Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Carnet de bord d'une passionnée — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Carnet de bord d'une passionnée
Chapitre 1
Préambule au voyage
Un évènement inattendu peut révolutionner votre vie, bouleversant profondément vos repères, vous emmenant là où vous n’auriez jamais imaginé aller. Pour certains, ce sont les six numéros gagnants du loto. D’autres, une rencontre fortuite d’un soir avec un (e) inconnu (e), préambule d’une grande histoire. Pour moi, ce fut un mail de LoveNuptia, le numéro 1 bien connu en France du costume de mariés. Ou, plus exactement, ce fut un appel de ma fille, Anne-Lise, le matin du vendredi de Pâques, il y a deux ans.
— Maman, tu ne vas pas me croire : on vient de gagner un voyage !
— Ah c’est super ! Vous l’avez gagné où ?
— Tu sais, Maman, quand Nicolas et moi avons acheté nos costumes de mariage en décembre, à la boutique LoveNuptia, Nicolas avait rempli un bulletin de jeu, au moment de passer en caisse. Hé bien voilà, on a été tiré au sort !
— Je suis trop contente pour vous deux. Et c’est quoi comme voyage ?
— Ils appellent ça « La croisière de l’Amour ». C’est un voyage de noces pour 10 couples nouvellement mariés. Sept jours en Méditerranée, sur le « Belissimo », un voilier trois mats grand luxe. Tout compris.
— Une croisière ?
— Hé oui, une croisière. C’est le problème.
— Ah c’est super ! Vous l’avez gagné où ?
— Tu sais, Maman, quand Nicolas et moi avons acheté nos costumes de mariage en décembre, à la boutique LoveNuptia, Nicolas avait rempli un bulletin de jeu, au moment de passer en caisse. Hé bien voilà, on a été tiré au sort !
— Je suis trop contente pour vous deux. Et c’est quoi comme voyage ?
— Ils appellent ça « La croisière de l’Amour ». C’est un voyage de noces pour 10 couples nouvellement mariés. Sept jours en Méditerranée, sur le « Belissimo », un voilier trois mats grand luxe. Tout compris.
— Une croisière ?
— Hé oui, une croisière. C’est le problème.
Et un sacré problème : lors d’un stage de voile aux Glénans, à 12 ans, ma fille avait failli se noyer. Depuis, elle avait développé une véritable phobie de l’eau. Alors sept jours en haute mer ...
— Mais Maman, ça va le faire. Nicolas va les appeler et il va voir comment on peut changer le voyage. Et voire même s'ils peuvent nous verser le prix du voyage, mais là, j’y crois pas trop.
— Génial. Vous venez toujours déjeuner dimanche à la maison ?
— Oui et j’apporte les poules en chocolat.
— Et moi, je sors le champagne ! Bisous.
— Bisous Maman.
— Génial. Vous venez toujours déjeuner dimanche à la maison ?
— Oui et j’apporte les poules en chocolat.
— Et moi, je sors le champagne ! Bisous.
— Bisous Maman.
J’étais trop heureuse pour ma fille et Nicolas. Voilà quatre ans qu’ils étaient ensemble. Un couple de professeurs, elle de français, lui de sport. Tous les deux le même âge, 22 ans. J’avais trouvé trop prématurée cette idée de mariage. Ils étaient bien trop jeunes. Mais voilà : ce mariage allait leur apporter des points pour l’Education Nationale, leur permettant de mieux choisir leur lieu d’affectation. Sauf que les hasards de l’Administration les avaient dernièrement affectés dans le même lycée. Ils avaient alors décidé de repousser la date du mariage.
Mince ! On n’en a pas parlé ! Ca va poser problème pour LoveNuptia s'ils ne sont pas mariés ?
