Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
SiteS de rencontres — Chapitre 1 · Geek en mal d'amour cherche aide
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
SiteS de rencontres
Chapitre 1 · Geek en mal d'amour cherche aide
1. Vendredi 30 janvier
Un téléphone sonne...
— Sof, est-ce que tu es libre ce soir ?
— A défaut de Prince Charmant, oui, je suis libre ... Tu as une idée de sortie Adèle ?
— Moi non, mais le Patron aimerait t'inviter au resto !
— ... Le Patron ... tu veux dire Sa Seigneurie Alexandre Masset ? Dieu veut me parler le dernier jour ouvrable du mois ... Je dois emballer mes affaires personnelles avant d'être jetée à la porte ?
— Lui-même et Himself ! Et cela ne sent pas le licenciement abusif...19 heures au Condé. Tu acceptes ?
— Impossible... Pas le temps de rentrer chez moi pour me changer et ils ne vont jamais y accepter mes jeans et mon t-shirt !
— Hum si tu dis que tu es son invitée, le maître d'hôtel te laissera passer sans discuter, sinon fais un saut à la seconde main de la rue du Nord. Ils ont de la qualité...
— Je ne peux pas refuser une invitation du Boss ... surtout au Condé, mais tu sais pourquoi il m'invite ?
— La seule chose qu'il m'a dite, c'est qu'il a BESOIN de toi. En majuscules et en gras.
— OK, j'y serai, d'une façon ou d'une autre...
— A défaut de Prince Charmant, oui, je suis libre ... Tu as une idée de sortie Adèle ?
— Moi non, mais le Patron aimerait t'inviter au resto !
— ... Le Patron ... tu veux dire Sa Seigneurie Alexandre Masset ? Dieu veut me parler le dernier jour ouvrable du mois ... Je dois emballer mes affaires personnelles avant d'être jetée à la porte ?
— Lui-même et Himself ! Et cela ne sent pas le licenciement abusif...19 heures au Condé. Tu acceptes ?
— Impossible... Pas le temps de rentrer chez moi pour me changer et ils ne vont jamais y accepter mes jeans et mon t-shirt !
— Hum si tu dis que tu es son invitée, le maître d'hôtel te laissera passer sans discuter, sinon fais un saut à la seconde main de la rue du Nord. Ils ont de la qualité...
— Je ne peux pas refuser une invitation du Boss ... surtout au Condé, mais tu sais pourquoi il m'invite ?
— La seule chose qu'il m'a dite, c'est qu'il a BESOIN de toi. En majuscules et en gras.
— OK, j'y serai, d'une façon ou d'une autre...
Deux heures plus tard ...
Le maître d'hôtel du Condé mène une jeune femme brune à une table isolée dans un coin de la grande salle à manger art déco. L'homme déjà attablé se lève à leur approche tandis que le maître s'éclipse.
— Sof vous êtes ravissante !
La jeune femme rougit. Elle a trouvé une robe du soir de seconde main, mais malheureusement taillée pour des mannequins particulièrement anorexiques. Ses formes plus généreuses rendent la robe tellement moulante qu'elle a dû renoncer à ses sous-vêtements et sa poitrine menace en permanence de s'échapper du corsage.
Il la fait asseoir et, fidèle à ses habitudes d'homme pressé, attaque immédiatement alors qu'un serveur leur impose d'autorité l'apéritif maison.
— Sof, j'ai besoin de vous. J'ai enfin compris comment attirer la Femme Parfaite.
— ... En m'invitant à dîner ? Hum ... Je suis flattée Mr Masset mais je ne tiens pas à être virée pour avoir violé votre sacro-sainte règle interdisant les relations intimes au sein de l'entreprise !
— Erg ... Non non, j'ai besoin de vous à titre extra-professionnel !
— Vous savez que le droit de cuissage n'est plus tellement à la mode à l'époque du ‘Metoo' ?'
— Bon sang, ce n'est pas ce que je voulais dire ... Vous voyez bien Sof, je suis nul, archi-nul avec mes relations féminines et s'il vous plaît appelez-moi Alex ; je n'aime déjà pas que l'on m'appelle Mr Masset au bureau alors ici, c'est Alex ! Et j'ai absolument besoin de votre expertise pour nouer une relation affectueuse avec une femme intéressante !
— Attendez Alex ... et votre amie la rouquine avec laquelle vous êtes sorti le mois passé ?
— Vous voulez dire Maureen ? Comment êtes-vous au courant ?
— Alex, vous êtes le Patron et seul propriétaire de notre boîte qui est aussi – un peu – notre famille donc vous êtes le principal sujet des commérages de vos petites fourmis. Quand Mi... une des nôtres vous a vu Avenue du Maréchal Leclerc avec votre Jessica Rabbit, tout le monde était au courant le lendemain matin. D'autant que Jessica – je veux dire Maureen – était tellement sexy que Mi ... notre collègue doute encore aujourd'hui de sa propre hétérosexualité !
— C'est vrai qu'elle est magnifique ... mais elle n'a jamais vu Blade Runner !
— Tant mieux pour vous ! Elle ne peut pas savoir que vous êtes un Réplicant !
— Vous me prenez pour un androïde ?
— Un Réplicant ... ce n'est pas péjoratif – enfin pas trop – mais un organisme vivant d'apparence mâle qui travaille 80 heures par semaine et ne sait pas parler aux femmes ne peut pas être tout-à-fait humain !
— C'est bien pour cela que...
— Et cette actrice avec laquelle vous chantiez ‘Les corons' dans les loges du stade Mauroy ? A propos, ‘Les Corons, c'est l'hymne de Lens, pas de Lille ! J ... X l'avait déjà vue à la télé, mais il ne savait plus dans quel soap ! »
— Jennifer Lastarre ? Elle a joué dans plusieurs épisodes de ‘Commissaire Marteau' ... la médecin légiste ... Figurez-vous qu'elle ne connaissait pas la scène de la cuisine des ‘Tontons Flingueurs' !!!
— Au bûcher l'hérétique !
— J'avais plutôt pensé à lui greffer un cerveau, mais cela ne suffirait pas à la rendre supportable !
— Je dis sans doute n'importe quoi, mais vous avez déjà pensé à supprimer cette stupide règle contre les relations ... personnelles entre employés ? Je connais au moins une fille du siège qui pourrait vous intéresser et même vous battre dans tous vos délires d'intello !
— Ah bon ... qui ça ? Non Sof ... ne me dites rien ! Je refuse de renoncer à cette règle ! J'ai perdu ma première start-up lorsque mon partenaire a dragué puis rompu avec notre comptable. Deux jours plus tard, Bercy avait une copie de toutes nos subtilités fiscales et avec le mode d'emploi encore bien ! Je ne répéterai pas la même erreur. Pas de relation amoureuse au sein de l'entreprise !
— Dommage ... Alex, qu'attendez-vous de moi ? Vous voulez que je vous trouve une fille qui me ress ... qui correspond à vos goûts ? Il y a bien mon amie Chloé, mais...
— Non ; c'est plus compliqué. Je vous l'ai dit, je suis nul dans mon approche des femmes. Toutes celles avec lesquelles je suis sorti, ce sont elles qui ont pris l'initiative. Du coup, je m'aperçois toujours trop tard que nous n'avons rien en commun ! Mais je n'ai pas le temps de chercher des âmes sœurs, donc j'ai imaginé une option plus stratégique : utiliser un site de rencontres. Le problème, c'est que j'ai du mal à décrire les spécifications techniques ...
— Par ‘spécifications techniques', vous voulez dire ‘décrire vos attentes intellectuelles, sentimentales, amoureuses...
— Exactement ! Vous m'avez compris Sof et c'est là que vous intervenez ! Vous êtes la meilleure écrivaine que je connaisse : les manuels et tutoriels que vous avez écrits pour nos jeux sont des bijoux de précision tout en restant compréhensibles et assez légers pour déchaîner l'enthousiasme des acheteurs de nos gamewares et je sais aussi que le marketing fait régulièrement appel à vous pour rendre plus percutantes nos campagnes promotionnelles. Quant à votre suggestion de changer le titre de notre ero-jeu ‘Guerrières sexy' en ‘Nymphomazones', vous en avez fait un classique du jeu de rôle sensuel !
— Ce qui ne m'a valu ni augmentation ni promotion !
— Quoi ? J'étais persuadé que votre manager avait compris ... bon laissez-moi m'en occuper ! Quand je pense que Nymphomazones nous a ramené 40 % de nos profits cette année ... Denis n'a plus intérêt à se plaindre du manque de fidélité de son équipe !
— Soit... mais je ne comprends pas Alex ... Vous dirigez la plus grosse boîte d'édition de logiciels de jeu de l'UE ; il paraît même que nous faisons l'objet d'une bataille rangée entre les GAFAs et vous êtes incapable de vous présenter à une femme ? C'est un mélange fabuleux d'intelligence et de stupidité !
— Plutôt stupide puisque cela ne marche pas... Donc je veux essayer de passer par internet. Qu'en pensez-vous Sof, vous rédigeriez cette annonce pour moi ?
— Vous avez déjà essayé par vous-même ?
— Oui, mais je n'aurais pas répondu à ma propre annonce...
— Cela donnait quoi ?
— De mémoire : Chef d'entreprise millionnaire cherche jeune femme avec minimum d'intelligence et d'attrait.
— Magnifique ! Le ‘millionnaire' va attirer toutes les escortes-girls de France et de Navarre tout en faisant fuir les filles qui ne veulent pas d'un ‘chef' à la maison. Quant au ‘ minimum d'intelligence et d'attrait', c'est un record de goujaterie !
— Vous voyez bien ... mais je n'ai pas obtenu un prix de poésie au lycée...
— Comment savez-vous ...
— Certains de vos camarades masculins se souviennent encore de leur première érection à la lecture de vos poèmes. Même des hommes plus mûrs apprécient...
— Soit, mais décrire la fille de vos rêves, ce n'est que la moitié du travail. Il faut aussi vous vendre... sacré challenge ...
— J'en suis conscient et je vous payerai vos heures de ma poche. C'est ce que j'appelais de l'extra-professionnel.
— Ne m'insultez pas ... je ne pensais même pas à vous demander une rétribution ! Vous m'auriez proposé combien ?
— Euh ... 30€ de l'heure ?
— Je vous ai demandé de ne pas m'insulter ! La semaine passée, un chasseur de tête me proposait 100€ de l'heure !
— Eh... vous vouliez le faire gratuitement ... Mais pas question de vous perdre. Vous valez 200€ de l'heure.
— Forfait de cinq heures. Cela fera donc 1.000 EUR. Vous aurez votre annonce lundi matin.
— J'ai l'impression de m'être fait avoir, mais soit : ouvrez votre smartphone ; je fais un virement instantané. ‘Sof', c'est l'abréviation de Sofia, Sofiane ou Software, mademoiselle Gautama ?
— ... En m'invitant à dîner ? Hum ... Je suis flattée Mr Masset mais je ne tiens pas à être virée pour avoir violé votre sacro-sainte règle interdisant les relations intimes au sein de l'entreprise !
— Erg ... Non non, j'ai besoin de vous à titre extra-professionnel !
— Vous savez que le droit de cuissage n'est plus tellement à la mode à l'époque du ‘Metoo' ?'
— Bon sang, ce n'est pas ce que je voulais dire ... Vous voyez bien Sof, je suis nul, archi-nul avec mes relations féminines et s'il vous plaît appelez-moi Alex ; je n'aime déjà pas que l'on m'appelle Mr Masset au bureau alors ici, c'est Alex ! Et j'ai absolument besoin de votre expertise pour nouer une relation affectueuse avec une femme intéressante !
— Attendez Alex ... et votre amie la rouquine avec laquelle vous êtes sorti le mois passé ?
— Vous voulez dire Maureen ? Comment êtes-vous au courant ?
— Alex, vous êtes le Patron et seul propriétaire de notre boîte qui est aussi – un peu – notre famille donc vous êtes le principal sujet des commérages de vos petites fourmis. Quand Mi... une des nôtres vous a vu Avenue du Maréchal Leclerc avec votre Jessica Rabbit, tout le monde était au courant le lendemain matin. D'autant que Jessica – je veux dire Maureen – était tellement sexy que Mi ... notre collègue doute encore aujourd'hui de sa propre hétérosexualité !
— C'est vrai qu'elle est magnifique ... mais elle n'a jamais vu Blade Runner !
— Tant mieux pour vous ! Elle ne peut pas savoir que vous êtes un Réplicant !
— Vous me prenez pour un androïde ?
— Un Réplicant ... ce n'est pas péjoratif – enfin pas trop – mais un organisme vivant d'apparence mâle qui travaille 80 heures par semaine et ne sait pas parler aux femmes ne peut pas être tout-à-fait humain !
— C'est bien pour cela que...
— Et cette actrice avec laquelle vous chantiez ‘Les corons' dans les loges du stade Mauroy ? A propos, ‘Les Corons, c'est l'hymne de Lens, pas de Lille ! J ... X l'avait déjà vue à la télé, mais il ne savait plus dans quel soap ! »
— Jennifer Lastarre ? Elle a joué dans plusieurs épisodes de ‘Commissaire Marteau' ... la médecin légiste ... Figurez-vous qu'elle ne connaissait pas la scène de la cuisine des ‘Tontons Flingueurs' !!!
— Au bûcher l'hérétique !
— J'avais plutôt pensé à lui greffer un cerveau, mais cela ne suffirait pas à la rendre supportable !
— Je dis sans doute n'importe quoi, mais vous avez déjà pensé à supprimer cette stupide règle contre les relations ... personnelles entre employés ? Je connais au moins une fille du siège qui pourrait vous intéresser et même vous battre dans tous vos délires d'intello !
— Ah bon ... qui ça ? Non Sof ... ne me dites rien ! Je refuse de renoncer à cette règle ! J'ai perdu ma première start-up lorsque mon partenaire a dragué puis rompu avec notre comptable. Deux jours plus tard, Bercy avait une copie de toutes nos subtilités fiscales et avec le mode d'emploi encore bien ! Je ne répéterai pas la même erreur. Pas de relation amoureuse au sein de l'entreprise !
— Dommage ... Alex, qu'attendez-vous de moi ? Vous voulez que je vous trouve une fille qui me ress ... qui correspond à vos goûts ? Il y a bien mon amie Chloé, mais...
— Non ; c'est plus compliqué. Je vous l'ai dit, je suis nul dans mon approche des femmes. Toutes celles avec lesquelles je suis sorti, ce sont elles qui ont pris l'initiative. Du coup, je m'aperçois toujours trop tard que nous n'avons rien en commun ! Mais je n'ai pas le temps de chercher des âmes sœurs, donc j'ai imaginé une option plus stratégique : utiliser un site de rencontres. Le problème, c'est que j'ai du mal à décrire les spécifications techniques ...
