Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
OBSESSION INTERDITE — Chapitre 1 · Les confessions érotiques d'une étudiante en perdition
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
OBSESSION INTERDITE
Chapitre 1 · Les confessions érotiques d'une étudiante en perdition
Six mois s'étaient écoulés depuis la fin de sa dernière année de lycée et la venue de ses dix-huit ans. Six mois qui ressemblaient davantage à six années tellement chaque journée s'étirait dans une monotonie étouffante. Aurore Dubois marchait dans les rues grises du quartier, les épaules voûtées sous le poids invisible d'une existence qui lui échappait.
Entrer à l'université, trouver un emploi, se marier et avoir des enfants. Ces mots résonnaient dans sa tête comme un mantra creux, une promesse d'épanouissement qu'on lui avait servie depuis l'enfance. Toute sa vie avait été bercée par ce rêve préfabriqué, si bien qu'il ne restait plus grand-chose d'autre pour définir son existence.
« Que du travail, pas de loisirs. » Elle se souvenait de ces mots prononcés par ses amis au fil des années. À l'époque, elle les prenait pour de simples hédonistes incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, des jouisseurs sans ambition.
Aujourd'hui, en traînant les pieds sur le trottoir humide, elle se demandait si, peut-être, ils n'avaient pas eu raison depuis le début.
« Détends-toi, qu'ils disaient toujours... » marmonna-t-elle en arrivant devant la porte de son appartement, après huit heures passées à servir des cafés dans le bistrot du quartier. «... enfin, c'est trop tard maintenant. »
Elle tourna la clé dans la serrure avec un soupir las. L'air vicié l'envahit dès qu'elle franchit le seuil, cette odeur familière de renfermé mêlée à des relents de nourriture oubliée. Des ordures jonchaient le sol, mêlées à de la vaisselle sale, des ustensiles et même quelques vêtements qu'elle n'avait pas eu le courage de ramasser depuis des jours. Au moins, aucun sac-poubelle ne traînait en vue ; Aurore trouvait encore la force, de temps en temps, de descendre les quelques déchets qu'elle parvenait à rassembler.
Le désordre ambiant reflétait parfaitement l'état de son esprit : chaotique, négligé, abandonné.
Elle laissa tomber son sac près de l'entrée et retira ses chaussures d'un geste mécanique. Ses pieds la faisaient souffrir après cette longue journée debout, mais ce n'était rien comparé à la douleur sourde qui habitait son cœur.
« Il ne s'est pratiquement rien passé au travail aujourd'hui, » murmura-t-elle à voix haute, comme elle le faisait souvent ces derniers temps. Parler seule était devenu une habitude, une façon de remplir le silence oppressant de son studio. « Ce serait bien de voir quelque chose d'excitant de temps en temps. Une bagarre, un braquage, n'importe quoi pour rompre cette putain de monotonie. Vous êtes d'accord, Monsieur ? »
Son regard se posa sur son téléphone posé sur la table basse du salon. L'écran s'illumina au moment où elle s'approchait, révélant la photo qu'elle avait définie comme fond d'écran.
Nicolas.
Son ancien professeur. L'homme dont elle était tombée éperdument amoureuse sans jamais oser lui avouer ses sentiments. Un regret qu'elle nourrissait encore aujourd'hui, qui la rongeait de l'intérieur comme un poison.
Et ce regret était devenu d'autant plus douloureux lorsqu'il était apparu que Nicolas avait disparu dans des circonstances mystérieuses, quelques semaines après la fin de l'année scolaire.
Aurore s'assit par terre devant sa télé éteinte et attrapa le plateau de sushis qu'elle avait acheté en rentrant. Encore des sushis. Comme hier. Comme avant-hier. Elle n'avait même plus l'énergie de cuisiner quoi que ce soit.
