Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles - Le poignard de jade — Chapitre 4 · Trahison
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles - Le poignard de jade
Chapitre 4 · Trahison
4 – Trahison
Emiliano Ch. était un puissant homme d'affaire mexicain. Il habitait un immense domaine à quelques kilomètres de Veracruz, au bord du golfe du Mexique. Vous savez, celui qu'un crétin a décidé de rebaptiser golfe d'Amérique… Depuis ce qu'on peut appeler un luxueux palais, il dirigeait avec efficacité une multitude de sociétés au Mexique, aux États Unis et dans le reste du monde. Quant à sa fortune, elle était évaluée en dizaines de milliards de dollars.
Mais il était secrètement bien plus que çà. Ses activités légales se doublaient secrètement d'un réseau criminel qui couvrait tout le pays. On murmurait qu'il dirigeait le cartel le plus puissant du pays. On disait même qu'il était le « cartel des cartels » et que tous leurs chefs au Mexique lui payaient une redevance. Il contrôlait tout, drogue, prostitution, armes, politiques et fonctionnaires... Il avait corrompu les juges, les forces de l'ordre, le clergé, et presque disait-on, l'âme des citoyens du pays.
Sa protection était assurée par une véritable armée de mercenaires, le genre dont la devise pourrait être « on tire d'abord, on pose les questions ensuite », et qu'on reconnaissait facilement par leur insigne : une tète de jaguar sur fond de pyramide aztèque. Et ils n'étaient pas de trop, tellement Emiliano Ch. avait été la cible de tentatives d'assassinats naguère. Mais Ch. semblait indestructible. On racontait même qu'il avait survécu miraculeusement à de nombreux tirs de la part des meilleurs assassins du Mexique.
Mais cette époque était révolue. Plus personne n'osait s'attaquer à lui depuis longtemps. Car Ch. avait sa méthode à lui pour se venger de toute personne qui osait s'opposer à lui. Leurs familles étaient impitoyablement massacrées après les pires sévices que vous puissiez imaginer. Quant aux responsables, il s'en occupait lui même… Sa spécialité était de leur arracher le cœur disait-on. Ça dissuadait même les plus déterminés…
Mais il savait prendre soin de ses amis et alliés. Il payait généreusement ses collaborateurs grands et petits, ainsi que tous ceux qui étaient conviés à des fêtes qu'il organisait régulièrement dans son domaine, fêtes ou se mêlaient sans limite alcool, drogue, musique et sexe. Bizarrement, il ne touchait que rarement au premier et jamais au second. Par contre pour le dernier, Emiliano Ch. aimait la chair fraîche, très fraîche et en consommait sans limite.
Mais ce soir là, il se contentait de passer d'un groupe d'invités à un autre. La fête battait son plein. Les jeunes s'agitaient sur la piste de danse ou se chamaillaient au bord des piscines. Les barmans servaient à tour de bras les cocktails les plus variés. Ou de petits sachets de poudre blanche. Tout le monde riait, s'amusait, dansait… Certains couples avaient dépassé ce stade échangeant des caresses ou des baisers plus ou moins passionnés, quand les mains ne disparaissaient pas dans les vêtements de leur partenaire…
Emiliano se glissa en souriant entre un couple habillé très sobrement et passa ses bras par-dessus leurs épaules. Lui s'appelait Carlos. Il était le régisseur du domaine. L'autre était Isabella laquelle faisait office de majordome. Tous deux veillaient à ce que tout fonctionne bien dans la propriété, dans et hors de la maison.
— Ah mes amis ! Quelle belle soirée… Une fois de plus vous avez fait merveille. Félicitations Carlos, l'atmosphère est merveilleusement douce. Météo parfaite. Quant à toi Isabella, comme toujours la fête est organisée à la perfection. Et tes pipiltins sont parfaits ! Tout le monde s'amuse et a ce qu'il désire à profusion. Félicitations.
Ceux qu'il appelait les pipiltins étaient les employés du domaine, à ne pas confondre avec les mercenaires. Eux portaient une broche en forme de tète d'aigle au revers de leurs tenues. Son regard balaya l'assistance. Il jeta un coup d'œil gourmand à un jeune couple à courte distance qui multipliait les caresses et les baisers.
— Je vous laisse, j'ai vraiment envie de goûter à ces deux petits. Amusez vous bien !
— Attend Emiliano, interrompit Isabella. Tu ne crois pas qu'ils sont un peu trop jeunes ? Ils sont peut être mineurs ?
