Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
stage à Tokyo — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
stage à Tokyo
Chapitre 1
Tokyo, premier soir
L’air de Narita portait cette humidité lourde qui colle à la peau dès la sortie de l’avion, mélange d’ozone, de parfum bon marché et d’une note d’encens qui s’attardait comme un souvenir. Axel tenait son sac contre lui, les jointures blanchies, les joues encore marquées par le décalage horaire... et par autre chose qu’il gardait pour lui.
L’air de Narita portait cette humidité lourde qui colle à la peau dès la sortie de l’avion, mélange d’ozone, de parfum bon marché et d’une note d’encens qui s’attardait comme un souvenir. Axel tenait son sac contre lui, les jointures blanchies, les joues encore marquées par le décalage horaire... et par autre chose qu’il gardait pour lui.
Les valises n’arriveraient pas avant deux jours, avait dit la voix fatiguée au guichet. Camille avait haussé les épaules avec ce petit sourire qui disait « on improvisera ». Elle passait les doigts dans ses cheveux blonds comme si onze heures de vol n’avaient rien changé.
Yumi les attendait déjà, robe chemise en soie pivoine nouée à la taille, cheveux noirs impeccablement carrés, sourire tranquille qui semblait tout savoir d’avance. À côté d’elle, Aoi et Mio — longues jambes, mini-socquettes blanches, jupes plissées couleur pastel très pâle, tops ajourés laissant deviner la peau dessous. Une odeur de cerise sucrée et de patchouli flottait autour d’elles, presque palpable.
Axel baissa les yeux sur ses baskets délavées. Le contraste le frappa comme une gifle muette.
Dans la Lexus qui glissait vers Shibuya, Yumi se retourna à moitié.
Dans la Lexus qui glissait vers Shibuya, Yumi se retourna à moitié.
— Ne vous en faites pas pour les bagages. J’ai de quoi vous dépanner... des choses confortables.
Camille eut ce rire bas, velouté.
— Axel ne dira rien. Il a toujours eu un faible pour... les tissus qui caressent.
Les mots restèrent suspendus. Axel sentit ses oreilles chauffer. Aoi et Mio se contentèrent d’un très léger échange de regards, un sourire qui n’alla jamais jusqu’aux lèvres.
L’appartement d’Aoyama respirait le bois clair et le jasmin froid. Les shojis laissaient filtrer une lumière laiteuse. Yumi fit coulisser une porte.
L’appartement d’Aoyama respirait le bois clair et le jasmin froid. Les shojis laissaient filtrer une lumière laiteuse. Yumi fit coulisser une porte.
— La penderie est là. Prenez ce qui vous plaît.
Rang après rang : satin liquide, crêpe de chine coquille d’œuf, dentelle fine comme du souffle, nuisettes à bretelles presque invisibles, shorts en tulle doublé de soie, cardigans mohair transparents. Les couleurs glissaient du champagne au vieux rose, puis au prune presque noir.
Camille effleura une pièce d’un doigt.
Camille effleura une pièce d’un doigt.
— C’est somptueux...
Yumi se tourna vers Axel, voix très douce, presque un murmure.
— Et toi ? Tu veux voir ?
Il déglutit, hocha la tête à peine.
Elle décrocha un shorty en tulle brodé de minuscules fleurs ton sur ton, doublure soie champagne. L’élastique large, souple, semblait fait pour épouser sans marquer.
Elle décrocha un shorty en tulle brodé de minuscules fleurs ton sur ton, doublure soie champagne. L’élastique large, souple, semblait fait pour épouser sans marquer.
— Celui-là est très léger. On finit par oublier qu’on le porte...
Elle le lui tendit. Axel le prit du bout des doigts. Le tissu était tiède. Quelque chose dans cette chaleur remonta le long de son poignet, puis plus bas, très discrètement.
Camille, déjà occupée à choisir pour elle, ajouta d’un ton léger :
Camille, déjà occupée à choisir pour elle, ajouta d’un ton léger :
— Profites-en, mon cœur. Tu sais que tu aimes ça.
