Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les aventures d'Elvina — Chapitre 2 · Sigvard
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les aventures d'Elvina
Chapitre 2 · Sigvard
SIGVARD
Deux heures déjà que j'ai quitté Elvina, tout juste on perçoit le début de l'aube. J'ai mille questions qui me hantent : Pourquoi Hilde m'a mis dans une situation pareille, comment allons-nous pouvoir cacher encore longtemps ce croisement des destinées ? Les autres finiront par s'en apercevoir, et puis ensuite la rumeur et puis l'obligation d'avouer et je finirai exécuté pour avoir trahi mon bracelet !
En repassant la porte du Skàli je m'aperçois que rien n'a bougé depuis mon absence, tous ont gardé leur place ! Personne n'a même remarqué que j'étais parti. Arnhild est debout sur la table principale et les guerriers passent le temps à essayer de regarder sous sa robe avant de prendre une giclée de vin sur la tête ! J'attrape une corne pleine d'hydromel et reste là un instant à contempler l'assistance. Hilde est là aussi dans un coin. Hallstein arrive sur ma droite…
En repassant la porte du Skàli je m'aperçois que rien n'a bougé depuis mon absence, tous ont gardé leur place ! Personne n'a même remarqué que j'étais parti. Arnhild est debout sur la table principale et les guerriers passent le temps à essayer de regarder sous sa robe avant de prendre une giclée de vin sur la tête ! J'attrape une corne pleine d'hydromel et reste là un instant à contempler l'assistance. Hilde est là aussi dans un coin. Hallstein arrive sur ma droite…
— Tu as l'air pensif mon brave Sigvard, ne t'amuses donc tu pas ce soir ?
— Je sens la fatigue Hallstein, je ne vais pas tarder à aller me coucher. Les grands espaces me manquent, ça fait longtemps qu'il n'y a plus de raids, plus de pillages, plus d'action ! Je n'ai jamais été un marchand vois-tu, ça doit être l'ennui.
— Je comprends ça, moi je suis beaucoup plus vieux que toi ah ah ah alors peut-être que la simple compagnie des femmes et du vin suffise à ce que je ne vois plus le temps passer. Regarde Liv par exemple, si tu avais vu tout à l'heure l'agilité de sa langue sur mon vit… ah ah ah j'avais vingt ans ! Ces fugaces petits cadeaux de la vie m'aident à patienter jusqu'au Walhalla, tu devrais en faire autant, profite mon ami profite !!!
— Je sens la fatigue Hallstein, je ne vais pas tarder à aller me coucher. Les grands espaces me manquent, ça fait longtemps qu'il n'y a plus de raids, plus de pillages, plus d'action ! Je n'ai jamais été un marchand vois-tu, ça doit être l'ennui.
— Je comprends ça, moi je suis beaucoup plus vieux que toi ah ah ah alors peut-être que la simple compagnie des femmes et du vin suffise à ce que je ne vois plus le temps passer. Regarde Liv par exemple, si tu avais vu tout à l'heure l'agilité de sa langue sur mon vit… ah ah ah j'avais vingt ans ! Ces fugaces petits cadeaux de la vie m'aident à patienter jusqu'au Walhalla, tu devrais en faire autant, profite mon ami profite !!!
Hallstein se lève d'un bond me tapant l'épaule au passage et en le regardant s'éloigner j'imagine non sans mal la petite Liv réveiller ce vieux bougre que presque cinquante ans séparent…
Comme un fantôme, je m'étais glissée hors de la maison de Hilde. Je l'avais imaginé occupée avec Graâm car tout était calme dans la cahute de Floki. Au fil du trajet, j'avais accéléré le pas de peur de croiser quelqu'un, craignant qu'on puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. Maintenant chez moi, je me sens enfin en sécurité. Je respire profondément afin de calmer les battements de mon cœur dans ma poitrine. Tellement de choses se sont passées en si peu de temps. Sigvard m'a fait me découvrir comme jamais et a mis le feu à mes sens. Rien qu'à la pensée des dernières heures, un afflux de sang rosit mes joues tandis qu'une chaleur intense se diffuse dans le bas de mon ventre. Il faut que je me repose, j'aurais les idées plus claires demain. Me préparant pour la nuit, je fais sauter l'attache de mes fibules, laissant tomber au sol mon lourd manteau de laine. Alors que le jour se lève, je sombre dans le sommeil, assaillie de rêves de luxure…
Il est presque midi quand je me décide à parcourir la ville. Je pars à la recherche d'Hilde, j'ai besoin d'explications malgré tout ! En doublant la rue du port, je manque de faire tomber Arnhild cachée derrière un énorme panier de provisions !