— Ils sont majeurs ! Répondit Emiliano avec un grand sourire. Tu sais très bien que je ne touche jamais à des enfants ! On risque toujours de les abîmer. Je déteste gâcher la nourriture avant qu'elle soit mure, surtout si elle peut rapporter bien plus sur les marchés une fois à maturité, rajouta t-il cyniquement. Bonjour mes petits, venez avec moi, on va aller s'amuser un peu tous les trois. Vous avez tout ce que vous voulez ? Carlos, Isabella, à tout à l'heure !
— Attend Emiliano, interrompit Isabella. Tu ne crois pas qu'ils sont un peu trop jeunes ? Ils sont peut être mineurs ?
— Ils sont majeurs ! Répondit Emiliano avec un grand sourire. Tu sais très bien que je ne touche jamais à des enfants ! On risque toujours de les abîmer. Je déteste gâcher la nourriture avant qu'elle soit mure, surtout si elle peut rapporter bien plus sur les marchés une fois à maturité, rajouta t-il cyniquement. Bonjour mes petits, venez avec moi, on va aller s'amuser un peu tous les trois. Vous avez tout ce que vous voulez ? Carlos, Isabella, à tout à l'heure !
Le régisseur et la majordome restèrent seuls sur la terrasse. Isabella regardait l'horizon, le regard perdu dans le vague.
— Alors voilà où nous en sommes rendus, dit-elle tristement, des employés au service d'un des pires criminels que l'on ait connu. Comment en est-on arrivés là ?
— Pour protéger les nôtres, répondit Carlos avec résignation. Ce qui a été fait. Puis par habitude…
— J'ai honte, reprit Isabella. Parfois je me dis que nous aurions du faire comme la plupart des nôtres, arrêter notre cœur, ou remettre notre destin entre les mains du créateur.
— Emiliano les aurait fait massacrer, tu le sais très bien. Nous les avons sauvés. Et beaucoup d'autres depuis. Nous devons continuer à le faire, nous n'avons pas le choix.
— Pour protéger les nôtres, répondit Carlos avec résignation. Ce qui a été fait. Puis par habitude…
— J'ai honte, reprit Isabella. Parfois je me dis que nous aurions du faire comme la plupart des nôtres, arrêter notre cœur, ou remettre notre destin entre les mains du créateur.
— Emiliano les aurait fait massacrer, tu le sais très bien. Nous les avons sauvés. Et beaucoup d'autres depuis. Nous devons continuer à le faire, nous n'avons pas le choix.
Isabella émit un long soupir et se secoua.
— Tu as raison, sinistrement raison. Nous devons continuer a essayer de modérer ce monstre. Bon ; je retourne à mes fonctions. A tout à l'heure.
Il y a un point sur lequel tout le monde s'accordait à propos de Emiliano : c'était un baiseur exceptionnel. Endurant, bien membré et plutôt doux avec ses partenaires, il avait un énorme savoir-faire, sans être égoïste. Même s'il adorait prendre son pied de multiples fois, l'un de ses grands plaisirs était de voir jouir ses partenaires, car disait-il « rien de plus beau qu'homme qui jouit, sauf une femme qui jouit ! ». Il rejoignit le jeune couple dans un petit salon à l'écart.
— Ah mes beautés fit-il avec un grand sourire. Déjà à poil ? Non allez-y commencez, je vous rejoins le temps de me dessaper. C'est çà embrassez vous bien, avec la langue, échangez votre salive. Vous êtes magnifiques. Allez ma fille ne soit pas timide, prend sa queue en main, branle là doucement. N'aie pas peur de lui masser les couilles ! Tu sens comme il durcit vite ? Oh là là, c'est impressionnant… Et toi mon garçon, mets ta main dans sa chatte, elle n'attend que çà, je le vois d'ici, elle est toute mouillée ! Un doigt ? Oui vas-y mais doucement, n'oublie pas son petit bouton. Oh ! C'est sensible hein jeune fille ? Allez, venez là, faisons un duel de langue. Non, continuez à vous caresser. Moi je vais m'occuper de vos fesses. Mmm, quel joli cul mademoiselle, bien rond, bien formé, et toi mon garçon, petit mais musclé, j'adore çà… Allez ma belle, descend, à genoux, prend nos queues dans ta bouche. Oui en même temps. Mais si, tu vas y arriver, j'en doute pas et toi mon garçon, mmmmm… Tu as une langue délicieuse. Mais j'avais pas vu que tu avais un piercing sur la langue ? Oh là là, bravo ma fille, je t'avais dit que tu y réussirai. Attendez venez.
