Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Uniformes — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Uniformes
Chapitre 2
Une adorable gendarmette a percé mon pseudo d'écrivain licencieux. Excitée par mes écrits qu'elle a avoué lire d'une main, la garce s'est carrément offerte à moi ! Avec un sacré enthousiasme !
Au sortir de ma réunion en mairie ce soir-là, je m'interroge. Le chef de... (merde, comment s'appelle-t-elle déjà ? Nadine ? Non, Nadia !), donc son chef était présent à la réunion, sérieux comme un pape, raide comme un passe-lacet. Je me demande si le gars se doute que sa jolie subordonnée est gouine sur les bords et saute au paf comme on en rencontre rarement ?
Je vais la rappeler Nadia pour lui proposer de venir assez tôt vendredi soir, genre dix-neuf heures, qu'on puisse s'amuser tous les trois. On dînera ensuite avant que je ne remette le couvert... trois pièces dans leurs argenteries !
Tout de même, quelle garce ! Des lectrices chaud-bouillantes, j'en ai deux-trois avec lesquelles je corresponds régulièrement. L'une m'avait très vite envoyé des photos d'elle, clichés gentillets d'abord, tournant très vite au porno absolu, à poil, cuisses ouvertes, monstro-gode englouti dans le tiroir. Nous nous sommes fait quelques visioconférences chaud-bouillantes, mais comme elle habite à l'autre bout du pays, ça n'est pas allé bien loin. Baiser en visio, on atteint vite les limites !
Mais là, avec Nadia, c'est du con... cret ! Sacrée pétroleuse ! Jolie comme un cœur malgré son nez de boxeur. Fine, mais charpentée, musclée. Des boobs assez ahurissants, gros et ronds qui tiennent parfaitement la route. Sa chatte entièrement épilée, mont de Vénus compris, est craquante même si ces feuillets sont un peu timides et son clito plutôt discret. Sa cheminée d'amour est délicieuse, profonde et réactive. J'ai adoré quand elle contractait ses muscles vaginaux pour étrangler mon braquemart !
Je me demande bien à quoi ressemble sa copine...
* * * *
Mon éditrice me relance le lendemain soir. Elle ne m'appelle jamais pendant les heures de bureau, mais seulement une fois rentrée chez elle. Après avoir pris sa douche dont elle me narre tous les détails lascifs. Ou, allongée, nue bien sûr sur son lit, en train de promener ses doigts sur son corps alangui ou d'activer son bijou avec un joujou élec... trique ! Une fois même, elle m'avait appelée alors qu'elle se faisait joyeusement baiser par un étalon quelconque. J'avais eu droit à son orgasme en direct live ! Cela dit, j'avais plaint le macho qui la sautait alors qu'elle minaudait avec moi au tel : je n'aurais pas aimé être à la place du gars qui s'était retrouvé cantonné à un rôle de vibro-ma-sœur !
Une belle garce mon éditrice. Nous ne nous sommes vus qu'une seule fois lorsque sa maison d'édition avait accepté de me prendre dans son écurie. Elle avait fait le déplacement depuis Paris, voulait me rencontrer en personne pour signer le contrat d'édition. J'avais vite compris qu'elle voulait que je paraphe le contrat avec le stylo très personnel que je porte sur moi en permanence... et pas au bas du parchemin... mais dans son bas rein ! Faute de goût (pardonnée) puisque Mulhouse est dans le Haut-Rhin !
Notre meeting avait eu lieu dans un hôtel chicos où elle avait réservé une suite. À peine étais-je arrivé, salutations d'usage, quelques phrases bateaux de bienvenue, la jolie trentenaire m'avait détaillé des pieds à la tête, en s'arrêtant clairement à mi-chemin. Satisfaite, elle m'avait servi un sourire des plus carnassiers. Elle m'avait alors demandé cinq minutes pour se changer, car elle venait juste d'arriver et voulait endosser une tenue plus confortable et décontractée.
