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Le vieux Renard — Chapitre 1 · Le tchat
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le vieux Renard
Chapitre 1 · Le tchat
Christelle avait dix-huit ans, et Paris lui faisait peur. Elle débarquait de Charente-Maritime, avec son accent qui chantait et ses manières réservées, pour les études elle voulait devenir vétérinaire. La capitale était un mur de bruit, de foule et de regards pressés. Trouver un toit avait été la première bataille, perdue d’avance face aux prix exorbitants.
C’est comme ça qu’elle avait échoué chez Hervé.
Hervé avait soixante-sept ans. Une montagne de chair usée, le crâne dégarni et luisant, cerclé d’une couronne de cheveux gris mal taillés. Une barbe de trois jours, grisonnante et sale, lui mangeait les joues. Il ne portait qu’un seul vêtement, ou du moins, c’est l’impression qu’elle avait : un survêtement fatigué, taché de graisse et de qui sait quoi d’autre, qui moulait son ventre proéminent et ses cuisses massives. Il sentait le vieux, la sueur aigre et le tabac froid.
Son appartement, un HLM sombre du 18e arrondissement, lui ressemblait : négligé, poisseux, comme abandonné. De la poussière sur les meubles, une moquette tachée, et cette odeur tenace de graillon et de renfermé qui vous prenait à la gorge en entrant.
Christelle vivait dans la plus petite des chambres. Elle y avait accroché quelques posters, brûlait des bougies parfumées pour chasser l’odeur de la maison, et s’y réfugiait dès qu’elle le pouvait.
Elle était réservée, oui, mais pas naïve. Elle savait qu’elle était jolie. Que son corps svelte et ses formes généreuses, qu’elle cachait sous des pulls amples, attiraient les regards.
Elle traversait son existence parisienne comme on traverse un champ miné : en évitant les espaces communs, en rentrant tard, en verrouillant sa porte à double tour. Mais certains soirs, il n’y avait pas d’échappatoire. La nuit, surtout. Quand le besoin se faisait pressant, et qu’il fallait traverser le salon pour rejoindre les toilettes. Le territoire d’Hervé.
Elle traversait son existence parisienne comme on traverse un champ miné : en évitant les espaces communs, en rentrant tard, en verrouillant sa porte à double tour. Mais certains soirs, il n’y avait pas d’échappatoire. La nuit, surtout. Quand le besoin se faisait pressant, et qu’il fallait traverser le salon pour rejoindre les toilettes. Le territoire d’Hervé.
Et cette nuit-là, ce fut pire que d’habitude.
Un besoin pressant tira Christelle de son sommeil. La nuit était noire, le silence de l'appartement seulement troublé par le ronronnement lointain d'un bus.
Elle se glissa hors de son lit, frissonnante dans son petit t-shirt. La porte de sa chambre grinça sinistrement. Merde. Elle retint son souffle, tendant l'oreille. Rien.
Elle entrouvrit la porte. Le couloir était plongé dans l'obscurité, mais une lueur bleutée venait du salon. Hervé était encore debout comme à son habitude.
La lumière sous la porte des toilettes était allumée. Coincée, la place était prise, Christelle se tourna vers la seule source de lumière du salon : l'écran d'ordinateur d'Hervé, laissé grand ouvert.
Elle s'approcha, poussée par une curiosité malsaine. Et son sang se glaça.
C'était une fenêtre de discussion, remplie de textes et de photos miniatures. Le pseudo en haut de l'écran était "VieuxRenard67".
Les messages, envoyés par Hervé, s'étalaient en lignes vertes :
— J'aime tes petites courbes toi... ça doit être si doux.
— A ton âge, vous êtes toutes des bombes... j'aimerais tellement goûter à ça.
— A ton âge, vous êtes toutes des bombes... j'aimerais tellement goûter à ça.
Christelle sentit la nausée monter. Son regard fut irrésistiblement attiré par les photos reçues. Des filles. Des filles de son âge, posant dans des tenues suggestives, ou bien pire.
