Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles - Le poignard de jade — Chapitre 6 · Châtiment
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles - Le poignard de jade
Chapitre 6 · Châtiment
6 - Châtiment
— Récapitulons… Le Kemal d'ici est un imposteur qui a pris ses traits. Et seul un immortel est capable de çà. Qu'on ne perçoive pas son énergie veut dire qu'il ne veut pas être repéré par nous. Pourquoi ?
— Et le codex ? Demande Cyrille.
— Le codex est un faux. De plus il est impossible qu'un document vieux de quelques semaines se trouve derrière une dalle scellée depuis trois mille ans. Donc on me l'a montré, je pense pour m'attirer ici. « On » devait se douter que je ne résisterai pas à la curiosité. Là encore, pourquoi ?
— Maman… J'ai peur ! Je veux pas qu'on te fasses du mal !
— Pas de maman ! Non, je ne crois pas qu'il faille être inquiets. Enfin, pas vraiment. Si on me voulait du mal, ce serait facile de le faire à Digne ou n'importe où. Tu n'es pas concerné puisqu'il n'était même pas question que tu viennes avec moi.
— Et les autres ? Je veux dire Patrick, Espéranza, Isabella, Carlos, sans parler des deux ouvriers qui ont parlé avec Kemal, enfin, celui qui se fait appeler Kemal.
— Patrick, Espéranza, les deux gars sont des héros. C'est pas un hasard. Il se prépare quelque chose ici. Carlos, je ne sais pas. Reste Isabella… Je ne sais trop quoi en penser. Il est possible que ce soit également une immortelle.
— Alors on fait quoi ? Demande t-il.
— On reste sur nos gardes ! Nous savons maintenant avoir affaire à un imposteur. C'est un avantage. On ne fait rien mais on les tient à l'œil. Toi tu vas surveiller de prés Isabella. Je pense que cette pétasse sera ravie si tu la serres un peu ! Et moi je vais coller aux basques de Kemal.
— Et le codex ? Demande Cyrille.
— Le codex est un faux. De plus il est impossible qu'un document vieux de quelques semaines se trouve derrière une dalle scellée depuis trois mille ans. Donc on me l'a montré, je pense pour m'attirer ici. « On » devait se douter que je ne résisterai pas à la curiosité. Là encore, pourquoi ?
— Maman… J'ai peur ! Je veux pas qu'on te fasses du mal !
— Pas de maman ! Non, je ne crois pas qu'il faille être inquiets. Enfin, pas vraiment. Si on me voulait du mal, ce serait facile de le faire à Digne ou n'importe où. Tu n'es pas concerné puisqu'il n'était même pas question que tu viennes avec moi.
— Et les autres ? Je veux dire Patrick, Espéranza, Isabella, Carlos, sans parler des deux ouvriers qui ont parlé avec Kemal, enfin, celui qui se fait appeler Kemal.
— Patrick, Espéranza, les deux gars sont des héros. C'est pas un hasard. Il se prépare quelque chose ici. Carlos, je ne sais pas. Reste Isabella… Je ne sais trop quoi en penser. Il est possible que ce soit également une immortelle.
— Alors on fait quoi ? Demande t-il.
— On reste sur nos gardes ! Nous savons maintenant avoir affaire à un imposteur. C'est un avantage. On ne fait rien mais on les tient à l'œil. Toi tu vas surveiller de prés Isabella. Je pense que cette pétasse sera ravie si tu la serres un peu ! Et moi je vais coller aux basques de Kemal.
Nous sommes redescendus en souriant. Le repas se passe très agréablement. La conversation roule sur la fête aztèque en préparation, mais évidement beaucoup sur le fameux codex et comment il faut l'interpréter. Carlos nous résume quel était le panthéon des dieux de l'époque.
— Il ne faut pas oublier que nos datations du site le font remonter autour de trois mille ans, dit-il. Les divinités mayas les plus connues beaucoup plus tard n'étaient pas celles de l'époque.
— Comment cela, dis-je ?
— C'était l'époque Olmèque. Leur religion s'articulait autour de huit dieux : le Dragon olmèque, le Monstre-Oiseau, le Monstre-Requin, le Dieu à l'Œil Bandé, le Dieu du Maïs, l'Esprit de la Pluie, le Jaguar-Garou et le Serpent à Plumes.
— Le serpent à plumes ? Vous parlez de Quetzalcóatl ?
— Il n'est devenu Quetzalcóatl que beaucoup plus tard. On ne connaît pas vraiment leur nom olmèque. C'était il y a trois mille ans... Et le panthéon s'est beaucoup étoffé par la suite. On pense que certains dieux sont devenus prépondérants dans les cultures suivantes, tel que le dieu de la pluie, celui du maïs, ou le dieu jaguar. Concernant ce dernier, il y a une légende entre autre qui dit un peu la même histoire que le codex.
— Vous voulez dire que Quetzalcóatl a été assassiné ?
— C'est cela. Une tradition raconte que le Jaguar-Garou était jaloux de l'influence croissante du serpent à plumes. Il l'a tué, puis a asservi ou éliminé les autres dieux, pour devenir le maître suprême. Mais malgré çà, le culte de Quetzalcóatl s'est perpétué à travers les âges et les peuples pour devenir prépondérant..
— Comment cela, dis-je ?
— C'était l'époque Olmèque. Leur religion s'articulait autour de huit dieux : le Dragon olmèque, le Monstre-Oiseau, le Monstre-Requin, le Dieu à l'Œil Bandé, le Dieu du Maïs, l'Esprit de la Pluie, le Jaguar-Garou et le Serpent à Plumes.
— Le serpent à plumes ? Vous parlez de Quetzalcóatl ?
— Il n'est devenu Quetzalcóatl que beaucoup plus tard. On ne connaît pas vraiment leur nom olmèque. C'était il y a trois mille ans... Et le panthéon s'est beaucoup étoffé par la suite. On pense que certains dieux sont devenus prépondérants dans les cultures suivantes, tel que le dieu de la pluie, celui du maïs, ou le dieu jaguar. Concernant ce dernier, il y a une légende entre autre qui dit un peu la même histoire que le codex.
— Vous voulez dire que Quetzalcóatl a été assassiné ?
— C'est cela. Une tradition raconte que le Jaguar-Garou était jaloux de l'influence croissante du serpent à plumes. Il l'a tué, puis a asservi ou éliminé les autres dieux, pour devenir le maître suprême. Mais malgré çà, le culte de Quetzalcóatl s'est perpétué à travers les âges et les peuples pour devenir prépondérant..
J'ai gambergé un long moment… Discrètement, j'ai joué avec mon smartphone pour avoir des détails sur la religion olmèque et j'y ai retrouvé peu ou prou ce que Carlos nous a résumé. Évidement, vous savez. Moi pas. Un moment j'ai pensé que le codex était simplement destiné à m'attirer ici pour une raison quelconque. Mais dans cette histoire, tout semble tourner autour de Quetzalcóatl. Se pourrait-il que sa sépulture soit le but ultime et que la tradition soit autre chose qu'une tradition? Et dans ce cas, je joue quel rôle, moi ?
— Vous avez vu l'heure ? S'exclame soudain Isabella. Il est temps que je me prépare !
— C'est vrai, répond Kemal. Isabella va revêtir un authentique costume aztèque et il lui faudra un moment. Christine, Cyrille, je vous propose de nous rendre sur le site de la fête en attendant.
— Un costume aztèque ? Demande Cyrille. Un vrai costume ? Punaise, j'aimerai bien voir çà. ! Je peux te donner un coup de main ?
— C'est vrai, répond Kemal. Isabella va revêtir un authentique costume aztèque et il lui faudra un moment. Christine, Cyrille, je vous propose de nous rendre sur le site de la fête en attendant.
— Un costume aztèque ? Demande Cyrille. Un vrai costume ? Punaise, j'aimerai bien voir çà. ! Je peux te donner un coup de main ?
Bien joué Cyrille. Tu joues ton rôle, ne pas lâcher Isabella une minute…
— Pas la peine, Espéranza va s'en charger.
— Malheureusement c'est impossible, coupe soudain Carlos. Nous devons partir immédiatement. Kemal sait que nous sommes attendus ailleurs.
— Eh bien viens m'aider, Cyrille, répond Isabella avec un grand sourire. J'espère que tu n'es pas allergique aux plumes !
— Malheureusement c'est impossible, coupe soudain Carlos. Nous devons partir immédiatement. Kemal sait que nous sommes attendus ailleurs.
— Eh bien viens m'aider, Cyrille, répond Isabella avec un grand sourire. J'espère que tu n'es pas allergique aux plumes !
Putain… Je crois que j'ai fait une connerie… Je vous avoue que j'ai plus les idées très claires. J'ai suivi Kemal comme une automate jusqu'au site archéologique qui ne se trouve guère qu'à un kilomètre de la ville. Nous ne sommes que tous les deux. Patrick est parti avec les deux ouvriers sur le chantier de fouilles. Kemal m'abreuve de quantités de données historiques que je n'écoute guère. Quand je reprends un peu le fil de mes idées, je suis absolument bluffée. Il y a un monde fou, des groupes musicaux qui abusent de tambours et de flûtes et aussi anachroniquement de guitares ! Ben oui, on est au Mexique, un mélange de cultures. Et les costumes… Il faut le voir pour le croire. Des plumes, des masques, des tatouages, des tuniques brodées de bijoux, vrais ou faux j'en sais rien, des bracelets, des coiffes débordantes de plumes, des casques en forme de tètes d'aigles, des masques en forme de tètes de mort, des pectoraux, des… Je suis incapable de vous le décrire !
Et tous ces gens qui chantent, dansent s'amusent dans une joyeuse pagaille. Par endroits des groupes folkloriques exécutent des danses traditionnelles. Kemal, m'apprend qu'il y a un concours où les meilleurs seront récompensés. Et soudain, j'ai des frissons !
Comment ai-je pu être aveugle à ce point ??? C'est comme si quelque chose avait anesthésié ma tète. Maintenant je les ressens, des héros. Par dizaines. Tout autour. Mêlés aux personnes ordinaires. Ils ne prêtent aucune attention à ma personne. Et puis soudain une sensation bien plus forte. Un homme en costard, accompagné par des gardes du corps, du moins je présume. Il s'avance en souriant au milieu de la foule, saluant à droite et à gauche, applaudi chaleureusement par l'assistance. Un immortel ! Je tire Kemal par le bras.
