Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La salope de mon ex — Chapitre 2 · L'invitation
Auteur
La salope de mon ex
Chapitre 2 · L'invitation
La pluie redoublait d’intensité, martelant les carreaux du café comme pour rythmer chaque battement de cœur de Camille. Elle sentait encore la chaleur de la main d’Antoine sur la sienne, cette caresse légère qui avait allumé un feu sous sa peau, là où leurs doigts s’étaient effleurés quelques minutes plus tôt.
Antoine consulta son téléphone. Il releva les yeux vers elle, son expression sérieuse mais bienveillante.
— Il est presque vingt heures, dit-il doucement.
— Tu es trempée jusqu’aux os, je ne veux pas que tu rentres seule sous cette averse.
Camille sourit, amusée par sa sollicitude soudaine.
Camille sourit, amusée par sa sollicitude soudaine.
— Je suis une grande fille, Antoine. J’ai survécu sans toi pendant trois ans.
— Je sais. Son regard s’adoucit, perdant cette pointe de défi qu’il arborait habituellement.
— Mais ce soir, je ne veux pas que tu prennes le métro dans cet état. J’habite à deux rues d’ici. Tu peux prendre une douche chaude, te sécher… et je te ramènerai quand la pluie se calmera.
Le silence s’étira entre eux, épais, chargé de tout ce qui n’avait pas été dit depuis trop longtemps. Camille sentit son pouls s’accélérer contre ses côtes. Elle savait ce que cette invitation impliquait, ou du moins, elle le craignait. Trois ans de désir refoulé, de questions sans réponses, de nuits passées à imaginer ce moment précis, cette issue logique à leur histoire suspendue.
— Je… je ne sais pas si c’est une bonne idée, murmura-t-elle, ses doigts jouant nerveusement avec la tasse de chocolat encore tiède.
— C’est juste pour te sécher, Camille. Il pencha la tête sur le côté, un sourire en coin faisant naître une fossette sur sa joue, lui rendant cet air espiègle qu’elle avait toujours adoré.
— Je te promets que je me comporte bien. Et puis, tu ne vas pas rester dans ces vêtements trempés toute la nuit. Tu vas attraper froid.
— Tu n’as jamais su te comporter correctement, répliqua-t-elle, un rire nerveux s’échappant de ses lèvres.
— C’est vrai. Il se pencha légèrement vers elle, sa voix devenant plus grave, plus intime, comme s’il voulait garder le secret seulement pour elle.
— Mais je te promets que je ne ferai rien que tu ne veuilles pas. C’est toi qui décides, Camille. Toujours.
— Mais je te promets que je ne ferai rien que tu ne veuilles pas. C’est toi qui décides, Camille. Toujours.
Ces mots résonnèrent en elle, clairs et nets comme une cloche. C’était exactement ce dont elle avait besoin d’entendre. Après trois ans à se demander si elle avait mal interprété leurs regards, leurs silences, leurs disputes absurdes, il lui offrait enfin le contrôle. Il lui rendait sa souveraineté.
Elle prit une profonde inspiration, sentant l’odeur entêtante du café mélangée au parfum boisé d’Antoine. Son corps entier semblait vibrer, tiraillé entre la prudence instinctive et un désir brûlant qui ne s’était jamais vraiment éteint, resté en sommeil sous la cendre du temps.
Elle prit une profonde inspiration, sentant l’odeur entêtante du café mélangée au parfum boisé d’Antoine. Son corps entier semblait vibrer, tiraillé entre la prudence instinctive et un désir brûlant qui ne s’était jamais vraiment éteint, resté en sommeil sous la cendre du temps.
— D’accord, dit-elle enfin, sa voix à peine plus qu’un souffle. Mais juste pour me sécher.
Antoine se leva, un sourire triomphant mais doux aux lèvres. Il déposa quelques billets sur la table pour payer l’addition, puis tendit la main vers elle. Camille hésita une seconde, l’espace d’une respiration, puis glissa ses doigts dans les siens.
