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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Magali, la jolie Tarnaise — Chapitre 16 · Shopping à Albi

17 minutes
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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Docile20A
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Ce qu'on adore ici, c'est la façon dont la tension monte sans jamais se précipiter : l'essayage qui glisse vers l'exhibition consentie, la vendeuse qui sourit sans rien demander, et Magali qui, miroir après miroir, apprend à se regarder autrement. Guillaume, lui, garde ce calme un peu trop maîtrisé pour être innocent — et c'est précisément ce décalage qui rend chaque scène inoubliable.

Magali, la jolie Tarnaise

Chapitre 16 · Shopping à Albi

On arrive à Albi en fin d’après-midi. Le parking n’est pas loin du centre. Je coupe le moteur, on descend. L’air est plus doux ici qu’à la campagne. On marche l’un à côté de l’autre dans les rues du vieil Albi, les façades de brique rouge qui montent de chaque côté, les pavés un peu irréguliers sous les pieds. Du haut de mon mètre quatre-vingt-dix et de mes cinquante ans bien tassés, à côté d’elle qui en fait un mètre soixante, avec son petit corps frêle dans le jean et le pullover, on donne l’impression que papa promène sa fille. Elle le sait. Elle le sent. Au bout de quelques mètres, elle glisse sa main dans la mienne. Ses doigts sont fins, chauds. Elle ne dit rien, elle marche juste un peu plus près.
On avance comme ça, sans se presser. Les vitrines défilent. Puis mon regard s’arrête. Derrière une vitre, sur un mannequin, une robe de cocktail noire, quelques brillants qui attrapent la lumière, de fines bretelles. Le tissu tombe court, juste assez pour laisser deviner. Je ralentis.
— Viens.
Je ne lui laisse pas le temps d’apprécier ce que je viens de voir. Elle me suit. La boutique est petite, feutrée. Une dame d’un certain âge nous accueille, sourire poli, regard qui passe de l’un à l’autre.
— Bonjour. J’ai été attiré par la petite robe en vitrine. C’est pour ma compagne.
Magali me regarde, amusée. Un coin de bouche qui se relève.
— Ta compagne… pfff. La fille à qui tu as retourné le cerveau, à qui tu fais l’amour comme un dieu, et que tu veux voir encore plus belle.
Elle réfléchit une seconde, les yeux un peu plissés. La femme, elle, reste stoïque, les mains jointes devant elle.
Magali reprend, plus bas, presque pour elle-même :
— Ma poupée, c’est mieux. Surtout que c’est moi qui lui ai demandé d’être sa poupée.
La femme sourit. Visiblement amusée par ce que vient de dire Magali. Presque déjà complice. Elle incline un peu la tête.
— Pour quelle occasion, monsieur ?
— Des soirées coquines.
Elle hoche la tête, le sourire qui s’élargit à peine.
— Alors ne bougez pas. J’ai ce qu’il faut pour cette charmante demoiselle.
Elle disparaît derrière un rideau. Magali se tourne vers moi, la main toujours dans la mienne. Ses yeux brillent un peu. Elle ne dit rien. Elle attend.
La vendeuse réapparaît avec trois pièces accrochées à des cintres. Elle en détache une, noire, légère.
— Essayez celle-ci, mademoiselle. Je suis sûre qu’elle vous ira à merveille.
Magali prend le cintre, se glisse dans la cabine. J’entends le froissement du jean, du pullover. Quelques secondes plus tard, elle tire le rideau. Elle est en shorty noir en dentelle et en soutien-gorge assorti, le tissu fin qui suit à peine la courbe de ses seins. Elle passe la robe sans refermer complètement. Quand elle réapparaît, elle est splendide.
La robe est noire, en voile presque transparent par endroits, avec des broderies plus opaques qui dessinent des motifs le long des hanches et sous la poitrine. Les bretelles sont fines, presque inexistantes. Le décolleté plonge bas, très bas, et le tissu s’arrête haut sur les cuisses, si court qu’au moindre mouvement on devine le haut de ses bas ou la dentelle du shorty. Elle frôle l’indécence. Chaque pas fait glisser le voile contre sa peau, révèle un peu plus la ligne de ses côtes, le creux de son ventre. C’est terriblement érotique, sans être vulgaire. Juste… offert.
La vendeuse me regarde, un sourire au coin des lèvres.