— Par ‘spécifications techniques', vous voulez dire ‘décrire vos attentes intellectuelles, sentimentales, amoureuses...
— Exactement ! Vous m'avez compris Sof et c'est là que vous intervenez ! Vous êtes la meilleure écrivaine que je connaisse : les manuels et tutoriels que vous avez écrits pour nos jeux sont des bijoux de précision tout en restant compréhensibles et assez légers pour déchaîner l'enthousiasme des acheteurs de nos gamewares et je sais aussi que le marketing fait régulièrement appel à vous pour rendre plus percutantes nos campagnes promotionnelles. Quant à votre suggestion de changer le titre de notre ero-jeu ‘Guerrières sexy' en ‘Nymphomazones', vous en avez fait un classique du jeu de rôle sensuel !
— Ce qui ne m'a valu ni augmentation ni promotion !
— Quoi ? J'étais persuadé que votre manager avait compris ... bon laissez-moi m'en occuper ! Quand je pense que Nymphomazones nous a ramené 40 % de nos profits cette année ... Denis n'a plus intérêt à se plaindre du manque de fidélité de son équipe !
— Soit... mais je ne comprends pas Alex ... Vous dirigez la plus grosse boîte d'édition de logiciels de jeu de l'UE ; il paraît même que nous faisons l'objet d'une bataille rangée entre les GAFAs et vous êtes incapable de vous présenter à une femme ? C'est un mélange fabuleux d'intelligence et de stupidité !
— Plutôt stupide puisque cela ne marche pas... Donc je veux essayer de passer par internet. Qu'en pensez-vous Sof, vous rédigeriez cette annonce pour moi ?
— Vous avez déjà essayé par vous-même ?
— Oui, mais je n'aurais pas répondu à ma propre annonce...
— Cela donnait quoi ?
— De mémoire : Chef d'entreprise millionnaire cherche jeune femme avec minimum d'intelligence et d'attrait.
— Magnifique ! Le ‘millionnaire' va attirer toutes les escortes-girls de France et de Navarre tout en faisant fuir les filles qui ne veulent pas d'un ‘chef' à la maison. Quant au ‘ minimum d'intelligence et d'attrait', c'est un record de goujaterie !
— Vous voyez bien ... mais je n'ai pas obtenu un prix de poésie au lycée...
— Comment savez-vous ...
— Certains de vos camarades masculins se souviennent encore de leur première érection à la lecture de vos poèmes. Même des hommes plus mûrs apprécient...
— Soit, mais décrire la fille de vos rêves, ce n'est que la moitié du travail. Il faut aussi vous vendre... sacré challenge ...
— J'en suis conscient et je vous payerai vos heures de ma poche. C'est ce que j'appelais de l'extra-professionnel.
— Ne m'insultez pas ... je ne pensais même pas à vous demander une rétribution ! Vous m'auriez proposé combien ?
— Euh ... 30€ de l'heure ?
— Je vous ai demandé de ne pas m'insulter ! La semaine passée, un chasseur de tête me proposait 100€ de l'heure !
— Eh... vous vouliez le faire gratuitement ... Mais pas question de vous perdre. Vous valez 200€ de l'heure.
— Forfait de cinq heures. Cela fera donc 1.000 EUR. Vous aurez votre annonce lundi matin.
— J'ai l'impression de m'être fait avoir, mais soit : ouvrez votre smartphone ; je fais un virement instantané. ‘Sof', c'est l'abréviation de Sofia, Sofiane ou Software, mademoiselle Gautama ?
« Mon nom complet, c'est ‘Sofa Siddharta-Gautama'.
— Vous m'en direz tant !
— Mes parents se sont convertis au bouddhisme et ont changé leur nom en ‘Siddharta-Gautama'. D'après eux, ‘Sofa' est une faute de frappe de l'état civil au lieu de Sofia, mais je soupçonne que c'est une référence à l'endroit où j'ai été conçue. Ce sont de grands farceurs et ils m'appellent d'ailleurs toujours ‘Sof' ou ‘Sofa', jamais Sofia !
— ‘Sofa' ... je ne connais pas ce patelin...
— Ce n'est pas de la géographie, mais du mobilier. Quand je me suis installée seule dans mon propre appartement, ils m'ont offert leur vieux sofa en disant avec de grands sourires que c'était pour leurs petits-enfants.
— J'aimerais bien les rencontrer...
— Cela me demandera encore plus de trésors d'imagination pour vous décrire favorablement à eux... Tout le monde ne vous voit pas comme un brillant entrepreneur mignon à croquer.
— On me considère comme mignon à croquer ?
— Les filles du troisième oui certainement, mais rassurez-vous, les autres vous considèrent comme un butor !
— Vous me rassurez ... Eh là, vous êtes la seule femme au troisième étage !
— On doit pouvoir en trouver d'autres ... surtout au quatrième !
— Qui est encore vide en attendant notre expansion !
— Bon, essayons d'avancer. Qu'attendez-vous de votre hypothétique petite amie ?
— D'abord que nous aimions les mêmes livres et le même genre de films.
— Par exemple ?
— Les classiques de la science-fiction.
— Vernes, HG Wells ?
— Non, plus récents : E. E. Doc Smith, Heinlein, Haldeman, Weber, Card...
— Heinlein, quelle période ? Militariste, libertarienne, libertine ... non, je sais : les romans pour adolescents ! Le restant, ce n'est rien que du space opera alors ; pas d'héroïc fantasy ?
— Je peux tenir une conversation sur Tolkien ou George Martin ... Pourquoi ?
— Parce que les filles préfèrent les héros musclés qui délivrent les princesses captives de sorciers sociopathes plutôt que les croiseurs intersidéraux qui annihilent des aliens à grands coups de canons à plasma ! Et à part la littérature geek ?
— J'aime bien les polars !
— Chandler, Hammett ?
— Hammett ?
— Il a écrit ‘Le Faucon Maltais' Vous devriez adorer ; c'est aussi sexiste qu'un space opera.
— J'ai vu le film avec Bogard. Quatorze fois. Ah non, c'est Casablanca que j'ai vu quatorze fois. Le Faucon, moins d'une dizaine. Sinon j'aime bien Patterson, Ludlum et Thomas Harris du moins les trois premiers Lecter. Après c'est moins drôle.
— OK ; laissons de côté la littérature. Quelles sont les autres qualités de Mademoiselle Parfaite ?
— Elle aime la conversation. Pas le commérage ou le babillage ou tout autre mot en "age". Non, une vraie conversation qui vous prend au point que le reste du monde disparaît.
— Je ne suis pas sûre de vous suivre.
— Ce n'est pas seulement la conversation, c'est aussi la focalisation sur l'autre personne au point qu'on oublie où l'on est. A propos, quand est-ce qu'on nous a servi l'entrée ? Heureusement que c'est une salade froide !
— Excellent ce crabe d'ailleurs et sinon, la demoiselle doit encore déployer d'autres avantages ?
— Le sens de l'humour !
— En effet, elle en aura bien besoin. On peut aussi ajouter une patience démesurée.
— Bien visé : j'aime le sarcasme.
— Et le cinéma ? A part Star Trek, Star Wars et Battlestar Galactica ?
— Les franchises ‘Y a-t-il ...' : un pilote, un flic etc. !
— Vous n'avez jamais vu les comédies avec Alec Guiness ?
— Quoi ? Obi Wan Kenobi a joué dans des comédies !
— Oui et Fernandel n'a pas toujours été Don Camillo ! Point suivant : fée du logis ou souillon ?
— Fée du logis, mais pas maniaque... J'ai des habitudes de vieux garçon qu'elle devra me pardonner le temps que je les corrige ! Sof ! Nous oublions le sexe !
— Quoi, maintenant Alex ? Vous pensez qu'on sera assez à l'aise dans les toilettes ?
— Non, je veux dire la compatibilité sexuelle doit être mentionnée dans l'annonce. C'est important le sexe !
— Oui et les toilettes sont peut-être occupées. Définissez compatibilité !
— Elle doit aimer le sexe ; pas d'inhibition ou de sentiment de culpabilité. Monogame, mais néanmoins ouverte aux aventures...
— Vous la voyez en train de chevaucher un Sybian en agitant un chapeau de cow-boy et en criant Yi-Pie Hey ? Ou en vous griffant le torse à chaque orgasme ?
— Je pensais plutôt à l'attacher et à jouer au déni d'orgasme, mais je suis ouvert à toute proposition. C'est quoi un Sybian ?
— Pas important ... Hum, ce ne sera pas facile de parler de compatibilité sexuelle sans se faire censurer pour pornographie. Pendant que nous y sommes, vous avez des préférences quant à son aspect ?
— Cela ne m'importe pas trop.
— C'est de la couille Alex ! Tous les hommes sont des bites ambulantes. Si elle ne parvient pas à vous faire bander, autant en rester aux appels vidéo !
— OK... J'avoue ! Comme tous les hommes, je préfère les jolies filles, mais c'est moins important que les premiers points. Comme je vous le disais, un minimum attirante me suffit.
— J'imagine la tête de la femme à qui vous direz ‘Je vous trouve un minimum attirante' ou ‘vous êtes presque sexy' !
— Je préfère être honnête !
— Soit. Qu'appelez-vous ‘attirante' ? Pas obèse ?
— J'aime les courbes. Pas les squelettes !
— Courbes genre contrebasse ?
— Plutôt violoncelle comme vous.
— Ah... Et la poitrine ?
— Aïe... touché ... il m'en faut plein les mains ! Je crois que comme tous les hommes, je suis obsédé par les beaux seins, bien fermes, avec des tétons qui pointent...
— Hmmm...
— Ca va Sof, vous avez trop chaud ? Cette nouvelle robe vous serre on dirait... mais elle vous va très bien. Presque autant que votre pull en V.
— Qu'est-ce qu'il a mon pull en V ? Le cachemire bleu azur qui est plus doux que de la soie ?
— Ahem ... Oui, c'est sans doute pour cela que vous le portez... ahem... sans... ahem... soutien-gorge. Alors que vous en mettez toujours un quand vous venez en T-shirt coton...
— Comment êtes-vous au courant ? Vous ne venez jamais au troisième étage ... Mais si ! Avant-hier, vous êtes venu me demander mon aide pour l'emploi du subjonctif et il y avait une file d'autres mâles qui avaient soudain des problèmes d'orthographe !
— Je suppose qu'ils sont aussi dans la liste de distribution de Mehdi qui envoie un courriel intitulé ‘Code Bleu' lorsqu'il vous voit arriver avec votre pull.
— Je vais botter les fesses de Mehdi tellement fort qu'il va recracher mon vernis à ongles pendant une semaine !
— Vous rougissez Sof et vous devriez essayer de remonter un peu votre corsage... Mais revenons à nos nichons ... moutons. Je pense que je pourrai plus facilement créer une database de réponses avec les critères intellectuels ou moraux qu'avec des caractéristiques physiques qui comportent trop de variables. Ensuite lancer une sélection sera un jeu d'enfant.
— Votre idée de database de compagnes compatibles est tellement torride que vous venez de carboniser mon slip !
— Vous vous moquez de moi.
— Un peu ... ma culotte est à peine fumante ! La taille de la candidate ?
— Je fais 1m95 ; c'est plutôt aux dames de se poser la question.
— Si elles portent des talons comme moi, ce ne devrait pas être un problème.
— Mais vous faites presque 1m80 ; c'est assez rare ! Tiens, j'aime bien quand vous enlevez vos lunettes !
— Vous n'aimez pas mes lunettes ?
— Si justement et quand vous les enlevez, cela me fait l'effet d'un strip-tease ! C'est plus d'émoi sexuel que tout ce que j'ai connu depuis trois ans. Et encore, la dernière fois, la fille et moi avions abusé de la bouteille et mon souvenir est assez confus.
— Je ne suis pas logée à meilleure enseigne. Mon dernier petit ami m'a larguée le jour où je suis revenu de mon entretien d'embauche avec vous.
— Vous portiez un pull -mais pas en V – bleu marine imitant le gilet pare-balle de Richard Castle avec le mot ‘WRITER' écrit en blanc sur l'avant.
— La writer vous enverra sa proposition d'annonce lundi matin. Vous la mettrez sur quel site ?
— J'avais pensé à ‘Héros-tic'
— Vous tenez vraiment aux escortes-girls ? Mon amie Chloé est vissée sur ‘Ladies&Lords. fr' et à voir la rotation des petits amis, elle n'a que l'embarras du choix ! Et elle veut tous les essayer.
— J'aurai à faire à une forte concurrence alors...
— Pas avec moi comme rédactrice !
— Heu on dirait que le restaurant va fermer ; il n'y a plus que nous ! Je vous dépose chez vous ?
— Oui volontiers ... Qu'est-ce qu'on a mangé ?
— Je ne sais pas.
— Mes parents se sont convertis au bouddhisme et ont changé leur nom en ‘Siddharta-Gautama'. D'après eux, ‘Sofa' est une faute de frappe de l'état civil au lieu de Sofia, mais je soupçonne que c'est une référence à l'endroit où j'ai été conçue. Ce sont de grands farceurs et ils m'appellent d'ailleurs toujours ‘Sof' ou ‘Sofa', jamais Sofia !
— ‘Sofa' ... je ne connais pas ce patelin...
— Ce n'est pas de la géographie, mais du mobilier. Quand je me suis installée seule dans mon propre appartement, ils m'ont offert leur vieux sofa en disant avec de grands sourires que c'était pour leurs petits-enfants.
— J'aimerais bien les rencontrer...
— Cela me demandera encore plus de trésors d'imagination pour vous décrire favorablement à eux... Tout le monde ne vous voit pas comme un brillant entrepreneur mignon à croquer.
— On me considère comme mignon à croquer ?
— Les filles du troisième oui certainement, mais rassurez-vous, les autres vous considèrent comme un butor !
— Vous me rassurez ... Eh là, vous êtes la seule femme au troisième étage !
— On doit pouvoir en trouver d'autres ... surtout au quatrième !
— Qui est encore vide en attendant notre expansion !
— Bon, essayons d'avancer. Qu'attendez-vous de votre hypothétique petite amie ?
— D'abord que nous aimions les mêmes livres et le même genre de films.
— Par exemple ?
— Les classiques de la science-fiction.
— Vernes, HG Wells ?
— Non, plus récents : E. E. Doc Smith, Heinlein, Haldeman, Weber, Card...