« Ma patronne s'est découvert une nouvelle passion ces derniers temps, » dit-elle entre deux bouchées, en fixant la photo de Nicolas sur l'écran de son téléphone. « Me déshabiller du regard. »
Elle mastiqua lentement, le goût fade du poisson cru ne lui procurant aucun plaisir.
« Ça ne me dérange pas vraiment, mais... je ne sais pas. Devrais-je tenter ma chance ? Je me demande si elle m'augmenterait si je lui rendais la pareille. »
Un repas silencieux suivit, son esprit tourmenté par des pensées qui revenaient toujours au même point : ce qui aurait pu être. Au début, il ne s'agissait que de simples rêveries innocentes. Aller à des fêtes, voir du monde, être moins coincée en général. Vivre, tout simplement.
Mais comme toujours, ces pensées dérivaient inévitablement vers des territoires plus sombres, plus intimes.
Mais comme toujours, ces pensées dérivaient inévitablement vers des territoires plus sombres, plus intimes.
Nicolas.
Son visage sur cette photo la hantait. Ses yeux sombres et pénétrants, son sourire en coin qui la faisait fondre à chaque cours, la façon dont il relevait ses lunettes d'un geste distrait quand il était concentré. Elle se souvenait de tout. Chaque détail. Chaque moment passé dans sa classe, suspendue à ses lèvres, son cœur battant la chamade chaque fois qu'il posait son regard sur elle.
Elle posa son plateau de sushis à moitié entamé et prit son téléphone dans ses mains. Ses doigts effleurèrent l'écran, caressant doucement le visage pixelisé de Nicolas.
« Pourquoi je n'ai rien dit ? » murmura-t-elle, la gorge serrée. « Pourquoi j'ai été aussi lâche ? »
La chaleur familière commença à monter en elle. Cette chaleur qu'elle connaissait bien désormais, qui naissait dans son ventre et se propageait lentement vers son entrejambe. Son corps réagissait à la simple vue de son visage, à la simple évocation de son souvenir.
Aurore jeta un coup d'œil vers les rideaux fermés de son studio. Personne ne pouvait la voir. Personne ne saurait.
Aurore jeta un coup d'œil vers les rideaux fermés de son studio. Personne ne pouvait la voir. Personne ne saurait.
Sa main libre descendit presque malgré elle vers le bas de son ventre, effleurant le tissu de son jean à travers lequel elle sentait déjà une chaleur diffuse.
« Qu'est-ce que vous feriez, Monsieur, si vous me voyiez comme ça ? » chuchota-t-elle à la photo. « Si vous saviez à quel point je pense à vous... à quel point mon corps vous réclame... »
Ses doigts pressèrent légèrement contre son entrejambe, et une vague de plaisir la traversa aussitôt. Elle était déjà humide. Encore. Comme chaque soir depuis des mois.
« Je devrais arrêter, » se dit-elle à voix haute, mais ses mains ne suivaient pas ses paroles. Au contraire, elles déboutonnèrent son jean avec une habileté née de la répétition. « Je devrais me ressaisir, trouver quelqu'un de réel, passer à autre chose... »
Mais elle savait qu'elle ne le ferait pas. Pas ce soir. Peut-être pas demain non plus.
Le jean glissa le long de ses hanches, révélant sa culotte simple en coton blanc. Une tache sombre s'était déjà formée, preuve tangible de son excitation grandissante.
« Mais je n'arrive pas à vous oublier, Monsieur, » murmura-t-elle en caressant l'écran de son téléphone de sa main gauche, tandis que sa main droite se glissait sous l'élastique de sa culotte. « Vous êtes là, tout le temps, dans ma tête... dans mon corps... »
Ses doigts rencontrèrent la moiteur de ses lèvres intimes, et elle laissa échapper un petit gémissement. Elle était trempée. Déjà.
« Mmmh... »
Elle ferma les yeux, s'adossant contre le canapé derrière elle. Dans son esprit, ce n'était plus sa main qui la caressait, mais celle de Nicolas. Ses doigts à lui qui exploraient sa fente humide, qui découvraient à quel point elle était mouillée pour lui.
