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✦ Etrenu stage forme et nature XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

stage forme et nature — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Etrenu
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stage forme et nature

Chapitre 1

Quand je m'étais inscrit à ce stage d'une semaine de sport intensif, je me doutais bien que la relation au corps serait bien naturelle. J'avais eu énormément de chance, contactant au dernier moment l'organisateur juste le jour où il avait eu un désistement. Il m'avait accepté, me donnant un minimum de détails, s'assurant simplement que j'étais suffisamment sportif.
A cinquante-cinq ans, toujours triathlète, faisant deux séances de renforcement musculaire chaque semaine en plus de la course à pied, du vélo et de la natation, je me défendais encore bien physiquement, même si je sentais ma puissance physique, et ma vitalité, s'affaiblir.
Divorcé vivant seul, les enfants ayant quitté le cocon, je pouvais vivre pleinement ma bisexualité qui ressemblait franchement à de l'homosexualité, vu le peu de rencontres hétéros que je faisais. En même temps, quand on ne cherche pas, on ne trouve pas…
J'étais un petit gabarit de 1,78 mètres pour 69 kilos, d'une musculature plutôt sèche malgré ce petit ventre qui prouvait mon amour de la bonne chair. Avec ce petit cul bombé qui prouvait mon amour de la bonne chère, entre garçons. Je m'accrochais à ce poids, lutte quotidienne, autant pour ne pas grossir que pour l'adorable symbolique qu'il avait pour moi, grand amateur de dégustations bucco-génitales. Des deux sexes, d'ailleurs.
J'avais donc rejoint le centre privatisé pour cette semaine sportive et naturelle. Dès mon arrivée mes doutes furent levés : nous étions dans un centre naturiste.
Après tout, rien pour me déplaire, moi qui restais souvent nu à la maison et qui aimait me baigner sans textile dans la mer.
Le coach m'accueillit bien plus chaleureusement qu'il ne m'avait parlé au téléphone. Il commença par s'excuser de son comportement, conscient qu'il avait été à la limite du désagréable. Je le rassurais en faisant semblant de ne rien avoir remarqué, ce en quoi il ne fut pas dupe.
Tout de suite il me mit à l'aise en expliquant que si la majorité des stagiaires pratiquaient nus, il n'y avait aucune obligation. Même dans le centre je pouvais rester en textile si cela me convenait mieux. Je lui affirmais, plus certain de moi que je ne l'étais vraiment, que la pratique du naturisme n'était pas un problème pour moi.
Une première séance démarrait en fin d'après-midi. Nous étions vingt en tout. J'avais deux petites heures pour m'installer et découvrir les lieux.
Chaque chambre ouvrait sur le jardin. Je pris possession des lieux, me déshabillais entièrement sans hésiter, me disant que je n'étais sans doute pas prêt de remettre des vêtements. Je découvris alors qu'il n'y avait que des toilettes et un lavabo dans la salle de bain, pas de douche.
J'avais vu un panneau indiquant la direction du bloc sanitaire. Je décidais d'aller prendre une douche, me sentant sale et puant après le voyage. Je le trouvai sans problème et poussai la porte des hommes quand je sursautai et me figeai. Devant moi, face à l'entrée, un mâle magnifique, somptueusement nu, était adossé contre la cloison.
Je restai sans voix devant tant de virile beauté. Bouche bée, je ne pu m'empêcher de regarder ce superbe corps. Alors que la porte se refermait lentement derrière moi en grinçant, mes yeux se posèrent sur ses épaules musclées, sur ses pectoraux surdéveloppés, sur ses bras puissants, sur ses abdominaux de rêve, sur ses cuisses robustement dessinées. Et forcément aussi sur son pubis en broussaille et sa verge de belle taille et décalottée. Un délicieux bonbon rose sur la peau sombre de ce métis !
Je mis de trop nombreuses secondes à réaliser que j'étais en train de reluquer allègrement cet homme nu que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, ni des lèvres ni des dents. Je rougis brusquement.
Alors que je bafouillais de vagues excuses en disant que sa présence m'avait surprise, je réalisai qu'un début d'érection venait grossir mon pénis.
J'en fus encore plus troublé, ne sachant plus quoi dire, ne sachant plus où me mettre, ne sachant plus quoi faire.
Heureusement la voix grave du garçon me sortit de mon embarras.
