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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ce fut une si belle histoire — Chapitre 4 · Le Munch 3eme partie

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Maitre_L
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Ce fut une si belle histoire

Chapitre 4 · Le Munch 3eme partie

Ce fut une si belle histoire
Chapitre 3. Le Munch 3eme partie
Précédemment :
Elle recula ses lèvres et murmura :
— Monsieur, je vous en prie… si vous n'arrêtez pas tout de suite ce petit manège, je ne réponds plus de rien. Vous me rendez folle.
Dans un large sourire, je lui répondis :
— Tu sais… me dire une chose pareille, ce n'est pas une bonne idée. Je pourrais m'en servir pour te pousser dans tes retranchements et jouer avec ta frustration.
— Oui, je sais, Monsieur… mais s'il vous plaît, pas ici, pas ce soir. Vous pourrez faire de moi ce que vous voulez… mais pas maintenant. Je vous en prie.
Je déposai un baiser sur ses lèvres et relâchai mon étreinte, un peu à contre-cœur tant j'avais envie d'elle à cet instant précis. Mais je ne voulais rien précipiter : chaque chose en son temps.
— Merci, Monsieur. Je sais que je ne suis pas censée le faire, mais… je vous demande juste un peu de patience.
Je me mis à rire franchement.
— Hey, Isabelle, détends toi. Respire… Tu n'es obligée à rien, dans un sens comme dans l'autre. Je ne suis pas ton maître. J'apprécie le respect dont tu fais preuve envers moi, vraiment, ça me touche au plus profond de moi, je te l'assure. Mais je te le répète : je ne suis pas ton maître, tu ne me dois rien.
Elle s'apprêtait à répondre, mais je la devançai en posant mon doigt sur ses lèvres.
— Chut. Ne dis rien, pas encore. Je me doute de ce que tu as envie de me dire, mais là, c'est moi qui te demande un peu de patience.
Ses yeux verts m'aspiraient, je devais lutter pour ne pas m'y noyer.
— Bien, Monsieur, je me tais, dit-elle à travers mon doigt.
Puis elle le glissa entre ses lèvres et se mit à le sucer comme si c'était ma queue qui coulissait dans sa bouche. Je sentis sa langue tournoyer autour de mon majeur. Son regard de braise aurait pu me faire jouir à lui seul.
Elle retira mon doigt lentement, passa la langue sur ses lèvres et laissa échapper un petit humm de satisfaction.
— Toi, tu vas me le…
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Elle se retourna d'un coup, s'échappa de mes bras et s'approcha de Clothilde, toujours suspendue au crochet, tandis que Jacques faisait courir le cuir de son fouet sur sa peau.
Arrivée à deux mètres à peine de Clothilde, elle s'arrêta. Elle se retourna vers moi, m'adressa un sourire ravageur, puis planta de nouveau son regard dans celui de la suspendue.
Un dialogue muet, incompréhensible pour nous, se déroula entre les deux femmes. Puis Clothilde brisa le silence, d'une voix douce :
— Approche.
Isabelle fit un pas en avant, puis s'arrêta de nouveau.
— Plus près, lui demanda Clothilde.
Elle avança encore, jusqu'à se retrouver très proche d'elle. Le fouet de Jacques claqua dans l'air, un bruit sec qui fit sursauter les deux femmes à l'unisson. Le cuir vint s'enrouler autour de la cuisse droite de Clothilde. Elle ferma les yeux, gémit légèrement et posa sa tête sur l'épaule d'Isabelle.
— Tu souffres ? murmura Isabelle.
— Oui… et non. C'est vif au moment de l'impact, mais après, il ne reste que le plaisir
Un second coup lui cingla la cuisse gauche avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase. Isabelle laissa passer quelques secondes, puis lui souffla à l'oreille :
— Qu'est-ce que tu es belle… Je t'envie.
Clothilde releva la tête, lui sourit, et sans la quitter des yeux, demanda :
— Embrasse moi.
Isabelle ne réfléchit pas. Ses lèvres se posèrent sur celles de Clothilde. Un premier baiser, presque chaste, en appela un second, puis un troisième, plus profond, jusqu'à devenir véritablement passionnés.
C'est à cet instant que Jacques clôtura sa séance, faisant claquer une dernière fois son fouet dans l'air. Bien qu'il fût tout près d'elles, les deux femmes ne réagirent pas au claquement sec, pas même à l'onde sonore qui suivit. Elles étaient ailleurs, dans un espace qui n'appartenait qu'à elles.
Jacques prit une bonne dose de crème cicatrisante dans la paume de sa main et commença à l'étaler sur le dos de sa soumise.