Emiliano rompit le contact et s'assit dans un large fauteuil.
— Allez viens jeune fille, viens me sucer. Tu as une bouche de déesse. Et toi viens là mon garçon, il faut que je goûte à cette belle queue moi aussi. T'inquiètes pas, tu vas très vite pouvoir prendre ta copine, mais je veux que tu sois bien dur ! Mmmmm… Quel délice, mmmmm…
Au sein même de la demeure, il y avait également quelques membres du service de sécurité. Tous portaient des lunettes « à réalité augmentée ». L'un d'entre eux était en poste sur une des terrasses d'où il dominait la quasi totalité de la fête. Alors qu'il se croyait seul, il y eut un bruit derrière lui et il découvrit une jeune femme qu'il ne connaissait pas, et qui semblait sortie de nulle part, brune, cheveux long, jean, chemise à carreaux, avec un physique nord-amérindien très marqué. Une pression sur ses lunettes, et en surbrillance s'afficha le mot « Unknown ».
— Mademoiselle, que faites vous là ? Demanda t-il d'un ton soupçonneux.
— Mais je fais la fête monsieur.
— Vous n'êtes pas dans la liste des invités, répondit-il froidement.
— Mais je fais la fête monsieur.
— Vous n'êtes pas dans la liste des invités, répondit-il froidement.
Il s'apprêtait à lancer une alerte « intrus », mais la jeune femme le reprit en souriant.
— Vous êtes sur ? Je connais très bien Monsieur Ch.. Vous pouvez vérifier à nouveau ?
Il pressa à nouveau sur ses lunettes. Il y eut comme un bref parasitage, et se fit l'affichage « Naya Smith - Autorized ». Il reprit son calme.
— Tout est en ordre mademoiselle. Vous pouvez aller.
— Merci, conclut Naya avec un grand sourire.
— Merci, conclut Naya avec un grand sourire.
Elle quitta la terrasse. Ignorant les couples d'amoureux et les sollicitations des solitaires aventureux, elle alla droit vers le petit salon ou s'amusait Emiliano et ses deux partenaires.
— Très bien ma belle, continue comme çà, empale toi bien sur sa bite. C'est çà… Maintenant, je vais venir à mon tour, oui c'est çà en double, deux belles bites dans ta chatte. Mais si çà va passer, tu n'as pas idée de quoi tu es capable. Ooooh… Tu vois çà passe ! Et toi mon garçon, tu sens bien ma bite contre la tienne ? Allez on se synchronise maintenant, quand je rentre un peu tu sors un peu. C'est çà ! Oh regarde comme elle est belle, elle est à deux doigts de s'évanouir. Pardon, que dis tu ma belle ? Tu as l'impression que tu vas mourir ? Mais non, même si c'est vrai, jouir c'est comme mourir un peu. Eh ! Du calme mon garçon, tu vas décharger trop vite, ralentis un peu…
— Bonsoir Ek-Chuah.
— Bonsoir Ek-Chuah.
Emiliano sursauta, se retirant brutalement. Il toisa l'arrivante avec un mélange de surprise et de perplexité. Puis son visage s'éclaira.
— Waka Tanka… Alors çà pour une surprise ! J'ai appris que ton… employeur t'avait libérée, mais je ne m'attendais pas à te voir ici. Ça me fait très plaisir. Mais appelle moi Emiliano, bien sur. Tu viens te joindre à nous ?
— Non merci. Je suis juste venue te parler. J'ai besoin de ton aide.
— Mais pas de problème. Attends... Mon garçon, tu vas prendre ta copine en levrette. Et moi en même temps je vais t'enculer… Ouiiiii, et un sandwich, un ! Tu sens comme je te masse la prostate avec ma bite ?
— Emiliano, reprit Naya, tu pourrais pas t'arrêter deux minutes, qu'on parle sérieusement ?
— Mais on peut parler sérieusement, même comme çà ! Si tu savais comme ils sont bons ces deux petits… Tu devrais en profiter ! Tu veux de l'aide ? Pas de problème. Qu'est-ce que tu veux ? Du fric, des ressources, quelqu'un à buter? Un domaine, des bagnoles ? T'as qu'à demander, je te donne.
— Odin…
— Non merci. Je suis juste venue te parler. J'ai besoin de ton aide.
