Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 1 · Amélia nue pour la jouissance
Auteur
La vie sexuelle d'Amélia
Chapitre 1 · Amélia nue pour la jouissance
L'hôtel particulier
Île Saint-Louis, Paris, 18h30, fin 2013
Je gare mon scooter dans la petite cour du bel hôtel particulier et je monte le perron, mon casque à la main.
— Bonsoir, Madame Delahaye, bonsoir Monsieur Da Silva, j'étais inquiète après votre coup de téléphone...
— Bonsoir, Amelia...
— Bonsoir, Mademoiselle Brown, nous avons un problème, je vais vous montrer...
Nous entrons dans l'appartement qui est en plein chantier et nous marchons sur les papiers étendus sur le sol par l'artisan, un homme âgé, corpulent, moustachu. La propriétaire est une dame d'une cinquantaine d'années, mince, très distinguée et séduisante... Dans la salle à manger aux murs décapés et où les meubles ont été recouverts de toiles, il me montre du doigt un coin du plafond, un endroit occupé par une très ancienne et belle moulure du XVIIIe siècle. Comme il fait nuit, il l'éclaire avec une torche.
— Dommage qu'il ne fasse pas jour, la tache aurait été plus visible... Attention, vous allez vous salir, Mademoiselle Brown...
— Pensez donc, j'ai de vieux vêtements...
Je déplace l'un des escabeaux et j'emprunte sa torche à Monsieur Da Silva. Je grimpe. Effectivement, il y a une assez vilaine tache.
— C'est une fuite d'eau venant du premier, on dirait ? M..., c'est c... (je m'obstine à user de mots triviaux français bien que je n'aie jamais réussi à en saisir les nuances et les occasions exactes où il faut les utiliser...).
— Comme vous dites... Je vais même vous dire une chose, Mademoiselle Brown, c'est du plomb !
— Du plomb ? Je rêve !! Il va devenir illégal à la fin de l'année ! Il y aurait encore du plomb dans une partie de l'immeuble ? Comment le savez-vous ?
Il sourit :
— L'habitude, Mademoiselle Brown... et cinquante ans de métier...
Je redescends et je sens à travers l'étoffe du jean les mains de Madame Delahaye sur mes fesses rebondies et mes cuisses épaisses. Nous échangeons un sourire.
— Attention de ne pas tomber, mon petit... Vous avez un corps magnifique...
Et sans lâcher l'une de mes cuisses :
— Vous n'êtes pas choquée, Amelia ? Je pourrais être votre mère !
Je ris :
— Une jeune maman, alors !
Monsieur Da Silva affecte de regarder ailleurs...
— De toute façon, on ne peut prendre de risques et on ne touche plus à rien : Madame Delahaye, il faudrait que vous alliez voir de toute urgence votre voisin du dessus pour voir cette fuite et il faudrait contacter votre assurance et voir ce problème avec la copropriété selon son ampleur, avec le syndic, je pense. Vous devriez vous entendre facilement, dans un tout petit immeuble de quatre copropriétaires (et je pense : qui ne connaissent pas de problèmes de fin de mois...). Je peux vous envoyer notre plombier, Monsieur Badinski. Je suis désolée mais les travaux vont devoir prendre du retard. Surtout pour vous, Monsieur Da Silva.
— Pas du tout, Mademoiselle Brown, au contraire, il vaut mieux que nous nous en apercevions maintenant ! Je me débrouillerai, ce n'est pas mon seul chantier, heureusement ! De toute façon, moi je file, il est tard... Vous me tenez au courant ?
— OK, bonne soirée, Monsieur Da Silva...
— Il faudrait que mon mari voie cette tache, il va rentrer tard... Merci de vous être dérangée, Amelia, surtout à cette heure tardive...
— Oh, pour un chantier de ce prix, Madame Delahaye, c'est un peu normal...
Elle saisit l'un de mes seins à travers mon T-shirt et me fait mal : je la sens beaucoup plus intéressée par la décoratrice que par le chantier de rénovation et l'incident qui va le retarder...
— J'espère que vous resterez à dîner avec mon mari et moi ? Ce sera dans la cuisine, à la bonne franquette, avec ce chantier !