« Vous voyez ce que vous me faites ? » chuchota-t-elle, les yeux toujours fermés, perdue dans son fantasme. « Vous voyez comme je suis trempée rien qu'en pensant à vous ? »
Ses doigts glissaient facilement entre ses lèvres gonflées, enduites de cyprine. Elle traça des cercles lents autour de son clitoris déjà durci, savourant chaque frisson qui parcourait son corps.
« Aurore... »
Dans son esprit, elle entendait la voix grave de Nicolas prononcer son prénom. Cette voix qui la faisait fondre en classe, qui résonnait maintenant dans ses fantasmes les plus intimes.
« Montre-moi comme tu es mouillée pour moi. »
Un gémissement plus prononcé franchit ses lèvres. Sa main s'activa plus rapidement, frottant son clitoris avec une urgence croissante. L'autre main tenait toujours son téléphone, l'écran illuminé par le visage de Nicolas qui semblait la regarder.
« Oui... oui, Monsieur... » haleta-t-elle, ses hanches ondulant instinctivement contre sa main. « Je suis tellement mouillée... tellement excitée... »
Mais ce n'était pas suffisant. Ça ne l'était jamais.
Mais ce n'était pas suffisant. Ça ne l'était jamais.
Aurore se leva brusquement, le jean encore à mi-cuisses, et se dirigea en titubant vers sa chambre. Son cœur battait la chamade, son souffle était déjà court. Elle connaissait ce qui allait suivre. Ce rituel qu'elle accomplissait presque chaque soir depuis la disparition de Nicolas.
Elle alluma la lumière de sa chambre, révélant un espace tout aussi désordonné que le salon. Mais ce n'était pas le désordre qui captait son attention. C'était le tiroir de sa table de nuit, légèrement entrouvert, d'où dépassait un morceau de tissu noir.
Son trésor secret.
Aurore ouvrit complètement le tiroir, révélant sa collection de jouets et d'accessoires érotiques. Des godemichés de différentes tailles, des vibromasseur, du lubrifiant, et plusieurs tenues qu'elle avait commandées en ligne au fil des mois. Tout un arsenal dédié à nourrir ses fantasmes.
Elle retira complètement son jean et sa culotte trempée, les laissant tomber sur le sol sans cérémonie. Son pull suivit, puis son soutien-gorge. En quelques secondes, elle se retrouva nue devant son miroir en pied, son téléphone toujours serré dans sa main gauche, affichant le visage de Nicolas.
« Regardez-moi, Monsieur, » murmura-t-elle à l'écran, tournant lentement sur elle-même. « Regardez ce corps qui vous appartient... même si vous ne le savez pas. »
Son reflet lui renvoyait l'image d'une jeune femme de dix-neuf ans au corps menu mais aux courbes prononcées. Ses seins, petits mais fermes, se dressaient fièrement sur sa poitrine, les tétons déjà durcis par l'excitation. Son ventre plat descendait vers un pubis à peine couvert d'un duvet châtain clair, entre lequel on devinait déjà la brillance de sa cyprine qui coulait le long de ses cuisses.
« Si vous étiez là... » continua-t-elle, sa voix devenant plus rauque. « Qu'est-ce que vous me feriez ? Est-ce que vous me prendriez tout de suite ? Est-ce que vous me feriez supplier ? »
Sa main libre descendit vers son entrejambe, et cette fois, elle ne se retint pas. Deux doigts s'enfoncèrent directement dans sa fente trempée, arrachant un cri de surprise mêlée de plaisir à Aurore.
« Ahh ! Oh putain... »
Ses jambes tremblèrent légèrement sous l'intensité de la sensation. Elle était si sensible, si prête. Ses parois internes se contractèrent autour de ses doigts, comme pour les retenir prisonniers.
