Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À l'anniversaire de ma fille — Chapitre 1 · La poupée Barbie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
À l'anniversaire de ma fille
Chapitre 1 · La poupée Barbie
La poupée Barbie
C'est l'anniversaire de ma fille aînée, elle a vingt-trois ans et tient à m'inviter pour célébrer cet évènement qui, dit-elle, me changera les idées. Elle n'a pas tort, je traverse une période de ma vie un peu compliquée, chahutée même, par la séparation d'avec sa mère. Je ne vais pas très bien six mois après ce coup de massue quand elle m'annonce qu'elle quitte notre domicile familial avec notre fils de onze ans pour habiter un appartement minable dans la commune voisine. Officiellement, c'est pour prendre un nouveau départ, se reconstruire et être à côté de son boulot, mais je sais pertinemment que c'est surtout pour retrouver une liberté sexuelle, car elle a rencontré il y a quelque temps déjà un homme plus jeune que moi, célibataire, certainement plus disponible et peut-être aussi plus attirant à ses yeux, bien que personnellement, je ne vois pas ce qu'elle lui trouve de mieux que moi, sans doute ce connard a-t-il des talents cachés...
Bref, un peu paumé, l'esprit envahi par des questions d'ordre métaphysiques, englué dans des soucis financiers de surcroît, je suis devenu une sorte d'ermite enfermé dans un cocon de solitude et cet état de déchéance commence à effrayer ma fille qui se dit qu'une journée festive avec moult convives jeunes et dynamiques me sortirait, au moins pour quelques heures, de ma torpeur neurasthénique.
Nous sommes donc réunis chez elle en cette belle journée de septembre avec une foule constituée de ses amis et collègues dans une tranche d'âge comprise entre vingt et trente ans, autrement dit moitié plus jeune que moi en moyenne et, étant le patriarche à tous points de vue, je ne me sens pas tout à fait à ma place. Pour m'occuper et éviter de rester seul dans mon coin et aussi pour ne pas transpirer une image de vieux débris bougonnant que l'on sort les jours de beau temps pour qu'il sente un peu moins le moisi, je propose de gérer le barbecue pendant que le petit copain de ma fille sert des boissons à tout ce joli monde. Il fait un beau soleil en cette fin d'été et nous sommes dans le jardin de sa petite maison à chercher un coin d'ombre, un endroit ensoleillé, d'autres se regroupant autour d'une grande table proposant divers amuse-bouche et salades variées.
Je prends mon job avec enthousiasme malgré la chaleur dégagée par l'engin qui grille indifféremment cuisses de poulet, saucisses, côtes de porc et couenne de votre serviteur. Mon adorable fille charge une de ses collègues de m'apporter de quoi éviter la déshydratation de son cuistot préféré.
La demoiselle est charmante, bien proportionnée, assez grande, brune frisée, pétillante et particulièrement attentionnée... Ma fille lui aurait-elle recommandé de prendre soin de son vieux papa cocu ? Elle m'apporte un grand verre de rosé bien frais, lequel est bienvenu étant donné la température qui règne autour du brasero. Je lâche quelques instants mes grillades pour la remercier et trinquer avec elle.
Je n'ai pas besoin de lui demander son prénom ni la nature du lien qu'elle a avec ma fille, car elle se raconte à moi comme un livre ouvert... Je laisse cette pipelette exposer la moitié de sa vie sans vraiment y prêter d'intérêt, puis soudain, je me rends compte que la bougresse ne manifeste pas seulement de la compassion pour le vieillard grognon que je suis, car, au travers de son discours et de ses attitudes, elle entame une manœuvre pour éveiller mon attention à son égard : c'est même assez flagrant, le copain de ma fille qui passait voir l'avancement de la cuisson des chipolatas me fait un clin d'œil approbateur en remarquant le jeu de ma charmante compagne qui adopte des postures relativement équivoques, sa robe légère et très décolletée offrant aux regards inquisiteurs des perspectives alléchantes. Je me demande alors si elle est simplement extravertie ou carrément intéressée pour faire plus ample connaissance.
C'est curieux comme on peut passer d'un état dépressif et renfermé à une manifestation d'intérêt pour une personne qui n'était encore qu'une étrangère il y a cinq minutes.
