Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques immortelles - Le poignard de jade — Chapitre 5 · Découvertes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques immortelles - Le poignard de jade
Chapitre 5 · Découvertes
5 – Découvertes
J'ai sauté de mon relax, attrapé ma valise et...
— Putain ! J'ai un problème… Yuma ?
Yuma est mon petit garçon, mon bébé d'amour. Il vient d'avoir trois ans pour l'état civil, même s'il a déjà atteint l'âge adulte sur Éden (Lisez « l'île aux monstres »). Et il est déjà du deuxième cercle. Oui, je sais c'est compliqué, ne m'embrouillez pas, c'est déjà assez le bordel comme çà. Mon problème, c'est que je ne connais pas, mais alors pas du tout le Mexique. Ce que j'en sais tient dans les livres d'histoire et de géographie, des artefacts que je vends et les infos télés. Et les films hollywoodiens. C'est faible ! Mais j'en retiens que certaines zones du Mexique sont à éviter. Or amener un bébé de trois ans dans ce pays à la réputation douteuse n'est peut être pas la meilleure chose à faire, surtout si je plonge dans un nid d'immortels.
— Yuma ? Yuma, Filou ? Où êtes vous ?
Filou c'est ma chatte. Mais non ! Pas celle que j'ai entre les jambes, espèces d'obsédés ! Le greffier, à quatre pattes, qui fait miaou et qui ronronne quand on la caresse, avec des moustaches… Oh putain, j'abandonne… Elle avait un an quand je suis passée du vieux Jacques à la jeune et blonde Christine. Bizarrement, elle n'a jamais été étonnée par mes différents avatars, que ce soit Christine, la brune Mireille ou Cyrille, le « frère » de Christine. Elle a toujours su que c'était moi.
Quand Yuma est né, elle s'est muée en mère chatte, très attentionnée. Elle le gardait, le surveillait, le toilettait… Le problème, c'est que quand Yuma a atteint le deuxième cercle, le stade où on est en capacité de prendre n'importe quelle forme animale, il s'est mué préférentiellement en chat.. Alors ma Filou l'a éduqué comme son propre chaton jusqu'à ce qu'il adopte préférentiellement le comportement du félin. Il passe son temps à gambader à quatre pattes et je vous jure que ce n'est pas toujours facile de trouver un gamin dont la principale occupation est de chasser les souris dans le grenier ou roupiller dans la panière de linge sale !
— Maaaaw…
— Ah tu es là ? Descend de cette armoire et viens ici. Et reprends ton aspect humain, il faut que je te parle sérieusement.
— Ah tu es là ? Descend de cette armoire et viens ici. Et reprends ton aspect humain, il faut que je te parle sérieusement.
Je m'assois dans le canapé avec mon petit garçon dans les bras.
— Écoute Yuma : il s'est passé quelque chose sur lequel je dois enquêter. Il faut que j'aille au Mexique. Je ne peux pas te laisser avec Alex ou Christelle. Alex est quelque part en Australie et Christelle aux dernières nouvelles en mission en Hongrie. (Alex et Christelle sont les parrain et marraine de Yuma, présents dans plusieurs épisodes. Je sais c'est agaçant. - NDLA). Je vais te laisser quelques jours à la garde de Magali, d'accord ?
— Mais maman, pourquoi tu ne m'amènes pas avec toi ?
— Le Mexique est un pays dangereux. Enfin, je crois, je sais pas, je préfère être prudente. Et j'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. C'est pas la place d'un petit garçon, tu comprends ?
— Alors c'est tout simple maman ! Il suffit que je sois adulte ! Tiens regarde : je prends ton aspect de Cyrille et tout ira bien. Hop !
— Mais maman, pourquoi tu ne m'amènes pas avec toi ?
— Le Mexique est un pays dangereux. Enfin, je crois, je sais pas, je préfère être prudente. Et j'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. C'est pas la place d'un petit garçon, tu comprends ?
— Alors c'est tout simple maman ! Il suffit que je sois adulte ! Tiens regarde : je prends ton aspect de Cyrille et tout ira bien. Hop !
Il suffit de deux secondes. J'en reste bouche bée. Un vrai choc. Devant moi se tient l'image vivante de ce que j'étais quand Jacques Gautier avait vingt cinq ans. Je ME vois ! Un beau gaillard, bien musclé, brun et… bien monté si vous voyez ce que je veux dire. J'aurai bien aimé en avoir une comme çà à l'époque. Yuma a un peu exagéré.
— Alors maman, qu'est-ce que tu en penses ? Dit-il d'une voix chaude et grave.
Nouveau choc. Je m'entends… Je sais pas si vous imaginez. Je suis en face de lui, je le détaille sous toutes les coutures pendant qu'il me regarde avec un sourire taquin. Je réfléchis à toute vitesse. Oui c'est vrai, c'est tout moi, voix comprise. Il est crédible et il est déjà passé par le stade enfance, adolescence pour arriver à l'âge adulte, et il y a pas longtemps ! Je capitule.
— D'accord… D'accord, tu viens avec moi. Tu vas te faire passer pour Cyrille, pour mon frère. Mais attention ! Rappelle toi des leçons de Chiron (le centaure qui a fait son éducation sur Éden). A partir de maintenant, tu ne m'appelles plus maman mais Christine, de la même façon que je ne t'appellerai plus que Cyrille. C'est bien compris ?
— Oui mam… OK Christine !
— Oui mam… OK Christine !
A ce stade du récit, il me semble important de préciser que je n'ai pas la moindre idée de qui est Naya. Elle n'est qu'un fugitif élément dans ma mémoire. Je ne la connais pas. Je ne l'ai vue de façon anecdotique qu'à travers les yeux de Christelle via notre lien télépathique lors de l'épisode « Le maître du monde ». On m'en parlerait à cet instant je ne pourrai la citer que comme l'esclave sexuelle de Frigg ou à la rigueur sa secrétaire. Quant à Christelle, elle n'était à ce moment qu'un héroïne, une « presque » immortelle et la nature profonde de l'amérindienne lui a complètement échappé. Vous avez un énorme avantage sur moi. Vous savez. Moi pas.
J'ai pris les billets d'avion. Putain… Voiture de Digne à Nice, puis avion pour Paris, Mexico, Veracruz, une balade quoi. Et maintenant les valises.
— Yu… Cyrille, il y a un problème. Tu n'as quasiment aucun vêtements. Et rien pour le climat du Mexique !
— Ah... On fait quoi ?
— On va voir Magali. Pas pour t'y laisser mais pour t'habiller.
— Ah... On fait quoi ?
