De PDG à Pute : L'Effacement de Léonie
Chapitre 1 · Hypnotisée et transformée en objet sexuel
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

De PDG à Pute : L'Effacement de Léonie — Chapitre 1 · Hypnotisée et transformée en objet sexuel

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De PDG à Pute : L'Effacement de Léonie

Chapitre 1 · Hypnotisée et transformée en objet sexuel

Léonie Mercier était suffisamment belle, suffisamment bien roulée et suffisamment bien connectée pour se permettre d'être une vraie garce. C'est comme ça qu'elle avait grimpé les échelons jusqu'au poste de directrice marketing sans jamais modérer sa tendance à traiter ses subordonnés comme de la merde et à péter un câble à la moindre contrariété.
Sa dernière crise au bureau concernait l'imprimante laser de l'open space.
Elle était sortie de son bureau vitré donnant sur la Seine pour rejoindre l'espace partagé et récupérer un rapport qu'elle avait envoyé à l'impression. Mais elle s'était vite aperçue que son document était coincé dans la file d'attente derrière cinq cents pages de prospectus, et qu'elle devrait patienter près d'une demi-heure.
Elle avait déversé toute sa frustration sur Thomas Dubois, l'assistant technique qui avait lancé l'impression.
-- T'as réfléchi deux secondes avant de lancer cette impression ? lui a-t-elle hurlé devant tout le monde dans l'open space. Et si moi j'avais besoin d'imprimer quelque chose ? T'es débile ou tu fais juste semblant ? Ou alors t'es juste un de ces connards qui pensent que leurs impressions valent plus que celles de la direction ?
Thomas n'a rien dit. Inutile de discuter avec Léonie dans cet état. Quoi qu'il dise, ça ne ferait que l'énerver davantage. Il n'osait surtout pas mentionner que c'était elle-même qui lui avait ordonné de traiter l'impression des prospectus en priorité ce matin.
Au lieu de ça, il fixait sa poitrine. Elle ne s'en apercevait jamais quand elle était aussi en colère. Elle ne remarquait jamais rien. Et sa poitrine était vraiment spectaculaire, moulée dans ce tailleur Chanel gris anthracite. C'était son seul moyen de se venger de la réprimande publique injustifiée qu'il subissait : la réduire mentalement à un objet.
Il l'imaginait nue. Humiliée. À la merci de ses collègues masculins. Cette idée lui plaisait énormément.
Et tandis qu'elle continuait à hurler à propos de l'imprimante, une idée germa dans son esprit.
Une excellente idée.
Deux jours plus tard, Thomas se présenta au bureau de Léonie, portant un carton Amazon.
-- C'est quoi ce bordel ? demanda Léonie sans lever les yeux de son écran.
Thomas répondit :
-- Un casque audio professionnel, dit Thomas en sortant l'appareil du carton. J'ai pensé que ça pourrait résoudre votre problème.
Elle le regarda avec scepticisme. Le casque était imposant, noir mat avec des coussinets épais en mousse à mémoire de forme. Visiblement haut de gamme.
-- Mon problème ?
-- L'open space est bruyant. Vous devez faire beaucoup de visioconférences. Ce casque diffuse des fréquences binaurales et des sons ASMR qui améliorent la concentration. Réduction de bruit active, latence zéro, qualité studio. J'ai installé l'application propriétaire sur votre ordinateur. Elle génère des ambiances sonores optimisées en fonction de votre rythme cardiaque et de votre activité cérébrale.
Léonie était, malgré elle, impressionnée. Effectivement, l'open space était insupportable. Et elle détestait devoir côtoyer ses employés.
-- Ça coûte combien ?
-- Cadeau de l'équipe, mentit Thomas. Pour s'excuser du désagrément de l'autre jour.
Elle sourit. Enfin un geste de respect.
-- Très bien. Installez-le.
Thomas sourit.
-- Tout de suite.
Il marqua une pause en connectant le casque à l'ordinateur.