Le contact fut électrique, immédiat.
Ils sortirent dans la nuit pluvieuse. Antoine ouvrit son parapluie noir et l’inclina vers elle, l’abritant sous son bras tout en la guidant prudemment sur les trottoirs glissants. Leurs corps étaient proches, si proches que Camille pouvait sentir la chaleur rayonnante d’Antoine à travers leurs vêtements humides collés à leur peau. L’eau ruisselait sur ses épaules, ses cheveux collaient à son visage, et son chemisier léger était devenu presque transparent sous l’averse, laissant deviner la courbe de sa poitrine.
Ils sortirent dans la nuit pluvieuse. Antoine ouvrit son parapluie noir et l’inclina vers elle, l’abritant sous son bras tout en la guidant prudemment sur les trottoirs glissants. Leurs corps étaient proches, si proches que Camille pouvait sentir la chaleur rayonnante d’Antoine à travers leurs vêtements humides collés à leur peau. L’eau ruisselait sur ses épaules, ses cheveux collaient à son visage, et son chemisier léger était devenu presque transparent sous l’averse, laissant deviner la courbe de sa poitrine.
Elle frissonna de cette proximité physique qui réveillait des souvenirs enfouis.
Ses hanches contre les siennes, ses mains explorant chaque courbe de son corps, ses lèvres murmurant son nom dans l’obscurité…
Ses hanches contre les siennes, ses mains explorant chaque courbe de son corps, ses lèvres murmurant son nom dans l’obscurité…
— On est arrivés, dit Antoine en s’arrêtant devant un immeuble haussmannien imposant.
Camille leva les yeux. Le bâtiment était élégant, avec ses balcons en fer forgé noirs et sa façade en pierre de taille grise. Elle se demanda s’il avait pensé à elle en choisissant cet endroit ; c’était à deux pas du café où ils s’étaient rencontrés pour la première fois, trois ans auparavant. Un cercle parfait.
Il déverrouilla la lourde porte de bois, la fit entrer dans un hall spacieux aux moulures dorées pâlies par le temps. L’ascenseur les emmena au quatrième étage dans un silence lourd de tension, celui des ascenseurs modernes où l’on entend même respirer l’autre.
Camille leva les yeux. Le bâtiment était élégant, avec ses balcons en fer forgé noirs et sa façade en pierre de taille grise. Elle se demanda s’il avait pensé à elle en choisissant cet endroit ; c’était à deux pas du café où ils s’étaient rencontrés pour la première fois, trois ans auparavant. Un cercle parfait.
Il déverrouilla la lourde porte de bois, la fit entrer dans un hall spacieux aux moulures dorées pâlies par le temps. L’ascenseur les emmena au quatrième étage dans un silence lourd de tension, celui des ascenseurs modernes où l’on entend même respirer l’autre.
L’appartement s’ouvrit sur un vaste salon baigné d’une lumière tamisée, projetée par des lampadaires discrets. Des étagères montant jusqu’au plafond étaient remplies de livres, un canapé en cuir noir trônait face à une cheminée en marbre, éteinte mais prête à être allumée. Et cette odeur…
L’odeur était envoûtante : un mélange de cuir vieilli, de bois fumé et quelque chose de plus intime, de plus personnel. Peut-être cette trace subtile de son parfum, ou simplement l’essence même d’Antoine qui imprégnait chaque recoin de son intimité.
Camille sentit une goutte d’eau glacée glisser le long de sa nuque, puis disparaître sous le col de sa chemise. Ses vêtements étaient lourds, collés à sa peau comme une seconde épiderme humide, et elle commençait à grelotter, ses épaules serrées contre son torse.
Antoine la regarda, un pli de préoccupation creusant brièvement son front.
— Tu trembles, constata-t-il en s’approchant. Viens, je vais te montrer la salle de bains. Tu prends une bonne douche chaude et pendant ce temps, je mets tes vêtements dans le sèche-linge.
