Sexpress tendresses
Chapitre 3
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Couverture de Sexpress tendresses, par Azimuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Sexpress tendresses — Chapitre 3

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Azimuteur
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Sexpress tendresses

Chapitre 3

Non, pas amoureuse certes, mais oui, c’est évident, je suis en train de virer bisexuelle ! Sur ce point, il n’y a aucun doute possible : il y a dix minutes, j’étais bel et bien prête à me gouiner sans aucune retenue, et plutôt avec fougue, avec frénésie ! Telle est bien la seule, l'unique vérité ! Mais pas amoureuse, non !
C’est du moins ce que je veux bien croire. Et en même temps, le fait de ravaler mon éventuelle relation avec Misu au rang de simple délire charnel me gêne, tant pour moi que pour elle. Surtout pour elle.
Trop d’interrogations, de peurs dont je sens bien qu’elles sont totalement ridicules, pusillanimes. Pusillanime, c’est le mot qui convient parfaitement à mes atermoiements ridicules. Eh ho Pipa, t’as plus quinze ans ! Tu lui plais c’est sûr, elle te plaît, tu as furieusement envie d’elle, alors merde, fonce, et le convenable, le politiquement correct, tu oublies ! Regardez ailleurs Monsieur le Curé !
Là, à cet instant, je pourrais l’appeler, lui demander de revenir, mais comme dirait ma mère, « t’as pas les couilles ma fille » ! Je reste à me morfondre sur mon lit, sachant déjà que la semaine va être longue jusqu’à dimanche. Nous avons en effet décidé de reprendre l’entraînement dimanche prochain, quatorze heures.
L’échéance me paraît bien trop lointaine et plus j’y réfléchis, plus l’idée d’une aventure saphique torride fait son chemin dans mon esprit. Juste une aventure, une parenthèse de folie passagère... plus ou moins longue. Ou brève, c’est selon... Le temps de faire le tour de la question...
Je brûle de désir, mes mains se glissent entre mes cuisses, prennent possession de mon sexe brûlant, mes doigts s'insinuent dans la fournaise trempée de ma chatte affamée. Je n’y tiens plus, je vire toutes mes fringues. Nue, doucement, lentement, je me caresse, me tortille en tous sens, jusqu'à ce que mon désir me soit si insupportable que je ne puisse faire autrement que de lui céder. Alors, le bassin largement décollé du lit, les cuisses totalement écartées, mes doigts fouillent frénétiquement ma conque brûlante et inondée, martyrisent mon bouton. Des doigts que j'imagine être ceux de Misuki, tout comme j'imagine son corps impatient, ses tétons tendus par le désir de moi, comme les miens dressés et gonflés à l’envie que j’ai d'elle. J’ai, et c’est ce qui m’étonne le plus, j’ai le besoin impérieux de découvrir sa chatte ! Oui, je rêve de farfouiller dans ses nymphes, de boire sa liqueur, d’enfourner mes doigts dans son antre incendié ! Moi, délicieusement et irrémédiablement gouine ! Je me branle avec force et violence, mes doigts dévastent ma boutique, ma main gauche martyrise mes nichons.
L’orgasme me prend presque par surprise, bien plus vite que je ne l'aurais pensé, et avec une violence si phénoménale que je retombe dévastée, anéantie de bonheur sur mon lit. Béate et heureuse. Heureuse et... désespérément triste et frustrée aussi. Surtout !
Quelle conne tu es, pauvre idiote !
Ooo000ooO
La nuit aura été terrible, entre caresses jouissives et angoisses existentielles, je n’ai pas beaucoup dormi. Moins terrible cependant que ma longue journée au bureau, entre coups de fil, réception de familles éplorées, organisation de cérémonies, attitudes compassées... alors que mon esprit en déroute était obnubilé par le visage (et le corps !) de Misu.
Les deux jours suivants sont pires encore : avec la surprenante canicule de cette fin juin, ça tombe comme des mouches dans le landerneau ! Résultat, j’ai bossé jusqu’en fin d’après-midi du samedi. Je suis rentrée exténuée, vidée. Seul point positif, cette fatigue pourrait me permettre enfin de récupérer des nuits précédentes, blanches et furieusement agitées... Une grasse matinée me fera du bien.
Ooo000ooO
6H18 ! Le soleil est levé et... moi aussi : tu parles d’une grasse matinée !
Je file direct sous la douche, le café, on verra après. Douche sage (très sage !) mais je n’ai aucune envie de m’habiller pour l’instant. Sur mon corps que l’eau froide n’a pas réussi à apaiser, je passe juste un ample t-shirt dépenaillé à fines bretelles. Rien d’autre. Comme ça, si certaines envies folles m’assaillent, j’aurai vite fait de me débarrasser de ce bien fragile rempart de ma pudeur. Car cela pourrait me reprendre très vite, mon corps s’est remis à bouillotter.
