Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le vieux Renard — Chapitre 3 · Le réel
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le vieux Renard
Chapitre 3 · Le réel
Samedi, 20h58 - Gare Montparnasse
Le TGV est là, immense et imposant. Les portes s'ouvrent. Christelle sent la foule la pousser légèrement vers l'avant. Elle serre son billet dans sa main moite.
« C'est ça. Monte. Pars. Oublie cette histoire malsaine. C'est la bonne décision. Monte. Pars. Oublie-le. Oublie "FraiseSucrée". » se dit-elle.
« C'est ça. Monte. Pars. Oublie cette histoire malsaine. C'est la bonne décision. Monte. Pars. Oublie-le. Oublie "FraiseSucrée". » se dit-elle.
Son plan est simple, propre, efficace :
1. Prendre le train.
2. À 21h01, alors qu'Hervé commencera à guetter anxieusement par la fenêtre, lui envoyer un message cinglant et définitif.
3. Le bloquer immédiatement.
4. Passer le week-end chez ses parents, loin de lui, laissant son ego et ses fantasmes en cendres.
5. À son retour, agir comme si de rien n'était, forte de son pouvoir secret et de sa victoire.
1. Prendre le train.
2. À 21h01, alors qu'Hervé commencera à guetter anxieusement par la fenêtre, lui envoyer un message cinglant et définitif.
3. Le bloquer immédiatement.
4. Passer le week-end chez ses parents, loin de lui, laissant son ego et ses fantasmes en cendres.
5. À son retour, agir comme si de rien n'était, forte de son pouvoir secret et de sa victoire.
C'est un parfait plan de domination psychologique. Une revanche froide et absolue.
Elle fait un pas. Puis un autre. Elle est sur le point de franchir la porte quand une pensée, fulgurante et brûlante, la transperce : « il est là, dans l'appartement, en ce moment même. Il attend. Il a sorti le cognac. Il regarde par la fenêtre. Il pense à moi. À "FraiseSucrée". »
L'image est si puissante, si concrète... Ce n'est plus un jeu abstrait sur un écran. C'est un homme, réel, dans un appartement qu'elle connaît par cœur, en train d'attendre une femme qui n'existe pas.
Une bouffée de chaleur intense, coupable et irrésistible, monte en elle. Le désir de voir. De vivre le fantasme pour de vrai, ne serait-ce qu'une seconde. De tenir enfin le pouvoir non plus virtuellement, mais physiquement.
« Non. C'est stupide. Monte dans le train », s’impose-t-elle.
Mais ses pieds refusent de bouger. Le signal sonore retentit, strident.
BIP BIP BIP "Attention à la fermeture des portes. DERNIER APPEL".
« Non. C'est stupide. Monte dans le train », s’impose-t-elle.
Mais ses pieds refusent de bouger. Le signal sonore retentit, strident.
BIP BIP BIP "Attention à la fermeture des portes. DERNIER APPEL".
Le son agit comme un électrochoc. Dans un mouvement purement instinctif, Christelle recule d'un bond, juste quand les lourdes portes se referment dans un souffle d'air comprimé.
CLAC.
Le train s'immobilise un instant, commence à avancer, lentement d'abord, puis plus vite, laissant Christelle plantée sur le quai, le cœur battant à tout rompre, avec son billet inutile à la main. Elle a raté son train.
Elle reste là, stupéfaite, à regarder les lumières du train s'éloigner dans la nuit. Puis un sourire incrédule, excité et effrayé, se dessine sur ses lèvres.
C'est fait. Son corps a décidé pour elle.
Elle envoie un message à Hervé pour l’avertir quelle aura quarante-cinq minutes de retard.
Elle reste là, stupéfaite, à regarder les lumières du train s'éloigner dans la nuit. Puis un sourire incrédule, excité et effrayé, se dessine sur ses lèvres.
C'est fait. Son corps a décidé pour elle.
Elle envoie un message à Hervé pour l’avertir quelle aura quarante-cinq minutes de retard.
Avant de prendre le métro, Christelle fait un détour stratégique par les toilettes de la gare. Là, enfermée dans un box, de son sac elle sort la pièce maîtresse de son plan : la petite robe.
C'est une robe en jersey souple, d'un noir un peu passé. Assez ample pour danser autour de son corps, mais coupée dans un tissu qui colle aux formes à chaque mouvement. Quand elle marche, l'étoffe épouse brièvement la courbe de ses seins, la rondeur de ses fesses, avant de retomber, laissant cours à l'imagination. Et elle est courte. Assez pour qu'un geste brusque, une montée d'escalier, un faux pas, deviennent un événement.