« C'est ça... » haleta-t-elle, commençant un lent va-et-vient. « C'est vous... c'est votre queue en moi... »
Le fantasme se construisait dans son esprit avec une précision hallucinante. Nicolas était là, derrière elle, son corps pressé contre son dos. Elle sentait presque la chaleur de sa peau, le poids de ses mains sur ses hanches, la dureté de son sexe contre ses fesses.
« Monsieur... » gémit-elle, accélérant le rythme de ses doigts. « Prenez-moi... s'il vous plaît... »
Mais ce n'était toujours pas assez. Ses deux doigts ne suffisaient pas à combler le vide qu'elle ressentait. Elle voulait être remplie. Complètement remplie.
Aurore se dirigea vers son tiroir et en sortit son lubrifiant préféré, ainsi qu'un gant en latex qu'elle avait acheté récemment, poussée par une curiosité malsaine après être tombée sur des vidéos de fisting lors d'une de ses sessions nocturnes de navigation sur des sites pornographiques.
Elle s'allongea sur son lit défait, écartant largement les jambes. Son téléphone, elle le posa sur l'oreiller à côté d'elle, incliné de façon à ce que le visage de Nicolas semble la regarder. Elle voulait qu'il la voie. Qu'il soit témoin de sa dépravation.
« Vous allez voir jusqu'où je suis prête à aller pour vous, » murmura-t-elle en enfilant le gant sur sa main droite. « Jusqu'où mon corps peut vous accueillir. »
Elle versa une généreuse quantité de lubrifiant sur ses doigts, puis en appliqua également sur son sexe déjà trempé. Le contact du gel froid contre sa chair brûlante la fit frissonner.
« Mmmh... »
Elle commença lentement, glissant d'abord deux doigts en elle. Le passage était facile, ses parois internes étaient déjà dilatées par l'excitation. Elle les enfonça profondément, jusqu'à la deuxième phalange, savourant la sensation de plénitude.
« C'est bon... » haleta-t-elle, les yeux fixés sur la photo de Nicolas. « Mais je veux plus... je veux tout de vous... »
Un troisième doigt rejoignit les deux premiers. L'étirement commença à se faire sentir, une légère brûlure délicieuse qui se mêlait au plaisir. Aurore laissa échapper un gémissement plus prononcé, ses hanches se soulevant instinctivement pour accueillir cette intrusion plus importante.
« Ahh... oui... »
Elle entama un lent va-et-vient, laissant son corps s'habituer à cette sensation d'étirement. Le bruit mouillé de ses doigts dans sa chatte trempée résonnait obscènement dans la chambre silencieuse, se mêlant à ses halètements de plus en plus prononcés.
Dans son esprit, le fantasme évoluait. Ce n'était plus seulement Nicolas qui la prenait. Non. Elle se voyait dans une salle de classe, allongée sur son bureau, complètement nue. Et autour d'elle, tous ses anciens camarades de classe la regardaient, hypnotisés par le spectacle de leur professeur la pénétrant sans retenue.
« Vous me regardez tous... » murmura-t-elle, la voix tremblante. « Vous me regardez me faire défoncer... »
Cette pensée, aussi perverse soit-elle, décupla son excitation. Sa cyprine coulait maintenant abondamment, dégoulinant sur ses fesses et imprégnant le drap sous elle. Le lubrifiant se mélangeait à ses sécrétions naturelles, créant une mixture glissante qui facilitait chaque mouvement.
« Un de plus... » haleta-t-elle. « Je peux en prendre un de plus... »
Le quatrième doigt força son entrée déjà bien étirée. La sensation de brûlure s'intensifia, la frontière entre plaisir et douleur devenant de plus en plus floue. Aurore cria, son dos se cambrant violemment hors du matelas.
