Cécile et Benoît
Chapitre 1 · Le vernis de la routine
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Cécile et Benoît — Chapitre 1 · Le vernis de la routine

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Cécile et Benoît

Chapitre 1 · Le vernis de la routine

L'appartement du passage du Sidobre est plongé dans cette pénombre douce que j'affectionne tant. À trente ans, j'aime la stabilité de notre vie en pays de Cocagne : le parquet qui craque toujours aux mêmes endroits, l'odeur du café moulu le matin, et surtout, le rituel du retour de Cécile. Depuis dix ans, nous formons un bloc, une entité que rien ne semble pouvoir effriter. Nous avons survécu aux fins de mois difficiles de nos études, aux premiers jobs stressants, et nous parlons maintenant d'acheter une maison en banlieue, avec un jardin pour le chien dont nous rêvons.
Pourtant, ce mardi soir, l'horloge du salon affiche 20h15, et la clé n'a toujours pas tourné dans la serrure.
Je jette un œil au plat de lasagnes qui tiédit dans le four éteint. Cécile travaille comme conseillère de vente dans une enseigne d'électroménager haut de gamme du centre-ville. D'habitude, elle franchit la porte à 19h30 précises, pestant contre les clients indécis ou la climatisation trop forte du magasin.
Quand le verrou finit par se faire entendre, le bruit me paraît étrangement lourd.
Cécile entre. Elle ne lance pas son habituel « Coucou mon cœur ». Elle pose son sac de cuir sur le guéridon de l'entrée avec une précaution excessive, presque rituelle. Dans le halo de la lampe du couloir, je remarque que son chemisier blanc, d'ordinaire impeccable, est légèrement froissé au niveau de la taille. Ses cheveux châtains, qu'elle attache toujours en un chignon strict pour le travail, retombent en mèches rebelles sur ses épaules.
— Tu as eu une fermeture difficile ? je demande en m'approchant pour l'embrasser.
Elle se détourne légèrement sous prétexte de retirer ses escarpins, m'offrant seulement sa joue. Sa peau est chaude, presque brûlante.
— Un client de dernière minute pour une cuisine complète, murmure-t-elle sans me regarder. Je suis épuisée, Benoît. Je vais juste prendre une douche.
Elle s'éclipse vers la salle de bain avant que je puisse ajouter un mot. Derrière la porte close, le bruit de l'eau se fait entendre presque instantanément. Je reste immobile au milieu du salon. Il y a dans l'air une tension nouvelle, un parfum qui n'est pas le sien — une note boisée, masculine, qui semble flotter sur ses vêtements.
À table, quelques minutes plus tard, le silence devient oppressant. Cécile mange lentement ses lasagnes, les yeux fixés sur son verre de vin rouge. Sa main tremble imperceptiblement lorsqu'elle porte la fourchette à sa bouche.
— Cécile... qu'est-ce qui se passe ? Tu n'as pas décroché un mot depuis que tu es rentrée. On dirait que tu n'es pas vraiment là.
Elle relève enfin les yeux. Son regard, habituellement si clair et assuré, est embué de quelque chose qui ressemble à de la panique, mêlée à une étrange excitation qu'elle tente de refouler.
— Mon patron, Marc, est resté avec moi pour fermer la boutique, commence-t-elle, la voix si basse que je dois me pencher pour l'entendre.
Elle pose sa fourchette ; le bruit du métal contre la porcelaine résonne dans le silence de la salle à manger. Elle prend une grande inspiration, ses doigts se nouant autour de son verre de vin.
— Il est resté après la fermeture, reprend-elle, le regard désormais fixé sur un point invisible derrière moi. Il y avait cet inventaire à finir dans la réserve... la pression de la direction, les chiffres qui ne rentrent pas. Il s'est approché de moi pour vérifier un bon de commande.
Je sens un nœud se former dans mon estomac, mais une curiosité étrange, presque électrique, commence à poindre derrière mon inquiétude.
— Et ? je lâche, la voix plus rauque qu'à l'accoutumée.
