Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sous son Regard : la Captive volontaire. — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sous son Regard : la Captive volontaire.
Chapitre 2
Le lendemain, un samedi brumeux et froid se leva sur la grande capitale. Elise, dans son pyjama en coton émergea de sa couette vers dix heures.
Elle s'étonna de la longueur de sa nuit car ce n'était pas dans ses habitudes de dormir autant. Elle se dit simplement qu'elle en avait besoin et que son corps n'avait fait que reprendre ses droits. Après tout, elle venait de passer plusieurs semaines particulièrement haletantes au boulot.
Elle occultait, pourtant, la vraie raison de cette longue nuit. Raison qu'elle connaissait déjà.
En rentrant, déposée par Sam au coin de sa rue sans issue, son esprit n'avait pas réussi à se calmer et le visage de Gabriel, sa voix, son regard hypnotique surtout hantaient encore l'esprit de la jeune femme. Elle revoyait son sourire absolument irrésistible et entendait en boucle la question qu'il avait osé lui poser
“Quand avez-vous fait quelque chose uniquement parce que vous le désiriez ?”
Cette question avait tourné dans sa tête. Non pas parce qu'elle était absolument absurde mais parce qu'elle devait admettre qu'il avait tout simplement raison.
Depuis des années, elle se posait comme celle qui ne faisait pas de vague, celle qui était stable, celle qui travaillait silencieusement, celle qui résolvait les problèmes, celle qui réparait, celle qui aidait.
Celle qui jamais ne refusait.
La fiable.
On ne lui demandait jamais ce qu'elle désirait, ce qu'elle voulait vivre, ses buts, ses aspirations, ses désirs et même ses fantasmes. Aucun des garçons qu'elle avait connus ne s'étaient intéressés à elle comme elle s'était intéressée à eux.
Elle revoyait la Vénus nue sur son ordinateur et elle réfléchit encore à l'interprétation de Gabriel. Sans s'en rendre compte, elle avait ouvert son ordinateur portable et s'était connectée à ce site d'histoires érotiques qui lui permettait de mettre un nom sur ses propres envies, classiques et moins classiques. Elle comprit, en lisant une histoire particulièrement bien écrite, que les fantasmes qui étaient en elle n'étaient en rien délirants mais absolument légitimes. Elle n'osait simplement pas se l'avouer alors qu'elle en avait pourtant tellement assez d'être si banale et qu'elle sentait en elle cette envie viscérale de “passer un cap” sans pouvoir le nommer ou le décrire.
Elle revoyait l'hôtesse d'accueil de la réception, tellement à l'aise dans sa robe, dans son corps, sur ses talons hauts. Sa simplicité et sa facilité. Les autres femmes si élégantes et tellement maîtresses d'elles-mêmes avec ces décolletés plongeant, ses dos nus, ses talons, ses poitrines relevées, ses maquillages outranciers et ses chevelures...absolument et délicieusement parfaites.
Elle sentit alors son propre sexe s'humidifier à nouveau. Elle avait décidé de se calmer et de prendre une douche chaude. En retirant sa robe, elle était apparue en lingerie dans son grand miroir, unique pièce mobilière de valeur dans sa petite salle de bain.
Elise adorait regarder son corps et tenter de comprendre pourquoi les hommes, et parfois les femmes, se retournaient souvent à son passage.
Cette fois encore, elle s'observa dans la psyché, attentive et concentrée sur ses formes et ses courbes.
Ses yeux étaient brillants d'un désir contenu par la seule force de sa volonté. Leur couleur grise tournait à l'orage sous la pression qu'elle ressentait au creux de ses reins. Ses joues s'empourprèrent un peu, lui donnant une jolie couleur méditerranéenne, ses longs cheveux noirs cascadant en boucles sur ses épaules nues à l'exception des brides de sa lingerie et sur son dos.
Son cou gracile était un appel aux baisers et ses épaules étaient faites pour être montrées. Ce qu'elle n'osait pourtant jamais.
Ses seins, généreux, étaient retenus par un soutien-gorge blanc décoré d'un peu de dentelle sur le galbe de sa poitrine. Rien que de très classique, se dit-elle. Ils se tenaient pourtant très bien, haut perchés et d'une rondeur affolante. Ses tétons étaient petits, comme ses auréoles roses les encadrant avec élégance. Elle rabattit les bonnets de lingerie sous sa poitrine qui se rehaussa un peu. Ses auréoles étaient étroites, encadrant parfaitement rondes ses tétons tendus sur un centimètre, véritable appel aux baisers que ses anciens amants ne prenaient même pas la peine de regarder attentivement, délaissant ses seins au profit de leur plaisir égoïste, façon lapin en rut. Pourtant, elle les savait si réceptifs aux caresses.