— Luc, vous voulez bien m'aider ? me demanda-t-il en me tendant le tube.
— Bien sûr.
Je m'approchai, pris un peu de crème, et tandis que Jacques s'occupait de son dos, je me concentrai sur ses cuisses.
Les deux femmes n'avaient toujours pas interrompu leur longue étreinte, leurs lèvres et leurs langues jouant l'une avec l'autre comme si nous n'existions pas. Mon geste exigeait que je passe d'un côté puis de l'autre ; je sentais son corps se tendre lorsque je touchais certaines zones plus sensibles, mais elle ne quitta pas Isabelle pour autant.
Mes mains parcouraient lentement ses cuisses et le bas de ses fesses, tandis que celles de Jacques glissaient sur son dos. Il descendit plus bas, ce qui fit arquer légèrement le corps de Clothilde, un gémissement étouffé s'échappant d'elle.
Il glissa deux doigts dans l'antre brulante de sa soumise, elle se cambra un peu, émis un gémissement étouffé, et ondulât du bassin. Apres quelques seconde de ce traitement, Jacques sorti ses doigts de sa chatte, me les montra, ils étaient luisant de cyprine. Il alla se positionner entre les deux femmes, les forçant a mettre un terme a leur baiser, il regarda Clothilde dans les yeux et lui mit ses deux doits poisseux dans la bouche, elle les goba avec avidité, elle les suça, les aspira sans jamais lâchée Jacques du regard. Celui-ci, finit par retirer ses doigts et se recula. L'instant d'après les deux femmes avaient repris leur baiser.
 Jacques dénoua les cordes qui maintenais les bras en l'air de sa soumise, ils descendirent doucement, et virent naturellement s'enrouler autour du cou d'Isabelle.
Leur baiser prit fin lorsque Clothilde sentit ses jambes se dérober sous son propre poids. Isabelle eut peur qu'elle ne tombe.
—Vite, venez m'aider s'il vous plaît, elle va tomber !
Jacques et moi bondîmes sur Clothilde pour la soutenir. Nous la maintenions chacun de notre côté.
— Merci, Monsieur Luc, me dit-elle doucement.
Puis, tournant la tête vers Jacques, elle lui souffla :
— Maître, merci, merci et encore merci pour cette séance. Je crois bien n'avoir jamais ressenti autant de choses. Et le final… wahouuu.
Isabelle marchait derrière nous ; lorsque nous approchions d'un canapé souple en tissu, Jacques lui demanda :
— Isabelle, tu veux bien prendre le plaid qui se trouve sur le canapé voisin, le plier en quatre et le déposer sur celui-ci ? Je pense que Clothilde va avoir un peu de mal à s'asseoir pendant quelques minutes. Peux-tu également aller chercher ma veste dans le vestiaire et me l'apporter ? Elle risque d'avoir froid après toute la chaleur qu'elle vient de supporter.
Elle s'apprêtait à lui répondre, mais il ne lui en laissa pas le temps.
— Peux-tu également aller au bar et demander à la serveuse une grande bouteille d'eau ? Clothilde va avoir très soif dans pas longtemps.
— Oui, bien sûr Monsieur, j'y vais de suite, je me dépêche !
— Merci, Isabelle.
— Comment te sens-tu, Clothilde ? lui demanda son maître.
— Ça commence à aller mieux, Maître, merci. Je retrouve un peu de sensation dans mes bras, et mes jambes sont un peu plus stables.
— Parfait, lui répondit-il, tu vas pouvoir t'asseoir dans quelques secondes. Respire tranquillement.
— Oui, Maître.
Isabelle avait récupéré le plaid, l'avait plié de façon à ce que le fessier de Clothilde ne rentre plus en contact avec le canapé froid. Elle était déjà partie en direction du vestiaire.
J'aidai Jacques à asseoir confortablement Clothilde sur le coussin de fortune ; elle fit une petite moue quand son petit cul endolori rencontra le plaid, et elle émit un léger gémissement quand son dos prit contact avec le dossier du canapé.
Isabelle arriva enfin avec la veste de Jacques ; elle était suivie de près par la serveuse qui apportait deux grandes bouteilles d'eau ainsi que quatre verres. Elle alla ensuite chercher la robe de Clothilde, qui gisait sur le canapé que mes amis occupaient quand nous nous sommes éclipsés, Isabelle et moi.
Jacques recouvrit les épaules de Clothilde avec sa veste avant de lui servir un grand verre d'eau qu'il lui tendit. Elle le prit entre ses deux mains encore tremblantes, le porta à ses lèvres et le but d'une traite.