J’envoyai vite fait un texto à Al, le diminutif de ma fille, et retournais à mon boulot. Moi-même, je travaillais dans un lycée, comme responsable du CDI, le Centre de Documentation et d'Information. J’adorais mon métier, cette proximité avec les jeunes, les aider, leur faire partager mon expérience du haut de mes 40 ans. J’étais, et le suis encore, une femme passionnée. Je dépassais souvent le strict périmètre de mes responsabilités. Amour, drogue, sexe : je n’avais aucun tabou avec ces jeunes femmes et jeunes hommes. Je leur prêtais une oreille attentive et leur prodiguais de précieux conseils. J’avais eu ainsi tout récemment, de la part d’une jeune en terminale, un « Mon petit copain veut une fellation, je veux pas trop, je trouve ça sale, il fait pipi par là, mais il est grave mignon, je veux pas le perdre. » J’avais passé du temps avec elle.
J’essayais toujours de prendre une attitude d’égale à égale, de femme à femme, comme une copine plus âgée partageant son expérience, loin d’une incitatrice au vice et encore moins une activiste de la bonne morale. Cette jeune femme, je l’avais ainsi fait réfléchir sur le respect de soi-même et de son corps. Oser dire non si elle ne voulait pas, ne remettant pas en cause les sentiments qu’elle avait pour le jeune homme. Mais aussi l’ouverture d’esprit, le plaisir que des femmes peuvent avoir de prendre le pénis de leur amoureux dans leur bouche, un sexe tout propre après une douche, le sentir grossir sous leurs caresses, rendre leur partenaire fou de désir ... et plein d’ardeur pour la suite pour le grand bonheur des deux. A elle au final de faire son choix de femme.
Ma fille me rappela dans l’aprèm. La croisière avait vite fait de couler : pas de monétisation possible, pas de transformation de voyage, pas de changement de participants. J’ai senti Al triste, mais il fallait se rendre à l’évidence : ce super cadeau leur passait sous le nez.
Le soir, nouvel appel de ma fille. Nicolas refusait net de renoncer à ce voyage. Nous étions toutes les deux surprises de la réaction excessive de Nicolas. Il faut dire que mon futur gendre, c’était le type du parfait gentil. Tendance à dire oui à tout ce que ma fille proposait, jamais un mot de travers, toujours attentionné. Il était au service de ma fille, avec un caractère effacé. Trop à mon goût. Je sentais bien qu’il se laissait manger par ma fille, mais voilà, c’était leur histoire de couple, et ils semblaient heureux tous les deux de cette situation ... tout du moins jusqu’à présent.
Le samedi aprèm, ce fut un SOS désespéré de la part de Al. Nicolas lui avait imposé un ultimatum : soit elle acceptait la croisière, soit il la quittait. Je n’en revenais pas. Ce cadeau inespéré avait transformé le gentil garçon en pirate. Il tenait à sa croisière contre vents et marée, et surtout contre ma fille. D’un simple différent la veille, ils s’étaient retrouvés le lendemain en pleine tempête.
Je débarquais chez eux le soir même. Dans une ambiance tendue, j’essayais de faire parler Nicolas, pour le comprendre, comme je le faisais avec mes jeunes, mais en vain. Il ne desserrait pas les dents. Cherchant une solution, je lui demandais les conditions contractuelles du voyage. J’espérais trouver une clause qui leur avait échappé. Et là, l’esprit de Neptune me souffla une piste : mon futur gendre avait noté « Al Martin » comme prénom et nom sur le bulletin. Al pour Anne-Lise.
— Nicolas, au téléphone avec LoveNuptia, tu as prononcé le mot Anne-Lise ou juste Al ?
— Mais Maman, on s’en fout de ça ! Monsieur ne pense qu’à lui !!!
— Mais Maman, on s’en fout de ça ! Monsieur ne pense qu’à lui !!!
Ma fille, tout aussi passionnée que la mère.
Nicolas prit le temps de réfléchir. Il fit non de la tête.
Nicolas prit le temps de réfléchir. Il fit non de la tête.