— Mais pas de problème. Attends... Mon garçon, tu vas prendre ta copine en levrette. Et moi en même temps je vais t'enculer… Ouiiiii, et un sandwich, un ! Tu sens comme je te masse la prostate avec ma bite ?
— Emiliano, reprit Naya, tu pourrais pas t'arrêter deux minutes, qu'on parle sérieusement ?
— Mais on peut parler sérieusement, même comme çà ! Si tu savais comme ils sont bons ces deux petits… Tu devrais en profiter ! Tu veux de l'aide ? Pas de problème. Qu'est-ce que tu veux ? Du fric, des ressources, quelqu'un à buter? Un domaine, des bagnoles ? T'as qu'à demander, je te donne.
— Odin…
Pour le coup, Emiliano s'arrêta net. Il se retira avec précaution du garçon et se releva.
— Désolé, dit-il au jeune couple. Je dois parler affaire en particulier avec cette dame… Viens Naya, allons faire un tour sur ma terrasse privée.
— Tu ne peux pas mettre un vêtement d'abord ?
— Certainement pas, on est trop bien à poil… Je maintiens que tu devrais te détendre et en faire autant. Bon… Odin ; qu'est-ce que tu veux exactement ?
— Tu ne peux pas mettre un vêtement d'abord ?
— Certainement pas, on est trop bien à poil… Je maintiens que tu devrais te détendre et en faire autant. Bon… Odin ; qu'est-ce que tu veux exactement ?
Naya s'assit sur la balustrade.
— Oui je veux Odin. Tu sais quel sacrifice m'a été imposé en échange de sa parole de s'occuper de mon peuple comme du sien. Il m'a menti. Il a trahi sa parole. Alors je veux me venger. Je vais le détruire lui et son empire. Mais je n'ai pratiquement rien à lui opposer. Alors oui, j'ai besoin de tes ressources, de tes mercenaires et l'assistance de ton empire industriel disséminé dans le monde entier. Veux tu m'aider ?
Emiliano était perplexe.
— Odin, rien que çà… Et quel est mon intérêt ? C'est un énorme risque que tu me demandes de prendre. Odin est pratiquement invulnérable.
— Le rachat… Je sais ce que tu as fait à ta grand-mère. Je sais que tu as transformé son empire en théâtre de feu et de sang. Je sais que tu n'as rien fait pour empêcher les espagnols de conquérir l'Amérique centrale, ni tout ce qui s'est passé par la suite. Et par dessus tout, tu as transformé cet « héritage » en empire criminel où toi et ceux qui sont à tes ordres multiplient les horreurs. Aide-moi et peut être te pardonnera t-on tes crimes.
— Le rachat… Je sais ce que tu as fait à ta grand-mère. Je sais que tu as transformé son empire en théâtre de feu et de sang. Je sais que tu n'as rien fait pour empêcher les espagnols de conquérir l'Amérique centrale, ni tout ce qui s'est passé par la suite. Et par dessus tout, tu as transformé cet « héritage » en empire criminel où toi et ceux qui sont à tes ordres multiplient les horreurs. Aide-moi et peut être te pardonnera t-on tes crimes.
Emiliano respira un grand coup.
— Pour ce que l'Amérique centrale est devenue, je plaide coupable. J'ai largement sous-estimé l'ampleur de la tache. J'ai compris bien trop tard qu'être du troisième cercle est totalement insuffisant pour gouverner de si vastes territoires. Je n'ai jamais eu la vision de ma grand-mère. Je n'ai rien pu contrôler. Pour le reste… j'ai bien peur de ne pouvoir rien faire pour toi.
— Quoi ???
— Quoi ???
Un peu à l'écart, Carlos et Isabella partaient remplir leur fonction lorsqu'ils s'arrêtèrent net. Ils échangèrent un regard.
— Tu as senti ?
— Oui, toi aussi ? Qu'est-ce que c'était ?
— Une décharge d'énergie ! Mais c'est pas Emiliano, c'est bien trop puissant.
— C'est même plus qu'un quatrième cercle ! Il y a un titan dans nos murs !
— Ça venait de par là, où se trouvait Emiliano. Vite ! Allons voir !
— Oui, toi aussi ? Qu'est-ce que c'était ?
— Une décharge d'énergie ! Mais c'est pas Emiliano, c'est bien trop puissant.
— C'est même plus qu'un quatrième cercle ! Il y a un titan dans nos murs !
— Ça venait de par là, où se trouvait Emiliano. Vite ! Allons voir !
