Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'Homme que je ne serai jamais — Chapitre 1 · Le journal d'un puceau
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'Homme que je ne serai jamais
Chapitre 1 · Le journal d'un puceau
Je m'appelle Pierre, j'ai vingt-quatre ans, je suis puceau et je n'ai jamais vu de chatte.
Pardonnez mon langage fleuri. S'il vous effraie, passez votre chemin.
Quelques mots empruntés au registre vulgaire viendront en effet ponctuer les lignes qui retracent mon récit. Rien de bien sale, quoique.
Avant d'aller plus loin, sachez que ces pages parleront de personnages variés, dont les histoires se croisent autour de sujets liés à la sexualité : la chasteté, l'humiliation, le candaulisme, l'ondinisme, le lesbianisme, du BDSM aussi, et même quelques fétichismes plus étranges.
Reprenons.
Aucune intimité féminine — ni lèvres, ni cavité vaginale, ni clitoris — ne s'est jamais offerte à mes yeux, à un âge où bon nombre de mes amis de lycée se marient, après des années à collectionner les conquêtes.
Bien sûr, je peux parfaitement imaginer à quoi ressemble une femme nue. Mon adolescence a été largement distraite par de longues nuits passées à me masturber devant du porno.
Cette époque me paraît désormais lointaine : je serais bien incapable de dire à quand remonte le dernier vagin observé sur un écran. Quant aux branlettes, elles se limitent aujourd'hui à une ou deux par mois, selon l'humeur.
Je ne suis pas religieux. Choisir de rester chaste jusqu'au mariage ne m'a jamais traversé l'esprit, malgré une éducation, il est vrai, plutôt traditionnelle.
C'est pourtant ma réalité. Une réalité plus complexe qu'elle n'en a l'air.
C'est pourtant ma réalité. Une réalité plus complexe qu'elle n'en a l'air.
Car j'en ai léché, des vulves. Et plutôt bien, d'ailleurs. Des lisses et des poilues, des jeunes et des plus matures.
J'en ai vu, des paires de seins. Des bites aussi, beaucoup. De toutes les tailles — enfin, surtout des grosses. J'ai surtout une copine, et depuis longtemps.
Pour mon entourage, ma vie de couple est classique, épanouie.
Tous ignorent la réalité de ma condition ; ils n'y comprendraient rien. Vous non plus ? Tant mieux.
Les chapitres à suivre sont pour moi l'occasion de coucher sur le papier toute la frustration — et beaucoup de plaisir, je dois l'avouer — accumulée au cours de la dernière décennie.
J'ai traversé le collège sans heurts ni coups d'éclat. Quelques amis, essentiellement des garçons. Pas harcelé, pas violent non plus. Presque invisible, surtout aux yeux des filles.
Vous l'imaginez bien : je n'ai jamais été un tombeur.
De constitution moyenne, quasi imberbe, au visage peu défini, je n'étais pas de ceux qui séduisent d'un regard.
Mes compétences sociales, trop limitées malgré un humour que certains qualifiaient d'assez fin, ne me permettaient pas davantage de me démarquer auprès de la gent féminine.
Et pour cause : je traîne un déficit de confiance en moi, un tout petit rien dans le caleçon qui pèse énormément dans ma tête.
D'un point de vue strictement scientifique, mon appendice ne relève pas de ce que l'on appelle un « micropénis ».
Mais à l'heure où j'écris ces lignes, il a atteint sa taille maximale depuis plus de dix ans : 9,7 centimètres en érection, pas un millimètre de plus.
Au repos, c'est encore pire : à peine cinq centimètres, flanqués de deux petits testicules. Je vous laisse imaginer l'état du bordel dans ma tête à l'adolescence.
C'est à cet âge-là que j'ai vécu ma première expérience d'humiliation. Rien de sexuel, rassurez-vous. Je l'écris pour que vous compreniez d'où je viens. L'excitation viendra plus tard.
Je m'en souviens comme si c'était hier. Cet été de transition, entre ma quatrième et ma troisième.