— Heinlein, quelle période ? Militariste, libertarienne, libertine ... non, je sais : les romans pour adolescents ! Le restant, ce n'est rien que du space opera alors ; pas d'héroïc fantasy ?
— Je peux tenir une conversation sur Tolkien ou George Martin ... Pourquoi ?
— Parce que les filles préfèrent les héros musclés qui délivrent les princesses captives de sorciers sociopathes plutôt que les croiseurs intersidéraux qui annihilent des aliens à grands coups de canons à plasma ! Et à part la littérature geek ?
— J'aime bien les polars !
— Chandler, Hammett ?
— Hammett ?
— Il a écrit ‘Le Faucon Maltais' Vous devriez adorer ; c'est aussi sexiste qu'un space opera.
— J'ai vu le film avec Bogard. Quatorze fois. Ah non, c'est Casablanca que j'ai vu quatorze fois. Le Faucon, moins d'une dizaine. Sinon j'aime bien Patterson, Ludlum et Thomas Harris du moins les trois premiers Lecter. Après c'est moins drôle.
— OK ; laissons de côté la littérature. Quelles sont les autres qualités de Mademoiselle Parfaite ?
— Elle aime la conversation. Pas le commérage ou le babillage ou tout autre mot en "age". Non, une vraie conversation qui vous prend au point que le reste du monde disparaît.
— Je ne suis pas sûre de vous suivre.
— Ce n'est pas seulement la conversation, c'est aussi la focalisation sur l'autre personne au point qu'on oublie où l'on est. A propos, quand est-ce qu'on nous a servi l'entrée ? Heureusement que c'est une salade froide !
— Excellent ce crabe d'ailleurs et sinon, la demoiselle doit encore déployer d'autres avantages ?
— Le sens de l'humour !
— En effet, elle en aura bien besoin. On peut aussi ajouter une patience démesurée.
— Bien visé : j'aime le sarcasme.
— Et le cinéma ? A part Star Trek, Star Wars et Battlestar Galactica ?
— Les franchises ‘Y a-t-il ...' : un pilote, un flic etc. !
— Vous n'avez jamais vu les comédies avec Alec Guiness ?
— Quoi ? Obi Wan Kenobi a joué dans des comédies !
— Oui et Fernandel n'a pas toujours été Don Camillo ! Point suivant : fée du logis ou souillon ?
— Fée du logis, mais pas maniaque... J'ai des habitudes de vieux garçon qu'elle devra me pardonner le temps que je les corrige ! Sof ! Nous oublions le sexe !
— Quoi, maintenant Alex ? Vous pensez qu'on sera assez à l'aise dans les toilettes ?
— Non, je veux dire la compatibilité sexuelle doit être mentionnée dans l'annonce. C'est important le sexe !
— Oui et les toilettes sont peut-être occupées. Définissez compatibilité !
— Elle doit aimer le sexe ; pas d'inhibition ou de sentiment de culpabilité. Monogame, mais néanmoins ouverte aux aventures...
— Vous la voyez en train de chevaucher un Sybian en agitant un chapeau de cow-boy et en criant Yi-Pie Hey ? Ou en vous griffant le torse à chaque orgasme ?
— Je pensais plutôt à l'attacher et à jouer au déni d'orgasme, mais je suis ouvert à toute proposition. C'est quoi un Sybian ?
— Pas important ... Hum, ce ne sera pas facile de parler de compatibilité sexuelle sans se faire censurer pour pornographie. Pendant que nous y sommes, vous avez des préférences quant à son aspect ?
— Cela ne m'importe pas trop.
— C'est de la couille Alex ! Tous les hommes sont des bites ambulantes. Si elle ne parvient pas à vous faire bander, autant en rester aux appels vidéo !
— OK... J'avoue ! Comme tous les hommes, je préfère les jolies filles, mais c'est moins important que les premiers points. Comme je vous le disais, un minimum attirante me suffit.
— J'imagine la tête de la femme à qui vous direz ‘Je vous trouve un minimum attirante' ou ‘vous êtes presque sexy' !
— Je préfère être honnête !
— Soit. Qu'appelez-vous ‘attirante' ? Pas obèse ?
— J'aime les courbes. Pas les squelettes !
— Courbes genre contrebasse ?
— Plutôt violoncelle comme vous.
— Ah... Et la poitrine ?
— Aïe... touché ... il m'en faut plein les mains ! Je crois que comme tous les hommes, je suis obsédé par les beaux seins, bien fermes, avec des tétons qui pointent...
— Hmmm...
— Ca va Sof, vous avez trop chaud ? Cette nouvelle robe vous serre on dirait... mais elle vous va très bien. Presque autant que votre pull en V.
— Qu'est-ce qu'il a mon pull en V ? Le cachemire bleu azur qui est plus doux que de la soie ?
— Ahem ... Oui, c'est sans doute pour cela que vous le portez... ahem... sans... ahem... soutien-gorge. Alors que vous en mettez toujours un quand vous venez en T-shirt coton...
— Comment êtes-vous au courant ? Vous ne venez jamais au troisième étage ... Mais si ! Avant-hier, vous êtes venu me demander mon aide pour l'emploi du subjonctif et il y avait une file d'autres mâles qui avaient soudain des problèmes d'orthographe !
— Je suppose qu'ils sont aussi dans la liste de distribution de Mehdi qui envoie un courriel intitulé ‘Code Bleu' lorsqu'il vous voit arriver avec votre pull.
— Je vais botter les fesses de Mehdi tellement fort qu'il va recracher mon vernis à ongles pendant une semaine !
— Vous rougissez Sof et vous devriez essayer de remonter un peu votre corsage... Mais revenons à nos nichons ... moutons. Je pense que je pourrai plus facilement créer une database de réponses avec les critères intellectuels ou moraux qu'avec des caractéristiques physiques qui comportent trop de variables. Ensuite lancer une sélection sera un jeu d'enfant.
— Votre idée de database de compagnes compatibles est tellement torride que vous venez de carboniser mon slip !
— Vous vous moquez de moi.
— Un peu ... ma culotte est à peine fumante ! La taille de la candidate ?
— Je fais 1m95 ; c'est plutôt aux dames de se poser la question.
— Si elles portent des talons comme moi, ce ne devrait pas être un problème.
— Mais vous faites presque 1m80 ; c'est assez rare ! Tiens, j'aime bien quand vous enlevez vos lunettes !
— Vous n'aimez pas mes lunettes ?
— Si justement et quand vous les enlevez, cela me fait l'effet d'un strip-tease ! C'est plus d'émoi sexuel que tout ce que j'ai connu depuis trois ans. Et encore, la dernière fois, la fille et moi avions abusé de la bouteille et mon souvenir est assez confus.
— Je ne suis pas logée à meilleure enseigne. Mon dernier petit ami m'a larguée le jour où je suis revenu de mon entretien d'embauche avec vous.
— Vous portiez un pull -mais pas en V – bleu marine imitant le gilet pare-balle de Richard Castle avec le mot ‘WRITER' écrit en blanc sur l'avant.
— La writer vous enverra sa proposition d'annonce lundi matin. Vous la mettrez sur quel site ?
— J'avais pensé à ‘Héros-tic'
— Vous tenez vraiment aux escortes-girls ? Mon amie Chloé est vissée sur ‘Ladies&Lords. fr' et à voir la rotation des petits amis, elle n'a que l'embarras du choix ! Et elle veut tous les essayer.
— J'aurai à faire à une forte concurrence alors...
— Pas avec moi comme rédactrice !
— Heu on dirait que le restaurant va fermer ; il n'y a plus que nous ! Je vous dépose chez vous ?
— Oui volontiers ... Qu'est-ce qu'on a mangé ?
— Je ne sais pas.
2. Lundi 2 février
Un téléphone sonne ...
— Sof, pourriez-vous monter au cinquième ? Un jambon-beurre avec un verre de Pinot noir, cela vous tente ?
— Le temps de me changer et j'arrive. Débouchez le Pinot, j'ai quelque chose à fêter !
— Le temps de me changer et j'arrive. Débouchez le Pinot, j'ai quelque chose à fêter !
Adèle est déjà rentrée chez elle ; Alex est seul dans son bureau. Il se concentre pour débouchonner la bouteille de vin en espérant ne rien renverser.
— Bonsoir Patr ... Alex !
— Bonsoir Sof... aïe... shit ! J'aurais dû rester concentré sur la bouteille ! Comment avez-vous pu passer Mehdi avec ce pull ?
— Il était dans mon sac ; je me suis changée après votre appel. Un seul voyeur pervers me suffit et puis vous êtes le seul à avoir droit à une petite récompense.
— Qu'est-ce qui me vaudrait cette récompense ?
— Ne jouez pas à l'innocent Alex ; votre nez s'allonge ! La tête de Denis lorsqu'il est venu m'annoncer une augmentation de 1.000 EUR par mois et ma nomination au poste de ‘Coordinatrice de la communication écrite', cela valait presque plus que l'augmentation elle-même.
— J'aime quand mes managers savent reconnaître le talent.
— A d'autres ; il était blême et transpirait encore de trouille !
— Soit. Voici votre sandwich et votre verre. Est-ce que vous pourriez m'expliquer certaines tournures un peu ... curieuses non, complètement torves de votre proposition ?
— Gloup. Par exemple ?
— Entrepreneur IT à succès, mais socialement inepte et auto-absorbé. Vous me trouvez socialement inepte ?
— N'importe quelle femme avec un QI supérieur à 50 s'en apercevra tout de suite. Autant faire preuve d'honnêteté. Vous gagnerez tous les deux du temps ! ‘Minimum attirante' ... vous vous souvenez ?
— Bonsoir Sof... aïe... shit ! J'aurais dû rester concentré sur la bouteille ! Comment avez-vous pu passer Mehdi avec ce pull ?
— Il était dans mon sac ; je me suis changée après votre appel. Un seul voyeur pervers me suffit et puis vous êtes le seul à avoir droit à une petite récompense.
— Qu'est-ce qui me vaudrait cette récompense ?
— Ne jouez pas à l'innocent Alex ; votre nez s'allonge ! La tête de Denis lorsqu'il est venu m'annoncer une augmentation de 1.000 EUR par mois et ma nomination au poste de ‘Coordinatrice de la communication écrite', cela valait presque plus que l'augmentation elle-même.
— J'aime quand mes managers savent reconnaître le talent.
— A d'autres ; il était blême et transpirait encore de trouille !
— Soit. Voici votre sandwich et votre verre. Est-ce que vous pourriez m'expliquer certaines tournures un peu ... curieuses non, complètement torves de votre proposition ?
— Gloup. Par exemple ?
— Entrepreneur IT à succès, mais socialement inepte et auto-absorbé. Vous me trouvez socialement inepte ?
— N'importe quelle femme avec un QI supérieur à 50 s'en apercevra tout de suite. Autant faire preuve d'honnêteté. Vous gagnerez tous les deux du temps ! ‘Minimum attirante' ... vous vous souvenez ?
« Soit, mais ‘auto-absorbé' ???
— Nous avons passé une soirée entière à ne parler que de vous ...
« J'étais le sujet de la soirée et le client. A propos, pourquoi m'avoir renvoyé les 1.000 EUR ? J'ai passé le week-end à me demander si vous alliez me laisser tomber ! »
— Aucune chance que je vous laisse tomber. Pour votre information, je suis plutôt du genre pitbull. Qu'est-ce qui a encore choqué votre ego ?
— Un peu plus loin : ‘d'une prestance supérieure à la moyenne de ses congénères geek ‘. Vous auriez peut-être pu vous contenter de ‘bonne prestance' ? Sans parler des geeks...
— Et ne pas mentionner votre tare congénitale ? Vous m'avez dit que vous vouliez être honnête !
— ‘Cherche compagnie fémigeek pour conversations inintelligibles pour le commun des mortels entrecoupées d'orgasmes frénétiques' Fémigeek n'existe dans aucun dictionnaire !
— Mais une geek femelle comprendra tout de suite au contraire des femmes ordinaires qui vous ennuient tant !
— ‘Ouvert à tous fantasmes réciproques et restreints au couple'. Qu'est-ce que vous entendez par là ?
— Par là, je n'entends normalement rien, mais pour reprendre votre exemple, je peux ... hem ... vous imaginer nu... aaahttaché dans un sofa aah ah... et soumis pendant quelques heures... hem ... au déni d'orgaaahsme.
— Cela à l'air beaucoup moins drôle dans ce sens-là !
— Peut-être, mais ... ouf... ; vous êtes un homme moderne Alex. D'ailleurs toute votre organisation repose sur l'égalité homme/femme. Vous devez montrer l'exemple.
— On m'a déjà fait le coup avec la salle de sport. Une heure par jour à montrer l'exemple sur ces engins du diable !
— Dommage que vous vous entraîniez avec ces vêtements difformes. Vous devriez vous contenter d'un short et torse nu. Huum.
— Comment le savez-vous ? Je ne vous ai jamais vue à la salle !
— Je fais partie du groupe ‘yoga' qui occupe la salle juste après votre heure. J'arrive parfois avant que vous ne terminiez vos séances.
— Cela me fait penser que je dois prévenir la maintenance que la porte du vestiaire hommes ne ferme plus et reste même entrebâillée.
— Oui, ce serait gênant qu'une membre du personnel prenne en photo les... ahem... fesses musclées de notre PDG ... Oh bon sang, déjà 20 heures. J'avais complètement oublié que j'avais rendez-vous avec Gode, euh ma copine... Michèle Gode ! Je dois filer. Vous me tiendrez au courant des résultats de l'annonce ?
— Promis !
— Un peu plus loin : ‘d'une prestance supérieure à la moyenne de ses congénères geek ‘. Vous auriez peut-être pu vous contenter de ‘bonne prestance' ? Sans parler des geeks...
— Et ne pas mentionner votre tare congénitale ? Vous m'avez dit que vous vouliez être honnête !
— ‘Cherche compagnie fémigeek pour conversations inintelligibles pour le commun des mortels entrecoupées d'orgasmes frénétiques' Fémigeek n'existe dans aucun dictionnaire !
— Mais une geek femelle comprendra tout de suite au contraire des femmes ordinaires qui vous ennuient tant !
— ‘Ouvert à tous fantasmes réciproques et restreints au couple'. Qu'est-ce que vous entendez par là ?
— Par là, je n'entends normalement rien, mais pour reprendre votre exemple, je peux ... hem ... vous imaginer nu... aaahttaché dans un sofa aah ah... et soumis pendant quelques heures... hem ... au déni d'orgaaahsme.
— Cela à l'air beaucoup moins drôle dans ce sens-là !