Pour être confortable, elle l'était sa tenue ! Décontractée aussi ! Une petite robe grenat en jersey, parfaitement moulante et courte ! Minimalement... mi-cuisses. Sexy mon éditrice à la tignasse bouclée blond vénitien ! Ses petits seins étaient si parfaitement moulés par le jersey fines côtes que ses tétons se dessinaient insolemment. Ses cuisses vaguement ouvertes et assez largement découvertes étaient un véritable appel au viol.
Nous avions entamé la discussion technique sur les conditions financières. Très professionnelle, la nana avait égrené très sobrement les divers paragraphes tout en me décochant des regards franchement égrillards. Puis Ludivine avait voulu revoir certains détails de mon manuscrit. Elle avait entamé la lecture d'un passage.
J'adorais sa voix, basse, chaude, un peu rauque. Sensuelle, envoûtante, parfaitement adaptée à mon style de prose. Je la voyais se tortiller sur son fauteuil, chacun de ces mouvements troussant petit à petit sa robe, me dévoilant ses longues cuisses fuselées et délicieusement dorées. Elle était parfaitement consciente de la chose, lorgnait ses cuisses avant de m'adresser des regards langoureux. Elle en arriva à l'un de plus chauds extraits du manuscrit. Sa voix se fit encore plus chatte : « The Voice » idéale pour lire ce passage super hot.
— Vous aimez ? lui avais-je demandé en l'interrompant...
— J'adore ! En réalité, votre prose est du genre qui...
— Qui quoi ?
— Qui plaira aux lectrices ! Plaire aux hommes, c'est facile : du sexe brut, des queues, des moules bourrées, un enculage brutal, et ils sont satisfaits. Mais toucher les femmes, c'est une autre paire de manches. Or, vos descriptions détaillées, la richesse variée de votre vocabulaire, la sensualité que vous distillez...
— Oui ?
— Votre prose émoustille !
— À quel point pensez-vous ?
— J'adore ! En réalité, votre prose est du genre qui...
— Qui quoi ?
— Qui plaira aux lectrices ! Plaire aux hommes, c'est facile : du sexe brut, des queues, des moules bourrées, un enculage brutal, et ils sont satisfaits. Mais toucher les femmes, c'est une autre paire de manches. Or, vos descriptions détaillées, la richesse variée de votre vocabulaire, la sensualité que vous distillez...
— Oui ?
— Votre prose émoustille !
— À quel point pensez-vous ?
Ludivine avait pris une profonde respiration.
— Au point de faire mouiller n'importe quelle lectrice. Toutes, sans exception !
— Oh, je pensais que les femmes resteraient plus insensibles, plus distantes que cela, si tant est qu'elles lisent ce genre de littérature !
— Détrompez-vous, nous avons de nombreuses lectrices et votre histoire les fera mouiller !
— Mouiller ! Carrément !
— Vous savez, moi, des écrits érotiques ou pornos, j'en lis des palanquées ! C'est mon job et je vous prie de croire que ce n'est pas une sinécure. Ces écrits, dans l'immense majorité me laissent totalement froide, car trop vulgaires et expéditifs ! Lassant à force de répétitions serinées à longueur de pages. J'en sors bien souvent passablement dégoûtée. Mais vous, vous, vous me faites chauffer grave, vous me faites... mouiller !
— Vraiment ?
— Vous n'imaginez pas à quel point ! Vous ne me croyez pas ?
— Si-si, avais-je répondu sur un ton vaguement moqueur et dubitatif.
— Oh, je pensais que les femmes resteraient plus insensibles, plus distantes que cela, si tant est qu'elles lisent ce genre de littérature !
— Détrompez-vous, nous avons de nombreuses lectrices et votre histoire les fera mouiller !
— Mouiller ! Carrément !
