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✦ AbiGaelle Week-end sous la pluie XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Week-end sous la pluie — Chapitre 1 · La galerie

17 minutes
16.9k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

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Week-end sous la pluie

Chapitre 1 · La galerie

Week-end sous la pluie
La galerie
La galerie était pleine ce jour-là. En ce tout début d'après-midi, la lumière claire filtrait par les hautes baies vitrées et se mêlait aux éclats de voix. Les conversations s'entrecroisaient, ponctuées par le tintement des verres, tandis que les toiles colorées accrochées aux murs semblaient n'attirer qu'un regard distrait. J'errais d'une salle à l'autre, un verre de champagne à la main, le cœur absent, l'esprit encore encombré de souvenirs.
Ma robe noire fluide, d'une coupe droite et élégante, soulignait discrètement mes formes. Le tissu épousait ma taille et tombait avec justesse, laissant deviner sans insistance la rondeur de ma poitrine généreuse, que la coupe en V du décolleté mettait en valeur avec retenue. Ma veste cintrée ajoutait une structure sobre à l'ensemble, et mes escarpins rythmaient ma démarche d'un pas sûr. Un collier fin, posé au creux de mes clavicules, captait la lumière par instant, tandis que mes cheveux libres encadraient mon visage. Certains regards se détournaient vite, d'autres s'attardaient davantage : je ne cherchais pas à séduire, mais mon allure, à la fois mesurée et assumée, imposait sa présence avec naturel.
Je ne l'attendais pas ce soir-là. C'était un vernissage comme tant d'autres : des visages inconnus, des conversations légères, des verres de champagne que l'on vide sans y penser. Je passais d'une toile à l'autre, feignant de m'y intéresser, quand je l'ai vue...
Voici l'histoire de cette rencontre
************************
Une femme d'une trentaine d'années, d'environ 1m60, à la silhouette mince et élancée. Son visage fin est marqué par de grands yeux sombres en amande, des sourcils délicatement arqués, un nez droit et des lèvres pleines qui donnent à son sourire une sensualité discrète. Sa chevelure noire et soyeuse encadre son visage et glisse sur ses épaules.
Son corps harmonieux, à la peau lisse et pâle, allie finesse et courbes discrètes. Ses gestes, précis et gracieux, dégagent une sensualité naturelle : un effleurement de ses cheveux, l'humidité de ses lèvres, la fluidité de sa démarche... Tout en elle évoque une beauté tendre, mais magnétique, à la fois contenue et profondément troublante.
Je reste saisie. Elle se tient droite, réservée, avec cette retenue propre aux Japonaises, mais chez elle, elle se double d'une sensualité subtile : dans l'inclinaison de sa nuque, la lenteur de ses gestes, le mystère de son sourire.
Elle se tient à l'écart, légèrement en retrait du groupe, comme si la foule l'effrayait ou l'ennuyait. Ses cheveux noirs retombent en cascade sur ses épaules, attrapant par endroits la lumière des spots. Elle observe un tableau abstrait, immobile, concentrée, les bras croisés contre sa poitrine comme pour se protéger d'un excès d'attention.
Je reste figée. Il y a en elle une gravité tranquille, un mystère qui me happe. Rien d'ostentatoire, pas un geste qui cherche à séduire. Au contraire : elle semble vouloir disparaître. Mais c'est justement cette retenue qui me frappe, comme une force silencieuse.
Nos regards se croisent. Ce n'est pas un hasard : elle m'a sentie, elle aussi. Je le vois dans ce léger sursaut, dans la manière dont ses lèvres sont entrouvertes, comme si elle retenait un souffle. Un mince sourire glisse sur son visage, discret, fugitif, et pourtant il me traverse toute entière.
J'hésite. Mon cœur bat trop vite pour que je reste immobile. Alors, poussée par une audace que je n'ai pas préméditée, je m'approche d'elle. Mes pas résonnent à mes oreilles comme s'ils étaient trop lourds, mais elle ne bouge pas, et ses yeux me suivent, attentifs.
Arrivée à sa hauteur, je me tourne vers la toile qu'elle fixe. Les formes colorées s'entremêlent en une composition presque charnelle. Je ne réfléchis pas à mes mots. Je murmure simplement, assez bas pour qu'elle seule entende :
— On dirait deux corps qui cherchent à se rejoindre, non ?
Elle tourne son visage vers moi, et dans son regard sombre, je vois une étincelle, quelque chose entre la surprise, le trouble, et l'envie d'aller plus loin.
Elle me regarde un instant, sans rien dire. Je crois avoir été maladroite, trop directe, et que ma phrase s'est perdue dans le bruit de la salle. Mais alors, ses lèvres s'étirent dans un sourire presque timide.
— C'est exactement ce que je me disais, répond-elle d'une voix douce, un peu basse.
Son accent léger, son phrasé mesuré, me frappent autant que ses mots. Elle ne cherche pas à combler le silence, elle s'y installe avec moi.
Je me risque à continuer, le cœur battant :