-- Juste un avertissement : pour que l'optimisation fonctionne, il faut le porter au moins trois heures par jour. Les algorithmes ont besoin de temps pour s'adapter à votre profil neurologique.
-- Pas de problème, dit Léonie en enfilant le casque.
Le silence était immédiat et absolu. Puis, doucement, des sons commencèrent à émerger. Tapotements réguliers. Chuchotements lointains. Cliquetis apaisants. Un murmure quasi-inaudible qui ressemblait presque à une voix.
C'était... agréable. Hypnotique, même.
-- Comment c'est ? demanda Thomas.
-- Pas mal, admit-elle. Vraiment pas mal.
-- Parfait. Je vous laisse vous habituer. N'oubliez pas : trois heures minimum par jour.
Quand il quitta le bureau, Léonie avait déjà les yeux mi-clos, bercée par les sons.
Thomas sourit en fermant la porte. L'application qu'il avait codée fonctionnait déjà. Les battements binauraux à 4 Hz induisaient les ondes Thêta, l'état de suggestibilité maximale. Et dans les basses fréquences, encodées sous les sons ASMR, sa propre voix murmurait des suggestions.
Léonie est stupide. Léonie est une salope. Léonie n'a pas de cervelle, juste des seins. Léonie obéit à Thomas. Léonie veut être une bimbo.
Elle n'entendrait jamais ces suggestions consciemment. Mais son cerveau les enregistrerait. Encore et encore. Trois heures par jour.
Ça allait être amusant.
Le premier changement fut subtil.
Le lendemain, Léonie portait toujours son tailleur strict, mais Thomas remarqua qu'elle avait appliqué plus de maquillage que d'habitude. Un peu plus de rose sur les joues. Un gloss légèrement brillant sur les lèvres. Rien d'exagéré, mais inhabituel pour elle qui se maquillait toujours de façon minimaliste.
Elle portait le casque, assise à son bureau, yeux dans le vague, sourire absent.
Le deuxième jour, elle arriva avec une jupe légèrement plus courte. Toujours professionnelle, mais quelques centimètres au-dessus du genou plutôt que pile sur le genou. Et ses talons étaient plus hauts. Pas énormes, mais perceptibles.
Thomas augmenta l'intensité des suggestions.
Léonie aime les vêtements sexy. Léonie veut montrer son corps. Léonie a besoin de plaire aux hommes. Les hommes aiment les bimbos. Léonie veut être une bimbo.
Le troisième jour, elle portait un chemisier blanc légèrement transparent. On devinait le contour de son soutien-gorge en dentelle rose. Personne n'osa faire de commentaire, mais tous les regards masculins de l'open space se rivèrent sur elle quand elle traversa l'espace pour aller à la machine à café.
Elle ne remarquait rien. Elle portait le casque presque en permanence maintenant. Même pendant les réunions. Elle prétextait que ça l'aidait à se concentrer.
Thomas la croisa dans le couloir.
-- Comment va le casque ?
-- C'est génial, dit-elle avec un sourire radieux qu'il ne lui connaissait pas. Je me sens tellement... détendue.
-- Parfait.
Il nota qu'elle se tenait différemment. Cambrée. Poitrine en avant. Comme si elle cherchait inconsciemment à attirer l'attention sur ses seins.
Léonie est fière de ses seins. Léonie veut que tout le monde regarde ses seins. Les seins de Léonie sont son meilleur atout. Léonie est stupide mais elle a de gros seins.
Le lundi matin, Léonie Mercier se réveilla avec une sensation étrange. Quelque chose avait changé pendant la nuit, mais elle ne parvenait pas à identifier quoi. Elle enfila machinalement son tailleur-pantalon Chanel habituel, mais au moment de boutonner la veste, elle s'arrêta.
Ça fait trop sérieux. Trop strict.
Elle ne savait pas d'où venait cette pensée. Elle secoua la tête et finit de s'habiller. Mais toute la matinée, elle se sentit mal à l'aise dans ses vêtements professionnels. Trop serrés. Trop étouffants. Elle avait l'impression que le col de sa chemise l'étranglait.