— Jolie poupée. Qu’en pensez-vous ?
Magali tourne sur elle-même devant le miroir. Elle se regarde, les mains un peu maladroites le long du corps. Elle semble plus gênée que moi. Son apparence dégage une sensualité qu’elle n’a visiblement pas l’habitude de voir aussi clairement. Ses joues sont un peu roses. Elle croise mon regard dans le reflet, puis le baisse.
J’ouvre enfin la bouche.
— Effectivement. On la prend.
La vendeuse hoche la tête, détache déjà le deuxième cintre.
— Essayez donc celle-ci.
Magali s’empresse de retirer la première robe. Cette fois, elle ne referme pas le rideau. Elle reste là, en lingerie, le dos un peu tourné, puis elle enfile la seconde. Quand elle se redresse et se tourne vers moi, j’en ai le souffle coupé.
Celle-là est encore plus érotique. Plus courte, plus ouverte. Le tissu est un satin noir très fin, presque liquide, qui colle à ses seins et à ses hanches avant de s’évaser à peine. Une seule bretelle, large, barre une épaule ; l’autre est nue. Le décolleté est asymétrique, profond d’un côté, et une fente haute remonte le long de la cuisse gauche jusqu’à la hanche. Quand elle bouge, la fente s’ouvre, révèle toute la longueur de sa jambe, le bord de la dentelle, la peau lisse en dessous. Le dos est presque entièrement nu, juste deux liens fins qui se croisent bas, au creux des reins. Elle est une invitation. Chaque détail appelle la main, la bouche, le regard qui ne peut plus se détacher. Elle se tient droite devant moi, les bras le long du corps, et elle sait exactement ce qu’elle provoque.
La vendeuse ne dit rien. Elle attend, le sourire toujours là. Magali, elle, ne bouge plus. Elle me regarde.
Nous prenons les trois. La vendeuse hoche la tête, un sourire satisfait.
— Vous avez raison. J’ai choisi le dernier modèle pour le bouquet final. Vous le découvrirez dans l’intimité.
Elle range les cintres, puis se tourne vers Magali.
— Mademoiselle a-t-elle la lingerie qui se prête à ces tenues ?
Je la regarde. Elle est encore dans la robe outrageusement érotique, elle se regarde dans le miroir.
Elle tourne la tête vers nous, heureuse.
— Peut-être. Pourquoi ? Vous avez aussi de la lingerie ?
— Non. Mais attendez.
Elle sort son téléphone, s’éloigne de deux pas.
— Martine ? Tu es disponible ? … Bon, très bien. J’ai une jolie petite poupée qui mériterait d’être encore plus sexy. On t’attend.
Quelques minutes plus tard, Martine pousse la porte. Une femme d’une quarantaine d’années, élégante, deux jolies valises à la main. Présentations rapides. La vendeuse se tourne vers Magali.
— Enlevez votre robe, mademoiselle. Et mettez-vous nue.
Magali hésite. Son regard cherche le mien. Je ne dis rien. Je la fixe, calme. Elle comprend. Elle fait glisser les bretelles, laisse tomber ce qu’elle a encore sur elle. Le shorty et le soutien-gorge rejoignent le sol. Elle reste debout, nue, les bras le long du corps, un peu raide.
Martine la jauge sans gêne, les yeux qui descendent, remontent.
— Très bien. Très, très bien. J’ai ce qu’il lui faut. De quoi mettre en valeur sa jolie petite poitrine, ses hanches bien dessinées, et ces jambes fines que je vais me faire un plaisir d’allonger.
Elle ouvre une valise, fouille, sort un premier ensemble. Culotte, porte-jarretelles, bas, bustier. Elle le tend.
— Passez ça, mademoiselle. Que nous puissions constater que je fais le bon choix.
Magali prend les pièces. Elle enfile d’abord les bas, fins, noirs, qui montent haut sur les cuisses. Le porte-jarretelles se clipse autour de la taille, quatre attaches qui tirent légèrement la peau. Le bustier est en dentelle noire transparente, balconnet, qui soulève à peine sa poitrine et laisse les tétons visibles à travers le motif. Puis la culotte. Elle est fendue. Large ouverture à l’entrejambe, bordée de dentelle, qui laisse le sexe entièrement accessible. Rien ne le couvre. Quand elle la remonte, le tissu encadre ses lèvres, les expose. Elle se redresse, ajuste une jarretelle. Le contraste est saisissant : la dentelle délicate, les bas qui allongent ses jambes, et cette ouverture nette, offerte, entre ses cuisses.