Sur la terrasse, Naya venait d'avoir une émotion violente. Emiliano Ch. allait-il lui refuser son aide ?
— Le truc vois-tu, c'est que je m'entends très bien avec Odin. En fait, on a un deal. D'une part, il veut mettre la main sur l'Amérique centrale et en échange il me laisse faire mes affaires dans le monde entier. Et d'autre part, je le fournis en coke pour noyer ses élites dans la drogue et les rendre encore plus soumis qu'ils ne le sont. Donc c'est non.
Naya crispa les poings. La colère montait en elle. Le vent se leva.
— Ek-Chuah, c'est abominable ! Non seulement tu as tué ta déesse mère, mais tu n'as rempli aucune de tes obligations. Tu as abandonné ton peuple. Tu n'es qu'un abominable criminel assoiffé de sang, juste avide de pouvoir et d'argent ! Tu es indigne de ton rang. Je te laisse une ultime chance : soit tu m'apportes l'aide que je réclame ou je te destitue et je te détruis !
La force du vent montait rapidement. Emiliano s'emporta à son tour. Carlos et Isabella surgirent à cet instant.
— Et de quel droit tu vas me destituer ? Dit-il avec une colère non feinte. Tu n'as aucun pouvoir ici ! Rien ne me forcera à t'obéir. Même mes ocelomehs ne t'obéiront pas, ils ont juré fidélité à moi et à personne d'autre. Tu es toute seule ma chère tante ! Tu n'obtiendras rien de moi !
— C'est ta dernière chance… Obéis-moi sinon..
— C'est ta dernière chance… Obéis-moi sinon..
Le vent avait à présent la force d'une tornade. Le rugissement de l'air fit trembler les murs. Une fenêtre éclata. Des cris de surprise, puis de peur se firent entendre. Divers objets commençaient à voler au sein même du bâtiment, secouant même les plus lourds.
— Et qu'est-ce que tu vas me faire, hurla Emiliano. Me tuer ? Tu ne peux pas me tuer ! Si tu le faisais, notre père à tous t'enverrait pour l'éternité à Xibalba ! (L'enfer des Mayas – NDLA). On savait que tu viendrais chercher mon aide, Odin le savait très bien, tu peux casser tout ce que tu veux, çà ne te mènera à rien. Alors arrête de tout détruire, oh nooon… Tu sais combien elle coûte cette caisse ? Et puis, c'est assez ! Vete a la verga ! Tu peux tout casser, je ne t'aiderai pas !!!
Le vent cessa soudainement. Tout ce qui volait retomba avec fracas sur le sol au milieu des cris et du tumulte. Naya s'était immobilisée, dents serrées, poings fermés, le regard rivé sur Emiliano. Pendant quelques secondes, il eut extrêmement peur. Mais Naya tourna soudain les talons et s'éloigna lentement. Emiliano reprit ses esprits.
— C'est çà, fiche le camp, retourne te faire sauter par les chiens de Frigg ! Que je te vois plus jamais. Ah, vous tombez bien vous deux, dit-il en avisant Isabella et Carlos. Non mais regardez moi cette pagaille… Carlos ! Occupe toi des invités avec nos excuses, qu'ils puissent rentrer chez eux sans autres dégâts. Dis leur que la maison a été frappée par une tornade. Rassemble tous les ocelomehs dont tu auras besoin. Et vois s'il y a des blessés. Isabella, rappelle tous les domestiques, qu'ils remettent de l'ordre dans ce foutoir. Non mais, regardez çà… Vous avez vu l'état de la Ferrari ? Puta ! Quel bordel…
Naya allait quitter le bâtiment. Elle marchait à pas lents, en proie a des sentiments contradictoires, la colère, la frustration, le désespoir, le découragement… Que faire à présent ? Arrêter son cœur ? Ou défier Odin dans un duel à mort quelles que soient les conséquences ? Elle sentait que sa vengeance ne pourrait jamais se réaliser. Plus que jamais elle était seule.
— Waka Tanka ! Attends !
— Qui êtes vous ? Demanda t-elle en découvrant Isabella et Carlos. Comment connaissez-vous mon nom ?
— Parce que nous avons reconnu ton énergie, répondit Carlos. Souviens-toi, on s'est déjà rencontrés, plusieurs fois, il y a bien longtemps.
— Qui êtes vous ? Demanda t-elle en découvrant Isabella et Carlos. Comment connaissez-vous mon nom ?
— Parce que nous avons reconnu ton énergie, répondit Carlos. Souviens-toi, on s'est déjà rencontrés, plusieurs fois, il y a bien longtemps.