— Qui est ce type ???
— Hmm ? Lui ? Il s'appelle Emiliano Ch.. C'est un homme très puissant et très influent au Mexique. C'est lui qui a relancé cette fête il y a plusieurs années. D'ailleurs, c'est lui qui est propriétaire des terres où se trouve le site de Talamaxatl. Et auprès duquel il faudra obtenir l'autorisation de fouiller le site. Compliqué…
— Et ses porte-flingues, ceux qui ont cet écusson en forme de tète de jaguar, c'est quoi ?
— C'est son… armée privée on dira. Ils assurent sa sécurité et à ce qu'on dit, ils manquent totalement d'humour…
— Hmm ? Lui ? Il s'appelle Emiliano Ch.. C'est un homme très puissant et très influent au Mexique. C'est lui qui a relancé cette fête il y a plusieurs années. D'ailleurs, c'est lui qui est propriétaire des terres où se trouve le site de Talamaxatl. Et auprès duquel il faudra obtenir l'autorisation de fouiller le site. Compliqué…
— Et ses porte-flingues, ceux qui ont cet écusson en forme de tète de jaguar, c'est quoi ?
— C'est son… armée privée on dira. Ils assurent sa sécurité et à ce qu'on dit, ils manquent totalement d'humour…
A présent je ressens totalement son énergie. Il est du troisième cercle. Et il ne s'en cache même pas. Ses gardes du corps sont des héros. Là encore, impossible que ce soit une coïncidence. Et c'est à ce moment là qu'arrivent Isabella et Cyrille. Ça fait un moment qu'ion les attendait. Putain, le costume d'Isabella ! Comment dire… Incroyable. Une déesse ! Ils ont un sourire jusqu'aux oreilles. Et Isabella se penche vers moi.
— Désolée pour le retard, me chuchote t-elle. On a été un peu occupés avec Cyrille. Dis donc, ton frère, tu me l'avais caché. Quel baiseur ! Oh là là, si tu savais ! Je te dirai plus tard. Je suis attendue !
J'en reste bouche bée. Putain ! J'aurai du me douter qu'il ne résisterait pas à la tentation de sauter la jeune femme. Et moi qui lui ai dit de rester auprès d'elle ! Je m'excuse brièvement auprès de Kemal, je dois parler en privé à Cyrille. Nous nous mettons un peu à l'écart.
— Cyrille ; je…
— Attends mam… Christine, je sais ce que tu vas me dire, mais tu dois comprendre. Isabella est une vraie déesse ! J'en reviens pas tellement elle est belle. Au départ, j'avais pas vraiment l'intention, mais quand elle a commencé à se déshabiller et qu'elle m'a montré la tenue qu'elle allait porter, on a un peu perdu la tète. C'est elle qui m'a enlevé ma chemise, alors j'ai enlevé son soutif, elle m'a enlevé mon pantalon, bref on s'est retrouvés tout nus et on a basculé sur le lit. C'est incroyable, elle a une peau dorée magnifique, elle sentait tellement bon, j'étais comme ivre. Elle m'a dit prend-moi, tout de suite, je l'ai prise d'un seul coup, profondément, elle a poussé un cri de surprise, je crois que je lui ai fait un peu mal, mais après elle s'est vengée. Elle m'a dévorée, et moi aussi, on s'est embrassés comme des fous, elle me mordait, elle me griffait, enfin un peu. Et puis elle m'a retourné et elle m'a chevauché, on a continué à s'embrasser. Et puis elle s'est mise à quatre pattes et elle m'a dit de la prendre par derrière, mais j'ai pas compris tout de suite. Alors elle m'a dit, mais non, pas là, au dessus entre les fesses, dans mon cul ! J'étais un peu gêné tu sais c'est la première fois que je faisais çà. Mais c'était bon, tellement serré, et Isabella n'arrêtait pas de me dire de faire plus fort. Elle se caressait comme une folle en même temps, et puis elle a joui brutalement et elle est tombée à plat ventre sur le lit. J'ai été tellement surpris que j'ai déchargé sur elle, sur son dos. Je me suis excusé, j'étais un peu honteux, mais elle a éclaté de rire en disant que j'avais fait exactement ce qu'elle attendait de moi. On s'est nettoyés, elle a mis son costume et on est arrivés. Au fait… Il se passe quoi ici ?
— Attends mam… Christine, je sais ce que tu vas me dire, mais tu dois comprendre. Isabella est une vraie déesse ! J'en reviens pas tellement elle est belle. Au départ, j'avais pas vraiment l'intention, mais quand elle a commencé à se déshabiller et qu'elle m'a montré la tenue qu'elle allait porter, on a un peu perdu la tète. C'est elle qui m'a enlevé ma chemise, alors j'ai enlevé son soutif, elle m'a enlevé mon pantalon, bref on s'est retrouvés tout nus et on a basculé sur le lit. C'est incroyable, elle a une peau dorée magnifique, elle sentait tellement bon, j'étais comme ivre. Elle m'a dit prend-moi, tout de suite, je l'ai prise d'un seul coup, profondément, elle a poussé un cri de surprise, je crois que je lui ai fait un peu mal, mais après elle s'est vengée. Elle m'a dévorée, et moi aussi, on s'est embrassés comme des fous, elle me mordait, elle me griffait, enfin un peu. Et puis elle m'a retourné et elle m'a chevauché, on a continué à s'embrasser. Et puis elle s'est mise à quatre pattes et elle m'a dit de la prendre par derrière, mais j'ai pas compris tout de suite. Alors elle m'a dit, mais non, pas là, au dessus entre les fesses, dans mon cul ! J'étais un peu gêné tu sais c'est la première fois que je faisais çà. Mais c'était bon, tellement serré, et Isabella n'arrêtait pas de me dire de faire plus fort. Elle se caressait comme une folle en même temps, et puis elle a joui brutalement et elle est tombée à plat ventre sur le lit. J'ai été tellement surpris que j'ai déchargé sur elle, sur son dos. Je me suis excusé, j'étais un peu honteux, mais elle a éclaté de rire en disant que j'avais fait exactement ce qu'elle attendait de moi. On s'est nettoyés, elle a mis son costume et on est arrivés. Au fait… Il se passe quoi ici ?
Oh le saligaud… Ça fait trois jours que je suis en manque, et il me fait bouillir avec ses histoires de baises ! D'une certaine façon, j'en peux plus ! Je serai prête à me faire Kemal, Carlos, Isabella et tous les guerriers de la fête avec leurs copines en même temps, n'importe quoi pourvu que je sois comblée ! J'en ai marre. Il me faut un dérivatif de toute urgence, ou je vais péter !
— On rentre dedans ! J'en ai assez. On nous a attiré ici je sais pas pourquoi et tous ces héros plus ce type, cet immortel… Ch. je crois ? C'est fini ! Suis moi…
Je me dirige droit sur Kemal, la mine sévère suivie de Cyrille. Mon attitude le rend perplexe.
— Il y a un problème Christine ? Dit-il.
— Ça suffit ! Dis-je sèchement. On arrête de jouer. Tu n'es pas Kemal. J'ai communiqué avec le vrai Kemal il y a une heure. Maintenant tu vas me dire ce qui se passe ici et pourquoi tu nous a attirés avec ce faux document. Tu parles ou je me fâche !
— Ça suffit ! Dis-je sèchement. On arrête de jouer. Tu n'es pas Kemal. J'ai communiqué avec le vrai Kemal il y a une heure. Maintenant tu vas me dire ce qui se passe ici et pourquoi tu nous a attirés avec ce faux document. Tu parles ou je me fâche !
Je n'ai pas vu que Isabella s'est rapprochée. Kemal a un petit sourire admiratif.
— C'est vrai Christine, nous t'avons attirée ici, dit-il. Mais nous ne te voulons aucun mal. Tu es ici parce que nous avons besoin de toi.
— Besoin de moi ? Pour qui, pourquoi ? Et d'abord qui es tu en réalité. Tu te fiches de moi ou quoi ?
— Avant ce soir vous saurez tout, tu as ma parole, reprend t-il calmement. Venez, je vais tout vous dire.
— Besoin de moi ? Pour qui, pourquoi ? Et d'abord qui es tu en réalité. Tu te fiches de moi ou quoi ?
— Avant ce soir vous saurez tout, tu as ma parole, reprend t-il calmement. Venez, je vais tout vous dire.
Il nous a entraînés, Cyrille, Isabella et moi dans une salle d'un bâtiment voisin dont l'entrée est gardée par deux héros. Tout était prémédité. Et entre nous, au-delà de ma colère, je ne suis pas vraiment rassurée.
— Alors ? Dis-je sur la défensive.
— Te rappelles-tu ce que nous t'avons raconté du meurtre de Quetzalcóatl par le dieu jaguar ?
— Oui, et donc ?
— Te rappelles-tu ce que nous t'avons raconté du meurtre de Quetzalcóatl par le dieu jaguar ?
— Oui, et donc ?
Il se tourne vers Isabella, restée silencieuse jusque là.
— Tu es là parce que tu vas assister au châtiment de l'assassin, dit-elle. Et il n'est pas loin. A ce jour, il s'appelle Emiliano Ch. Je présume que tu sais qu'il est un immortel ? Tu as du le sentir ? Mais il y a trois mille ans, il était le dieu jaguar et son nom était Ek-Chuah. Je le sais, j'étais là ce funeste soir.
— Tu étais là ? Dis-je estomaquée. Mais qui es tu toi ?
— Tu étais là ? Dis-je estomaquée. Mais qui es tu toi ?
Je perçois soudain son énergie. Elle monte lentement, puissante, intense. Quatrième cercle ! Isabella s'est redressée fièrement, elle cesse d'être une archéologue pour paraître en fait pour ce qu'elle est : une déesse.
— Je m'appelle Ixchel. A cette époque, j'étais la déesse du maïs. J'enseignai aux premiers olmèques à cultiver la terre. Ek-Chuah est mon neveu et à ce titre je ne pouvais rien contre lui.