— Peut-être, mais ... ouf... ; vous êtes un homme moderne Alex. D'ailleurs toute votre organisation repose sur l'égalité homme/femme. Vous devez montrer l'exemple.
— On m'a déjà fait le coup avec la salle de sport. Une heure par jour à montrer l'exemple sur ces engins du diable !
— Dommage que vous vous entraîniez avec ces vêtements difformes. Vous devriez vous contenter d'un short et torse nu. Huum.
— Comment le savez-vous ? Je ne vous ai jamais vue à la salle !
— Je fais partie du groupe ‘yoga' qui occupe la salle juste après votre heure. J'arrive parfois avant que vous ne terminiez vos séances.
— Cela me fait penser que je dois prévenir la maintenance que la porte du vestiaire hommes ne ferme plus et reste même entrebâillée.
— Oui, ce serait gênant qu'une membre du personnel prenne en photo les... ahem... fesses musclées de notre PDG ... Oh bon sang, déjà 20 heures. J'avais complètement oublié que j'avais rendez-vous avec Gode, euh ma copine... Michèle Gode ! Je dois filer. Vous me tiendrez au courant des résultats de l'annonce ?
— Promis !
3. Vendredi 6 février
Un téléphone sonne ...
« Sof, est-ce que tu as le temps de boire un verre ce soir ? Pas longtemps ; je dois être devant mon PC à vingt heures précises !
« A propos de notre campagne de réinsertion des PDG en manque d'affection ? »
« Si tout se déroule comme prévu, ce n'est plus une question de manque d'affection ; uniquement de réinsertion ! »
« Si tout se déroule comme prévu, ce n'est plus une question de manque d'affection ; uniquement de réinsertion ! »
— Je bous d'impatience ... Alex, on se tutoie maintenant ?
— Je dois encore te demander conseil et c'est tellement intime que le vouvoiement devient ridicule. Café du Commerce 19h ?...........
— Sof, par ici !
— Je dois encore te demander conseil et c'est tellement intime que le vouvoiement devient ridicule. Café du Commerce 19h ?...........
— Sof, par ici !
Elle se fraye un chemin parmi les tables.
— Je t'ai commandé un verre de Chablis ; j'espère que tu l'aimes ?
— Bon choix ... Alors, raconte !
— Ton texte a fonctionné du tonnerre : j'ai reçu plus de 200 courriels même si l'immense majorité a rejoint ma collection de selfies de filles nues.
— Rien de sérieux ?
— Une seule, mais c'est Noël avant l'heure ! C'est à cause d'elle que je voulais te parler.
— Ah bon ?
— Elle est parfaite Sof ! Elle a lu La guerre éternelle, Etoiles garde-à-vous et elle connaît Dune presque par cœur. Elle m'a même appris des choses sur Heinlein ! On a déjà échangé une douzaine de courriels et cela augmente tous les jours. Elle est drôle, elle flirte gentiment dans ses textes et n'a pas froid aux yeux. Elle m'a aussi envoyé un selfie et waow ... elle a tout ce qu'il faut, où il faut, mais sans excès.
— Blonde, brune, rousse ?
— Pas la moindre idée. Son visage était hors cadre et son pubis semble entièrement glabre. Sa peau est un peu trop foncée pour être une blonde et pas de tache de rousseur, donc je dirais brune ou plus foncée comme toi, mais sans certitude.
— Et sa poitrine ?
— De grosses oranges ou de petits pamplemousses ... j'en avais des fourmis dans les doigts ... et ses mamelons ... arg ... mes lèvres sont en feu rien que d'y penser !
— Comment s'appelle-t-elle ? Enfin son pseudo ?
— Antinea ... J'ai d'abord cru que c'était une allusion à Matrix, tu sais le contraire féminin de Neo, mais elle m'a fait lire le wiki du roman l'Atlantide. C'est une reine mystérieuse qui règne sur les dernières ruines de l'Atlantide en plein désert du Hoggar. Tu avais aussi raison pour l'heroic fantasy !
— Si je me souviens bien, c'est surtout une espèce de Barbe Bleue au féminin qui tue ses amants !
— Elle m'a assuré qu'elle se contentera de m'épuiser sexuellement ... demain soir.
— Vous en êtes déjà là ? Alex, si cela se trouve, c'est une vampire qui rajeunit avec le sang de ses victimes. Tu n'as pas pu voir ses canines ni son visage défiguré ... ou ses griffes de carnassière !
— Jalouse Sof ?
— Non, inquiète. Elle t'a dit son âge ? Un peu moins de 800 ans ?
— Plus de 18 et moins de 30. C'est tout ce qu'elle a bien voulu me dire. Elle veut me rencontrer pour explorer nos affinités, mais elle a un fantasme auquel je n'avais jamais rêvé : elle veut que ce soit dans le noir absolu ! Elle veut que nous utilisions tous nos sens sauf la vue pour nous découvrir mutuellement et que nous laissions courir nos imaginations ! C'est la version ultime d'une rencontre à l'aveugle ! Tu crois que je dois amener un préservatif ?
— Prends-en trois !!
— C'est dommage que tu n'as pas pu discuter avec elle. Je sens une merveilleuse connexion entre nous. Nos courriels sont devenus de plus en plus longs et de plus en plus chauds. On a échangé sur nos goûts dans tous les domaines et le plus souvent, nous coïncidons à 99 %. Nous étions tous deux ravis de constater que nous avions trouvé quelqu'un qui avait les mêmes centres d'intérêt.
— Mais mademoiselle, 99 % ne veut pas que tu la voies en pleine lumière !
— Nous avons aussi partagé nos expériences sexuelles, premières fois, préférences, fantasmes, donc j'ai réservé une suite pour demain soir à l'hôtel Tonclar en payant un supplément pour une occultation totale. J'ai promis à Antinea de tourner le dos à la porte d'entrée aussi bien à son entrée qu'à sa sortie.
— Alex, promets-moi au moins de m'envoyer un SMS à minuit ou même avant si vos galipettes tournent court ! Sinon je t'envoie la police, le GIGN, le RAID et la S. P. A.!
— Tu dramatises ! Nous serons dans un lieu public, ce qui assure notre sécurité à tous deux. Après tout, elle ne me connaît pas non plus ; je pourrais être un Psychokiller façon The Cure... ta ta ta ta taaa.
— Non. Je ne dramatise pas, mais c'est moi qui t'ai jeté dans la fosse à la lionne-vampire ; tu imagines comment je me sentirai s'il t'arrive quelque chose ?
— Il ne m'arrivera rien ... à part peut-être une belle rencontre !
— Bon choix ... Alors, raconte !
— Ton texte a fonctionné du tonnerre : j'ai reçu plus de 200 courriels même si l'immense majorité a rejoint ma collection de selfies de filles nues.
— Rien de sérieux ?
— Une seule, mais c'est Noël avant l'heure ! C'est à cause d'elle que je voulais te parler.
— Ah bon ?
— Elle est parfaite Sof ! Elle a lu La guerre éternelle, Etoiles garde-à-vous et elle connaît Dune presque par cœur. Elle m'a même appris des choses sur Heinlein ! On a déjà échangé une douzaine de courriels et cela augmente tous les jours. Elle est drôle, elle flirte gentiment dans ses textes et n'a pas froid aux yeux. Elle m'a aussi envoyé un selfie et waow ... elle a tout ce qu'il faut, où il faut, mais sans excès.
— Blonde, brune, rousse ?
— Pas la moindre idée. Son visage était hors cadre et son pubis semble entièrement glabre. Sa peau est un peu trop foncée pour être une blonde et pas de tache de rousseur, donc je dirais brune ou plus foncée comme toi, mais sans certitude.
— Et sa poitrine ?
— De grosses oranges ou de petits pamplemousses ... j'en avais des fourmis dans les doigts ... et ses mamelons ... arg ... mes lèvres sont en feu rien que d'y penser !
— Comment s'appelle-t-elle ? Enfin son pseudo ?
— Antinea ... J'ai d'abord cru que c'était une allusion à Matrix, tu sais le contraire féminin de Neo, mais elle m'a fait lire le wiki du roman l'Atlantide. C'est une reine mystérieuse qui règne sur les dernières ruines de l'Atlantide en plein désert du Hoggar. Tu avais aussi raison pour l'heroic fantasy !
— Si je me souviens bien, c'est surtout une espèce de Barbe Bleue au féminin qui tue ses amants !
— Elle m'a assuré qu'elle se contentera de m'épuiser sexuellement ... demain soir.
— Vous en êtes déjà là ? Alex, si cela se trouve, c'est une vampire qui rajeunit avec le sang de ses victimes. Tu n'as pas pu voir ses canines ni son visage défiguré ... ou ses griffes de carnassière !
— Jalouse Sof ?
— Non, inquiète. Elle t'a dit son âge ? Un peu moins de 800 ans ?
— Plus de 18 et moins de 30. C'est tout ce qu'elle a bien voulu me dire. Elle veut me rencontrer pour explorer nos affinités, mais elle a un fantasme auquel je n'avais jamais rêvé : elle veut que ce soit dans le noir absolu ! Elle veut que nous utilisions tous nos sens sauf la vue pour nous découvrir mutuellement et que nous laissions courir nos imaginations ! C'est la version ultime d'une rencontre à l'aveugle ! Tu crois que je dois amener un préservatif ?
— Prends-en trois !!
— C'est dommage que tu n'as pas pu discuter avec elle. Je sens une merveilleuse connexion entre nous. Nos courriels sont devenus de plus en plus longs et de plus en plus chauds. On a échangé sur nos goûts dans tous les domaines et le plus souvent, nous coïncidons à 99 %. Nous étions tous deux ravis de constater que nous avions trouvé quelqu'un qui avait les mêmes centres d'intérêt.
— Mais mademoiselle, 99 % ne veut pas que tu la voies en pleine lumière !
— Nous avons aussi partagé nos expériences sexuelles, premières fois, préférences, fantasmes, donc j'ai réservé une suite pour demain soir à l'hôtel Tonclar en payant un supplément pour une occultation totale. J'ai promis à Antinea de tourner le dos à la porte d'entrée aussi bien à son entrée qu'à sa sortie.
— Alex, promets-moi au moins de m'envoyer un SMS à minuit ou même avant si vos galipettes tournent court ! Sinon je t'envoie la police, le GIGN, le RAID et la S. P. A.!
— Tu dramatises ! Nous serons dans un lieu public, ce qui assure notre sécurité à tous deux. Après tout, elle ne me connaît pas non plus ; je pourrais être un Psychokiller façon The Cure... ta ta ta ta taaa.
— Non. Je ne dramatise pas, mais c'est moi qui t'ai jeté dans la fosse à la lionne-vampire ; tu imagines comment je me sentirai s'il t'arrive quelque chose ?
— Il ne m'arrivera rien ... à part peut-être une belle rencontre !
4. Dimanche 8 février 00:01
De : Masset, Alexandre
A : Sofa Siddartha-Gautama
A : Sofa Siddartha-Gautama
MERVEILLEUX !!!
De : Sofa Siddartha-Gautama
A : Masset, Alexandre
A : Masset, Alexandre
JE VEUX UN RAPPORT DETAILLE DEMAIN 07H00 DANS TON BUREAU !
5. Lundi 9 février
La porte du bureau d'Alex s'ouvre à pleine volée.
— Alors ? Raconte !
— Bonjour à toi aussi Sof ... Ferme la porte ... Tu veux une tasse de café ?
— Merci ... Slurp ... j'attends.
— Tu ne veux pas t'asseoir ?
— Non... un peu trop de yoga ce week-end ... je me suis fait mal aux adducteurs. Je préfère rester debout. Et donc, ta soirée ?
— C'était magnifique !
— Des détails !!! Les plus sordides de préférence !
— Sof ... tu es mon amie ... enfin je crois ... j'en suis sûr ... mais c'est quand même très personnel ... intime.
— Eh là ! C'est moi qui ai créé cette situation intime. J'ai le droit de savoir !
— Je ne crois pas que je devrais...
— Alex, avec mes copines, on se passe toujours les détails les plus précis de nos escapades ... enfin surtout les leurs ces derniers temps. Vas-y, j'attends !
— Bon, ben, je suis arrivé une heure avant notre rendez-vous pour vérifier que tout était bien occulté comme prévu et je lui ai texté le numéro de la chambre. Elle devait être en avance aussi, car elle m'a aussitôt répondu cinq minutes ! Alors j'ai collé mon œil au judas de la porte et j'ai attendu...
— Tricheur, mais prudent ! Et ?
— Cinq minutes plus tard, une main s'est collée de l'autre côté du judas et j'ai entendu toquer selon le code convenu : tata ta !
— Elle avait prévu ta triche et préparé des contre-mesures... Tout compte fait, elle me plaît cette fille ! Continue !
— Alors j'ai ouvert la porte et je me suis retourné. Elle s'est glissée comme un chat – une chatte- dans la chambre et a refermé la porte aussitôt. Nous étions dans le noir absolu !
— Elle s'est jetée sur toi pour te mordre ?
— J'ai tout juste eu le temps de me retourner et elle était contre moi, tout contre. On s'est embrassés comme des ados. Langue profonde et tout et tout. Pendant ce temps, nos mains exploraient le corps de l'autre. Enfin, surtout les dos vu qu'on n'aurait pas pu glisser une feuille de papier à cigarettes entre les faces avant, tellement nous étions imbriqués l'un à l'autre.
— Gluant !
— Pas à ce moment-là ... Mais elle a pris l'initiative d'interrompre le baiser pour chantonner d'une voix très basse et très rauque ‘Déshabillez-moi', tu sais, la chanson de Barbara.
— Non, c'était Juliette Greco !
— Bonjour à toi aussi Sof ... Ferme la porte ... Tu veux une tasse de café ?
— Merci ... Slurp ... j'attends.
— Tu ne veux pas t'asseoir ?
— Non... un peu trop de yoga ce week-end ... je me suis fait mal aux adducteurs. Je préfère rester debout. Et donc, ta soirée ?
— C'était magnifique !
— Des détails !!! Les plus sordides de préférence !
— Sof ... tu es mon amie ... enfin je crois ... j'en suis sûr ... mais c'est quand même très personnel ... intime.
— Eh là ! C'est moi qui ai créé cette situation intime. J'ai le droit de savoir !
— Je ne crois pas que je devrais...
— Alex, avec mes copines, on se passe toujours les détails les plus précis de nos escapades ... enfin surtout les leurs ces derniers temps. Vas-y, j'attends !