Son ventre plat et ses hanches un peu prononcées renforçaient son état de femme, ses courbes étaient mises en valeur par sa plastique encore parfaite. Son petit mont de Vénus, caché par sa lingerie, dissimulait une chatte peu fournie et entretenue avec précision chaque jour dans un petit triangle court et indiquant le chemin de sa Terre Promise. Elise adorait prendre soin de son sexe. Elle pensait qu'une femme devait être toujours prête, élégante et distinguée. Sans trop savoir pourquoi puisque ses expériences passées l'avaient déçue plus que de raison. Néanmoins, elle avait conservé ce petit rituel dans sa douche ou dans son bain, petit plaisir personnel de se sentir un peu coquette et, elle l'espérait, désirable.
Ses jambes étaient belles. Des cuisses peu prononcées, des mollets musclés et des chevilles délicates.
Elle était belle.
Elle était vraiment belle.
Malheureusement, elle ne s'en rendait pas vraiment compte et sa personnalité s'accommodait mal de ces regards insistants, de ces désirs parfois difficilement contrôlés par ceux qu'elle rencontrait. Elle ne se considérait pas comme une belle femme. Juste une femme qui faisait de son mieux pour son propre ressenti et qui essayait de traverser la vie vaille que vaille.
Elle ne cherchait que l'ombre alors qu'elle aurait mérité la lumière.
L'image de Gabriel s'imposa à nouveau dans son esprit. Cette fois, en lingerie, elle le laissa prendre possession d'elle. Retirant son soutien-gorge, descendant sa culotte haute, elle entra les yeux pratiquement fermés dans sa douche. L'eau chaude chuta alors sur ses épaules et sa tête.
Rapidement, une forme de volupté s'empara de la jeune femme. Entourée par la chaleur de l'eau, la brume naissante, l'odeur enivrante de son shampoing à la vanille, elle laissa ses mains s'emparer de son corps qui ne demandait que cela.
Elle empoigna ses seins, les caressa lentement, les pressa l'un contre l'autre, pinçant ses tétons devenus turgescents. Elle adorait jouer avec ses seins et, cette fois, elle laissa libre court à ses désirs, comme si elle venait d'en obtenir l'autorisation. Elle les caressa du bout des doigts, les sentant frémir sous son premier assaut. Ses tétons devinrent, à nouveau, la cible de ses caresses. Elle les pressa entre ses doigts, les caressant, les étirant doucement, passant chaque doigt l'un après l'autre sur ce petit bout de chair si sensible chez elle. Elle pressa alors ses seins, laissant la marque de ses doigts s'imprimer dans sa peau, sentant ses globes généreux et terriblement fermes entre ses paumes. Elle gémit sous l'eau dégoulinante. Puis, une main descendit vers sa hanche, son ventre, son pubis puis s'immisça rapidement au cœur même de la source ultime de son plaisir. Elle enfonça deux doigts en elle, ramonant son sexe avec une vigueur inédite tandis que sa bouche ouverte laissait échapper une série de gémissement de plus en plus sonore. Ses yeux fermés cherchaient encore le regard de son Adonis, de cet homme qui lui avait retourné le cerveau, qui lui faisait totalement lâcher prise pour la première fois de sa vie.
Ses jambes fléchirent sous son poids et les tremblements de son corps mais elle ne pouvait cesser de se pénétrer de plus en plus vite et de plus en plus profondément, laissant échapper ce bruit familier de son jus de femme s'écoulant le long de sa peau.
Sa main caressait ses seins tandis qu'elle continuait de chercher la jouissance qui était là, toute proche. Elle posa alors son pouce sur son clitoris tandis que ses doigts reculaient puis pénétraient ses chairs.
Ce dernier mouvement eut raison d'elle et elle s'effondra dans un gémissement d'animal blessé dans sa douche
— AAARRRRGGGGGHHHHHH....OOOUUUIIIIIIIII......QUEL SALAAAAAUUUUD !
Pour la première fois de sa vie, elle sentit un liquide plus abondant être expulsé de sa chatte trempée. Elle eut l'impression d'uriner tandis que ses jambes tremblaient encore sous l'assaut décidé qu'elle venait de lancer contre ses propres défenses qui avaient volé en éclat, terrassées par l'image d'un homme pourtant encore inconnu.
Remise de ses émotions mais encore tremblante, elle termina alors sa toilette puis, passant son pyjama trop sage, elle s'était couchée.
Le sommeil, cependant, avait déserté son esprit alors qu'habituellement, un orgasme lui permettait de s'endormir rapidement. Cette fois, son corps semblait encore réclamer sa part de plaisir. Elle sentait sa chatte palpiter à cette idée, ses seins se tendre et son esprit vagabonder vers un homme aux yeux bleus terriblement tentants.
Sans s'en rendre compte, sa main caressa à nouveau ses seins, l'autre descendit vers sa chatte et en quelques secondes, elle était de nouveau en train de jouir.
Elle jouit encore deux fois inconsciemment avant de, finalement, succomber au sommeil.
Ce matin, elle avait honte.