— Non mais Sigvard tu ne m'as pas vu peut-être ???
— Pardon j'avais la tête ailleurs, j'avoue… je ne t'ai pas vu quand j'ai tourné.
— Pardon j'avais la tête ailleurs, j'avoue… je ne t'ai pas vu quand j'ai tourné.
L'aidant à ramasser, je vois bien qu'elle s'en amuse et me revoilà mal à l'aise avec cette impression de proie facile.
— Et où donc avais-tu la tête alors si tu l'avais pas ici et maintenant à marcher ? C'est ta nuit qui te tourmente ?
— Non simplement la fatigue, l'ennui aussi, ça fait trop longtemps que je ne suis pas parti en raid, je le disais encore à Hallstein hier, l'action me manque. J'allais au port justement voir si le nouveau drakkar a été mis en chantier, je pourrais être utile et qui sait en réclamer le tig.
— Ah oui ce vieux bougre, il est drôle et la nature a été très généreuse avec lui. Encore aujourd'hui si nous les femmes on est comme toi à connaitre l'ennui, ça reste une valeur sure. À ce soir !!!
— À ce soir, répondis-je par automatisme avant de me ressaisir ! Bon je verrais Hilde à l'occasion, maintenant que j'ai dit à une possible Jarl, je vais aller au port et voir ce que je peux faire, gros malin que tu es pour te mettre dans des situations pas possibles.
— Non simplement la fatigue, l'ennui aussi, ça fait trop longtemps que je ne suis pas parti en raid, je le disais encore à Hallstein hier, l'action me manque. J'allais au port justement voir si le nouveau drakkar a été mis en chantier, je pourrais être utile et qui sait en réclamer le tig.
— Ah oui ce vieux bougre, il est drôle et la nature a été très généreuse avec lui. Encore aujourd'hui si nous les femmes on est comme toi à connaitre l'ennui, ça reste une valeur sure. À ce soir !!!
— À ce soir, répondis-je par automatisme avant de me ressaisir ! Bon je verrais Hilde à l'occasion, maintenant que j'ai dit à une possible Jarl, je vais aller au port et voir ce que je peux faire, gros malin que tu es pour te mettre dans des situations pas possibles.
La nuit a été agitée et j'émerge du sommeil alors que le soleil est déjà haut dans le ciel. Je me sens mieux et suis affamée n'ayant rien mangé depuis le déjeuner de la veille avec toutes ces aventures… Décidée à sortir, je me rends au marché pour acheter du pain d'épices et des baies. Après avoir échangé quelques banalités avec la vendeuse, je croise Arnhild qui avait fait le tour des stands vu le remplissage de son panier.
— Elvina, ça fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu ?
— Bonjour Arnhild. Effectivement je n'ai pas trop la forme en ce moment, je préfère rester tranquille…
— Décidément c'est la période, je viens de croiser Sigvard qui n'avait pas l'air dans son assiette non plus…
— Bonjour Arnhild. Effectivement je n'ai pas trop la forme en ce moment, je préfère rester tranquille…
— Décidément c'est la période, je viens de croiser Sigvard qui n'avait pas l'air dans son assiette non plus…
M'empressant de mettre fin à la conversation, je la salue et m'éloigne en direction du fjord. Que j'aime ce paysage sauvage où la nature règne en maître. Je suis le cours d'eau un moment jusqu'à ce que ce que mes pas me mènent au bassin portuaire. Tandis que les charpentiers s'affairent au lancement de la construction d'un nouveau drakkar, je m'approche de l'embarcation qui est presque prête à partir à la conquête des fleuves et des mers. Contournant la figure de proue à tête de dragon, je me retrouve nez-à-nez avec Sigvard…
— Elvina ? Que fais-tu là ?