À midi, elle fit quelque chose d'inhabituel. Au lieu de déjeuner avec l'équipe direction comme d'habitude, elle descendit faire du shopping aux Galeries Lafayette. Elle se dirigea instinctivement vers le rayon femme, section « casual chic ».
Ses mains effleurèrent les tissus. Soie. Coton. Et puis... elle s'arrêta devant un crop-top rose pâle. Moulant. Avec une petite découpe au niveau du décolleté.
C'est mignon. C'est frais. Pourquoi pas ?
Elle l'acheta sans réfléchir. Ainsi qu'une jupe crayon noire, plus courte que ce qu'elle portait habituellement. Et une paire de talons nude de dix centimètres.
En rentrant au bureau, elle croisa Thomas dans le couloir. Il sourit en voyant son sac de shopping.
-- Nouvelle garde-robe ? demanda-t-il innocemment.
-- Juste... quelques pièces plus confortables, répondit-elle, légèrement gênée sans savoir pourquoi.
Le soir, chez elle, elle essaya sa nouvelle tenue devant le miroir. Le crop-top laissait voir quelques centimètres de peau au-dessus de sa jupe. C'était... différent. Moins corporate. Plus féminin. Elle se sentait bizarre. Mais pas désagréablement.
Elle remit son casque audio et lança une session de travail. Les battements binauraux l'enveloppèrent immédiatement. 4 Hz. Ondes Thêta. État de suggestibilité maximale.
Et les murmures commencèrent.
Léonie aime les vêtements féminins. Léonie se sent bien dans les vêtements féminins. Léonie veut être plus féminine. Les femmes féminines portent des couleurs vives. Du rose. Du rose est féminin. Léonie aime le rose.
Elle travaillait sur un dossier marketing, mais les mots sur l'écran devenaient flous. Ses yeux se fermaient. Son esprit dérivait.
Léonie est fatiguée des tailleurs stricts. Léonie veut montrer sa féminité. Léonie a un beau corps. Léonie doit montrer son beau corps. C'est normal de montrer son corps. Les hommes aiment voir les corps féminins.
Elle se réveilla deux heures plus tard, le casque toujours sur les oreilles. Elle ne se souvenait pas s'être endormie. Elle regarda son écran : son rapport marketing était terminé. Elle avait dû le finir en mode automatique.
Mais quelque chose la dérangeait. Elle ouvrit son historique de navigation : à 23h47, elle avait consulté des sites de vêtements féminins. Crop-tops. Mini-jupes. Talons hauts. Elle avait rempli plusieurs paniers, mais n'avait finalisé aucun achat.
Pourquoi j'ai fait ça ?
Elle ne se souvenait de rien.
Le mardi matin, Léonie enfila sa nouvelle tenue. Le crop-top rose, la jupe crayon courte, les talons de dix centimètres. Elle se regarda dans le miroir et hésita. C'était très différent de son style habituel. Mais elle se sentait... bien. Légère. Jolie.
En arrivant à l'open space, tous les regards se tournèrent vers elle. Maxime Laurent, son collègue de l'équipe marketing, faillit recracher son café.
-- Léonie ? C'est... nouveau comme look.
Elle sourit, légèrement embarrassée.
-- J'avais envie de changement.
-- C'est... radical, dit Julien Moreau, un autre collègue, en détournant pudiquement les yeux de son ventre nu.
Elle s'installa à son bureau et mit immédiatement son casque. Les battements binauraux l'apaisèrent instantanément. Elle se sentait mieux avec le casque. Plus concentrée. Plus elle-même.
Léonie est belle dans des vêtements féminins. Les hommes regardent Léonie. Léonie aime que les hommes la regardent. C'est normal d'aimer l'attention masculine. Léonie veut plus d'attention. Léonie doit montrer plus de peau.
En réunion de 10h, elle remarqua que Lucas Bernard, le directeur commercial, ne cessait de jeter des coups d'oeil à son ventre découvert. Elle aurait dû se sentir mal à l'aise. Mais à la place, elle ressentit... une petite pointe de satisfaction.