— Bon, ben, je suis arrivé une heure avant notre rendez-vous pour vérifier que tout était bien occulté comme prévu et je lui ai texté le numéro de la chambre. Elle devait être en avance aussi, car elle m'a aussitôt répondu cinq minutes ! Alors j'ai collé mon œil au judas de la porte et j'ai attendu...
— Tricheur, mais prudent ! Et ?
— Cinq minutes plus tard, une main s'est collée de l'autre côté du judas et j'ai entendu toquer selon le code convenu : tata ta !
— Elle avait prévu ta triche et préparé des contre-mesures... Tout compte fait, elle me plaît cette fille ! Continue !
— Alors j'ai ouvert la porte et je me suis retourné. Elle s'est glissée comme un chat – une chatte- dans la chambre et a refermé la porte aussitôt. Nous étions dans le noir absolu !
— Elle s'est jetée sur toi pour te mordre ?
— J'ai tout juste eu le temps de me retourner et elle était contre moi, tout contre. On s'est embrassés comme des ados. Langue profonde et tout et tout. Pendant ce temps, nos mains exploraient le corps de l'autre. Enfin, surtout les dos vu qu'on n'aurait pas pu glisser une feuille de papier à cigarettes entre les faces avant, tellement nous étions imbriqués l'un à l'autre.
— Gluant !
— Pas à ce moment-là ... Mais elle a pris l'initiative d'interrompre le baiser pour chantonner d'une voix très basse et très rauque ‘Déshabillez-moi', tu sais, la chanson de Barbara.
— Non, c'était Juliette Greco !
Bref, elle ne m'a pas attendu et m'a enlevé ... non arraché mon T-shirt – on avait convenu de vêtements pratiques – et j'en ai fait de même. Bon sang Sof ... Elle n'avait pas de soutien-gorge et quand on s'est recollés l'un à l'autre, j'ai eu l'impression que ses tétons étaient deux fers rouges qui allaient me transpercer la peau... Cela ne te gêne pas tous ces détails ?»
— Aahem ... non ... continue ... parfaire mon... erg. ... éducation !
— A force de déhanchements, nous étions arrivés au bord du lit et nous sommes tombés dessus. Enfin moi. Elle était sur moi et elle a commencé à explorer mes cheveux, mon visage, mon cou avec ses mains qui sont ensuite descendues vers mon torse puis mes abdos ! Et elle a murmuré de sa voix un peu bizarre ‘ Oh Alex ! ‘.
— Minute ! Tu n'as pas utilisé un pseudo quand tu as publié ton annonce ?
— Non ... J'avais bien pensé à ‘Ferguson' ou ‘Aragorn', mais j'ai finalement opté pour l'honnêteté totale !
— Cela ne peut pas être pire que ‘Ferguson' ... Masset-Ferguson ... Jeez Alex ! ‘Aragorn' au moins, c'était héroïque !
— Bref, à partir de ce moment, c'est devenu torride entre nous. J'ai aussi exploré son visage. Elle portait des lunettes, mais dans le noir, cela me faisait beaucoup moins d'effet que les tiennes par exemple, alors je me suis très vite concentré sur ses seins délicieux ; d'abord avec mes mains puis avec ma bouche. Elle a feulé quand j'ai aspiré ses mamelons l'un après l'autre.
— Feulé ? J'avais bien dit que c'était une tigresse carnassière.
— Elle ne m'a pas mordu ... enfin pas encore ... elle était trop occupée à enfoncer ses doigts dans mes abdos. Jamais été aussi content de les avoir renforcés à la salle de sport !
— Tout vient à point à qui sait attendre...
— Mais quand elle a saisi mon sexe à travers mon jogging, j'ai failli éjaculer ! D'autant plus qu'elle a grogné ‘Encore plus gros que sur la photo !'
— Tu lui as envoyé une photo de ton membre ????
— A force de déhanchements, nous étions arrivés au bord du lit et nous sommes tombés dessus. Enfin moi. Elle était sur moi et elle a commencé à explorer mes cheveux, mon visage, mon cou avec ses mains qui sont ensuite descendues vers mon torse puis mes abdos ! Et elle a murmuré de sa voix un peu bizarre ‘ Oh Alex ! ‘.
— Minute ! Tu n'as pas utilisé un pseudo quand tu as publié ton annonce ?
— Non ... J'avais bien pensé à ‘Ferguson' ou ‘Aragorn', mais j'ai finalement opté pour l'honnêteté totale !
— Cela ne peut pas être pire que ‘Ferguson' ... Masset-Ferguson ... Jeez Alex ! ‘Aragorn' au moins, c'était héroïque !
— Bref, à partir de ce moment, c'est devenu torride entre nous. J'ai aussi exploré son visage. Elle portait des lunettes, mais dans le noir, cela me faisait beaucoup moins d'effet que les tiennes par exemple, alors je me suis très vite concentré sur ses seins délicieux ; d'abord avec mes mains puis avec ma bouche. Elle a feulé quand j'ai aspiré ses mamelons l'un après l'autre.
— Feulé ? J'avais bien dit que c'était une tigresse carnassière.
— Elle ne m'a pas mordu ... enfin pas encore ... elle était trop occupée à enfoncer ses doigts dans mes abdos. Jamais été aussi content de les avoir renforcés à la salle de sport !
— Tout vient à point à qui sait attendre...
— Mais quand elle a saisi mon sexe à travers mon jogging, j'ai failli éjaculer ! D'autant plus qu'elle a grogné ‘Encore plus gros que sur la photo !'
— Tu lui as envoyé une photo de ton membre ????
« Un selfie... bien obligé ; elle m'avait bien envoyé un selfie du sien !
Et elle l'a mesuré avec ses doigts ... en longueur et en épaisseur. Je croyais que les filles ne prêtaient pas attention aux dimensions d'une verge ? »
« C'est ce qu'on dit aux garçons pour les rassurer, mais ce n'est pas vrai. J'ai une copine qui ne tolère que 10 centimètres au maximum et une autre qui s'est démenée pour essayer un gars qui en avait une de 25 centimètres. Le lendemain, elle était assise sur un pack de glace, mais elle avait un sourire béat. Et je ne parle pas des bites banane !
Et elle l'a mesuré avec ses doigts ... en longueur et en épaisseur. Je croyais que les filles ne prêtaient pas attention aux dimensions d'une verge ? »
« C'est ce qu'on dit aux garçons pour les rassurer, mais ce n'est pas vrai. J'ai une copine qui ne tolère que 10 centimètres au maximum et une autre qui s'est démenée pour essayer un gars qui en avait une de 25 centimètres. Le lendemain, elle était assise sur un pack de glace, mais elle avait un sourire béat. Et je ne parle pas des bites banane !
C'est marrant cette histoire de bite-banane ; quand Antinea a eu fini de palper ma bite, elle m'a susurré : ‘mensurations parfaites et c'est pas une banane'.»
— Sans doute une connaissance commune...
— Je me suis dégagé, j'ai fait voler mes baskets et enlevé mon jogging et mon caleçon ... surtout pour me donner le temps de me reprendre. Je l'entendais se débattre de son côté avec ses vêtements.
— Et ses lunettes, elle les a gardées ?
— Non. Puis elle a recommencé à me caresser partout partout : mes joues, mes lèvres, mes oreilles ... Je ne savais pas que mes lobes étaient une zone érogène. J'essayais d'en faire de même avec elle, mais je sentais que j'allais éclater, alors j'ai commencé à lui donner de petits coups de langue entre les seins et je suis descendu lentement mais sûrement vers le sud. Quand je suis arrivé à son pubis glabre, son bassin a été pris d'une sorte de danse de Saint-Guy et j'ai été obligé de plaquer son bas-ventre sur le matelas.
— Un vrai Neanderthal !
— Je me suis dégagé, j'ai fait voler mes baskets et enlevé mon jogging et mon caleçon ... surtout pour me donner le temps de me reprendre. Je l'entendais se débattre de son côté avec ses vêtements.
— Et ses lunettes, elle les a gardées ?
— Non. Puis elle a recommencé à me caresser partout partout : mes joues, mes lèvres, mes oreilles ... Je ne savais pas que mes lobes étaient une zone érogène. J'essayais d'en faire de même avec elle, mais je sentais que j'allais éclater, alors j'ai commencé à lui donner de petits coups de langue entre les seins et je suis descendu lentement mais sûrement vers le sud. Quand je suis arrivé à son pubis glabre, son bassin a été pris d'une sorte de danse de Saint-Guy et j'ai été obligé de plaquer son bas-ventre sur le matelas.
— Un vrai Neanderthal !
— Non, à ce moment-là, c'était encore en douceur, mais quand j'ai embrassé l'intérieur de ses cuisses. Woow ... Comment l'as-tu décrit l'autre jour ? C'était Yi-Pie Hey. Le cheval – la jument- sauvage ! J'ai dû utiliser toute ma force pour la garder sur le lit. A chaque coup de langue, elle poussait un petit cri et un spasme lui secouait le bas-ventre.
— Hum ... Tu ne sais pas parler aux femmes, mais... hum ... leur donner du plaisir...
— J'ai fini par remonter jusqu'à à son ... euh... ses ... les ...»
— Dis-le Alex ... Dis les mots... où l'as-tu embrassée ? Je veux une description complète !
— J'ai léché son minou ... ou plutôt, j'ai essayé de l'assécher ... elle était trempée, Sof !
— Aha ... elle devait être sérieusement ... arg ... en manque !
— Plus que probable car j'avais à peine effleuré son clitoris de la langue qu'elle m'a enserré la tête entre ses cuisses et elle a joui.
— Elle ne simulait pas ?
— Impossible : j'ai eu droit à la totale : elle a hurlé en se cabrant et en m'inondant le menton !
— Si tu l'as entendue hurler avec ses cuisses sur tes oreilles ... tout l'hôtel a dû l'entendre ... Jeez...
— Et tout de suite après, elle a gémit ‘Prends-moi ... en force ... viiite !'
— Et le Neanderthal a répondu présent...
— Non.
— Comment ça non ?!
— Sof ... je ne la connais que via nos courriels, mais je suis persuadée que je l'ai comprise : c'est une cérébrale ... tout en contrôle. Si je lui avais fait l'amour tout de suite...
— Elle ne voulait pas faire l'amour, elle voulait que tu la ... aah... baises comme une brute !
— Justement ! Moi je voulais lui faire l'amour, mais pour cela, je devais d'abord la faire craquer, lui faire perdre les pédales pour qu'elle accepte de se donner totalement à moi !
— Pas mal pensé pour un amateur de bimbos.
— D'autant plus que je n'ai couché avec aucune d'entre elles !
— A d'autres ... Bon, si tu ne l'as pas pourfendue, qu'as-tu fait ensuite ?
— J'ai mis un coussin sous son bassin et je me suis concentré sur son clito tout en cherchant son point G avec mes doigts.
— Ell eeuh a dû aahpprécier... !
— Ca j'en suis sûr ... J'ai encore les marques de ses ongles sur mon cou et mes épaules.
— Oups déso... désopilant ... elle t'encourageait... te donnait des instructions ?
— Peut-être, mais ses gémissements étaient inintelligibles. De toute façon, cela n'a pas duré longtemps.
— Tu lui as fait le coup du déni d'orgasme ?
— Pas eu le temps. Elle a remis le couvert au bout de trois minutes !
— Alors tu l'as besognée comme un soudard !
— C'est ce qu'elle a grogné, mais non, toujours pas.
— Salopard ... Cette fille avait besoin, sérieusement besoin, de se faire ramoner à con la fesse et tu le lui refuses ! Tu ne sais pas que le pâturage du clito et le labourage du minou sont les mamelles de la France ?
— Justement, je me suis occupé de ses mamelles – je veux dire de ses seins - je suis remonté le long de son corps et je lui ai dévoré un mamelon tout en pétrissant l'autre miche et en pinçant le téton !
— Elle en a certainement gardé un souvenir impétrissable.
— Je ne crois pas ... Elle était trop occupée à reprendre son souffle, donc j'ai remis mes doigts sur son clitoris.
— C'est un clito blindé ?
— Cela m'étonnerait ... elle a immédiatement recommencé à miauler et ses ongles m'ont griffé le dos !
— Estimated Time of Orgasm ?
— Pas plus de cinq minutes ... heureusement pour la peau de mon dos !
— ...
— Je lui ai laissé cinq autres minutes pour récupérer et j'ai enfilé un préservatif puis je l'ai prise.
— ENFIN !
— Un peu pénible au début tellement l'entrée de son vagin était enflée, mais elle était tellement lubrifiée que j'ai finalement réussi à la pénétrer jusqu'à la garde puis j'ai tiré ses bras au-dessus de sa tête et je les ai immobilisés avec mes mains.
— Eh he ... tu avais peur pour ta peau !
— Non ... toujours mon idée de la priver de tout contrôle. Elle s'est mise à geindre comme une possédée...
— C'était le cas ! Tu l'as possédée. Elle était à toi !
— Je disais donc ... elle s'est mise à geindre et elle a réussi à nouer ses jambes autour de mes reins...
— Elle pratique aussi le Yoga ?
— Je ne sais pas ... Tu me laisses finir ?
— Déjà ?
— Non justement ! Sof, je ne sais pas comment j'ai réussi à me contenir, mais je n'ai jamais fait aussi longtemps l'amour à une femme et pourtant j'étais au bord de l'explosion dès que je l'ai pénétrée ! J'étais totalement concentré sur elle, ses réactions, son plaisir, sur toutes les sensations que je recueillais au contact de sa peau, sur ses pieds qui me ramenaient en elle chaque fois que je me retirais ...
— Han ... en force ... Je veux dire ... tu la besognais dur ?
— Je la bourrais tellement fort que je me suis presque démis le sacrum. Surtout quand elle a commencé à gémir mon prénom à mon oreille ‘Oui Alex, comm' ça ... encor'. Ohhh Alex'
— Et elle aahs joui ?
— En hurlant comme une meute de loups une nuit de pleine lune ! Et j'ai fait déborder le préservatif.
— Avant de te rhabiller et foutre le camp comme tous les mecs ?
— Sof, je croyais que tu me connaissais mieux que cela ... Et de toute façon, j'étais KO. Je ne sais pas combien de temps je suis resté out, mais quand j'ai repris pleine conscience, Antinea avait la bouche pleine et moi j'étais de nouveau dur comme fer. A propos, trois préservatifs, c'était bien vu, mais pas suffisant ! Par chance, elle en avait aussi...
— Et malgré tout, tu as survécu !
— Oui, mais pas mon T-shirt ! Pendant que je prenais une douche, elle a pris la poudre d'escampette en me laissant son T-shirt et en emmenant le mien. Je me demande comment elle a pu se tromper vu la différence de taille. J'ai eu l'air un peu ridicule en rue avec mon nombril à l'air, mais au moins, il sentait bon. Très féminin. Un peu comme ton eau de toilette.