— Il était juste derrière moi. J'ai senti son souffle sur ma nuque. Il a posé une main sur ma hanche, tout doucement d'abord, puis il m'a retournée contre un des frigos d'exposition, ceux en inox froid.
Elle marque une pause, observant ma réaction. Elle s'attend sans doute à de la fureur, à ce que je me lève en renversant ma chaise. Mais je reste immobile, les pupilles dilatées, suspendu à ses lèvres.
— Il a soulevé ma jupe, continue-t-elle. C'était brutal, différent de nous. Il m'a embrassée. Je n'ai pas dit non, Benoît. Je n'ai même pas essayé. Puis il m'a prise là, debout, au milieu des machines. J'entendais le ronronnement des compresseurs de la climatisation et le bruit de la rue, mais tout ce que je sentais, c'était ses mains sur moi. C'était mal, je le savais, mais j'avais besoin de cette intensité.
Une bouffée de chaleur envahit ma poitrine. L'image de Cécile, ma Cécile, soumise à l'autorité de ce patron que j'ai croisé deux fois aux pots de fin d'année, ne provoque pas de dégoût. Au contraire, une érection douloureuse commence à tendre mon pantalon.
— Tu as aimé ? je demande, surpris par ma propre question.
Cécile paraît troublée par l'absence de jugement dans ma voix. Elle hoche lentement la tête.
— Oui. Voir mon reflet dans l'inox pendant qu'il me possédait... savoir que je n'étais plus la femme rangée que tout le monde connaît. J'ai eu honte en sortant, mais là-bas, j'étais juste... à lui.
Je me lève lentement. Je contourne la table et viens me placer derrière elle, imitant inconsciemment la position qu'elle vient de décrire. Je pose mes mains sur ses épaules. Cécile frissonne.
— Raconte-moi encore, je murmure à son oreille. Dis-moi exactement ce qu'il t'a fait, chaque geste, chaque sensation.
C'est à ce moment que la discussion bascule. La jalousie initiale se transforme en un carburant érotique puissant. Le salon n'est plus le sanctuaire de notre routine, mais le théâtre d'une exploration nouvelle.
Cécile ferme les yeux, abandonnant sa tête contre mon torse. Elle sent la chaleur de mon souffle et, surtout, elle perçoit l'absence totale de reproche dans ma posture. Cela la libère d'un poids, mais charge l'air d'une électricité nouvelle.
— Il m'a forcée à le regarder dans les yeux, commence-t-elle, la voix un peu plus assurée. Il y a ces grands miroirs dans la zone des cuisines d'exposition, tu sais ? Il m'a poussée contre le plan de travail en faux granit noir. C'était froid contre mes cuisses, un contraste violent avec la chaleur de ses mains.
Je resserre ma prise sur ses épaules, mes doigts s'ancrent dans le tissu de son chemisier.
— Il a déboutonné ton chemisier ? je murmure, l'image s'imprimant avec une netteté déconcertante dans mon esprit.
— Non, il l'a juste écarté brusquement. Il n'avait pas le temps pour la douceur. Il a agrippé mes cheveux pour me renverser la tête en arrière. J'ai vu mon propre reflet dans le miroir d'en face : j'avais les joues rouges, les yeux embués. Il me disait que j'étais sa meilleure vendeuse, mais à cet instant précis, j'étais juste sa chose.
Elle marque une pause, un petit rire nerveux s'échappant de sa gorge.
— Le plus fou, c'est que des gens passaient encore sur le trottoir, derrière les rideaux de fer baissés. On entendait leurs pas claquer sur le bitume, les rires des passants... et moi, j'étais là, soulevée par lui, mes jambes enroulées autour de sa taille. Chaque fois qu'il me percutait, mon dos frappait les placards d'exposition. Le bruit métallique résonnait dans tout le magasin vide. Je pensais à nous, à toi. Mais je n'ai rien dit, j'avais besoin de ça ...