Honte de s'être laissé emporter dans cette luxure qui ne lui ressemblait pas. Honte d'avoir joui d'une manière inédite pour à cause d'un homme qu'elle savait inaccessible. Mais la petite voix lui parla à nouveau et lui déclara que c'était ce qu'elle attendait depuis toujours.
La faisant taire, elle s'habilla d'un pantalon en jeans et d'un pull confortable. Elle se fit un thé vert et prit un livre.
Le weekend se passa lentement entre sortie pour quelques achats de premières nécessités et la lecture de son roman. Tout pour ne pas penser. Tout pour oublier. Rien de cela ne lui ressemblait, elle avait toujours connu une vie monotone, certes, mais rangée, calme, sans effusion trop visible. Comme si elle avait anesthésié ses désirs, ses envies. Ou, du moins, les avait enfoui sous une chappe d'honorabilité et de respectabilité dessinés par une soumission à l'autorité, une perte de personnalité et un choix décidé de ne pas faire de vague. Quelques larmes coulèrent en repensant à sa folie mais vite effacé par ce thé réconfortant, rappelant les habitudes dénuées du moindre écart.
Le lundi arriva finalement plus rapidement que prévu.
Comme le soleil était revenu et que les températures promettaient d'être agréables, elle s'habilla d'une jupe au-dessus du genou, d'un chemisier blanc dont elle laissa trois boutons ouverts et d'une veste d'été légère. Elle chaussa ses éternelles ballerines, pris son sac à main et ses clés pour se rendre, en métro, à son travail mais d'excellente humeur.
Elle entra dans son bureau pour y trouver une note manuscrite de son patron qui lui demandait de se présenter à lui dès son arrivée.
Son humeur redescendit immédiatement d'un cran. Non pas qu'elle soit inquiète, elle avait l'habitude de ce genre de convocation impérative. Mais cette fois, elle avait représenté son patron lors d'une soirée mondaine.
Aurait-elle fait mauvaise impression par sa tenue trop simple, par sa timidité, par sa simplicité ?
“ Perdue et déplacée “. Les mots la frappèrent à nouveau.
Sans hésiter - à quoi bon retarder l'inévitable ? - elle se dirigea vers le bureau. Frappa un coup à la porte et, entendant le mot fatidique, entra en respirant un grand coup. D'une voix qu'elle souhaita ferme, elle lança
— Bonjour Monsieur De Lussac. Comment s'est passé votre weekend ? Vous avez demandé à me voir ?
— Ah, bonjour Elise. Oui, effectivement. Merci, mon weekend fut reposant.
— Que puis-je pour vous ?
— Mais...rien ! Je voulais vous féliciter pour votre présence remarquée mais parfaite au vernissage et vous dire que les éloges que j'ai reçus vous concernant ne laissaient pas présager d'un aussi fort caractère. Je suis impressionné, sachez-le. Il me reste donc encore des parts de votre personnalité à découvrir. Cela me rend heureux.
Elise ouvrit les yeux sans comprendre de quoi il retournait. Mais, connaissant son patron, elle parvint à faire bonne figure, attendant la suite qui ne manquerait pas.
— En fait, cela m'a permis de comprendre que votre rôle, auprès de nous, est un véritable carcan pour votre personnalité. Aussi, et après avoir pris quelques avis professionnels durant le weekend, j'ai décidé de vous offrir une promotion.
— Une promotion ? Mais...Monsieur de Lussac, je ne comprends pas.
— Ne soyez pas modeste, Elise. Charmer un homme comme Gabriel Wallace à la première rencontre est un exploit qui n'est pas à la portée de n'importe qui.
— Qui ?
Au moment où elle disait cela, un visage s'imposa à elle et elle se sentit défaillir à nouveau. Son corps la trahissait. Elle sentait une part d'elle s'humidifier sous sa lingerie, ses seins pointer sous son fin chemisier au travers de son soutien-gorge et sa nuque se pâmer d'une fine couche de transpiration. Le besoin de jouir s'imposa à elle à son tour.
— Nous sommes en affaires avec l'une de ses sociétés. Il m'a demandé s'il était possible de vous détacher auprès de lui afin d'établir une connexion plus franche entre nos deux entreprises. J'ai trouvé que l'idée était excellente et comme je sais votre professionnalisme, je n'ai pas beaucoup hésité. Félicitations, Elise. Vous êtes à présent Partnership Manager de notre société. Je viens de créer le poste pour vous.
— Hein ? C'est une plaisanterie, Monsieur De Lussac ?
— Je comprends votre surprise, ma chère. Mais je trouve que ce rôle vous ira à merveille. Je travaille avec vous depuis assez d'années pour connaître votre rigueur et vos nombreuses capacités professionnelles. Je n'ai jamais eu qu'à me féliciter de vous avoir embauchée. A présent, il est temps de montrer votre potentiel encore caché, vous ne pouvez rester éternellement à ce poste alors que vous possédez de vrais atouts pour cette société. Toutes les informations concernant votre nouveau poste sont déjà sur l'ordinateur dans votre nouveau bureau. Vous passerez les informations à votre successeur qui arrivera demain et vous prendrez alors tout de suite vos nouvelles fonctions. Cela vous convient-il ?