— Vous savez, moi, des écrits érotiques ou pornos, j'en lis des palanquées ! C'est mon job et je vous prie de croire que ce n'est pas une sinécure. Ces écrits, dans l'immense majorité me laissent totalement froide, car trop vulgaires et expéditifs ! Lassant à force de répétitions serinées à longueur de pages. J'en sors bien souvent passablement dégoûtée. Mais vous, vous, vous me faites chauffer grave, vous me faites... mouiller !
— Vraiment ?
— Vous n'imaginez pas à quel point ! Vous ne me croyez pas ?
— Si-si, avais-je répondu sur un ton vaguement moqueur et dubitatif.
J'avais vu les genoux et les mains de Lulu trembler. Elle avait plaqué son dos dans le dossier de son fauteuil, avançant par contre son bassin au bord de l'assise. Sa robe s'était largement troussée et j'apercevais clairement désormais son delta ruisselant. Cuisses écartées, elle avait porté sa main sur son palais papillon : papillon, car ses feuillantines rougeâtres étaient abondantes et s'étalaient de part et d'autre de son fendu, dessinant effectivement comme les ailes d'un grand paon de nuit.
— Je connais vos préférences, me dit-elle avec un clin d'œil. Je me suis fait épiler le minou, ne conservant qu'une touffe de mes poils pubiens sur ma colline de Vénus.
— Je vois ! Et c'est effectivement tout à fait charmant !
— Charmant ? Juste charmant ?
— Magnifiquement excitant ! On en mangerait !
— Ah oui ? Alors, viens titiller ma pachole !
— Pachole ? C'est du vocabulaire marseillais ça !
— Je suis marseillaise à l'origine !
— Cela ne s'entend pas.
— J'ai gommé mon accent ! Mais pas mon tempérament : je suis Marseillaise et surtout chaude salope intégrale à mes heures !
— Je m'en serai douté ! Reprends ta lecture s'il te plaît...
— Salaud ! Tu veux me faire languir alors que je m'expose parfaitement indécente devant toi ! Tu veux que je me branle, c'est ça ? Que je me branle devant toi ! Pour toi salopard ?
— Que tu me montres comment réagiront mes futures lectrices...
— Je vois ! Et c'est effectivement tout à fait charmant !
— Charmant ? Juste charmant ?
— Magnifiquement excitant ! On en mangerait !
— Ah oui ? Alors, viens titiller ma pachole !
— Pachole ? C'est du vocabulaire marseillais ça !
— Je suis marseillaise à l'origine !
— Cela ne s'entend pas.
— J'ai gommé mon accent ! Mais pas mon tempérament : je suis Marseillaise et surtout chaude salope intégrale à mes heures !
— Je m'en serai douté ! Reprends ta lecture s'il te plaît...
— Salaud ! Tu veux me faire languir alors que je m'expose parfaitement indécente devant toi ! Tu veux que je me branle, c'est ça ? Que je me branle devant toi ! Pour toi salopard ?
— Que tu me montres comment réagiront mes futures lectrices...
Lu-Divine se leva aussitôt, fit passer sa robe par-dessus tête et l'envoya valser à mes pieds. J'avais adoré ses nichons : pas de grosses loches fatiguées et tombantes, mais de belles navels bien fermes et rondes au sommet desquelles pointaient des framboises grenues. Une mini-salade de fruits réjouissante ! Se rasseyant, elle s'avachit dans son fauteuil, cuisses toutes ouvertes, « pachole » ruisselante. Elle s'était enfourné quatre doigts dans le carafon et s'activait comme une folle alors que son autre main caressait durement l'un et l'autre de ses nichons, pinçant les mamelons hérissés.
— Putain, dis-moi que ça te plaît de me voir me tortiller comme une putain dégénérée ! Pour toi, monstre !
Je me contentais de sourire. Elle comprit que j'en voulais plus. Plus encore.
Alors, abandonnant ses nichons, sa main gauche glissa sous ses fesses qu'elle releva autant qu'elle put et son index vint caresser son petit trou. Trois secondes plus tard, il pénétrait l'œil du Bouddha, s'engloutissait dans son cul où elle l'activait comme une forcenée !