— Heureusement que ce n'est que de l'eau, lui dit Jacques dans un sourire.
— Oui… je serais bien incapable de boire autre chose là. À part votre semence, Maître.
— Chaque chose en son temps… chaque chose en son temps.
Jacques se tourna ensuite vers Isabelle et moi.
— Bon, les amis… Je vois que ça se passe bien, tous les deux. Vous nous expliquez ?
Isabelle baissa les yeux. La voir ainsi me fit sourire. Je pris la parole, puisqu'elle semblait décidée à garder le silence.
— Merci Jacques. Oui, je pense que ça se passe bien. Et pour être honnête, je n'ai rien vu venir. Les choses se sont faites naturellement, sans que ni elle ni moi n'ayons prévu quoi que ce soit.
Je posai alors ma main sur la cuisse d'Isabelle, simplement, comme une évidence. Sa main se posa immédiatement sur la mienne. Elle leva les yeux vers moi, m'offrit un sourire radieux, puis se tourna vers Jacques.
— Je confirme tout ce que Monsieur Luc vient de dire. Je n'ai pas réfléchi, je n'ai pas eu besoin de le faire. Je ne comprends pas bien pourquoi, d'ailleurs. Je suis quelqu'un de très rationnelle, de posée, en temps normal… mais là. Ça s'est imposé comme une évidence.
Son regard se posa sur Clothilde.
— Et pour toi, c'est pareil. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je ne regrette rien, vraiment pas… mais oser t'embrasser comme ça, devant tout le monde, pendant que tu étais suspendue… ça m'a paru naturel. Évident. Tu es la première femme que j'embrasse, la première que je touche. Et je ne suis absolument pas déçue. J'ai adoré.
Clothilde posa sa main sur les nôtres, un sourire tendre sur les lèvres.
— Je suis sincèrement heureuse pour vous deux. Vous allez merveilleusement bien ensemble. Je le savais, je l'ai dit à mon Maître : ces deux-là, quand ils vont se rencontrer, ça va faire des étincelles.
Elle posa son verre sur la table basse, puis regarda Jacques droit dans les yeux, satisfaite.
— Je vous l'avais dit… ils sont faits pour être ensemble.
Jacques acquiesça d'un signe de tête. Clothilde se tourna vers nous à nouveau, gardant sa main sur les nôtres.
— Tu sais, Isa… dans la vie, il ne faut pas trop réfléchir. On fait les choses quand on en a envie, comme on en a envie. La vie est trop courte pour se prendre la tête. Et pour te rassurer… j'ai adoré te goûter. J'en avais terriblement envie. Vous voir tous les deux, c'était bien trop tentant. Tu aurais pu me repousser, tu en avais le droit, je ne t'en aurais jamais voulu. Mais le fait que tu aies accepté… ça me comble de joie.
Clothilde se pencha légèrement vers Isabelle et lui murmura :
— Je peux ?
Isabelle lui répondit d'un sourire doux, presque timide, et leurs lèvres se retrouvèrent aussitôt. Au moment où leurs bouches se touchèrent, je sentis la main d'Isabelle se resserrer autour de la mienne ; dans le même temps, le pouce de Clothilde effleura nos doigts d'une caresse légère, pleine de tendresse.
Jacques et moi restâmes là, silencieux, simplement spectateurs de la scène. Il y avait quelque chose de beau, de juste, dans ce baiser qu'elles échangeaient. Quelque chose de simple, sans jeu, sans provocation… juste du désir brut, assumé.
Leur baiser dura quelques instants, puis elles se séparèrent lentement. Isabelle gardait ce sourire lumineux au coin des lèvres. Clothilde, elle, leva sa main libre et lui caressa la joue d'un geste délicat.
— Tu es très belle, lui souffla-t-elle.
Puis son regard se tourna vers moi. Son expression changea, moins douce, plus sérieuse ; une lueur d'avertissement y passa.
— Monsieur Luc… si jamais vous lui brisez le cœur, c'est moi qui vous attache sur la croix. Et croyez moi : vous allez souffrir. Et pas de plaisir, cette fois.
— Rassure toi, je n'en ai pas l'intention. Et puis… qui te dit que ce n'est pas Isabelle qui me brisera le cœur ?
Elles éclatèrent toutes les deux d'un petit rire léger.
— Dans ce cas, répondit Clothilde avec une lueur de malice, c'est Isabelle que j'attacherai sur la croix !
Elle appuya sa main sur nos doigts et ajouta, plus doucement :
— Vous avez beaucoup d'importance à mes yeux, tous les deux. Je ne veux que votre bonheur.