Elle hésita une seconde, le regard fuyant vers le couloir sombre. Mais le froid piquant et l’inconfort croissant eurent raison de ses dernières réticences.
— D’accord, murmura-t-elle. Merci.
Il la guida le long d’un couloir étroit aux murs peints dans des tons chauds, jusqu’à une porte en chêne clair. Il l’ouvrit, révélant une salle de bains spacieuse et lumineuse au carrelage gris ardoise. Une grande douche à l’italienne occupait un coin, ses parois en verre dépoli laissant deviner, par transparence, le mouvement fluide des jets d’eau. Des serviettes blanches, épaisses et moelleuses, étaient soigneusement pliées sur un porte-serviettes chauffant qui diffusait une douce chaleur.
— Je te laisse, dit-il doucement. Prends ton temps.
Il fit un pas pour se retirer, mais s’arrêta net, se retournant vers elle.
— Tes vêtements… je les prendrai quand tu seras sous la douche. Pose-les simplement sur le panier en osier, là, à côté de la porte.
Il sortit, refermant délicatement la porte derrière lui. Camille resta un instant immobile, les oreilles aux aguets, écoutant le bruit des pas d’Antoine qui s’éloignaient dans le couloir. Le silence retomba, lourd, saturé de son propre souffle.
Elle se tourna vers le grand miroir encadré de chrome. Son reflet lui renvoyait l’image d’une femme dévastée par la pluie : les cheveux plaqués sur le visage, les mèches collées aux tempes, le chemisier blanc devenu si transparent qu’on pouvait deviner la dentelle noire de son soutien-gorge. Ses joues étaient rougies par le froid et l’émotion, ses lèvres légèrement bleuies.
Avec lenteur, elle commença à déboutonner son chemisier. Ses doigts, engourdis, tâtonnèrent d’abord avant de trouver les boutons. Le tissu humide collait à sa peau, et elle dut tirer doucement pour le faire glisser de ses épaules. Il tomba au sol avec un bruit sourd, révélant la dentelle noire de son soutien-gorge, à peine plus qu’un triangle de tissu qui laissait deviner la courbe parfaite de ses seins, ses tétons durcis par la fraîcheur de la pièce.
Ses mains remontèrent vers son dos. Elle atteignit la fermeture et dégraffa son soutien-gorge d’un geste habituel. Les bretelles glissèrent le long de ses bras et elle laissa tomber le vêtement au sol, libérant sa poitrine. Ses seins se soulevèrent, sensibles, exposés à l’air frais de la salle de bains.
Ses doigts trouvèrent ensuite la fermeture de sa jupe crayon. La tirette monta lentement, libérant le tissu qui tomba à ses pieds, la laissant nue en string noir et en collant.
Elle se pencha pour retirer son collant avec une patience infinie. Le nylon fin glissa sur ses mollets, révélant la blancheur de sa peau, la courbe généreuse de ses cuisses nues et la forme parfaite de ses fesses, à peine voilées par le fin tissu de son string.
Elle hésita un instant, le regard fixé sur son reflet. Puis, d’un mouvement décidé, elle fit glisser son string le long de ses jambes, se retrouvant complètement nue.
Le miroir lui renvoya son image entière, sa peau laiteuse, ses courbes souples, ses mamelons dressés en pointe. Elle se sentait vulnérable, exposée, mais étrangement excitée par cette nudité totale, par cette liberté soudaine.
Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’Antoine n’était pas parti.
Il était resté juste de l’autre côté de la porte, le dos appuyé contre le mur, le cœur battant à tout rompre contre ses côtes. Il avait vu la porte se fermer, mais au lieu de s’éloigner vers la cuisine, il s’était rapproché silencieusement. Il savait que cette porte avait un défaut de conception, un petit interstice invisible à première vue. Un espace d’à peine deux centimètres entre le chambranle et le battant, qu’il n’avait jamais pris la peine de réparer.
