, pour empêcher le soleil et la chaleur de rentrer. Je me déshabille au pied de son lit et je me mets en position. L'attente est insoutenable. Je sens ma mouille couler un peu le long de ma cuisse.
Et là, au bout d'un temps que je juge interminable, j'entends des bruits de pas dans le couloir et la porte de son appartement s'ouvrir.
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