— Je pourrais te retourner la question figure-toi, surgir comme ça comme un voleur !!!
— Moi ? Surgir ? Mais c'est toi qui viens d'arriver !!
— Ohhhh quelle mauvaise foi, ceci dit je ne fais que passer !
— Je pourrais te retourner la question figure-toi, surgir comme ça comme un voleur !!!
— Moi ? Surgir ? Mais c'est toi qui viens d'arriver !!
— Ohhhh quelle mauvaise foi, ceci dit je ne fais que passer !
Elle s'éloigne mais mon regard ne peut s'empêcher de rester fixé sur son cul, je revois les cambrures, les mouvements… Je me surprends à l'étroit dans ma chausse. Mais réveille-toi andouille ! Arrête d'aller chercher des ennuis partout ! Le contremaître t'a accepté sur le chantier donc tu bosses, tu passes ta soirée au Skàli et tu dors, point !
Mais Elvina, juste arrivée au sommet de la côte, ne peut s'empêcher de se retourner et de croiser mon regard… Je reste un instant dans ses yeux et je sais que nos esprits vont plus loin dans les jeux de l'amour, elle aussi y pense c'est évident ! C'est Graâm qui me sort de mon songe, il apporte les clous qu'il a forgés.
Mais Elvina, juste arrivée au sommet de la côte, ne peut s'empêcher de se retourner et de croiser mon regard… Je reste un instant dans ses yeux et je sais que nos esprits vont plus loin dans les jeux de l'amour, elle aussi y pense c'est évident ! C'est Graâm qui me sort de mon songe, il apporte les clous qu'il a forgés.
— Que regardes-tu là mon Sigvard… (puis se tournant vers le haut de la côte) Ahhh oui je vois ! Monsieur est du genre à aimer vivre dangereusement ah ah ah ah.
— Ne dis pas de bêtises !!! Ce sont les clous ?
— Trois douzaines, je te pose ça là. À ce soir !
— Ne dis pas de bêtises !!! Ce sont les clous ?
— Trois douzaines, je te pose ça là. À ce soir !
Sur le chantier, les choses avancent lentement et je me rends bien compte que la prochaine expédition ne partira pas avant des semaines. Des semaines bon sang !!!
En regardant vers le port, j'aperçois Elvina, Arnhild et Hilde discuter et rire ! J'en aurai presque souri quand d'un coup les trois se tournent vers le chantier et fixent le devant du drakkar où je me trouve.
En regardant vers le port, j'aperçois Elvina, Arnhild et Hilde discuter et rire ! J'en aurai presque souri quand d'un coup les trois se tournent vers le chantier et fixent le devant du drakkar où je me trouve.
— Les guerriers partis vers l'ouest lors de la dernière expédition ne sont toujours pas revenus et dans quelques semaines, d'autres iront mener de nouveaux raids… À ce rythme il ne restera plus grand monde au village afin de passer du bon temps, se désole Arnhild.
— Tu crains de ne plus être l'objet de toutes les attentions ? plaisante Hilde.
— Je sais que je pourrais toujours trouver un homme pour faire des galipettes, mais le plus intéressant ce sont aussi ceux qui ne sont pas déjà conquis trop facilement…
— Parce que tu voudrais rajouter qui d'autre à ton palmarès ? m'enquiers-je, amusée.
— Voyons-voir, un bel homme, qui ne me semble pas très en forme en ce moment, et qui vient de rejoindre le chantier naval…
— Tu crains de ne plus être l'objet de toutes les attentions ? plaisante Hilde.
— Je sais que je pourrais toujours trouver un homme pour faire des galipettes, mais le plus intéressant ce sont aussi ceux qui ne sont pas déjà conquis trop facilement…
— Parce que tu voudrais rajouter qui d'autre à ton palmarès ? m'enquiers-je, amusée.