— Mince ! Je… J'ai baisé avec une déesse ? Coupe Cyrille estomaqué.
— Mais tu as été parfait, jeune immortel, répond Ixchel avec un sourire.
— Putain ! J'y crois pas… Et au point où on en est, Carlos c'est qui ?
— Carlos est un de mes frères. On le connaît sous le nom de Chaac. Il était le dieu de la pluie.
— Oh Putain… Et les autres, tous ces héros, d'où sortent-ils ? Et il est où Carlos, ou Chaac, je sais plus…
— Carlos a une tache à accomplir, reprend le faux Kemal. Nous allons le rejoindre très vite. Les héros ? Ah oui, c'est ainsi que vous autres olympiens les appelez. Patrick et les deux ouvriers que tu as vu sont trois de mes chasseurs éternels, ainsi que les deux à l'entrée de cette salle. Et dehors, il y a un mélange de guerriers jaguar et de guerriers aigle. On les appelle respectivement ocelomehs et pipiltins. Les premiers étaient au service de Ek-Chuah et constituent sa garde rapprochée. Les autres l'étaient auprès de Quetzalcóatl et ont été rabaissés au rangs de serviteurs. Reste Espéranza. Elle est la dernière prêtresse ordonnée par Quetzalcóatl, et quelques autres sont également présentes dans cette fête.
— Mince ! Je… J'ai baisé avec une déesse ? Coupe Cyrille estomaqué.
— Mais tu as été parfait, jeune immortel, répond Ixchel avec un sourire.
— Putain ! J'y crois pas… Et au point où on en est, Carlos c'est qui ?
— Carlos est un de mes frères. On le connaît sous le nom de Chaac. Il était le dieu de la pluie.
— Oh Putain… Et les autres, tous ces héros, d'où sortent-ils ? Et il est où Carlos, ou Chaac, je sais plus…
— Carlos a une tache à accomplir, reprend le faux Kemal. Nous allons le rejoindre très vite. Les héros ? Ah oui, c'est ainsi que vous autres olympiens les appelez. Patrick et les deux ouvriers que tu as vu sont trois de mes chasseurs éternels, ainsi que les deux à l'entrée de cette salle. Et dehors, il y a un mélange de guerriers jaguar et de guerriers aigle. On les appelle respectivement ocelomehs et pipiltins. Les premiers étaient au service de Ek-Chuah et constituent sa garde rapprochée. Les autres l'étaient auprès de Quetzalcóatl et ont été rabaissés au rangs de serviteurs. Reste Espéranza. Elle est la dernière prêtresse ordonnée par Quetzalcóatl, et quelques autres sont également présentes dans cette fête.
Les idées tournent à toute allure dans ma tète. Je croise le flot de données qui sont dans ma tète, assassinat, coup d'état, complots, forces antagonistes en présence... Je ne sais pas encore ce qu'on attend exactement de moi, mais une chose est claire : je vais être témoin d'une révolte, d'une révolution ! Je me plante face au faux Kemal, bras croisés, regard sévère.
— Et TOI ? Qui es tu ?…
Alors… Alors je sens monter lentement une énergie extraordinaire émanant de Kemal, une énergie qui atteint celui d'un cinquième cercle, un niveau d'énergie que je n'ai ressenti que face à Mardouk, la reine africaine, Prométhée et Tangaroa ! Et les traits du faux Kemal s'effacent au profit de ceux d'une femme au profil amérindien très marqué et nimbée elle aussi d'une autorité et d'une noblesse que je n'ai pas connu depuis Ouranos !
— Je porte ici le nom de Naya. Je suis une titanide, le onzième enfant du couple divin, ceux que tu appelles Ouranos et Gaïa. Je suis la sœur d'Odin, Mardouk, Vishnou et Amaterasu pour ne citer que ceux encore en vie. Je suis Waka Tanka, déesse tutélaire des tribus indiennes d'Amérique du Nord.
Pour le coup je recule d'un pas. Je suis éberluée ! Je venais au Mexique juste pour éclaircir un mystère archéologique et je reçois dans la même journée la confirmation de ce mystère, et la découverte d'un nouvel enfant de Ouranos et Gaïa. Et me confirme au passage leur nombre. Onzième enfant… Tangaroa, seul issu d'une lignée humaine est le treizième. Je ne compte pas la reine africaine. Je passe mentalement en revue les morts ou les inconnus : Cronos, Ryu, Viracocha, Ra, Quetzalcóatl, çà fait dix. Mince, il m'en manque deux… On verra plus tard !
— Il est temps, coupe soudain Isabella. Le cortège va s'ébranler sous peu. Il vous reste un petit moment pour gagner vos places discrètement. Deux guerriers aigles vous attendent à l'entrée du sanctuaire.
— Alors allons-y, répond Waka Tanka. Vous savez vous métamorphoser en animaux ?
— Euh, oui, bien sur ?
— Alors faites comme moi.
— Moi je fais très bien le chat…
— Eh bien tu vas être comblé mon minet, répond Ixchel en riant.
— Alors allons-y, répond Waka Tanka. Vous savez vous métamorphoser en animaux ?
— Euh, oui, bien sur ?
— Alors faites comme moi.
— Moi je fais très bien le chat…
— Eh bien tu vas être comblé mon minet, répond Ixchel en riant.
Interloquée je vois Waka Tanka se déshabiller. Dans les habit de Kemal qui est un peu replet, la déesse indienne paraissait soudain déguisée. Chemise, pantalon et sous vêtements finissent par terre révélant un corps parfait. Et soudain en quelques secondes, la métamorphose. Un oiseau au plumage rouge et vert se tient à la place de Waka Tanka. L'oiseau emblématique de l'Amérique centrale, un quetzal ! Cyrille et moi avons échangé un regard et faisons pareillement. A poil, et vive les plumes ! Trois quetzal se tiennent à présent dans la salle, et Ixchel ouvre la fenêtre.
— Envolez vous vite. Christine, Cyrille, suivez Waka Tanka. Elle sait où il faut aller. A tout à l'heure.
Nous survolons les frondaisons… Quel plaisir de voler, voir la terre d'en haut, raser la cime des arbres, faire un coucou aux perroquets. J'en oublierai presque la situation. Je suis l'indienne avec Cyrille à mes cotés. Le vol est court. Elle plonge dans une trouée, droit vers une petite pyramide où attendent plusieurs personnes. Je reconnais Chaac-Carlos avec Espéranza. Et nous reprenons notre forme humaine à peine posés, passant d'un oiseau à plumes à des humains à poil…
Chaac est magnifique avec son costume riche de plumes et de bijoux, un casque qui rappelle lui aussi une tète d'aigle. Trois guerriers portant des costumes similaires l'accompagnent parmi lesquels je reconnais Patrick. Plus loin d'autres guerriers mais portant des tenues évoquant le jaguar montent la garde autour de la pyramide. Et enfin, Espéranza, avec un groupe de femmes, toutes portant une tunique et des ornements plus discrets.
— Bienvenus à Talamaxatl. Vous êtes à l'heure. Parfait. Mettez ces vêtements. Waka Tanka et Christine, vous allez vous joindre aux prêtresses de Quetzalcóatl. N'ayez crainte, Ek-Chuah ne vous remarquera pas. Il y a fréquemment des nouvelles parmi elles. Il faudra juste que Christine prenne un look plus mexicain. Il n'y a pas de blondes parmi les prêtresses. Oh ? Tu es rapide Christine. Cyrille, tu vas mettre cette tenue de guerrier aigle. Si tu peux… Ah oui, tu es rapide aussi. ! Tu vas rester prés de moi.
Je n'ai guère le temps de réfléchir. Deux femmes m'aident à enfiler une tenue identique aux leurs. Je jette un coup d'œil interrogatif vers les guerriers jaguar en faction deux par deux devant les quatre escaliers monumentaux qui montent au temple haut. Bizarrement, ils sont armés de pistolets mitrailleurs. Chaac a compris mon interrogation muette.
— Oui, ce sont des guerriers jaguar, fidèles à Ek-Chuah. Il mélange assez facilement tradition et modernité. Mais n'ayez crainte, je les ai totalement sous mon contrôle. Dés que vous serez prêts, j'effacerai le souvenir de votre arrivée. Il n'en restera rien dans leur mémoire.
Le jour commence à décliner. Dans le lointain, on entend les tambours et les flûtes qui accompagnent la procession. Pendant cette attente, Waka Tanka me raconte tout : déesse tutélaire d'Amérique du Nord, sacrifiant sa liberté pour sauver ce qui restait de son peuple, mais trahie par Odin. Esclave de Frigg sous le nom de Naya. Je la reconnais à présent, je l'ai vue à travers les yeux de Christelle, sa libération, et la découverte de la tragédie subie par son peuple… Elle me détaille également ce qu'est l'usurpateur à ce jour, les crimes innombrables qu'il a commis, la soumission de Chaac et Ixchel et le chantage qu'il exerce sur eux. Elle ne me dit rien de son contact avec Ouranos, ce qu'elle a cherché auprès de Ek-Chuah. A ce stade, je l'ignore toujours. Je regarde tout autour de moi. J'avise une pierre au pied de la pyramide, une sorte de stèle, d'une cinquantaine de centimètres de haut.
— Cette pierre, qu'est ce que c'est ? On dirait...
— C'est une pierre sacrificielle. On y allongeait les futurs sacrifiés sur le dos, tenus par quatre assistants, pour que le grand prêtre puisse leur ôter le cœur plus facilement…
— Mais c'est abominable !
— Oui et non, répond t-elle un peu gênée. Ce n'était pas si cruel. Les victimes étaient assommées avant que le prêtre leur ouvre le ventre, juste sous le sternum. Ça lui laissait le temps de retirer le cœur encore battant avant qu'il ne s'arrête pour l'offrir au dieu soleil.
— Arrête, je vais gerber…
— C'est une pierre sacrificielle. On y allongeait les futurs sacrifiés sur le dos, tenus par quatre assistants, pour que le grand prêtre puisse leur ôter le cœur plus facilement…
— Mais c'est abominable !