— C'est gentil et ce serait avec plaisir mais ma girlfriend, mon... amie m'attend pour dîner...
— Téléphonez-lui !
— C'est ce que je vais faire. De toute façon, il faut que je l'avertisse de cet incident...
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2. Sylvie
— Charlotte, je suis chez M. et Mme Delahaye, il semble y avoir une fuite au-dessus de chez eux, cela fait une tache sur la belle moulure, oui, nous allons y aller mais d'après Monsieur Da Silva c'est probablement un problème plus important au niveau de l'immeuble, oui, chérie, je sais que Monsieur Da Silva est peintre... Madame Delahaye me propose de dîner avec elle et elle t'invite aussi, bon d'accord, ah, elle me propose aussi de passer la nuit... OK... Bisous, bye. Charlotte ne viendra pas ce soir et elle me dit que justement comme il fait froid et qu'il pleut, ce n'est pas prudent de circuler en deux roues...
— Super !
Je n'en crois pas mes yeux : pendant que j'avais le dos tourné, elle s'est mise nue ! Elle a un corps mince, sexy, un peu fané, une jolie fente parfaitement épilée, des seins plutôt petits et tombants, un ventre musclé, de très belles jambes galbées. Le visage, très gracieux et distingué, est encadré de cheveux courts noirs...
Elle me sourit :
— Je vis toujours nue chez moi, j'espère que cela ne vous dérange pas ? Au fait, appelez-moi Sylvie !
Je la regarde bouche bée et je dis bêtement :
— Mais, Sylvie, ne devions-nous pas aller chez la voisine du dessus pour ce problème de canalisations ?
— Je peux faire cela toute seule, ma petite Amelia, et pour une fois que je réussis à passer un instant avec vous qui êtes tout le temps en train de courir !
— Oui, c'est qu'il y a du boulot, vous savez...
Elle se rapproche de moi et me plaque contre le mur sale de la cuisine non encore refaite... Elle soulève mon T-shirt et dégrafe mon soutien-gorge, faisant tomber mes seins lourds. Je tente vaguement de résister :
— Sylvie, vous êtes une femme très attirante mais j'ai ce qu'il me faut chez moi : j'ai déjà une amante, je suis amoureuse d'elle et elle me rend très heureuse...
Elle rit tout en baissant mon jean.
— Pas de petite culotte, le sexe épilé : bien !! Chérie, je ne vous demande pas de quitter Charlotte mais elle ne vous suffit pas, je le sais : elle ne vous procure que des orgasmes faibles et partiels, est-ce que je me trompe ? Et moi j'ai très envie de vous et je sais que je peux vous donner du plaisir !
— Comment le savez-vous ?
— Je me suis renseignée sur vous et je sais aussi qu'à une époque vous tentiez de jouir en faisant souffrir votre corps : j'ai mieux à vous proposer !
Elle achève le déshabillage en me retirant mes bottes de moto et en envoyant promener le jean sur une chaise.
— Quelle belle fille vous êtes ! Vous avez des cuisses somptueuses !
Elle passe la main sur tout mon corps, s'attardant sur les traces diverses qui s'y trouvent. Elle plaque sa bouche sur la mienne et rentre sa langue. Je réponds au baiser avec ardeur et je lui rends ses caresses et sa chair est douce. Elle porte la main à mon sexe et caresse la fente. Je gémis de plaisir. Puis, brusquement, elle écarte mes grosses fesses et, sans ménagements, rentre au moins deux doigts dans mon anus. La surprise, la douleur, cette sensation si intime... Je bascule vers un orgasme incomplet mais beaucoup plus fort que ce que j'ai jamais éprouvé avec Charlotte. J'interromps le baiser.
De voluptueux spasmes, malheureusement peu nombreux, traversent mon ventre et montent à mon cerveau. Mon sexe coule doucement, mes jambes tremblent et je crie interminablement.
A suivre
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Commentaires ()
Le chapitre 2 est soumis mais la date n'est pas encore fixée
Tu es d'une région chère à mon cœur
Merci du com, chère Anne !