Martine croise les bras, satisfaite.
— Voilà. Maintenant, tournez-vous.
Magali obéit. Le dos du bustier est ouvert, lacé bas. La culotte fendue laisse voir, de profil, exactement ce qu’elle ne cache plus. Elle ne dit rien. Elle attend mon regard.
Je la regarde sans détour. Elle se tient là, les bras un peu raides le long du corps, les bas qui tirent légèrement sur ses cuisses, le porte-jarretelles qui dessine quatre lignes nettes sur sa peau, et cette ouverture franche de la culotte qui ne cache rien. La dentelle noire encadre ses lèvres, les offre. Mon regard s’y attarde une seconde de trop, puis remonte jusqu’à ses yeux. Elle y lit ce qu’elle a besoin de lire. Ses épaules se détendent d’un millimètre. Un petit souffle lui échappe.
Martine ne perd pas de temps. Elle sort un second ensemble, plus travaillé. Dentelle noire encore, mais cette fois brodée de fins fils argentés qui attrapent la lumière, et de minuscules chaînettes qui courent le long des hanches et sous les seins. Le soutien-gorge est un balconnet ouvert : les tétons restent entièrement à découvert, seulement cernés par le motif. La culotte, elle aussi fendue, porte une chaîne fine qui traverse l’entrejambe et vient se fixer sur les côtés, comme un collier discret posé sur la peau. Magali l’enfile. La chaîne glisse entre ses lèvres, froide au premier contact. Elle frissonne. Quand elle se redresse, les chaînettes bougent à chacun de ses mouvements, dessinent des éclats contre le noir. Martine croise les bras, satisfaite.
— Celle-là, elle va vous faire suivre des yeux partout où vous irez. Et vous, monsieur, vous n’aurez plus envie de la laisser seule dans une pièce.
La vendeuse de la boutique, restée en retrait, hoche la tête. Elle ne dit rien, mais son sourire s’est élargi. Elle a compris depuis longtemps que ce n’est pas un simple essayage.
Martine en sort un troisième, plus léger : un body en dentelle transparente, presque inexistant, fermé par des liens fins dans le dos et une petite chaîne de strass qui traverse la taille. L’entrejambe est ouvert sur toute sa longueur. Magali l’enfile sans un mot. Le tissu colle à peine, laisse voir chaque courbe, chaque ombre. Les strass scintillent quand elle tourne. Elle croise mon regard dans le miroir, les joues plus roses, mais elle ne baisse plus les yeux. Elle attend.
Je ne m’éternise pas. Quatre ensembles. Les trois qu’elle a déjà essayés, plus celui que Martine vient de sortir en dernier de la valise noire — un jeu de jarretelles et de bas avec un bustier lacé qui laisse les seins presque entièrement libres, et une culotte dont le devant est réduit à deux bandes de dentelle. Je les vois déjà sur elle, dans l’appartement, dans une chambre d’hôtel, dans le salon quand les volets seront fermés. Je me vois déjà glisser les doigts sous les chaînes, ouvrir les liens, écarter ce qui ne demande qu’à l’être.
Martine referme les valises. La vendeuse emballe les robes de son côté. L’essayage est terminé. Magali remet son jean et son pullover, un peu plus lentement que d’habitude. Ses mouvements sont encore un peu flottants.
Martine me regarde, puis jette un coup d’œil à Magali qui se rhabille.
— Si vous prenez ces quatre ensembles, laissez-moi vous offrir celui-ci.
Elle sort un dernier paquet de la valise. Pas noir. Blanc. Dentelle fine, presque translucide, très travaillée. Un soutien-gorge balconnet qui soulève à peine, une culotte fendue là aussi, mais plus étroite, bordée de motifs délicats, et un porte-jarretelles assorti avec des bas blancs très fins. Rien de clinquant. Juste la promesse.
— Celui-ci sera parfait lorsque vous la voudrez innocente et virginale… mais tellement prometteuse.
Elle pose le paquet sur le comptoir, sans insister. Son regard passe de Magali à moi. Elle a compris. Elle a vu la main dans la main dans la rue, la façon dont Magali attend mon regard pour se détendre, la manière dont je choisis sans lui demander, et dont elle accepte sans discuter. Elle n’a pas besoin qu’on lui explique le reste.