Aoi s’approcha, tenant une nuisette satin lavande pâle qu’elle ne posa pas contre lui — elle la tint simplement dans l’air, à distance, comme pour laisser le tissu flotter entre eux.
— Elle irait bien avec tes épaules... et avec tes jambes.
Mio, un peu en retrait, murmura :
— Oui... longues. Élancées. Ça tomberait parfaitement.
Axel serra le shorty contre son ventre. Son pouls cognait dans sa gorge.
Yumi posa une main — à peine un effleurement — au creux de son dos.
Yumi posa une main — à peine un effleurement — au creux de son dos.
— Viens. La salle de bain est juste là. Tu seras tranquille.
La porte se referma dans un clic presque inaudible.
Marbre gris veiné, lumière douce, miroir sans tain. Yumi sortit une lotion fleur d’oranger et un peignoir satin blanc cassé qu’elle posa sur le bord du lavabo.
Marbre gris veiné, lumière douce, miroir sans tain. Yumi sortit une lotion fleur d’oranger et un peignoir satin blanc cassé qu’elle posa sur le bord du lavabo.
— Prends ton temps. Si quelque chose ne tombe pas exactement comme tu veux...
Elle suspendit sa phrase, sourire minuscule. « ... tu n’auras qu’à demander. »
Elle disparut.
Seul face au miroir, Axel posa le shorty. Le tissu glissa un peu, révélant l’intérieur soyeux. Il défit lentement son jean. Son boxer apparut, déjà légèrement déformé par une tension qu’il n’avait pas vraiment sentie monter. Il rougit sans bruit.
Seul face au miroir, Axel posa le shorty. Le tissu glissa un peu, révélant l’intérieur soyeux. Il défit lentement son jean. Son boxer apparut, déjà légèrement déformé par une tension qu’il n’avait pas vraiment sentie monter. Il rougit sans bruit.
Il fit descendre le shorty le long de ses jambes. La soie remonta, effleura l’intérieur des cuisses, frôla la peau sensible derrière, puis se posa contre ses fesses avec une douceur qui ressemblait à une caresse retenue. L’élastique large épousa ses hanches sans rien comprimer.
Il releva les yeux.
Le champagne du tissu faisait ressortir la cambrure discrète de ses reins, allongeait encore ses jambes. Sous le tulle brodé, une petite tension pudique se devinait — à peine visible, mais impossible à ignorer pour celui qui regardait vraiment.
Le champagne du tissu faisait ressortir la cambrure discrète de ses reins, allongeait encore ses jambes. Sous le tulle brodé, une petite tension pudique se devinait — à peine visible, mais impossible à ignorer pour celui qui regardait vraiment.
Il passa le bout des doigts sur le tissu. La soie transmit la chaleur de sa peau tendue. Un frisson remonta jusqu’à sa nuque.
De l’autre côté de la porte, des voix étouffées : le rire léger de sa mère, puis celui d’Aoi, puis la voix de Yumi, tout près du battant :
De l’autre côté de la porte, des voix étouffées : le rire léger de sa mère, puis celui d’Aoi, puis la voix de Yumi, tout près du battant :
— Laisse-le... Les premières fois, ça prend toujours un peu plus longtemps.
Axel ferma les yeux. Son souffle tremblait légèrement.
Il ouvrit la porte.
Il ouvrit la porte.
Elles étaient assises sur le canapé crème, lumière tamisée, verres fins à la main. Quand il apparut dans l’embrasure — peignoir entrouvert, shorty champagne pour seul vêtement dessous —, le silence dura une seconde entière.
Camille murmura, voix très basse, presque rauque :
— Viens là, mon chéri.
Camille murmura, voix très basse, presque rauque :
— Viens là, mon chéri.
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Commentaires ()
deja un brin de suspens !! hate de lire la suite un peut plus longue peut etre??