Je comprends finalement que la donzelle sort d'une relation amoureuse conflictuelle avec un jeune garçon et qu'elle recherche désormais un homme mature pour rompre avec les déceptions qu'elle enchaîne depuis sa sortie du lycée. Il se trouve qu'elle est ici parmi les plus âgés du groupe d'invités, mais du haut de ses presque trente ans, elle fait encore très jeune, et en l'observant d'un peu plus près, j'avoue ne pas lui en donner plus que ma fille, voire un peu moins. Elle a l'allure d'une poupée Barbie, fine, élancée, fraîche comme le rosé qu'elle m'a apporté. Son discours tranche un peu avec son physique, j'ai l'impression d'échanger avec une femme mûre, enfin je veux dire de mon âge, quelqu'un qui a du vécu, de l'expérience dans bien des domaines et de la vie en général.
Je comprends finalement que la donzelle sort d'une relation amoureuse conflictuelle avec un jeune garçon et qu'elle recherche désormais un homme mature pour rompre avec les déceptions qu'elle enchaîne depuis sa sortie du lycée. Il se trouve qu'elle est ici parmi les plus âgés du groupe d'invités, mais du haut de ses presque trente ans, elle fait encore très jeune, et en l'observant d'un peu plus près, j'avoue ne pas lui en donner plus que ma fille, voire un peu moins. Elle a l'allure d'une poupée Barbie, fine, élancée, fraîche comme le rosé qu'elle m'a apporté. Son discours tranche un peu avec son physique, j'ai l'impression d'échanger avec une femme mûre, enfin je veux dire de mon âge, quelqu'un qui a du vécu, de l'expérience dans bien des domaines et de la vie en général.
Elle évoque les problèmes relationnels avec tellement de justesse et de réalité que je me dis qu'elle est de loin la plus intéressante des jeunes personnes présentes ici, lesquelles s'esclaffent bruyamment en employant un langage particulièrement limité en vocabulaire et à la syntaxe propre aux jeunes de cette génération qui m'échappe un peu et m'exaspère beaucoup. C'est loin d'être le cas avec mon interlocutrice.
Je décide donc de m'ouvrir à mon tour :
— On ne s'est pas présentés, moi c'est Frank.
— Ravie de faire votre connaissance, je m'appelle Claire... On pourrait se tutoyer, non ?
— Pourquoi pas ?
— Tes merguez sont en train de brûler...
— Merde ! Pardon... Je suis désolé...
— Pas de souci, je suis parfois grossière aussi, tu sais...
— Ravie de faire votre connaissance, je m'appelle Claire... On pourrait se tutoyer, non ?
— Pourquoi pas ?
— Tes merguez sont en train de brûler...
— Merde ! Pardon... Je suis désolé...
— Pas de souci, je suis parfois grossière aussi, tu sais...
Je retire la viande trop cuite du grill et retourne celle qui mérite encore de rôtir un peu avant de proposer un sandwich à Claire :
— Le poulet est un peu cramé, mais je peux te trouver un morceau pas trop carbonisé... Moutarde, ketchup ?
— J'aimerais mieux une saucisse avec un peu de sauce blanche...
— J'aimerais mieux une saucisse avec un peu de sauce blanche...
Je la regarde d'un air interrogateur, elle s'esclaffe alors de voir ma tête qui ne sait pas quelle attitude adopter face à une telle déclaration. Elle doit se rendre compte de sa bourde, à moins que ce soit une façon de dérider l'atmosphère. Elle renchérit :
— Je plaisante, j'adore le poulet bien cuit, mais avec du ketchup !
Nous éclatons de rire de concert et je lui confectionne une assiette avec un morceau de poulet dont je retire la peau noircie et une chipolata pas trop calcinée, le tout assorti des quelques chips pendant que la belle part à la recherche d'une bouteille de rosé pour refaire le plein de nos gobelets dont le contenu s'est évaporé, certainement à cause de la température ambiante qui ne cesse de monter, et ce n'est pas seulement à cause de la proximité du barbecue.
