Lesbiennes
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Cours de droit... Privé — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cours de droit... Privé
Chapitre 7
Les jours qui défilent sont hards.
De longues heures qui s'effritent miette par miette et me laissent en bouche un goût amer d'impatience et de déception.
De longues heures qui s'effritent miette par miette et me laissent en bouche un goût amer d'impatience et de déception.
Madame Casal a été claire : elle n'est pour l'instant pas disponible pour qu'on se voit.
MAIS elle est aussi "ok", pour un deuxième rendez-vous et ce paradoxe me rend folle : lui écrire ? Ne pas lui écrire ?
Je passe un temps fou, pendant les cours et mes soirées de solitude dans mon lit, à garder les pouces suspendus au clavier de mon téléphone, à me demander ce que je devrais bien pouvoir lui rédiger comme message.
La situation est pourtant simple.
Mais ma cervelle retourne tellement mes pensées et mes émotions dans tous les sens que "réfléchir" ne devient qu'un marasme écoeurant de mots et d'idées embrumé.
Je sais très bien pourquoi : je me languis d'elle, et c'est douloureux.
Toc toc.
— Zélie ?
Il est 23h. Je jette un œil à la porte de ma chambre quand celle-ci s'ouvre sur Julien, un halo de lumière provenant du couloir, l'éclairant comme une brebis sous les phares d'une soucoupe volante.
— Tu dors...?
À sa voix éraillée, je comprends qu'il a passé la soirée avec des potes, et que cette dernière s'est révélée particulièrement hydratante.
Il est saoul.
— Plus maintenant si ça avait été le cas, je ronchonne dans mon oreiller. Arrête de parler aussi fort.
Un silence suit, et je l'entends ricaner.
— Houla, toi, t'es en mode grosse déprime.
Je ne dis rien. Je grogne, éventuellement, ce qui le fait encore marrer.
Mais il ne parle plus.
Il dégage ses chaussures d'un coup de talons et entre dans ma chambre.
Avant de s'allonger contre moi, dans mon dos, (voire sur moi), sous la couette.
Mais il ne parle plus.
Il dégage ses chaussures d'un coup de talons et entre dans ma chambre.
Avant de s'allonger contre moi, dans mon dos, (voire sur moi), sous la couette.
— Julien..., je râle. Qu'est-ce que tu fous ?!
Il se colle à moi, plonge son nez dans mon cou, et l'embrasse. Je frissonne. Ses cheveux bouclés sur le dessus me chatouillent la joue lorsque je tourne la tête vers lui. Sa peau couleur chocolat contraste avec ma carnation blanche-comme-un-cul quand il entoure mon ventre de ses mains chaudes.
— Ju..., je marmonne.
— C'est à cause de ta meuf...? me questionne-t-il.
— C'est à cause de ta meuf...? me questionne-t-il.
Il murmure et son souffle chaud, dans mon oreille, m'envoie des frissons dans tout le dos.
— Quelle meuf ? je réplique vaguement.
— Celle que t'as ken en début de semaine. Quand t'es rentrée tard. Un fille de ta classe, non...?
— Celle que t'as ken en début de semaine. Quand t'es rentrée tard. Un fille de ta classe, non...?
Je me tais. C'est vrai que qu'il m'avait grillée quand j'étais revenue à l'appart, juste après avoir passé la soirée avec Madame Casal.
Juste après avoir couché ensemble, elle et moi.
Je me mets à sourire, et Julien mate mes lèvres. Il mate ensuite mes yeux larmoyants quand ce sourire s'efface.
Souvenir agréable, mais souvenir qui fait mal.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé..., chuchote-t-il de sa voix grave. Elle t'a brisé le coeur...?
— Non, je lâche dans un soupir. C'est pas ça. Elle me manque, et elle est occupée, c'est tout.
— Mm.
— Je devrais la revoir ce week-end. Enfin, je pense.
— Tu "penses"...? Pourquoi tu n'en es pas sûre...?