— Voyons-voir, un bel homme, qui ne me semble pas très en forme en ce moment, et qui vient de rejoindre le chantier naval…
Accompagnant le mouvement de mes compagnes, je me retourne en direction de la proue du drakkar non sans quelques appréhensions.
Apercevant mon léger changement d'attitude, Arnhild s'amuse : « Mais c'est que l'absence de Brennus se fait longue… que tu fantasmes sur Sigvard maintenant ! Peut-être pourrions-nous nous occuper de lui toutes les deux alors ! Ah mais c'est vrai que ton rang ne te donne pas la liberté que j'ai en ce domaine… à moins… à moins qu'il ne puisse savoir qui il a en face de lui ! »
Non mais c'est dingue ! Déjà que c'était une idée délirante une fois, comment une autre personne peut-elle imaginer ce même stratagème…
Apercevant mon léger changement d'attitude, Arnhild s'amuse : « Mais c'est que l'absence de Brennus se fait longue… que tu fantasmes sur Sigvard maintenant ! Peut-être pourrions-nous nous occuper de lui toutes les deux alors ! Ah mais c'est vrai que ton rang ne te donne pas la liberté que j'ai en ce domaine… à moins… à moins qu'il ne puisse savoir qui il a en face de lui ! »
Non mais c'est dingue ! Déjà que c'était une idée délirante une fois, comment une autre personne peut-elle imaginer ce même stratagème…
La journée se termine tant bien que mal. Je vais rentrer je pense, cette première journée m'a fatigué et je ne sais pas si j'ai la force d'aller boire au Skàli, d'autant que je voudrais bien éviter de croiser l'une des trois. Je traverse le port sans vraiment faire attention à ce qui m'entoure et, en arrivant vers la rue principale, je croise Graâm et Hallstein en pleine discussion !
— Tiens, on va demander à Sigvard ce qu'il en pense, Sigvard viens voir mon grand.
Hallstein, joignant le geste à la parole, me dit de m'asseoir.
— On vient d'apprendre qu'une délégation venant de Kaupang va venir faire halte chez nous ce soir ! Et ce n'est pas anodin ; il se murmure que le jeune prince est avec eux, mais aussi quelques dames de la cour du roi Sven. Cette venue ne peut signifier que deux choses : soit une proposition de mariage ou d'alliance ! soit l'inverse et provoquer un tig qui, sans la présence de nos gens, pourrait être perdu avant même de commencer.
— Mais qui, du coup, sera assis sur notre trône ce soir ?
— Elvina forcément, elle est déjà prévenue et on a demandé à Hilde et Arnhild de porter l'armure pour l'accompagner. Et nous, nous devons venir en armes, pas question de recevoir en paysans.
— Mais qui, du coup, sera assis sur notre trône ce soir ?
— Elvina forcément, elle est déjà prévenue et on a demandé à Hilde et Arnhild de porter l'armure pour l'accompagner. Et nous, nous devons venir en armes, pas question de recevoir en paysans.
Graâm acquiesça, je fis de même. Les paroles d'Hallstein étaient pleines de sagesse, mais moi qui voulais éviter le Skàli, c'est raté.
Je finis par arriver et me précipite sous la barrique d'eau pour me doucher mais mon esprit repense à Elvina. Sans m'en rendre compte, je commence une lente masturbation, ma main caresse mes couilles et remonte lentement jusqu'au gland que je pince avec une légère rotation… Je suis perdu dans mes pensées et ça fait un bien fou.
Je finis par arriver et me précipite sous la barrique d'eau pour me doucher mais mon esprit repense à Elvina. Sans m'en rendre compte, je commence une lente masturbation, ma main caresse mes couilles et remonte lentement jusqu'au gland que je pince avec une légère rotation… Je suis perdu dans mes pensées et ça fait un bien fou.
— Ah bah bravo jeune homme, je me dis que ce n'est pas possible de passer autant de temps sous de l'eau à peine chaude, je passe la tête et qu'est-ce que je découvre ???