La vendeuse tend les sacs. Magali les prend, les deux bras chargés. Elle me regarde par-dessus les paquets, un coin de bouche relevé, les yeux encore un peu brillants. On sort. L’air du soir est doux sur les pavés. Elle glisse à nouveau sa main libre dans la mienne, les doigts un peu plus serrés cette fois.
Nous dînons en parlant de tout et de rien. Du musée, de la cathédrale qu’on a seulement aperçue, de la route qu’il reste. Sa voix est légère, presque distraite. Sous la table, son pied trouve ma cheville, la caresse du bout du soulier, puis remonte le long de mon mollet. La longue nappe cache tout. Personne ne voit. Elle pose enfin le pied contre mon entrejambe, appuie juste assez pour que je sente la plante à travers le tissu. Son regard, lui, ne cache rien. Un petit sourire en coin, les yeux qui brillent un peu trop. Du bout du pied elle me fait bander, puis commence à me masturber lentement, en cadence, sans jamais accélérer. Je continue de parler, de commander le dessert, de répondre à la serveuse. Elle aussi. Seule la pression régulière sous la nappe trahit ce qu’elle fait.
Le repas se termine enfin. Je règle. Elle se lève, contourne la table et vient se placer derrière moi pendant que je range la carte. Son bas-ventre se frotte discrètement contre mes fesses, une fois, deux fois, assez pour que je sente la chaleur à travers le jean. Elle se penche, souffle contre mon oreille.
— Je te fais toujours bander ?
Je ne réponds pas tout de suite. Dehors, dans la ruelle, l’air est plus frais. Je glisse la main dans la sienne.
— Tu vas vite t’en apercevoir.
Nous regagnons la voiture. Elle ne dit plus rien. Elle me regarde seulement, de temps en temps, un mélange de joie, de plaisir contenu et de coquinerie qui ne demande qu’à sortir. La nuit est tombée. Les phares découpent la route. Le panneau « Dénat 10 km » apparaît, puis disparaît. Un peu plus loin, un petit chemin s’engage sur la droite, entre les arbres. Je ralentis, m’y engage. Les graviers crissent sous les pneus. Je m’arrête assez loin pour que la route ne nous voie plus, coupe le moteur.
Je descends, fais le tour, ouvre sa portière et l’aide à sortir. Elle me regarde sans comprendre. J’ouvre le coffre, sors une couverture que j’étale sur le sol, entre les feuilles.
— Non, Guillaume. Pas ici. Et il fait froid.
Je souris. Je fouille dans les sacs de la boutique, sors le deuxième ensemble — bas, porte-jarretelles, culotte fendue — puis la robe, celle qui est outrageusement courte, avec la fente haute et le dos presque nu.
— Déshabille-toi. Enlève tout.
Elle hésite une seconde, les bras croisés contre le froid. Puis elle obéit. Le jean, le pullover, la lingerie du matin rejoignent la couverture. Nue, elle frissonne. Je lui tends d’abord les bas. Elle les enfile, les fait monter haut sur les cuisses. Le porte-jarretelles se clipse. La culotte fendue suit. Je lui dis qu’elle n’a pas besoin du haut. Je lui donne la robe. Elle la passe. Le tissu glisse sur sa peau, s’arrête très haut, laisse la fente s’ouvrir dès qu’elle bouge. À la lueur de la lune, entre les troncs, elle est divine. Le noir du satin, la dentelle, la peau pâle, les bas qui allongent ses jambes.
Je prends le long manteau, le lui pose sur les épaules sans le fermer. De mes mains je la frictionne, le dos, les bras, les cuisses au-dessus des bas. Le froid de novembre n’est pas tendre. Elle se laisse faire, un peu raide, puis se détend sous les paumes.
— Tu es dingue, murmure-t-elle. Vite, rentrons.
Nous remontons en voiture. Elle ne remet pas son jean. Elle garde la robe et le manteau ouvert sur elle. Sa tête vient se poser sur mon épaule pendant que je repars. Elle ne parle plus. On sent qu’elle attend l’arrivée, qu’elle a hâte et qu’elle a un peu peur en même temps.
Quelques kilomètres plus loin, un panneau clignote dans la nuit : rouge et noir, lettres discrètes. Elle tourne la tête vers moi.
