Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trajet inattendu — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Trajet inattendu
Chapitre 1
Violaine, une jeune femme de vingt-deux ans, monta dans le tramway bondé. Ses longs cheveux roux cascadaient sur ses épaules. Sa petite robe d'été, légère et fluide, dansait légèrement au gré de ses mouvements, révélant juste ce qu'il fallait de ses jambes fines. Sous ses tennis blancs, elle se sentait libre, presque insouciante, en route pour une après-midi en ville. Le string qu'elle portait, discret et audacieux, lui donnait une sensation d'assurance, comme un secret qu'elle gardait pour elle seule.
Le tramway était plein à craquer, et les corps pressés les uns contre les autres dans une chaleur estivale. Violaine trouva une place près d'une barre métallique, s'y accrocha d'une main tandis qu'elle ajustait ses écouteurs de l'autre. La musique douce emplissait ses oreilles, mais son regard, distrait, balayait les visages anonymes autour d'elle.
C'est alors qu'elle sentit un regard insistant. À quelques pas, une femme d'une quarantaine d'années au sourire énigmatique l'observait. Elle était élégante, avec des cheveux bruns coupés au carré, et un tailleur cintré qui soulignait ses formes. Ses yeux, d'un brun profond, semblaient lire en Violaine comme dans un livre ouvert. Gênée mais intriguée, Violaine baissa les siens, sentant une chaleur monter à ses joues.
Le tramway s'arrêta brusquement à une station, et la foule se resserra. La femme se retrouva soudain tout près de Violaine, si près que leurs bras se frôlèrent. Violaine sentit un parfum subtil, un mélange de jasmin et de bois de santal, émaner de l'inconnue, qui se pencha légèrement, perçant le brouhaha du tram de sa voix chaude et basse.
C'est rare de voir une telle fraîcheur dans un endroit aussi étouffant, murmura-t-elle, en esquissant un sourire.
Violaine, surprise, ôta un écouteur.
— Pardon ? balbutia-t-elle, le cœur battant un peu plus vite.
— Ta robe... Elle te va à merveille. Tu dois faire tourner bien des têtes, continua la femme en laissant glisser son regard sur la silhouette de Violaine avec une audace mesurée.
— Pardon ? balbutia-t-elle, le cœur battant un peu plus vite.
— Ta robe... Elle te va à merveille. Tu dois faire tourner bien des têtes, continua la femme en laissant glisser son regard sur la silhouette de Violaine avec une audace mesurée.
Violaine rougit, ne sachant que répondre. Elle n'était pas habituée à ce genre d'attention, surtout pas de la part d'une femme aussi magnétique.
— Merci... c'est gentil , murmura-t-elle, croisant son regard avec celui de l'inconnue.
— Je m'appelle Claire, dit la femme, tendant une main aux ongles parfaitement manucurés.
Violaine la serra timidement, sentant une légère pression, presque une caresse, dans ce simple geste.
— Violaine, répondit-elle, d'une voix plus assurée qu'elle ne l'aurait cru.
— Merci... c'est gentil , murmura-t-elle, croisant son regard avec celui de l'inconnue.
— Je m'appelle Claire, dit la femme, tendant une main aux ongles parfaitement manucurés.
Violaine la serra timidement, sentant une légère pression, presque une caresse, dans ce simple geste.
— Violaine, répondit-elle, d'une voix plus assurée qu'elle ne l'aurait cru.
Le tramway repartit, et Claire se rapprocha encore, comme si l'espace exigu l'y obligeait.
— Tu vas en ville pour quelque chose de spécial ?demanda-t-elle, la voix teintée d'une curiosité joueuse.
— Juste... flâner, profiter du soleil, répondit Violaine, un peu déstabilisée par l'intensité du regard de Claire. Elle sentait une tension dans l'air, une énergie qu'elle n'arrivait pas à définir. Était-ce de la séduction ? De la simple politesse ? Elle n'en était pas sûre, mais son corps, lui, réagissait. Une chaleur diffuse s'installait dans son ventre.