Puis elle vit son prénom. Dans un message qu'il était en train d'écrire :
— Ma coloc, Christelle, 18 ans, elle a un cul magnifique. Je la mate quand elle passe. J'aimerais tellement lui...
Le message s'arrêtait là, inachevé. Il n'avait pas eu le temps de l'envoyer avant d'aller aux toilettes.
Un vertige la saisit. Ce n'était pas un désir. C'était de la prédation. De la vulgarité. Il la réduisait à un morceau de viande, un fantasme à partager avec d'autres inconnus sur internet. Elle se sentit sale, violée sans même avoir été touchée.
Le bruit sourd de la chasse d'eau retentit dans le silence de l'appartement.
La panique s'empara d'elle. Elle était pétrifiée, incapable de bouger, le cœur cognant à lui faire mal. La poignée de la porte des toilettes tourna.
Hervé allait sortir. Et il allait la trouver, debout devant l'écran qui exhibait ses fantasmes les plus sordides. Elle avait vu l'envers du décor, l'araignée au centre de sa toile gluante.
Christelle sursauta, arrachée à son horreur hypnotique. Son sang ne fit qu'un tour. La porte allait s'ouvrir.
Sans une pensée consciente, son corps répondit à la place de son esprit paralysé. Elle fit volte-face, ignora le picotement de terreur dans ses jambes et se rua dans le couloir obscur. Ses talons heurtèrent le parquet, ses propres battements de cœur assourdissants lui martelant les tempes.
Derrière elle, elle perçut le grincement de la porte des toilettes.
Plus vite. Il faut aller plus vite.
Elle atteignit le bouton de sa porte, se faufila à l'intérieur et se retourna pour pousser le battant. Il ne fit qu'un léger claque étouffé en se refermant. D'une main tremblante, aveugle, elle chercha le verrou. Ses doigts rencontrèrent le métal froid et le firent glisser dans son logement.
CLIC.
Le son, minuscule, résonna dans le silence de sa chambre comme un coup de feu.
Adossée contre la porte, le corps vibrant de partout, elle écouta, retenant son souffle. Le seul son était le bourdonnement affolé dans ses propres oreilles. Était-ce des pas dans le couloir ? Sa respiration à lui, de l'autre côté de la porte ? Elle n'entendait rien, et ce silence était peut-être encore plus terrifiant.
La troisième nuit était la pire. Christelle tournait et retournait dans ses draps, les images de l'écran d'Hervé dansant derrière ses paupières closes. VieuxRenard67. Les mots crus. Son regard quand il l'avait surprise.
La troisième nuit était la pire. Christelle tournait et retournait dans ses draps, les images de l'écran d'Hervé dansant derrière ses paupières closes. VieuxRenard67. Les mots crus. Son regard quand il l'avait surprise.
Une idée avait germé, horrible, irrésistible. Une idée qui lui nouait le ventre de honte et... d'excitation.
À 3h du matin, n'y tenant plus, elle attrapa son portable. La lumière de l'écran illumina sa chambre en une lueur fantomatique. Les doigts tremblants, elle se créa un compte sur le site qu'elle avait mémorisé malgré elle.
Pseudo : FraiseSucrée
Âge : 18 ans
Âge : 18 ans
Son cœur battait à tout rompre. Elle sentait la transpiration perler au creux de ses reins. C'était mal. C'était tellement mal.
Elle glissa un bras hors du lit et visa son torse dans le miroir de l'armoire, en prenant soin de cadrer hors de son visage. Le flash claqua, aveuglant dans la pénombre. Sur l'écran, la photo était parfaite. Troublante. On devinait la courbe d'un sein, la finesse de sa taille, la peau laiteuse de son ventre. Anonyme et pourtant intime.
Elle se mit à chercher. VieuxRenard67. Son profil était là. "Homme mûr cherche jeunesse pour discussions sans tabous."
Elle prit une profonde inspiration, sentant un pouvoir nouveau et toxique l'envahir. Ses doigts planèrent au-dessus du clavier.
