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✦ Infinity_rose Colt & Désirs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Colt & Désirs — Chapitre 2 · Libertadas

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Colt & Désirs

Chapitre 2 · Libertadas

La cellule était chaude et humide. Autour de moi, le sol et les murs étaient tout gris, sales. Derrière les barreaux métalliques, le shérif. Son étoile dorée brillait sur son gilet marron. Une petite chemise bleue et un jean légèrement plus foncé. Son chapeau blanc faisait un peu d'ombre à son regard perçant. Alors sa voix s'élève entre les murs :
— Pourquoi tu l'as tué ?
— Une histoire de duel.
— Un duel ne vient pas seul.
— Un poker.
— Allons, on ne tue pas pour quelques cartes ! Qui t'a demandé de le faire ?
— Pourquoi ? Il avait tant d'ennemis ?
Le shérif tape du poing sur les barreaux métalliques.
— Ne joue pas au con avec moi !
— De toutes manières, de quel droit suis-je enfermé ?
— Du mien. C'est ma ville, ma loi.
— Alors venge-le ! Tue-moi !
— Non, donne-moi un nom avant ! Que je sache qui a tué mon frère !
— C'est moi qui l'ai tué, dans un duel, dans les règles.
— Je vois. Alors juste ça, ça ne suffit pas à te faire parler. Et je suppose que tu es prêt à la mort. Mais la torture ?
— La torture ?
— Oui, tu diras bien un nom. Alors dès demain, direction Fort Génito. Ils ont de très bons instruments là-bas.
Un petit sourire sadique était apparu sur sa face. Puis il disparaît de ma vue. La torture... Je ne l'avais jamais vraiment subie. Le froid, la faim ou encore la mort, ça, je connais. Mais la torture, non. Je me demande si cette fin valait le sexe d'hier. En y repensant, c'est mon père qui en serait fier. Mort comme un vrai Français. Mort pour l'amour ! Enfin, l'amour... En soi, c'en est une forme. Je décide de glisser mon chapeau sur mon visage. Quitte à ne rien faire, autant dormir.
Je suis réveillé violemment à coups de pied. Alors je vois au-dessus de moi le shérif me sommant de me lever. J'obéis et on me conduit à un chariot de bois. Il me jette dedans et ferme la porte à clé. Je suis comme dans une boîte de bois très inconfortable. Puis le « carrosse » part.
Sur la route chaotique, mon corps est ballotté entre les parois. Mes mains étant attachées, ce sont mes bras qui amortissent les chocs. Je finis par essayer de me recroqueviller au sol pour être le moins blessé possible. Après de nombreux bleus et des heures de route, on finit par s'arrêter. J'entends le bruit d'une porte. Alors on recommence à avancer, puis on s'arrête de nouveau. J'entends le shérif parler avec un homme.
Soudain, la porte de mon « carrosse » s'ouvre. La lumière m'aveugle un instant. Deux hommes en uniforme vert me chopant et me jettent sur le sol. Je peine à marcher pour les suivre. Mes pieds traînent par terre, soulevant un rire chez le shérif. J'ai à peine le temps de jeter un œil à la prison avant de découvrir ma nouvelle geôle. Des murs tout aussi luxueux et une chaleur assourdissante. Sans doute un avant-goût de l'enfer qui m'attend.
Je reste allongé au sol un instant, le trajet m'ayant vidé de toutes mes forces. Je repense à ce que j'ai pu voir. J'ai l'air d'être dans une forteresse militaire. Sans doute proche de la frontière mexicaine. Des soldats, des miradors et de belles mitrailleuses. Un vrai bastion. J'essaie de m'asseoir. Je m'aide des barreaux, mais je ne réussis qu'à me brûler les mains. Je reste allongé un moment. Le temps n'existait plus.
Puis deux soldats revinrent me chercher. On me traîne jusqu'au sous-sol. Alors on me fait entrer dans une nouvelle geôle. On me dévêtit, puis on m'attache au mur. Les soldats repartent.
Puis entre un autre militaire, plus gros que les autres. Un képi et quelques médailles. Il a le visage un peu ridé et sa main vient jouer avec sa moustache blanche. Derrière lui, un homme. Plus grand, plus fort. Un chapeau noir, un jean et un gilet. Imberbe, ses cheveux bruns sont plaqués en arrière. Ses doigts abîmés tiennent un fouet. Je ne peux qu'imaginer la suite.
Alors le gros s'assoit devant moi, me regarde et lance :
— Comme ça, on tue des gens en pleine rue ?
— C'était un duel respectable.
— Mais on ne tue pas comme ça, voyons. Nous ne sommes pas des animaux.
— C'est lui qui a proposé en premier.
— Votre insolence est très désagréable.
— Dommage.
— Gonzalves.