« AHHH ! Oh putain... oh putain... »
Ses quatre doigts étaient maintenant complètement enfoncés en elle, jusqu'aux premières phalanges. Elle pouvait sentir ses parois internes pulser autour de l'intrusion, se contracter et se dilater dans un rythme chaotique.
« C'est trop... c'est trop bon... » sanglota-t-elle, des larmes de plaisir mêlé de douleur coulant sur ses joues. « Monsieur... Monsieur, regardez... regardez comme je m'ouvre pour vous... »
Elle tourna légèrement la tête vers son téléphone, vers le visage de Nicolas qui semblait l'observer avec cette intensité qu'elle lui connaissait. Dans son esprit enfiévré, elle voyait son regard s'assombrir de désir, ses lèvres s'entrouvrir légèrement, fasciné par ce spectacle obscène.
« Vous aimez me voir comme ça ? » murmura-t-elle, reprenant le va-et-vient avec ses quatre doigts. « Vous aimez me voir me défoncer en pensant à vous ? »
Le fantasme dans sa tête devenait de plus en plus vivide. Elle entendait les commentaires de ses anciens camarades, leurs voix excitées :
« Putain, regarde comme elle est ouverte... »
« Elle prend presque toute sa main... »
« Quelle salope... »
« Elle prend presque toute sa main... »
« Quelle salope... »
Ces mots imaginaires, loin de la dégoûter, l'excitaient encore davantage. Elle voulait être vue. Elle voulait être jugée. Elle voulait qu'on la traite comme l'obsédée sexuelle qu'elle était devenue.
« Oui... » haleta-t-elle, accélérant ses mouvements. « Oui, je suis une salope... une putain d'obsédée qui se masturbe tous les soirs en pensant à son prof... »
La brûlure devenait de plus en plus intense à mesure qu'elle forçait ses doigts plus profondément. Elle sentait son entrée s'étirer au maximum, la peau tendue à la limite de la déchirure. Mais elle ne voulait pas s'arrêter. Pas maintenant. Pas quand elle était si proche.
« Le pouce... » murmura-t-elle, les yeux écarquillés. « Je vais... je vais essayer d'ajouter le pouce... »
C'était de la folie. Elle le savait. Mais la raison avait déserté son esprit depuis longtemps, remplacée par une pulsion primale, un besoin viscéral d'être remplie au-delà de toute limite raisonnable.
Aurore replia son pouce contre sa paume, formant un cône avec sa main. Elle appliqua une nouvelle giclée de lubrifiant, puis positionna sa main devant son entrée distendue.
« Pour vous, Monsieur... » chuchota-t-elle à la photo. « Tout ça, c'est pour vous... »
Elle commença à pousser.
La résistance était immense. Son corps protestait contre cette intrusion excessive, ses muscles se contractant instinctivement pour empêcher la pénétration. Mais Aurore était déterminée. Elle poussa plus fort, grimaçant sous l'effort et la douleur.
« Allez... allez... » gronda-t-elle entre ses dents serrées. « Ouvre-toi... ouvre-toi pour moi... »
Millimètre par millimètre, sa main progressait. L'étirement était devenu insoutenable, une brûlure intense qui irradiait depuis son entrejambe vers tout son bas-ventre. Des larmes coulaient librement sur ses joues, mais elle ne savait plus si c'était de douleur ou de plaisir.
Et soudain, dans un mouvement brusque accompagné d'un bruit mouillé obscène, l'articulation la plus large de sa main franchit l'entrée de son vagin.
« AHHHHHHH ! »
Le cri qu'elle poussa était déchirant, un mélange de souffrance et d'extase absolue. Son corps se convulsa violemment, ses jambes se refermant instinctivement autour de son bras. Elle était remplie comme jamais elle ne l'avait été. Complètement, totalement, obscènement remplie.