FraiseSucrée : Salut à toi, Vieux Renard. Tu chasses encore ce soir ?
Elle envoya le message. Et attendit, le téléphone serré contre sa poitrine, à l'affût du moindre bruit venant du salon. Allait-il mordre à l'hameçon ? Allait-il lui répondre, à elle, sans savoir que c'était elle ?
VieuxRenard67 : Eh bien, eh bien... Une petite fraise qui traîne dans les bois à cette heure-ci. Tu n’as pas peur du grand méchant loup ?
FraiseSucrée : Le loup, non. Mais un vieux renard... ça peut être intéressant. Tu chasses souvent les jeunes filles ?
Christelle joue le jeu : elle est taquine et rentre directement dans le vif du sujet. Elle le provoque subtilement.
Christelle joue le jeu : elle est taquine et rentre directement dans le vif du sujet. Elle le provoque subtilement.
VieuxRenard67 : Je ne chasse pas, je... admire. De loin. Vous avez une énergie, une fraîcheur... ça réchauffe un vieux cœur solitaire. Tu es d'où, ma belle
FraiseSucrée : De province. Je suis à Paris pour mes études. C'est grand, ça fait un peu peur parfois. Et toi, tu es d'où, le
VieuxRenard67 : Paris. J'y ai mon terrier. Un peu vieux, un peu délabré, mais chaleureux. C'est plus vivant quand une jolie colombe y passe. Tu as vu ma photo de profil ? Pourquoi tu ne te montres pas ?
FraiseSucrée : J'ai vu. Moi je préfère garder un peu de mystère. Pour l'instant. Tu aimes ça, le mystère ?
VieuxRenard67 : Le mystère, c'est l'épice de la vie. Mais un petit goût... ça ne fait pas de mal. J'ai une colocataire, à peu près ton âge. Une vraie torture à elle toute seule. Tu es tentante, toi, FraiseSucrée ?
C'EST LE CHOC. Il parle d'ELLE.
FraiseSucrée : Une torture ? 😏 T'as envie d'elle à ce point ? Tu fais quoi quand elle est là ? Tu te caches pour la mater
VieuxRenard67 : Je me cache... et je ne me cache pas. Des fois, je crois qu'elle le fait exprès. Ce petit cul qui ondule en passant... Elle veut que je regarde. Alors je regarde. Et après... je viens ici. Et je pense à elle.
Il avoue tout. Le voyeurisme. L'auto-gratification. Et il projette à nouveau son désir sur elle : "elle le fait exprès". C'est la confirmation de tout ce que Christelle redoutait.
FraiseSucrée : Wow. T'es vraiment obsédé. Et tu fais quoi, "ici", en pensant à elle ? 🫣 Dis-moi tout.
VieuxRenard67 : Je pourrais te le dire... mais te le montrer serait mieux. J'ai une photo. Une que j'ai prise sans qu'elle le sache. Elle dormait sur le canapé. La lumière était belle. Tu veux la voir, ma petite fraise ? La preuve que mon fantasme est bien réel ?
Le téléphone vibra. Une notification glaciale s'afficha : "VieuxRenard67 a envoyé une image."
Le doigt de Christelle tremblait tellement qu'elle faillit faire tomber l'appareil. Elle cliqua.
Et le monde s'arrêta.
C'était elle. Dans la salle de bain. De dos, se penchant peut-être pour attraper une serviette. La courbe de sa colonne vertébrale, la forme de ses hanches, la pleine nudité de son corps capturée à son insu. La photo était floue, prise précipitamment, le reflet d'un miroir ou un trou de serrure. Elle était d'une vulgarité absolue.
De l'autre côté du mur, à quelques mètres à peine, l'homme qui avait fait ça respirait. Peut-être se touchait-il en ce moment même en regardant cette photo.
De l'autre côté du mur, à quelques mètres à peine, l'homme qui avait fait ça respirait. Peut-être se touchait-il en ce moment même en regardant cette photo.
VieuxRenard67 : Alors ? Elle est à croquer, hein ? 🥵 A ton tour maintenant. Montre-moi ce que tu caches, ma petite FraiseSucrée. Sois pas timide.