— On va voir Magali. Pas pour t'y laisser mais pour t'habiller.
Magali est la propriétaire d'un grand magasin de vêtements sur le boulevard Gassendi. C'est elle qui m'a déniaisée, ma première expérience femme-femme. C'est une coquine mais aussi une excellente commerçante. Il y a peu elle a agrandi son magasin de vêtements pour femmes en rachetant le magasin voisin et y installer la confection hommes. C'est une amie. Elle nous fait un grand sourire en nous voyant.
— Christine ! Comment tu vas ma belle ? Et… et Cyrille ? Pétard, çà fait longtemps que je t'avais pas vu. On vous voit rarement ensemble. D'ailleurs je crois que je vous ai jamais vu ensemble ? Il y en a même qui pensaient que Christine n'est que Cyrille déguisé ! Conclut-elle avec un grand rire.
Elle nous claque la bise.
— Alors mes chéris, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
— Une urgence vestimentaire pour mon frère, dis-je. On doit partir pour le Mexique et Cyrille a besoin de renouveler sa garde-robe, genre totalité.
— Mais bien sur. Alicia ! Tu veux bien t'occuper de Monsieur ?
— Bien sur madame. Bonjour Monsieur. Venez, je vais m'occuper de vous.
— Une urgence vestimentaire pour mon frère, dis-je. On doit partir pour le Mexique et Cyrille a besoin de renouveler sa garde-robe, genre totalité.
— Mais bien sur. Alicia ! Tu veux bien t'occuper de Monsieur ?
— Bien sur madame. Bonjour Monsieur. Venez, je vais m'occuper de vous.
Nous les regardons s'éloigner.
— Quel beau gaillard ton frère… Si j'avais vingt ans de moins. Euh… tu crois qu'il aimerait baiser avec une vieille ? Je rigole ! Et toi… çà te dirait qu'on aille s'isoler un moment dans l'arrière boutique. Et vé ? Et le petiot, il est où ?
— En vacances avec sa marraine de Grèce (Antinea alias la déesse Athéna, son autre marraine – NDLA). Pour le reste, je voudrais bien, mais les anglais ont débarqué !
— Oh, ma pauvre chérie...
— En vacances avec sa marraine de Grèce (Antinea alias la déesse Athéna, son autre marraine – NDLA). Pour le reste, je voudrais bien, mais les anglais ont débarqué !
— Oh, ma pauvre chérie...
Nous papotons un long moment comme seules des femmes savent le faire. On se connaît depuis plusieurs années maintenant. Mais en entendant les cloches de la cathédrale, je jette un coup d'œil à ma montre. Ça fait bien plus d'une demie heure que la vendeuse et Cyrille ont disparu ? C'est alors que nous les voyons arriver, chargés de sacs, Cyrille avec un sourire jusqu'aux oreilles, et la vendeuse avec un sourire un peu gêné, les pommettes rouge et… légèrement décoiffée. Nous échangeons un regard.
— Ils ont baisé ?
— Ils ont baisé…
— Alors, tu as eu tout ce que tu voulais Cyrille ? Dis-je sévèrement.
— Oh oui ! C'était parfait, dit-il réjoui. On peut y aller maintenant.
— OK… Bon Magali, on te laisse, dis-je. On a des valises à faire et je dois parler… à Cyrille.
— A la prochaine ma belle. C'est toujours un plaisir que tu viennes faire chauffer ta carte bancaire ici… et le reste. Quant à toi ma petite, la satisfaction du client est une règle du commerce. Mais… il faut pas en abuser. Fait une pause d'un quart d'heure pour te rafraîchir. Je crois que tu en as besoin ! Ce Cyrille… Quel beau gosse quand même.
— Ils ont baisé…
— Alors, tu as eu tout ce que tu voulais Cyrille ? Dis-je sévèrement.
— Oh oui ! C'était parfait, dit-il réjoui. On peut y aller maintenant.
— OK… Bon Magali, on te laisse, dis-je. On a des valises à faire et je dois parler… à Cyrille.
— A la prochaine ma belle. C'est toujours un plaisir que tu viennes faire chauffer ta carte bancaire ici… et le reste. Quant à toi ma petite, la satisfaction du client est une règle du commerce. Mais… il faut pas en abuser. Fait une pause d'un quart d'heure pour te rafraîchir. Je crois que tu en as besoin ! Ce Cyrille… Quel beau gosse quand même.
Nous remontons vers mon appartement au-dessus de mon magasin. Cyrille avance avec un grand sourire aux lèvres. Je jette des coups d'œil en marchant. J'ai l'habitude que des hommes se retournent sur mon passage avec ou sans sourire. Mais cette fois, je vois aussi un certain nombre de filles qui se retournent en lançant des regards gourmands à Cyrille ! Ça, j'ai pas l'habitude… Une fois arrivés au magasin, je craque !
— Yuma ! Une minute mon gaillard, j'ai deux mots à te dire !
— Mais quoi? Tu avais dit qu'on devait s'appeler par nos prénoms ?
— Oui mais là, tu oublies, dis-je sévèrement . Cette fois, c'est ta mère qui te parle. Qu'est-ce que tu as fait avec Alicia au magasin ? Réponds !
— Oh maman, si tu savais ! Dit-il enthousiaste. Elle est gentille, tu as pas idée !
— Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre…
— Au début on a fait le tour des rayons, et puis on a été aux cabines d'essayage. Je sais pas pourquoi, elle devenait de plus en plus proche à chaque fois que j'essayais un vêtement. Elle m'a aidé aussi pour les enfiler…
— … avant d'en faire autant avec elle ?
— Oh maman ! Ne te fâche pas. En fait c'est parti d'un coup. On s'est retrouvés face à face très près et là, je te jure, elle m'a littéralement sauté dessus. On s'est embrassé comme je n'ai jamais embrassé une nymphe. Elle avait complètement perdu la tète, à croire qu'elle voulait me dévorer. C'était fou, une tornade, elle a passé une jambe autour de ma taille, relevé sa jupe. Elle avait pas de culotte, tu crois çà ? Moi je suis devenu dur instantanément et je l'ai pénétrée. Elle frémissait, elle haletait, j'ai jamais vu çà ! On a fait l'amour comme çà, dans la cabine, pendant plusieurs minutes, elle se retenait de crier et puis d'un coup elle a joui, je crois. Elle a mis sa main sur sa bouche, elle tremblait de tout son corps, et puis çà c'est calmé. Elle s'est détendue, on s'est embrassé encore un peu et puis on s'est rhabillés. C'était incroyable, j'ai jamais connu çà avec les nymphes d'Éden.