— Oui et non, répond t-elle un peu gênée. Ce n'était pas si cruel. Les victimes étaient assommées avant que le prêtre leur ouvre le ventre, juste sous le sternum. Ça lui laissait le temps de retirer le cœur encore battant avant qu'il ne s'arrête pour l'offrir au dieu soleil.
— Arrête, je vais gerber…
Et c'est quoi le plan ? Le plan « A » me dit-elle, Ixchel et Chaac vont interrompre la fin de la cérémonie, se prononcer officiellement en rébellion et exiger la soumission de Ek-Chuah et de ses troupes.
— Et le plan « B » ? Dis-je.
— Je le tue…
— HEIN ??? Mais… Ce n'est pas possible, Ouranos interdit à ses enfants de s'entre-tuer ! Si tu fais çà, il va t'envoyer au Tartare !
— Peu m'importe, répond t-elle avec indifférence. Ek-Chuah doit être arrêté . Peut être même que notre père à tous me pardonnerait au vu de ses crimes. Tu dois me comprendre Christine. Je n'ai pratiquement plus rien à espérer. J'ai perdu les terres que mon père m'avait confié, j'ai échoué dans la mission dont il m'avait chargée. Je n'ai pas su les défendre tellement Odin m'a abusée et combien j'ai été naïve. Mon peuple agonise ou fusionne avec les descendants des immigrés. Si mon père m'envoie au Tartare, j'arrêterai mon cœur et rejoindrai mes guerriers au pays des chasses éternelles. Tu vois ? Tout çà n'a guère d'importance. Sauf… si le plan « C » se réalise…
— Le plan « C » ? C'est quoi ?
— Ça, tu le verras bien, me répond t-elle avec un sourire malicieux. Et personne, même pas Ixchel et Chaac ne le connaissent.
— Je le tue…
— HEIN ??? Mais… Ce n'est pas possible, Ouranos interdit à ses enfants de s'entre-tuer ! Si tu fais çà, il va t'envoyer au Tartare !
— Peu m'importe, répond t-elle avec indifférence. Ek-Chuah doit être arrêté . Peut être même que notre père à tous me pardonnerait au vu de ses crimes. Tu dois me comprendre Christine. Je n'ai pratiquement plus rien à espérer. J'ai perdu les terres que mon père m'avait confié, j'ai échoué dans la mission dont il m'avait chargée. Je n'ai pas su les défendre tellement Odin m'a abusée et combien j'ai été naïve. Mon peuple agonise ou fusionne avec les descendants des immigrés. Si mon père m'envoie au Tartare, j'arrêterai mon cœur et rejoindrai mes guerriers au pays des chasses éternelles. Tu vois ? Tout çà n'a guère d'importance. Sauf… si le plan « C » se réalise…
— Le plan « C » ? C'est quoi ?
— Ça, tu le verras bien, me répond t-elle avec un sourire malicieux. Et personne, même pas Ixchel et Chaac ne le connaissent.
Nous sommes dans la grande salle. La fête bat son plein. Du moins pour les guerriers jaguar. Ils dansent de plus en plus excités au rythme des tambours, des cymbales et au son des flûtes. Ek-Chuah a revêtu un costume encore plus magnifique que les autres, plumes, jade, or composent sa tenue, pagne, jambières, bracelets, lourds colliers. Il a soigné son personnage, brun, musclé. Il contemple d'un air satisfait ses guerriers danser et s'enivrer devant lui. Les uns après les autres, ils viennent respirer les vapeurs d'un petit brasero d'où s'échappe des filets de fumée.
— Qu'est-ce qu'ils respirent ? Dis-je en chuchotant.
— Des champignons hallucinogènes, me répond Waka Tanka de la même façon. Si tu en veux, vas-y, c'est de la bonne !
— Des champignons hallucinogènes, me répond Waka Tanka de la même façon. Si tu en veux, vas-y, c'est de la bonne !
Waka Tanka, les prêtresses et moi-même sommes à genoux, prostrées sur un des cotés de la grande salle. Certaines étouffent des sanglots, d'autres pleurent ouvertement et silencieusement. L'une d'entre elle tombe sur le coté sans connaissance, brisée par l'émotion,. Seule Ixchel est restée debout prés de nous. Chaac et les guerriers aigles sont prés de l'entrée. Eux ne dansent pas. Au contraire, une profonde amertume se lit sur leurs visages, l'image d'une défaite et d'une humiliation qui dure depuis des siècles.
Et puis au centre de la salle, le sarcophage. Les guerriers jaguar l'ont ouvert. Ils en retirent quelque chose, un corps momifié, desséché, et le déposent sur la dalle qui recouvrait le sarcophage. Quetzalcóatl… Je sursaute.
— Mais… C'est le corps d'une femme ???
— Oui, Quetzalcóatl est une femme, répond Waka Tanka. Ma sœur, le neuvième enfant du créateur. Ça t'étonne ?
— Oui. Non. Je sais pas. Mon esprit était formaté sur le coté masculin… Le corps est étonnamment bien conservé… Elle devait être très belle… Mais… Qu'est-ce qui dépasse de sa bouche, une pierre verte ?
— C'est la lame du poignard de jade que Ek-Chuah lui a planté sur la nuque le jour où il l'a abattue.
— Non ? J'y crois pas ! Et personne ne l'a jamais retiré ? Et maintenant, il va se passer quoi ?
— Ek-Chuah va faire son humiliation suprême. Après quoi, les guerriers jaguar vont violer les prêtresses les unes après les autres jusqu'à épuisement.
— QUOI ??? On va se faire violer ??? Et c'est toujours comme çà ? Mais alors, çà veut dire que…
— … depuis des siècles, les prêtresses sont violées chaque année par les guerriers jaguar, conclut-elle tranquillement.
— Mais c'est immonde ??? Pourquoi ces femmes se laissent-elles faire, ainsi ? Pourquoi ne fuient-elles pas ?
— Parce que Ek-Chuah exerce sur elles sa méthode favorite : le chantage. Il les connaît toutes ou presque. Il connaît leurs familles, leurs descendances. Si l'une d'entre elles s'enfuit ou se rebelle, il massacre sa famille jusqu'au dernier, sans distinction d'âge ou de sexe. C'est de la même façon qu'il a soumis Chaac et Ixchel. Et il a aussi une arme absolue : la destruction de la momie de Quetzalcóatl. Alors tout le monde se tait et obéit. Mais rassure toi, ce soir… il n'y aura plus aucun viol.
— Oui, Quetzalcóatl est une femme, répond Waka Tanka. Ma sœur, le neuvième enfant du créateur. Ça t'étonne ?
— Oui. Non. Je sais pas. Mon esprit était formaté sur le coté masculin… Le corps est étonnamment bien conservé… Elle devait être très belle… Mais… Qu'est-ce qui dépasse de sa bouche, une pierre verte ?
— C'est la lame du poignard de jade que Ek-Chuah lui a planté sur la nuque le jour où il l'a abattue.
— Non ? J'y crois pas ! Et personne ne l'a jamais retiré ? Et maintenant, il va se passer quoi ?
— Ek-Chuah va faire son humiliation suprême. Après quoi, les guerriers jaguar vont violer les prêtresses les unes après les autres jusqu'à épuisement.
— QUOI ??? On va se faire violer ??? Et c'est toujours comme çà ? Mais alors, çà veut dire que…
— … depuis des siècles, les prêtresses sont violées chaque année par les guerriers jaguar, conclut-elle tranquillement.
— Mais c'est immonde ??? Pourquoi ces femmes se laissent-elles faire, ainsi ? Pourquoi ne fuient-elles pas ?
— Parce que Ek-Chuah exerce sur elles sa méthode favorite : le chantage. Il les connaît toutes ou presque. Il connaît leurs familles, leurs descendances. Si l'une d'entre elles s'enfuit ou se rebelle, il massacre sa famille jusqu'au dernier, sans distinction d'âge ou de sexe. C'est de la même façon qu'il a soumis Chaac et Ixchel. Et il a aussi une arme absolue : la destruction de la momie de Quetzalcóatl. Alors tout le monde se tait et obéit. Mais rassure toi, ce soir… il n'y aura plus aucun viol.
Je suis estomaquée… Ce type est un monstre ! J'éprouve un sentiment d'horreur. Et de compassion envers ces femmes, contraintes, soumises, réduites à l'impuissance et qui se sacrifient depuis des siècles pour protéger leurs familles et leur déesse mère. C'est ignoble !
Pendant ce temps, les guerriers jaguar s'excitent de plus en plus. Le rythme de la danse et de la musique augmente progressivement. Ils entrent en transe, l'alimentant à coup de longues bouffées de fumée émanant des champignons hallucinogènes. Ek-Chuah observe avec le sourire. Et puis soudain, l'un des danseurs s'écrie Ek-Chuah ! Et les autres interrompent leur danse se joignant à lui pour acclamer le dieu de la guerre. Ek-Chuah ! Ek-Chuah ! Ek-Chuah ! Leurs acclamations remplissent la salle, se répercute dur les murs.
Ek-Chuah s'est levé, se positionne sur la dalle où repose la momie et l'enjambe. D'un geste vif il retire son pagne faisant apparaître un appendice sexuel énorme ! Non ; putain là il exagère… Et commence à se masturber en souriant au-dessus du cadavre, encouragé par les cris de ses guerriers. Il suffit d'une minute pour qu'un puissant jet de sperme frappe le corps de la déesse, puis un second, puis un autre. Et un long jet d'urine inonde le corps desséché, sous les cris de joie des guerriers jaguar. Je me tourne discrètement vers Waka Tanka.
— Mais c'est dégueulasse ! Dis-je écœurée. Pourquoi est-ce qu'il fait çà ?
— Pour réaffirmer son autorité, répond t-elle, sa victoire sur Quetzalcóatl et aussi l'humilier devant les guerriers aigle et les prêtresses.
— Pour réaffirmer son autorité, répond t-elle, sa victoire sur Quetzalcóatl et aussi l'humilier devant les guerriers aigle et les prêtresses.