— Bon, dit Jacques en se redressant, si on allait manger un morceau ? Je commence à avoir faim. Ils font des petits encas au bar : rien de gastronomique, mais ça remplira toujours l'estomac.
Il se tourna vers moi.
— Luc, vous venez ? Laissons ces dames entre elles… Je suis sûr qu'il y a des conversations que nous, pauvres hommes, ne devons surtout pas entendre.
J'acceptai en souriant et, à regret, je laissai glisser ma main hors de celle d'Isabelle. Je me levai, prêt à suivre Jacques, mais Isabelle attrapa soudain le tissu de mon pantalon au niveau de la cuisse, me retenant dans mon élan.
— Monsieur Luc… avant de partir, embrassez moï, s'il vous plaît, dit-elle avec un regard tendre qui me désarma complètement.
Je me penchai vers elle, pris délicatement son visage entre mes mains, et plongeai mes yeux dans les siens avant de poser mes lèvres sur les siennes. Sa bouche s'entrouvrit, sa langue vint effleurer la mienne, m'effleurant d'un frisson
Quand je la libérai enfin de cette étreinte, je murmurai :
— Je reviens.
— J'espère bien… répondit-elle avec un sourire qui me fit fondre.
Je ne pus m'empêcher de goûter encore une dernière fois aux lèvres d'Isabelle avant de partir. Puis je rejoignis Jacques, déjà installé près du bar. Nous parlâmes quelques minutes du menu proposé : divers sandwichs, quelques croque-monsieur… rien d'extraordinaire, mais de quoi tenir jusqu'au repas suivant. Jacques commanda deux croques pour eux et me demanda ce que je voulais.
Hésitant, ne connaissant pas les goûts d'Isabelle, je m'apprêtais à retourner lui poser la question. Mais lorsque je me tournai vers elle, je la vis occupée à aider Clothilde à remettre sa robe. Isabelle réajustait avec douceur les pans de tissu, ses gestes glissant naturellement le long des bras et des épaules de son amie. Clothilde ferma brièvement les yeux, savourant la tendresse de cette attention après les émotions qu'elle venait de traverser.
Isabelle aida ensuite Clothilde à se redresser pour remonter la fermeture dans son dos. Ses doigts passèrent délicatement sur la peau encore marquée, comme pour en atténuer la mémoire, et je sentis dans ce simple geste autant de douceur que de solidarité silencieuse entre elles.
Je décidai finalement de les laisser tranquilles. Je n'avais pas envie de briser leur moment en allant demander à Isabelle ce qu'elle voulait manger.
Je pris donc la même chose que Jacques : un choix simple, qui passe à peu près partout. Tout le monde aime les croque-monsieur… sauf les végétariens. J'espérais intérieurement qu'Isabelle ne l'était pas, sinon j'aurais vraiment l'air malin avec mon croque.
Le temps que la jolie serveuse prépare nos encas, Jacques et moi discutâmes de la soirée. Enfin… c'était surtout moi qui parlais, si je suis honnête. Je lui confiai mes impressions sur ce que j'avais découvert du Shibari, les sensations que j'avais ressenties, et surtout ce que je commençais à éprouver pour Isabelle. Nous évoquâmes aussi la possibilité d'explorer cet univers avec elle.
Je finis par lui avouer franchement que oui, j'en avais envie. Qu'elle me plaisait énormément. Et que, si l'occasion se présentait, je serais ravi de mettre en pratique tous les conseils qu'il m'avait donnés depuis ces six derniers mois.
— Luc, je suis persuadé que tout va très bien se passer, dit-il avec un calme qui contrastait avec l'agitation qui me remuait encore. Je sais ce dont vous êtes capable, et je sais surtout que vous ferez de votre mieux. C'est ce qui compte.
Il marqua une courte pause, comme pour s'assurer que j'écoutais vraiment.
— Écoutez… il n'y a pas de bonne ou de mauvaise séance. Il n'y a que des séances différentes. Certaines seront intenses, d'autres plus douces, parfois maladroites, parfois surprenantes… c'est normal. C'est même comme ça que ça doit être.
Ses mots faisaient leur chemin en moi.
— Ne soyez pas trop ambitieux au début, reprit il. Ne cherchez pas à prouver quoi que ce soit, ni à vous prouver quelque chose à vous-même. Laissez là se découvrir, laissez-vous la découvrir aussi. Avant de vouloir aller plus loin, il faut d'abord que vous appreniez à respirer ensemble.
Il eut un léger sourire, presque nostalgique.
