Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un rendez vous commercial — Chapitre 1 · Premier rendez-vous
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un rendez vous commercial
Chapitre 1 · Premier rendez-vous
Premier rendez-vous
Diégo
J'avais rendez-vous avec une cliente dans le sud de Paris. À l'heure dite, je me présentai devant un pavillon cossu. À la troisième sonnerie, la porte s'ouvrit sur une femme d'une quarantaine d'années. Elle était vêtue d'un chemisier blanc qui laissait deviner un soutien-gorge noir et d'une jupe noire assez courte. Ses jambes étaient gainées de bas noirs, pour terminer le tableau, des escarpins noirs. Son regard était clair, son sourire hésitant.
Elle m'invita à entrer. Nous nous installâmes dans le salon, je recommençai à vanter les mérites de mon produit. Elle gardait une pose figée, très guindée, elle écoutait, observait. Cette situation, bizarrement, me plaisait. Je lorgnais régulièrement vers son généreux décolleté.
À un moment, il me fallut relever des dimensions, je me levai et me dirigeai en sa compagnie vers l'entrée. Là, je m'aperçus qu'il me manquait de quoi écrire. Elle me proposa de me prêter un stylo, elle se dirigea vers son sac à main qui était posé sur une marche basse de l'escalier.
À un moment, il me fallut relever des dimensions, je me levai et me dirigeai en sa compagnie vers l'entrée. Là, je m'aperçus qu'il me manquait de quoi écrire. Elle me proposa de me prêter un stylo, elle se dirigea vers son sac à main qui était posé sur une marche basse de l'escalier.
Un temps d'hésitation, elle se pencha pour fouiller le sac. Par ce geste, elle m'exposa sa croupe tendue, elle fouilla lentement, je distinguais la lisière brodée du haut des bas, un petit bout de la chair des cuisses apparaissait suivant les mouvements, ses hanches ondulaient. Cela ne resta pas sans effet, je sentais son sexe se réveiller. Cette vision commençait à me troubler l'esprit et aurait pu facilement me faire perdre tout sens de la réalité.
Cette pensée me fit cligner des yeux, comme pour chasser une image inconvenante. Je toussotai légèrement, tentant de reprendre contenance. La cliente se redressa enfin, stylo à la main, visiblement consciente, trop consciente du silence qui s'était installé derrière elle.
Elle me tendit l'objet sans me regarder tout de suite. Quand nos doigts se frôlèrent, elle sursauta presque imperceptiblement. Son regard croisa le mien, fuyant aussitôt. Ses joues prirent une légère teinte rouge.
— Voilà... murmura-t-elle.
Je la remerciai d'un ton que je voulus neutre, mais que je sentis plus grave qu'à l'ordinaire. Quelque chose venait de changer. L'air semblait plus dense, chargé d'un non-dit pesant. Elle remit nerveusement une mèche de cheveux derrière son oreille, un geste maladroit qui trahissait son trouble.
Nous retournâmes au salon. Je notai les mesures mécaniquement, mais mon esprit était ailleurs. Elle reprit sa place assise en face de moi, les mains jointes sur ses genoux, le dos très droit, comme pour se protéger, la posture jurait avec sa précédente conduite. Pourtant, à plusieurs reprises, je surpris son regard glisser vers moi, puis se détourner aussitôt.
Lorsque j'eus terminé, je refermai mon dossier plus lentement que nécessaire.
Lorsque j'eus terminé, je refermai mon dossier plus lentement que nécessaire.
— Je vous envoie le devis très rapidement, dis-je en me levant.[/i]
Elle acquiesça, se leva à son tour et m'accompagna jusqu'à la porte. Au moment de me saluer, une hésitation. Une seconde de trop. Son parfum me parvint, discret, mais troublant.
— Merci d'être venu, dit-elle doucement.
Je répondis par un sourire mesuré, professionnel en apparence, mais chargé d'une promesse que ni elle ni moi n'osions encore formuler.
En quittant le pavillon, je sus cependant une chose : ce rendez-vous ne serait pas le dernier
En quittant le pavillon, je sus cependant une chose : ce rendez-vous ne serait pas le dernier
Laurence
J'aurais pu annuler.