Hilde se tient devant moi. Décidément elle est spécialiste des arrivées intempestives lors des moments de plaisir solitaire. Elle n'a pas l'habitude de venir ici mais tout le village est en effervescence avec l'arrivée des gens de Kaupang et les points d'eau ne sont pas assez nombreux pour accueillir cette frénésie de propreté.
— Ta dernière soirée n'a pas calmé tes ardeurs ou au contraire étais-tu en train de revivre ces moments délectables ?
Alors que quelques heures auparavant, je la cherchais dans tout le village pour avoir des explications sur la situation dans laquelle elle m'avait mise, je suis tout à coup muet, comme pris en faute, presque gêné alors que Hilde m'a pourtant déjà vu nu et en érection.
Pendant ce temps, dans sa demeure qui possède un bain privatif, Elvina se prépare pour l'accueil de la délégation de Kaupang. Anxieuse de devoir assurer cette réception officielle sans Brennus, elle rentre dans l'eau chaude afin de dénouer ses tensions. Alors que le liquide l'enveloppe, le souvenir de la nuit avec Sigvard remonte à son esprit. Ses mains se mettent alors à parcourir son corps, s'attardent sur sa poitrine, puis glissent le long de son ventre jusqu'à son entrejambe…
Pendant ce temps, dans sa demeure qui possède un bain privatif, Elvina se prépare pour l'accueil de la délégation de Kaupang. Anxieuse de devoir assurer cette réception officielle sans Brennus, elle rentre dans l'eau chaude afin de dénouer ses tensions. Alors que le liquide l'enveloppe, le souvenir de la nuit avec Sigvard remonte à son esprit. Ses mains se mettent alors à parcourir son corps, s'attardent sur sa poitrine, puis glissent le long de son ventre jusqu'à son entrejambe…
— Je serais bien restée jouer avec ça (pointant du doigt mon sexe) mais j'ai hélas trop à faire pour perdre en plus cinq minutes en route.
— Cinq minutes ???
— Cinq minutes ???
Mais Hilde le sourire aux lèvres a déjà entamé son demi-tour et me laisse là coi. Je m'habille mais je reste habité par l'excitation, je n'ai pas pu me détendre, je reste avec le traque, avec cette érection qui ne passe pas, avec l'idée de devoir être à la hauteur dans le rôle du combattant éventuel. La grande cape en peau était celle de mon père. L'ours qu'il avait tué avait fait sa renommée et le tanneur avait travaillé longtemps avec le tan pour en faire une cape légère, chaude. Peu de gens possède une ulsberth comme la mienne et elle fait toujours grande impression accrochée à ma ceinture. Je fais un bref tour visuel, je me trouve pas mal.
Je remonte vite la rue centrale pour rejoindre Graâm, mais Odâ me percute !
Je remonte vite la rue centrale pour rejoindre Graâm, mais Odâ me percute !
— Oh pardon Sigvard je ne t'avais pas vu.
— Ah bah oui je vois ça, tu viens d'où comme ça ?
— J'ai été voir Graâm il était tendu presque fâché, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
— Ah bah oui je vois ça, tu viens d'où comme ça ?
— J'ai été voir Graâm il était tendu presque fâché, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
En la regardant de plus près, je vois des tâches de charbon qui entourent son nez, un peu sur les joues, et une tâche de propre autour des lèvres.
— Où as-tu été mettre ton nez pour sortir toute noire comme ça ?
— Ah ah ah je ne te le dirais pas mais il est nettement moins bougon.
— Ah ah ah je ne te le dirais pas mais il est nettement moins bougon.
En rigolant, elle passe sa langue de manière trop suggestive pour que je ne comprenne pas que notre beau forgeron venait d'avoir la chance lui d'être vidé de son traque.