« Oh mon Dieu... oh mon Dieu... » sanglota-t-elle, le souffle coupé. « C'est... c'est dedans... ma main est dedans... »
Elle resta immobile pendant quelques secondes, laissant son corps s'adapter à cette intrusion extrême. Elle pouvait sentir ses parois internes pulser follement autour de son poignet, comme si son vagin tentait encore de rejeter l'intrus. La sensation était indescriptible, à la fois terrifiante et enivrante.
Lentement, très lentement, elle commença à bouger sa main. Pas un va-et-vient complet, juste de petites rotations, des flexions légères de ses doigts à l'intérieur de son propre corps.
« Ahhh... mmmh... oh putain... »
Chaque micro-mouvement envoyait des décharges électriques le long de sa colonne vertébrale. C'était trop intense, trop puissant. Elle avait l'impression que son corps tout entier était concentré en ce point de jonction entre sa main et son sexe.
Dans son fantasme, la scène avait évolué. Maintenant, tous ses camarades s'étaient levés et formaient un cercle autour d'elle. Certains se masturbaient ouvertement, incapables de résister au spectacle de leur camarade se fistant elle-même sur le bureau du professeur.
Et Nicolas... Nicolas était juste à côté d'elle, sa main caressant ses cheveux trempés de sueur, murmurant des encouragements obscènes à son oreille.
« C'est bien, Aurore... montre-leur jusqu'où tu peux aller... montre-leur quelle salope tu es devenue pour moi... »
« Oui... oui, Monsieur... » haleta-t-elle, répondant à la voix imaginaire. « Je suis votre pute... votre salope personnelle... »
Elle commença à retirer légèrement sa main, juste assez pour sentir l'étirement de son entrée, puis la repoussa à l'intérieur. Le mouvement arracha un cri rauque de sa gorge.
« AHHH ! Encore ! »
Le va-et-vient était minime, quelques centimètres tout au plus, mais l'intensité était phénoménale. Chaque fois que l'articulation la plus large de sa main franchissait l'entrée de son vagin, c'était comme si elle était électrocutée. Le plaisir était si intense qu'il en devenait presque douloureux, saturant complètement son système nerveux.
« Je jouis... je vais jouir... » balbutia-t-elle, sentant l'orgasme approcher à une vitesse terrifiante. « Monsieur... Monsieur, je vais jouir avec ma main dans ma chatte... »
Ses hanches ondulaient frénétiquement maintenant, accompagnant les mouvements de sa main. Sa main libre vint presser fermement contre son clitoris gonflé, ajoutant une stimulation supplémentaire à son corps déjà surchargé de sensations.
« REGARDEZ-MOI ! » hurla-t-elle à son public imaginaire. « REGARDEZ COMME JE JOUIS ! »
L'orgasme la frappa comme un tsunami.
Tout son corps se raidit instantanément, chaque muscle se contractant dans un spasme violent et synchronisé. Son dos se cambra si fort qu'elle ne touchait plus le matelas que par sa nuque et ses talons. Sa main, toujours enfoncée profondément en elle, fut soudainement prise dans un étau de chair pulsante.
« AAAAAAHHHHHHH ! NICOLAS ! »
Pour la première fois, elle hurla son prénom. Pas "Monsieur", pas "prof", mais son véritable prénom. Le nom de l'homme qui hantait chacune de ses pensées, chacun de ses fantasmes, chacune de ses nuits solitaires.
Les contractions de son orgasme étaient si violentes qu'elle crut un instant que son corps allait se briser. Son vagin se resserrait et se relâchait en vagues successives autour de sa main emprisonnée, créant des sensations qu'elle n'avait jamais expérimentées auparavant.
Et ce n'était pas fini.
Une deuxième vague, encore plus puissante, déferla avant même que la première ne se soit complètement dissipée. Aurore hurla de nouveau, des sons inarticulés qui n'avaient plus rien d'humain. Du liquide jaillit de son sexe distendu, inondant sa main, son bras, les draps sous elle.