Il s’approcha, colla son œil à l’ouverture.
Ce qu’il vit lui coupa littéralement le souffle.
Camille, nue, se penchait pour ramasser ses affaires. La courbe parfaite de ses fesses, la finesse de sa taille, la chute gracieuse de ses épaules. Il la regarda se défaire de son string, révélant la toison blonde entre ses cuisses, puis se redresser et se tourner vers la douche.
Sa respiration devint saccadée, profonde. Il sentit son sexe durcir instantanément, tendant le tissu de son pantalon. Il ne pouvait pas détourner le regard. Chaque mouvement de Camille semblait amplifié par cet interstice minuscule.
Camille ouvrit la porte de la douche et entra.
Un nuage de vapeur s’échappa immédiatement, emportant avec lui l’odeur du savon et de sa peau chaude. À travers le verre de la douche, Antoine pouvait voir la silhouette de ses formes, ses seins parfaits, ses hanches rondes, ses courbes qui se dessinaient et ondulaient sous le jet d’eau.
Un nuage de vapeur s’échappa immédiatement, emportant avec lui l’odeur du savon et de sa peau chaude. À travers le verre de la douche, Antoine pouvait voir la silhouette de ses formes, ses seins parfaits, ses hanches rondes, ses courbes qui se dessinaient et ondulaient sous le jet d’eau.
Il déboutonna son pantalon, libérant son érection d’un coup sec. Son sexe était dur, gonflé, le gland pourpre luisant d’un léger liquide qui trahissait son excitation.
Il l’enveloppa de sa main, commençant un mouvement lent, rythmé, tout en continuant à observer la silhouette floue de Camille à travers le verre.
Elle tourna le dos à la porte. Antoine apercevait la courbe parfaite de ses fesses, la façon dont l’eau coulait le long de sa colonne vertébrale, s’attardant dans le creux de ses reins avant de ruisseler plus bas.
Elle pencha la tête en arrière, laissant l’eau laver ses cheveux, les mèches blondes collées à son visage.
Antoine gémit doucement, un son presque inaudible et accéléra légèrement son mouvement, sa main glissant sur lui avec une frustration contenue.
Il se branlait devant elle, en secret, tandis qu’elle se lavait sans savoir qu’elle était observée.
La transgression le faisait vibrer d’une excitation pure, primitive.
Trois ans sans la voir, trois ans à se demander ce qu’elle devenait, à imaginer sa vie sans lui… Et la voilà, nue sous sa douche, à deux mètres de lui, séparée seulement par quelques millimètres de bois et de verre.
Trois ans sans la voir, trois ans à se demander ce qu’elle devenait, à imaginer sa vie sans lui… Et la voilà, nue sous sa douche, à deux mètres de lui, séparée seulement par quelques millimètres de bois et de verre.
Il ferma les yeux un instant, imaginant ce que ce serait de la rejoindre, de pousser la porte, de la prendre contre la paroi froide du verre, de sentir son corps mouillé et glissant contre le sien. Mais il se retint. Pas encore. Il voulait que ce soit elle qui vienne à lui. Il voulait qu’elle fasse le premier pas, qu’elle brise cette dernière barrière.
Il ralentit son mouvement, savourant chaque seconde, chaque détail. Camille se savonnait maintenant, ses mains glissant avec lenteur sur sa poitrine, caressant ses seins, descendant vers son ventre plat.
Quand elle descendit encore plus bas, Antoine retint son souffle en la voyant passer ses doigts entre ses cuisses, sous le jet d’eau.
Quand elle descendit encore plus bas, Antoine retint son souffle en la voyant passer ses doigts entre ses cuisses, sous le jet d’eau.
Était-elle en train de se toucher ? Ou simplement de se laver ? Il ne pouvait pas en être sûr, mais l’idée même le fit frémir, une onde de chaleur remontant directement dans son bas-ventre.