J'y ai pensé en enfilant ce chemisier trop ajusté, tendu sur ce soutien-gorge noir en dentelle qui soulignait mes seins sans pudeur. Dans l'échancrure, on devinait nettement la présence du sous-vêtement. La jupe noire, un peu trop courte, dissimulait tout juste le string assorti. Mes jambes, gainées de bas noirs autofixants, me donnaient une allure que je ne me reconnaissais pas.
J'aurais pu annuler.
J'y ai pensé en enfilant ce chemisier trop ajusté, tendu sur ce soutien-gorge noir en dentelle qui soulignait mes seins sans pudeur. Dans l'échancrure, on devinait nettement la présence du sous-vêtement. La jupe noire, un peu trop courte, dissimulait tout juste le string assorti. Mes jambes, gainées de bas noirs autofixants, me donnaient une allure que je ne me reconnaissais pas.
Pourquoi m'étais-je vêtue ainsi pour ce rendez-vous ?
Une prémonition, peut-être.
Je me contemplais longuement dans le miroir. Ce n'était pas moi. Pas la professeure discrète, pas la femme effacée qui s'excuse presque d'exister. Et pourtant, je n'ai rien changé. Comme si, pour une fois, je voulais qu'on me voie. Avoir le sentiment d'exister aux yeux de quelqu'un.
Une prémonition, peut-être.
Je me contemplais longuement dans le miroir. Ce n'était pas moi. Pas la professeure discrète, pas la femme effacée qui s'excuse presque d'exister. Et pourtant, je n'ai rien changé. Comme si, pour une fois, je voulais qu'on me voie. Avoir le sentiment d'exister aux yeux de quelqu'un.
Lorsque la sonnette retentit, mon cœur s'emballa. À la troisième sonnerie, j'ouvris la porte.
Il était là. Grand, sûr de lui, la cinquantaine sportive, impeccablement vêtu. Son regard vert me traversa avec une intensité qui me déstabilisa immédiatement. Je pris soudain conscience de ma tenue, de mon corps, de ma posture, de mes jambes. Je lui souris d'un sourire hésitant et l'invitai à entrer, tandis qu'une certaine tension me serrait la poitrine. Celle qui m'envahit lorsque je perds le contrôle ou quand je cède.
Il était là. Grand, sûr de lui, la cinquantaine sportive, impeccablement vêtu. Son regard vert me traversa avec une intensité qui me déstabilisa immédiatement. Je pris soudain conscience de ma tenue, de mon corps, de ma posture, de mes jambes. Je lui souris d'un sourire hésitant et l'invitai à entrer, tandis qu'une certaine tension me serrait la poitrine. Celle qui m'envahit lorsque je perds le contrôle ou quand je cède.
Sa présence remplissait l'espace. Sa voix, calme et posée, ne laissait aucune place au doute. Je me sentis aussitôt petite, presque enfantine, maladroite, déplacée et au lieu de me raidir comme, je l'aurais fait d'ordinaire, quelque chose en moi se relâcha. Dangereusement. Cela me troublait.
Je m'assis bien droite, trop droite, comme une élève face à un professeur exigeant. Je tirai discrètement sur ma jupe trop courte, tentant de couvrir mes cuisses. À travers le tissu du chemisier, la pointe de mes seins se devinait ; une sensation diffuse me traversa, un frisson qui descendit lentement dans mon ventre.
Il parlait, expliquait, maîtrisait. Moi, j'écoutais, j'acquiesçais, je me taisais comme une sage élève.
Et plus je me taisais, plus je sentais ce glissement intérieur : ce besoin quasiment honteux de me laisser guider, d'abandonner toute responsabilité.
Je sentais son regard, pas insistant, pas vulgaire, juste présent, qui m'évaluait, et cela me troublait bien plus qu'un regard appuyé. Une part de moi voulait se refermer, reprendre le contrôle, l'autre se contentait d'exister sous ce regard, docile, offerte, sans l'avoir consciemment décidé.
Et plus je me taisais, plus je sentais ce glissement intérieur : ce besoin quasiment honteux de me laisser guider, d'abandonner toute responsabilité.