Je la vois revenir avec, en plus de la boisson, un sourire radieux et une démarche qui met en valeur son élégante silhouette. Sa robe légère flotte un peu sur ses hanches et dévoile à chaque pas des jambes capables de faire trembler Hollywood tandis que sa poitrine, vraisemblablement dépourvue de soutien-gorge, ballote au gré de sa démarche à la fois chaloupée, alerte et décidée, dans ma direction. On dirait que rien ne pourrait l'en dérouter tellement elle semble déterminée à me rejoindre. Nous nous asseyons sur des chaises assorties à une minuscule table de jardin en tôle ajourée et tellement bancale que nous manquons de nous retrouver tous les deux les fesses dans l'herbe. Encore un moment de franche rigolade que nous arrosons généreusement à grandes rasades de rosé. Puis nous continuons à évoquer nos situations respectives en grignotant du bout des dents nos grillades brûlées :
— Sarah m'a dit pour ta situation conjugale... Je compatis, je suis dans un peu dans le même cas, mais sans enfant et pas après trente ans de vie commune évidemment ! Mais ce n'est peut-être pas totalement perdu pour toi, elle va peut-être revenir quand elle verra que c'est dur de repartir de zéro à presque cinquante balais...
— C'est gentil de ta part, mais il y a un moment que ça n'allait plus entre nous et je savais que l'issue était fatale, d'autant que je me doutais qu'elle voyait quelqu'un d'autre quand j'étais en déplacement. Non cette fois, c'est bien fini et finalement c'est peut-être mieux comme ça.
— Pourquoi tu dis ça ?
— Oh c'est très simple, les années ont fait évoluer nos personnalités, nos tempéraments, nos attentes de l'avenir... Et puis essayer de me faire un cinquième enfant dans le dos, je n'ai pas apprécié...
— Elle a osé faire ça ?
— Oui, et elle en était fière en plus... Persuadée que j'allais accepter sans rien dire... Elle est tombée de haut !
— Mon pauvre, c'est ça qui a déclenché la fin de votre relation ?
— Il y avait de l'usure, c'est évident... Mais de là à penser que refaire un enfant à plus de quarante ans après en avoir déjà élevé quatre, c'était complètement irresponsable... Je l'ai tout de même convaincue d'avorter, mais elle m'en a voulu et quelque chose s'est cassé définitivement après ça...
— Bon, je vois que ça ne te fait pas du bien de revenir sur des souvenirs douloureux, on va parler d'autre chose... Sais-tu pourquoi ta fille m'a invitée ?
— Vous êtes collègues si j'ai bien compris ?
— Oui, mais pas seulement, c'est mon anniversaire moi aussi !
— Ah, mais j'ignorais, désolé du coup, je n'ai rien à t'offrir... Je te fais la bise alors...
— Ne t'en fais pas, ça me va très bien !
— C'est gentil de ta part, mais il y a un moment que ça n'allait plus entre nous et je savais que l'issue était fatale, d'autant que je me doutais qu'elle voyait quelqu'un d'autre quand j'étais en déplacement. Non cette fois, c'est bien fini et finalement c'est peut-être mieux comme ça.
— Pourquoi tu dis ça ?
— Oh c'est très simple, les années ont fait évoluer nos personnalités, nos tempéraments, nos attentes de l'avenir... Et puis essayer de me faire un cinquième enfant dans le dos, je n'ai pas apprécié...
— Elle a osé faire ça ?
— Oui, et elle en était fière en plus... Persuadée que j'allais accepter sans rien dire... Elle est tombée de haut !
— Mon pauvre, c'est ça qui a déclenché la fin de votre relation ?
— Il y avait de l'usure, c'est évident... Mais de là à penser que refaire un enfant à plus de quarante ans après en avoir déjà élevé quatre, c'était complètement irresponsable... Je l'ai tout de même convaincue d'avorter, mais elle m'en a voulu et quelque chose s'est cassé définitivement après ça...
— Bon, je vois que ça ne te fait pas du bien de revenir sur des souvenirs douloureux, on va parler d'autre chose... Sais-tu pourquoi ta fille m'a invitée ?
— Vous êtes collègues si j'ai bien compris ?
— Oui, mais pas seulement, c'est mon anniversaire moi aussi !