— Mais quoi? Tu avais dit qu'on devait s'appeler par nos prénoms ?
— Oui mais là, tu oublies, dis-je sévèrement . Cette fois, c'est ta mère qui te parle. Qu'est-ce que tu as fait avec Alicia au magasin ? Réponds !
— Oh maman, si tu savais ! Dit-il enthousiaste. Elle est gentille, tu as pas idée !
— Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre…
— Au début on a fait le tour des rayons, et puis on a été aux cabines d'essayage. Je sais pas pourquoi, elle devenait de plus en plus proche à chaque fois que j'essayais un vêtement. Elle m'a aidé aussi pour les enfiler…
— … avant d'en faire autant avec elle ?
— Oh maman ! Ne te fâche pas. En fait c'est parti d'un coup. On s'est retrouvés face à face très près et là, je te jure, elle m'a littéralement sauté dessus. On s'est embrassé comme je n'ai jamais embrassé une nymphe. Elle avait complètement perdu la tète, à croire qu'elle voulait me dévorer. C'était fou, une tornade, elle a passé une jambe autour de ma taille, relevé sa jupe. Elle avait pas de culotte, tu crois çà ? Moi je suis devenu dur instantanément et je l'ai pénétrée. Elle frémissait, elle haletait, j'ai jamais vu çà ! On a fait l'amour comme çà, dans la cabine, pendant plusieurs minutes, elle se retenait de crier et puis d'un coup elle a joui, je crois. Elle a mis sa main sur sa bouche, elle tremblait de tout son corps, et puis çà c'est calmé. Elle s'est détendue, on s'est embrassé encore un peu et puis on s'est rhabillés. C'était incroyable, j'ai jamais connu çà avec les nymphes d'Éden.
J'en reste sans voix. Je réalise soudain que c'est sa première fois avec une femme… Bien sur, il a connu une première adolescence jusqu'à l'âge adulte sur Éden et çà fait longtemps que les nymphes l'ont déniaisé. Et puis il n'y a pas d'humains sur Éden, à part Ouranos, Gaïa et nous même. Mais les créatures d'Éden sauf de très rares exceptions n'ont pas de conscience. Ce sont des créations d'Ouranos. Elles sont en quelque sorte programmées. Alors bien sur, on peut s'y tromper. Les nymphes sont joueuses, toujours prêtes pour tout, parties de jambes en l'air comprises, mais elle n'ont pas cette folie que peuvent avoir les humains quand ils perdent la tète et se laissent aller à leur instinct. Et pour lui, oui, c'est une première. Je me détends…
— Ça va… Je ne t'en veux pas. Tu lui as fait du bien, et j'espère que tu as pris tes précautions ?
— Ne t'inquiètes pas maman, je ne produit pas de spermatozoïdes, je me suis bien rappelé des leçons de Chiron. Elle ne sera pas enceinte.
— Tu peux à nouveau m'appeler Christine, dis-je en laissant échapper un sourire.
— Ne t'inquiètes pas maman, je ne produit pas de spermatozoïdes, je me suis bien rappelé des leçons de Chiron. Elle ne sera pas enceinte.
— Tu peux à nouveau m'appeler Christine, dis-je en laissant échapper un sourire.
Il me reste un dernier détail. On n'est jamais trop prudente…
— Savoir, pouvoir, venez à moi.
Aussitôt devant moi se matérialisent deux grands bâtons brillants, incrustés de nombreuses gemmes. Les bâtons de Viracocha… J'en ai hérité de l'ancien dieu Inca lors de l'épisode « Viracocha ». Vous pouvez en avoir une idée si vous trouvez sur le Net des images de Viracocha. Il porte deux bâtons. Les gemmes sont des amplificateurs et lui permettaient d'accéder aux pouvoir d'un cinquième cercle, car Viracocha n'en était pas... Je vous expliquerai un jour pourquoi. Pour l'heure, ils flottent dans les airs devant moi, attendant mes ordres.
— Restez avec moi à partir de maintenant, mais restez hors de la vue de quiconque.
Les deux bâtons disparaissent. Mais ils sont là, invisibles, immatériels, indétectable pour qui que ce soit même pour un dieu quelque soit son cercle. Je les sens et ils vont m'accompagner fidèlement où que j'aille.
Bagages bouclés. Trajet de Digne à Nice, puis l'avion de Nice à Paris. Et oui, je vais voyager en mode humain. Si je dois tomber dans un nid d'immortels, je préfère y arriver discrètement. Cyrille et moi avons mis notre énergie en veille pour ne pas être repérés par d'autres immortels. Nous sommes uniquement en mode « réception », ou « écoute » si vous préférez. Mais au contrôle de police avant l'embarquement, il se produit un petit évènement. Une fois passés, Cyrille me prend par le bras.
— Dis donc mam… Christine : le policier au contrôle, j'ai ressenti quelque chose de bizarre en lui ?
— C'est un héros. Je l'ai senti aussi. Un « presque » immortel, tu te rappelles ? C'est le premier stade de l'immortalité. Il peut se guérir et s'empêcher de vieillir à condition d'en être conscient, c'est tout. C'est ce que j'étais sans le savoir quand j'étais Jacques Gautier. Il y en a bien plus qu'on ne le pense qui meurent de vieillesse sans s'en être rendus compte. Et heureusement. Tu imagines une planète débordant d'immortels ? Il se passerait quoi ?
— Eh bien… J'imagine qu'il y aurait très vite des problèmes de surpopulation ?
— Et les troubles qui vont avec… C'est pour çà que le code des immortels est très précis : interdiction à tous de révéler à un héros son immortalité. Même les maisons n'ont droit qu'à la « création » d'un seul immortel par an. Même ta venue a été un accident qui m'a valu les foudres de Zeus ! Mais comme je ne savais pas, çà a été pardonné, heureusement.
— C'est un héros. Je l'ai senti aussi. Un « presque » immortel, tu te rappelles ? C'est le premier stade de l'immortalité. Il peut se guérir et s'empêcher de vieillir à condition d'en être conscient, c'est tout. C'est ce que j'étais sans le savoir quand j'étais Jacques Gautier. Il y en a bien plus qu'on ne le pense qui meurent de vieillesse sans s'en être rendus compte. Et heureusement. Tu imagines une planète débordant d'immortels ? Il se passerait quoi ?
— Eh bien… J'imagine qu'il y aurait très vite des problèmes de surpopulation ?