— Euh...oui !
— Bien. C'est réglé. Il est évident que tout ceci est complété par une augmentation salariale conséquente. Le contrat se trouve sur votre mail comme tout le reste. Lisez-le et signez-le pour les Ressources Humaines avant la fin de la semaine. Du moins si vous souhaitez recevoir votre salaire, ajouta-t-il en riant. Vous pouvez retourner travailler. Et...Elise ! Bravo ! Sincèrement. C'est toujours agréable d'entendre vanter la qualité des membres d'une équipe, surtout lorsque c'est une personne si proche comme vous l'êtes et que cela vient d'un self-made man comme Wallace.
En retournant à son bureau, Elise ne comprenait pas encore bien ce qu'il venait de se passer. Elle comprit qu'elle avait reçu une promotion. Qu'elle allait s'occuper des relations de partenariat de la société. C'était un truc de dingue car elle venait d'obtenir un rôle hautement stratégique dans l'organigramme de la société. Elle changeait de statut en quelques heures pour atterrir à un poste directorial agrémenté d'une place avec droit de vote au Conseil d'Administration.
Mais en quoi Gabriel était-il responsable ?
Elle chassa cette question et se mit au travail. Il ne manquait jamais le lundi matin.
En fin de journée, tandis qu'elle respirait enfin après avoir établi la liste des recommandations pour son successeur au poste de secrétaire du patron, elle prit le temps de lire la fiche de description de son nouveau poste que Monsieur de Lussac lui avait envoyé par mail.
Elle comprit qu'elle serait responsable uniquement envers son patron des relations avec ses partenaires en affaire. Le cadre de travail était clair et précis, un lien direct et incontournable avec lui et uniquement lui. Elle le connaissait et savait comment travailler avec cet homme malgré son aura et son influence, cela la rassura un peu. Elle obtenait un poste à responsabilités, un accès aux plateformes complètes de la société mais surtout, son salaire était multiplié par trois. Avec une prime de performance qu'elle recevrait si le département ouvrait après sa présentation au comité de direction. Un montant qui lui fit fermer son ordinateur de surprise.
Un nombre à six chiffres en net plus proche des sept que des cinq.
Elle rentra chez elle choquée.
Mais une forme d'euphorie s'empara d'elle. Elle souriait. Ce qui, dans la rue, semblait un peu bizarre. Mais elle était heureuse.
Elle revint alors à la question qui l'avait hantée une partie de la journée.
En quoi Gabriel Wallace était-il responsable et, par Dieu et tous ses Saints, qui était ce type capable de faire plier aussi facilement un homme comme Guy de Lussac ? Son rôle de secrétaire de direction aurait dû lui permettre de connaître ce nom s'il était en relation avec son patron. Mais elle était certaine que jamais elle ne l'avait lu ou vu mentionner dans un document qu'elle gérait.
Qui est-il ? C'était la grande question.
Elle se promit d'y répondre au plus vite. Elle se réjouissait même d'être demain afin d'entrer dans son nouveau poste et d'obtenir cette information qui devait déjà se trouver dans un dossier préparé pour elle.
Le visage de Gabriel s'imposa à nouveau à elle malgré sa volonté farouche de s'y opposer. Elle avait compris rapidement que cet homme occupait depuis leur rencontre une grande partie de son esprit, comme s'il s'en était emparé. Elle ne comprenait pas bien comment il parvenait à faire cela mais c'était une évidence. Et elle souhaitait sérieusement éviter les débordements aquatiques qu'elle avait encore connu ce matin dans le bureau de son patron.
Gabriel ne serait qu'un client, un partenaire d'affaire pour son patron et rien de plus. Elle devait apprendre à le ranger dans la catégorie professionnelle et plus personnelle.
Gabriel ne serait qu'un client, un partenaire d'affaire pour son patron et rien de plus. Elle devait apprendre à le ranger dans la catégorie professionnelle et plus personnelle.
Généralement, cela fonctionnait très bien. Ce fut le cas quelques instants. Mais lorsqu'Elise prit une douche avant de se coucher, que ses pensées revinrent vers le beau et ténébreux Gabriel et qu'elle eut la vision d'elle éjaculant dans sa douche la veille, son corps la trompa.
Elle reprit possession de ses seins, de sa chatte et s'offrit un nouvel orgasme liquide qui la rendit heureuse mais aussi terriblement anxieuse. Elle s'étonnait, à présent, de cette nouvelle capacité qu'elle se découvrait d'éjaculer dans un tremblement un peu vulgaire lorsque le plaisir devenait trop fort. Elle ne se savait pas capable d'une telle performance et elle s'était renseignée pour finalement admettre que c'était une sorte de mode actuellement que de nombreuses femmes cherchaient à atteindre. Elle en était finalement fière car cela semblait naturel pour elle.
Elle se coucha rapidement et s'endormit heureusement d'une nuit sans rêve.