Lulu explosa direct alors ! Trop excitée par son exhibition scandaleuse, elle jouit magnifiquement ! Je voyais les traits de son visage se tordre, s'extasier, sa bouche ouverte à la recherche désespérée de son souffle. Secouée par les spasmes de son orgasme, elle glissait peu à peu du fauteuil, finit par tomber sur le tapis en émettant des plaintes rauques, borborygmes incompréhensibles témoignant de sa félicité.
Le temps de recouvrer ses esprits, elle se releva, attrapa ma main et m'entraîna vers la chambre où elle se jeta sur le lit. Sur le dos, elle releva son cul, plaça ses deux mains sous ses hanches et releva ses jambes aux épaules. Sacrée gymnaste ! Tout en me dévêtant lentement, j'admirais la petite touffe circulaire de son mont de Vénus, poils longs que je devinais soyeux. Sa craquette aux abondantes petites lèvres trempées, son vase sacré totalement béant encore. Cul relevé, Lulu m'implora :
— Une putasse aussi salope que moi doit être corrigée, souffrir de la violence de l'homme ! Elle ne mérite qu'une chose : se faire défoncer le cul ! Encule-moi salopard, agrandit mon petit trou avec ce putain de braquemart que je vois là ! Tu vas me dévaster le fion avec ce gourdin ! J'en tremble déjà !
Déshabillé, je m'installais sur le lit, à genoux, saisis ses hanches et ma bouche était alors allée lécher l'étoile du nord. Feuille de rose appliquée, elle se tortillait déjà, gémissait de honte et de bonheur. J'amenais mon tromblon appuyer sur son œillet froncé, poussais, une fois, deux fois avant que ma tête de nœud ne perfore la rondelle. J'étais ressorti de l'antre ensuite, replongeais plusieurs fois pour bien évaser la corolle brune, puis m'engouffrais d'un coup dans l'amphore glauque.
Lulu avait crié à cette perforation brutale ! Non de douleur, mais de joie ! Je lui délabrais l'orifice, saquant avec force l'urne sombre, je l'écrabouillais, l'exterminais joyeusement. Elle ruait, se démenait, faisait mine de s'échapper pour revenir aussitôt appuyer son joufflu sur mon pilum, serrer sa rondelle pour étrangler mon sabre. Cette crapuleuse beuglait sous mes coups de boutoir, s'injuriait copieusement surtout. Je la sentais partir vers les terres brûlées : n'en pouvant plus, je lui lâchais mon foutre dans sa jarre brûlante.
Nous étions alors partis ensemble voguer dans les plaines du Grand Sachem, nous étions explosés dans la stratosphère avant de nous noyer dans les lagons de Bora-Bora...
En me retirant quelques instants plus tard, je souris de voir son trouduc complètement arrondi, plus gros qu'une pièce de cinquante francs or !
J'eus droit alors à un nettoyage en règle de mon zgeg : d'abord à la lingette mentholée (vorace, mais prudente la Ginette), puis, évidemment par sa bouche démoniaque. Elle était bien décidée à ne pas laisser retomber l'atmosphère ! Ni ma zizouille bien sûr.
Quand elle estima ma vaillance suffisante, elle se ré-étala sur le lit.
— Tu veux goûter la chaleur infernale de mon souterrain des fées ? Comment ? En missionnaire ou en levrette, m'avait-elle demandé, déjà prête à faire volte-face.
— En missionnaire si tu poses tes gambettes sur mes épaules !
— En missionnaire si tu poses tes gambettes sur mes épaules !