— Et les troubles qui vont avec… C'est pour çà que le code des immortels est très précis : interdiction à tous de révéler à un héros son immortalité. Même les maisons n'ont droit qu'à la « création » d'un seul immortel par an. Même ta venue a été un accident qui m'a valu les foudres de Zeus ! Mais comme je ne savais pas, çà a été pardonné, heureusement.
Je ressasse tout çà dans l'avion pendant le trajet Paris – Mexico. Je suis un peu fatiguée, je somnole. Bien entendu, je pourrai faire disparaître ma fatigue d'une seule pensée, mais on est en mode discret. Ne pas attirer l'attention. On ne sait pas où on va.
Cyrille par contre est bien réveillé. Il est tout excité. « C'est normal maman, c'est la première fois que je prends l'avion » m'a t-il dit au départ de Nice. Et c'est vrai. Sur Éden il a appris à se transformer en oiseau et à voler de ses propres ailes, mais un avion, c'est une première. Le Nice – Paris s'est fait de nuit. Et le vol vers Mexico l'est aussi. Douze heures de vol !. Il est curieux de tout, regarde sans arrêt par les hublots, profite des lumières au sol, du moins tant qu'on n'est pas au-dessus de la mer. Il sollicite les hôtesses pour nombre de questions auxquelles elles répondent avec de grands sourires. Un peu trop même à mon goût ! Déjà j'ai remarqué la jeune femme sur le siège de l'autre coté du couloir qui n'arrête pas de lui lancer des regards fréquents et des grands sourires. Elle n'a pas de soutif, un petit chemisier et je vois ses tétons qui pointent orgueilleusement à travers le tissu ! Et de plus elle n'arrête pas de croiser et décroiser ses jambes.
Manquerait plus qu'elle ait pas de culotte ! Si jamais elle s'approche de mon bébé, je lui crève les yeux !
Le vol est long…
— Christine, je vais me dégourdir un peu les jambes, me dit-il en se levant. J'ai envie de voir l'avion sur toute sa longueur. Et puis j'ai soif aussi.
— Va voir les hôtesses, dis-je d'une voix ensommeillée. Elles te serviront à boire. Mmmmm…
— Va voir les hôtesses, dis-je d'une voix ensommeillée. Elles te serviront à boire. Mmmmm…
J'ai du roupiller un moment. Je sursaute quand Cyrille se rassoit à coté de moi. Un coup d'œil à ma montre me dit qu'il s'est absenté plus d'une heure ! Et une odeur familière frappe mes narines…
La conversation suivante se fait en grec ancien. Je vous fais la version traduite. Les autres passagers n'ont pas besoin de comprendre ce qu'on va se dire, et surtout pas l'autre pétasse de l'autre coté du couloir. Peu de chance que dans l'avion quelqu'un connaisse cette langue. Pour vous j'imagine que ce serait de l'hébreu…
— Mais… Dis donc, dis-je à voix basse, tu as baisé encore ? Et puis… Mais tu débordes de phéromones ! Que s'est-il passé ???
— Mais Christine, j'ai rien fait de mal ? Ça c'est fait presque malgré moi. J'ai été voir les hôtesses, elles m'ont servi un café, et puis j'ai posé quelques questions, sur l'avion, sur leur métier, comment elles le vivaient. Elles étaient très gentilles. Elles m'ont fait visiter là où elles préparent les repas, la petite salle où elles se reposent, on plaisantait, on s'amusait bien. Et puis à un moment donné, je sais pas pourquoi, il y en a une qui m'a fait un smack sur la bouche, et puis l'autre a dit, non un beau garçon comme çà, c'est pas comme çà qu'on l'embrasse. Elle m'a fait un vrai baiser, tout comme il faut avec la langue et tout et tout. Et puis l'autre a dit, oh non il y a moyen de faire beaucoup mieux ! Elle m'a embrassé à son tour, et puis la première s'est jointe à nous, on a fait un duel de langues à trois. Et puis, il y en a une qui a un peu perdu la tète, elle m'a dit, bouffe moi les seins ! L'autre a fermé la porte à clef, en disant qu'on avait vingt minutes. Pendant que je m'occupais de la poitrine de la première, ou de la seconde, je sais plus, l'autre a ouvert ma braguette et elle m'a sucé. C'était bon, c'était divin ! Et puis elles ont échangé leur place, et puis il y en a une qui a enlevé sa culotte et m'a dit, prends nous vite, fais nous jouir ! Alors je les ai baisées toutes les deux, l'une après l'autre. Une a joui presque tout de suite, mais je l'ai fait jouir trois fois ! L'autre a été un peu plus résistante. C'était marrant parce qu'on a traversé une zone de turbulences, et on se faisait secouer sans faire de mouvements, et elle a fini par jouir sur une secousse de l'avion. Elles avaient l'air ravies ! Et puis elles ont dit qu'elles pouvaient pas me laisser comme çà et qu'elles devaient me finir, alors elles m'ont sucé, bien mieux que les nymphes, elles voulaient que je décharge dans leur bouche, alors je me suis lâché. Et puis elles se sont embrassées un moment avec du sperme plein la bouche, et pour finir elles m'ont encore embrassé chacune leur tour. Ça fait un goût bizarre, mais c'était tellement bon !
— Mais Christine, j'ai rien fait de mal ? Ça c'est fait presque malgré moi. J'ai été voir les hôtesses, elles m'ont servi un café, et puis j'ai posé quelques questions, sur l'avion, sur leur métier, comment elles le vivaient. Elles étaient très gentilles. Elles m'ont fait visiter là où elles préparent les repas, la petite salle où elles se reposent, on plaisantait, on s'amusait bien. Et puis à un moment donné, je sais pas pourquoi, il y en a une qui m'a fait un smack sur la bouche, et puis l'autre a dit, non un beau garçon comme çà, c'est pas comme çà qu'on l'embrasse. Elle m'a fait un vrai baiser, tout comme il faut avec la langue et tout et tout. Et puis l'autre a dit, oh non il y a moyen de faire beaucoup mieux ! Elle m'a embrassé à son tour, et puis la première s'est jointe à nous, on a fait un duel de langues à trois. Et puis, il y en a une qui a un peu perdu la tète, elle m'a dit, bouffe moi les seins ! L'autre a fermé la porte à clef, en disant qu'on avait vingt minutes. Pendant que je m'occupais de la poitrine de la première, ou de la seconde, je sais plus, l'autre a ouvert ma braguette et elle m'a sucé. C'était bon, c'était divin ! Et puis elles ont échangé leur place, et puis il y en a une qui a enlevé sa culotte et m'a dit, prends nous vite, fais nous jouir ! Alors je les ai baisées toutes les deux, l'une après l'autre. Une a joui presque tout de suite, mais je l'ai fait jouir trois fois ! L'autre a été un peu plus résistante. C'était marrant parce qu'on a traversé une zone de turbulences, et on se faisait secouer sans faire de mouvements, et elle a fini par jouir sur une secousse de l'avion. Elles avaient l'air ravies ! Et puis elles ont dit qu'elles pouvaient pas me laisser comme çà et qu'elles devaient me finir, alors elles m'ont sucé, bien mieux que les nymphes, elles voulaient que je décharge dans leur bouche, alors je me suis lâché. Et puis elles se sont embrassées un moment avec du sperme plein la bouche, et pour finir elles m'ont encore embrassé chacune leur tour. Ça fait un goût bizarre, mais c'était tellement bon !