— Donc, il n’ont que « Al » comme prénom.
— Maman, par pitié, arrête !!!
— Maman, par pitié, arrête !!!
Moi aussi je crie autant quand je pars en vrille ?
— Al, pour Anne-Lise, ou pour Alice.
Nicolas me regarda, l’œil brillant. Il commençait à comprendre. Ce gamin pouvait être effacé, mais j’avais déjà apprécié sa vivacité d’esprit.
— Alice Martin ...
— Oui Nicolas, j’ai le même nom que celui du père de Al. Il y en a tellement de Martin.
— Donc je peux faire la croisière avec Al Martin, Al pour Alice.
— Hein, quoi ?
— Oui Nicolas, j’ai le même nom que celui du père de Al. Il y en a tellement de Martin.
— Donc je peux faire la croisière avec Al Martin, Al pour Alice.
— Hein, quoi ?
Ma fille, en revanche, la comprend, comment dire ...
L’illumination arriva ... enfin !
L’illumination arriva ... enfin !
— Mais, Nicolas, ma mère, si elle prend ma place, vous allez être ensemble, fiancés !
— Fiancés juste par rapport à LoveNuptia bien sûr. On va donner le change. Il y aura un peu de comédie à jouer ... et puis je vais demander des couchettes séparées.
— Fiancés juste par rapport à LoveNuptia bien sûr. On va donner le change. Il y aura un peu de comédie à jouer ... et puis je vais demander des couchettes séparées.
Merci mon gendre de cette délicate attention qui me touche.
— Ma mère et toi, en couple ? Mais elle a 40 ans, et toi 22 ! Ça va pas le faire ! Elle pourrait être ta mère !
Merci pour la tête dégoûtée de ma fille.
— Mais ma chérie, on a bien un président bien plus jeune que son épouse. Ce genre de situation, aujourd’hui, ça ne choque plus.
Bien répondu mon gendre !
— Je te rappelle qu’on n’est pas encore mariés. On a repoussé notre mariage à l’année prochaine. Et cette croisière, c’est un voyage de noces. Tu vois le problème ?
— J’en ai déjà parlé avec la Directrice de la com. Cela ne lui pose pas de problème.
— J’en ai déjà parlé avec la Directrice de la com. Cela ne lui pose pas de problème.
Mon gendre avec du répondant. Un jeune homme plein de ressources finalement.
— Anne-Lise, écoute-moi, écoute ta mère, et sois raisonnable, c’est la meilleure solution. Nicolas fait sa croisière. Et moi, ces vacances me feront beaucoup de bien. Et toi, tu perds Nicolas juste sept jours et tu le retrouveras en pleine forme, trop heureux de te retrouver.
Allez ma fille, t’as du caractère comme ta mère, mais lâche le morceau !
Finalement, elle fit oui de la tête.
Capitulation ! Victoire ! A moi la croisière de rêve !
Finalement, elle fit oui de la tête.
Capitulation ! Victoire ! A moi la croisière de rêve !
Le lendemain, dimanche de Pâques, le Titanic fut définitivement renfloué. Les deux tourtereaux s’étaient retrouvés. Et j’eus droit à un magnifique bouquet de fleurs de Nicolas, comme cadeau de fiançailles, dit-il, ce qui nous a fait bien rire. Même si j’avais bien senti qu’il y avait des excuses derrière vis-à-vis de son attitude excessive de la veille. Il était touchant ce gamin.
Dans les jours qui suivirent, le mercredi, il me semble, je fis un drôle de rêve. Je me le remémore parfaitement, comme si j’y étais.