Naya sonda le duo. Des immortels du quatrième cercle… Oui, elle se rappelait..
— Je vous reconnais à présent, dit-elle. Tu es Ixchel n'est-ce pas ? Et toi Chaac… Mais… Que faites vous ici, sous les ordres de Ek-Chuah ? Et les autres dieux de votre panthéon, où sont-ils ?
Isabella et Carlos échangèrent un regard.
— Nous n'étions pas des guerriers, nous n'avions pas d'armée, expliqua Carlos. Rends-toi compte : moi je veillais à ce que les champs et les forets soient arrosés convenablement, et Ixchel était juge dans les affaires de famille ! Quand… Emiliano a tué notre mère, il a menacé de tuer tous les membres de nos peuples si nous ne soumettions pas. Alors… Alors…
— Alors nous avons capitulé, reprit Isabella. Une décision terrible à prendre. Nous avons sacrifié notre honneur pour sauver nos peuples. Et ce fut le cas. Au contraire, d'autres dieux de notre panthéon ont refusé de le faire, et Emiliano… a mis ses menaces à exécution.
— Ce fut une suite de massacres épouvantables, continua Carlos. Ensuite… Nous avons continué à le servir, tentant à chaque fois de calmer sa folie meurtrière. Mais nous avons échoué, si souvent, tellement souvent…
— Non, nous avons sauvé beaucoup de vies au fil des siècles, corrigea Isabella. Sans nous cela aurait été bien pire. Tu es trop dur avec toi-même. Mais la honte que nous ressentons est bien là. Mais toi… Comment dire ?
— Nous t'avons entendu dire à Emiliano que tu voulais le détruire ! Alors on veux t'aider ! Pour nous racheter. Si tu le veux, nous allons t'apporter toute l'aide que nous pourrons. Les ocelomehs ne trahiront jamais Emiliano. Mais les pipiltins nous suivront, j'en suis sur. Nous n'avons jamais eu le courage de tuer ce monstre, par peur… pour notre vie… et nos peuples.
— Peut être que le créateur ne nous punirait pas, s'interrogea Isabella. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi il n'a eu aucune réaction quand Emiliano a tué notre mère ?
— Alors nous avons capitulé, reprit Isabella. Une décision terrible à prendre. Nous avons sacrifié notre honneur pour sauver nos peuples. Et ce fut le cas. Au contraire, d'autres dieux de notre panthéon ont refusé de le faire, et Emiliano… a mis ses menaces à exécution.
— Ce fut une suite de massacres épouvantables, continua Carlos. Ensuite… Nous avons continué à le servir, tentant à chaque fois de calmer sa folie meurtrière. Mais nous avons échoué, si souvent, tellement souvent…
— Non, nous avons sauvé beaucoup de vies au fil des siècles, corrigea Isabella. Sans nous cela aurait été bien pire. Tu es trop dur avec toi-même. Mais la honte que nous ressentons est bien là. Mais toi… Comment dire ?
— Nous t'avons entendu dire à Emiliano que tu voulais le détruire ! Alors on veux t'aider ! Pour nous racheter. Si tu le veux, nous allons t'apporter toute l'aide que nous pourrons. Les ocelomehs ne trahiront jamais Emiliano. Mais les pipiltins nous suivront, j'en suis sur. Nous n'avons jamais eu le courage de tuer ce monstre, par peur… pour notre vie… et nos peuples.
— Peut être que le créateur ne nous punirait pas, s'interrogea Isabella. D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi il n'a eu aucune réaction quand Emiliano a tué notre mère ?
Naya se figea quelques secondes. Les pensées défilaient à une vitesse folle dans sa tète et un plan prenait forme.
— Savez vous où le corps de votre mère a été déposé ? Demanda t-elle soudain.
— Euh… oui, répondit Carlos. Sa momie se trouve dans la pyramide des jaguars de Talamaxatl. (NDLA – Inutile de chercher. Ce site n'existe pas)
— Emiliano y rassemble ses fidèles, ses ocelomehs tous les deux cent quatre vingt douze jours, chaque demi-cycle vénusien pour affirmer sa domination sur l'héritage de notre mère. Pourquoi cette question ? (NDLA - Les Mayas utilisaient un calendrier basé sur le mouvement apparent de la planète Vénus).