— Ben...
— Non, je lâche dans un soupir. C'est pas ça. Elle me manque, et elle est occupée, c'est tout.
— Mm.
— Je devrais la revoir ce week-end. Enfin, je pense.
— Tu "penses"...? Pourquoi tu n'en es pas sûre...?
— Ben...
Je laisse le silence s'engouffrer dans mon hésitation. De longues secondes durant.
J'avoue ne pas savoir quoi répondre à ça.
J'avoue ne pas savoir quoi répondre à ça.
— Parce que..., je balbutie. Parce qu'elle...
Est prof.
Fait une thèse.
Que moi, je suis une gamine.
Qui n'ouvre même pas son ordi pour faire ses devoirs.
On ne joue pas dans la même cour.
Il y a de forte chances qu'elle se lasse rapidement de moi.
Fait une thèse.
Que moi, je suis une gamine.
Qui n'ouvre même pas son ordi pour faire ses devoirs.
On ne joue pas dans la même cour.
Il y a de forte chances qu'elle se lasse rapidement de moi.
- ... Qu'elle est juste trop cool, je résume.
- "Trop cool"...? répète bêtement Julien.
— Ouais... J'ai peur qu'elle me trouve nulle, en fait.
- "Trop cool"...? répète bêtement Julien.
— Ouais... J'ai peur qu'elle me trouve nulle, en fait.
Mon colloc hoche la tête de gauche à droite. Ses bouclettes rebondissent sur sa tête.
— T'es loin d'être nulle. T'es mim's. T'es trop drôle. Pas trop con. Et t'as un cul bandant.
Je souffle, mi-amusé, mi-dépitée.
— Un "gros" cul, oui.
— Généreux, rectifie-t-il. Et c'est pour ça qu'il est bandant.
— Généreux, rectifie-t-il. Et c'est pour ça qu'il est bandant.
Julien rigole, et reprend ses baisers. C'est très agréable, mais là... je reste assez peu réactive. Alors il m'embrasse sur la joue, et prend encore le temps de parler avec moi.
— Bon, plus sérieusement, dit-il. Tu es loin d'être nulle. Si ta copine ne s'en rend pas compte, c'est qu'elle a pas fini de cuire.
Ses expressions me font toujours autant marrer...
— Parce qu'il faut être un peu con pour ne pas t'apprécier, Zéz.
(Oui, il m'appelle "Zéz").
— Même si t'es super timide et que t'as l'impression de ressembler à un caniveau.
— Je... Je n'ai pas l'impression de "ressembler à... un caniveau"... C'est bizarre comme métaphore.
— Ouais'fin bon. T'as compris. Pour résumer, elle revient vers toi : elle est cool pour de vrai, elle te jette : c'est elle qui pue du cul.
— Ok, Ju, je conclus dans un rire déconfi. Merci pour ce remontage de moral un peu bancal.
— Je... Je n'ai pas l'impression de "ressembler à... un caniveau"... C'est bizarre comme métaphore.
— Ouais'fin bon. T'as compris. Pour résumer, elle revient vers toi : elle est cool pour de vrai, elle te jette : c'est elle qui pue du cul.
— Ok, Ju, je conclus dans un rire déconfi. Merci pour ce remontage de moral un peu bancal.
Il sourit. Ses lèvres s'étirent sur ses dents blanches, l'air victorieux.
— Avec le plus grand des plaisirs, ma petite perle en sucre. Ca veut donc dire que tu as le moral remonté ?
— Ouais, ouais... Un peu.
— Assez pour faire houba houba...?
— Ouais, ouais... Un peu.
— Assez pour faire houba houba...?
Ah la la... La finesse du type...
Je savais bien qu'il allait finir par y venir...
Je savais bien qu'il allait finir par y venir...
— Ouais. Ok, pourquoi pas.
— Yeeees...
— Yeeees...