Le lendemain était son grand jour.
Elle revêtit une jupe noire sur un chemisier blanc sage. Pour la première fois, elle décida de porter des collants opaques car elle estimait qu'un manager ne montrait pas ses jambes dénudées. Elle chaussa ses éternelles chaussures sans talons et se rendit au travail. Elle avait, cependant, étudié un peu plus son maquillage et sa coiffure.
En arrivant, elle trouva une jeune femme devant son bureau qui semblait l'attendre.
— Madame Courneuve ?
— C'est moi.
— Je m'appelle Sabrina Dechamps. Je suis votre secrétaire.
— Ma...quoi ???
— Votre secrétaire. J'ai été envoyé par une agence d'intérim afin de vous aider.
— Vous plaisantez ?
— Euh...non. Je devais me présenter à huit heures à ce bureau pour devenir la secrétaire de Madame Courneuve, déclara-t-elle en lui tendant la copie de son contrat de travail.
— Ah ! Eh bien, enchantée, Sabrina ! Prenez place et au travail. Je dois prendre mes marques moi aussi puisque je découvre le poste. Alors nous allons mettre les choses au point tout de suite. Je ne suis pas Madame Courneuve, je suis Elise. Je vous appellerai par votre prénom si cela vous convient. Vous ne vous occupez pas de mon café sauf si vous allez en prendre un aussi. Et vous ne faites pas d'heures supplémentaires sauf si je vous le demandais occasionnellement. Enfin, nous pouvons apprendre à nous tutoyer si vous le désirez et si j'estime que vous convenez pour le poste. Cela vous convient-il comme arrangement ?
— Oh oui, c'est génial ! Je veux dire...bien Madame...euh...Elise.
Un franc sourire éclaira son visage juvénile. Elle ne devait pas avoir plus de vingt-cinq ans. Elle était très jolie, se dit Elise. Elle avait de longs cheveux blonds et des yeux marrons. Une poitrine qui semblait jolie, dont elle semblait fière et un port altier avec un dos droit et une position de tête fixe et résolu. C'est ce qui plaisait à Elise. La fierté et la résolution.
Elise prit connaissance de ses tâches durant la matinée. Guy de Lussac passa même dans son bureau pour s'assurer de son confort et discuter rapidement de la ligne de conduite qu'il souhaitait la voir prendre en représentant son entreprise.
Elise comprit rapidement que sa tâche serait dantesque car elle allait devoir créer de toutes pièces un département dont les compétences avaient été dispersées entre différents managers, différents secteurs et différentes personnes sans réelles connaissances des autres départements et de leur réalité opérationnelle.
Elle se lança alors à corps perdus dans ses nouvelles fonctions et, rapidement, elle établit une ligne de conduite stricte et claire pour chaque département. Certaines managers râlèrent un peu de voir une ancienne secrétaire passer au-dessus d'eux mais Guy de Lussac, ferme, les ramena dans le droit chemin et la collaboration devint franche et respectueuse lorsqu'ils comprirent que le travail accompli par cette jeune femme ne menaçait en rien leurs prérogatives de petits chefs. Enfin, son sérieux et sa volonté de faire passer l'entreprise avant elle emportèrent les dernières rébellions.
Finalement, elle avait complètement oublié Gabriel et ses yeux bleus ravageurs. Son travail lui prenait quatorze heures par jour, elle arrivait la première et partait la dernière pour continuer à travailler encore chez elle. Ses journées étaient rythmées par du thé, quelques biscuits grignotés au coin du bureau et une chute sur son lit pour s'endormir aussitôt.
Quatre semaines plus tard, avec une avance de deux semaines sur les prévisions les plus optimistes, elle présenta les premiers résultats de son travail au comité de direction.
Un nouveau département était né.
Il allait employer, pour commencer, quatre nouveaux collaborateurs qu'Elise devrait recruter et fusionner les informations de toute l'entreprise afin de pouvoir répondre avec pragmatisme et rapidité à la moindre demande externe et même interne. Le Business Plan concocté par Elise était strict, détaillé et planifié avec une rigueur quasi militaire sans possibilité de retour en arrière lorsqu'il serait validé. Elle prendrait le contrôle total des relations de l'entreprise sous la surveillance et l'approbation de Monsieur de Lussac et, à sa demande, du Comité de direction. Les réticences furent balayées par des arguments imparables, preuve d'une maîtrise parfaite du dossier qu'elle présenta à des hommes et des femmes imbus de leur pouvoir, de leur influence et rompus aux manœuvres stratégiques de haut niveau. Le budget du département fut voté à l'unanimité.
Guy de Lussac fut impressionné mais pas surpris. Il travaillait avec Elise depuis quelques années. Le comité de direction fut, lui, ébahi par la capacité de travail de cette jeune femme qu'ils avaient plus ou moins ignorée jusqu'à présent. Il félicita Guy de Lussac pour sa vision à long terme et sa capacité à détecter les talents cachés au sein même de l'entreprise. Elise rougit mais fit bonne figure, sentant tout de même ses jambes trembler un peu sous le coup du stress et de l'émotion.