— Tu vas la revoir ?
— On a échangé hier presque toute la journée et on a décidé de remettre le couvert. J'aurais bien voulu ce soir, mais elle m'a répondu avec un selfie de son sexe tuméfié en me demandant quelques jours de repos. Manque d'entraînement...
— Et toi, à part les griffures, pas de séquelle ?
— J'ai léché son minou ... ou plutôt, j'ai essayé de l'assécher ... elle était trempée, Sof !
— Aha ... elle devait être sérieusement ... arg ... en manque !
— Plus que probable car j'avais à peine effleuré son clitoris de la langue qu'elle m'a enserré la tête entre ses cuisses et elle a joui.
— Elle ne simulait pas ?
— Impossible : j'ai eu droit à la totale : elle a hurlé en se cabrant et en m'inondant le menton !
— Si tu l'as entendue hurler avec ses cuisses sur tes oreilles ... tout l'hôtel a dû l'entendre ... Jeez...
— Et tout de suite après, elle a gémit ‘Prends-moi ... en force ... viiite !'
— Et le Neanderthal a répondu présent...
— Non.
— Comment ça non ?!
— Sof ... je ne la connais que via nos courriels, mais je suis persuadée que je l'ai comprise : c'est une cérébrale ... tout en contrôle. Si je lui avais fait l'amour tout de suite...
— Elle ne voulait pas faire l'amour, elle voulait que tu la ... aah... baises comme une brute !
— Justement ! Moi je voulais lui faire l'amour, mais pour cela, je devais d'abord la faire craquer, lui faire perdre les pédales pour qu'elle accepte de se donner totalement à moi !
— Pas mal pensé pour un amateur de bimbos.
— D'autant plus que je n'ai couché avec aucune d'entre elles !
— A d'autres ... Bon, si tu ne l'as pas pourfendue, qu'as-tu fait ensuite ?
— J'ai mis un coussin sous son bassin et je me suis concentré sur son clito tout en cherchant son point G avec mes doigts.
— Ell eeuh a dû aahpprécier... !
— Ca j'en suis sûr ... J'ai encore les marques de ses ongles sur mon cou et mes épaules.
— Oups déso... désopilant ... elle t'encourageait... te donnait des instructions ?
— Peut-être, mais ses gémissements étaient inintelligibles. De toute façon, cela n'a pas duré longtemps.
— Tu lui as fait le coup du déni d'orgasme ?
— Pas eu le temps. Elle a remis le couvert au bout de trois minutes !
— Alors tu l'as besognée comme un soudard !
— C'est ce qu'elle a grogné, mais non, toujours pas.
— Salopard ... Cette fille avait besoin, sérieusement besoin, de se faire ramoner à con la fesse et tu le lui refuses ! Tu ne sais pas que le pâturage du clito et le labourage du minou sont les mamelles de la France ?
— Justement, je me suis occupé de ses mamelles – je veux dire de ses seins - je suis remonté le long de son corps et je lui ai dévoré un mamelon tout en pétrissant l'autre miche et en pinçant le téton !
— Elle en a certainement gardé un souvenir impétrissable.
— Je ne crois pas ... Elle était trop occupée à reprendre son souffle, donc j'ai remis mes doigts sur son clitoris.
— C'est un clito blindé ?
— Cela m'étonnerait ... elle a immédiatement recommencé à miauler et ses ongles m'ont griffé le dos !
— Estimated Time of Orgasm ?
— Pas plus de cinq minutes ... heureusement pour la peau de mon dos !
— ...
— Je lui ai laissé cinq autres minutes pour récupérer et j'ai enfilé un préservatif puis je l'ai prise.
— ENFIN !
— Un peu pénible au début tellement l'entrée de son vagin était enflée, mais elle était tellement lubrifiée que j'ai finalement réussi à la pénétrer jusqu'à la garde puis j'ai tiré ses bras au-dessus de sa tête et je les ai immobilisés avec mes mains.
— Eh he ... tu avais peur pour ta peau !
— Non ... toujours mon idée de la priver de tout contrôle. Elle s'est mise à geindre comme une possédée...
— C'était le cas ! Tu l'as possédée. Elle était à toi !
— Je disais donc ... elle s'est mise à geindre et elle a réussi à nouer ses jambes autour de mes reins...
— Elle pratique aussi le Yoga ?
— Je ne sais pas ... Tu me laisses finir ?
— Déjà ?
— Non justement ! Sof, je ne sais pas comment j'ai réussi à me contenir, mais je n'ai jamais fait aussi longtemps l'amour à une femme et pourtant j'étais au bord de l'explosion dès que je l'ai pénétrée ! J'étais totalement concentré sur elle, ses réactions, son plaisir, sur toutes les sensations que je recueillais au contact de sa peau, sur ses pieds qui me ramenaient en elle chaque fois que je me retirais ...
— Han ... en force ... Je veux dire ... tu la besognais dur ?
— Je la bourrais tellement fort que je me suis presque démis le sacrum. Surtout quand elle a commencé à gémir mon prénom à mon oreille ‘Oui Alex, comm' ça ... encor'. Ohhh Alex'
— Et elle aahs joui ?
— En hurlant comme une meute de loups une nuit de pleine lune ! Et j'ai fait déborder le préservatif.
— Avant de te rhabiller et foutre le camp comme tous les mecs ?
— Sof, je croyais que tu me connaissais mieux que cela ... Et de toute façon, j'étais KO. Je ne sais pas combien de temps je suis resté out, mais quand j'ai repris pleine conscience, Antinea avait la bouche pleine et moi j'étais de nouveau dur comme fer. A propos, trois préservatifs, c'était bien vu, mais pas suffisant ! Par chance, elle en avait aussi...
— Et malgré tout, tu as survécu !
— Oui, mais pas mon T-shirt ! Pendant que je prenais une douche, elle a pris la poudre d'escampette en me laissant son T-shirt et en emmenant le mien. Je me demande comment elle a pu se tromper vu la différence de taille. J'ai eu l'air un peu ridicule en rue avec mon nombril à l'air, mais au moins, il sentait bon. Très féminin. Un peu comme ton eau de toilette.
— Tu vas la revoir ?
— On a échangé hier presque toute la journée et on a décidé de remettre le couvert. J'aurais bien voulu ce soir, mais elle m'a répondu avec un selfie de son sexe tuméfié en me demandant quelques jours de repos. Manque d'entraînement...
— Et toi, à part les griffures, pas de séquelle ?
J'ai aussi découvert trois morsures, dont une dans le mollet – je ne sais pas comment c'est arrivé – et j'étais très content d'avoir du baume calmant à la maison pour mon entrejambe... Ceci dit ma chère Sof, je tiens absolument à te remercier pour ton aide. Que dirais-tu d'une autre soirée-resto ce week-end ? Tu connais le Narval ? »
— Tu sais Alex, un spaget bolo me convient aussi. Ta compagnie me fait un peu ignorer ce que je mange...
— Bonne idée ; il y a ce petit bar à côté de chez moi qui en sert un délicieux !
— Vendredi soir ?
— Ah non ... sorry, c'est mon rendez-vous avec Antinea. Samedi midi ?
— Mais c'est la Sain ... OK, d'accord pour samedi, mais c'est moi qui invite ! Je ne t’ai pas encore remercié ; pas seulement pour la promotion et la tête de Denis, mais surtout pour ta reconnaissance de mes capacités en faisant appel à moi pour tes affaires privées.
— Je ne choisis que les meilleures !
— Bonne idée ; il y a ce petit bar à côté de chez moi qui en sert un délicieux !
— Vendredi soir ?
— Ah non ... sorry, c'est mon rendez-vous avec Antinea. Samedi midi ?
— Mais c'est la Sain ... OK, d'accord pour samedi, mais c'est moi qui invite ! Je ne t’ai pas encore remercié ; pas seulement pour la promotion et la tête de Denis, mais surtout pour ta reconnaissance de mes capacités en faisant appel à moi pour tes affaires privées.
— Je ne choisis que les meilleures !
6. Samedi 14 février
Un géant blond entre au Café du Commerce – Chez René ; il s'assied face à une élégante jeune femme brune.
— Alors Alex, comment s'est passée la soirée avec Antinea ? Tu n'as pas l'air aussi euphorique que lundi passé !
— Bien, mais nous avons assez parlé d'elle.
— Tu as vu son visage ? Elle est moche ?
— Non, elle a tellement aimé notre première rencontre qu'elle a de nouveau demandé la chambre occultée, mais sérieusement Sof, parlons d'autre chose !
— Ah ... heu ... Tu as déjà goûté les tacos maison ? On pourrait réserver le spaget bolo quand je t'inviterai à mon appart. Ma recette n'est pas dégueu.
— Bonne idée Sof, parlons un peu de toi !
— Bien, mais nous avons assez parlé d'elle.
— Tu as vu son visage ? Elle est moche ?
— Non, elle a tellement aimé notre première rencontre qu'elle a de nouveau demandé la chambre occultée, mais sérieusement Sof, parlons d'autre chose !
— Ah ... heu ... Tu as déjà goûté les tacos maison ? On pourrait réserver le spaget bolo quand je t'inviterai à mon appart. Ma recette n'est pas dégueu.
— Bonne idée Sof, parlons un peu de toi !
— Mauvaise idée ! Je ne suis pas intéressante. »
— La seule chose qui ne m'intéresse pas chez toi, c'est ta modestie mal placée. Du coup, tu as laissé Denis te maltraiter depuis deux ans, onze mois et quatorze jours.
— J'ai beaucoup plus de défauts que celui-là !
— Pourquoi est-ce que tu prends un air penaud, si coupable en disant cela ?
— Je n'ai pas été très honnête.
— Personne n'est très honnête.
— Mon nouveau petit ami l'est.
— Ah ... tu as un petit ami ... complet ... je veux dire avec relations intimes ?
— Oui, mais cela ne durera pas quand il découvrira que je lui ai caché des choses à propos de moi-même !
— Presque tout le monde fait cela...
— Peut-être, mais j'ai poussé le bouchon à l'extrême et il ne pourra pas l'accepter.
— Pourquoi ?
— Pour moi, cela a été le coup de foudre à notre première rencontre il y a presque trois ans. Il est brillant, séduisant et gentil, mais je ne le fréquentais pas assez pour pouvoir dire que je le connaissais. Mais depuis que nous nous fréquentons ... intimement ... je découvre que son honnêteté viscérale est un élément majeur de sa personnalité au point qu'il n'imagine même pas qu'on pourrait lui mentir.
— L'honnêteté viscérale n'est pas toujours une qualité. Tu crois que cela a fait plaisir à Denis que je le traite très honnêtement de crétin ?
— C'est peut-être vrai, mais l'homme dont je suis amoureuse n'a aucune malice en lui. Au point qu'on pourrait lui faire son portait sans le nommer en insistant sur son absence de malice et il ne comprendrait pas qu'on parle de lui.
— Il est un peu idiot non ?
— Non Alex ; il est plus que brillant, au moins autant que toi.
— J'ai beaucoup plus de défauts que celui-là !
— Pourquoi est-ce que tu prends un air penaud, si coupable en disant cela ?
— Je n'ai pas été très honnête.
— Personne n'est très honnête.
— Mon nouveau petit ami l'est.
— Ah ... tu as un petit ami ... complet ... je veux dire avec relations intimes ?
— Oui, mais cela ne durera pas quand il découvrira que je lui ai caché des choses à propos de moi-même !
— Presque tout le monde fait cela...
— Peut-être, mais j'ai poussé le bouchon à l'extrême et il ne pourra pas l'accepter.
— Pourquoi ?
— Pour moi, cela a été le coup de foudre à notre première rencontre il y a presque trois ans. Il est brillant, séduisant et gentil, mais je ne le fréquentais pas assez pour pouvoir dire que je le connaissais. Mais depuis que nous nous fréquentons ... intimement ... je découvre que son honnêteté viscérale est un élément majeur de sa personnalité au point qu'il n'imagine même pas qu'on pourrait lui mentir.
— L'honnêteté viscérale n'est pas toujours une qualité. Tu crois que cela a fait plaisir à Denis que je le traite très honnêtement de crétin ?
— C'est peut-être vrai, mais l'homme dont je suis amoureuse n'a aucune malice en lui. Au point qu'on pourrait lui faire son portait sans le nommer en insistant sur son absence de malice et il ne comprendrait pas qu'on parle de lui.
— Il est un peu idiot non ?
— Non Alex ; il est plus que brillant, au moins autant que toi.
— Mais tu as profité de son absence de malice pour lui mentir ?
— C'était une erreur, mais j'ai voulu saisir la seule opportunité qui s'est présentée de l'approcher intimement. Et maintenant, je me sens à la fois honteuse et stupide.
— Pourquoi ne pas tout lui avouer ?
— Je vois d'ici la déception dans son regard. Il ne supportera pas mon erreur et je ne supporterai pas sa déception ! Notre relation n'y survivra pas.
— Si c'est le cas, c'est que cette relation n'avait aucune raison d'être dès le départ ?
— Si c'est le cas, c'est que cette relation n'avait aucune raison d'être dès le départ ?
— Alex, tu te souviens de notre conversation lundi quand tu m'as expliqué à quel point tu te sentais bien avec Antinea, intellectuellement, socialement, sexuellement, et quelques autres 'ment' ? Je trouvais cela très beau. Est-ce que je peux te décrire ce que je ressens avec ... Marcello ?
— Marcello ?
— Nom d'emprunt. Je l'ai vu hier soir après le travail.
— Où ça ?
— Peu importe. Alex, ta description de ta relation avec Antinea était très vraie et très belle, mais, en vérité, mon ressenti avec Marcello est plus chargé d'émotion.
— Je ne crois pas que j'ai envie de l'entendre !
— S'il te plaît Alex, j'ai vraiment besoin de te le raconter !
— Je suppose que je te dois bien cela ... au moins ! Bon, comment te sens-tu quand tu es avec lui ?
— Tu te souviens que lors de notre première rencontre extra-professionnelle, tu m'as parlé de ces conversations tellement prenantes qu'on oblitère son environnement et que tu cherches une partenaire qui fera disparaître le reste du monde ?
— Oui et je l'ai trouvée !
— Je n'étais pas certaine d'avoir compris ce que tu voulais dire, mais c'est ce qui se passe avec Marcello.
— Oh !
— Peu importe. Alex, ta description de ta relation avec Antinea était très vraie et très belle, mais, en vérité, mon ressenti avec Marcello est plus chargé d'émotion.