— Oui, je te confirme, je suis un garçon, comme toi. Nous ne nous sommes pas trompés de pièce.
— Ah ? Tant mieux…
— C'est assez normal, voire banal, dans un centre naturiste, de tomber nez à nez avec un garçon nu. Avec une fille nue aussi, remarque. Mais pas dans les douches hommes.
Un beau sourire éclairait son visage qui me troubla profondément.
Il posa une main sur sa tête, dans un geste voulant dire qu'il s'en voulait, qu'il était stupide.
— Tu es nouveau ici ?
— Oui, c'est une première.
— Et bien sois le bienvenu ! Et… tu as l'habitude du naturisme ?
— Euh… Oui…
— On dirait un « oui » qui veut dire « non ». Je me trompe ou bien tu n'es pas trop habitué, sans être novice ?
— C'est exactement cela. Je suis naturiste, enfin, un peu naturiste, mais c'est une première en club.
— Sage décision ! Tu verras, c'est génial ! Mais… Tu participes au stage ?
— Forme et nature, oui.
— Ah ouais ! Couillu le gars ! Pour une première en club, c'est hyper couillu !
— Ben… Je suis un garçon. Comme tu le vois, je suis couillu.
Le gars éclata de rire. Tout en me scrutant avec autant d'impudeur que ne n'en avais fait pour lui.
Quand il fut calmé, je demandai :
— Pourquoi « hyper couillu » ?
— Tu fréquentes les salles de muscu ? Oui. Bien sûr. Vu comme tu es foutu, tu fréquentes les salles.
— Exact. Deux fois par semaine. De toute évidence moins que toi ! Vu comme tu es foutu…
— Moi c'est tous les jours ou presque. Donc tu connais les exercices physiques qu'on fait en renfo musculaire ?
— Oui… Ah, je vois… Les mêmes, à poil… Des postures… Délicates !
— On peut le dire, oui. Mais tu peux rester en slip. Ou en short. Si tu préfères. Sincèrement, personne ne jugera. C'est cool ici.
— Je n'en doute pas que ce soit cool ! Des sportifs, d'abord. Ensuite quand on ne se cache pas derrière des apparences vestimentaires, on est plus cool et tolérant !
— Tous à poil ça aide à être moins con !
— J'espère ! Je ne suis pas là pour me prendre la tête ! Ou qu'on me la prenne…
— Tu as raison. Mais si ce n'est pas la tête, c'est quoi d'autre ?
— La tête… Quoi d'autre…
A nouveau, comprenant son allusion qui, en des lieux bien gays me conviendrait parfaitement, je me remis à rougir et bafouiller.
A nouveau il éclata de rire, me présenta ses excuses pour ses bêtises, me dit de ne pas y faire attention et me souhaita une bonne douche.
Ma verge était maintenant bien grosse et prête à se relever. Je décidai de rompre le débat et le saluai avant de m'enfoncer vers les douches.
Il me lança un « à tout de suite ». J'entendis la porte grincer. Ouf, j'étais seul.
Je me tripotai machinalement le sexe, constatant qu'il était bien gluant autour du gland. Le gars m'avait à la fois fait bander et mouiller.
Je me lavai en revisionnant la magnificence de son anatomie. Je réalisai non seulement qu'il était magnifique mais aussi qu'il était noir et tatoué.
Le corps des blacks n'était pas un fantasme pour moi qui aimait les phallus de taille raisonnable pour mon petit cul délicat. Je comprenais le désir des amateurs de grosses pines dans le cul, mais je ne le partageais pas. De même que je n'avais rien contre la mode du tatouage, mais que je n'en avais aucun. Pourtant mon esprit se mit à trouver que ces tatouages embellissaient encore ce corps si parfaitement mâle…
Je me mis à bander plus encore, regrettant de ne pas m'être masturbé la veille pour me vider les couilles. Cela faisait d'ailleurs quatre jours que je n'avais pas éjaculé. Même à mon âge il était donc normal d'être excité.
Je tâchai de changer de sujet en me concentrant sur ce qui m'avait troublé dans son sourire. Alors que je me rinçai je compris : ce garçon avait un sourire d'une extrême douceur, un sourire presque enfantin, dans ce corps d'une absolue virilité. Et tout à coup je m'interrogeai sur son âge. Sans doute était-il plus jeune que ne pouvait laisser penser sa puissance corporelle.