Mon cœur bat jusque dans mes tempes. La jalousie que je devrais ressentir est totalement étouffée par une vision presque cinématographique de la scène. J'imagine cet homme, Marc, plus âgé, plus autoritaire, prenant possession de ce qu'il y a de plus précieux pour moi, avec une assurance brutale.
— Et lui ? Est-ce qu'il savait que tu pensais à moi ? je demande, ma voix trahissant une excitation croissante.
— Non, répond Cécile en se tournant enfin pour me faire face. Il ne pensait qu'à lui, à son plaisir, à son pouvoir sur moi. Et c'est ça qui m'a rendue folle, Benoît. De ne plus être « ta » femme pendant dix minutes, d'être juste une femme prise dans un entrepôt, assouvissant mes propres fantasmes.
Elle pose ses mains sur mon torse, sentant mon cœur galoper.
— Puis il a joui en moi. Quand il a fini, il s'est juste rhabillé, sans dire un mot, puis il m'a tendu mon sac et il a dit : « À demain 9h, Cécile ». Comme si de rien n'était. C'est ce qui me hante depuis que je suis partie, savoir que je t'ai trompé tout en ayant éprouvé du plaisir.
Je la regarde intensément. Je ne vois plus la compagne routinière, mais une femme transfigurée par une expérience interdite. Le désir de la réclamer est là, mais il est désormais teinté d'un besoin de partager cette soumission.
Sans répondre tout de suite, je glisse mes mains dans son dos, sentant encore sous mes doigts la tension qui l'habite. Sans un mot, je la guide vers la chambre. L'obscurité y est presque totale, seulement découpée par la lueur orangée des lampadaires de la rue qui traverse les voilages.
Je la pousse doucement sur le lit. Cécile s'allonge, son chemisier blanc froissé tranchant avec le bleu profond de la couette. Elle me regarde faire, s'attendant sans doute à ce que je cherche à effacer l'autre homme par ma propre présence. Mais mes gestes sont différents, plus lents, presque exploratoires.
Je m'installe au bord du lit, la surplombant, mais sans la toucher immédiatement.
— Quand il te tenait contre ce plan de travail, je murmure, est-ce que tu aurais aimé que je sois là ?
Cécile fronce légèrement les sourcils, troublée.
— Pour m'arracher à lui ?
— Non, je réponds d'une voix sourde. Pour te regarder. Pour voir comment tes doigts se crispaient sur l'inox. Pour voir son regard à lui quand il comprenait que tu lui appartenais.
Le silence qui suit est électrique. Cécile sent un frisson parcourir ses bras. Mon excitation n'est pas une façade ; elle est profonde, alimentée par les détails qu'elle vient de livrer.
— Benoît... qu'est-ce que tu es en train de me dire ?
Je me rapproche de son visage, mes mains venant encadrer sa tête sur l'oreiller.
— Je suis en train de te dire que l'idée que cet homme t'ait possédée me rend fou. Pas de colère, Cécile. De désir. Je veux que tu me racontes tout, encore et encore. Et peut-être qu'un jour... je n'aurai plus besoin de l'imaginer.
Je commence à l'embrasser avec une fougue inhabituelle, une sorte de ferveur sombre qui traduit mon acceptation totale de ce qui vient de se passer. Cécile répond avec la même urgence, ses mains cherchant ma peau, réalisant que le secret qu'elle craignait de révéler vient de briser une digue que nous n'aurions jamais osé approcher en dix ans de vie commune.
L'acte qui suit est empreint de cette nouvelle dynamique : chaque mouvement semble hanté par l'ombre du patron, par l'odeur du magasin, transformant notre lit habituel en un territoire d'expérimentation où les rôles commencent déjà à se brouiller.
L'étreinte est d'une intensité radicalement différente de tout ce que nous avons connu durant notre décennie de vie commune. Ce n'est plus la tendresse rassurante d'un couple solide, mais une urgence fiévreuse, presque sauvage.