— Je vous expliquerai plus tard, reprit Naya. J'accepte votre aide et je vous en remercie. Je ferai appel à vous, mais pas tout de suite. Pour l'instant, continuez à le… servir comme si de rien n'était. Restez aux aguets. Moi, je dois régler d'abord une affaire en Europe, dans le sud de la France…
— Euh… oui, répondit Carlos. Sa momie se trouve dans la pyramide des jaguars de Talamaxatl. (NDLA – Inutile de chercher. Ce site n'existe pas)
— Emiliano y rassemble ses fidèles, ses ocelomehs tous les deux cent quatre vingt douze jours, chaque demi-cycle vénusien pour affirmer sa domination sur l'héritage de notre mère. Pourquoi cette question ? (NDLA - Les Mayas utilisaient un calendrier basé sur le mouvement apparent de la planète Vénus).
— Je vous expliquerai plus tard, reprit Naya. J'accepte votre aide et je vous en remercie. Je ferai appel à vous, mais pas tout de suite. Pour l'instant, continuez à le… servir comme si de rien n'était. Restez aux aguets. Moi, je dois régler d'abord une affaire en Europe, dans le sud de la France…
Et voilà ! Toutes les pièces du puzzle sont en place. Je peux enfin entrer en scène.
Putain... Qu'il fait bon bronzer au soleil en ce début de printemps 2021. Je suis sur la terrasse de mon chalet à La Javie, à quelques kilomètres de Digne, avec comme seul vis-à-vis la barre montagneuse de la tète de l'Estrop devant moi. Lunettes de soleil, cocktail sur la desserte, ma tablette à coté de moi, à poil, du pur bonheur. Enfin presque. Je porte quand même une culotte. Parce que figurez vous que depuis hier, c'est alerte rouge si vous voyez ce que je veux dire. Oui je sais, vous vous dites qu'en tant qu'immortelle, il me serait facile de pas avoir de règles, mais j'ai décidé une fois pour toutes de vivre totalement ma vie en femme avec les avantages et les inconvénients. C'est comme çà…
Et pour les « un brin moqueurs », vous vous dites « celle là, elle est toujours à poil » ! Vous avez raison, mais vous avez tort ! Je vous explique : je suis une immortelle depuis sept ans maintenant, mais il faut y rajouter environ trente-cinq années passées hors du temps en deux séjours au jardin d'Éden. Or sur Éden, les vêtements sont quasiment ignorés. Et depuis 2018, je passe la moitié de mon temps en Amazonie auprès du père de mon bébé où les vêtements sont inconnus. La nudité est donc pour moi la tenue habituelle. C'est quand je m'habille que je me sens déguisée.
Et puis, vous n'allez pas gâcher mon bonheur. Je bronze alors bouclez là !
— Ding.
…
Ma tablette.. Un mail ? Ça alors ! Ça vient de Kemal, vous vous souvenez ? Il y avait longtemps. Deux document attachés, une photo et le scan d'un document… Pour ceux qui n'ont pas lu l'épisode « les Tamalzaïs » dans les Chroniques, Kemal Azerian est un archéologue de terrain que j'ai accompagné au Kazakhstan sur un chantier de fouille où j'ai eu la surprise de découvrir les descendantes des Amazones avant d'en devenir une moi-même. Lisez cet épisode, c'est un de mes préférés.
Sacré Kemal, mon gros nounours ! Assez « confortable », vous voyez le genre ? Imaginez Henri Jones senior, sous les traits de Sean Connery. Mais ? C'est pas les montagnes de l'Altaï sur la photo ? De la forêt vierge… une pyramide précolombienne, une belle brune très amérindienne à coté de lui.. Deux magnifiques sourires. Voyons ce mail.
— Bonjour ma chère Christine.
Waw, quelle solennité, çà lui ressemble pas. « Comme tu vois je ne suis plus au Kazakhstan. Je suis depuis quelques semaines sur un chantier de fouilles sous contrat du gouvernement mexicain dans la région de Veracruz. Et nous avons fait une découverte assez étonnante dans une salle souterraine, un codex, je pense Maya, sur papyrus, mais aussi avec ce qui nous semble être d'anciens caractères chinois ! Isabella ma collaboratrice pense avoir identifié dans les deux textes quelques termes qui semblent dire la même chose, des nombres, quelques mots.. On est très excités parce qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'une sorte de « pierre de Rosette », c'est à dire deux textes avec deux écritures différentes mais disant la même chose ! Sachant à quel point tu es douée pour les langues, pourrais-tu y jeter un coup d'œil, pour avoir ton avis. Merci d'avance et à très bientôt » .