C'était censé être un été comme les autres. Mes parents avaient insisté pour que je parte en colonie de vacances, histoire de « me sociabiliser ».
Le deuxième soir, autour du feu de camp, l'animateur avait lancé un jeu débile : Vérité ou Action. Quand mon tour était arrivé, j'avais choisi « Vérité », persuadé que c'était l'option la moins risquée.
— Alors, mon grand, c'est quoi ta plus grande honte ?
La question venait de Bruce, le plus grand des garçons, leader charismatique du groupe des quinze-dix-sept ans. Son sourire sentait l'embuscade.
J'avais bafouillé, cherchant une réponse passe-partout, mais les autres s'étaient mis à chanter Allez, dis-la ! En tapant des mains.
Sous la pression, les mots avaient jailli malgré moi :
— J'ai... un tout petit zizi.
Le silence avait duré une seconde. Puis les rires avaient éclaté, gras, bruyants.
Le lendemain matin, c'était écrit à la craie sur le mur des douches :
Ici loge le micro.
Ici loge le micro.
Je m'étais recroquevillé sous la couette en entendant les garçons rigoler dans le couloir.
À la piscine, Bruce avait poursuivi ses railleries me poussant dans l'eau. J'avais serré les dents quand le maître-nageur, au lieu d'intervenir, avait souri :
— Allez les gars, soyez sympas avec le mini.
Les jours suivants, ça s'était un peu calmé. Mais les regards en coin et les chuchotements continuaient. J'avais appris à me changer sous ma serviette, à me doucher aux heures désertes.
Puis il y avait eu la soirée déguisements. Je m'étais habillé en super-héros, cape et masque inclus. Bruce m'avait arraché le masque devant tout le monde en hurlant :
— Regardez ! C'est Micro-Man, le super-héros le plus petit du monde !
Aucune finesse. Tellement nul. Mais les filles avaient ri. Certaines en se cachant la bouche, d'autres franchement. Une brune aux yeux verts, celle que je trouvais la plus jolie, avait murmuré :
— Pauvre chou...
Avec un sourire qui m'avait transpercé.
La dernière nuit, j'avais surpris Théo et deux autres garçons en train de fouiller mon sac. Ils tenaient ma brosse à dents au-dessus des chiottes en rigolant.
— Tu veux la récupérer, microbe ?
Bruce faisait mine de la lâcher. C'est là que j'avais craqué.
Je m'étais jeté sur lui, frappant au hasard, les poings serrés autour de quelque chose qui ressemblait enfin à de la colère. Il avait fallu trois animateurs pour nous séparer.
Sur le trajet du retour, assis derrière mes parents qui me demandaient pourquoi j'avais l'air si fatigué, j'avais serré les poings sur mes genoux.
Trois semaines après la colonie, j'avais commencé à me gratter l'aine avec une insistance théâtrale.
— Ça me démange vraiment beaucoup, répétais-je en ajustant mon pantalon devant ma mère.
Elle m'avait observé avec ce regard mi-inquiet, mi-sceptique des parents qui sentent l'embrouille, mais préfèrent vérifier.
— Bon. Prends rendez-vous avec le docteur Larcher, alors.
J'avais hoché la tête trop vite, jouant les patients stoïques. J'allais enfin pouvoir avoir un avis médical. Peut-être un début de solution.
Le docteur Larcher avait eu la même rengaine que les autres :
— Dans la moyenne basse, mais rien de pathologique.
Rien de très inquiétant, donc. Pas de quoi, selon lui, envisager un traitement hormonal.
Mes parents, surtout focalisés sur la réussite de mes études, ne semblaient pas davantage se soucier de la paresse de ma puberté. Mon père, disait-on, avait lui aussi connu un développement tardif et, à en croire certaines allusions de ma mère, s'en était très bien sorti de ce point de vue là. Comme pour beaucoup de garçons un peu chétifs, on pensait que tout finirait par pousser. Le reste aussi : la barbe, la mâchoire, les épaules.