Je l'embrasse avec une ferveur nouvelle, mes mains parcourant son corps comme si je cherchais à retrouver, sous sa peau, les traces de l'autre homme. Je ne cherche pas à l'effacer, mais à m'en nourrir. Mes gestes sont empreints d'une possession plus brute : je la retourne sur le matelas. Mes doigts s'ancrent fermement dans ses hanches, tandis que Cécile, la tête enfouie dans l'oreiller, laisse échapper des gémissements qu'elle n'avait jamais osé libérer auparavant. Je la pénètre et commence à la besogner.
— Raconte encore, je grogne. Dis-moi comment il t'a fait jouir.
Entre deux halètements, elle obéit, la voix hachée :
— Il... il m'a doigtée en même temps qu'il m'embrassait... un doigt dans la chatte pendant qu'il me sodomisait presque avec son pouce... j'ai joui en tremblant... Puis il m'a pénétrée, alors je me suis contractée si fort autour de lui qu'il a joui tout de suite après...
Chaque mouvement est rythmé par les images qu'elle dépose dans mon esprit. Pour moi, ce n'est plus seulement Cécile que je tiens, mais cette femme qui, quelques heures plus tôt, s'est offerte à un étranger dans l'arrière-boutique. Cette pensée agit comme un catalyseur puissant, démultipliant ma vigueur. Mes va-et-vient sont puissants, rapides, presque violents.
Cécile, de son côté, se sent étrangement libérée. En avouant son infidélité et en me voyant m'enflammer au lieu de m'effondrer, elle n'a plus besoin de jouer le rôle de la compagne parfaite. Elle se cambre, cherchant le contact le plus dur, le plus franc, répondant à ma force par une soumission consentie qui l'excite au-delà des mots.
Nos souffles se confondent dans l'obscurité de la chambre, ponctués par le froissement des draps et le choc sourd de nos corps. C'est une communion paradoxale : nous n'avons jamais été aussi proches, alors même que nous invoquons l'ombre de son infidélité.
Quand la jouissance survient, elle est d'une violence telle que nous restons de longues minutes soudés l'un à l'autre, le cœur battant à tout rompre, la peau moite, dans un silence chargé sachant que notre couple vient de franchir un point que nous n'avions jamais imaginé.
Le calme revient peu à peu, mais l'air dans la chambre reste chargé d'érotisme cru. Je me suis allongé sur le dos, le bras entourant les épaules de Cécile, tandis qu'elle repose sa tête sur mon torse, écoutant les battements de mon cœur qui ralentissent enfin.
C'est moi qui romps le silence, ma voix n'étant plus qu'un murmure dans l'obscurité.
— Cécile... ce que tu m'as raconté tout à l'heure. L'image de toi avec lui... ça ne m'a pas seulement excité sur le moment. C'est quelque chose que je porte en moi depuis longtemps, sans oser y mettre des mots.
Cécile se redresse légèrement sur son coude pour plonger son regard dans le mien.
— Tu veux dire que tu n'es pas en colère ? Pas même un peu ?
— La jalousie est là, j'admets avec une franchise désarmante, mais elle est sublimée. C'est comme si te savoir désirée et prise par un autre te rendait encore plus désirable à mes yeux. J'ai toujours eu ce fantasme... L'idée de te partager, ou plutôt, de te voir être possédée par un autre homme qui ne te connaît pas comme je te connais.
Cécile reste un instant sans voix, assimilant cette révélation.
— Tu voudrais... me voir avec lui ? Avec Marc ?
— Peut-être, mais pas tout de suite, je réponds en caressant sa joue. Mais l'idée que tu puisses être à la fois ma femme, celle que j'aime depuis dix ans, et cette femme libre, soumise au désir d'un autre ... c'est la chose la plus excitante que j'aie jamais imaginée.
Cécile sent un frisson la parcourir, un mélange de peur et d'une curiosité brûlante.
— Tu ne penses pas que c'est un jeu dangereux, Benoît. On a construit quelque chose ensemble. Si on ouvre cette porte, on ne pourra peut-être plus -la refermer. Et qu'est-ce qui se passe si l'un de nous deux finit par souffrir ?