Au son de son nom, l'homme de main lève le fouet. Alors je sens le cuir mordre ma peau. L'effet brûlant m'arrache un rictus de douleur.
— Bien. Maintenant que vous avez compris les termes, parlons de ce qu'il s'est passé.
Je n'avais rien à répondre. La chaleur et la douleur m'empêchent de bien réfléchir.
— Pourquoi l'avez-vous tué ?
— Poker.
— On ne tue pas pour un jeu. Jamais.
— Et pourtant.
— Gonzalves.
Le fouet traverse la pièce. Le claquement sur mon épaule. La chaleur. La douleur.
— Alors, pourquoi ?
— J'ai déjà répondu. Il a triché au poker.
— Mais ce n'est pas la seule raison. Nous le savons, et vous aussi.
— C'était la seule.
— Gonzalves.
Le cuir claque contre ma peau. Le bruit résonne entre les murs de pierre. J'ai mal.
— Monsieur Alard, nous n'allons pas aller loin comme ça.
— J'ai pourtant déjà tout dit.
— Non. Et nous le savons. Arrêtez votre comédie, le shérif veut juste venger son frère.
— Il ne fallait pas le laisser jouer au poker.
— Gonzalves.
L'homme s'approche de moi. Le cuir brûle mon torse. Puis il relève le bras. Alors le fouet s'abat sur ma cuisse. Je crie de douleur et de surprise. Il se relève encore. Le cuir claque sur mes côtes. Mon bourreau arme son bras, prêt à s'abattre une nouvelle fois.
— Ça ira, Gonzalves. Alors monsieur Alard, toujours pas ouvert à la discussion ?
— Poker.
— Ah… je vois que le fouet n'a que peu d'effet.
Il claque des doigts.
— Nous verrons bien si la faim et la chaleur aident votre langue à se délier.
Alors les deux hommes sortent de la geôle, remplacés par deux soldats qui me remontent à la surface. L'air chaud me brûle les poumons et le soleil me crame les yeux. Chaque pas est douloureux. On traverse la cour, toujours vêtu de mon plus simple appareil.
Soudain, un tir. Tout va très vite. Les sentinelles tombent. Une explosion fait voler la porte. Alors des cavaliers entrent en trombe dans la cour. Les balles fusent. Tout ce qui est vert finit ensanglanté. Deux hommes descendent de cheval, courent vers une porte et font sauter les barreaux. Alors ils en sortent un homme, sûrement légèrement plus vieux que moi. J'enfile rapidement mon bas et garde la chemise à la main. Je chope la carabine d'un soldat et fonce vers les cavaliers. Alors je leur lance :
— Prenez-moi avec vous !
Un des cavaliers se tourne vers moi. Il me tend la main et me hisse sur la croupe du cheval. Je me tiens à lui tandis qu'il repart au galop. Les sept cavaliers fuient la prison aussi vite qu'ils sont arrivés. Les cheveux filent dans le vent. Mais pas si loin de nous, un nuage de poussière se forme. Ils sont à nos trousses. Alors le groupe se sépare. Mon cavalier part seul.
Le cheval galope dans la plaine désertique, talonné par une partie de l'armée. Devant nous, on discerne des bâtiments. Une ancienne ville de quelques bâtisses, aujourd'hui en ruines. On s'y arrête. On descend de cheval et il dit :
— Tu sais tirer ?
— Très bien.
— Alors cache-toi. On tend une embuscade.
Je fonce dans un bâtiment qui semble être une église. Je grimpe les escaliers peu rassurants et trouve une petite place en hauteur dans l'ancien clocher. De là, je le vois cacher le cheval et lui-même entre les ruines. On attend. Je vérifie le magasin de la Winchester : trois cartouches dans le magasin et une dans la chambre.
Du haut de mon clocher, j'en profite pour observer un peu le paysage. À ma gauche, les nuages s'accrochent sur les hauteurs des canyons rougeâtres. Mais à droite, seule la poussière provoquée par les chevaux dérange l'étendue désertique de terre. Quelques cactus et agaves se battent en duel entre de petits monticules de pierre. Et puis la Forteresse. L'enfer.
La poussière se rapproche de plus en plus. Le soleil brûle ma peau. Ils doivent savoir qu'on les attend ici. Le village est presque comme la frontière entre les hauteurs et le désert. Le nuage rouge est presque aux portes du village. Je m'accroupis entre les débris de l'église. Je stabilise la carabine sur mon genou, je vise. Il ne faut pas que je me loupe. J'ai vu où était mon compagnon. Je le laisserai ouvrir le feu.