J'hésitai : me masturber jusqu'à l'éjaculation ou bien tenter de me calmer et de retourner dans ma chambre ?
J'optai pour la deuxième solution.
Muni d'une gourde d'eau je rejoignis le groupe à l'heure dite. Nu. Tout comme le coach. Tout comme seize des vingt participants. Treize hommes. Sept femmes, dont cinq dans le plus simple appareil. La plupart au physique avantageux. Les deux femmes en short et brassière. Un homme en slip, un autre en string, le troisième en boxer.
Je ressentis un petit moment de solitude en me disant qu'il allait falloir maitriser mes émotions physiques devant tant de beauté anatomique. Mais c'était bien le corps du garçon croisé précédemment qui aimantait mon regard. Surtout qu'il était toujours décalotté. Surtout que sa verge molle restait d'une taille avantageuse. Surtout que ses fesses étaient magnifiques.
J'observai ses tatouages pendant que le coach nous distribuait des tapis de mousses, une grande serviette à étalé dessus et une petite pour le corps. Epaules, bras, torse et un côté du ventre tatoués. Mais rien ailleurs. Des dessins divers, beaux, harmonieux, qui relevaient encore l'esthétique de son corps.
Je me surpris à apprécier ses tatouages, moi qui n'en étais vraiment pas fan. Mais force était de reconnaitre leur magie virile. Je m'interrogeais sur ce que je ressentais, moi qui préférais les hommes fins et athlétiques aux bears et autres musculeux trop puissants. Je décidai de ne plus y penser pour éviter un désagrément érectile.
La séance fut une merveilleuse découverte pour moi. Voir tous ces corps se contorsionner au gré des exercices, sans aucun voile, sans aucune réticence, avec ce merveilleux sentiment de liberté qu'amplifiait encore une légère brise chaude. Une heure trente de fesses contractées et décontractées, de verges et couilles ballottantes, de seins fiers de pointer, quelles que soient leur taille et leur forme. Je me sentis bien, libre, reconnecté à moi-même.
Malgré tout fatigué par l'effort physique, je pris mon temps au bar en discutant avec le coach et d'autres participants. Je m'amusai de voir les deux femmes et deux des hommes qui avaient gardé des sous-vêtements les retirer une fois la séance achevée. Seul le garçon en boxer le garda. La bosse parfaitement moulée donnait une explication à ce choix. Qu'est-ce qui l'excitait ? Le corps des femmes ou celui des hommes ?
Toutes les femmes étaient en couple avec un des participants. Deux garçons se tenaient par la main, ne cachant pas leur orientation homosexuelle. Les autres étaient comme moi, célibataires.
L'une des femmes me demanda comment faisait Basile pour être aussi musclé.
— Qui ? demandai-je
— Basile, le grand black. Vous vous connaissez, non ?
— Ah ? Il s'appelle Basile ? Non, on ne se connait pas.
— Pourtant vous aviez l'air ! J'ai relevé une complicité entre vous.
— Vous croyez ? On a juste fait connaissance un peu avant la séance en prenant une douche. D'ailleurs il est temps que j'y aille ! Mais c'est vrai qu'il est très sympa et sacrément musclé !
— Ah, si mon chéri pouvez être aussi bien foutu !
Le chéri contesta les propos de sa belle qui avait pourtant bien raison. Il était quand même pas mal foutu aussi, mais rien à voir avec Basile.
Basile… Je méditais sur ce prénom en me dirigeant vers les douches. Basile, un prénom trop rare qui porte en lui l'essence de la sagesse antique. Un prénom qui évoquait en moi un exotisme léger et une élégance naturelle. Un prénom en harmonie avec son beau visage aux yeux tendres, mais déconcertant au regard de son physique. La femme avait eu raison, nos regards s'étaient croisés des dizaines de fois pendant les exercices, nos sourires s'étaient souvent répondus.
Il n'y avait plus que les deux homos et un homme sous les douches collectives. Les verges étaient dures et tendues pour les deux amoureux, bien déployée pour l'autre garçon. Je m'inquiétai pour les réactions de mon corps, bien que fatigué, quand les deux gays présentèrent leurs excuses pour leur état et se retirèrent. L'autre garçon et moi leur répondirent qu'avoir des phallus déployés n'avait rien de choquant, que c'était dans notre nature masculine.