Ainsi fut fait ! Je m'introduisis précautionneusement dans son dédale. Dieu que c'était chaud-bouillant ! Et inondé aussi. J'hésitais un peu pour finalement riper au fond de la bonbonnière, histoire de combler parfaitement son trou velouté. Elle souriait, heureuse de se sentir aussi pleinement envahie. Je commençais le saccage, allant et venant de plus en plus frénétiquement dans l'étroit conduit. D'une main, j'agaçais son clito, de l'autre, je ravageais ses nibards, torturais gentiment ses tétins dressés. Position d'équilibriste que la baiser sans les mains pour pouvoir me tenir vraiment. Elle avait suffisamment relevé son cul pour que la chose fut possible, pour, qu'à genoux, je puisse l'usiner à mon aise. Et pour ce qui est de l'usiner, je l'usinais gaillardement, longtemps, tordant mes hanches pour que mon candélabre élime chaque repli sensible de son tabernacle incendié. Patience et longueur de temps, disait l'autre ?
Queue de chie, je mis aussi de la force et de la rage dans ce pilonnage en règle.
Lulu, je le vis bien, avait grimpé les marches du grand escalier vers la cité de la joie. Elle s'atomisa dans les nues, s'éparpilla façon puzzle. Alors, je lui balançais la fumée, me délestais d'une bordée d'écume gluante dans son jardin d'Éden et la rejointe dans son Nirvana.
Plutôt essoufflés, nous nous étions ensuite câlinés tendrement. J'aimais son corps chaud pressé contre le mien, ses seins pointus écorniflant mon torse, sa taupinière baveuse ventousée à ma cuisse.
Nous avions pris une douche, relativement sage hors quelques agaceries ciblées. Elle m'avoua au passage qu'elle adorerait m'offrir une gorge profonde, mais préférait remettre la chose à plus tard. Après notre dîner. Dans la soirée.
Oui, la soirée avait été mouvementée, la gazelle ne manquant ni d'imagination ni de perversité. Sacrée soirée comme aurait dit Jean-Pierre !
Pour l'heure, au téléphone, Lulu me presse de boucler mon cinquième roman. Sans oublier de m'échauffer aussi bien sûr, mais rien de plus habituel en fait. Mais elle annonce la couleur, notre conversation sera brève cette fois : Madame a des projets... Une certaine urgence, me semble-t-il. J'imagine bien où se situe son urgence...
Le lendemain soir. Dix-huit heures quinze, coup de sonnette. Je look l'écran visio, découvre une nana, jupe-chemisier-veste, bibi sur le haut du crâne. Classe. Seule. Une démarcheuse ? Si elle est témoin de Jéhovah, je suis prêt à me convertir de suite ! J'ouvre avec la commande à distance. Le temps de descendre, je découvre une charmante brunette vaguement intimidée.
— Monsieur... enfin... Justin ? Je suis Sidonie, l'amie de Nadia. Je suis simplement passée vous dire que nous devons reporter notre rendez-vous à demain soir... ou un autre soir comme ça vous ira. Nadia est retenue sur le terrain ce soir. Je suis désolée vraiment !
— Ne le soyez pas ! Venez, montez, nous allons faire connaissance.
— Mais... sans Nadia ?
— Nous allons juste faire connaissance ! Permettez que je vous offre un verre...
— Ne le soyez pas ! Venez, montez, nous allons faire connaissance.
— Mais... sans Nadia ?
— Nous allons juste faire connaissance ! Permettez que je vous offre un verre...
Pute vierge ! Cette fille est éblouissante ! Un canon ! Tout est bon chez elle, y a rien à jeter... Mon idéal féminin ! Je suis subjugué ! Alors qu'elle grimpe l'escalier, je détaille son adorable boule qui balance sous sa jupe crayon.
Dans le salon, je la fais asseoir sur le canapé. Rigolote la nana : intimidée, elle est assise toute droite, au bord du coussin, jambes serrées. Sacrées belles jambes soit dit au passage. Cette fille est grande, longue, sans doute presque aussi grande que moi et ses jambes sont carrément sublimes ! Sa veste m'empêche de jauger sa poitrine, mais je la devine plutôt mini, genre mandarines coquines. Elle est incroyablement jolie la brunette. Ses cheveux ondulent jusqu'au milieu de son dos. Un teint de pêche, uniforme et doux, mat. Des yeux pervenche, clairs, immenses, battus par des cils longs et courbes. Petit nez en trompette, belle bouche aux lèvres fines pourprées. Fossettes de part et d'autre sur les joues quand elle sourit et un grain de beauté Cindy Crawford au coin supérieur gauche de sa bouche. Une vraie beauté, simple, sans fard, naturelle, mais si fabuleusement rayonnante. J'en suis littéralement ébahi. Et conquis déjà !