Le message d'Hervé s'afficha, brutal dans sa demande. "A ton tour maintenant."
Le message d'Hervé s'afficha, brutal dans sa demande. "A ton tour maintenant."
Un frisson de panique parcourut Christelle. Non. Hors de question. Même cachée, lui envoyer une photo d'elle était une ligne qu'elle ne pouvait pas franchir. C'était lui donner un pouvoir réel sur elle.
Mais couper court maintenant ? Alors qu'elle tenait enfin une preuve de son voyeurisme ? Impossible.
Ses doigts planèrent au-dessus du clavier, cherchant le ton juste. Il fallait qu'elle joue la carte de la timidité excitée, qu'elle retourne la pression sur lui.
FraiseSucrée : Woah, direct comme ça ? 🫣 Toi d'abord. Dis-moi exactement ce que tu lui ferais, à ta petite coloc, si elle était là, endormie nue comme ça devant toi. Raconte-moi tout et après... après on verra pour moi.
Elle lançait un ultime appât, bien plus dangereux qu’une photo. Elle lui demandait de mettre des mots sur ses fantasmes les plus crus. Elle poussait le "Vieux Renard" dans ses derniers retranchements, espérant qu'il se perde dans son propre désir et en oublie sa demande.
VieuxRenard67 : Tu veux savoir ce que je lui ferais ? Je lui montrerais pourquoi on n’appelle pas un vieux renard comme moi "Vieux Renard" pour rien. T'es prête pour ça, ma petite fraise ?
Quelques secondes plus tard, une nouvelle notification apparaît. Il a envoyé une image.
Christelle ouvre la photo. Ce qu'elle voit la glace jusqu'au sang.
Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’Hervé soit aussi membré, la photo était prise de la salle de bain son jogging sur les chevilles sa main libre tenant cette barre de chaire entourée d’un collier de poil brun luisant
La nausée passa, remplacée par une détermination froide. Elle ramassa son téléphone, alluma l'écran. La photo s'y étalait, obscène. Elle força ses yeux à la regarder, à chercher un angle, une approche.
Christelle ouvre la photo. Ce qu'elle voit la glace jusqu'au sang.
Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’Hervé soit aussi membré, la photo était prise de la salle de bain son jogging sur les chevilles sa main libre tenant cette barre de chaire entourée d’un collier de poil brun luisant
La nausée passa, remplacée par une détermination froide. Elle ramassa son téléphone, alluma l'écran. La photo s'y étalait, obscène. Elle força ses yeux à la regarder, à chercher un angle, une approche.
Ses doigts tremblaient à peine maintenant. Elle devait jouer le jeu jusqu'au bout.
FraiseSucrée : Oh mon Dieu. 😳🫣
Elle envoya d'abord les émoticônes, pour gagner du temps. Puis elle ajouta, en choisissant soigneusement ses mots :
FraiseSucrée : J'étais pas prête... ça a l'air... impressionnant. 🥵 J'aimerais presque être ta coloc pour voir ça en vrai.
Le message était parti. C'était fait. Elle avait flatté son ego.
Elle s'allongea sur son lit, sentant un mélange nauséeux de triomphe et de honte. Elle venait de nourrir la bête. Elle se demandait, le cœur battant, comment le "Vieux Renard" allait digérer cet appât.
La réponse d'Hervé arriva presque instantanément, comme s'il n'avait attendu que ça.
La réponse d'Hervé arriva presque instantanément, comme s'il n'avait attendu que ça.
VieuxRenard67 : Impressionnant, hein ? 😉 J'te jure, des fois, dans sa chambre, je l'entends bouger. Je suis sûr qu'elle se caresse. Moi, je reste planté devant sa porte, le poing serré, à imaginer sa petite main sous ses draps... à me demander si elle pense à moi. Putain, j'aimerais tellement être là pour lui montrer comment un homme s'y prend.