— Je ne crois pas que j'ai envie de l'entendre !
— S'il te plaît Alex, j'ai vraiment besoin de te le raconter !
— Je suppose que je te dois bien cela ... au moins ! Bon, comment te sens-tu quand tu es avec lui ?
— Tu te souviens que lors de notre première rencontre extra-professionnelle, tu m'as parlé de ces conversations tellement prenantes qu'on oblitère son environnement et que tu cherches une partenaire qui fera disparaître le reste du monde ?
— Oui et je l'ai trouvée !
— Je n'étais pas certaine d'avoir compris ce que tu voulais dire, mais c'est ce qui se passe avec Marcello.
— Oh !
— Quand nous sommes ensemble, il n'y a plus que nous deux... Non, il n'y a plus qu'une seule entité. Il me prend dans les bras et je me fonds en lui, absorbée et protégée. Je ne suis pas une faible femme, mais il est plus grand que moi, plus fort et dominant notre entourage. Je sais qu'avec lui, rien ne pourra m'arriver. Je cesse d'être perpétuellement sur mes gardes ; j'ai confiance en l'avenir.
— Tu ne donnes pourtant pas l'impression d'avoir besoin d'un protecteur ?
— Je sais que la moitié des collègues – surtout masculins – m'a baptisé la Salope Intouchable mais j'y fais face sans problème.
— Je sais.
— J'ai une fois essayé de convaincre un ex d'être plus dominateur dans la chambre à coucher. Cela n'a pas trop mal réussi, mais juste après, il m'a demandé ‘Alors chérie, c'était bien ? Tu es contente ?' et cela a tout fait voler en éclats.
— Mais Marcello n'est pas comme cela ?
— Non, pas du tout.
— Tu veux être tellement désirée qu'il est obsédé par l'idée de te faire l'amour.
— Exactement. Quand il me serre contre lui et que je sens sa ... tu sais... dans son pantalon...
— Tu peux dire le mot Sof...
— Touché ! Quand je sens sa bite ultra-dure qui veut jaillir de son pantalon, je sais qu'il bande pour moi, à cause de moi. Je sais qu'il a bandé toute la journée en pensant au moment où il pourrait me prendre par toutes mes ouvertures même s'il n'a pas encore profité de toutes mes possibilités. Et je sais qu'il rêve de me faire miauler, feuler, hurler de plaisir en me baisant dans toutes les positions et que nous transformerons les draps en marais avec les fruits de notre plaisir. Et je suis fière d'avoir rendu sa journée tellement inconfortable. A cause de moi !
— A cause de toi...
— Et quand nous nous rejoignons, il est à bout de désir ; il me prend dans ses bras et je ne suis plus qu'une petite chose pantelante prête à tout pour subir la loi de sa bite d'acier brûlant.
— J'ai déjà entendu des femmes se comparer à la corolle d'une fleur qui s'ouvre...
— Pas moi ; je veux être un livre. Un livre dont seul lui peut caresser la couverture puis l'ouvrir. Il va feuilleter mes pages et me lire et lui seul comprendra ce qu'il lit. Mais en même temps, je veux que mon livre lui donne du plaisir, l'excite, le mystifie, le transforme, l'obsède, le transmute comme seuls les grands livres peuvent le faire. Je veux qu'il tourne mes pages pour qu'il découvre tous mes secrets enfin presque tous ... je veux en garder un pour la fin.
— Le coup de théâtre final ?
— Non ... l'éternel mystère féminin.
— Et tout cela vient du sexe ?
— Non ... tout ce que je t'ai dit c'est ce que je ressens quand il me prend dans ses bras !
— Waow !
— Tu veux que je te raconte le sexe.
— Je n'en ai aucune, mais alors absolument aucune envie !
— Tant pis. Que te dire à propos du sexe ? Tu sais qu'au bureau, j'ai la réputation d'être une traînée ?
— Et je n'en crois pas un mot !
— Dommage ; j'ai mis beaucoup d'énergie à répandre ces rumeurs moi-même. J'aime le sexe. Avec le flirt qui le précède, la découverte du corps de l'autre et cela se termine – si tout va bien – par l'orgasme, la petite mort. Mais je n'ai jamais compris les copines qui me parlaient de la fusion des âmes. Avec moi, cela n'a jamais marché.
— Jusqu'à Marcello...
— Non, pas du tout.
— Tu veux être tellement désirée qu'il est obsédé par l'idée de te faire l'amour.
— Exactement. Quand il me serre contre lui et que je sens sa ... tu sais... dans son pantalon...
— Tu peux dire le mot Sof...
— Touché ! Quand je sens sa bite ultra-dure qui veut jaillir de son pantalon, je sais qu'il bande pour moi, à cause de moi. Je sais qu'il a bandé toute la journée en pensant au moment où il pourrait me prendre par toutes mes ouvertures même s'il n'a pas encore profité de toutes mes possibilités. Et je sais qu'il rêve de me faire miauler, feuler, hurler de plaisir en me baisant dans toutes les positions et que nous transformerons les draps en marais avec les fruits de notre plaisir. Et je suis fière d'avoir rendu sa journée tellement inconfortable. A cause de moi !
— A cause de toi...
— Et quand nous nous rejoignons, il est à bout de désir ; il me prend dans ses bras et je ne suis plus qu'une petite chose pantelante prête à tout pour subir la loi de sa bite d'acier brûlant.
— J'ai déjà entendu des femmes se comparer à la corolle d'une fleur qui s'ouvre...
— Pas moi ; je veux être un livre. Un livre dont seul lui peut caresser la couverture puis l'ouvrir. Il va feuilleter mes pages et me lire et lui seul comprendra ce qu'il lit. Mais en même temps, je veux que mon livre lui donne du plaisir, l'excite, le mystifie, le transforme, l'obsède, le transmute comme seuls les grands livres peuvent le faire. Je veux qu'il tourne mes pages pour qu'il découvre tous mes secrets enfin presque tous ... je veux en garder un pour la fin.
— Le coup de théâtre final ?
— Non ... l'éternel mystère féminin.
— Et tout cela vient du sexe ?
— Non ... tout ce que je t'ai dit c'est ce que je ressens quand il me prend dans ses bras !
— Waow !
— Tu veux que je te raconte le sexe.
— Je n'en ai aucune, mais alors absolument aucune envie !
— Tant pis. Que te dire à propos du sexe ? Tu sais qu'au bureau, j'ai la réputation d'être une traînée ?
— Et je n'en crois pas un mot !
— Dommage ; j'ai mis beaucoup d'énergie à répandre ces rumeurs moi-même. J'aime le sexe. Avec le flirt qui le précède, la découverte du corps de l'autre et cela se termine – si tout va bien – par l'orgasme, la petite mort. Mais je n'ai jamais compris les copines qui me parlaient de la fusion des âmes. Avec moi, cela n'a jamais marché.
— Jusqu'à Marcello...
— Jusqu'à Marcello. Quand il me touche, je me sens comme Newton qui découvre la loi de la gravité, comme Hélène de Troie pour qui des civilisations s'affrontent et meurent. Mon amant me touche et le monde prend du sens ; il m'embrasse et je suis comme une ado qui jette son slip au concert du plus beau boys band du monde ; il me déshabille et je me sens nue. J'ai souvent été nue, mais avec lui, je me SENS nue ET sexy ! Et quand je suis nue avec lui, je me sens tellement vulnérable, mais surtout tellement en sécurité dans ses bras.
Quand il me caresse, ma peau crépite ; quand il tète mes seins, je deviens un chaudron de désir ; s'il empoigne mes fesses, je capitule sexuellement et quand il touche mon minou, mon minou se sent incomplet, vide. Il a besoin d'être comblé ... par ses doigts et sa langue qu'il utilise si bien, mais surtout par son pénis, sa verge, sa bite. Je la veux qui me ramone de toute sa longueur et son épaisseur. Je la veux qui écartèle mon vagin, je la veux qui vibre, vibre, vibre en moi pendant qu'il me transperce jusqu'au cœur et qu'il devienne mon seul univers. »
— Sof...
— Et il EST mon univers Alex. Il me fait languir avec ses caresses pour que je dégouline puis il me prend en levrette ou me pilonne contre un mur où il m'empale sur sa bite jusqu'à ce que je hurle mon plaisir comme la traînée que je suis, mais uniquement avec lui. Il n'y a plus d'autres hommes, Alex ; avec lui, je suis le sexe incarné, la Suprême Traînée – pas celle qui couche avec tous les hommes, mais SA traînée, celle qui jouit, jouit et jouit encore avant d'accueillir sa semence et de se pelotonner au creux de son corps, heureuse, satisfaite, repue. Et puis, il ressuscite et me reprend et le soleil se lève à nouveau. Oh Alex ... regarde-moi ... oooh ... rien ... que d'y ... penser ... mmmphhh...
— Et il EST mon univers Alex. Il me fait languir avec ses caresses pour que je dégouline puis il me prend en levrette ou me pilonne contre un mur où il m'empale sur sa bite jusqu'à ce que je hurle mon plaisir comme la traînée que je suis, mais uniquement avec lui. Il n'y a plus d'autres hommes, Alex ; avec lui, je suis le sexe incarné, la Suprême Traînée – pas celle qui couche avec tous les hommes, mais SA traînée, celle qui jouit, jouit et jouit encore avant d'accueillir sa semence et de se pelotonner au creux de son corps, heureuse, satisfaite, repue. Et puis, il ressuscite et me reprend et le soleil se lève à nouveau. Oh Alex ... regarde-moi ... oooh ... rien ... que d'y ... penser ... mmmphhh...
Alex la regarde ; ses yeux sont humides ; elle ne l'a jamais vu aussi triste.
— J'espère qu'Antinea a ressenti un dixième de cela avec moi...
— Ne te diminue pas Alex ; tu vaux tellement mieux.
— Et c'est quoi l'horrible mensonge qui va te faire perdre Marcello ?
— Je ne peux pas te le dire sans le lui dire.
— C'est pourtant la meilleure chose à faire ; ce sera encore pire quand il le découvrira lui-même, car il le découvrira s'il est aussi brillant que tu le penses.
— Oui, mais il va me haïr et je ne pourrai pas le supporter.
— Tu es une femme intelligente. Tu dois faire la chose la plus intelligente.
— Ne te diminue pas Alex ; tu vaux tellement mieux.
— Et c'est quoi l'horrible mensonge qui va te faire perdre Marcello ?
— Je ne peux pas te le dire sans le lui dire.
— C'est pourtant la meilleure chose à faire ; ce sera encore pire quand il le découvrira lui-même, car il le découvrira s'il est aussi brillant que tu le penses.
— Oui, mais il va me haïr et je ne pourrai pas le supporter.
— Tu es une femme intelligente. Tu dois faire la chose la plus intelligente.
— Oui je sais, je suis une femme forte et intelligente que ses parents ont baptisée du nom d'une pièce de mobilier, qui est venue à la grande ville pour devenir écrivaine comme Hammett, mais qui a fini comme rédactrice de manuels de jeux et n'a jamais écrit une ligne de son grand roman parce qu'elle est tombée désespérément amoureuse. Et je dois te dire, Alex, je refuse de mettre fin à mon histoire d'amour, car ce que je vis, peu de femmes l'ont connu ou le connaîtront dans leur vie. Je finirai peut-être dans les flammes de l'enfer, mais je brûlerai heureuse, car j'aurai eu mes quelques heures de bonheur parfait.
— Sof...
— Oui Alex.
— Tu lui as dit ce que tu ressentais ? Toutes ces choses magnifiques ?
— J'essaye Alex, j'essaye de tout mon cœur. Mais il n'y a qu'à toi que je peux le dire. A toi, je peux dire la vérité parce que tu me crois.
— Je ne peux te dire qu'une chose : si tu expliques ces mêmes sentiments à Marcello et qu'il ne te croit pas et qu'il te quitte à cause de ce mensonge, c'est qu'il n'est pas digne de toi.
— Pourquoi est-ce que tout cela te rend triste ?
— Peu importe, il est trop tard...
— Trop tard pour quoi ? Tu peux me le dire, nous avons partagé presque tous nos secrets.
— J'ai rompu avec Antinea !
— QUOI ???
— J'ai envoyé un courriel de rupture à Antinea juste avant de te rejoindre. Elle ne l'a sans doute pas encore lu.
— Tu as rompu par courriel ?!
— C'est mon seul moyen de contact...
— Le jour de la SAINT-VALENTIN !!!
— Je ne voulais pas tricher plus longtemps.
— Espèce de bâtard !
— Quoi ... Pourquoi ???
— Espèce de bâtard cruel et sans cœur. Elle était amoureuse de toi. Tu ne t'en es pas rendu compte ? Et je peux savoir pourquoi tu as rompu ?
— Sof ... Pourquoi pleures-tu ? Cela ne te concerne pas !
— C'était beau et sensuel, c'était parfait ! Qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que tu la traites comme cela ???
— Je me rends compte maintenant que c'était une terrible erreur pour nous deux de se voir le jour de la Saint-Valentin ; je l'ai perdue et je vais te perdre !
— Mais pourquoi est-ce que tu me perdrais ?
— Tu te souviens qu'Antinea avait proposé l'obscurité totale pour stimuler nos imaginations ? Hier soir, cela a trop bien marché pour moi.
— Comprends pas !
— Je lui faisais l'amour parce que je pensais à quelqu'une d'autre.
— Sale bâtard.
— Tu ne comprends pas Sof...
— Elle n'était pas assez sexy ? Il te fallait une bimbo ?
— Sof ... Je ne pensais qu'à toi !
— ...
— Sof ?
— Moi ?
— Je me suis rendu compte que j'adorais parler avec toi, être avec toi même sans parler. En fait, j'attends avec plus d'impatience nos rencontres que le sexe avec Antinea. Tu es réelle, intelligente et belle... N'enlève pas tes lunettes s'il te plaît !
— Ne me fais pas pleurer alors ! Donc tu as trompé Antinea avec moi ?
— Certainement parce que les impressions à l'aveuglette que j'ai eu du corps d'Antinea me font irrésistiblement penser à celui que je vois quand je te parle.
— Tu veux ... être ... avec moi ?
— Oui Sof... Plus que tout au monde. Si j'ai été aussi bon au lit avec elle, c'est certainement parce que je sortais complètement exalté de nos conversations. Tu as fait de moi un autre homme Sof. J'ai rompu avec Antinea pour pouvoir te déclarer mon amour alors que tu es amoureuse de Marcello. J'arrive trop tard.
— Alex...
— Désolé de te chambouler encore plus Sof...