Les deux cavaliers pénètrent dans la ville. Ils ont l'air sur leurs gardes. Ils passent une première maison en ruines, avancent sous l'église. I pourrais sûrement en abattre un. Mais ce n'est pas encore le moment. J'essaie de calmer ma respiration. Mon cœur bat vite. Quatre balles et deux hommes. Mais ce n'est pas un duel, là. On n'est pas à trente pieds. Bien sûr, j'ai déjà abattu un homme à cette distance. C'était le troisième. C'est moins dur de loin : on ne voit pas le regard disparaître, ces yeux livides à la fin du duel. Je transpire sous le soleil ardent. Quelques vautours volent au-dessus de nos têtes, présage sinistre de la suite.
Les deux soldats s'approchent de la maison où il est embusqué. Alors tout s'accélère. Deux coups de feu. Le premier cavalier tombe. Les chevaux s'emballent. Je vise. L'odeur du métal et de la poudre se mêle au meurtre. Je bloque ma respiration. Le corps en uniforme apparaît nettement au bout de la carabine. Je tire un premier coup. La balle vient se ficher dans son épaule. Un second. La cartouche traverse l'habit vert et vient se teinter de rouge. Les chevaux s'enfuient, soulevant sous leurs sabots des nuages de poussière rouge. Mélange de sang et de terre.
Je descends de ma tour. Il faut vérifier qu'ils sont bien morts, et puis cacher les corps aussi. On se retrouve à deux. Deux tueurs devant deux cadavres. Il me fait signe de prendre un des cadavres et de le suivre. Lui prend l'autre et s'approche d'un petit cabanon. Il pousse la porte. L'intérieur est sombre : quelques murs de bois et une trappe. Il ouvre la trappe. Une odeur fétide s'en dégage. Puis il lance le corps à l'intérieur. Alors j'en fais de même. Le cadavre encore chaud coule dans un abîme sombre, sans doute enseveli au milieu de bien d'autres. Puis on ressort. Alors on retourne aux chevaux. Son poncho volait un peu sous la légère brise. Il me dit :
— Que veux-tu faire ? Te joindre à notre lutte contre Fort Undos, ou bien reprends-tu ta route ?
De toute manière, je n'avais pas vraiment le choix. Sa main était déjà posée sur la crosse de son arme. Si je refusais, il me descendrait pour ce que j'avais vu.
— Je me joins à vous. De toute manière, maintenant, le fort est aussi à ma recherche.
— Bonne réponse. Suis-moi.
On passe entre quelques maisons en ruines, puis on entre dans l'une d'elles. L'intérieur détruit fait penser à une maison de famille. Dans ce qui pourrait être une petite cuisine, il ouvre une trappe. Alors il s'y engouffre. Je le suis sans vraiment savoir où j'allais aller. La trappe se referme dans un bruit sec. Le couloir est étrangement frais, mais extrêmement sombre. On s'avance tranquillement dans la galerie, seules nos voix troublant le bruit de nos bottes.
— Tu tires bien, l'ami.
— Merci.
— Qu'est-ce que tu as fait pour te retrouver dans ce fort ?
— Un duel contre le frère du shérif.
— Ah, tu as des couilles, toi.
— Mais visiblement, le shérif aurait préféré qu'on me les enlève.
— Ah ça... Là-bas, de toute manière, ils espèrent bien que tous ceux qui savent utiliser un pistolet disparaissent.
— Et pourquoi donc ?
— On est les seuls à pouvoir faire face à leur tyrannie. Ils veulent le contrôle des armes, et ensuite ils assènent les fermiers de taxes imaginaires. Pour la gloire du pays, qu'ils disent.
— C'est pour ça que vous vous battez ?
— Ouais. Ils ont pris ma ferme et les trois quarts de mon bétail. Alors je me suis révolté. J'ai sorti ma carabine et j'ai descendu deux soldats. Après, j'ai dû fuir. C'est un peu la même histoire que tous ceux que tu vas rencontrer.
— Alors vous êtes tous recherchés, c'est ça ?
— Exactement. Et toi aussi maintenant. En fait, étranger, quel est ton nom ?
— Alard, Martin Alard. Et toi ?
— Ian.
— Enchanté.
— Alors Martin, le trajet sombre s'arrête ici. Bienvenue à Libertadas.
Devant nous s'élève une échelle aux barreaux métalliques. Ian la monte en premier et ouvre une trappe qui éclaire la galerie. Alors je le suis. Le soleil brûle légèrement mes yeux, m'aveuglant une seconde. Puis la vue revint.
Devant moi, une ville en bois s'étend dans une vallée. Tout autour de nous, des canyons aux strates rouges et jaunes. On s'approche de la ville. À l'entrée, un homme monte la garde. En me voyant, sa main s'agrippe à son arme. Ian parle rapidement avec lui, alors il se détend. Il nous laisse passer avec un grand sourire. Je me demande ce qu'a bien pu lui dire Ian.