Il accéléra de nouveau, son souffle devenant rauque, court. Il était proche, si proche. Il mordit sa lèvre inférieure pour ne pas gémir fort, sa main allant et venant sur son sexe, ses hanches bougeant au rythme de ses coups.
Soudain Camille coupa l’eau.
Le silence retomba, lourd, absolu, seulement troublé par le bruit assourdissant de la pluie contre les fenêtres de l’appartement.
Le silence retomba, lourd, absolu, seulement troublé par le bruit assourdissant de la pluie contre les fenêtres de l’appartement.
Antoine se recula précipitamment, comme s’il avait été pris en flagrant délit. Il remonta son pantalon, boutonnant hâtivement sa ceinture, le cœur battant à tout rompre contre ses côtes.
Il se précipita vers la cuisine, attrapa une tasse, fit semblant de préparer du thé avec une agitation feinte. Sa respiration était encore saccadée, son érection à peine dissimulée sous le tissu de son jean.
Il se précipita vers la cuisine, attrapa une tasse, fit semblant de préparer du thé avec une agitation feinte. Sa respiration était encore saccadée, son érection à peine dissimulée sous le tissu de son jean.
Il l’entendit ouvrir la porte de la salle de bains, les pas nus de Camille sur le carrelage froid du couloir résonnèrent jusqu’à lui.
— Antoine ? appela-t-elle, sa voix légèrement hésitante, teintée d’une douceur nouvelle.
— Oui ? répondit-il, s’efforçant de paraître naturel, bien que sa voix trahisse une légère raucité.
Elle apparut dans l’embrasure de la cuisine, enveloppée dans une grande serviette blanche éponge, ses cheveux mouillés dégoulinant en cascades sur ses épaules nues.
Ses joues étaient roses de la chaleur de la douche, ses lèvres gonflées par la vapeur, ses yeux brillants d’une intensité qu’il n’avait jamais vue auparavant.
Il la regarda et malgré tous ses efforts de contrôle, son regard s’attarda instinctivement sur la naissance de sa poitrine, là où la serviette, nouée un peu haut, laissait échapper un aperçu fugace de sa clavicule et du début de ses seins.
— Tes vêtements, dit-il, la voix un peu plus grave que d’habitude.
— Donne-les-moi, je vais les mettre dans le sèche-linge.
— Donne-les-moi, je vais les mettre dans le sèche-linge.
Elle lui tendit un tas de vêtements humides, froissés. Leurs doigts se frôlèrent lors de l’échange. Le contact fut électrique, chargé de cette tension qui n’avait cessé de monter depuis leur rencontre au café, amplifiée par la nudité qu’elle venait de révéler.
Il prit les vêtements, s’éloigna vers la buanderie attenante, essayant de contrôler sa respiration en fermant la porte derrière lui.
Il porta le tissu à son nez, inhalant profondément. Il pouvait encore sentir son odeur sur le tissu, ce mélange de pluie, de savon et de son parfum qui lui était si familier, si envoûtant.
Il porta le tissu à son nez, inhalant profondément. Il pouvait encore sentir son odeur sur le tissu, ce mélange de pluie, de savon et de son parfum qui lui était si familier, si envoûtant.
Quand il revint, elle était assise sur le canapé en cuir noir, la serviette remontée jusqu’à sa poitrine, serrée contre elle, ses jambes nues croisées avec élégance. Elle leva les yeux vers lui, il y avait quelque chose dans son regard, une lueur d’interrogation, mais aussi un désir clair, affûté, qui ne cherchait plus à se cacher.
Il s’approcha, s'asseyant près d’elle sur le canapé, laissant entre eux un espace minime. Il pouvait sentir la chaleur de son corps à travers la fine couche de tissu de la serviette.
— Merci, dit-elle doucement, en soutenant son regard. Pour la douche.
Il la regarda, ses yeux plongeant dans les siens, capturant chaque nuance de son expression.
Il la regarda, ses yeux plongeant dans les siens, capturant chaque nuance de son expression.
