Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Première exhibition, sur une aire d'autoroute — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première exhibition, sur une aire d'autoroute
Chapitre 1
Ma seule envie dans la vie, c'est d'être vue. Mais pas forcément en étant habillée, mais entièrement nue, dans mon habit de naissance, entièrement vulnérable.
Déjà, je n'aime pas les vêtements. Dès que je rentrais de mes journées de cours, je me déshabillais et envoyais valser mon soutif et ma culotte. Qu'est-ce qu'on est bien à poil. Je sens l'air sur ma peau, mais aussi toutes les autres sensations. Et parfois, quand je suis un peu excitée, ma main trouve directement un passage vers mon sexe. Parfois, je me caresse même sans raison précise, juste car c'est bon.
Déjà, je n'aime pas les vêtements. Dès que je rentrais de mes journées de cours, je me déshabillais et envoyais valser mon soutif et ma culotte. Qu'est-ce qu'on est bien à poil. Je sens l'air sur ma peau, mais aussi toutes les autres sensations. Et parfois, quand je suis un peu excitée, ma main trouve directement un passage vers mon sexe. Parfois, je me caresse même sans raison précise, juste car c'est bon.
Mais tout ça, je ne le fais que quand je suis chez moi. Dehors, la société exige qu'on soit habillé... Et c'est dommage. J'ai longtemps hésité à m'écouter et à sortir nue, mais je ne peux pas. Cela me terrifie.
Pourtant, un jour, j'ai décidé de le faire ! J'ai pris ma voiture, l'autoroute, et je suis allée sur une aire de repos. Il n'y avait pas beaucoup de gens, mais ça m'a plu. Je suis sortie, j'ai d'abord enlevé ma veste que j'ai laissée dans la voiture. Bon, jusque-là, j'ai l'habitude.
Maintenant, c'est plus dur. Je retire une de mes chaussures, puis la chaussette en dessous. Je pose le pied par terre. Ce n'est pas très agréable comme matière. C'est sale et pointu... Je sais que j'irai dans l'herbe après, mais je dois endurer ça pour le moment. Je préfère rester près de la voiture, au cas où. Je retire la seconde chaussure et chaussette. Me voilà pieds nus...
Mon cœur bat vite, pour le moment, c'est simple, mais maintenant, je dois retirer mon T-shirt. C'est peut-être la chose qui me fait le plus peur. Une fois que je l'aurai enlevé, je serai dans le bain et le reste suivra, du moins, c'est ce que j'espère. Je regarde autour de moi et vois qu'il n'y a toujours personne. Les voitures passent en arrière-plan sur l'autoroute.
Je saisis le bas de mon t-shirt et le remonte progressivement. Il glisse sur mon ventre, mes bras et je sens le petit vent frais estival sur mon nombril. C'est tellement excitant. C'est bon, le t-shirt est au-dessus de ma tête. Je termine brusquement de le retirer et le jette dans ma voiture. Ouah... C'est incroyable. Je me sens si libre, si puissante... alors que j'ai encore des vêtements sur moi.
Je pourrais en rester là, mais non ! Je veux aller jusqu'au bout. Je déboutonne mon jean, ouvre ma fermeture éclair et j'entends un bruit de klaxon. Je positionne mes mains rapidement sur ma poitrine et observe les alentours. Non, cela ne vient que de l'autoroute. Je secoue légèrement mes hanches et mon jean glisse le long de mes jambes. Je suis en sous-vêtement.
Il ne me reste quasiment plus rien, mais... j'hésite... Et si, au moment où je me mettais entièrement nue, quelqu'un venait pour me capturer et pire que ça ? Non, il n'y a personne. Je dois aller plus loin. Mes mains vont derrière mon dos et je dégrafe mon soutif. Je le jette dans ma voiture et retire directement ma culotte. Je ne veux pas avoir le temps de me défiler. Elle est par terre, je me penche, la ramasse et la range avec mes autres vêtements. Je suis nue.
Je ferme les yeux un instant. Ce n'est pas de la honte que je ressens, ni vraiment de la peur. C'est autre chose. Une sensation brute, simple, presque évidente. Comme si, pour la première fois depuis longtemps, je n'avais plus rien à cacher. Je suis libre, puissante, belle !
Je garde les yeux fermés encore un peu. Le vent effleure ma poitrine, mon ventre, l'intérieur de mes cuisses. Ma peau frissonne, mais ce n'est plus seulement à cause du froid. Il y a cette conscience nouvelle de chaque zone de mon corps, comme si tout devenait soudain plus présent, plus sensible.
Quand je reviens à moi, je regarde rapidement autour, mais personne n'est là. J'en profite et je me dirige vers la zone herbeuse. C'est tellement plus agréable pour mes petits petons. Je marche, tranquillement, puis un accès de folie apparaît et je me mets à courir comme une folle. Je suis nue, je suis dehors, je suis heureuse.
Je tourne sur moi-même, les yeux vers le ciel, le sourire aux lèvres et je me laisse tomber par terre. Ma tête se calme et je profite des nuages dans le ciel. J'en profite pour réaliser un deuxième fantasme un peu plus personnel. J'ouvre les vannes et je me permets d'uriner dans l'herbe. C'est agréable de faire pipi sans que personne ne soit là pour te juger. Sentir un mince filet d'urine qui glisse le long de mon sexe pour rejoindre l'herbe. Oui, j'aime ça.
Après quelques instants, je me relève, m'essuie un peu pour retirer l'herbe qui s'est collée à ma peau et me redirige vers la voiture. Je veux profiter encore un maximum et je prends d'abord mes chaussures. Je les enfile et j'entends un nouveau bruit. Je tourne la tête rapidement et je vois un camion qui arrive sur l'aire de repos. Je me précipite dans ma voiture et enfile mon T-shirt. Je fais glisser le reste des vêtements par terre et j'allume le contact. Je suis uniquement vêtue de mon T-shirt et de mes chaussures et je reprends l'autoroute.
Dans la voiture, je reviens peu à peu dans la réalité. Je quitte une bulle de bonheur intense dont je n'ai qu'une seule envie, y retourner. Je fustige le monde moderne qui empêche les gens de se promener nus, à cause d'une pudeur maladive ou d'individus mal élevés.
Pourtant, je ne peux m'empêcher de fantasmer sur ce qui aurait pu se passer si je m'étais montré au conducteur ou à la conductrice du camion. Je m'imagine toute une histoire que je raconterai sûrement un autre jour. Pendant une poignée de secondes, j'imagine que la conductrice était ma cousine, mais évidemment que ce n'est pas le cas.
Je parcours quelques kilomètres de plus et m'arrête à l'aire d'autoroute suivante. C'est une grande aire avec une station-service, un café et tout le confort nécessaire aux longs voyages. Je me gare un peu loin de tout ça et réenfile mon jean. Oui, je n'ai ni chaussettes, ni soutif, ni culotte, mais au moins, je suis présentable. Je rentre dans le bâtiment et me prends un petit chocolat chaud, tout en repensant à cette aventure hors norme.
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