— Faites des expériences à deux. Avancez lentement, mais ensemble. Observez là, écoutez là, apprenez ses réactions, ses silences, ses peurs, ses envies. Et laissez là apprendre les vôtres. La confiance, ça ne tombe pas du ciel : ça se construit, petit à petit. C'est comme ça que vous progresserez. Pas autrement.
Ses paroles me firent du bien, comme si tout se remettait à sa place. Jacques avait cette façon de parler qui rendait tout plus clair, plus simple, presque évident.
— Merci, Jacques… vraiment. Vos conseils me sont précieux. Je vous promets que j'en tiendrai compte. Et j'espère… j'espère pouvoir vous faire honneur.
Il eut un petit rire discret, presque amusé par ma formulation.
— Ce n'est pas moi qu'il faut honorer, Luc, répondit-il. Ce sont les personnes qui vous feront confiance. Isabelle, peut-être d'autres un jour… mais surtout vous-même. Vous avez tout ce qu'il faut.
— Et puis, ajouta-t-il avec un sourire en coin, n'oubliez jamais qu'on apprend toute sa vie. Même moi, encore aujourd'hui. La clé, c'est de rester humble… et attentif.
La serveuse arriva à ce moment-là, posant les quatre assiettes sur le comptoir. L'odeur chaude et beurrée des croque-monsieur vint se mêler à la tension qui commençait enfin à retomber. Jacques la remercia d'un signe de tête puis se tourna de nouveau vers moi.
— Allez, prenez vos assiettes. On va laisser refroidir un peu, sinon vous allez vous brûler la langue et vous ne pourrez plus embrasser Isabelle… et ça, je suis sûr que vous voudriez éviter.
On se dirigea vers les filles pour manger tous ensemble. Je posai les assiettes sur la table basse et, en croisant le regard d'Isabelle, je vis qu'elle me souriait. Un petit sourire tendre, confiant… et ses doigts frôlèrent les miens. Un contact léger, rapide, mais qui me fit sourire.
— Voilà nos petits encas ! lançai je, un peu maladroit, mais sincère. J'espère que vous avez encore faim.
Clothilde attrapa son croque-monsieur avec un sourire en coin, et les deux femmes échangèrent un regard complice. On s'assit tous les quatre autour de la table, et même si on mangeait, l'air avait cette tension particulière, douce mais palpable. Je posai ma main sur celle d'Isabelle, juste pour sentir la chaleur de ses doigts. Elle ne retira pas la sienne,
— Vous savez… murmura-t-elle a notre attention a tous, je n'aurais jamais cru ressentir tout ça… tout à la fois. Et pourtant, je me sens bien, en confiance.
Je lui pressai doucement la main, et elle me sourit encore. Ce n'était presque rien, mais ça valait tous les mots du monde.
Clothilde, assise en face de nous, nous observa un instant, amusée, puis porta son verre d'eau comme pour un toast :
— À la curiosité et à la confiance… et à ces expériences qui rapprochent.
On rit tous les quatre. Et pendant quelques secondes, je me dis que ce moment simple, ce petit repas, ça n'était pas juste un encas. C'était un petit bout de cette intimité qu'on partageait, un moment de complicité, de chaleur, de confiance.
A suivre...
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Photo de profil de Kulhwch
Kulhwch
17 décembre 2025 à 22:31
Une belle suite qui confirme les chapitres précédents et donne envie d’en lire encore davantage. Ça me rappelle mes premières expériences … il y a longtemps !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Rapido49
Rapido49
17 décembre 2025 à 12:38
Vivement le 2 janvier 26 pour la suite ... oui oui la suite ...
Soyez respectueux
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Domyann56
16 décembre 2025 à 08:02
Merci Maître, quels doux réveil que de vous lire au petit déjeuner ...
Ce chapitre est rempli de tendresses, et de rudesses aussi! Isabelle ressent tous les désirs de la soumission s'épanouir en elle, et aussi sa bisexualité... Elle se libère et j'espère va bientôt découvrir et assouvir ses pulsions avec monsieur Luc qui est vraiment digne d'être son Maitre.
DomYann
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Fred63
Fred63
15 décembre 2025 à 23:39
Très belle histoire qui montre la très grande proximité entre Clothilde et Isabelle (la première se voulant même protectrice par rapport à la seconde) mais également la volonté et l'intention sérieuse d'Isa de découvrir ces multiples plaisirs sous la domination d'un Maître bienveillant. Un repas qui permet de se requinquer mais qui est surtout annonciateur de beaux et tendres moments de complicité. Et celle-ci est essentielle aussi bien dans le cadre d'une relation Maîtresse-Soumis que Maître-Soumise pour que l'alchimie se réalise ...
Soyez respectueux
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