Ouf ! On est dimanche : tout à l’heure, Misuki revient chez moi !
Je déambule dans la maison. Je me suis fait une grande cafetière-moka et je sirote une première tasse en arpentant mon salon. Le grand miroir me renvoie l’image d’une pauvre folle, hallucinée et désorientée. Hagarde dans mon débardeur bien trop court pour couvrir mes hanches. D’apercevoir mon ticket de métro châtain foncé me ramène inévitablement à une certaine « vérif » espérée par Misu. La bretelle gauche de ma camisole a glissé sur mon bras : je tire à peine sur l’encolure pour dégager mon sein gauche. Je souris à mon image reflétée : hagarde mais sexy la gamine dans une pose lascive de strip-teaseuse provoquante. Mes mains s’égarent sur mon corps et il me faut moins de deux secondes pour me défaire de ma fine camisole.
Nue, être nue ! Me promener à poil, dans la maison est un besoin impératif, une nécessité absolue, une façon d’affirmer ma liberté. De revendiquer haut et fort mon nouveau statut de femme aimant les femmes.
De femme aimant « une » femme !
Moi, femme aimant cette femme ! Waouh ! Je m’émancipe !
Cette nuit, j’ai pris plusieurs décisions : primo, Misu ne repartira pas de chez moi sans que je lui aie donné ce qu’elle veut et sans que j’aie reçu ce que je désire si ardemment. Ça, c’est clair, net et entériné ! On n’y reviendra pas ! « Con-Nichon-Haaaa », jolie geisha de mon cœur, Today, we fuck together Mam’zelle Misu !
Deuxième décision, ma tenue vestimentaire pour l’accueillir. Là, c’est nettement moins clair. Du fond de mon lit, j’avais passé mentalement en revue mon dressing et après bien de tergiversations, opté pour ce que je croyais être la tenue idéale. Enfin, elle était parfaite dans l’encre profonde de la nuit. À cette heure, rien n’est moins sûr. Bien au contraire.
Je fonce dans ma chambre-suite parentale, ouvre les portes du dressing. Les leggings : le gris de mercredi, propre et repassé depuis (que je porterais évidemment sans rien dessous). Ça lui rappellera des souvenirs... Ou le blanc, court, style bermuda, que je n’ai jamais porté tant il est moulant... moulant ! Parfaitement indécent mais, en même temps, je ne compte pas jouer au scrabble avec ma belle nipponne... Je veux l’aguicher. Alors ? À la réflexion, non ! Longs ou courts, les leggings ont le même défaut, ils sont trop galères à enlever. Genre dépiautage de crustacés, et je sens bien que le moment venu, ma crevette devra se retrouver libre et accessible au plus vite. Exit donc les leggings et tout autre pantalon.
Une jupe, une robe légère ? Ma robe chaussette, orange fluo, hyper moulante et ras la cracotte, pourquoi pas ? Aucun mec n’y a jamais résisté plus de trois minutes. J’imagine Misu me troussant lentement, dévoilant ma fente et mon buisson, remontant le vêtement jusqu’à mes seins avant de m’en débarrasser par le haut... Non, le scénario ne me convient pas, je voudrais qu’elle me dessape par le haut, découvre mes seins d’abord. Alors une jupe avec un chemisier diaphane qu’elle pourrait déboutonner lentement ? J’ai moi aussi une jupette de tennis blanche mais ça ferait copié-collé de celle de Misu. Plutôt la noire ! Pas très courte mais fendue jusqu’à la ceinture. Si je triche, je la fais tourner jusqu’à placer sa scandaleuse fente quasiment sur la mienne ? Avec ça, un crop-top rouge, moulant. Ou mon tout mini gilet noir sans manche, et me voilà serveuse du café des délices ? Non ! Mieux, mon boléro-cardigan si largement ajouré que mes tétons dressés pointeront au travers des ajours. Dans les deux cas, trois boutons seulement à ouvrir. J'imagine le regard de la belle accroché à ses gaillards insolents.
Oh là là, pas facile de choisir...