Le Skàli est déjà plein lorsqu'Elvina fait son apparition et s'installe sur le trône de bois sculpté. Je me positionne avec Graâm en seconde ligne, admirant au passage ses courbes magnifiées par une robe luxueuse ainsi que la nuque que dégage sa coiffure. Les gens de la délégation de Kaupang entrent à la suite, s'inclinent et prennent place sur les autres sièges de l'estrade. Par leur attitude et les présents apportés, le sens de leur venue s'éclaire. Pas de velléités guerrières mais le jeune prince est aujourd'hui en âge de se marier et cette tournée des royaumes voisins a de grands airs de négociations prénuptiales. Or, s'il ne s'agit que d'une étape parmi d'autres, le fait que Brennus soit parti depuis bien plus longtemps qu'initialement prévu donne un tour particulier à leur venue ce soir. Les discussions ne sont pas entendues de l'ensemble du Skàli, mais Elvina se raidit sur le trône à la mention de ce fait.
L'ambiance devient un instant électrique et je pose ma main sur le pommeau de mon épée prêt à dégainer. Mais Elvina fait retomber la pression, avec une force et une classe qui force encore mon admiration. Elle prend alors la parole pour rappeler l'amitié entre les deux clans et rappelle l'importance de l'hospitalité en ce jour (que ce soit à travers la fête organisée ce soir ou le fait qu'elle laisse elle-même sa demeure pour le prince et sa cour) puis quitte le Skàli, toujours suivie par Hilde et Arnhild.
Le jeune prince s'appelle Sören, de belle allure il est grand et semble déjà très costaud malgré son jeune âge et l'absence probable de raids aussi formateurs que nécessaires pour asseoir la réputation d'un guerrier. Il est entouré seulement de trois gardes et d'une grande et belle jeune fille Trudy, qui porte bien son prénom, elle tient une grande lance en acier courroucé, un grand tissage blanc pour l'équilibre de cette lame. Je cherche du regard Elvina mais elle est déjà loin et semble en pleine discussion avec Hilde.
— Il fallait bien que ça arrive un jour !!! Combien de temps je peux réserver une réponse ou refuser un nouveau prétendant ?
— Encore cinq lunes tout au plus je le crains, après on pourrait te réclamer.
— Il faut lui montrer de l'hospitalité, qu'il se sente bien ici, dans combien de temps a-t-il prévu de repartir ?
— Il ne l'a pas précisé mais je pense, vu la fatigue de ces gens, que nous l'avons pour quelques jours peut-être une semaine.
— Bien.
— Encore cinq lunes tout au plus je le crains, après on pourrait te réclamer.
— Il faut lui montrer de l'hospitalité, qu'il se sente bien ici, dans combien de temps a-t-il prévu de repartir ?
— Il ne l'a pas précisé mais je pense, vu la fatigue de ces gens, que nous l'avons pour quelques jours peut-être une semaine.
— Bien.
Elvina fait signe à Liv de s'approcher.
— Liv, il faut que le jeune prince se sente bien ici, peux-tu veiller à ce qu'il ne manque de rien ?
— Vu la beauté du prince, je pourrais même aller en éclaireuse voir s'il ferait un bon mari !
— Vu la beauté du prince, je pourrais même aller en éclaireuse voir s'il ferait un bon mari !
Cette dernière phrase décroche un rire chez Elvina, Arnhild et Hilde.
— Va, retourne dans la grande salle, rapporte-moi ce qu'il s'y passe et fais de ton mieux.
— Bien Elvina.
— Bien Elvina.
La fête va bon train sous le grand Skàli, et l'alcool coulant à flot, des rapprochements commencent à s'opérer entre les deux clans. Arnhild a ainsi entraîné deux des gardes à sa suite dans une ronde improvisée au rythme de la talharpa, sous la coque de bateau renversé qui coiffe l'édifice.
Mais la fatigue se fait sentir chez les voyageurs ; le prince et les quatre membres de Kaupang demandent à se faire escorter jusqu'à la maison de Elvina. Liv leur ouvre également une habitation à proximité, vide depuis que ses propriétaires sont partis dans l'expédition. La remerciant et lui confirmant qu'ils avaient tout ce qu'il leur fallait, ils la congédient rapidement.
Soucieuse de mener sa mission avec le plus grand sérieux, Liv se glisse derrière un arbre. Alors qu'elle attend de voir comment les étrangers se répartiront pour la nuit, sa blague sur le jeune prince revient à son esprit… C'est alors que les gardes sortent de la maison, laissant Sören seul avec Trudy.