Je n'ai pas encore tout vu… Il recommence sa masturbation d'une main, mais de l'autre sort un poignard accroché à sa ceinture. Il ne va quand même pas… Si ! Il commence à s'entailler le sexe au ras de l'abdomen en riant, de plus en plus fort. Dans la salle l'excitation est a son comble, ses guerriers sont ivres d'excitation. Ek-Chuah est au paroxysme. Le poignard achève de trancher le membre, un flot de sang jaillit et inonde le corps momifié. Il rit comme un dément, tenant ses organes dans une main et le poignard dans l'autre.
Prés de moi, je ressens les sentiments de femmes. La colère. Le désespoir. La peur. Complètement insensible, toujours riant Ek-Chuah se dirige vers un grand brasero et l'air satisfait y jette ses organes sanguinolents… pendant que d'autres se reconstituent rapidement entre ses jambes.
— Ça va être à nous, me lance soudain Waka Tanka. Tu es toujours avec moi ?
— Tu parles ! Ce type est un salaud. Et comment !
— Reste prés de moi, suis moi partout, et tout ira bien.
— Tu parles ! Ce type est un salaud. Et comment !
— Reste prés de moi, suis moi partout, et tout ira bien.
C'est comme un signal. Un des guerriers jaguar se dirige en dansant vers le groupe des femmes, le regard inquisiteur comme s'il faisait son marché. Mais soudain Ixchel s'interpose. Un regard sur l'homme et celui-ci recule en titubant.
— Halte, guerriers ! Dit-elle d'une voix forte. Reculez !
— Qu'est-ce qui se passe ? Intervient Ek-Chuah avec un sourire amusé.
— Il se passe que aucun de tes guerriers ne touchera ces femmes. Ton règne est terminé Ek-Chuah !
— Qu'est-ce qui se passe ? Intervient Ek-Chuah avec un sourire amusé.
— Il se passe que aucun de tes guerriers ne touchera ces femmes. Ton règne est terminé Ek-Chuah !
Le dieu de la guerre s'avance lentement l'air narquois.
— Voyez vous çà, dit-il toujours souriant. Une rébellion ? As-tu oublié ce qui s'est passé la dernière fois qu'une des prêtresses s'est rebellée ? Je n'ai qu'un ordre à donner et leurs familles seront exécutées.
— Personne ne sera exécuté, rétorque sévèrement Ixchel.
— Et qui m'en empêchera ? Dit-il en riant. Toi ?
— Pas seulement Ixchel, coupe Chaac à son tour. Si tu ne te soumets pas, il faudra nous affronter tous les deux.
— Ooooh, je vois. C'est pire qu'une rébellion alors ? Vous ne m'affronterez pas, répond sèchement le dieu de la guerre. Et vous savez pourquoi. Vous allez vous soumettre sinon je lâche mes guerriers dans tout le Mexique et ils tueront et brûleront jusqu'à ce que vous mettiez un terme à votre minable révolte. Vous savez ce que vous avez à perdre. Êtes vous prêts à sacrifier d'innombrables vies ?
— Moi je n'ai rien à sacrifier, déclare soudain Waka Tanka.
— Personne ne sera exécuté, rétorque sévèrement Ixchel.
— Et qui m'en empêchera ? Dit-il en riant. Toi ?
— Pas seulement Ixchel, coupe Chaac à son tour. Si tu ne te soumets pas, il faudra nous affronter tous les deux.
— Ooooh, je vois. C'est pire qu'une rébellion alors ? Vous ne m'affronterez pas, répond sèchement le dieu de la guerre. Et vous savez pourquoi. Vous allez vous soumettre sinon je lâche mes guerriers dans tout le Mexique et ils tueront et brûleront jusqu'à ce que vous mettiez un terme à votre minable révolte. Vous savez ce que vous avez à perdre. Êtes vous prêts à sacrifier d'innombrables vies ?
— Moi je n'ai rien à sacrifier, déclare soudain Waka Tanka.
Elle s'est levée et s'avance, le regard dur rivé sur Ek-Chuah. Je lui emboîte le pas comme elle me l'a demandé. La surprise est complète et je vois Ek-Chuah déstabilisé Mais il se ressaisit rapidement.
— Naya ! Quelle surprise, dit-il jovialement. Si je m'attendais… Et madame à tes cotés, que je ne connais pas ?
— Je suis Christine Gautier, dis-je avec une voix aussi ferme que possible. Je suis une olympienne, membre du conseil des dieux de l'Olympe, déesse des vents et de la nature, déesse tutélaire de l'Amérique du sud car héritière de Viracocha.
— Et… et moi je suis son frère, rajoute timidement Cyrille.
— Je suis Christine Gautier, dis-je avec une voix aussi ferme que possible. Je suis une olympienne, membre du conseil des dieux de l'Olympe, déesse des vents et de la nature, déesse tutélaire de l'Amérique du sud car héritière de Viracocha.
— Et… et moi je suis son frère, rajoute timidement Cyrille.
Cyrille est venu se ranger à coté de Chaac. Bon sang, j'aurai préféré qu'il reste avec les guerriers aigle ! Je quitte mon look amérindien pour redevenir la blonde Christine. J'ai laissé éclater mon énergie et je vois Ek-Chuah hésiter. Lui, du troisième cercle, il fait soudain face à une titanide, trois dieux du quatrième cercle, plus Cyrille qui n'est qu'au deuxième. Je perçois son inquiétude. Il sait que dans un affrontement, il sera immédiatement submergé.
C'est alors qu'à l'entrée du temple, de nouveaux guerriers apparaissent, une bonne vingtaine au sein duquel je reconnais Patrick, ainsi que les deux ouvriers de l'équipe rencontrés à notre arrivée, ajoutant à la stupeur de Ek-Chuah… Mais ceux-là sont très différents. Je ne suis pas capable de les identifier immédiatement, mais ce sont clairement des indiens d'Amérique du Nord. Des Apaches très certainement, si reconnaissables, et peut être des sioux, des cheyennes, des iroquois, séminoles, cherokees, des… Peu importe ! Et ce sont des héros, des presque immortels, tous ! Le groupe vient se mélanger aux guerriers aigles.
— Tu vois Ek-Chuah, dit Waka Tanka avec un petit sourire. Il y a quelques mois, tu disais que je n'avais rien ? Tu as oublié mes chasseurs éternels, nombreux, fidèles, dévoués depuis des siècles.
Ek-Chuah hésite. Il est désorienté. Il comprend qu'il n'a pas affaire à une simple révolution, mais à un véritable coup d'état, parfaitement préparé. Mais une fois encore, il se ressaisit.
— Quelle magnifique assemblée ! Merci d'être présents à cette petite cérémonie ! Et maintenant, c'est quoi la suite. Comment compter vous me faire abdiquer ? J'ai les moyens de semer la terreur partout et vous le savez. A moins que vous ayez décidé de me tuer ? Mais alors qui va le faire avec la certitude de se retrouver à Xibalba ? Conclut-il sarcastique.
— C'est une excellente question, coupe soudain Waka Tanka. Venez, mettons nous autour de Quetzalcóatl, toi aussi Ek-Chuah. Qu'est-ce que vous remarquez ?
— Le sang… Le sperme et l'urine, dis-je après quelques secondes de réflexion. Ils ont disparu ?
— Exact, répond t-elle. Voyez vous, une question m'a taraudée pendant des semaines. Pourquoi Ek-Chuah n'a t-il pas été envoyé à Xibalba pour avoir tué sa grand-mère, pourtant en totale violation des commandement du créateur ? La réponse est toute simple : parce qu'elle n'est pas morte…
— C'est une excellente question, coupe soudain Waka Tanka. Venez, mettons nous autour de Quetzalcóatl, toi aussi Ek-Chuah. Qu'est-ce que vous remarquez ?
— Le sang… Le sperme et l'urine, dis-je après quelques secondes de réflexion. Ils ont disparu ?
— Exact, répond t-elle. Voyez vous, une question m'a taraudée pendant des semaines. Pourquoi Ek-Chuah n'a t-il pas été envoyé à Xibalba pour avoir tué sa grand-mère, pourtant en totale violation des commandement du créateur ? La réponse est toute simple : parce qu'elle n'est pas morte…
La stupeur se peint sur nos visages. Même Ixchel et Chaac ne s'attendaient pas à cela. Mais Ek-Chuah, lui, a blêmi.
— Oui elle semble morte, reprend t-elle. Et pourtant, son cœur continue à battre, lentement, très lentement. Mais ce n'est pas assez pour qu'elle reste en vie. D'une certaine façon il faut la nourrir. C'est ce que fait Ek-Chuah avec ses fluides… Le corps de Quetzalcóatl les absorbe comme une éponge sans quoi, elle mourrait… ce qui ferait de Ek-Chuah un meurtrier…
— Mais c'est dingue ! Dis-je. Comment peut elle être vivante avec un poignard planté dans le cou ???
— Tu sais comment fonctionne notre cerveau dans le détail, je veux dire celui des immortels ? Répond t-elle. Il y a une zone du cerveau qui prend les décisions, par exemple de guérir telle ou telle blessure. Et une autre voisine qui exécute l'ordre. C'est un peu comme une entreprise avec la direction d'un coté et les ouvriers de l'autre. Or il y a un point très précis, découvert en allant voir le créateur, que le poignard a coupé entre ces deux zones. Et Ek-Chuah le savait…
— Reste ici ! S'exclame soudain Chaac.
— Mais c'est dingue ! Dis-je. Comment peut elle être vivante avec un poignard planté dans le cou ???
— Tu sais comment fonctionne notre cerveau dans le détail, je veux dire celui des immortels ? Répond t-elle. Il y a une zone du cerveau qui prend les décisions, par exemple de guérir telle ou telle blessure. Et une autre voisine qui exécute l'ordre. C'est un peu comme une entreprise avec la direction d'un coté et les ouvriers de l'autre. Or il y a un point très précis, découvert en allant voir le créateur, que le poignard a coupé entre ces deux zones. Et Ek-Chuah le savait…
— Reste ici ! S'exclame soudain Chaac.
J'ai ressenti une soudaine décharge d'énergie. Ek-Chuah a fait mine de s'enfuir. Chaac a instantanément pénétré son esprit et l'a réduit à l'impuissance. Dans le même temps, je vois un des guerriers jaguar s'élancer la massue haute, mais il s'écroule soudain suivi par le regard sévère de Ixchel.