Ils nous remercièrent pour notre compréhension et notre solidarité et nous laissèrent. Aussitôt le regard de l'autre se porta sur mon anatomie. Il me fit des compliments sur ma condition physique, me disant qu'il avait bien observé et constaté que j'enquillais plus de mouvements que lui. Je le remerciai avec le minimum syndical, comprenant bien qu'il me draguait et me reluquait attentivement. Mais ni son visage, ni son expression, ni son corps un peu trop bedonnant pour moi ne me plaisait. Je l'imaginais sportif excessif, sans grande hygiène alimentaire ou de sommeil, se lançant dans des paris fous sans préparation. Il avait une trentaine d'années : qu'il en profite, cela ne durerait pas.
Et puis le corps de Basile revenait sans cesse dans mon esprit.
Je ne le croisai pas pendant le diner. Je fus relativement mal à l'aise de partager mon repas au milieu de tous ces naturistes. Ce ne fus qu'en croquant dans une pêche juteuse que j'oubliai enfin ma propre nudité.
Avec le coach et d'autres membres du groupe nous partîmes faire un tour du club. Il donnait directement sur une plage non-textile. Nous piquâmes une tête et nageâmes jusqu'au moment où le soleil tomba dans l'eau. Nous rentrâmes, nous prîmes une douche joyeuse tous ensemble et nous donnâmes rendez-vous à neuf heures le lendemain matin pour notre première séance du jour.
Je décidai de passer par le chemin inverse à la logique, n'ayant pas croisé Basile sur le chemin direct. Je souris en entendant des gémissements de plaisir dans deux chambres devant lesquelles je passai. Des couples hétéros. Grand bien leur fasse !
Je m'interrogeai sur l'emplacement de la chambre du couple homo quand mon regard tomba sur les fesses de Basile qui dépassaient de l'encoignure de sa baie vitrée. Je déglutis difficilement en admirant cette œuvre d'art. A nouveau je rougis d'une timidité qui n'était pourtant pas dans mes habitudes. Je tâchai de marcher silencieusement dans l'herbe, mais le garçon se retourna à mon passage et me regarda fixement.
Mal à l'aise, je le saluai.
— Bonsoir Basile.
— Salut Romain.
— Tu connais mon prénom ?
— Tu connais bien le mien.
— C'est le coach. Je ne sais pas comment il fait pour mémoriser aussi vite tous les prénoms.
— C'est le coach, c'est vrai, qui a prononcé ton prénom. J'aime bien « Romain ». Avec « Basile », nous réunifions le schisme d'Orient, quand les orthodoxes se sont émancipés des catholiques. C'est bien que toi et moi soyons source de paix.
— Quelle culture ! Bravo.
— Cela fait partie de mes études. J'adore l'histoire. Je veux comprendre la folie des hommes qui font tout pour se séparer, pour se combattre, pour se diviser, alors que seuls la paix et l'amour n'ont de sens. Il faut comprendre la source des divisions pour trouver des voies de passages pacifiques.
— C'est pour cela que tu fais de la muscu ?
— Être bien dans son corps aide à être bien dans sa tête. J'imagine que c'est pareil pour toi qui es sacrément en forme pour ton âge ! Je t'ai bien observé, ce que tu fais comme exercices est impressionnant.
Tout en disant cela Basile s'était retourné, me cachant ses fesses somptueuses pour me révéler son corps parfait. Il leva les bras en l'air pour se tenir au chambranle de la porte et se montrer dans sa pureté de face.
A nouveau mon corps balaya son anatomie offerte à mes yeux. Devinant qu'il me reluquait de la même manière, je ne me gênai plus pour insister sur chaque membre de son corps. Je finis par le lui dire.
— Impressionnant. Je n'ai jamais vu un garçon aussi puissant que toi. Tes cuisses, waouh, méga-dessinées ! Ton ventre en V, c'est dingue ! Tu es de loin le plus beau mec qu'il m'est été donné de regarder.
— Ne te gêne pas, si tu veux mater. Je peux te faire un aveu, j'aime bien quand on me regarde.
— C'est un peu égocentrique…
— C'est totalement egocentrique ! Tu vois, mon ego, j'ai décidé de le placer là, dans mon corps. Pour le reste de mon être, je suis totalement partageur, solidaire, empathique. Il faut bien avoir un vilain défaut !
— Un magnifique défaut ! Une telle beauté, tu as raison, cela s'exhibe. C'est à la fois égocentrique et généreux. Merci.