Guidée par la curiosité, plus que par son rapport à Elvina - qu'elle ne sait finalement pas où trouver -, Liv se rapproche discrètement d'une petite ouverture afin de voir ce qui se passe entre les deux jeunes gens.
À peine penchée contre l'ouverture, elle capte les voix…
— Alors Trudy, que penses-tu d'Elvina ?
— Elle est très belle majesté, vous avez raison ! Et les louanges sur sa prestance et sa capacité à gouverner ne sont pas galvaudées mais Brennus n'est pas encore considéré comme mort, et même si on obtenait un Tig qui le désigne comme tel il te faudrait encore patienter trois lunes pour le deuil… Tu ne pourrais pas la réclamer avec cinq peut-être six lunes, et d'ici là c'est ton royaume qui pourrait perdre pied avec les appétits de Strom qui convoite tes terres !
— Hummmm, file dormir, tu me protèges trop de toute façon. La nuit porte conseil mais cette alliance est malgré tout vitale, il faut prendre le risque de l'attente.
— Dormir ??? Surement pas ! J'ai repéré un très charmant forgeron, je suis sure qu'il va pouvoir aiguiser ma lance.
— Ah ah ah, file donc…
— Elle est très belle majesté, vous avez raison ! Et les louanges sur sa prestance et sa capacité à gouverner ne sont pas galvaudées mais Brennus n'est pas encore considéré comme mort, et même si on obtenait un Tig qui le désigne comme tel il te faudrait encore patienter trois lunes pour le deuil… Tu ne pourrais pas la réclamer avec cinq peut-être six lunes, et d'ici là c'est ton royaume qui pourrait perdre pied avec les appétits de Strom qui convoite tes terres !
— Hummmm, file dormir, tu me protèges trop de toute façon. La nuit porte conseil mais cette alliance est malgré tout vitale, il faut prendre le risque de l'attente.
— Dormir ??? Surement pas ! J'ai repéré un très charmant forgeron, je suis sure qu'il va pouvoir aiguiser ma lance.
— Ah ah ah, file donc…
Sören, avec une lenteur qui révèle l'étendue de sa réflexion, laisse tomber ses vêtements à même le sol. Liv ne voit que ses fesses mais machinalement souhaite que les dieux soient de son côté et fassent se retourner ce guerrier au corps dessiné, jeune, imberbe. Exaucée, il se retourne mais Liv, qui pensait découvrir une virilité, aperçoit en plus d'un sexe épais, légèrement courbe, une grande cicatrice qui part du sommet du torse gauche à quasiment la naissance du nombril, laissant à cette contemplation de nombreuses questions. Une chose est sure, ce guerrier ne la laisse pas indifférente car sans même sans rendre compte elle s'agrippe à travers sa robe et sert sa main sur sa chatte.
Pendant ce temps, Trudy errait quelque peu à travers les ruelles. Si elle avait repéré Graâm dans le grand Skàli et échangé quelques mots avec lui à l'issue du discours, elle ne savait pas précisément où le trouver. Ses pas la ramènent vers le lieu de rassemblement du village, duquel s'élèvent encore quelques notes de musique. Tout à coup elle s'arrête et recule dans l'ombre, en entendant des voix qui approchent.
— … a été pour l'honneur du clan, Elvina a réaffirmé sa position mais crois-tu que le prince pourrait faire sa demande ? D'ailleurs, je me demande où elle est maintenant qu'elle lui a laissé sa maison…
Trudy reconnait, à sa peau d'ours, le guerrier qui se trouvait derrière le trône.
— Elle est partie avec Hilde, j'imagine qu'elle doit être chez elle en cet instant et qu'elle y restera tant que les gens de Kaupang seront ici.
Elle sourit alors à la vue du second personnage qui tombe particulièrement à pic…
— Je vais aussi rentrer. Cette journée a été riche en émotions et j'ai hâte de retourner chez moi !
Trudy attend quelques instants que Sigvard s'éloigne puis emboîte le pas au beau forgeron, ravie de le savoir seul pour le reste de la nuit.
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