Je marche sur une grande plage de sable blanc, seule, dans une robe de mariée. Heureuse. Une robe blanche, avec de la dentelle sur le pourtour et les manches, avec un décolleté plongeant sur mes seins. Des seins ronds, plutôt lourds, mais fermes. Mes pieds nus s’enfoncent dans le sable chaud, le vent doux caresse mon visage et disperse mes longs cheveux bruns et lisses. Souriante, je tends la main vers mon mari ... main s’enfonçant dans le vide. Mon bonheur laisse place à l’inquiétude. Soudain, une bouche m’embrasse le cou. Je tourne la tête. Regard s'échouant contre les vagues désertes. La bouche descend sur mon épaule dénudée, mon bras, ma main, ses bisous sont si agréables sur ma peau nue. J’essaie de l’attraper, envie pressante d’un bouche-à-bouche. Elle part se réfugier dans mon décolleté. Mes tétons pincés par ses lèvres. Montée du désir. La bouche se fait langue. Elle glisse le long de mon ventre, s’attardant sur le nombril, tâtonnant, cherchant son chemin. Vers quoi ?
Je le sais. Et j’en ai envie. Une envie façon raz-de-marée. Je relève vivement ma robe de mariée, je retire ma culotte. Je m’allonge sur le dos, cuisses toutes ouvertes. La fente exposée au regard des mouettes. Cette langue, je la sens slalomer entre mes jambes, ses bisous sur mes pieds, chevilles, mollets. Elle remonte. Doucement. Trop doucement. Je prends conscience d’ombres immobiles autour de moi, des passants, commentant, gloussant, se régalant de la vue. Pudique, j’ai honte. Trop envie, tant pis. J’enfouis ma honte, l’envie est devenue obsession. Je suis mendiante, implorant un léchage de ma chatte. Me voilà devenu vulgaire. Je m’en fous. Je sens un souffle brûlant le long de ma fente. Cette bouche me rend folle. « Allez, viens, viens me bouffer ma petite chatte. » Un bruit de braguette, une ceinture, un pantalon qui roule sur des jambes poilues. « Prends-moi, prends-moi, je suis à toi ! » Rien ne vient. La frustration me fait tourner la tête.
Je suis prête à tout, me rabaissant à plus belle des vulgarités. « Viens me baiser. Je suis ta salope, ta pute, viens, viens me défoncer ma petite chatte avec ta grosse queue ».
Un cri. Je me réveille. Je suis en nage. Le souffle rapide. Je colle l’oreiller contre moi. Corps à corps contre la soie. Ma main entre mes cuisses. Mon index plongeant dans la fente. Ressortant humide. Noyant mon clito. Surfant, roulant, titillant. Vite. Encore plus vite. De plus en plus vite. Les plumes de l’oreiller étouffent mes cris de jouissance.
Ce rêve m’a hantée plusieurs semaines. Pas la peine d’aller bien loin pour le comprendre. J’avais besoin, à 40 ans, divorcée depuis six ans, de reconstruire avec un homme une vraie histoire de couple. Une relation complice, forte, sincère. Pleine d’attentions à l’autre, de tendresse, de bisous, de mains se tenant en marchant, et de bras puissants qui m’enlacent amoureusement. Mais aussi une relation pleine de passion, de sexe, de hard. Là-dessus, le père de ma fille, malgré tous ses défauts, au moins il m’avait initiée au lâcher-prise dans l’intimité, à briser le plafond de verre que mon éducation m’avait imposé, et au final à laisser exprimer mon désir sans tabou. J’ai ainsi été traitée de « chaudasse » et de « salope ». Ces hommes n’avaient rien compris. Je n’étais ni libertine, ni allumeuse, ni multipartenaire. J’avais même une conception assez classique du couple.
Mais voilà : quand j’aimais un homme, c’était avec passion, avec un immense P, et au lit, ou ailleurs, tout était alors permis ...
A suivre ...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Continue comme ça !
Numéro 54 ces mon département lol 😜hummmmm elle va arriver trop bien
Belle première qui réclame une suite, elle va exister ? Rassurez moi ?
Ah le fantasme de la belle mère...
J'attends la suite que j'imagine savoureuse.
Un beau talent de conteuse.