— Nonnn…
Ce n’est pas une négation. Juste une interrogation, un souffle.
— Tu voulais savoir ce qu’était un club libertin. Je vais te le faire découvrir.
Je me gare sur le parking. Plusieurs voitures sont déjà là. Je coupe le moteur, descends, fais le tour et lui ouvre. Je prends sa main dans la mienne, ferme, sans lui laisser le choix. Le manteau tombe jusqu’à ses chevilles, cache la robe. Seules ses bottines dépassent. Nous avançons vers l’accueil, ses doigts serrés dans les miens, son souffle un peu plus court.
L’accueil est chaud, feutré. Une femme d’une quarantaine d’années, sourire large, nous ouvre dès que nous franchissons le seuil. Derrière elle, une lumière basse, des voix basses, un fond de musique.
— Bonsoir. Vous êtes attendus ?
— Non. Première fois pour elle. Soirée couples ?
— Exactement. Ce soir, tout est permis entre adultes consentants. Vous restez ensemble ou vous vous séparez, comme vous voulez. Les règles sont simples : on demande, on respecte, on s’amuse. Le vestiaire est juste là.
Elle nous tend deux bracelets discrets, noirs, et nous indique le comptoir. Magali ne dit rien. Ses doigts restent serrés dans les miens. Je glisse nos manteaux sur le comptoir. La fille du vestiaire, jeune, en body très court, les prend sans un mot de trop. Quand Magali enlève le sien, la robe apparaît. Courte, fendue haut, dos nu, bretelle unique. Le tissu noir colle et glisse à la fois. Les bas, le porte-jarretelles, la culotte fendue se devinent dès qu’elle bouge. Elle tire un peu sur l’ourlet, par réflexe. Trop tard. Déjà trop vu.
Nous avançons. Le couloir s’ouvre sur une grande pièce aux canapés bas, aux tables basses, aux coins plus sombres. Les premiers regards arrivent tout de suite. Des hommes, assis ou debout, qui s’arrêtent de parler. Des femmes aussi, certaines en lingerie, d’autres en robes courtes comme la sienne. Les yeux descendent, remontent, s’attardent sur ses jambes, sur la fente qui s’ouvre à chaque pas, sur le creux de ses reins. Magali le sent. Elle se redresse un peu. Sa main reste dans la mienne, mais elle ne se cache plus derrière moi. Elle marche. Un pas, puis un autre. L’assurance vient par petites touches, portée par les regards qui ne se détournent pas.
Je nous guide vers un des petits salons, un canapé profond, un peu à l’écart mais pas isolé. Elle s’assoit, croise les jambes, puis les décroise. La fente s’ouvre. Elle ne la referme pas tout de suite. Une serveuse s’approche. Jolie, vingt-cinq ans à peine, body noir transparent, jarretelles apparentes, sourire professionnel et complice à la fois.
— Bonsoir. Je vous sers quelque chose ?
Je commande deux cocktails forts, sans préciser lesquels. Elle hoche la tête, s’éloigne. Magali me regarde. Ses joues sont encore pâles, mais ses yeux brillent. Autour de nous, les conversations reprennent, plus basses. Des couples se lèvent, disparaissent vers d’autres pièces. D’autres restent, se regardent, se touchent déjà.
La serveuse revient vite. Elle pose les verres, se penche un peu plus que nécessaire. Le décolleté du body laisse voir presque tout. Elle sourit à Magali.
— Celui-là est bien dosé. Il réchauffe.
Magali prend le verre. Elle boit une gorgée, puis une autre. La chaleur monte vite. Ses joues reprennent des couleurs. Elle pose le verre, glisse un peu plus près de moi sur le canapé. Sa main trouve ma cuisse. Dehors, dans la pièce, les regards continuent de revenir vers elle. Elle ne baisse plus les yeux.
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Chapitre 17 · Le club libertin
Pour leur première nuit dans le club libertin « Rouge & Noir », Guillaume et Magali ne sont pas seuls longtemps. Un couple élégant — Jean et son épouse Ève — s'approche avec cette aisance tranquille des gens qui savent exactement ce qu'ils veulent. Ève a jeté son dévolu sur Magali dès le premier regard. Dans ce monde où personne ne se cache et tout est possible, quelque chose est en train de changer pour Magali — et la soirée ne fait que commencer.
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