— Tu vas en ville pour quelque chose de spécial ?demanda-t-elle, la voix teintée d'une curiosité joueuse.
— Juste... flâner, profiter du soleil, répondit Violaine, un peu déstabilisée par l'intensité du regard de Claire. Elle sentait une tension dans l'air, une énergie qu'elle n'arrivait pas à définir. Était-ce de la séduction ? De la simple politesse ? Elle n'en était pas sûre, mais son corps, lui, réagissait. Une chaleur diffuse s'installait dans son ventre.
Claire sourit, comme si elle percevait le trouble de Violaine.
— Flâner, c'est tout un art, dit-elle. Peut-être qu'on pourrait flâner ensemble ? Je connais un petit café en ville, avec une terrasse cachée. Parfait pour... se découvrir.
Le mot « découvrir » résonna dans l'esprit de Violaine, chargé de promesses implicites. Elle hésita, partagée entre sa timidité naturelle et une curiosité qu'elle n'avait jamais vraiment explorée.
— Flâner, c'est tout un art, dit-elle. Peut-être qu'on pourrait flâner ensemble ? Je connais un petit café en ville, avec une terrasse cachée. Parfait pour... se découvrir.
Le mot « découvrir » résonna dans l'esprit de Violaine, chargé de promesses implicites. Elle hésita, partagée entre sa timidité naturelle et une curiosité qu'elle n'avait jamais vraiment explorée.
Le tramway ralentit de nouveau, approchant de l'arrêt suivant. Violaine savait qu'elle devait prendre une décision.
— Peut-être, répondit-elle finalement, avec un sourire timide naissant sur ses lèvres.
— Peut-être, répondit-elle finalement, avec un sourire timide naissant sur ses lèvres.
Claire inclina la tête, satisfaite, et lui tendit une carte de visite qu'elle sortit de son sac avec une élégance désinvolte.
— Appelle-moi si tu changes d'avis, Violaine, dit-elle, le regard pétillant. Je serais ravie de t'offrir un verre... et plus, si tu te sens d'humeur aventureuse.
— Appelle-moi si tu changes d'avis, Violaine, dit-elle, le regard pétillant. Je serais ravie de t'offrir un verre... et plus, si tu te sens d'humeur aventureuse.
Le tramway s'arrêta dans un grincement métallique, et Claire descendit. Sa démarche assurée et son sourire toujours aussi énigmatique semblaient captiver l'espace autour d'elle.
Violaine restait là, avec sa carte encore chaude dans sa main et une myriade de pensées qui tourbillonnaient dans son esprit. Elle ressentit une impulsion soudaine. Son cœur battait à tout rompre, partagé entre l'hésitation et une curiosité qu'elle ne pouvait ignorer.
Elle regarda par la fenêtre, pour suivre des yeux la silhouette de Claire qui s'éloignait. Puis elle glissa la carte dans sa poche. Elle ne savait pas encore si elle appellerait. Mais une chose était sûre : ce trajet en tramway venait de bouleverser sa journée... et peut-être plus encore.
Violaine restait là, avec sa carte encore chaude dans sa main et une myriade de pensées qui tourbillonnaient dans son esprit. Elle ressentit une impulsion soudaine. Son cœur battait à tout rompre, partagé entre l'hésitation et une curiosité qu'elle ne pouvait ignorer.
Elle regarda par la fenêtre, pour suivre des yeux la silhouette de Claire qui s'éloignait. Puis elle glissa la carte dans sa poche. Elle ne savait pas encore si elle appellerait. Mais une chose était sûre : ce trajet en tramway venait de bouleverser sa journée... et peut-être plus encore.
Sans réfléchir davantage, Violaine se faufila à travers la foule compacte du tramway. Ses tennis glissaient presque sur le sol lisse. Elle descendit juste avant la fermeture des portes. Son souffle devenait court, sa robe d'été virevoltait légèrement dans l'air tiède de l'après-midi.