— Vous croyez que c'est voulu ? Qu'on doive y voir quelque chose de... sensuel ?
Elle hausse imperceptiblement les épaules, quittant un instant des yeux la toile pour se poser de nouveau sur moi.
— L'art dit toujours plus que ce qu'on croit. Mais... je crois que parfois, on ne voit que ce qu'on porte déjà en soi.
Je sens une chaleur me traverser, comme si elle devinait mon trouble. Je me retiens de baisser les yeux, m'accrochant à son regard.
— Alors peut-être que c'est moi qui projette...
Elle rit, très doucement, d'un éclat presque fragile qui me bouleverse.
— Ou peut-être que c'est moi aussi.
Un silence s'installe entre nous. Mais ce n'est pas le vide lourd que je connais si bien, celui de mes soirées solitaires. Non, c'est un silence vibrant, habité, comme une corde tendue qu'un rien pourrait faire résonner.
Je lève mon verre, dans un geste maladroit pour masquer le tremblement de mes mains, et je dis presque dans un souffle :
— On devrait peut-être en parler ailleurs qu'ici ?
Ses yeux se plissent dans un sourire qui n'est plus timide, mais complice. Elle n'ajoute rien, mais ce regard-là vaut toutes les réponses.
Elle ne répond pas tout de suite à ma dernière phrase. Elle laisse seulement son regard glisser de nouveau sur la toile, comme si rien n'avait été dit, puis elle se détourne légèrement, s'éloignant de quelques pas.
Je reste immobile, le verre encore à la main, le cœur battant fort. Devrais-je la suivre ? Ou la laisser disparaître dans le flux des visiteurs, au risque de ne jamais la revoir ?
Je regarde cette sublime Japonaise. Elle avance lentement, passant d'une toile à l'autre avec une attention sérieuse, presque grave. Elle s'approche, plisse les yeux, recule d'un pas. Parfois, elle incline la tête comme si elle cherchait un détail que personne d'autre ne verrait. Il y a dans ses gestes une précision calme, un abandon discret, qui me fascinent.
Je la suis des yeux, incapable de détourner mon attention. La foule autour de nous n'existe plus : tout s'est réduit à sa silhouette fine qui se découpe sous les lumières de la galerie. J'ai l'impression que la mélancolie qui m'a collée à la peau depuis des semaines se fissure à chacun de ses pas.
Quand elle s'arrête devant une œuvre, je retiens mon souffle, comme si ses arrêts décidaient des miens. Elle ne se retourne pas, mais je sens qu'elle sait que je la regarde. Comme si ce jeu silencieux entre nous s'était déjà instauré : elle devant, moi derrière, liés par un fil invisible.
À un moment, elle lève la main pour replacer une mèche derrière son oreille. Ce geste simple, banal, me frappe comme un battement au creux du ventre. J'imagine le soyeux de ses cheveux, la chaleur de sa peau sous mes doigts.
Je fais quelques pas dans sa direction, feignant de m'intéresser moi aussi aux tableaux, mais mon regard revient sans cesse à elle. Je suis prise entre la peur de la perdre et la crainte de trop brusquer ce fragile mystère qui naît entre nous.
Et plus elle avance, plus je comprends : ce soir-là, ce ne sont pas les peintures que je suis venue voir. C'est elle.
Elle s'est arrêtée devant une grande toile aux dominantes rouges. La lumière crue des néons souligne les contours de son visage, ses pommettes délicates, le pli sérieux de ses lèvres. Elle semble absorbée, et pourtant, je sens qu'elle sait. Qu'elle sait que je la suis des yeux, que mon regard s'accroche à chacun de ses gestes.
Je m'approche à mon tour, doucement, feignant de m'intéresser aux œuvres accrochées le long du mur. Mais je guette l'instant où elle tournera la tête.
Cela ne tarde pas. Comme si un fil invisible la tirait vers moi, elle lève les yeux de la toile et me cherche dans la foule. Nos regards s'accrochent, nets, sans détour.
Ce n'est pas une coïncidence ni une simple politesse mondaine. C'est une reconnaissance muette, une manière de dire "je sais" sans un mot. Son regard est calme, mais je crois y lire une intensité troublante, comme une flamme contenue derrière une vitre.
Je sens un frisson courir dans mon ventre. Mon premier réflexe devrait être de détourner les yeux, mais je n'en ai pas la force. Je reste là, suspendue à ses pupilles sombres, incapable de bouger, comme si tout l'air de la salle se condensait entre nous.
Alors, lentement, presque imperceptiblement, elle a ce mince sourire qui m'avait déjà frappée tout à l'heure. Un sourire discret, timide peut-être, mais chargé d'une complicité silencieuse.
Je crois que mes jambes vont céder. Ce simple sourire suffit à faire fondre ma mélancolie, à fissurer mes défenses. Il n'y a plus le bruit des conversations, plus la foule : juste elle, moi, et ce regard qui m'atteint plus sûrement que n'importe quelle parole.
Nos regards sont encore accrochés, suspendus dans ce silence invisible entre nous. Elle ne détourne pas les yeux. Au contraire, elle soutient le mien, comme si elle voulait vérifier que je ne fuirai pas. Puis ses lèvres s'étirent doucement dans ce sourire si fin, si fragile, que j'ai l'impression qu'il m'est exclusivement destiné.