C'est une robe en jersey souple, d'un noir un peu passé. Assez ample pour danser autour de son corps, mais coupée dans un tissu qui colle aux formes à chaque mouvement. Quand elle marche, l'étoffe épouse brièvement la courbe de ses seins, la rondeur de ses fesses, avant de retomber, laissant cours à l'imagination. Et elle est courte. Assez pour qu'un geste brusque, une montée d'escalier, un faux pas, deviennent un événement.
Hervé le sait. Il l'a assez guettée, le souffle court, espérant ce moment de grâce où le tissu se soulèverait ou se collerait.
« VieuxRenard67 : 45 minutes de retard... Un petit gage s'impose, je crois. »
« FraiseSucrée : Un gage ? Raconte. »
« VieuxRenard67 : Quand tu sonneras à la porte... tu auras déjà enlevé tes bas. Ou ta culotte. Ton choix. Mais je veux que tu sois déjà un peu... à découvert pour moi quand j'ouvrirai. »
« VieuxRenard67 : 45 minutes de retard... Un petit gage s'impose, je crois. »
« FraiseSucrée : Un gage ? Raconte. »
« VieuxRenard67 : Quand tu sonneras à la porte... tu auras déjà enlevé tes bas. Ou ta culotte. Ton choix. Mais je veux que tu sois déjà un peu... à découvert pour moi quand j'ouvrirai. »
Christelle lit le message dans le métro. Un frisson la parcourt. Le jeu atteint des sommets. Il lui demande de se dévêtir partiellement avant même le début de la rencontre.
Un sourire se dessine sur ses lèvres. Et du plaisir.
Un sourire se dessine sur ses lèvres. Et du plaisir.
Elle connaît l'effet que ça va avoir. Elle sait que ce "gage" qu'il croit lui imposer, elle va le retourner contre lui.
Elle arrive devant la barre d’immeuble, son cœur se serre, mais autre chose s’ouvre aussi.
Christelle monte l'escalier, évitant l'ascenseur trop bruyant. Arrivée devant sa propre porte, elle pose son sac.
Elle s'exécute. Elle retire sa culotte, un simple string noir, qu’elle sait trempé, elle le sent entre sa main puis le glisse dans la poche de son manteau.
Maintenant, sous la petite robe noire qui vole facilement, elle n'a plus rien. Elle prend une profonde inspiration, sent l'air frais sur sa peau nue, et sonne.
Quelques secondes passent. Elle entend des pas précipités à l'intérieur. La poignée tourne. La porte s'ouvre.
Elle arrive devant la barre d’immeuble, son cœur se serre, mais autre chose s’ouvre aussi.
Christelle monte l'escalier, évitant l'ascenseur trop bruyant. Arrivée devant sa propre porte, elle pose son sac.
Elle s'exécute. Elle retire sa culotte, un simple string noir, qu’elle sait trempé, elle le sent entre sa main puis le glisse dans la poche de son manteau.
Maintenant, sous la petite robe noire qui vole facilement, elle n'a plus rien. Elle prend une profonde inspiration, sent l'air frais sur sa peau nue, et sonne.
Quelques secondes passent. Elle entend des pas précipités à l'intérieur. La poignée tourne. La porte s'ouvre.
Hervé se tient là, le visage encore marqué par l'attente et l'excitation. Son regard balaie instantanément la robe noire, puis descend vers ses jambes nues. Un sourire de triomphe malsain apparaît sur son visage.
— Enfin ! Tu es... commence-t-il, d'une voix rauque.
— Enfin ! Tu es... commence-t-il, d'une voix rauque.
Mais son regard remonte alors vers son visage, et son sourire se fige. Les traits lui reviennent. La robe. Les cheveux. Le sourire trop familier… C'est Christelle !
Le visage d'Hervé passe de l'excitation à la confusion, puis à une horreur absolue et instantanée. Il recule, bouche bée, incapable de prononcer un mot.
Christelle profite de son silence pour avancer d'un pas, franchissant le seuil de son propre appartement.
— Content ? lui demande-t-elle d'une voix douce, en refermant sans bruit la porte derrière elle. Ton gage est respecté.
Elle sort le string noir de sa poche et le lui tend.
— Prends-le, je viens de l’enlever, il est encore chaud et humide, lui ordonne-t-elle.
Christelle profite de son silence pour avancer d'un pas, franchissant le seuil de son propre appartement.
— Content ? lui demande-t-elle d'une voix douce, en refermant sans bruit la porte derrière elle. Ton gage est respecté.
Elle sort le string noir de sa poche et le lui tend.
— Prends-le, je viens de l’enlever, il est encore chaud et humide, lui ordonne-t-elle.