— Je t’ai dit que je ne voulais pas que tu disparaisses, Camille. Sa voix était basse, assurée. Et je tiens toujours mes promesses.
Elle sourit, un sourire timide mais sincère qui lui serra le cœur.
— Je vois que certaines choses n’ont pas changé.
— Non, répondit-il, sa voix devenant plus grave, plus intime. Mais d’autres choses ont changé. J’ai changé. J’ai eu le temps de réfléchir à tout ce qu’on n’a pas su se dire. À tout ce qu’on a laissé en suspens.
— Non, répondit-il, sa voix devenant plus grave, plus intime. Mais d’autres choses ont changé. J’ai changé. J’ai eu le temps de réfléchir à tout ce qu’on n’a pas su se dire. À tout ce qu’on a laissé en suspens.
Le silence retomba entre eux, lourd de non-dits, mais cette fois-ci, il n’était plus pesant. Il était vivant, vibrant.
Camille baissa les yeux, ses longs cils effleurant ses joues rougies, un signe de pudeur ou peut-être d’attente ?
Camille baissa les yeux, ses longs cils effleurant ses joues rougies, un signe de pudeur ou peut-être d’attente ?
Les doigts de Camille jouaient nerveusement avec le bord de la serviette qui l’enveloppait.
L’air entre eux était devenu dense, presque solide, chargé d’une électricité qui faisait friser sa peau.
L’air entre eux était devenu dense, presque solide, chargé d’une électricité qui faisait friser sa peau.
Antoine sentit son propre cœur s’emballer contre ses côtes. Il avait passé trois ans à construire des murs autour de ses sentiments, à se persuader que l’éloignement serait plus sain pour eux deux. Mais ici, dans cette pièce baignée de lumière tamisée, avec elle assise à quelques centimètres de lui, tous ces arguments semblaient dérisoires.
— Tu as changé, murmura-t-il, non pas comme une question, mais comme une constatation douce. Je le vois à ta façon de me regarder.
Camille releva lentement le visage. Ses yeux étaient brillants, humides peut-être de la vapeur de la douche, ou bien d’autre chose. Elle hésita, puis posa sa main sur celle d’Antoine, posée sur le coussin entre eux. Sa paume était chaude, légèrement tremblante.
— J’ai appris à vivre sans toi, répondit-elle doucement. Mais j’ai aussi appris à regretter chaque jour où tu n’étais pas là.
Ces mots furent comme une clé qui fit tourner une serrure oubliée depuis longtemps dans la poitrine d’Antoine. Il se tourna vers elle, se rapprochant davantage. L’espace qui les séparait disparut presque entièrement. Il pouvait sentir la chaleur de son corps, respirer l’odeur fraîche de son shampooing mélangée à celle, plus intime, de sa peau mouillée.
— Et maintenant ? demanda-t-il, la voix rauque. Maintenant que je suis là ?
Camille leva les mains pour effacer une mèche de cheveux humides qui collait sur sa joue. Son geste était lent, gracieux, et Antoine eut l’impression de retenir son souffle.
— Maintenant, dit-elle, en fixant intensément ses lèvres, je me demande si c’est trop tard pour recommencer.
Antoine ne laissa pas planer le doute plus longtemps. Il captura sa main libre et la porta à ses lèvres, posant un baiser léger, respectueux, sur le dos de ses doigts. Puis il remonta vers son poignet, suivit son avant-bras, son regard montant le long de sa peau nue jusqu’à rencontrer le sien.
— Jamais, affirma-t-il simplement.
Il s’inclina alors, très lentement, lui laissant le temps de reculer ou de se rapprocher. Camille ne bougea pas. Elle se pencha légèrement vers lui, invitant tacitement ce moment qu’elle avait tant attendu.
Leurs lèvres se touchèrent enfin.