En quittant la réunion, sa prime octroyée sans discussion et payée en fin d'année fiscale, elle ferma les yeux et respira longuement. Elle pensa à sa mère qu'elle n'avait vu qu'une seule fois depuis un mois, accaparée par son travail.
En revenant à son bureau, Sabrina s'interposa
— Elise ? Un homme t'attend dans ton bureau. Il dit qu'il te connait.
— Ah ? Qui est-ce ?
— Il n'a pas donné son nom mais je n'ai pas osé lui dire non. Il a un de ces charismes. Il m'a un peu fait peur.
— Je m'en occupe.
En entrant, Elise fut foudroyée.
Gabriel Wallace l'attendait, debout, le regard tourné vers l'horizon qui se dessinait au loin, par la fenêtre de l'étage supérieure où se trouvait le bureau d'Elise.
En entendant bouger derrière lui, il se retourna les mains laissées dans les poches de son pantalon Armani. Sa voix sombre et grave retentit alors
— Bonjour Elise. Félicitations pour votre juste promotion.
La jeune femme resta figée un instant puis, reprenant ses esprits, prononça d'une voix faible
— Monsieur Wallace ? Bonjour. Je vous remercie.
— C'est mérité, j'en suis certain. Mais je suis un peu...déconcerté.
— Déconcerté ? Par quoi, si je puis me permettre ?
Il s'assit comme s'il était chez lui et invita Elise à faire de même alors qu'elle était dans ses meubles.
— Je suis un peu déçu. Vous ne m'avez plus jamais donné signe de vie alors que nous sommes devenus partenaires. C'est vexant, je trouve, après la délicieuse soirée que nous avons passée ensemble à ce vernissage.
— Monsieur Wallace, je suis désolée mais..
— Gabriel, je vous prie.
Sans relever, Elise continua
— Monsieur Wallace, j'ai eu à mettre sur pied un département entier, je n'ai pas eu l'occasion de ménager la susceptibilité des uns et des autres.
— Et vous l'avez fait avec panache et détermination, si j'en crois ce que j'ai entendu.
— Pardon ?
— Guy m'a parlé de votre travail et je dois avouer que je suis impressionné. Puisque nos deux sociétés vont collaborer, nous serons amenés à nous revoir souvent.
— De quelle société parlez-vous ?
— Vous n'avez peut-être pas si bien fait vos devoirs, jeune fille !
— Trèves de plaisanteries douteuses, Monsieur Wallace. Mon temps est compté. De quoi parlez-vous ?
— Je suis le propriétaire de World Business Defense LLC. Cela vous dit quelque chose ?
— Walter Goodspeed est le propriétaire de WBD LLC. Je l'ai encore eu au téléphone hier matin.
— J'aurai dû préciser que je suis le propriétaire de la société qui détient WBD. Walter travaille pour moi, en fait.
Le sol venait de disparaître sous les pieds d'Elise. La société WBD était un monstre dans l'industrie de défense, valorisée à plusieurs dizaines de milliards. Et Cet homme prétendait en être...être le patron du patron de WBD ? C'était insensé.
— Qui êtes-vous ?
— Je suis Gabriel. L'homme qui vous a accompagné lors de ce vernissage ennuyant et qui y a rencontré une jeune femme curieuse qu'il désire connaître un peu mieux parce qu'il la trouve intrigante et particulièrement intéressante. Est-ce si étrange ?
— Arrêtez de jouer à ce petit jeu, Monsieur Wallace.
— Gabriel ! Je ne joue pas, Elise. Je suis intimement sérieux.
Son regard s'était instantanément durci. De son corps semblait émaner une sorte d'aura qui n'existait pas quelques secondes auparavant. Elise recula d'un pas. Ce baroud d'honneur était tout ce dont elle était encore capable depuis sa prise de fonction. On ne change pas les gens avec un titre et un bureau. Elle pensa à cette maxime célèbre : “l'habit ne fait pas le moine”. Cela n'avait jamais été plus vrai pour elle qu'à cet instant. Elle était gestionnaire, manager haut placé dans l'organigramme de la société et non plus secrétaire...mais elle restait timide et réservée.
— Mais que voulez-vous de moi ? Déclara-t-elle en laissant, pour une fois, ses émotions déborder sa carapace de vertu. Je ne suis personne. Je suis insignifiante, ennuyeuse, prévisible. Je n'ai aucun talent et je n'en aurais jamais. S'il-vous-plaît, laissez-moi !
— Est-ce vraiment ce que tu désires, Elise ?
Il venait de prononcer ces mots en lui prenant les mains et en la tutoyant pour la première fois. La tempête dans ses yeux s'était transformée en une eau paisible, brillante de clarté. Son sourire était sincère mais inquiet de sa réponse.
— Que voulez-vous, Monsieur Wallace ? Répéta-t-elle à nouveau.