Il me trouve jolie. C'est bien. Je veux qu'il me trouve jolie.
Elle se redressa instinctivement, cambrant légèrement le dos, ce qui fit remonter son crop-top de quelques millimètres supplémentaires.
À midi, elle retourna faire du shopping. Cette fois, elle acheta trois autres crop-tops. Rose fuchsia. Rose poudré. Rose bonbon. Et des jupes encore plus courtes. Et des talons de douze centimètres.
Pourquoi j'achète tout ça ? Je ne porte jamais ce genre de vêtements.
Mais ses mains continuaient à remplir le panier. Elle ne pouvait pas s'arrêter. C'était comme si son corps agissait indépendamment de sa volonté.
Le soir, chez elle, elle passa deux heures à essayer toutes ses nouvelles tenues. Elle se prenait en photo devant le miroir. Selfies. Poses. Elle vérifiait chaque angle. Chaque courbe.
Elle ne se reconnaissait pas. Mais elle ne pouvait pas s'arrêter.
Elle remit le casque et s'endormit avec, les battements binauraux berçant son sommeil.
Le mercredi matin, Léonie se réveilla avec un mal de tête. Elle avait rêvé toute la nuit. Des rêves étranges, fragmentés. Elle se voyait avec de longs cheveux blonds. Des seins énormes. Des hommes autour d'elle. Elle était excitée dans le rêve. Très excitée.
Elle se leva, troublée. Son sexe était mouillé. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois où elle s'était réveillée dans cet état.
Devant le miroir de la salle de bain, elle regarda son chignon strict. Ses cheveux châtains tirés en arrière.
C'est moche. C'est vieux. Je devrais changer de coiffure.
Elle défit son chignon et laissa ses cheveux retomber sur ses épaules. C'était déjà mieux. Mais pas assez.
Au bureau, elle portait un nouveau crop-top rose fuchsia, encore plus moulant que celui de la veille. Plusieurs collègues la saluèrent avec des regards interrogateurs, mais personne n'osa faire de commentaire direct.
À 11h, elle avait une réunion importante avec le comité de direction. Présentation trimestrielle des résultats marketing. Normalement, c'était son moment de briller. Elle avait préparé un PowerPoint impeccable, avec des analyses détaillées et des projections sur dix-huit mois.
Elle entra dans la salle de réunion, casque sur les oreilles comme toujours maintenant. Le PDG, Monsieur Deschamps, fronça légèrement les sourcils en voyant sa tenue, mais ne dit rien.
Léonie commença sa présentation. Et immédiatement, quelque chose ne tournait pas rond.
-- Donc, euh... genre... les résultats du Q2 sont... trop bons, dit-elle en montrant le premier graphique.
Silence dans la salle.
Elle continua, inconsciente :
-- On a fait, genre, beaucoup de campagnes digitales, et c'était trop cool. Les KPI sont... euh... comment dire... super sympas.
Monsieur Deschamps l'interrompit :
-- Léonie, vous pouvez retirer votre casque pendant la présentation ?
Elle le retira, légèrement désorientée. Sans les battements binauraux, elle se sentit immédiatement anxieuse. Vide. Elle regarda ses slides et eut un moment de vertige.
Qu'est-ce que je viens de dire ? "Trop cool" ? "Super sympas" ? Moi ?
Elle essaya de se reprendre :
-- Je voulais dire... les indicateurs de performance clés démontrent une croissance significative de... de...
Elle cherchait ses mots. Son vocabulaire habituel, marketing mix, ROI, acquisition cost, lifetime value, lui échappait. Comme si les mots existaient derrière un brouillard épais qu'elle ne parvenait plus à traverser.
-- ...de... genre... beaucoup de trucs, finit-elle par dire.
Monsieur Deschamps échangea un regard préoccupé avec la DRH, Julie Fontaine.
-- Léonie, vous êtes sûre que tout va bien ? demanda Julie.
-- Oui, oui, trop bien ! répondit Léonie avec un sourire niais.
Pourquoi j'ai dit "trop bien" ? Je ne parle jamais comme ça.