Mes années de lycée ont débuté au beau milieu de cette puberté compliquée. Passé quinze ans, je percevais toujours le retard net de mon développement physique et me comparais sans cesse aux autres garçons.
J'évitais les sports collectifs depuis un moment déjà — depuis la colo, en fait — mais je n'avais pas pu échapper aux cours de piscine de seconde. L'occasion de constater les impressionnants paquets que certains arboraient fièrement dans leur moule-bite.
Ce complexe du vestiaire avait fini par occuper une place démesurée dans mon esprit.
Au point de devenir, progressivement, une sorte de fantasme lorsque je m'adonnais au plaisir solitaire. Car, bien que peu développé, je n'en étais pas moins en pleine puberté, curieux, excité par le moindre érotisme.
De mes premiers pornos lesbiens, découverts via mes cousins, j'avais fini par me laisser guider de catégorie en catégorie.
Du sexe hétéro, assez soft. Puis des choses plus brutales.
Mon petit appendice semblait particulièrement apprécier les acteurs très virils, aussi musclés que bien montés.
Je découvrais alors que certains hommes possédaient le triple — en longueur comme en circonférence — de ce que je pouvais offrir à mon maximum.
De fil en aiguille, d'énormes bites noires dans de petites chattes blanches dilatées, j'étais tombé sur une catégorie spécifique : le candaulisme. Cuckold, en anglais.
Des scènes très scénarisées, souvent mal jouées. Je m'identifiais sans effort à ces acteurs chétifs, censés incarner le mari, contraints de regarder leur femme ou leur petite amie se faire défoncer par des types au moins deux fois mieux montés qu'eux.
Parfois, je m'imaginais à l'inverse dans le rôle du taureau, rêvant d'une bite massive, capable d'explorer les moindres recoins de ces bombasses du web. Mes deux doigts, largement suffisants pour donner du plaisir à ma petite tige, me ramenaient vite à la réalité.
À chaque nouvelle session, j'attendais surtout le moment de la « comparaison » : l'épouse insatisfaite tenant une bite dans chaque main, l'une totalement engloutie par sa poigne, l'autre dépassant allègrement.
Parfois, le petit sexe du cocu était même enfermé dans un curieux étui métallique appelé cage de chasteté.
Et bien que l'idée de vivre ce genre de scène « en vrai » me dégoûtait au plus haut point, je ne pouvais m'empêcher d'éjaculer mes petites giclées de sperme, de plus en plus vite.
Les recherches cuckold comparison, cuckold bbc, chastity cuckold, small penis humiliation, hotwife — ou leurs équivalents français — devenaient mon quotidien.
Au fil des mois, certains acteurs avaient ma préférence. Mes sélections se faisaient plus ciblées. Je devenais un véritable spécialiste du genre, explorant ses recoins les plus sombres, en vidéo, en gifs ou en récits érotiques.
Quand je ne me branlais pas, je passais des heures sur des sites tordus qui prétendaient vous enseigner l'art de séduire, les bons comportements à adopter face à une femme.
Le genre de blogs aux promesses de séductions rapides et faciles, d'ebooks planqués derrière des liens hypertextes, bardés de phrases toutes faites censées faire mouche sur n'importe quelle demoiselle.
En parallèle de cette « vie intérieure » bien entamée, je ne me débrouillais pas si mal au lycée.
Ma bande de potes était plutôt étendue, même si je n'en étais évidemment pas le meneur, et je parvenais à nouer de plus en plus de relations avec les filles. Infichu de draguer, et surtout handicapé par mon visage et mon corps encore poupins, cela m'offrait, au mieux, de l'amitié.
— C'est parce qu'elles ne te perçoivent pas comme une « menace ». Tu es un gentil, une sorte de frère, tu comprends ?
C'est ce que m'avait expliqué Jérémy, mon pote redoublant, à qui je confiais fréquenter beaucoup de filles sans jamais parvenir à susciter davantage d'intérêt.