« JE... JE GICLE ! OH PUTAIN, JE GICLE ! »
Elle n'avait jamais éjaculé auparavant. Jamais. Mais là, avec sa main complètement enfoncée en elle, son corps franchissait une limite qu'elle ignorait posséder. Le liquide continuait à jaillir par jets saccadés, accompagnant chaque contraction de son orgasme interminable.
« NICOLAS ! NICOLAS ! NICOLAAAS ! »
Son esprit était complètement vide, réduit à néant par l'intensité du plaisir. Elle ne voyait plus rien, n'entendait plus rien, ne sentait plus rien d'autre que cet ouragan de sensations qui ravageait son corps tout entier.
Combien de temps dura l'orgasme ? Elle l'ignorait. Peut-être une minute, peut-être dix. Le temps avait perdu toute signification, avalé par le trou noir de l'extase absolue.
Quand elle reprit enfin conscience, elle était allongée dans une flaque de ses propres fluides, le corps secoué de tremblements incontrôlables. Sa main était toujours en elle, mais elle n'avait plus la force de la retirer. Pas encore.
« Oh... oh mon Dieu... » haleta-t-elle, des larmes coulant abondamment sur ses joues. « Qu'est-ce que... qu'est-ce que j'ai fait... »
La lucidité post-orgasmique commençait déjà à s'installer, apportant avec elle son cortège de honte et de dégoût de soi. Mais pour l'instant, elle était trop épuisée pour vraiment s'en soucier.
Lentement, avec une grimace de douleur, elle commença à retirer sa main. Le passage dans le sens inverse était tout aussi difficile, sinon plus. Ses muscles contractés refusaient de lâcher prise, comme si son corps voulait garder cette intrusion prisonnière.
« Allez... doucement... » murmura-t-elle, tirant délicatement.
Finalement, avec un bruit obscène, sa main se libéra. Aurore laissa échapper un cri mélangé de soulagement et de douleur. Elle resta allongée, haletante, observant sa main gantée de latex, complètement trempée de cyprine, de lubrifiant et d'autres fluides.
Son regard se tourna vers son téléphone, toujours posé sur l'oreiller à côté d'elle. L'écran s'était éteint pendant son orgasme, mais elle appuya dessus pour le rallumer.
Le visage de Nicolas réapparut.
« Regardez ce que vous me faites faire, » chuchota-t-elle à la photo, sa voix cassée. « Regardez à quel point je suis pathétique... »
Mais même en disant ces mots, même en sentant la honte l'envahir, une partie d'elle savait qu'elle recommencerait. Demain soir. Peut-être même plus tard dans la nuit, une fois qu'elle aurait récupéré.
Parce que c'était tout ce qu'il lui restait. Ces moments de folie auto-destructrice où elle pouvait prétendre, ne serait-ce que quelques minutes, qu'il était là. Qu'il la désirait. Qu'elle n'était pas seule.
Aurore ferma les yeux, trop épuisée pour bouger. Elle resterait ainsi encore un moment, allongée dans le désordre de sa chambre et de sa vie, avant de trouver la force de se traîner jusqu'à la salle de bain.
Mais pour l'instant, elle voulait juste savourer les derniers échos de ce plaisir interdit, avant que la réalité ne revienne la gifler avec sa cruauté habituelle.
« Je suis vraiment pathétique, » murmura-t-elle une dernière fois avant de sombrer dans une torpeur post-orgasmique.
Et dans un coin de son esprit, une petite voix ajoutait : Mais au moins, pendant ces quelques minutes, tu as ressenti quelque chose. C'est déjà mieux que le néant.
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Commentaires ()
Merci pour cette belle envolée lyrique vraiment entraînante !
Où les fantasmes envahissants prennent vie et donnent toute la puissance de l'histoire.
Il y a quelque chose qui prend aux tripes
On ressent très bien les multitudes contradiction de cette demoiselle.
C est tellement puissant qu elle en deviens touchante.
Merci pour ce moment hors du temps.