Elle remit précipitamment son casque. Immédiatement, les battements binauraux l'apaisèrent. Le brouillard dans son esprit se dissipa. Elle put terminer sa présentation, bien que ponctuée de nombreux « genre » et « trop ».
Après la réunion, Julie la convoqua dans son bureau.
-- Léonie, je dois vous parler. Votre tenue aujourd'hui... ce n'est pas approprié pour un environnement professionnel. Et votre façon de parler pendant la présentation... ce n'était pas votre niveau habituel.
Léonie la regarda, confuse.
-- Mais... genre... j'ai juste changé un peu mon style. C'est grave ?
Julie soupira.
-- Écoutez, je ne sais pas ce qui se passe dans votre vie personnelle en ce moment, mais ça impacte votre professionnalisme. Je vous suggère de prendre quelques jours de repos si nécessaire.
-- Non, non, ça va ! protesta Léonie. Je me sens super bien. Même trop bien.
Arrête de dire "trop". Parle normalement. Parle comme avant.
Mais elle ne savait plus comment elle parlait « avant ». Comme si son ancienne façon de s'exprimer appartenait à quelqu'un d'autre. À une Léonie qu'elle ne connaissait plus vraiment.
Le soir, elle prit rendez-vous chez un coiffeur. Sans réfléchir. Comme si ses doigts agissaient seuls en composant le numéro.
Le jeudi, Léonie passa quatre heures chez le coiffeur. Elle ne se souvenait pas exactement avoir demandé tout ce qui lui fut fait.
-- Vous voulez vraiment des mèches blond platine ? avait demandé la coiffeuse, dubitative.
-- Oui, avait répondu Léonie d'une voix absente. Le plus blond possible. Et des extensions. Longues. Jusqu'aux reins.
Pendant que la coiffeuse travaillait, Léonie écoutait son casque. Les battements binauraux. Les murmures.
Léonie a de beaux cheveux blonds. Les blondes sont plus féminines. Les hommes préfèrent les blondes. Léonie est une blonde. Léonie est belle. Léonie est désirable.
Quand ce fut terminé, Léonie se regarda dans le miroir et eut un choc.
La femme qui lui faisait face n'était pas elle. Cheveux blond platine tombant en cascade jusqu'aux reins. Volume excessif. Brillance artificielle. On aurait dit une... une...
Une bimbo.
Ce mot résonna dans son esprit. D'où venait-il ? Pourquoi ce mot précisément ?
Elle paya huit cents euros, une somme astronomique et rentra chez elle dans un état second. Dans le métro, tous les hommes la regardaient. Certains souriaient. D'autres la dévoraient des yeux sans aucune subtilité.
Elle aurait dû se sentir objectifiée. Mal à l'aise. Mais à la place, elle ressentit... de l'excitation.
Ils me trouvent jolie. Ils me désirent. C'est bien. Je veux qu'ils me désirent.
Chez elle, elle passa deux heures devant le miroir, à faire des selfies avec ses nouveaux cheveux. Elle les envoya à... personne. Elle n'avait personne à qui les envoyer. Pas de petit ami. Pas vraiment d'amies proches. Juste des collègues.
Elle ouvrit Instagram et créa un nouveau compte. Pas sous son vrai nom. Sous... Lé-Lé.
Pourquoi ce nom ? D'où ça sort ?
Mais ses doigts continuaient à taper. @LeLe_Twat. Biographie : « Just a girl Paris »
Elle posta sa première photo. Selfie miroir. Crop-top rose. Cheveux blonds. Sourire. En deux heures, elle avait trois cents followers. Tous des hommes. Tous avec des commentaires lubriques.
« T'es magnifique bb » « Tu veux qu'on se voit ? » « Putain quel canon »
Elle ne devrait pas aimer ça. Mais elle adorait.
Le soir, elle se masturba en relisant les commentaires. Et en écoutant le casque qui murmurait :
Léonie aime l'attention masculine. Léonie veut plus d'attention. Léonie doit montrer plus de peau. Léonie doit être plus sexy. Les hommes aiment les femmes sexy. Léonie veut être désirée. Léonie est une bimbo. Les bimbos sont sexy. Léonie est une bimbo.