La porte se referme avec un ‘’clac’’ sourd, isolant Christelle et Hervé dans le petit vestibule obscur de l'appartement. L'odeur de renfermé et de cognac leur paraît soudain écrasante.
Hervé recule d'un pas, comme pour retrouver un peu d'air, mais heurte le mur du couloir. Il est coincé. Son regard fuit celui de Christelle, se posant partout – sur la robe, sur le string qui lui est tendu, sur le sol, sur ses propres mains tremblantes – sans jamais affronter les yeux de la belle.
— Christelle... hoquette-t-il, la voix étranglée par la panique et la honte. Écoute... je... je peux tout expliquer.
Hervé recule d'un pas, comme pour retrouver un peu d'air, mais heurte le mur du couloir. Il est coincé. Son regard fuit celui de Christelle, se posant partout – sur la robe, sur le string qui lui est tendu, sur le sol, sur ses propres mains tremblantes – sans jamais affronter les yeux de la belle.
— Christelle... hoquette-t-il, la voix étranglée par la panique et la honte. Écoute... je... je peux tout expliquer.
Elle lui tend de nouveau le string :
— Prends, il est à toi.
Il lève les mains et s’empare du sous-vêtement.
— C'était un jeu... juste un jeu stupide sur Internet. La solitude, tu ne peux pas comprendre... Je ne suis pas... je ne suis pas un monstre. Je ne t'aurais jamais touchée ! Jamais de la vie ! Je te respecte trop pour ça.
— Prends, il est à toi.
Il lève les mains et s’empare du sous-vêtement.
— C'était un jeu... juste un jeu stupide sur Internet. La solitude, tu ne peux pas comprendre... Je ne suis pas... je ne suis pas un monstre. Je ne t'aurais jamais touchée ! Jamais de la vie ! Je te respecte trop pour ça.
Les mots se bousculent, creux et désespérés. Il cherche à se raccrocher à une dignité qui a volé en éclats. Il ose enfin un regard furtif vers la robe.
— Cette robe... je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai perdu la tête. Pardonne-moi. S'il te plaît. J'effacerai tout. On fera comme si ça n'avait jamais existé.
— Cette robe... je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai perdu la tête. Pardonne-moi. S'il te plaît. J'effacerai tout. On fera comme si ça n'avait jamais existé.
Il est là, dos au mur, littéralement et au figuré, à mendier son pardon à la jeune femme sur laquelle il fantasmait.
Christelle se tient droite, silencieuse, l'écoutant se noyer dans ses excuses. Elle sent son propre cœur battre.
Quand il se tait, elle garde le silence un moment, pour qu'il sente tout le poids de son regard.
Puis elle parle, d'une voix basse, calme, qui tranche avec son tremblement à lui.
Christelle se tient droite, silencieuse, l'écoutant se noyer dans ses excuses. Elle sent son propre cœur battre.
Quand il se tait, elle garde le silence un moment, pour qu'il sente tout le poids de son regard.
Puis elle parle, d'une voix basse, calme, qui tranche avec son tremblement à lui.
— Un jeu ? répète-t-elle, sans ironie, comme si elle pesait le mot. Ton "jeu", Hervé, c'était de m'espionner. De me photographier. De parler de mon corps à des inconnus !
Elle ne hausse pas le ton. Chaque mot est un fait, posé là, implacable.
— Il n'y a pas d'excuse pour ça. Il n'y a pas de "solitude" qui tienne.
Elle fait un pas vers lui, qui se recroqueville légèrement.
— Je ne suis pas venue t’accabler, j’étais sur le quai de la gare, j’allais prendre mon train et te poser un lapin.
Elle ne hausse pas le ton. Chaque mot est un fait, posé là, implacable.
— Il n'y a pas d'excuse pour ça. Il n'y a pas de "solitude" qui tienne.
Elle fait un pas vers lui, qui se recroqueville légèrement.
— Je ne suis pas venue t’accabler, j’étais sur le quai de la gare, j’allais prendre mon train et te poser un lapin.
Herve ne comprend pas :
— Mais que fais-tu ici alors ?
Christelle fait un pas de plus dans le petit vestibule, elle est à moins d’une main de son visage. Avec son petit sourire, elle regarde l’homme qui la surplombe de sa masse.
— Je suis revenue pour mon vieux renard et je veux obtenir ce qu’il m’a promis.
— Mais que fais-tu ici alors ?
Christelle fait un pas de plus dans le petit vestibule, elle est à moins d’une main de son visage. Avec son petit sourire, elle regarde l’homme qui la surplombe de sa masse.
— Je suis revenue pour mon vieux renard et je veux obtenir ce qu’il m’a promis.
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