Je reste bouche bée… Ce petit saligaud me raconte tout çà tranquillement, alors que je suis condamnée au sevrage pour trois jours ! Et en même temps, je ne peux pas l'empêcher de vivre cette tranche de vie d'adulte. Je soupire, quelque peu découragée et carrément frustrée…
J'y repense encore lors de la troisième partie de notre voyage : Mexico – Veracruz. Le reste du vol s'était déroulé sans incidents. Il y a juste à l'atterrissage à Mexico, vous savez comment çà se passe quand les hôtesses, ou les stewards ou encore les pilotes se tiennent aux portes de l'avion et vous souhaitent bonne continuation. Nous avons eu droit à deux hôtesses qui nous débitent les phrases conventionnelles…
— Au revoir. Merci d'avoir choisi notre compagnie pour ce voyage, dit la première.
— ,,, et pour tout le reste ! Rajoute la seconde avec un grand sourire. Au plaisir !
— ,,, et pour tout le reste ! Rajoute la seconde avec un grand sourire. Au plaisir !
Heureusement, le troisième vol se déroule sans incidents. Cyrille résiste au charme des brunes hôtesses mexicaines. Et il a du mérite parce que, Dios mio, qu'elles sont belles ! Il est dans les huit heures du matin locales quand nous arrivons enfin à destination. Normalement, on doit nous réceptionner à la sortie si j'en crois le retour de mail de Kemal où je lui annonçais nos horaires de vol. Et c'est le cas. Bagages récupérés, je vois une pancarte à nos noms, encadrée par un couple. Je vois Cyrille se raidir. Moi aussi j'ai senti…
— Buenos dias ! Me dit la jeune femme. Vous avez fait bon voyage ? Et juste à temps ! Je m'appelle Isabella et voici Patrick. Nous faisons partie de l'équipe de fouilles du professeur Azerian. Je suis son assistante.
— Bonjour Isabella. Ravie de faire votre connaissance. « Professeur » Azerian ? Il est monté en grade dites donc !
— En fait c'est pas encore officiel… Le professeur est en contrat avec le Museo nacional d'antropologia. Il est prévu qu'il donne des cours à des étudiants dans quelques temps. « Professeur », çà sonne mieux que Monsieur !
— Et pourquoi « juste à temps » ?
— Il y a une grande fête folklorique en préparation à El Tajin, une fête aztèque, avec des chants, des danses et des costumes ! Çà commence cet après-midi pour trois jours. Vous verrez çà.
— Et… Patrick ? Quel est votre statut ?
— Je suis stagiaire, répond timidement le jeune homme.
— Patrick est américain, reprend Isabella. Il vient du Montana. Il fait des études d'archéologie pour le compte de l'université du Montana. Il va prendre vos bagages et les mettre dans la voiture. Nous avons encore trois heures de route.
— Trois heures ? Bigre ! Euh.. Si çà ne vous ennuie pas, nous aimerions faire un tour aux sanitaires. Le voyage a été long et on a besoin d'un brin de toilette.
— Faites. Nous vous attendons ici.
— Bonjour Isabella. Ravie de faire votre connaissance. « Professeur » Azerian ? Il est monté en grade dites donc !
— En fait c'est pas encore officiel… Le professeur est en contrat avec le Museo nacional d'antropologia. Il est prévu qu'il donne des cours à des étudiants dans quelques temps. « Professeur », çà sonne mieux que Monsieur !
— Et pourquoi « juste à temps » ?
— Il y a une grande fête folklorique en préparation à El Tajin, une fête aztèque, avec des chants, des danses et des costumes ! Çà commence cet après-midi pour trois jours. Vous verrez çà.
— Et… Patrick ? Quel est votre statut ?
— Je suis stagiaire, répond timidement le jeune homme.
— Patrick est américain, reprend Isabella. Il vient du Montana. Il fait des études d'archéologie pour le compte de l'université du Montana. Il va prendre vos bagages et les mettre dans la voiture. Nous avons encore trois heures de route.
— Trois heures ? Bigre ! Euh.. Si çà ne vous ennuie pas, nous aimerions faire un tour aux sanitaires. Le voyage a été long et on a besoin d'un brin de toilette.
— Faites. Nous vous attendons ici.
J'attends d'être aux portes des sanitaires.
— Tu as remarqué » ? Dis-je à Cyrille.
— Oh oui. Qu'est-ce qu'elle est belle, c'est pas croyable !
— Mais… Pas elle, idiot ! Je parle de Patrick.
— Ah oui, j'ai senti. C'est un héros, n'est-ce pas ?
— Correct. Un amérindien sans aucun doute, il est très typé. Du Montana… Un sioux, ou un cheyenne peut-être...
— C'est comme Isabella, reprend Cyrille. Elle a un profil très… maya ?
— Probablement. Restons sur nos gardes. Deux héros en moins de vingt-quatre heures, c'est inhabituel.
— Oh oui. Qu'est-ce qu'elle est belle, c'est pas croyable !
— Mais… Pas elle, idiot ! Je parle de Patrick.
— Ah oui, j'ai senti. C'est un héros, n'est-ce pas ?
— Correct. Un amérindien sans aucun doute, il est très typé. Du Montana… Un sioux, ou un cheyenne peut-être...
— C'est comme Isabella, reprend Cyrille. Elle a un profil très… maya ?
— Probablement. Restons sur nos gardes. Deux héros en moins de vingt-quatre heures, c'est inhabituel.
Le trajet est rapide. Patrick conduit le gros 4X4 à vive allure. Je suis montée à coté de lui. Isabella et Cyrille sont à l'arrière. Je les surveille du coin de l'œil, parce que ces deux là n'arrêtent pas d'échanger des grands sourires et rigolent à chaque minute. Pas de doute, Isabella a tapé dans l'œil de Cyrille. Et quand je vois comment Isabella regarde Cyrille, certain qu'elle craque sur mon bébé ! Encore une chaudasse ! Je décide d'intervenir.