Ses mains lâchent mon ventre. L'une d'elle descend ma culotte, pendant que l'autre, abaisse son bas de survêtement. Pendant qu'il continue de m'embrasser dans le cou, je l'entemps manipuler un truc en plastique.
— C'est quoi...? je demande dans un chuchotement.
— Préservatif.
— Préservatif.
Il l'enfile et sa queue se pose contre mes fesses.
Eh bien, on dirait qu'il avait tout prévu pour sa fin de soirée, le colloc...
Une chose que je ne vous ai pas dit, c’est qu’en tant que bi, il m’arrive de coucher avec mon colloc.
Parfois.
Souvent, en fait.
Parfois.
Souvent, en fait.
C’est certainement pour ça que Julien, ce type bourré jusqu’à la moelle, est en train de jouer avec sa bite entre mes cuisses.
— J’avais trop envie de toi, tu n’imagines même pas, lâche-t-il.
— Dis surtout que t'as trouvé aucune meuf potable pour ta fin de soirée, je le nargue.
— Pff, t'es con. Ça n'a rien à voir.
— Dis surtout que t'as trouvé aucune meuf potable pour ta fin de soirée, je le nargue.
— Pff, t'es con. Ça n'a rien à voir.
Ses mains écarte mes fesses et me maintiennent en place, au moment où dans un lent coup de rein, il me pénètre la chatte. Je sens son membre m'écarter et me remplir, une sensation à la fois très agréable et très excitante...
— Putain, t’es serrée… Ça fait un moment qu’on a pas baisé ensemble… Ça se voit que tu te tapes que des gonz, toi…
— Ouep. Pas tant que ça, mais en effet. T'es le seul gars que je me tape.
— Ouep. Pas tant que ça, mais en effet. T'es le seul gars que je me tape.
J'essaie de parler. Mais comme il commence à me prendre, mes phrases se disloquent à cause des secousses et de toute façon, je n'ai plus envie de parler.
Le rythme de ses reins s’amplifient et me font gémir. Il me claque des coups de hanches suffisament puissantes pour que nos corps se frappent dans des “CLAP !” sonores.
Je couine entre ses mains, surtout quand l’une d’elle remonte sous mon t-shirt pour attraper l’un de mes seins.
Le rythme de ses reins s’amplifient et me font gémir. Il me claque des coups de hanches suffisament puissantes pour que nos corps se frappent dans des “CLAP !” sonores.
Je couine entre ses mains, surtout quand l’une d’elle remonte sous mon t-shirt pour attraper l’un de mes seins.
— T’es trop bonne, ma Zéz…, déclare-t-il dans un souffle. Tu m’excites à mort…
— Plus fort, là, je lui balance. Tu m’as pris pour ta grand-mère…?
— Plus fort, là, je lui balance. Tu m’as pris pour ta grand-mère…?
Il ricanne et redouble de puissance. Il me prend violement en petites cuillères, m'étreignant ferment contre lui.
L’ébat est si intense que nos peaux en deviennent rouges et moites.
L’ébat est si intense que nos peaux en deviennent rouges et moites.
Et puis, il sort de moi, me retourne sur le dos, et, super lentement, replonge dans ma chatte.
Wa...
C'est divin.
Du sexe en douceur, de quoi me débrancher la cervelle.
Wa...
C'est divin.
Du sexe en douceur, de quoi me débrancher la cervelle.
— Ah, putain…, je soupire.
— Ça, c’est ce que j’aime entendre quand je te casse les pattes arrières, se marre-t-il.
— Ça, c’est ce que j’aime entendre quand je te casse les pattes arrières, se marre-t-il.
Il s’allonge à moitié sur moi, son corps pesant, lourd et chaud contre le mien, laissant tout juste la place à ma main pour me permettre de me caresser.
Pendant qu’il me prend fermement, je me touche, décuplant mes différentes sources de plaisir.