— Ah, mais j'ignorais, désolé du coup, je n'ai rien à t'offrir... Je te fais la bise alors...
— Ne t'en fais pas, ça me va très bien !
Et ce disant, je m'approche d'elle qui en fait autant et nos visages se rencontrent, sa bouche vient presque contre la mienne et je sens son haleine chargée d'alcool se mélanger avec un parfum de jasmin assez prononcé qui m'hypnotise un instant, me laissant dans cette position d'embrassade qui n'a pas l'air de lui déplaire puisqu'elle ne recule pas d'un pouce. Je réalise que l'étreinte est un peu trop prononcée pour une bise d'anniversaire entre un daron et une gamine amie de sa fille, je reprends donc ma place en levant mon verre :
— A ton anniversaire donc... Au fait, ça te fait combien ?
— Combien tu me donnes ?
— Je ne sais pas, comme ma fille environ, entre vingt et vingt-trois ?
— Perdu, j'ai vingt-huit ans aujourd'hui !
— Non ? Pas possible, tu fais si jeune...
— Véridique, tu veux voir ma carte d'identité ?
— Je te crois sur parole, de toute façon, je suis très mauvais à ce jeu-là...
— Laisse-moi deviner, toi tu as juste cinquante ans ... ?
— C'est de la triche, sachant que je suis le père de Sarah, tu peux en déduire mon âge...
— En tout cas, tu es vachement bien conservé pour un papa de cinquante ans... Dis-moi, il faudrait que je fasse un tour au petit coin, tu peux m'accompagner ? Je ne sais pas trop où ça se trouve...
— Je vais te montrer, viens...
— Combien tu me donnes ?
— Je ne sais pas, comme ma fille environ, entre vingt et vingt-trois ?
— Perdu, j'ai vingt-huit ans aujourd'hui !
— Non ? Pas possible, tu fais si jeune...
— Véridique, tu veux voir ma carte d'identité ?
— Je te crois sur parole, de toute façon, je suis très mauvais à ce jeu-là...
— Laisse-moi deviner, toi tu as juste cinquante ans ... ?
— C'est de la triche, sachant que je suis le père de Sarah, tu peux en déduire mon âge...
— En tout cas, tu es vachement bien conservé pour un papa de cinquante ans... Dis-moi, il faudrait que je fasse un tour au petit coin, tu peux m'accompagner ? Je ne sais pas trop où ça se trouve...
— Je vais te montrer, viens...
Et machinalement, je lui prends la main pour l'emmener aux toilettes, comme une petite fille que je crains de perdre dans la foule... C'est parfaitement inutile avec cette grande bringue, mais elle se laisse guider sans me lâcher et je me dis que ce comportement est un peu curieux de sa part. Arrivés devant la porte du lieu d'aisance, elle me demande de rester devant, car le verrou est très dur à fermer... Je ne crois pas me souvenir de ce détail, mais j'accède à sa requête. J'entends la chasse d'eau se déverser bruyamment et Claire ressort en me demandant la salle de bain pour se laver les mains. Je l'accompagne à nouveau et l'observe de dos pendant qu'elle est occupée au lavabo. C'est un véritable avion de chasse cette nana. Et est gaulée comme un mannequin de chez Dior et ne se contente pas d'avoir une plastique à faire bander un mort, elle a aussi un niveau d'instruction et un discours qui la placent au-dessus du lot dans la catégorie des jeunes femmes de son âge.
Je me dis que si j'avais vingt piges de moins, je tenterais bien quelque chose avec elle, mais un vieux machin comme moi avec une bombasse comme elle, je n'ose pas y penser... Tout en s'essuyant les mains avec une serviette qui traînait là, elle me glisse en murmurant :
— Tu sais quoi ? J'ai envie de m'amuser un peu...
— Ah oui ? C'est normal par cette belle journée, tu voudrais faire quoi ?
— Ah oui ? C'est normal par cette belle journée, tu voudrais faire quoi ?
Et s'approchant tout près de mon oreille, elle me susurre cette phrase qui me scotche sur place :
— J'ai envie de faire l'amour avec toi !
— J'ai envie de faire l'amour avec toi !
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci.
Que demander de plus !
Merci !