— Dites moi Isabella. Comment avez vous découvert le codex dont Kemal m'a envoyé la photo ?
— Le professeur dirige un chantier de fouilles à deux ou trois kilomètres de El Tajin, répond-elle. Vous connaissez ce site ?
— De nom et quelques photos. Notamment ce qu'on appelle la pyramide des niches. C'est çà ?
— Exactement. Vous savez sans doute que le Mexique regorge de sites archéologiques dont beaucoup sont inexplorés. Environ quatre vingt mille. C'est dans les alentours de El Tajin, en dégageant une ancienne construction. Nous pensons que ce bâtiment devait être une bibliothèque. Il y avait des restes de ce qui semble être d'anciens documents, hélas inexploitables. Mais à l'intérieur nous avons trouvé une niche fermée par un bloc scellé. Le codex était dedans avec quelques autres documents. Et celui là était très particulier puisque écrit partiellement avec d'anciens caractères que nous avons pensé chinois. Comme il paraît que vous êtes une experte, Kemal vous a envoyé les photos pour avoir votre avis. Vous en avez tiré quoi ?
— Il parle de la sépulture de Quetzalcóatl…
— Le professeur dirige un chantier de fouilles à deux ou trois kilomètres de El Tajin, répond-elle. Vous connaissez ce site ?
— De nom et quelques photos. Notamment ce qu'on appelle la pyramide des niches. C'est çà ?
— Exactement. Vous savez sans doute que le Mexique regorge de sites archéologiques dont beaucoup sont inexplorés. Environ quatre vingt mille. C'est dans les alentours de El Tajin, en dégageant une ancienne construction. Nous pensons que ce bâtiment devait être une bibliothèque. Il y avait des restes de ce qui semble être d'anciens documents, hélas inexploitables. Mais à l'intérieur nous avons trouvé une niche fermée par un bloc scellé. Le codex était dedans avec quelques autres documents. Et celui là était très particulier puisque écrit partiellement avec d'anciens caractères que nous avons pensé chinois. Comme il paraît que vous êtes une experte, Kemal vous a envoyé les photos pour avoir votre avis. Vous en avez tiré quoi ?
— Il parle de la sépulture de Quetzalcóatl…
Patrick et Isabella ont échangé un regard. Je raccourcis le récit, car cette discussion va se répéter avec Kemal. Nous sommes arrivés et nous sommes installés dans des chambres d'un petit hôtel de El Tajin. Pendant ce temps, Patrick a été chercher Kemal.
— Kemal ! Que çà me fait plaisir ! Il y avait longtemps !
— Moi aussi Christine, je suis ravi de vous revoir. Avez vous fait bon voyage ? Et ce… monsieur, c'est ton ami ? Ton mari ?
— Non dis-je en riant, c'est mon frère Cyrille. C'est vrai, tu ne l'as jamais vu. Et puis dis donc, tu me vouvoies ? On ne se tutoie plus ?
— Ah, oui, exact, excuse moi. Je reçois tellement d'officiels et de gens importants que je ne sais plus que vouvoyer. Excusez moi Cyrille. Christine m'a très peu parlé de vous, je veux dire de toi. Je ne me rappelle même plus si elle a parlé de toi une seule fois. Quelle est ta profession ?
— Je parcours le monde à la recherche des objets que Christine expertise et commercialise, répond Cyrille avec naturel. On est associés autrement dit.
— Ah très bien. Comme çà, tu es complètement dans le sujet. Vous venez ? J'ai réservé un salon où nous pourrons travailler.
— Moi aussi Christine, je suis ravi de vous revoir. Avez vous fait bon voyage ? Et ce… monsieur, c'est ton ami ? Ton mari ?
— Non dis-je en riant, c'est mon frère Cyrille. C'est vrai, tu ne l'as jamais vu. Et puis dis donc, tu me vouvoies ? On ne se tutoie plus ?
— Ah, oui, exact, excuse moi. Je reçois tellement d'officiels et de gens importants que je ne sais plus que vouvoyer. Excusez moi Cyrille. Christine m'a très peu parlé de vous, je veux dire de toi. Je ne me rappelle même plus si elle a parlé de toi une seule fois. Quelle est ta profession ?
— Je parcours le monde à la recherche des objets que Christine expertise et commercialise, répond Cyrille avec naturel. On est associés autrement dit.
— Ah très bien. Comme çà, tu es complètement dans le sujet. Vous venez ? J'ai réservé un salon où nous pourrons travailler.
Nous sommes à présent dans une petite salle de réunion. Les regards sont tournés vers moi. Sauf Cyrille et Isabella qui me prêtent moins d'attention qu'à eux même. Soupir. Bref. C'est mon moment. J'ai imprimé la photo du document que m'avait envoyé Kemal. Et je lis le texte en chinois, en me gardant bien de leur dire que je lis parfaitement les glyphes mexicains.
— Vous aviez donc raison. C'est bien de l'ancien chinois. Et le nom Quetzalcóatl est clairement écrit. Reste à savoir s'il fait référence à un roi qui portait ce nom, ou à la divinité dont parle tout le Mexique précolombien. L'autre mot, c'est le lieu de sépulture, qui a été noté « Talamaxatl ». Ça vous dit quelque…
Je m'interromps. Kemal, Patrick et Isabella ont échangé des regards complices. Je crois comprendre.
— Vous le saviez… Vous le saviez n'est-ce pas ? Qu'est-ce que çà veut dire ?
— En fait, nous n'étions surs de rien, répond Isabella. On ne connaît pratiquement rien de l'écriture précolombienne de cette époque. Le document a sans doute autour de trois mille ans. C'était l'époque Olmèque. L'écriture a évolué dans le temps. Mais par recoupement, en croisant des textes gravés dans d'autres sites, on constate que certains glyphes identiques se retrouvent plus fréquemment que d'autres. Dans beaucoup de temples que l'on supposait dédiés à Quetzalcóatl, on retrouve ce glyphe. Et nous avons postulé qu'il s'agissait de son nom.
— En fait, nous n'étions surs de rien, répond Isabella. On ne connaît pratiquement rien de l'écriture précolombienne de cette époque. Le document a sans doute autour de trois mille ans. C'était l'époque Olmèque. L'écriture a évolué dans le temps. Mais par recoupement, en croisant des textes gravés dans d'autres sites, on constate que certains glyphes identiques se retrouvent plus fréquemment que d'autres. Dans beaucoup de temples que l'on supposait dédiés à Quetzalcóatl, on retrouve ce glyphe. Et nous avons postulé qu'il s'agissait de son nom.