Je sentais son regard, pas insistant, pas vulgaire, juste présent, qui m'évaluait, et cela me troublait bien plus qu'un regard appuyé. Une part de moi voulait se refermer, reprendre le contrôle, l'autre se contentait d'exister sous ce regard, docile, offerte, sans l'avoir consciemment décidé.
Lorsqu'il fallut aller dans l'entrée pour prendre des mesures, je me levai sans réfléchir. Un mot me traversa l'esprit et me fit honte. Obéir. Je n'étais pourtant sous aucun ordre. Et pourtant, chaque geste semblait répondre à une attente invisible. Lorsqu'il demanda un stylo, mon esprit chercha immédiatement à le satisfaire.
Mon sac était sur les marches basses de l'escalier menant aux chambres. Je savais ce que cela impliquait. J'aurais pu le déplacer. J'aurais pu dire que je n'en avais pas. Mais je ne l'ai pas fait. Je me penchai, découvrant le haut de mes cuisses et la tension sombre de mon intimité gainée de noir. Je sentis son regard dans mon dos, brûlant, précis. Mon cœur battait trop fort. À cet instant, j'ai senti un basculement. Mon corps avait pris une décision que mon esprit refusait encore d'assumer.
J'étais consciente de la position, de ce que j'exhibais, de ce que je dévoilais sans un mot. Au lieu de me redresser aussitôt, je restai. Une seconde, puis une autre. Comme si j'attendais quelque chose. Une réaction, une validation silencieuse.
Une voix intérieure criait que je dépassais une limite, que je me mettais en danger, que je n'étais pas comme ça. Une autre, plus profonde, murmurait que c'était précisément ce que je voulais : ne plus décider, ne plus résister.
Je restais trop longtemps penchée, mes mains ralentissant volontairement la recherche du stylo. Mon corps trahissait ma confusion, réagissant malgré moi, ma culotte commençait à s'humidifier. Craignant que cela ne devienne visible, je me redressai enfin.
Je n'osai pas le regarder. J'avais l'impression d'avoir été vue au-delà de mes vêtements, au-delà de mes intentions. Le frôlement de nos doigts me fit vaciller. J'allais baisser mon regard quand je vis la bosse impressionnante qui déformait le devant de son pantalon. Je baissai rapidement les yeux, réflexe ancien, presque automatique.
De retour dans le salon, je m'assis sagement, les mains sur les genoux, comme pour me punir. Mes jambes demandaient à s'écarter, une partie de moi voulait dévoiler mon envie, voulait exposer mon trouble, je luttais contre cet ordre venu du plus profond de mon ventre. Lui, malgré la gêne par la réaction de son corps, écrivait, calme, maître de la situation. J'étais stupéfaite de la réaction que je suscitais. Je luttais intérieurement contre ce désir absurde de me taire, de me conformer, de me glisser dans ce rôle qui m'effrayait autant qu'il me rassurait.
Lorsqu'il se leva pour partir, son trouble était toujours visible. Une déception brutale me saisit. Irrationnelle. Il n'avait rien promis. Rien demandé. Et pourtant, son départ me laissait vide, comme si quelque chose était resté en suspens.
À la porte, je le remerciai d'une voix trop douce. Mon corps se tendit, attendant presque un mot de plus, un geste, un signe. Il n'y eut rien. Juste ce sourire tranquille, sûr de lui. Et, enfin, cette phrase, prononcée calmement, qui me figea :
— Je reviendrai sûrement.
Quand la porte se referma, je restai immobile, le cœur en désordre, le corps brûlant, la culotte imprégnée.
Je savais que je venais de frôler quelque chose qui me dépassait et que ce n'était pas seulement lui qui me troublait, c'était ce que je découvrais de moi-même. Je savais que ce rendez-vous professionnel venait de fissurer quelque chose en moi. Et je ne savais pas encore si je devais m'en réjouir ou m'en inquiéter.
Je savais que je venais de frôler quelque chose qui me dépassait et que ce n'était pas seulement lui qui me troublait, c'était ce que je découvrais de moi-même. Je savais que ce rendez-vous professionnel venait de fissurer quelque chose en moi. Et je ne savais pas encore si je devais m'en réjouir ou m'en inquiéter.
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