Elle jouit en murmurant :
-- Lé-Lé... Lé-Lé... Lé-Lé...
Le vendredi matin, Léonie passa une heure à se maquiller. Normalement, elle mettait juste un peu de mascara et de gloss. Mais aujourd'hui, elle avait acheté toute une trousse de maquillage. Fard à paupières rose vif. Faux cils. Contouring. Highlighter. Gloss ultra brillant.
Le résultat était... excessif. On voyait son maquillage de loin. Ses yeux semblaient énormes sous les faux cils. Ses lèvres brillaient comme si elle venait de les lécher. Ses pommettes étaient tellement contourées qu'elles paraissaient artificielles.
Elle ressemblait à une poupée. Une bimbo.
Ce mot encore.
Au bureau, ce fut le choc. Maxime la croisa dans le couloir et s'arrêta net.
-- Putain, Léonie... qu'est-ce qui t'arrive ?
-- Genre, quoi ? J'ai juste changé de look, répondit-elle en souriant.
-- Ce n'est pas juste un « changement de look ». Tu... tu ne te reconnais pas ?
Elle le regarda, confuse.
-- Mais si, je me reconnais. Je me sens trop bien, même.
Arrête de dire "trop". Parle normalement.
Mais elle ne savait plus ce que « normalement » voulait dire.
En réunion d'équipe, elle présenta les nouvelles campagnes marketing. Ou plutôt, elle essaya.
-- Donc, là, on a fait un truc trop cool sur Instagram, avec genre des influenceurs, et ça a fait beaucoup de likes, expliqua-t-elle en montrant des slides.
Son équipe la regardait avec des yeux ronds.
-- On pourrait peut-être, genre, faire pareil sur TikTok ? Parce que TikTok, c'est trop à la mode en ce moment.
Julien leva la main :
-- Léonie... pardon, mais... tu pourrais être un peu plus précise ? Quels influenceurs exactement ? Quel budget ? Quels KPIs ?
Elle le regarda, perplexe.
-- Des KPI quoi ?
-- Key Performance Indicators. Les indicateurs que tu utilises toujours dans tes présentations.
-- Ah ouais, ça...
Elle cherchait dans son esprit. Le terme existait quelque part, loin, mais elle ne parvenait pas à l'attraper.
-- Ben, genre... les trucs qui montrent si c'est bien ou pas.
Silence gêné dans la salle.
Maxime intervint :
-- Léonie, sérieusement, tu devrais peut-être prendre quelques jours off. Tu n'as pas l'air dans ton assiette.
-- Mais si, je vais trop bien ! protesta-t-elle.
Elle remit son casque et retourna à son bureau. Les battements binauraux la calmèrent immédiatement.
Léonie parle simplement. Léonie n'a pas besoin de mots compliqués. Les mots compliqués sont fatiguants. Léonie est une fille simple. Les filles simples parlent simplement. Léonie est une bimbo. Les bimbos parlent simplement.
L'après-midi, elle reçut un email de la DRH : « Entretien obligatoire lundi 9h. »
Elle devrait être inquiète. Mais elle ne ressentait rien. Juste le besoin de remettre son casque. D'écouter les battements. De laisser les murmures envahir son esprit.
Le soir, elle se masturba aux toilettes du bureau. Elle ne pouvait pas attendre de rentrer chez elle. Son excitation était trop intense. Elle jouissait facilement maintenant. En quelques minutes. En pensant aux regards des hommes sur elle.
En sortant de la cabine, elle croisa Julie, la DRH, qui la regarda avec un mélange de pitié et de désapprobation.
-- Léonie... vous allez bien ?
-- Trop bien, madame ! répondit-elle avec un sourire radieux.
Julie secoua la tête et s'éloigna.
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Berna-prof
28 octobre 2026 à 06:06
Merveilleux cheminement et excellement décrit! Bravo! Bravo! Bravo! vivement le chapitre suivant!

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