Elle m'a montré le glyphe sur le dessin. Je pointe mon doigt sur le texte en chinois.
— Et son nom en chinois est écrit là… Ça correspond…
— Et Talamaxatl nous connaissons, reprend Kemal. C'est à quelques kilomètres de El Tajin ! Mais il y a un problème. C'est une propriété privée dont le propriétaire a toujours refusé qu'on fasse la moindre fouille. Il s'appelle Emiliano Ch. et c'est un des hommes les plus puissant du Mexique. Comment faire… Oh, attends…
— Et Talamaxatl nous connaissons, reprend Kemal. C'est à quelques kilomètres de El Tajin ! Mais il y a un problème. C'est une propriété privée dont le propriétaire a toujours refusé qu'on fasse la moindre fouille. Il s'appelle Emiliano Ch. et c'est un des hommes les plus puissant du Mexique. Comment faire… Oh, attends…
Quatre personnes font leur entrée dans la salle, que Kemal accueille avec un grand sourire. Un homme en complet avec une mallette à la main, une jeune femme et deux autres hommes en tenue plus ordinaire. Si le premier a un look très bureaucrate, les trois autres ont un type amérindien très marqué. Je me raidis… Il y a quelque chose d'anormal.
— Christine, Cyrille, je vous présente mon ami Carlos. Il assure la liaison entre moi et le Museo. Et sa secrétaire Espéranza. Les deux autres sont des gars de mon équipe, des amis de Patrick. Ils viennent eux aussi des USA. Ce sont de vrais sioux parait-il et leur nom indien c'est Ours blanc et Faucon rapide. Je dois leur parler deux minutes. Je vous laisse faire connaissance.
— Enchanté Madame et Monsieur, nous dit Carlos très aimablement.
— Bonjour Madame, dit Espéranza timidement.
— Kemal me dit que c'est vous Madame l'experte en chinois ancien, reprend Carlos ? Je suis épaté. Et ravi de faire votre connaissance… Euh… Vous allez bien ?
— Non, oui, pardon, un petit étourdissement. Un peu de fatigue après ce long voyage.
— Ah bon. Ainsi vous avez pu déchiffrer le texte gravé sur le codex ? C'est magnifique !
— Justement, dis-je. Sur la photo que m'a envoyé Kemal, il semble que le document n'est pas complet. On distingue une autre qui suit. J'aimerai beaucoup pouvoir le consulter pour effectuer la traduction intégrale.
— Mais c'est très facile ! Je l'ai ici dans ma mallette.
— Enchanté Madame et Monsieur, nous dit Carlos très aimablement.
— Bonjour Madame, dit Espéranza timidement.
— Kemal me dit que c'est vous Madame l'experte en chinois ancien, reprend Carlos ? Je suis épaté. Et ravi de faire votre connaissance… Euh… Vous allez bien ?
— Non, oui, pardon, un petit étourdissement. Un peu de fatigue après ce long voyage.
— Ah bon. Ainsi vous avez pu déchiffrer le texte gravé sur le codex ? C'est magnifique !
— Justement, dis-je. Sur la photo que m'a envoyé Kemal, il semble que le document n'est pas complet. On distingue une autre qui suit. J'aimerai beaucoup pouvoir le consulter pour effectuer la traduction intégrale.
— Mais c'est très facile ! Je l'ai ici dans ma mallette.
Je piaffe de curiosité. J'en oublie mon étrange ressenti. On verra plus tard. Carlos a ouvert sa mallette et en sort avec précaution le fameux codex posé sur une plaque en verre, soigneusement enveloppé dans de la soie, puis le dépose devant moi.
Putain…
Pour le coup, je manque de m'évanouir ! Je prends une grande inspiration. Je dois être blanche comme un linge.
— Christine vous avez un problème ? Demande Carlos alarmé par mon soudain malaise.
— Non ! Non, ne vous inquiétez pas. J'ai juste besoin de me rafraîchir un peu. J'ai une mauvaise période, des problèmes de femme si vous voyez ce que je veux dire. Je monte quelques minutes dans ma chambre si vous voulez bien.
— Mais naturellement. Prenez votre temps.
— Je viens avec toi, intervient Cyrille.
— Non ! Non, ne vous inquiétez pas. J'ai juste besoin de me rafraîchir un peu. J'ai une mauvaise période, des problèmes de femme si vous voyez ce que je veux dire. Je monte quelques minutes dans ma chambre si vous voulez bien.
— Mais naturellement. Prenez votre temps.
— Je viens avec toi, intervient Cyrille.
Cyrille est inquiet. Il sait que mon trouble n'est pas naturel. Lui aussi a « senti ». Mais il ne sait pas tout… Je m'assois sur le fauteuil devant le bureau où j'ai branché mon PC portable en arrivant.
— Qu'est-ce qui se passe mam… Christine ? Et qui sont ces gens ? La fille, les deux gars avec qui Kemal a été parler. Ils en sont n'est-ce pas ?
— Oui. Tu as bien senti. Ce sont des héros eux aussi. Là, il se passe quelque chose de pas normal. Un héros par-ci, par-là, je veux bien. Mais quatre d'un coup, non ! Ce n'est pas un hasard…
— Ça me rappelle un vieux film, les barbouzes, répond Cyrille songeur. Ça disait « un barbu c'est un barbu, trois barbus c'est des barbouzes » ! Il se passe quelque chose.
— Et tu ne sais pas tout. Le document, le codex… C'est un faux.
— QUOI ??? Mais comment le sais-tu ?
— Un cadeau de Zeus… Ça date de mon premier séjour sur Mikro Kea. Il m'a offert un don, celui d'estimer instantanément l'âge de tout objet manufacturé par l'homme, au toucher ou d'un simple regard. Il disait que ce me serait utile dans mon métier. Or ce document a été fabriqué... il y a quelques semaines.
— Mais… C'est impossible ! L'ancien chinois ou les glyphes vieux de deux mille cinq cent ou trois mille ans, presque personne ne les connaît ! Il faut avoir été à minima sur Éden pour les maîtriser ? Qu'est ce que çà veut dire ?
— Oui. Tu as bien senti. Ce sont des héros eux aussi. Là, il se passe quelque chose de pas normal. Un héros par-ci, par-là, je veux bien. Mais quatre d'un coup, non ! Ce n'est pas un hasard…
— Ça me rappelle un vieux film, les barbouzes, répond Cyrille songeur. Ça disait « un barbu c'est un barbu, trois barbus c'est des barbouzes » ! Il se passe quelque chose.