Elle fait un pas vers moi. La foule bruisse autour, indifférente, mais dans mon corps à moi, tout s'arrête. Elle s'approche suffisamment pour que sa voix puisse me parvenir sans se hausser. Sa bouche s'ouvre, et elle murmure, presque comme un secret :
— On dirait que vous me suivez...
Un éclair de malice passe dans ses yeux, mêlé à quelque chose de plus trouble, plus profond, que je n'arrive pas encore à nommer.
Je reste figée, prise entre le vertige de ma mélancolie qui se dissipe et l'appel de cette énigme qu'elle vient de m'offrir. Elle n'a pas l'air de m'accuser, ni même de plaisanter vraiment. C'est autre chose : une manière subtile de me dire qu'elle a vu, qu'elle a senti ma présence, et qu'elle choisit de la reconnaître.
Son sourire s'attarde une seconde de plus, puis elle se détourne légèrement, reprenant sa déambulation entre les toiles. Mais ses mots, eux, restent suspendus entre nous, comme une invitation muette.
Je n'ai plus qu'une seule certitude : je ne peux pas la laisser disparaître.
Ses mots résonnent encore à mon oreille : "On dirait que vous me suivez... "
Je pourrais détourner la tête, rire maladroitement, feindre l'indifférence. Mais je n'en ai pas la force. Tout en moi brûle d'un désir contenu, d'un besoin de ne pas laisser filer cet instant fragile.
Je m'avance d'un pas, assez près pour que ma voix se pose dans le même registre que la sienne, basse et feutrée.
— Peut-être... ou peut-être que c'est vous qui m'attirez.
Elle s'arrête net. Je crains un instant d'être allée trop loin, que mes mots brisent ce fil ténu entre nous. Mais lorsqu'elle tourne légèrement la tête, je vois que son sourire s'est agrandi, imperceptiblement, comme un secret partagé.
— Alors... ça se tient, souffle-t-elle en fixant de nouveau la toile devant elle, comme si notre échange ne méritait pas de gestes spectaculaires.
Mon cœur bat si fort que j'ai peur qu'elle l'entende. Je la regarde, fascinée par cette façon qu'elle a de demeurer calme, presque distante, tout en me laissant entrevoir, derrière ses mots et ses sourires, une faille où je peux entrer.
Je reste un instant immobile, incapable de savoir si je dois parler encore ou simplement marcher à ses côtés. Finalement, je me décide : j'avance de quelques pas, jusqu'à me tenir juste à côté d'elle. Pas face à elle, pas en conquérante, mais dans une proximité qui dit tout.
Nous restons ainsi devant la toile, silencieuses, et pourtant le monde entier s'est rétréci à cet espace minuscule entre elle et moi.
Alors nous commençons à marcher, côte à côte. Nos verres à la main donnent le change : un geste banal, presque mondain, qui masque mal le trouble qui bat sous ma peau. J'ai l'impression que chaque mouvement de son corps, chaque balancement de sa silhouette fine près de la mienne, résonne en moi comme un appel.
Nous avançons lentement, comme si le temps ralentissait. Elle s'arrête parfois devant une toile, penche légèrement la tête, porte son verre à ses lèvres d'un geste gracieux. Je l'imite à moitié, non pas pour paraître, mais parce que je veux prolonger ce fragile parallèle qui nous lie.
Il y a si peu d'espace entre nous que je peux sentir par instants le frôlement léger de son bras contre le mien. Rien d'intentionnel, rien de calculé. Mais ce contact fugace envoie un courant brûlant jusque dans mon ventre.
Je me surprends à observer des détails dérisoires : la manière dont elle tient son verre, ses doigts fins, ses ongles sobres. La façon dont sa chevelure sombre effleure son cou chaque fois qu'elle tourne légèrement la tête. Même son silence m'attire : elle n'a pas besoin de remplir l'air de mots, elle laisse le non-dit se charger de tout.
Nous passons d'une œuvre à l'autre, comme si nous étions seules dans cette galerie pourtant pleine de monde. Nos pas s'accordent naturellement, nos respirations semblent se répondre. Elle ne me regarde pas toujours, mais chaque fois qu'elle le fait — un coup d'œil en coin, un sourire discret — c'est comme une étincelle qui rallume mon cœur fatigué.
Je comprends dans ce flottement, que quelque chose d'essentiel s'est déjà produit : nous ne sommes plus deux étrangères parmi les invités d'un vernissage. Nous sommes devenues deux corps liés par un fil invisible, avançant dans la lumière crue des toiles comme dans un rituel dont nous seules connaissons le sens.
Nous marchons encore, lentement, nos verres à la main, comme si la galerie était devenue un long couloir qui n'appartiendrait qu'à nous deux. Les voix autour se brouillent, simple fond sonore qui ne nous concerne pas.
Puis, soudain, elle s'arrête. Je manque de la heurter tant je la suis de près. Devant nous, une grande toile : deux silhouettes suggérées, entremêlées, comme fondues l'une dans l'autre. Des couleurs chaudes, presque brûlantes, qui donnent au tableau une intensité charnelle.