Une phrase que j'avais fait mine de ne pas relever, prétendant me contenter de cette situation. Je venais de fêter mon dix-huitième anniversaire, j'estimais avoir le temps.
La plupart de mes amis étant vierges, je ne faisais pas figure d'anomalie dans la bande.
Du moins jusqu'à ce que deux d'entre eux se mettent en couple. Jérémy fréquentait Élise, qui avait attendu sa majorité pour se donner à lui.
Étienne, un garçon de mon âge, était entiché de Maëva, une fille à peine plus âgée, que je connaissais peu, mais avec qui je m'étais très vite bien entendu.
Étienne, un garçon de mon âge, était entiché de Maëva, une fille à peine plus âgée, que je connaissais peu, mais avec qui je m'étais très vite bien entendu.
M'interdisant de développer le moindre sentiment ni désir — fidélité amicale pour Étienne oblige — je me sentais à l'aise à ses côtés, lui parlais parfois de mon envie de trouver un amour véritable, ou riais de bon cœur sur des sujets plus légers.
Les premiers mois se passèrent bien : notre groupe se retrouvait souvent, les deux couples échangeant de tendres baisers devant nous.
Jusqu'à ce que ça commence à déraper. Chaque fois que nous étions ensemble, il était question de sexe. Ce que les filles aimaient, ce qui les faisait jouir, combien de fois ils avaient baisé la semaine précédente.
Un soir, alors que nous étions réunis chez Étienne, Jérémy me souffla à l'oreille :
— Maëva adore les bites bien grosses. Ça tombe bien, Étienne est balèze.
Ce soir-là, je suis rentré chez moi, furieux. J'ai mis mes écouteurs et me suis tapé une branlette violente sur une vidéo que j'avais déjà vue dix fois, me concentrant sur le moment où le cocu suppliait sa femme de ne pas s'empaler sur une bite de vingt-cinq centimètres.
Après, j'ai pleuré aussi, mais dans l'obscurité et sans un bruit.
Les choses ont empiré après le bac, lors d'une soirée chez Maëva, qui fêtait ses dix-neuf ans.
J'avais remarqué sa cousine, qui venait de finir sa première année d'études. Alix. Une petite brune bouclée, dont le haut laissait deviner de jolis seins. Elle semblait plutôt disposée à discuter, moi aussi. J'avais déjà un peu bu pour me donner du courage, bien décidé à apercevoir ma première paire de seins.
Cette volonté de fer, totalement inhabituelle, est à peu près tout ce dont je me souviens de cette soirée.
Je me suis tellement bourré la gueule, sans doute pour me donner du courage, que j'ai fini par m'endormir sur le canapé de ses parents.
Au réveil, j'ai découvert une tache jaune sur mon jean et une odeur d'ammoniaque incrustée dans la peau. J'étais tellement ivre que je m'étais pissé dessus comme un gamin. Mais le pire, c'était ce que j'ai appris ensuite.
Pendant que je ronflais, tout le monde était allé se baigner nu dans la piscine. Les rires étouffés, les éclaboussures, les strings qui volent, les soutiens-gorge qu'on dégrafe, les corps qui se frottaient — j'avais loupé le spectacle.
Et pas seulement ça : d'après les murmures entendus en rangeant les bouteilles vides, la plupart avaient fini par baiser un peu partout, dans les chambres à l'étage, dans les buissons, sur le canapé du jardin, et même sur la table de ping-pong. Moi ? J'avais dormi comme un sac, roulé en boule dans ma pisse.
La cerise sur le gâteau ? Alix, la cousine de Maëva, avait raconté à tout le monde que je l'avais chauffée au milieu de la soirée. Que je lui avais touché un sein et qu'elle m'avait même glissé la main dans le caleçon.
— Il était déjà bien saoul, il avait l'air tout content, mais putain, c'est tout petit, avait-elle gloussé devant les autres, mimant quelques centimètres entre son pouce et son index.