— Et tu ne sais pas tout. Le document, le codex… C'est un faux.
— QUOI ??? Mais comment le sais-tu ?
— Un cadeau de Zeus… Ça date de mon premier séjour sur Mikro Kea. Il m'a offert un don, celui d'estimer instantanément l'âge de tout objet manufacturé par l'homme, au toucher ou d'un simple regard. Il disait que ce me serait utile dans mon métier. Or ce document a été fabriqué... il y a quelques semaines.
— Mais… C'est impossible ! L'ancien chinois ou les glyphes vieux de deux mille cinq cent ou trois mille ans, presque personne ne les connaît ! Il faut avoir été à minima sur Éden pour les maîtriser ? Qu'est ce que çà veut dire ?
Ding-ding-ding fait soudain mon PC. Un appel vidéo ? OK, çà me fera une pause. Qui peut bien vouloir me contacter ici. Mais c'est… Kemal ?
— Oui Kemal, qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu me sollicites en vidéo ?
— Bonjour Christine ! Ça me fait plaisir de te voir. Écoute ; on a fait une découverte fantastique, il fallait absolument qu'on te montre çà !
— Me… me montrer quoi ? Dis-je complètement abrutie.
— Regarde ! Regarde ce casque ! Dit-il tout joyeux. C'est celui d'un général mongol dont on a retrouvé la tombe aujourd'hui. Tout nous laisse penser que c'est un des généraux de Gengis Khan ! Tu te rends compte ?
— Un général mongol ? Mais… quel rapport avec ce qu'on fait ici ?
— Ici ? Je comprends pas. Tu es où ?
— Mais… au Mexique, à El Tajin ! Mais je devient folle ou quoi ?
— Oh tu es au Mexique ? Super ! En vacances ?
— Mais putain, c'est une blague ??? Tu es où ???
— Mais… au Kazakhstan, dans l'Altaï, comme la dernière fois, répond-il avec une pointe d'étonnement dans la voix.
— QUOI ???
— Mais oui ? Avec toute l'équipe, Stefan, Mikhaïl, Vladimir et Youri. Tiens, Youri veut te parler.
— Привет, маленькая Душка ! On te fait plein de grosses bises. Tu manques à toute l'équipe !
— Bonjour Christine ! Ça me fait plaisir de te voir. Écoute ; on a fait une découverte fantastique, il fallait absolument qu'on te montre çà !
— Me… me montrer quoi ? Dis-je complètement abrutie.
— Regarde ! Regarde ce casque ! Dit-il tout joyeux. C'est celui d'un général mongol dont on a retrouvé la tombe aujourd'hui. Tout nous laisse penser que c'est un des généraux de Gengis Khan ! Tu te rends compte ?
— Un général mongol ? Mais… quel rapport avec ce qu'on fait ici ?
— Ici ? Je comprends pas. Tu es où ?
— Mais… au Mexique, à El Tajin ! Mais je devient folle ou quoi ?
— Oh tu es au Mexique ? Super ! En vacances ?
— Mais putain, c'est une blague ??? Tu es où ???
— Mais… au Kazakhstan, dans l'Altaï, comme la dernière fois, répond-il avec une pointe d'étonnement dans la voix.
— QUOI ???
— Mais oui ? Avec toute l'équipe, Stefan, Mikhaïl, Vladimir et Youri. Tiens, Youri veut te parler.
— Привет, маленькая Душка ! On te fait plein de grosses bises. Tu manques à toute l'équipe !
Je tombe à la renverse sur mon siège. Sur l'écran s'est affiché le visage souriant du colosse russe. Kemal semble inquiet.
— Ça va Christine ? Quelque chose ne va pas ?
— Si… si, tout va bien. Pardon excuse moi, je dois être un peu fatiguée. Écoute, je te rappelle plus tard, j'ai un truc a éclaircir ici.
— Si… si, tout va bien. Pardon excuse moi, je dois être un peu fatiguée. Écoute, je te rappelle plus tard, j'ai un truc a éclaircir ici.
Je coupe la communication. Je suis hébétée… Cyrille retrouve la parole en premier. Il n'a pas connu Kemal. Il n'était pas né lors de mon séjour au Kazakhstan.
— Je ne comprends pas, dit-il perplexe. Il se passe quoi là ?
— Kemal est au Kazakhstan, dis-je abasourdie. Il n'y a pas de doute, c'est bien lui, c'est bien Youri aussi. Mais si Kemal est là-bas, il ne peut pas être ici. Conclusion, Kemal n'est pas Kemal !!! Mais alors qui est-il ???
— Kemal est au Kazakhstan, dis-je abasourdie. Il n'y a pas de doute, c'est bien lui, c'est bien Youri aussi. Mais si Kemal est là-bas, il ne peut pas être ici. Conclusion, Kemal n'est pas Kemal !!! Mais alors qui est-il ???
A suivre…
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Commentaires ()
Oui, c'est une excursion humoristique et assez attendrissante vers la vie de Christine et Yuma, écrite avec ton style toujours aussi fluide, l'air de ne pas y toucher, comme si c'était simple...
A te lire, on déduit que le prochain épisode sera le dernier de cette aventure du "poignard de jade".
Snif ! 🥹
"C'est parti d'un coup" ben tiens... cette blague ! ^^'
Une histoire qu'on a plaisir à suivre, comme toutes celles qui l'ont précédée, ben oui.
Comme je le dis dans le récit, Christine ignore totalement tout ce qui précède. Elle tombe soudainement sur la concrétisation possible de l'existence d'un immortel, il y a une interrogation majeure qui se présente, elle fonce ! C'est Christine...
Sinon oui, le fait d'etre mère a modifié son comportement. J'ai toujours été fascinée du changement induit par l'arrivée d'un enfant, et Christine n'échappe pas à la règle.
Dans quel piège a t'elle été entraînée?
Tout a été fait pour la faire venir au Mexique, mais dans quel but ?
Serait ce Naya qui est derrière tout ça pour pouvoir la rencontrer ?
Vivement le 15 pour en savoir un peu plus ;)
Par contre c'est moi ou Christine c'est un peu ramolli depuis qu'elle est mère car la elle est quand même tombée dans un sacré guet-apens avec son fils Yuma au Mexique bien avant elle aurait de suite compris qu'il y a quelque chose d'anormal, par contre Christine a raison, croiser autant de héros en si peu de temps c'est anormal serait telle tombé sur les soldats ou la garde personnelle de Naya ?
J'ai très hâte d'être le 15 pour le découvrir