Christelle lut le message, et la chambre sembla vaciller autour d'elle. Il se postait devant sa porte. Il l'écoutait. L'idée était si intrusive, si violente, qu'elle en eut le souffle coupé. La preuve n'était plus seulement une photo volée, c'était une confession. Il venait de lui avouer un harcèlement sonore et mental.
Mais au-delà du dégoût, une pensée claire et froide émergea : il est à moi.
FraiseSucrée : 🥵🥵🥵 C'est trop chaud ce que tu me dis là... T'es un vrai coquin toi. Et elle, elle sait rien de tout ça ? Tu lui as déjà parlé ?
Il décrivait un rituel qui aurait dû la révolter.
Mais au lieu de cela, une chaleur immédiate et coupable inonda son bas-ventre. Elle serra les jambes, comme pour étouffer la sensation, mais cela ne fit que l'accentuer.
Il décrivait un rituel qui aurait dû la révolter.
Mais au lieu de cela, une chaleur immédiate et coupable inonda son bas-ventre. Elle serra les jambes, comme pour étouffer la sensation, mais cela ne fit que l'accentuer.
Un souvenir brûlant lui revint : une nuit effectivement, elle s'était touchée, étouffant ses gémissements dans l'oreiller. Et l'idée que, pendant ce temps, il était de l'autre côté de la porte, immobile, tendu, sachant... Cette idée horrible, obscène, fit naître en elle un picotement brûlant, indéniable.
Un long frisson lui parcourut l'échine. Sa respiration s'accéléra. Elle sentit un poids lourd et chaud se former en bas de son ventre. Elle serra les jambes, essayant de comprimer la sensation, mais ce fut comme jeter de l'huile sur un feu. Elle était humiliée, violée dans son intimité, et pourtant, son corps trahissait son esprit, réclamant plus de cette confidence.
Elle saisit son téléphone, ses doigts moites laissant des traces sur l'écran. Elle devait jouer le jeu. Il fallait qu'il continue. Il fallait qu'il dise autre chose.
Elle saisit son téléphone, ses doigts moites laissant des traces sur l'écran. Elle devait jouer le jeu. Il fallait qu'il continue. Il fallait qu'il dise autre chose.
FraiseSucrée : Putain... 🥵🥵 J'suis toute retournée là. T'es un vrai malade. Et t'as fait quoi après ? T'es resté là jusqu'à ce qu'elle... finisse ?
VieuxRenard67 : 😈 Bien sûr que je suis resté. Je suis pas un amateur. J'ai attendu. J'ai entendu son souffle qui changeait, qui devenait plus rapide, plus saccadé. Puis le silence. Un long silence. Et le petit soupir qui va après. Le plus beau son du monde.
VieuxRenard67 : Et là, contre la porte, moi... j'ai fait comme elle. Mais en silence. En pensant à sa bouche entrouverte et à ses yeux fermés. Je me suis demandé à quoi elle pensait. J'aurais tellement voulu que ce soit à moi.
C'est la transgression absolue. Pour Christelle, lire cela, savoir que son propre plaisir solitaire a été l'objet du sien, est un choc psychologique et sensoriel immense.
C'est la transgression absolue. Pour Christelle, lire cela, savoir que son propre plaisir solitaire a été l'objet du sien, est un choc psychologique et sensoriel immense.
La boucle est bouclée. Le fantasme est complet. Et Christelle est plus profondément piégée que jamais dans son propre jeu, partagée entre l'horreur et une excitation qu'elle ne maîtrise plus.
Une nouvelle fois la demande d'Hervé était là, crue et pressante sur l'écran. "Montre-moi. J'ai tout donné, à ton tour."
Un vertige s'empara de Christelle. Non, hurla sa raison. C'est exactement ce qu'il veut.
Mais une autre voix, plus sourde, plus sombre, chuchotait en elle. Une voix excitée par le pouvoir qu'elle avait sur lui, par l'audace de ce jeu malsain. Une voix qui voulait voir jusqu'où elle pouvait aller.
FraiseSucrée : Tu en demandes beaucoup...
A suivre
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