Lui me regarde avec une timidité touchante, mais a l'air d'apprécier mon personnage.
— Mettez-vous à l'aise...
Elle ripe vers l'arrière de l'assise, appuie son dos au dossier, mais n'enlève pas sa veste. Garde ses cuisses serrées. Nous trinquons, choquant nos flûtes de crémant en nous regardant bien droit dans les yeux comme le veut la tradition. Elle rosit un peu sous mon regard pénétrant. Je l'interroge sur sa profession.
Soudain comme libérée, elle saisit la perche tendue et me raconte sa vie professionnelle, ses joies et tracas quotidiens, les avatars et bonheurs de ses journées aux urgences pédiatriques. Elle a un joli brin de voix, basse, rauque en fait, mais avec des accents flûtés par instant. Elle parle sans discontinuer, une fuite en avant, comme si elle redoutait de s'arrêter.
Je lève ma flûte pour l'inciter à boire. Si la première fois, elle avait à peine trempé ses lèvres, là, elle boit longuement, siphonne les trois quarts de son verre, relève la tête et me regarde toute étonnée en considérant sa flûte presque vide. Je ris et refais le niveau du crémant.
— Ça va mieux ? je lui demande.
Elle prend une nouvelle lampée.
— Excuse-moi, je suis un moulin à paroles. Je vous soûle.
— Votre voix m'enivre par sa grâce, oui ! Je vous sens si passionnée par votre métier. Êtes-vous aussi passionnée dans tous les compartiments de la vie ?
— Je fais rarement les choses à moitié. Je me donne à fond dans tout ce que je fais. Hyper-active !
— Votre voix m'enivre par sa grâce, oui ! Je vous sens si passionnée par votre métier. Êtes-vous aussi passionnée dans tous les compartiments de la vie ?
— Je fais rarement les choses à moitié. Je me donne à fond dans tout ce que je fais. Hyper-active !
Elle se lève, enlève enfin sa veste qu'elle pose sur l'accoudoir du divan.
— J'ai chaud, explique-t-elle en reprenant son verre pour avaler une nouvelle longue gorgée de la boisson à bulles.
Je n'ai aucune envie de la brusquer, je veux la conquérir, l'amadouer. J'ai réalisé déjà que je tiens à elle. C'est ahurissant, mais je tiens à elle ! Déjà ! Je ne veux pas juste la mettre dans mon lit, je veux construire une relation avec elle. J'aperçois les dentelles noires d'un soutien-gorge canaillou sous sa blouse un peu diaphane. Elle capte mon regard, rosit et barre sa poitrine avec son avant-bras.
— Je vous en prie, ne me privez pas de la vision de vos dentelles délicieuses...
Sidonie passe carrément écarlate, mais enlève son bras et s'évente avec sa main.
— Vous vivez seule m'a dit Nadia ?
De toute évidence, elle veut créer une diversion.
— Je vous fais visiter si vous voulez.
Elle se lève, hésite deux secondes : va-t-elle réendosser sa veste ? Elle décide que non. Avant de partir pour la visite, elle siphonne sa flûte : pour se donner du courage ? Elle obéit à mon geste de passer devant. Elle a une démarche féline, quoiqu'un peu hésitante. L'alcool ? Nous traversons les pièces, je la rattrape un peu en descendant trois marches dans l'enfilade des chambres. Elle vacille, se retrouve collée à moi une seconde, laisse échapper un soupir haletant, se détache en rougissant à nouveau, échappe à ma main plaquée à sa taille. Elle rit brièvement, s'excuse de sa maladresse. Ma main passe dans ses cheveux, caresse sa nuque. Elle frémit, esquisse trois pas de danse maladroits pour m'échapper.