— Alex, tu es idiot !
— J'ai quand même une excuse : j'ai bien vu que tu prenais autant de plaisir que moi à nos conversations et j'ai cru...
— Alex ... tais-toi !
— ...
— Je suis Antinea !
— Teurkkraft... Pardon ?
— Je me suis inscrite sur L&L sous le pseudo d'Antinea et c'est avec moi que tu as échangé tous ces courriels ! C'est moi que tu as baisée comme un dieu au Tonclar.
— Je n'y crois pas !
— Hier soir, dans la chambre, je t'ai dit : ‘Si j'arrive à l'orgasme avant qu'on casse le sommier, je paye la chambre ; sinon c'est toi qui payes !
— J'essaye Alex, j'essaye de tout mon cœur. Mais il n'y a qu'à toi que je peux le dire. A toi, je peux dire la vérité parce que tu me crois.
— Je ne peux te dire qu'une chose : si tu expliques ces mêmes sentiments à Marcello et qu'il ne te croit pas et qu'il te quitte à cause de ce mensonge, c'est qu'il n'est pas digne de toi.
— Pourquoi est-ce que tout cela te rend triste ?
— Peu importe, il est trop tard...
— Trop tard pour quoi ? Tu peux me le dire, nous avons partagé presque tous nos secrets.
— J'ai rompu avec Antinea !
— QUOI ???
— J'ai envoyé un courriel de rupture à Antinea juste avant de te rejoindre. Elle ne l'a sans doute pas encore lu.
— Tu as rompu par courriel ?!
— C'est mon seul moyen de contact...
— Le jour de la SAINT-VALENTIN !!!
— Je ne voulais pas tricher plus longtemps.
— Espèce de bâtard !
— Quoi ... Pourquoi ???
— Espèce de bâtard cruel et sans cœur. Elle était amoureuse de toi. Tu ne t'en es pas rendu compte ? Et je peux savoir pourquoi tu as rompu ?
— Sof ... Pourquoi pleures-tu ? Cela ne te concerne pas !
— C'était beau et sensuel, c'était parfait ! Qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que tu la traites comme cela ???
— Je me rends compte maintenant que c'était une terrible erreur pour nous deux de se voir le jour de la Saint-Valentin ; je l'ai perdue et je vais te perdre !
— Mais pourquoi est-ce que tu me perdrais ?
— Tu te souviens qu'Antinea avait proposé l'obscurité totale pour stimuler nos imaginations ? Hier soir, cela a trop bien marché pour moi.
— Comprends pas !
— Je lui faisais l'amour parce que je pensais à quelqu'une d'autre.
— Sale bâtard.
— Tu ne comprends pas Sof...
— Elle n'était pas assez sexy ? Il te fallait une bimbo ?
— Sof ... Je ne pensais qu'à toi !
— ...
— Sof ?
— Moi ?
— Je me suis rendu compte que j'adorais parler avec toi, être avec toi même sans parler. En fait, j'attends avec plus d'impatience nos rencontres que le sexe avec Antinea. Tu es réelle, intelligente et belle... N'enlève pas tes lunettes s'il te plaît !
— Ne me fais pas pleurer alors ! Donc tu as trompé Antinea avec moi ?
— Certainement parce que les impressions à l'aveuglette que j'ai eu du corps d'Antinea me font irrésistiblement penser à celui que je vois quand je te parle.
— Tu veux ... être ... avec moi ?
— Oui Sof... Plus que tout au monde. Si j'ai été aussi bon au lit avec elle, c'est certainement parce que je sortais complètement exalté de nos conversations. Tu as fait de moi un autre homme Sof. J'ai rompu avec Antinea pour pouvoir te déclarer mon amour alors que tu es amoureuse de Marcello. J'arrive trop tard.
— Alex...
— Désolé de te chambouler encore plus Sof...
— Alex, tu es idiot !
— J'ai quand même une excuse : j'ai bien vu que tu prenais autant de plaisir que moi à nos conversations et j'ai cru...
— Alex ... tais-toi !
— ...
— Je suis Antinea !
— Teurkkraft... Pardon ?
— Je me suis inscrite sur L&L sous le pseudo d'Antinea et c'est avec moi que tu as échangé tous ces courriels ! C'est moi que tu as baisée comme un dieu au Tonclar.
— Je n'y crois pas !
— Hier soir, dans la chambre, je t'ai dit : ‘Si j'arrive à l'orgasme avant qu'on casse le sommier, je paye la chambre ; sinon c'est toi qui payes !
— Par la barbe d'Atari ... !
— Tu m'en veux ? Tu me détestes ?
— Maintenant que j'y pense, ta personnification d'Antinea explique beaucoup de choses !
— Mais est-ce que tu m'en veux ?
— Sof ... Je suis amoureux de toi et tu m'expliques que tu me désirais tellement que tu as monté un plan diabolique pour pouvoir faire l'amour avec moi. Je pensais devoir choisir entre deux femmes merveilleuses et elles ne font qu'une ! Pourquoi est-ce que je t'en voudrais ?
— Parce que j'ai triché, je t'ai menti, je n'ai pas été honnête !
— C'est Marcello qui va t'en vouloir. Moi j'ai eu le beurre, l'argent du beurre et la crémière !
— AARRGH ! Alex triple buse ... réveille tes octets ... Marcello C'EST TOI !
— Maintenant que j'y pense, ta personnification d'Antinea explique beaucoup de choses !
— Mais est-ce que tu m'en veux ?
— Sof ... Je suis amoureux de toi et tu m'expliques que tu me désirais tellement que tu as monté un plan diabolique pour pouvoir faire l'amour avec moi. Je pensais devoir choisir entre deux femmes merveilleuses et elles ne font qu'une ! Pourquoi est-ce que je t'en voudrais ?
— Parce que j'ai triché, je t'ai menti, je n'ai pas été honnête !
— C'est Marcello qui va t'en vouloir. Moi j'ai eu le beurre, l'argent du beurre et la crémière !
— AARRGH ! Alex triple buse ... réveille tes octets ... Marcello C'EST TOI !
— Je suis Marcello ? Mais alors, tu es vraiment folle de moi ?
— Depuis deux ans, onze mois et quatorze jours. Quand tu m'as fait passer l'entretien d'embauche, j'ai eu le coup de foudre et tu m'as subjuguée. Quand tu m'as embauchée, tu m'as débauchée en même temps. Ton bureau a dû sentir la femelle en chaleur pendant une semaine. Sans ta stupide règle de non-relation intime, j'aurais rampé dans ton lit depuis longtemps !
— Mais Marcello, c'était Jupiter, Apollon et Mars en un seul homme ?
— Il l'était ; tu l'es !
— J'avais l'impression d'être un boxeur poids léger qui affronte un super-lourd.
— Qui se sous-estime maintenant ?
— Sof ... Je vais vendre la boîte !
— Quoi... notre compagnie ?? Mais pourquoi ? C'est ton bébé ... qui n'est d'ailleurs plus un bébé, mais un athlète de compétition.
— La règle de non-relation ne sera plus valable si je disparais du circuit et que je crée une autre start-up avec l'argent de la vente.
— Hum ... on en discutera plus tard, car j'ai un plan B et il y a plus urgent : est-ce que tu préfères me besogner sur cette table au milieu du café ou dans chaque pièce de ta maison ?
— René apprécierait certainement, mais serait quand même obligé de nous dénoncer à la police des mœurs ! On fonce à la maison. Tiens, qu'est-ce qu'on a mangé ?
— Rien, j'ai emballé les tacos dans mon sac ; tu vas avoir besoin de forces ... beaucoup de forces. Surtout pour me punir parce que j'ai été une vilaine fille !
— Une fessée ?
— Tu sais parler aux femmes ... Oui une fessée et quand tu m'auras bien attendri la croupe, je t'offrirai ma dernière virginité !
— AAAOOUUUH ! Et je pourrai te voir, te regarder, te mater ?
— En gros plan !
— Mais Marcello, c'était Jupiter, Apollon et Mars en un seul homme ?
— Il l'était ; tu l'es !
— J'avais l'impression d'être un boxeur poids léger qui affronte un super-lourd.
— Qui se sous-estime maintenant ?
— Sof ... Je vais vendre la boîte !
— Quoi... notre compagnie ?? Mais pourquoi ? C'est ton bébé ... qui n'est d'ailleurs plus un bébé, mais un athlète de compétition.
— La règle de non-relation ne sera plus valable si je disparais du circuit et que je crée une autre start-up avec l'argent de la vente.
— Hum ... on en discutera plus tard, car j'ai un plan B et il y a plus urgent : est-ce que tu préfères me besogner sur cette table au milieu du café ou dans chaque pièce de ta maison ?
— René apprécierait certainement, mais serait quand même obligé de nous dénoncer à la police des mœurs ! On fonce à la maison. Tiens, qu'est-ce qu'on a mangé ?
— Rien, j'ai emballé les tacos dans mon sac ; tu vas avoir besoin de forces ... beaucoup de forces. Surtout pour me punir parce que j'ai été une vilaine fille !
— Une fessée ?
— Tu sais parler aux femmes ... Oui une fessée et quand tu m'auras bien attendri la croupe, je t'offrirai ma dernière virginité !
— AAAOOUUUH ! Et je pourrai te voir, te regarder, te mater ?
— En gros plan !
7. Epilogue : Vendredi 27 février
Un téléphone sonne.
— Alex, c'est Sandrine. Est-ce que je peux te voir d'urgence ? J'ai un problème à la fois curieux et complexe à te soumettre !
— Ahem ... bien sûr Sandriiine, ma porte est tou... ouh... jours ouverte aux ... ooh... ressources humaines.
— J'arrive dans cinq minutes !
— Ahem ... bien sûr Sandriiine, ma porte est tou... ouh... jours ouverte aux ... ooh... ressources humaines.
— J'arrive dans cinq minutes !
Sandrine, responsable RH, entre dans le bureau d'Alex qui a l'air mal à l'aise, coincé dans son fauteuil collé à son bureau.
— Alex, tu connais Sofa Siddharta-Gautama ?
— Oui bien sûr ; je l'ai... eh ... nommée coo... ooh... rdinatrice au début du mois.
— Elle veut nous quitter, aujourd'hui, le dernier jour ouvrable du même mois !
— Aaaah bon...
— Enfin pas tout à fait. Elle démissionne à dater de ce soir et nous propose un contrat de consultance pour les mêmes tâches.
— On y ga... aah... gne en masse sala... aah... riale alors !
— D'autant qu'elle partirait avec Lucie et Andrea, ses deux adjointes ainsi que Mehdi de la maintenance. Enfin, si nous sommes d'accord, son groupe ne partirait pas vraiment.
— Gniii ?
— Elle veut nous louer trois bureaux inoccupés du quatrième étage.
— On gagne sur tous les ... tableaux ... ooh... alors !
— Voici les contrats à signer ... tiens, tu as des lunettes maintenant ?
— Quelqu' ... quelqu'une a dûûû les oublier eeh sur mon burooooh !
— Je fais quoi de Denis ?
— Il peut prendre la ... aah... ; place de Meeehhhdi à la maintenance !
— Je confirme à Sofa que nous acceptons ses propositions ?
— Ouiii ... viiite ! Encooore une chooose Sandrine, ce soir à 17 heures, j' ... j'orgasmise un drink pour mon mariaaage auquel vous êtes tous inviiités diiimanche. Jouir de congé ... à mes ... frais ... lundiiii.
— QUOI ! Et je connais l'heureuse élue ? Ou l'heureux élu ... je ne suis pas bigote !
— Sof ... Sofaaaah Siddharta-Gautamaaah ah ... qui va devenir par la même occasion et très officiellement Sofia Masset ! Ouf...
— Félicitation Alex ... et Sofia, je cours préparer la note de service...
— Oui bien sûr ; je l'ai... eh ... nommée coo... ooh... rdinatrice au début du mois.
— Elle veut nous quitter, aujourd'hui, le dernier jour ouvrable du même mois !
— Aaaah bon...
— Enfin pas tout à fait. Elle démissionne à dater de ce soir et nous propose un contrat de consultance pour les mêmes tâches.
— On y ga... aah... gne en masse sala... aah... riale alors !
— D'autant qu'elle partirait avec Lucie et Andrea, ses deux adjointes ainsi que Mehdi de la maintenance. Enfin, si nous sommes d'accord, son groupe ne partirait pas vraiment.
— Gniii ?
— Elle veut nous louer trois bureaux inoccupés du quatrième étage.
— On gagne sur tous les ... tableaux ... ooh... alors !
— Voici les contrats à signer ... tiens, tu as des lunettes maintenant ?
— Quelqu' ... quelqu'une a dûûû les oublier eeh sur mon burooooh !
— Je fais quoi de Denis ?
— Il peut prendre la ... aah... ; place de Meeehhhdi à la maintenance !
— Je confirme à Sofa que nous acceptons ses propositions ?
— Ouiii ... viiite ! Encooore une chooose Sandrine, ce soir à 17 heures, j' ... j'orgasmise un drink pour mon mariaaage auquel vous êtes tous inviiités diiimanche. Jouir de congé ... à mes ... frais ... lundiiii.
— QUOI ! Et je connais l'heureuse élue ? Ou l'heureux élu ... je ne suis pas bigote !
— Sof ... Sofaaaah Siddharta-Gautamaaah ah ... qui va devenir par la même occasion et très officiellement Sofia Masset ! Ouf...
— Félicitation Alex ... et Sofia, je cours préparer la note de service...
Quelques instants plus tard, Alex repousse son fauteuil et une silhouette émerge de dessous le bureau.
— Ma chérie, c'était très excitant et ta bouche était délicieuse comme d'habitude, mais j'aimerais que nous trouvions un autre endroit pour célébrer notre affection !
— Ne t'en fais pas. J'ai déjà tout prévu dans mon futur bureau. La semaine prochaine, on y déménagera le sofa familial, histoire d'être fin prêts quand nous déciderons de lancer la première fournée de petits Alex !
— Je préférerais une petite Sofiane...
— Tes ordres sont mes désirs, mon Seigneur et Maître !
— Ne t'en fais pas. J'ai déjà tout prévu dans mon futur bureau. La semaine prochaine, on y déménagera le sofa familial, histoire d'être fin prêts quand nous déciderons de lancer la première fournée de petits Alex !
— Je préférerais une petite Sofiane...
— Tes ordres sont mes désirs, mon Seigneur et Maître !
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Commentaires ()
De la VRAIE littérature erotique très bien écrite,pleine d'humour,de subtilités culturelles.
Ça remonte le niveau.
Vivement de nouvelles histoires.