Elle reste immobile quelques secondes, le regard fixé sur l'œuvre. Je sens son souffle plus profond, comme si cette peinture touchait quelque chose en elle. Puis, sans tourner la tête, elle murmure :
— On dirait nous, non ?
Mon cœur s'arrêt net. J'ai envie de rire, de protester, de lui demander ce qu'elle veut dire exactement. Mais aucun mot ne sort. Je la regarde, sidérée par l'audace tranquille de sa phrase, par la clarté avec laquelle elle vient de briser le voile fragile de nos sous-entendus.
Enfin, elle tourne son visage vers moi. Ses yeux sombres, calmes, me tiennent captive. Son sourire n'est plus timide ni mondain : c'était une lueur franche, troublante, comme une invitation à franchir une limite.
Je sens le champagne trembler dans mon verre. Ma mélancolie, qui m'a tenue prisonnière depuis tant de jours, vient de se dissiper entièrement dans ce regard-là. J'ai la sensation que tout bascule, que je n'ai plus le choix.
Mon premier réflexe est de rire nerveusement, comme pour écarter le vertige que ses mots viennent d'ouvrir. Mais je me retiens. Son regard reste accroché au mien, sérieux sous le sourire, et je comprends qu'il n'y a rien d'anodin dans ce qu'elle vient de dire.
Je prends une inspiration, mes doigts se crispent un peu sur mon verre. Puis, d'une voix basse, presque rauque, je murmure :
— Si c'est nous... alors je crois que je n'ai pas envie de détourner les yeux.
Je sens mes propres mots me surprendre. Ils m'ont échappé, plus vrais que je ne l'aurais voulu.
Un silence s'installe, lourd et doux à la fois. Elle me dévisage, et dans ses yeux brille une flamme contenue qui me fait chanceler intérieurement. Ses lèvres s'entrouvrent, comme pour répondre, mais aucun mot ne vient. Elle se contente de sourire, plus franchement cette fois, et de lever son verre dans un geste discret, comme un pacte silencieux.
Je fais de même. Nos verres s'effleurent dans un tintement à peine audible, perdu dans le brouhaha de la salle. Mais pour moi, ce bruit ténu résonne comme une promesse.
En ce moment précis, je sais que la soirée vient de changer de nature. Nous ne sommes plus deux inconnues dans une galerie : nous sommes déjà liées par un secret, né d'une toile et d'un échange de regards.
Après ce tintement discret, nous reprenons notre marche, côte à côte, mais plus rien n'est pareil. On vide nos verres lentement, nos pas s'accordent comme s'ils suivaient une musique silencieuse. Les œuvres autour de nous deviennent secondaires ; ce n'est plus elles que je regarde, mais la façon dont son profil se découpe sous la lumière, la manière dont ses cheveux glissent sur son épaule à chaque mouvement.
Nous n'avons presque plus besoin de parler. Quelques phrases échangées, des commentaires banals sur une toile, mais toujours teintés de cette complicité naissante. Chaque mot semble chargé d'un double sens, chaque sourire porte en lui un secret.
À la fin du parcours, nous nous retrouvons près de l'entrée, là où les gens passent, s'attroupant autour du buffet. Je sens la petite angoisse revenir : celle de la séparation, du risque qu'elle disparaisse dans la foule comme elle est entrée dans ma vie.
Elle pose son verre vide sur une table haute, puis tourne son visage vers moi. Son regard soutenu me traverse, comme un appel silencieux. Elle sourit, mais d'un sourire retenu, presque grave, qui semble attendre une réponse de ma part.
Mon cœur bat à tout rompre. D'une voix qu'elle veut assurée, mais qui tremble légèrement, elle murmure :
— Et si on continuait cette conversation ailleurs ?
Un éclat passe dans mes yeux, entre malice et désir. Je ne réponds pas tout de suite. Je laisse planer un silence, puis incline doucement la tête, comme si j'acceptais un pacte.
— Montrez-moi où.
Ces trois mots suffisent. Tout le reste de la galerie disparait. Je n'entends plus les voix, je ne vois plus les visages. Il n'y a plus qu'elle, et cette certitude que la nuit, désormais, nous appartient.
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Nounours67
1 janvier 2026 à 05:02
Jolie récit sensuele merci
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Photo de profil de Mec en lingerie
Mec en lingerie
13 décembre 2025 à 09:27
Quelle belle histoire, bien écrite, emplie d'une sensualité subtile. Ce récit provoque une émotion, le rapprochement de ces deux femmes, l'amour qu'elles se déclarent dans leurs regards, c'est émouvant.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Mec en lingerie
Mec en lingerie
13 décembre 2025 à 09:24
Quelle belle histoire, bien écrite, emplie d'une sensualité subtile. Ce récit provoque une émotion, le rapprochement de ces deux femmes, l'amour qu'elles se déclarent dans leurs regards, c'est émouvant.
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Utilisateur supprimé
6 décembre 2025 à 20:06
Merci à vous tous
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Photo de profil de bale1984
bale1984
6 décembre 2025 à 07:02
Quelle découverte et quel maîtrise de la part d' @AbiGaelle !