Elle repéra Claire au loin, dont la silhouette élégante se détachait dans la rue animée. La femme avançait d'un pas tranquille. Son tailleur épousait ses courbes avec une grâce naturelle, ses cheveux bruns luisaient sous le soleil.
Violaine ajusta ses longs cheveux roux, nerveuse, et commença à la suivre à distance. Elle gardait juste assez d'espace pour ne pas être repérée et ses pas se faisaient légers sur le trottoir. Son string, ce petit secret audacieux qu'elle portait, lui semblait amplifier son sentiment d'aventure, comme si elle s'autorisait à franchir une ligne qu'elle n'avait jamais osé approcher. Elle se sentait à la fois vulnérable et électrisée, portée par l'inconnu.
Elle repéra Claire au loin, dont la silhouette élégante se détachait dans la rue animée. La femme avançait d'un pas tranquille. Son tailleur épousait ses courbes avec une grâce naturelle, ses cheveux bruns luisaient sous le soleil.
Violaine ajusta ses longs cheveux roux, nerveuse, et commença à la suivre à distance. Elle gardait juste assez d'espace pour ne pas être repérée et ses pas se faisaient légers sur le trottoir. Son string, ce petit secret audacieux qu'elle portait, lui semblait amplifier son sentiment d'aventure, comme si elle s'autorisait à franchir une ligne qu'elle n'avait jamais osé approcher. Elle se sentait à la fois vulnérable et électrisée, portée par l'inconnu.
Claire tourna dans une ruelle plus calme, bordée de petites boutiques et de cafés aux terrasses ombragées. Violaine ralentit, se cachant presque derrière un kiosque à journaux, le regard fixé sur la femme. Claire s'arrêta devant une vitrine, semblant admirer... peut-être un reflet, peut-être autre chose ? Violaine retint son souffle, craignant d'être repérée ; mais impossible de détourner les yeux ! Il y avait quelque chose de magnétique dans la façon dont Claire se tenait, dans ce mélange de confiance et de mystère.
Soudain, Claire tourna légèrement la tête, comme si elle sentait une présence. Violaine se figea, le cœur battant. Mais au lieu de croiser son regard, Claire esquissa un sourire à peine perceptible, comme si elle savait. Était-ce possible ? Violaine était envahie par une vague de chaleur. Elle sentit ses joues s'empourprer sous l'effet de l'adrénaline.
Claire reprit sa marche, s'arrêtant devant un petit café dont l'enseigne promettait une « terrasse cachée ». C'était l'endroit qu'elle avait mentionné dans le tramway.
Claire reprit sa marche, s'arrêtant devant un petit café dont l'enseigne promettait une « terrasse cachée ». C'était l'endroit qu'elle avait mentionné dans le tramway.
Violaine hésita. Devait-elle entrer, faire comme si c'était une coïncidence ? Ou continuer à suivre, restant dans l'ombre de cette femme qui l'intriguait tant ? Elle serra la carte de visite dans sa poche, froissant légèrement le papier sous ses doigts.
Claire poussa la porte du café, jetant un dernier regard dans la rue ; un regard qui, l'espace d'un instant, sembla s'accrocher à celui de Violaine.
Claire poussa la porte du café, jetant un dernier regard dans la rue ; un regard qui, l'espace d'un instant, sembla s'accrocher à celui de Violaine.
Violaine n'avait jamais fait quelque chose d'aussi spontané, mais l'aura de Claire, son sourire énigmatique et cette invitation murmurée l'avaient troublée bien plus qu'elle ne voulait l'admettre. Son pouls s'accélérait. Elle pouvait encore faire demi-tour, reprendre le tramway, rentrer dans sa zone de confort, mais quelque chose en elle, une étincelle nouvelle, la poussait à avancer. Alors elle prit une profonde inspiration, lissa sa robe d'été et s'approcha de la porte du café, prête à plonger dans l'inconnu.
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