Putain ! J'en salive d'avance, je suis toute excitée ! Intellectuellement s'entend, soyons sérieux… Car je suis parfaitement capable de lire n'importe quel texte dans n'importe quelle langue de n'importe quelle époque. Ouranos m'avait encouragée à apprendre les langues anciennes pour occuper mon second séjour sur Éden en rajoutant « que çà me servirait plus tard ». Avait-il son idée ? Allez savoir avec cet animal ! Toujours est-il que pour y arriver, j'ai eu le privilège d'accéder à ce qu'il appelle « l'arbre de la connaissance », une immense grotte au milieu d'un verger de pommiers où sont enregistrés dans des cristaux tout ce qu'il a pu voir ou entendre, tout son savoir depuis la nuit des temps. La technique est simple : on prend le cristal dans la main et une sorte de liaison télépathique s'établit. C'est un peu comme une connexion internet sur un site, il suffit de savoir quel cristal prendre.
A l'occasion, je lui ai demandé en rigolant si utiliser des cristaux, c'était pas un peu conventionnel pour ne pas dire caricatural. Il m'a répondu « Et pourquoi pas? Vous autres humains stockez bien tout votre savoir sur des morceaux de silicium et des disques en plastique ! »
Faut avouer… Bon voyons ces textes… C'est exact, ce sont bien d'anciens idéogrammes chinois d'un coté et des glyphes précolombiens de l'autre, des écritures qui datent bien de deux mille cinq cent ans au moins ! Mais il est incomplet, endommagé… Ça dit quoi…
— ...alors à la suite de cette terrible nuit où Ek-Chuah assassina notre mère à tous, ordre fut donné aux guerriers aigle de transporter son corps et de le déposer dans la grande salle de la pyramide du jaguar de Talamaxatl. C'est là que désormais repose pour l'éternité le corps momifié de notre déesse Quetz....
PUTAIN !!!
Je pousse un cri de surprise, je me redresse brusquement de mon relax. Putain j'y crois pas ! Quetzalcóatl ! Je ne rêve pas, il y a bien écrit : Quetzalcóatl !!! Le légendaire serpent à plumes, le dieu dont le culte est répandu dans toute l'Amérique centrale ! Comment est-ce possible ???
Pour comprendre ma stupéfaction à cet instant, il faut que vous ayez à l'esprit que tout ce que vous avez lu dans les pages et les chapitres qui précèdent m'est totalement inconnu. Vous avez vu venir le truc, mais moi, çà me tombe dessus d'un coup !
Autre chose à savoir : quand j'ai pour la première fois fais la connaissance de Zeus, Athéna, Poséidon, Hadès et quelques autres, j'ai appris qu'il y avait eu SEPT titans, chacun ayant sous sa responsabilité une région du monde et les peuples occupant. Il y avait Odin chez les vikings, Cronos en Méditerranée, Râ en Égypte et au Soudan, Mardouk au Moyen Orient, Vishnou en Inde, Ryu en Chine et Amaterasu au Japon. Trois sont morts : Cronos, Râ et Ryu. Il en reste quatre. Mais il y a un os : dans l'épisode « le roi requin », j'ai fait la connaissance de Tangaroa qui s'est présenté comme étant le TREIZIÈME dieu tutélaire du monde, en charge des peuples du Pacifique (Épisode Le roi requin). Donc il y en a au moins douze autres… Sans parler de la reine africaine (Épisode Africa queen)...
J'en ai eu la confirmation quand j'ai découvert que Viracocha avait bel et bien existé, et dont j'ai hérité de la tutelle de l'Amérique du sud… J'en voulais pas, çà m'est tombé dessus comme çà, et je suis bien embarrassée avec ce cadeau. Mais j'ai ainsi la certitude qu'il y a encore QUATRE titans dont je ne connais pas l'existence ni où ils pourraient se trouver.
Et voilà que surgissant de nulle part Quetzalcóatl me saute littéralement à la figure d'un seul coup ! Je suis estomaquée, mon cœur bat à tout rompre, les idées défilent à toute allure dans ma tète. Quetzalcóatl ! Oui mais, s'agit-il d'un des douze titans ? Après tout ce pourrait très bien être seulement un grand roi à l'origine de la légende ? Mais si c'était vrai ? Une seule façon de le savoir.
Ma tablette. Répondre… « Réserve moi une chambre. J'arrive »
A suivre…
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(pour ceux qui chercheraient !) ^^'
Ça va se corser …