— Restez ou vous êtes si vous voulez vivre ! Lance t-elle durement à l'ensemble des guerriers jaguar. Pipiltins, désarmez les !
Les guerriers aigles se sont avancés et en quelques secondes, récupèrent les armes des guerriers jaguar sidérés. Je jette un coup d'œil à Ek-Chuah, il est livide… Je reprends mes esprits.
— Mais si Quetzalcóatl est en vie, du moins son cerveau, comment faire pour la ranimer ?
— Très simplement, répond Waka Tanka en souriant. Il suffit de retirer le poignard. Regarde…
— Très simplement, répond Waka Tanka en souriant. Il suffit de retirer le poignard. Regarde…
Elle a légèrement basculé le corps momifié sur le coté… D'un geste lent mais ferme, elle empoigne le poignard et le retire du crane de la titanide.
Le plan « C » ! C'était donc çà son idée : ramener Quetzalcóatl à la vie ! Sidérée, j'assiste à un spectacle incroyable. Je vois la peau grise et flasque prendre soudain une couleur brun doré. Les bras, les jambes à peine plus gros que les os qu'ils contiennent se mettent à gonfler, des muscles se reforment, tendent la peau flasque. L'abdomen creusé par le temps redevient plat. Les seins qui n'étaient plus que des gants de toilette se redressent fièrement. Et le visage… Les lèvres effacées reprennent du volume, cachant les dents saillantes, les orbites creuses se remplissent, les cheveux flasques et filasses prennent la couleur d'un noir de jais. Par tous les dieux, quelle beauté, plus rien à voir avec une momie.
Elle a crié ! Je sursaute ! Elle s'est redressée, hébétée, limite paniquée, elle regarde autour d'elle cherchant à reprendre ses esprits, où elle est, que s'est-il passé, qui sont ces gens. Mais Waka Tanka pose doucement la main sur son épaule.
— Tout va bien Quetzie, dit-elle en souriant. C'est fini, tu es en vie, tu es en sécurité.
Quetzie ? Manifestement les deux titanides se connaissaient très bien. On fera avec. Mais Espéranza s'est précipitée, portant une cape somptueusement décorée et la présente à la déesse.
— Waka Tanka, c'est toi ? Ixchel, Chaac, Ek-Chuah ? Et toi jeune fille, oui je te reconnais, tu es la dernière dont j'ai fait une prêtresse ? Que s'est-il passé ? Ou sommes nous, QUAND sommes nous ?
— Nous sommes à Talamaxatl, , répond doucement Waka Tanka, et beaucoup de temps a passé. Viens dans ma tète ma sœur. Tu sauras tout.
— Nous sommes à Talamaxatl, , répond doucement Waka Tanka, et beaucoup de temps a passé. Viens dans ma tète ma sœur. Tu sauras tout.
Les deux femmes se sont mises front contre front, les yeux fermés. Une liaison télépathique s'établit entre elles. Waka Tanka lui transmet son histoire, celle du Mexique, celle du monde… Un véritable téléchargement de données qui ferait pâlir d'envie le plus rapide des serveurs internet de la planète. Je vois le visage de... Quetzie passer par diverses expressions. Grave quand les périodes de troubles secouent son monde, souriante quand tout va bien. Et puis la surprise, l'arrivée des espagnols, l'horreur du génocide de son peuple, des larmes, de la stupéfaction, de la colère, une intense colère qui me fait froid dans le dos. Elle rompt le contact et son regard se vrille sur Ek-Chuah.
— Toi ! C'est toi qui a fait çà, dit-elle avec une expression de surprise et d'horreur mêlées. Comment as-tu pu pousser nos peuples à s'entre tuer ? Pourquoi n'as tu rien fait quand les envahisseurs ont débarqué sur nos rivages ? Et, encore pire, comment as tu pu livrer nos terres à Odin, faire couler le sang de notre peuple, pactiser avec l'ennemi, et tout çà pour de l'or et un semblant de pouvoir ? Comment ???
— Je suis désolé, mère suprême, répond Ek-Chuah d'une voix tremblante. Je ne savais pas ce que je faisais. C'est vrai, j'ai fait ce que j'ai fait par ambition, mais… je me suis vite rendu compte que j'étais incapable de veiller sur l'ensemble de notre peuple. Je n'avais pas tes pouvoirs, je n'avais pas la moindre idée de ma tache, de mes responsabilités. Et puis, quand les envahisseurs sont arrivés, j'ai cru que… enfin je veux dire… Et puis Odin, je ne pouvais pas lutter contre lui, alors… argh !
— Je suis désolé, mère suprême, répond Ek-Chuah d'une voix tremblante. Je ne savais pas ce que je faisais. C'est vrai, j'ai fait ce que j'ai fait par ambition, mais… je me suis vite rendu compte que j'étais incapable de veiller sur l'ensemble de notre peuple. Je n'avais pas tes pouvoirs, je n'avais pas la moindre idée de ma tache, de mes responsabilités. Et puis, quand les envahisseurs sont arrivés, j'ai cru que… enfin je veux dire… Et puis Odin, je ne pouvais pas lutter contre lui, alors… argh !
La fin de sa phrase se bloque dans sa bouche. J'ai senti la brutale poussée d'énergie. Le regard de la déesse a viré au noir et fixe durement l'usurpateur. Elle a pénétré son esprit en se jouant, le laissant sans défense et tremblant. Elle ne dit pas un mot. Elle s'est redressée, tend son bras à quatre reprises vers quatre guerriers aigle, puis de l'autre désigne Ek-Chuah, et enfin un dernier mouvement de bras vers la pierre sacrificielle sise dans un coin de la grande salle. Le poignard de jade qui traînait sur la dalle décolle soudain et vient se poser dans sa main pendant que les guerriers entraînent le dieu de la guerre vers la pierre.
— Non mère suprême ! S'exclame Ek-Chuah en panique. Ne fais pas çà ! Je veux, je peux me racheter ! J'ai bâti un immense empire ! Je te donne tout, tout est est à toi ! On peut tout arranger, faire des grandes choses ensemble et je… je suis ton petit fils ! Non ! Non ! NOOON !!!
Je suis tétanisée… Je ne veux pas voir çà ! Je ferme les yeux, j'écrase mes mains sur mes oreilles, je ne vois rien de l'horrible spectacle et je n'entends presque pas l'effroyable hurlement poussé par Ek-Chuah. Il n'aura pas eu la grâce d'être assommé ! Mais Cyrille n'a pas eu mon réflexe. Je le vois ébahi, les yeux exorbités, se détourner soudain, tomber à genoux… et vomir !
— YUMA !
Je me précipite, je le prends dans mes bras, le serre contre moi tandis que ses vomissements se succèdent. Il n'y a plus de Cyrille, il n'y a plus qu'un enfant terrorisé et horrifié par ce qu'il vient de voir.
— Maman, s'il te plaît, dit-il en reprenant péniblement sa respiration. Allons nous-en, partons d'ici... Retournons à Digne… Je veux redevenir ton bébé, ton petit garçon… Mais avant s'il te plaît… viens dans ma tète, efface ce que je viens de voir… Allons nous-en, s'il te plaît, s'il te plaît...
— Oui mon petit, dis-je désemparée. On va s'en aller. Mais attends encore un peu, je dois d'abord en finir ici.
— Oui mon petit, dis-je désemparée. On va s'en aller. Mais attends encore un peu, je dois d'abord en finir ici.
Je me relève après avoir rapidement apaisé sa douleur. Je n'ose pas regarder vers la stèle où gît le corps désormais sans vie du sanguinaire dieu de la guerre. Quetzalcóatl s'est dirigée vers le grand brasero, quelque chose de sanguinolent dans la main, plonge le tout dans les flammes pendant que les flammes doublent d'intensité en dévorant le cœur du criminel.
Elle se retourne. Espéranza s'est à nouveau avancée, tenant une coiffe monumentale en forme de tète d'aigle, somptueusement parée et la donne à la déesse. Elle s'en pare et fait face au groupe des guerriers jaguar désemparés.
— Quetzalcóatl ! S'écrie soudain un des guerriers aigle.
Tout le groupe des pipiltins se joint à lui, puis les prêtresses et les chasseurs éternels ! L'acclamation se répète un long moment résonnant dans le temple, Quetzalcóatl, Quetzalcóatl, Quetzalcóatl ! Les guerriers jaguar se regardent ne sachant que faire, puis l'un d'entre eux s'incline et met un genoux à terre, puis un second, un troisième, puis tous, reconnaissant ainsi que leur dieu suprême, le serpent à plume est de retour.
— Mais vous êtes complètement folle ??? Dis-je hors de moi. Comment avez vous pu faire ce… cette horreur ? Vous vous rendez compte du châtiment que va vous infliger le créateur ??? Vous allez vous retrouver au… flûte je sais plus, dans votre enfer !
— Elle ne risque rien, coupe soudain Yuma.
— Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
— Elle ne risque rien, coupe soudain Yuma.
— Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
Yuma se redresse, reprenant progressivement son souffle, et vient se ranger à coté de moi.
— C'est ainsi, reprend t-il. Ek-Chuah est… était de son sang, son petit fils. Et à ce titre, elle a droit de vie et de mort sur toute sa descendance. C'est dans le code des immortels. Toi maman, tu pourrais me tuer sans que Ouranos y trouve à redire. Et c'est vrai pour tous les dieux des différentes maisons.
— J'ai jamais entendu çà ? Comment le sais tu ?
— L'arbre de la connaissance sur Éden. Chiron m'y a fait étudier pendant les années de ma première enfance.
— J'ai jamais entendu çà ? Comment le sais tu ?
— L'arbre de la connaissance sur Éden. Chiron m'y a fait étudier pendant les années de ma première enfance.
Quetzalcóatl s'avance avec Waka Tanka a ses cotés.
— Qui es tu ? Me lance t-elle interrogative.