Sa respiration effrénée se mêle à sa mienne, ses yeux verts plongent dans les miens et il me mate, la bouche entr’ouverte, quand je sens tout son corps se cripser.
Pendant qu’il me prend fermement, je me touche, décuplant mes différentes sources de plaisir.
Sa respiration effrénée se mêle à sa mienne, ses yeux verts plongent dans les miens et il me mate, la bouche entr’ouverte, quand je sens tout son corps se cripser.
— Je viens, meuf…, souffle-t-il d’une voix étranglée.
Il a à peine le temps de terminer sa phrase qu’il se met à couiner.
Des “Huuum… Huuum… Huuum…” animals qui parviennent assez à m’exciter et à m’amener, à mon tour, au bord de la falaise.
Des “Huuum… Huuum… Huuum…” animals qui parviennent assez à m’exciter et à m’amener, à mon tour, au bord de la falaise.
— Moi aussi, je murmure.
L’orgasme monte, au moment où se sien se dissipe. Il profite de sa raideur résiduelle pour continuer à me pilonner, en même temps que mes sens s'éteignent, que des feux d'artifices explosent en moi à la chaîne et que j'accuse de profondes et longues contractions.
Le plaisir, grandiose.
Et puis, ça se termine.
Tout se tait.
L’excitation.
Les sensations.
Notre souffle.
Tout se tait.
L’excitation.
Les sensations.
Notre souffle.
Il reste allongé sur moi un instant, le temps de retrouver sa respiration. Son dos est trempé de sueurs. Les gouttes de transpirations suivent les lignes de ses muscles relâchés. Son coeur bat contre ma poitrine.
Il ralentit.
Il ralentit.
— Ça va mieux…? marmonne-t-il, sa joue rêche contre mon épaule.
— Ouaip...
— Tant mieux. Parce que j'ai donné de ma personne, là.
— J’ai vu ça, j'ai vu ça. Merci, Ju...
— You’re welcome.
— Ouaip...
— Tant mieux. Parce que j'ai donné de ma personne, là.
— J’ai vu ça, j'ai vu ça. Merci, Ju...
— You’re welcome.
Il ne parle plus.
J’inspire, et continue de caresser son dos sans rien dire.
Mes pensées reviennent sur Casal. Je ressens un étrange sentiment de culpabilité, comme une impression de légère… tromperie…?
Elle et moi ne sommes pourtant pas “ensemble”.
Enfin… Mon coeur le croit, lui. Mon coeur s’est déjà projeté en train d'aménager chez elle, d'éduquer un chat ensemble et de lui passer la bague au doigt…
J’inspire, et continue de caresser son dos sans rien dire.
Mes pensées reviennent sur Casal. Je ressens un étrange sentiment de culpabilité, comme une impression de légère… tromperie…?
Elle et moi ne sommes pourtant pas “ensemble”.
Enfin… Mon coeur le croit, lui. Mon coeur s’est déjà projeté en train d'aménager chez elle, d'éduquer un chat ensemble et de lui passer la bague au doigt…
Pff, n’importe quoi, Zélie. Arrête de rêver…
Malgré tout, je me sens… vraiment mieux. Comme si cette petite entracte sexuelle m’avait enfin permi de lâcher prise.
Et de repenser à toute cette histoire de prof avec moins d'intensité.
Moins de douleur.
Et de repenser à toute cette histoire de prof avec moins d'intensité.
Moins de douleur.
Je souris, apaisée.
Jusqu’à ce qu’on bruit terrifiant sorte de mon colloc.
Jusqu’à ce qu’on bruit terrifiant sorte de mon colloc.
Heu... Pardon...?
Un ronflement.
— Ju ? Ca va…? je l’interroge dans un petit rire.
Il ne me répond pas. Il s’est tout simplement endormi.
Pas grave.
Je lui papouille ses cheveux bouclés, en continuant de penser à celle qui occupe aujourd’hui le moindre de mes songes.
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Commentaires ()
Et merci pour cette troublante nouvelle