— C'est pour ça qu'on doit en parler, je réponds en me redressant à mon tour. Il nous faut des règles. Des limites. Je ne veux pas te perdre, Cécile. Je veux juste qu'on explore cette facette de nous qu'on ignorait.
Elle reste silencieuse un long moment, fixant les ombres au plafond, avant de murmurer :
— Il a dit qu'il me voulait encore demain soir, après la fermeture.
Je sens mon sang s'accélérer à nouveau. Je prends sa main et la porte à mes lèvres.
Je me redresse, mes yeux brillant d'une lueur nouvelle, plus intense, presque impérieuse. Je prends son visage entre mes mains, l'obligeant à soutenir mon regard.
— Cécile, écoute-moi bien. Ce qui s'est passé ce soir... je veux que ça continue. Je ne veux pas que tu te sentes coupable, je voudrais que tu acceptes.
Elle me regarde, surprise par la fermeté de mon ton.
— Qu'est-ce que tu attends de moi, Benoît ?
— Demain, quand tu retourneras à la boutique, je veux que tu fasses exactement ce qu'il te demande. S'il te veut dans la réserve, tu y vas. S'il te donne un ordre, tu obéis sans hésiter. Je veux que tu sois sa chose, autant qu'il le désire. Quand tu rentreras, tu me raconteras tout, tous les détails. Garde bien à l'esprit que tu fais ça pour nous, pour ce que nous sommes en train de découvrir.
Cécile sent un souffle court lui échapper. L'idée de retourner au magasin avec mon aval, et même ma demande, change tout. Ce n'est plus une trahison, c'est une mission érotique.
— Tu me demandes de lui obéir, à lui... pour t'obéir à toi ? murmure-t-elle.
— Exactement, je réponds avec un sourire sombre. Je veux que tu te laisses modeler par son autorité. Et demain soir, quand tu rentreras, tu me raconteras chaque seconde de ton obéissance. Je veux savoir comment il t'a commandée et comment tu t'es soumise.
Je l'embrasse avec une autorité qu'elle ne me connaissait pas, scellant ce pacte silencieux. La routine de dix ans vient de voler en éclats, remplacée par un jeu de pouvoir complexe où moi, en ordonnant la soumission de ma femme à un autre, je reprends paradoxalement le contrôle de notre désir. Je m'adosse à la tête de lit, attirant Cécile contre moi. Mon ton devient plus pragmatique, presque protecteur.
— Si on fait ça, Cécile, on doit être d'accord sur tout. Ce n'est pas un jeu de hasard, c'est notre équilibre qui est en jeu.
Cécile hoche la tête, consciente que l'excitation du moment peut vite se transformer en blessure si les règles ne sont pas claires.
Je lui donne les limites de notre pacte :
— Le Secret Absolu : Marc, le patron, ne doit jamais savoir que je suis au courant. Pour lui, Cécile doit rester cette femme qui commet une faute, vulnérable et secrète. Cela préserve l'excitation de la « proie » et ma position d'observateur caché.
— La Sphère Émotionnelle : L'acte doit rester purement physique et hiérarchique. Cécile ne doit partager aucun moment d'intimité émotionnelle avec lui — pas de confidences, pas de sorties, pas de tendresse après l'acte. Elle doit rester la vendeuse, et lui le patron.
— Le Mot de Sécurité : Nous choisissons un mot simple, un code que nous pourrons utiliser à tout moment si l'un de nous sent que l'autre franchit une limite psychologique douloureuse. Si l'un de nous dit « Stop », l'expérience s'arrête immédiatement, sans discussion.
— Le Récit comme Lien : La règle d'or est la transparence totale entre nous deux. Cécile doit tout me rapporter. En me racontant son obéissance à Marc, elle me rend ma place de partenaire principal, transformant son « infidélité » en un cadeau pour notre couple.
— Et si je commence à prendre trop de plaisir à lui obéir ? demande-t-elle d'une voix un peu tremblante. Si l'image que tu te fais de moi change trop ?
Je prends sa main et entrelace mes doigts aux siens.