Stop-Tilt, on arrête tout, j’ai trouvé : mon fameux short en jeans. À l’origine, un jeans classique dont je ne sais pas trop d’où il sort ; sans doute une relique d’un de mes ex. Beaucoup trop large pour moi, j’avais un jour déplacé le bouton de fermeture pour l’ajuster à mon tour de taille. Du coup, je ne peux refermer que les deux boutons du bas de la braguette. Le jean, je lui avais coupé les pattes, très haut, en biais, depuis l’entrejambe jusqu’à l’aine quasiment. Comme il baille largement, tant sur mes cuisses de mouche qu’à l’entrejambe qui flotte cinq bons centimètres sous mon delta, il ne cache pas grand-chose de l’éventuel slip porté en-dessous. En réalité, je ne l’ai jamais porté avec un slip : je voulais un short furieusement sexy, suffisamment scandaleux pour obtenir dans la seconde une réaction de mon partenaire du moment. Oui, c’est bon, c’est la bonne idée. Debout, il n’a rien d’affolant, il est décent le shorty. Mais dès que je me baisse ou m’assoie, c’est autre chose ! Je me vois déjà dans le salon, assise juste au bord de mon fauteuil, en face de la belle. Que j’ouvre à peine, par mégarde, le pinceau de mes cuisses, en servant les boissons par exemple et Misu aura une vision claire de la topographie exacte de l’empire du milieu ! Vue parfaite sur ma rivière enchantée. Allez, c’est bon, adjugé, va pour le short avec mon crop-top couleur chair qui moule si précisément mes clémentines. Une tenue presque décente pour l’accueillir mais je doute que la friponne nipponne y résiste bien longtemps et l’apéro tournera court.
Oui, l’apéro ! C’est ma troisième décision de la nuit. Pourquoi attendre quatorze heures alors que je suis sur des charbons ardents depuis... ! Je vais l’appeler dans la matinée la ‘tite chérie, pour l’inviter à déjeuner. Le problème, c’est de savoir quand téléphoner ? Là, il est trop tôt, même pas huit heures et demi. Si elle est du genre marmotte, la réveiller en sursaut, lui gâcher sa grasse matinée pourrait la mettre de mauvaise humeur. Allez, c’est dit, je vais attendre dix heures.
Que faire d’ici là ? 1-2-3, j’tourne en rond ! J’ai besoin d’air ! Je grimpe à l’étage. Une volée de marches encore, me voilà sur ma terrasse, enchâssée dans le toit. Un soleil vainqueur en inonde déjà les trois quarts. M’y promener nue, dans le souffle léger de la brise étonnement chaude de cette fin juin, c’est divin. Nue, et même si je me sais totalement à l’abri de regards indiscrets, j’éprouve, moi la fille raisonnable, une délicieuse sensation de transgression, de défi, de provoc !
Installée dans un transat, je somnole un moment, demi-sommeil peuplé d’images que l’on peut qualifier de cochonnes ! Images de Misu nue, de ses sombres tétons, de son delta dont je ne peux qu'inventer la géographie ! Sans parler des poses lascives voire pornos où ensemble, nous nous affolons mutuellement nos tirelires dégoulinantes de miel. Carrément désormais, deux colombes au ras du sol... Oui, je suis une fille raisonnable mais tout de même un peu cochonne. Voilà qui amuserait Misu ! Je rêvasse jusqu’à ce que mes sens trop échauffés par mon imagination débridée ne prennent le pouvoir de mon esprit. Je sens qu’il est temps pour moi de redescendre. Mon corps pétille de désir. Pétille ? Non, en réalité, il bouillonne ! Un violent incendie s’est déclenché, circonscrit à une zone très précise...
Dans mon salon, je n’y tiens plus, je m’installe sur le canapé et j’attrape la télécommande cylindrique de la télé dont je me suis souvent dit un jour en riant que cet accessoire pourrait avoir d'autres usages que changer de chaînes ou monter le son de la téloche. Ce matin, je vais le tester ! Je le porte à ma bouche, humecte sa base et me l’enfourne sans ménagement dans l’atelier de Vénus. J’espère qu’il est étanche le bitoniau ! Totalement écartelée, quasi hystérique, je fais aller et venir sans ménagement le gode improvisé dans ma chatte dévastée, l'enfonçant toujours plus, toujours plus vite, toujours plus fort. Même s’il est en définitive largement moins envahissant que la plupart des joujoux confidentiels que je planque dans une boîte derrière une pile de pulls dans mon dressing, je me sens gravir lentement, presque douloureusement, le chemin vers l'extase, avec la crainte de rater l’ultime marche au dernier moment. Je m’active furieusement !
Je suis si déchaînée, si impatiente, si vorace qu'il faut trois ou quatre drelin-drelin de mon téléphone avant que je ne réalise que l'on m'appelle. J’extirpe la télécommande de ma guitoune, elle vole sur le canapé où elle rebondit avant de s'éclater sur le carrelage. Je bondis et, m'étant précipitée sur mon portable, je décroche juste à temps, avant que la messagerie ne se déclenche.
C’est Misu !
— ALLO !
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