Ce fut d’abord une caresse, timide, exploratoire. Une confirmation que tout cela était réel. La bouche de Camille était douce, légèrement ouverte, accueillante. Antoine répondit immédiatement, approfondissant le baiser, sa main remontant le long de sa taille pour saisir sa hanche, tirant doucement contre lui pour combler le dernier millimètre d’espace.
La serviette glissa un peu, libérant son sein, chaud et ferme contre la poitrine d’Antoine. Il gémit contre sa bouche, ses mains exploratrices parcourant les courbes de son corps comme s’il voulait mémoriser chaque détail, chaque texture, chaque température. Trois ans d’absence s’effacèrent en une seconde, remplacés par une urgence vitale, primitive.
Camille passa ses bras autour de son cou, s’accrochant à lui comme à une ancre, ses ongles s’enfonçant légèrement dans les cheveux d’Antoine. Le baiser devint plus profond, plus passionné, leurs langues se cherchant, se mêlant avec une familiarité retrouvée.
Quand ils se séparèrent, haletants, front contre front, Antoine sourit, un sourire sincère, désarmé.
— Bonjour, Camille, dit-il doucement.
Elle rit, un son clair, joyeux, qui résonna dans l’appartement silencieux.
— Bonjour, Antoine, répondit-elle.
Et pour la première fois depuis trois ans, ils n’eurent pas besoin de dire autre chose.
Antoine sentit son pouls s’accélérer contre sa gorge. Il déglutit péniblement, ses yeux fixés sur ceux de Camille, cherchant une hésitation, un signe qu’elle se moquait de lui ou qu’elle parlait par provocation. Mais il ne trouva que la vérité nue de son regard.
— Alors, murmura-t-il, la voix basse, presque rauque, je vais arrêter de me retenir.
Il n’attendit pas de réponse. Il leva les mains pour saisir les bords de la serviette qui l’enveloppait et la fit glisser lentement vers le bas. Le tissu tomba à ses pieds, formant une flaque blanche sur le tapis épais, révélant sa peau nue, pâle sous la lumière tamisée, encore humide des éclats de la douche.
Camille ne bougea pas. Elle se laissa regarder, fière et vulnérable à la fois, offrant son corps sans pudeur mais avec une intention claire. Antoine eut le souffle coupé devant la réalité de sa présence. Elle était exactement comme il l’avait imaginée, peut-être même plus belle encore, avec cette douceur naturelle qui contrastait avec l’intensité de son désir.
Il s’approcha enfin. Ses mains vinrent épouser les hanches de Camille, tirant doucement contre lui jusqu’à ce que leurs corps se touchent.
— Tu es magnifique, dit-il simplement, sans fioritures.
Camille sourit, un peu gênée par l’éclat de son admiration.
— Fais-moi regretter ces trois ans, répondit-elle.
Il l’embrassa profondément. Ce n’était plus un baiser de retrouvailles timides, c’était une réclamation. Sa langue entra en contact avec la sienne, exploratrice, avide, tandis que ses mains descendaient le long de sa colonne vertébrale, effleurant chaque courbe, chaque détail de son anatomie comme s’il voulait apprendre son corps par cœur.
Camille gémit contre sa bouche, ses doigts se perdant dans les cheveux courts d’Antoine, maintenant sa tête contre la sienne pour prolonger le contact. Le monde extérieur, avec sa pluie battante et ses rues désertes, avait disparu. Il n’y avait plus que la chaleur de leurs peaux frottées l’une contre l’autre, le rythme de leurs respirations entremêlées et cette certitude absolue d’être enfin au bon endroit, au bon moment.
Antoine la souleva légèrement, la faisant pivoter pour s’asseoir au plus près d'elle.
Quand ils se séparèrent enfin, haletants, front contre front, Antoine posa un baiser léger sur le nez de Camille, puis un autre sur sa joue, avant de murmurer contre son oreille :
— Je t’ai manqué ?
Camille ferma les yeux, un sourire tranquille aux lèvres.
— Plus que tu ne peux l’imaginer.
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