— C'est vraiment grand chez vous pour y vivre en solo.
— J'imagine que c'est plus petit chez vous... où vous ne vivez pas en solo...
— Euh... Oui, Nadia vient souvent en effet dîner chez moi.
— Et y... dormir aussi.
— Oui, avoue-t-elle mezzo voce, bien que je n'aie qu'un lit... Pas très large.
— Oh-oh, vous êtes obligée de vous serrer l'une contre l'autre alors...
— J'imagine que c'est plus petit chez vous... où vous ne vivez pas en solo...
— Euh... Oui, Nadia vient souvent en effet dîner chez moi.
— Et y... dormir aussi.
— Oui, avoue-t-elle mezzo voce, bien que je n'aie qu'un lit... Pas très large.
— Oh-oh, vous êtes obligée de vous serrer l'une contre l'autre alors...
Pour éviter de me répondre, Sidonie me donne un léger coup de coude, me bouscule gentiment en souriant. Nous descendons dans mon bureau.
— C'est ici que vous travaillez ?
— C'est ici que j'écris mes romans licencieux.
— C'est ici que j'écris mes romans licencieux.
Elle rougit une fois de plus !
— Vous écrivez tous les jours ?
— Oui et non. Vous savez... mais dites, on pourrait se tutoyer non ?
— Oui et non. Vous savez... mais dites, on pourrait se tutoyer non ?
Petit hochement de tête, sourire coincé. Je poursuis :
— Quelle que soit la nature des écrits, romans policiers, romantiques, historiques... ou érotiques dans mon cas, donner une apparence de réalité aux histoires requiert beaucoup de recherches. Visites réelles ou virtuelles des villes et lieux où l'on situe l'action, documentation sur les professions et passions des personnages, recherches médicales parfois. Tout cela pour donner le maximum de réalité et de crédibilité à l'intrigue. Suite à la parution de mon premier roman, j'avais reçu des protestations, gentilles dans l'ensemble, pour me signaler telles ou telles erreurs de situation, de noms, de descriptions de lieux par exemple.
— Pour « Amok à Bangkok », vous... enfin, tu es allé sur place ?
— Non malheureusement, mais j'ai fait des visites virtuelles sur le Net, compulsé des tas de guides et bouquins sur cette ville, sur ce pays, ces îles. La Thaïlande est un pays aux visages multiples. Répertorier ses traditions locales, les comportements habituels des autochtones, leur vocabulaire spécifique... est un gros travail.
— En tout cas, moi j'ai voyagé avec ce livre. Avec celui à Madagascar aussi !
— Voyagé ? Juste voyagé ?
— Pour « Amok à Bangkok », vous... enfin, tu es allé sur place ?
— Non malheureusement, mais j'ai fait des visites virtuelles sur le Net, compulsé des tas de guides et bouquins sur cette ville, sur ce pays, ces îles. La Thaïlande est un pays aux visages multiples. Répertorier ses traditions locales, les comportements habituels des autochtones, leur vocabulaire spécifique... est un gros travail.
— En tout cas, moi j'ai voyagé avec ce livre. Avec celui à Madagascar aussi !
— Voyagé ? Juste voyagé ?
Sido me glisse un regard fripon en baissant la tête.
— Transportée aussi... vers des horizons extrêmement chauds et irradiants... pénétrants aussi.
Sa voix n'est plus qu'un souffle et je m'amuse de la voir inconsciemment resserrer convulsivement ses cuisses. J'imagine qu'il n'y a pas que ses joues qui chauffent à cet instant ! Comme elle vacille, je la prends dans mes bras, l'enferme contre moi. Nos bouches sont à quelques petits centimètres l'une de l'autre.
Elle me bâillonne brutalement !
Oups, je crois bien qu'on vient de franchir un pas !
Oups, je crois bien qu'on vient de franchir un pas !
À suivre...
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