— Elle s'appelle Christine, répond Waka Tanka. Elle est l'héritière de Viracocha et de fait déesse tutélaire de l'Amérique du Sud. J'ai œuvré afin de l'amener ici à ce moment précis pour obtenir son aide. Désolée de l'avoir, disons trompée, mais il était nécessaire qu'elle voie tout ce qui s'est passé de ses yeux.
— Son aide ? Ah oui, j'ai lu dans ton esprit, reprend Quetzalcóatl. Je sais quel est ton but et… tu as raison. Tu as mon appui total.
— Mon aide ??? Mais mon aide pour quoi ? Dis-je complètement ahurie.
— Pour abattre Odin et son empire, répond Waka Tanka. A nous deux, nous ne sommes pas encore assez puissantes. Mais avec la tienne, nous pourrons le vaincre !
— Quoi ? Mais vous déraillez ??? Comment pourrais-je vous aider ? Je n'ai rien de vos… ressources, et même si…
— C'est ce qui te trompe. Tu es la déesse tutélaire d'Amérique du sud. Tu n'y peux rien, c'est ainsi. Et au sein de cet immense continent, des forces attendent silencieusement tes ordres, des forces mises en place par Viracocha, et qui n'attendent qu'un mot de toi pour se mettre en branle.
— Elle s'appelle Christine, répond Waka Tanka. Elle est l'héritière de Viracocha et de fait déesse tutélaire de l'Amérique du Sud. J'ai œuvré afin de l'amener ici à ce moment précis pour obtenir son aide. Désolée de l'avoir, disons trompée, mais il était nécessaire qu'elle voie tout ce qui s'est passé de ses yeux.
— Son aide ? Ah oui, j'ai lu dans ton esprit, reprend Quetzalcóatl. Je sais quel est ton but et… tu as raison. Tu as mon appui total.
— Mon aide ??? Mais mon aide pour quoi ? Dis-je complètement ahurie.
— Pour abattre Odin et son empire, répond Waka Tanka. A nous deux, nous ne sommes pas encore assez puissantes. Mais avec la tienne, nous pourrons le vaincre !
— Quoi ? Mais vous déraillez ??? Comment pourrais-je vous aider ? Je n'ai rien de vos… ressources, et même si…
— C'est ce qui te trompe. Tu es la déesse tutélaire d'Amérique du sud. Tu n'y peux rien, c'est ainsi. Et au sein de cet immense continent, des forces attendent silencieusement tes ordres, des forces mises en place par Viracocha, et qui n'attendent qu'un mot de toi pour se mettre en branle.
Je suis estomaquée ! Quelles forces ? Ou sont-elles, comment pourrais-je les contacter, et qu'attendent réellement de moi ces deux femmes ? Je réfléchis à toute vitesse.
— Mais si je comprend bien… Vous voulez entrer en guerre contre Odin, contre son organisation, les pays qui sont sous son contrôle ? Une guerre entre l'ancien et le nouveau monde ???
— C'est nécessaire Christine. Odin contrôle déjà de l'Alaska à la Floride, et de la grande Bretagne à la Sibérie. Partout il pousse ses pions. Nous devons l'arrêter sinon il contrôlera à terme le monde entier.
— C'est nécessaire Christine. Odin contrôle déjà de l'Alaska à la Floride, et de la grande Bretagne à la Sibérie. Partout il pousse ses pions. Nous devons l'arrêter sinon il contrôlera à terme le monde entier.
Sur le coup, une sourde colère monte en moi. Je ne m'en rends pas compte, mais à l'extérieur, le ciel se couvre rapidement et des éclairs apparaissent déjà.
— Mais vous êtes complètements barjes ! Dis-je hors de moi. Vous vous êtes bien foutues de ma gueule ! Vous m'avez attirée au Mexique, j'ai pris des risques, j'en ai fait prendre à mon fils, vous me faites assister à une exécution sommaire et maintenant vous comptez sur moi pour déclencher une guerre mondiale ? Non mais çà va pas ??? Vous voulez la bagarre, alors on peut commencer tout de suite ! SAVOIR ! POUVOIR ! VENEZ A MOI !!!
J'avoue, j'ai un peu perdu mon sang froid… Mais j'en ai marre ! J'ai vu Quetzalcóatl froncer les sourcils et ses poings se serrer. Mais elle n'a pas le temps de réagir. La transformation se fait en moins d'une seconde, accompagnée d'un roulement de tonnerre. Les deux bâtons se matérialisent entre mes mains, ainsi que tous les attributs du dieu tutélaire de l'Amérique du Sud. Ma tunique vole en éclat. Et sur mon corps se matérialisent les ornements d'or, d'argent et de pierres précieuses du costume de Viracocha, le diadème, le masque, le pectoral, le pagne, bracelets et jambières ! J'irradie… Un halo doré et menaçant se fait autour de moi. Quetzalcóatl a hésité. Elle ne s'attendait pas à çà.
Mais Waka Tanka s'interpose.
— Non, pas d'affrontement ! Il ne peut y avoir de guerre entre nous. Quetzie, nous avons besoin de Christine. D'autre part, je lui doit trop. Son amie Christelle a risqué sa vie contre Odin, mais c'est Christine qui l'a envoyée et je sais qu'elle voyait à travers ses yeux. Mais surtout, je sais que c'est elle qui a appelé notre père et qui a plaidé pour ma libération. Je lui dois ma liberté. Christine, personne ne t'obligera à nous aider. Tu es libre de tes choix. D'autre part Quetzie, n'oublie pas qu'elle est la seule à pouvoir tuer Odin…
— Manquerait plus que çà ! Et ravie d'apprendre que je peux encore faire ce que je veux. Allez vous faire foutre ! Mettez le monde à feu et à sang si çà vous chante ! Les dieux ne font que çà depuis des siècles. Viens Yuma, laissons ces folles à leur délire. On se barre !
— Manquerait plus que çà ! Et ravie d'apprendre que je peux encore faire ce que je veux. Allez vous faire foutre ! Mettez le monde à feu et à sang si çà vous chante ! Les dieux ne font que çà depuis des siècles. Viens Yuma, laissons ces folles à leur délire. On se barre !
J'ai pris Yuma par la main et je disparais avec lui dans un éclair de lumière dorée… Les deux femmes se regardent, ne sachant que faire… C'est alors que… une vieille indienne surgie de nulle part se glisse entre elles...
— Ne vous inquiétez pas, mes enfants, dit la vieille femme, elle reviendra. Je la connais, je la connais très bien. Elle est colérique et impulsive, mais aussi brave et loyale. Oui, elle reviendra, elle s'alliera à vous, je le sais. Et vous aurez votre vengeance...
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Deux jours ont passé. Je me repose sur mon canapé, bouleversée par ce que j'ai vécu au Mexique. Yuma a retrouvé ses trois ans et je le câline, blotti dans mes bras, tandis que je caresse ma petite Filou allongée à nos cotés.
— C'est dommage qu'on soit parti si vite, me dit Yuma. Isabella était si gentille…
— Ah çà pour être gentille, elle était gentille, un peu trop à mon goût… On ne pouvait pas rester Yuma, il aurait pu t'arriver quelque chose.
— Dis maman, ce que tu as effacé dans ma tète, c'était si terrible ? Tu me raconteras un jour ?
— Oui mon bébé, un jour je te dirai tout. Mais tu as bien le temps de grandir. Profite plutôt de ton enfance. Il sera bien temps plus tard d'entrer dans le monde des adultes.
— Tu as raison maman ! Dit-il en sautant sur ses pieds. Tu viens Filou ? On va jouer au grenier !
— Maaaaw…
— Non pas au grenier, dis-je. Arrête de manger des souris, c'est dégoûtant !
— Mais on les mange pas ! On s'amuse à les capturer, on joue avec et puis on les relâche. Je préfère les croquettes de Filou, c'est bien meilleur !.. Maaaaw…
— Je préfère les croquettes.
— Ah çà pour être gentille, elle était gentille, un peu trop à mon goût… On ne pouvait pas rester Yuma, il aurait pu t'arriver quelque chose.
— Dis maman, ce que tu as effacé dans ma tète, c'était si terrible ? Tu me raconteras un jour ?
— Oui mon bébé, un jour je te dirai tout. Mais tu as bien le temps de grandir. Profite plutôt de ton enfance. Il sera bien temps plus tard d'entrer dans le monde des adultes.
— Tu as raison maman ! Dit-il en sautant sur ses pieds. Tu viens Filou ? On va jouer au grenier !
— Maaaaw…
— Non pas au grenier, dis-je. Arrête de manger des souris, c'est dégoûtant !
— Mais on les mange pas ! On s'amuse à les capturer, on joue avec et puis on les relâche. Je préfère les croquettes de Filou, c'est bien meilleur !.. Maaaaw…
— Je préfère les croquettes.
Oh putain... Faites des gosses…
Alex, mon compagnon, est revenu précipitamment à ma demande. Déboussolée, je lui ai demandé de rentrer en urgence. J'avais besoin de lui, d'une présence en qui j'ai totalement confiance. J'ai la tète en feu, je ne sais que penser. Déjà j'ai reçu un court mail me disant que mes affaires restées au Mexique me seraient envoyées sous huitaine. Et l'univers de mes savoirs a explosé. Quetzalcóatl et Waka Tanka connaissent Odin et probablement les autres titans. Et l'inverse et forcément vrai ! Mais alors, Zeus, Mardouk et les autres connaissent-ils les dieux tutélaires du nouveau monde ? Savent-ils que j'en suis une désormais ? Et quelle est la mesure des mensonges et des dissimulations de leur part ? Que savent-ils exactement ? Je suis perdue !
Et qu'en est-il des forces évoquées par Waka Tanka qui attendent mes ordres ? Mais putain, je veux pas être une déesse de quoi que ce soit, je veux juste qu'on me foute la paix !