Ceux qui restaient m'avaient regardé en ricanant quand je suis revenu de la supérette, en fin de matinée, avec du bicarbonate pour nettoyer leur putain de canapé en cuir à trois mille cinq cents balles.
Jérémy et Étienne avaient tenté de changer de sujet, mais leur pitié était presque pire que les rires. Élise avait simplement froncé les sourcils, gênée :
— Oh... c'est pas grave, hein. Y a des meufs que ça dérange pas.
Comme si elle parlait d'un chien handicapé.
Sandra, plus cash, avait ajouté devant moi :
— Perso, après le mec de la fac qui m'a écartelée avec ses vingt centimètres, je pourrais plus revenir en arrière.
Elle avait croisé mon regard, puis l'avait détourné avec un léger haussement d'épaules. Le genre de détail qui reste coincé dans la gorge.
Le trajet de retour en bus a été le pire. J'entendais encore leurs murmures derrière mon dos, leurs pfff étouffés. Tous, sauf Maëva. Elle m'a suivi jusqu'à l'arrêt, m'a pris par l'épaule sans un mot.
— Tu fais chier pour le canapé quand même... Merci d'avoir nettoyé, avait-elle fini par lâcher en riant.
Son sourire s'est éteint quand j'ai posé ma main sur la sienne. Trop vite. Je l'ai sentie se raidir. Elle a retiré sa paume comme si elle venait de toucher une plaque brûlante.
— Désolée, je... Je suis avec Étienne, tu sais.
J'ai hoché la tête. Bien sûr. Toujours les mêmes. Les mêmes qui finissent par chuchoter dans les coins que t'es un gentil, un frère. Jamais un amant. Ceux qui ne se pissent pas dessus. Ou qui n'attendent pas de l'avoir fait pour tenter, pour la première fois de leur vie, de prendre la main d'une fille dans un geste aussi pathétique qu'inexpliqué.
Elle a repris son téléphone et fait défiler des photos de la soirée. Pas grand-chose d'exploitable, beaucoup de flous. Mes sourires en fin d'après-midi, les premières bières, les couples qui se forment dans l'allégresse de leur jeune vingtaine... et le puceau qui s'endort.
— T'étais mignon quand même.
Puis un corps nu est apparu à l'écran. Je n'ai rien eu le temps de voir : Maëva a rangé son téléphone aussitôt. L'heure de la fête était passée.
Elle a soupiré :
— Écoute... C'est con, mais avec ta... taille...
Le geste. Pouce et index écartés de cinq centimètres.
— Ta vie va être dure. Les meufs, elles parlent.
J'ai serré les dents. Même Maëva. Même elle.
Elle a ajouté, plus bas :
— Étienne a failli balancer une bière à Alix. Pour ce qu'elle t'a fait. Mais...
Elle a levé les yeux vers moi.
— Il a dit que c'était vrai. Qu'il t'avait vu pisser à côté de lui, plusieurs fois. Que t'étais...
Elle n'a pas fini. Elle n'avait pas besoin.
Le bus est arrivé. Elle m'a tendu un chewing-gum.
— T'as encore l'odeur.
Je l'ai pris sans un mot.
Je suis monté. J'ai regardé par la fenêtre. Elle avait déjà sorti son téléphone. Elle tapotait vite. Un message. À Étienne, probablement. Pour lui raconter comment elle avait bien géré le pauvre con.
Ma chambre puait la solitude. J'ai jeté mon jean dans un coin. La tache jaune avait durci. J'ai ouvert Pornhub sans même réfléchir. Small penis humiliation.
Première vidéo : un mec avec une bite encore plus petite que la mienne. Sa femme rigolait en comparant avec un gode-ceinture. Il allait devoir la baiser avec, faute de pouvoir la satisfaire naturellement.
Première vidéo : un mec avec une bite encore plus petite que la mienne. Sa femme rigolait en comparant avec un gode-ceinture. Il allait devoir la baiser avec, faute de pouvoir la satisfaire naturellement.
J'ai cliqué.
Mes doigts connaissaient le chemin.
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