— De rien, profite.
— Tu dois me trouver bien maigrichon, comparé à toi.
— Pas du tout ! Comme nous vivons tous de nos contradictions, j'ai ce besoin obsessionnel, pour moi, de me muscler partout. Je ne me sens bien que comme cela. Mais les hommes que j'aime sont comme toi, d'un bel équilibre musculaire, plutôt fins, sans excès, âgés. Les garçons de mon âge musclés comme moi ne m'attirent pas. Mais alors pas du tout.
— Tu as peur de la comparaison ?
— Pas du tout. Je m'en tape.
— Et pourquoi « âgés » ?
— Seuls les seniors m'attirent, répliqua-t-il dans un souffle, en baissant la tête, presque honteux.
 — Amateur de daddies ?
— Exactement. De daddies exactement comme toi : beaux, entretenus, physiquement en forme, sympas, qui vont toujours de l'avant.
Il n'avait pas relevé la tête en disant cela. Je voyais ses joues se colorer sous l'aveu.
— Je ne suis pas beau.
— De l'intérieur, si, cela se voit.
— Tu es en train de me dire que je suis moche extérieurement et beau à l'intérieur, comme Quasimodo ?
— Je n'ai pas dit cela ! D'accord tu n'es pas Brad Pitt. Mais tu n'es pas moche non plus.
— Et tu aimes les vieux qui s'entretiennent physiquement…
— On peut être âgé sans être vieux. J'aime ton style daron. Je suis certain que tu as des enfants. Cela se sent. J'aime le soin que tu portes à ton corps. Tu pars en voyage rasé. C'est rare. De la barbe, du sexe, des couilles, et même de l'anus. Et tu as taillé dans ta broussaille pubienne. C'est chouette. C'est beau. C'est une marque de respect pour autrui.
— Tu as maté tout cela sur moi ? Je suis bluffé !
— J'ai le coup d'œil pour les daddies… Avec les exercices que le coach nous fait faire, en un coup d'œil tu peux voir qui se rase l'anus. Nous ne sommes que sept à le faire. Le couple d'homos, ils se rasent mutuellement le cul, j'imagine.
— C'est très indiscret tout ça, dis-moi !
— C'est de ta faute : une fois que j'ai eu repéré que tu te rasais l'anus, j'ai eu besoin de regarder les autres.
— C'est à cause de moi que tu mates les petits trous des autres ? Allons…
— C'est que tu es le seul qui m'intéresse. Bigrement, même.
En disant cela il avait relevé la tête. L'émotion rougissait ses yeux. Je le sentais tout à coup déstabilisé. En même temps je prenais l'aveu en pleine face. J'étais conscient que mon sexe était particulièrement gonflé. Je savais que ce garçon m'excitait. Que je le désirais. Que je ne pouvais rien cacher, ni physiquement, ni émotionnellement, de l'effet qu'il me faisait. Mais l'histoire était par trop incroyable, irréelle, envoutante.
Je fis un refus d'obstacle.
— Tu veux me faire croire que toi, le plus beau garçon du monde, t'intéresse à un vieux comme moi parce que n'aimes que les seniors entretenus ? Alors que tu peux t'offrir les plus beaux mecs du monde ? Tu me prends pour qui ? Un gogo de service ? Tape-toi qui tu veux, mais ne me raconte pas d'histoire mièvre et sentimentale ! Dans tous les cas ta queue est bien trop grosse pour mon petit cul ! Allez, salut.
Alors que je tournai les talons pour retourner dans ma chambre, je l'entendis murmurer de sa belle voix grave :
— C'est pourtant vrai.
Ces simples mots me firent plus d'effet qu'une caresse intime. J'étais en complète érection quand j'ouvris la porte de ma chambre. Tremblant, je me jetai sur le lit. Le contact du matelas sur mon sexe me fit mal. Je me retournai. Et sur le dos, en regardant le plafond, la queue se levant et retombant en claquant mon entre d'un son mat, je refis dans ma tête le fil de la journée.
Je passai de l'énervement à la frustration, de la colère au désir fou du corps de Basile, du refus à l'élaboration de plans cul.
Je dormis atrocement mal cette nuit-là. La raison me poussait à me masturber pour évacuer la tension interne. Mais je m'y refusais, dans un mélange d'espoir et de bravade.
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papidu26
8 novembre 2025 à 10:43
superbe vivement la suite
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