Quand Alex est arrivé, je lui ai sauté dessus et entraîné dans la chambre. J'en pouvais plus, j'étais en manque ! Déjà j'avais plus de fuites et ma chatte me démangeait furieusement, mais en outre j'avais besoin d'une séance torride pour oublier l'horreur que j'ai vue. J'ai baisé en mode « humaine », sans les tricheries pour durer plus longtemps, je voulais être dominée, soumise, violentée, me perdre dans les sensations et la douleur. Je lui ai demandé, quasiment supplié de me baiser violemment. Et il ne s'est pas fait prier ! Avec un sexe de trente centimètres au bas mot, il m'a ravagée. J'ai la gorge en feu à force de l'avoir avalé sur toute la longueur jusqu'à la suffocation. Il a détruit mon anus, enfoncé son engin jusqu'à la garde au point qu'il tapait au niveau de l'estomac. Quant à mon vagin… Il a été bien au-delà du normal, me faisant crier d'un mélange de douleur et de plaisir. J'ai joui pratiquement en continu prés d'une heure.
J'ai fini par m'évanouir, plusieurs fois, mais cette fois j'ai mon compte…
Je suis épuisée… Je suis effondrée sur lui, sa queue encore profondément vrillée dans mon vagin. Je suis en nage, échevelée, mes fesses rougies par les claques qu'il m'a administrées et les joues cramoisies par ses gifles. Oui, je lui ai demandé çà à sa grande surprise. Voyez à quel niveau de détresse j'étais. Je voulais de la violence je vous disais, je l'ai eue. Tout mes fondements me font mal. C'est à peine si j'ose bouger tellement les lancements de mon bas-ventre sont violents au moindre mouvement. Mais je trouve encore l'énergie de l'embrasser lentement, langoureusement, mon Alex, mon tendre et délicieux Alex…
Je lui ai tout raconté. Je ne lui ai jamais rien caché. Il a été stupéfait. Si j'ai une confiance totale envers quelqu'un, c'est bien lui. Je lui ai fait part de mes interrogations. Mais l'une d'entre elles m'obsède plus que les autres.
— Alex, je me demande, la dernière chose qu'a dit Waka Tanka, c'est que j'étais la seule à pouvoir tuer Odon… Qu'est ce qu'elle a voulu dire ? Est-ce que quand j'active les bâtons de Viracocha je suis plus puissante qu'un cinquième cercle ? Mais je le ferai jamais ! Je veux pas aller au Tartare. Je l'ai visité une fois, çà m'a suffi !
Il reste silencieux un certain temps. Il puise dans ses souvenirs et il en a vu d'autres en quatorze siècle. Il a une énorme expérience, que je ne possède pas.
— Peut être que toi tu n'es pas soumise au code des immortels, finit-il par dire.
— Quoi ? Mais bien sur que si ! J'ai reçu mon immortalité de Protée. Donc je suis une immortelle de la maison de Zeus, membre de son conseil. Je suis soumise au code comme tout les autres.
— Peut être pas… Vois-tu, le code est destiné aux immortels, édicté par Ouranos afin que sa descendance ne s'entre-tue pas. Les lignées humaines, je veux dire les héros, qui ne descendent pas de Ouranos ne sont pas soumis à ces lois. Mais toi, c'est plus compliqué.
— Plus compliqué ?
— Oui. Moi j'ai reçu aussi mon immortalité de Protée, mais j'étais un mortel ordinaire et donc je suis de la maison de Zeus et totalement soumis à ses lois. Mais toi, tu étais déjà une héroïne, enfin un héros quand tu étais Jacques Gautier. Tu n'es pas du sang d'Ouranos ou de ses enfants. Tu es le fruit improbable de la rencontre d'un héros et du fluide divin. Ton cas est unique chez les immortels. Je pense que Zeus et Ouranos ne s'y sont pas trompés. Ils doivent savoir...
— Mais alors, je suis quoi ? Une sorte de « métisse » ?
— Oui, c'est probablement çà que Waka Tanka a en tète. Tu peux tuer sans être inquiétée. Tu peux être le fléau des dieux, leur pire cauchemar, quelqu'un d'aussi puissant, voire plus puisant qu'eux, non soumise au code du créateur.
— Putain !… Manquait plus que çà…
— Quoi ? Mais bien sur que si ! J'ai reçu mon immortalité de Protée. Donc je suis une immortelle de la maison de Zeus, membre de son conseil. Je suis soumise au code comme tout les autres.
— Peut être pas… Vois-tu, le code est destiné aux immortels, édicté par Ouranos afin que sa descendance ne s'entre-tue pas. Les lignées humaines, je veux dire les héros, qui ne descendent pas de Ouranos ne sont pas soumis à ces lois. Mais toi, c'est plus compliqué.
— Plus compliqué ?
— Oui. Moi j'ai reçu aussi mon immortalité de Protée, mais j'étais un mortel ordinaire et donc je suis de la maison de Zeus et totalement soumis à ses lois. Mais toi, tu étais déjà une héroïne, enfin un héros quand tu étais Jacques Gautier. Tu n'es pas du sang d'Ouranos ou de ses enfants. Tu es le fruit improbable de la rencontre d'un héros et du fluide divin. Ton cas est unique chez les immortels. Je pense que Zeus et Ouranos ne s'y sont pas trompés. Ils doivent savoir...
— Mais alors, je suis quoi ? Une sorte de « métisse » ?
— Oui, c'est probablement çà que Waka Tanka a en tète. Tu peux tuer sans être inquiétée. Tu peux être le fléau des dieux, leur pire cauchemar, quelqu'un d'aussi puissant, voire plus puisant qu'eux, non soumise au code du créateur.
— Putain !… Manquait plus que çà…
Je suis abasourdie. Je n'avais jamais pensé à çà. Et je sais au fond de moi que je ne tuerai jamais. Je suis de la maison de Zeus, j'ai prêté serment, je suis loyale envers lui, comme je le suis envers Ouranos. Ils me font confiance. Je ne les trahirai jamais ! Oui. Mais… Et si d'autres doutent de moi ? S'ils voient en moi « LA » menace, que se passera t-il ? Et si c'est moi qui devenait une cible ? Seul l'avenir nous le dira.
— Je te laisse deux minutés, je dois aller pisser.
J'ai quitté la chambre, traverse le salon et je sursaute ! Sur la table, un écrin ouvert qui n'y était pas avant. Et dedans…
— Putain… Le poignard de jade...
Fin de l'épisode.
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Commentaires ()
J'en ai plein la tète ! C'est bizarre l'ecriture... J'ai des idées qui se forment malgré moi, des scenarios qui se construisent, çà tourne en boucle jusqu'au moment ou je me resigne a l'écrire et pouf ! L'histoire sort de ma mémoire, façon de parler evidement...
Pour la suite, j'ai quelque chose de précis, un episode unique , une parenthèse qui sera centrée sur Cronos. J'en ai un autre en tète ou Chriistine va devoir bien malgré elle prendre possession de son héritage. Et puis un autre scénario, plus complexe pour pas dire trés complexe ou Christine sera confrontée... à des inquisiteurs ! Mais je ne sais pas encore s'ils seront avec ou contre elles, c'est trés flou.
En tout cas merci à tous de vos commentaires. Ca me fait trés plaisir, meme si fondamentalement j'écris pour le plaisir d'écrire, si d'autres prennent plaisir à me lire c'est tout bonus
ok, je comprends mieux dans ce cas les dieux ont plutôt intérêt de bien se tenir, car si Christine décide à tout moment d'en éradiquer un ou deux vues sa monstrueuse puissance je ne donne pas chère pour eux, sinon as-tu une nouvelle chronique de prévue pour les prochains mois à venir ?
C’est pas gagné… surtout que moi, je ne suis pas immortel 🙄 et je ne sais pas si je serai encore là dans trois ou quatre ans pour lire une suite éventuelle. 😶🌫️
Alors on croise 🤞😌
Je me suis subitement posée la même question ! C'ets bizarre l'écriture, çà m'a traversé l'esprit quand j'ai commencé a ecrire le chapitre 6. J'avais pas prévu ! :D
L'idée fondamentale, c'est que Ouranos refuse que ses enfants s'entretuent, d'ou l'interdiction formelle. mais soudain je me suis dit, mais les héros, potentiels immortels, qui ne sont pas d'ascendance divine, d'une lignée humaine y sont-ils soumis ? Et soudain, çà m'a ouvert de nouvelles perspectives. Christine est une "métisse", un cas unique, liée par son serment. Mais son amie Christelle, ou Tangaroa le rois requin, désormais immortels mais pas du sang d'Ouranos ? Mon idée du coup est que Naya s'est dejà posé la question et compte sur Christine pour détruire Odin. Pas gagné...
Affirmatif. C'était l'idée. Si vous reprenez la scene du cimetière, qui aurait etre mieux placé pour dire à Naya a quel point elle avait été trahie ?
Si il y avait un référendum, je suis sûre qu’un vote positif, l’emporter très haut la main. Lol
Bref pour te dire Irina que nous sommes tous fans !
Par contre c'est moi ou j'ai loupé un épisode comment ça Christine n'est pas soumis au code des immortels ?
Pourtant il me semble bien que en devenant une olympienne et de fait membre de la Maison de Zeus elle a prêté serment et donc normalement soumis au code des immortels !, vu que Zeus est un enfant d'ouranos et gaia et donc soumis au loi de ce dernier donc tout son clan est donc également soumis à cette loi.
Si l'information que Alex lui a fourni s'avérer être vrai qu'elle n'est pas soumise au code des immortels étant du 4e au 5e cercle cela fait d'elle une immortelle très puissante mais vu qu'elle est l'héritière de viracocha elle a hérité de ses bâtons et de son armure complète tout cet ensemble décuple de manière monstrueuse la puissance de Christine ce qui ferait d'elle une tueuse de Dieu ce qui expliquerait alors les dire de Naya que elle seule pourrait éradiquer Odin et son empire mais d'un côté je me dis heureusement que Christine n'est pas l'héritière du sanguinaire Gengis Khan le roi des Mongols car elle pourrait terrasser n'importe quel Dieu si l'envie lui prenait avec cette monstrueuse puissance.
Bref tout ça mérite explication j'espère très prochainement une nouvelle chronique qui pourra éventuellement tout nous expliquer.
`
Très probablement, Christine semble avoir une certaine cote auprès du "Vieux Reptile" qui s'infiltre désormais... "okazou" 😇
Je me demande qui était la vieille indienne qui a rassuré Naya et Quetzie lorsque Christine a quitté le temple après leur avoir vidé son sac. Elle semblait bien la connaître. Serait ce Ouranos ?