— C'est justement là que réside le défi. Je ne veux plus que tu sois une sainte, Cécile. Je veux que tu découvres cette part de toi qui aime être dominée, parce que je sais que c'est à moi que tu reviendras toujours. Ma confiance en nous est plus forte que n'importe quel frisson que ce type pourra te donner.
Nous restons ainsi, à définir les contours de notre nouvelle vie, entre jalousie maîtrisée et curiosité dévorante. La barrière entre le bien et le mal s'est estompée au profit d'une vérité plus crue : notre couple n'est pas en train de se briser, il est en train de muter pour survivre à la routine.
Le lendemain matin, l'atmosphère dans l'appartement a radicalement changé. Ce n'est plus le silence morne habituel des matins de semaine, mais une tension feutrée, presque cérémonielle.
Je regarde Cécile se préparer devant le miroir de la chambre. Ses gestes sont lents, appliqués. Elle choisit une lingerie plus fine qu'à l'accoutumée, un secret de soie caché sous son tailleur de vendeuse, avant de boutonner son chemisier blanc. Elle sait que chaque bouton qu'elle ajuste sera peut-être arraché ou défait par les mains de son patron d'ici quelques heures, sur mon ordre.
Je m'approche d'elle et pose mes mains sur ses épaules, nos deux reflets se rencontrant dans la glace. Il n'y a plus d'hésitation dans mes yeux, seulement une attente brûlante.
— Souviens-toi, je murmure contre son oreille. Tu lui appartiens le jour, parce que c'est moi qui l'ai décidé. Sois parfaite pour lui, sois docile. Je veux que tu rentres ce soir avec le récit d'une femme qui n'a rien refusé.
Cécile hoche la tête, un frisson électrique parcourant sa nuque. Elle ne part pas travailler ; elle part accomplir un nouveau rite. En franchissant le seuil de l'appartement, elle ne se sent plus comme la simple vendeuse d'hier, mais comme la pièce centrale d'un jeu fascinant qui vient de redonner à notre couple une vitalité jamais imaginée.
Notre histoire ne fait que commencer. La routine laisse place à l'exploration d'un fantasme que nous avons choisi de sonder ensemble, au-delà des conventions sociales.
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couplemature
21 septembre 2026 à 13:41
Merci beaucoup @renard55 pour votre retour
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renard55
21 septembre 2026 à 09:36
magnifique texte érotique donnant envie de connaître la suite du couple "libertin" dont l'homme aime se faire cocufier et son épouse aimant être soumise aux désirs de son homme en se faisant prendre par son patron....
en le lisant je n'ai qu'utilisé une seule main car l'autre était au cul pet
Soyez respectueux
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couplemature
16 août 2026 à 06:52
Mercu pout ton retour
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Exorium
16 août 2026 à 06:50
Très belle expérience. Des moments torrides qui s'annoncent. Psychologiquement intenses.
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couplemature
13 août 2026 à 18:57
@Guépiere
Merci pour ce retour
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Guépiere
13 août 2026 à 18:32
Bravo. Belle histoire de la découverte du candaulisme, de cette morsure qui va au-delà de la jalousie et de l'excitation et qui pousse à se découvrir soi-même et l'un l'autre, en se faisant confiance mutuellement. Beaucoup s'y sont brûlé les ailes de leur amour. D'autres ont su profiter de ces plaisirs nouveaux. La suite va être très intéressante.
Soyez respectueux
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couplemature
13 août 2026 à 15:51
@Just1dream
La suite est en cours de validation
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Utilisateur supprimé
13 août 2026 à 15:37
Terriblement excitant à lire, surtout que c'est une histoire vraie ! Vivement la suite !
Soyez respectueux
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couplemature
28 juillet 2026 à 19:35
Dans une histoire il y a toujours une part de vrai et une de fiction.
Soyez respectueux
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SweatRabbit
28 juillet 2026 à 19:33
Je ne sais pas le pourcentage de vérité, mais j'imagine que l'événement principal est 100% vrai. Comme quoi, on ne connaît jamais vraiment les gens.
Je lirai la suite avec grand plaisir
Soyez respectueux
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