On s'avance entre les maisons de bois. Derrière les fenêtres ouvertes, je remarque des visages, essentiellement des hommes, mais quelques femmes aussi et des familles. Puis on arrive devant un bâtiment légèrement plus grand que les autres. Ian toque, puis on entre tous deux. À l'intérieur, deux hommes discutent autour d'une petite table de bois. Le premier semble bien plus calme que l'autre. Sa moustache mal taillée et son teint hâlé par le soleil de l'Arizona lui donnaient un air hispanique.
— « El Chief », me glisse Ian à l'oreille.
Ses yeux marron respiraient le calme malgré son agacement presque imperceptible. L'autre était vêtu d'un costume militaire de la grande Russie. Un crâne chauve et un regard de brute. Ian me fait une rapide description : Lodva, un homme de l'Est en « exil » dans les terres de l'Ouest. On s'approche assez près pour qu'ils nous remarquent. El Chief fait signe à l'autre de se taire. Il obtempère et se retourne. Ses grands yeux bleus me dévisagent. Un malaise me prend à la gorge. Il se lève, lance une dernière remarque, puis sort de la salle. La voix d'El Chief se fait alors entendre :
— Alors Ian ? On avait bien peur que tu ne reviennes plus. Et voilà que tu nous ramènes un « gringo ».
— Désolé, chef. Il nous a fallu nous débarrasser de deux soldats.
— « Nous »... Je suppose qu'il t'a aidé alors.
Il s'approche de moi. Ses yeux marron ont l'air de vouloir sonder mon âme.
— Alors, ainsi tu sais tirer. Ex-militaire ?
— Non, plutôt pistolero.
— Un chasseur de primes, hein ? Désolé gringo, mais ici, il n'y aura pas d'or pour toi.
Sa main se rapproche doucement de son Peacemaker.
— Je le sais bien. Mais on va plutôt dire que je vous rejoins par intérêt personnel.
— Tu recherches l'un des nôtres ?
J'entends le clic de son arme, prête à l'emploi.
— Aucun. J'ai descendu le frère d'un shérif proche du fort, et aussi un des deux soldats qui nous ont pris en chasse.
— Je vois. Tu as profité de l'exfiltration de mon père pour sortir toi aussi.
— Oui, et je vous en remercie.
— Je suppose que Ian t'a déjà fait un petit topo. Ici se regroupent tous ceux qui fuient le fort et son gouverneur véreux.
Il crache suite à ses mots.
— Oui.
— Mais il y a tout de même des règles. Déjà, je dirige. Si j'ordonne, tu obtempères. Sinon, c'est la balle entre les deux yeux.
La menace ne pouvait pas être plus claire. Et la froideur avec laquelle il avait dit cela me fit frissonner.
— Oui.
— Le travail est partagé. Chacun est assigné à une unité par tirage au sort. Pas d'inégalité. C'est la chance qui décide si tu vas chasser, patrouiller ou encore cultiver.
— Bien compris.
— Enfin, il m'arrive d'attribuer des missions. Pas de refus possible : soit tu réussis, soit tu meurs.
— Entendu.
— Bien. Bon, pour le moment, tu vas être assigné au groupe de Ian. Ian, c'est toi qui l'as trouvé, tu en es responsable.
— Bien sûr, Chief.
— Sortez alors.
On obéit. Alors nous voilà de nouveau dans les rues sèches de Libertadas. Ian m'explique ce qu'il me reste à comprendre : là où se trouvent l'église et le saloon, les gens à ne pas froisser, comme Lodva, le second du chef, mais aussi les gens à se mettre dans la poche : les marchands, les serveuses.
Puis il m'explique la disposition des maisons. Certaines femmes peuvent demander à habiter ensemble, suivant les circonstances. Sinon, ce sont des groupes mixtes, même s'il y a très peu de femmes. Les maisons possèdent en général deux chambres partagées en deux lits chacune et un salon, pouvant loger jusqu'à cinq personnes. S'il y a une vie familiale, alors la communauté leur fournit une maison pour eux deux, plus les enfants. L'argent n'a pas de réelle valeur ici, on l'obtient suite aux missions. Mais à part les alcools, tout est pris en charge par tous.
On arrive à la maison qu'utilise le groupe de Ian. Une bâtisse en bois semblable aux autres. On entre, tout est comme il avait dit. À l'intérieur, trois hommes sont déjà là. Ils saluent amicalement Ian, sans vraiment poser de questions sur ma présence. Il leur explique ce que je fais là, et la discussion s'engage.
On discute jusqu'à tard, sortant même une bouteille de tequila maison pour l'occasion. Puis les quatre montent dans leurs chambres ; le salon est ma nouvelle demeure. Je me place dans une sorte de canapé bourré de paille. Mais le léger inconfort n'est rien à côté de ma fatigue. Alors le sommeil me happe de ses songes étranges. Je revois ma journée si remplie. Je revois les images : le clocher, le tir, la mort qui me suit de près. Et puis je pense à la suite, à ce changement de direction... Ma nouvelle vie à Libertadas.
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