— Que vous commenciez par répondre à la question qui est restée suspendue entre nous.
— Quelle question ?
— Vous ne vous en souvenez pas ?
Elise chercha dans sa mémoire mais la seule chose qui lui revint était le plaisir qu'elle avait pris plusieurs fois en pensant à cet homme, à son regard, à sa voix et à sa posture. Elle sentit, à nouveau, son sous-vêtement s'inonder dangereusement alors qu'il lui tenait les mains. Son corps la trahissait à nouveau. Elle sentait ses tétons se durcir contre la dentelle de son soutien-gorge et elle pria pour qu'il ne le remarque pas.
— Rafraîchissez-moi la mémoire.
Gabriel se recula en passant son regard du visage d'Elise à ses pieds chaussés de ses éternelles ballerines.
— Je recule car ma présence physique trop près de vous semble agir comme un détonateur sur votre propre corps, Elise. Et je ne veux pas vous mettre dans l'embarras.
Elle rougit immédiatement à ces paroles qui avaient, en fait, l'effet inverse que ce qu'elles déclaraient. Gabriel utilisait l'antiphrase comme un professionnel. Elise se retourna et, d'un geste vif, aéra son chemisier afin que ses seins et ses tétons ne soient plus aussi visibles, comme son trouble.
— Quelle question ? Demanda-t-elle en regardant par la vitre le reflet de son tourmenteur.
— Quand avez-vous fait réellement quelque chose uniquement parce que vous le désiriez ?
Elise se retourna alors. Confuse et furieuse. Ravie et sous le charme.
— Soyez honnête, jeune Elise. Je ne cherche pas à vous faire du mal. Mon but est tout autre.
— Quel est-il ?
— Si vous répondez honnêtement, je vous le dirai. Je vous ferai une proposition que vous accepterez ou que vous déclinerez. Cela dépendra de vous.
— Il y a longtemps que je ne fais plus ce que je désire, Monsieur Wallace.
Gabriel ferma les yeux et inspira profondément. Lorsqu'il les rouvrit, ils étaient devenus incandescents.
— Pourquoi, Elise ?
— Parce que je ne sais pas comment faire. Parce que j'ai appris à dire “oui” sans réfléchir. Parce que je n'ai pas la personnalité qui permet d'esquiver les attaques et que faire des choses pour soi, c'est donner des armes aux hommes.
Gabriel s'assit alors dans le fauteuil. Il la regarda avec patience et délicatesse. Elise comprit qu'il pesait les mots qu'elle venait de prononcer.
Puis, il reprit la parole.
— Merci pour cette franchise, Elise. C'est tout à votre honneur et je ne me permettrai jamais de porter un jugement sur ce que vous pensez.
— Merci.
— Mais cela me rend un peu triste.
— Triste ?
— Oui ! Simplement parce que vous passez à côté des plus belles choses de la vie que vous ne pourrez plus jamais connaître. Le temps n'est pas éternel, Elise. Et il veut mieux vivre de regrets que de ne pas vivre du tout, vous ne pensez pas ?
— J'ai assez perdu de temps à chercher et à rêver à l'impossible, Monsieur Wallace.
— Je vous entends, Elise. Je comprends. Mais que diriez-vous si je vous annonçais que vous avez, probablement, pris le mauvais chemin à un carrefour ?
— Que vous ne me connaissez pas !
— Effectivement. C'est le but de ma visite.
— Nous y voilà !
Gabriel sourit à cette remarque. Il avait noté que l'assurance d'Elise grandissait avec le temps et l'habitude. Il était certain de ce qu'il entreprenait, comme toujours. Comme à chaque fois.
— Acceptez-vous de dîner avec moi ?
— Pardon ?
— C'est le but de ma visite. Acceptez-vous de dîner un soir avec moi ?
— Pourquoi ?
— Parce que je souhaite mieux vous connaître. C'est ce que j'ai dit et vous venez de me faire le reproche de ne pas vous connaître. Ainsi, je fais d'une pierre, deux coups. J'apprends à vous connaître et nous pourrons discuter ensemble de votre avenir si sombre. Qu'en dites-vous ?
— Je repose ma question : Pourquoi moi ?
Gabriel sourit à nouveau. Puis reprit,
— Je vous trouve intéressante et intrigante. Je vous l'ai dit plusieurs fois, ce qui chez moi est un sentiment inhabituel. J'ai envie de vous connaître un peu plus. Il n'y a aucun sous-entendu, ni sous-titre. Acceptez cette soirée. Et si vous ne la trouvez pas à votre goût, je ne vous importunerai plus jamais, c'est promis. Nos relations seront strictement professionnelles donc distantes.
— Une seule soirée ?
— C'est promis. Sauf si, à l'issue de celle-ci, vous acceptez encore de me revoir. En tout bien, tout honneur.
— C'est d'accord.
— A la bonne heure !
Elise pouffa de rire, ce qui étonna Gabiel.