Ce premier chapitre de votre première histoire, à lui seul, mérite une médaille !

Je suis scotché, à ne pas pouvoir décoller mes yeux d'in si beau texte.

La description de cette rencontre est incroyablement réaliste. Je voyais même les bulles de champagne glisser le long de la flûte...

Quelle précision et que dire de la justesse du choix des mots... Aussi riche que le buffet de ce vernissage...

Bref, vous l'aurez compris, AbiGaelle, vois avez gagné un nouvel abonné, que dis-je, un nouveau fan !

Merci et je reprends mon souffle avant d'entamer le deuxième (j'espère) ou le second chapitre.

Bien à vous,
Modifié 6 décembre 2025 à 07:04
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Photo de profil de Elwray
Elwray
12 octobre 2025 à 10:53
Tout en sensualité, c'est magnifique :)
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Photo de profil de Mumu 47
Mumu 47
11 octobre 2025 à 18:21
Quelle sensualité....

Des frissons lors de la lecture.

Des descriptions incroyables.
Merci
Mumu
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Photo de profil de miche1837
miche1837
11 octobre 2025 à 17:25
Super Abigaelle, je viens de trouver ton récit
Continues tu es sur la bonne voie
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Photo de profil de Christ77
Christ77
10 octobre 2025 à 21:48
Très belle écriture avec ses mots posés ici et là en invoquant une atmosphère qui s'imagine très vite en tête.
Impatient de suivre leur prochaine discussion.
Soyez respectueux
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Photo de profil de unzeste85
unzeste85
9 octobre 2025 à 14:27
Une écriture toute en finesse et en élégance. Une lecture dont on ressort un peu plus heureux.
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