— Qu'y a-t-il ?
— Que cette expression est désuète.
— Oui ! Mais moi, je l'aime bien. Dit-il en riant. Je l'emploi souvent, d'ailleurs, sans m'en rendre vraiment compte. Ma propre mère m'en fait aussi le reproche.
— J'ai du mal à vous imaginer rire avec votre mère. J'ai du mal à vous imaginer avoir une mère.
— Touché !
— Pardon ! Dit-elle en rougissant. J'ai tendance à ne pas savoir quand me taire et...
— Chuuut...c'est ce qui fait votre charme et me rend si curieux.
Ils rirent alors ensemble, détendant l'atmosphère.
— Je vous enverrai mon chauffeur vous prendre. Que diriez-vous de vendredi soir ? Cela vous laissera le weekend pour réfléchir.
— Réfléchir ? A quoi ?
— Vous verrez. Sachez simplement que je souhaite passer une excellente soirée en votre compagnie, calme et apaisante après une semaine de travail. D'accord ?
Elise le dévisagea une dernière fois puis, les bras s'écartant de son corps pour y retomber immédiatement déclara dans un souffle
— Bon, d'accord !
— Je vous enverrai les détails. Je me réjouis déjà de notre soirée. Je vous laisse travailler. A vendredi, Elise, dit-il en lui prenant la main.
Elle sentit sa poigne toute en retenue. Ses yeux fixés dans les siens et ce frisson qui l'habitait en sa présence refit son apparition.
Lorsque la porte se referma délicatement derrière lui, Elise eut à nouveau l'impression que l'air emplissait ses poumons. Elle n'eut, cependant, pas le temps de réfléchir à la discussion car Sabrina déboula dans le bureau
— C'est qui cet Appolon, Elise ? Putain, il est trop canon. Je n'ai jamais vu un mec aussi beau. Et ce regard,...j'ai la culotte qui a fondu.
— S'il-te-plaît, Sabrina, épargne-moi les détails ! Dit Elise en pressant ses doigts sur ses yeux et en s'abandonnant dans son fauteuil de bureau.
— Ça ne va pas, Elise ?
— Si, très bien. Mais ce n'est pas simple de discuter avec un homme comme lui, tu peux me croire. Tu es sur la défensive sans t'en rendre compte et il ne te laisse pas prendre la moindre initiative. C'est juste...dingue.
— Ce n'est pas discuter qui me vient en tête si j'étais en privé avec lui.
— S'il-te-plait, sérieusement. Tu sais que je n'aime pas cela.
— Oui, pardon. Je suis désolée. Mais il est trop beau. Tu peux me dire qui c'est, au moins ?
— Gabriel Wallace. Il est le propriétaire de la société qui possède WBD. Je n'ai pas encore eu le temps de me pencher sur ce sujet. Et j'ai du mal à y croire.
C'est peu dire qu'elle venait de moucher sa secrétaire. Sabrina resta un instant ébahi, la bouche ouverte.
Elise la regarda en écarquillant les yeux. Ce n'est pas tous les jours que l'on arrive à faire taire Sabrina.
Ferme la bouche, on dirait un poisson hors de l'eau.
— Et il est milliardaire, en plus ! Je veux mourir ! Pourquoi je ne suis que secrétaire, c'est injuste. Il ne m'a même pas vue, j'en suis certaine. Dit-elle en s'asseyant sur le siège face à son patron et prenant sa tête entre ses mains, tout en faisant une grimace ridicule.
Elise sourit puis, avec douceur, lui dit
— J'étais encore secrétaire il y a deux mois, Sabrina.
— Tu vois ce que je veux dire !
— Oui, mais ce n'est pas une raison.
— Oh tu as raison ! Excuse-moi. Mais n'empêche, la vie est injuste. Pourquoi j'ai rencontré un homme pareil si inaccessible ? Tu le fais revenir quand ?
— Allez, ça suffit ! Va bosser, fainéante !
— Oui patron ! Dit-elle en lui tirant la langue.
Elise la regarda sortir puis, lorsque la porte en verre se referma, pensa, in petto
N'empêche qu'elle a raison, cette petite coquine. Ma culotte a pris feu aussi. Je me demande si ce fut le cas pour Cendrillon lorsqu'elle a quitté son Prince en courant ?
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Commentaires ()
C'est toujours étonnant mais ô combien gratifiant de lire votre contentement.
Soyez humblement remerciés.
Excellentissime !
Merci
simplement WHAOU....
extra....non ordinaire...
vivement la SUITE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'espère que la suite et la fin de cette petite histoire rencontreront les mêmes suffrages.
Cordialement.
Celui là ne déroge pas à la règle.
Un régal ! Et qui nous change heureusement de ces auteurs dont le seul but est de raconter une partie de sexe où la luxure est le principal moteur.
Ceci dit, chacun son truc et respect pour tous.
Mais franchement, j'ai plus de plaisir à lire une texte comme celui-ci.
Merci donc à cet auteur et vivement la suite.