Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Je te vois ... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Je te vois ...
Chapitre 1
“Je te vois.”
J'ai redécouvert cette phrase à travers Avatar. Puis certaines discussions, certains textes, sont venus la réveiller en moi.
Je les connaissais déjà. Je les avais déjà entendus. Mais cette fois-là, ils m'ont touché autrement. Ils ne sont pas passés comme une jolie formule. Ils ont résonné avec quelque chose de plus profond en moi, avec des émotions cachées, une énergie que je ne comprenais pas encore vraiment. Ils se sont enroulés en moi. Ils ont pris une autre densité.
Je les connaissais déjà. Je les avais déjà entendus. Mais cette fois-là, ils m'ont touché autrement. Ils ne sont pas passés comme une jolie formule. Ils ont résonné avec quelque chose de plus profond en moi, avec des émotions cachées, une énergie que je ne comprenais pas encore vraiment. Ils se sont enroulés en moi. Ils ont pris une autre densité.
“Je te vois.”
Encore une fois, les mots disent beaucoup. Ils ont une puissance que l'on sous-estime. Ils signifient bien plus que ce qu'ils semblent dire. Et quand je te dis ça, ce n'est pas juste une formule que je récite.
Ils ne veulent pas seulement dire : je te regarde.
Ils ne veulent pas seulement dire : je remarque ton corps.
Ils ne veulent pas seulement dire : je vois ton visage.
Ils ne parlent pas non plus seulement de ton désir ou de ta façon de te tenir devant moi.
En fait, ils ne parlent pas vraiment de ce que mes yeux captent.
Ils ne veulent pas seulement dire : je te regarde.
Ils ne veulent pas seulement dire : je remarque ton corps.
Ils ne veulent pas seulement dire : je vois ton visage.
Ils ne parlent pas non plus seulement de ton désir ou de ta façon de te tenir devant moi.
En fait, ils ne parlent pas vraiment de ce que mes yeux captent.
Je te vois.
Je vois ce que tu montres, bien sûr. Mais je vois aussi ce que tu protèges. Ou tout au moins, je le ressens, et je respecte ta pudeur.
Je vois ton armure.
Tes défenses.
Tes tensions.
Tes silences.
Et je vois, derrière elles, ce qu'elles essaient encore de protéger.
Cette manière que tu as de rester debout alors qu'une part de toi fatigue. Cette manière de tenir encore, même quand quelque chose en toi demande à être déposé.
Je vois ton armure.
Tes défenses.
Tes tensions.
Tes silences.
Et je vois, derrière elles, ce qu'elles essaient encore de protéger.
Cette manière que tu as de rester debout alors qu'une part de toi fatigue. Cette manière de tenir encore, même quand quelque chose en toi demande à être déposé.
Je le ressens.
Malgré ton contrôle. Malgré tes murs. Malgré ce que tu ranges derrière l'attitude, derrière l'ironie, derrière la distance, derrière la maîtrise. Derrière ta froideur, derrière ta dureté, je ressens ta détresse. Je ressens ce vide que tu ne nommes pas toujours. Je ressens l'endroit en toi qui voudrait être rejoint sans être envahi.
Je le vois.
Et je reste.
Pas pour entrer de force. Pas pour forcer tes portes. Pas pour prendre plus que ce que tu m'autorises. Pas pour faire tomber tes défenses et appeler ça de l'intimité. Ce que tu ne m'ouvres pas ne m'appartient pas. Ce que tu ne me confies pas reste à toi.
Je reste dans l'espace que tu m'autorises.
Pas pour entrer de force. Pas pour forcer tes portes. Pas pour prendre plus que ce que tu m'autorises. Pas pour faire tomber tes défenses et appeler ça de l'intimité. Ce que tu ne m'ouvres pas ne m'appartient pas. Ce que tu ne me confies pas reste à toi.
Je reste dans l'espace que tu m'autorises.
Là seulement.
C'est aussi ça, dominer pour moi : tenir le cadre, oui, mais ne jamais oublier ce qu'il contient.
Et dans cet espace, je t'offre ma présence. Pas une présence floue. Pas une présence qui attend que tu t'écroules. Une présence tenue. Une présence qui regarde, qui reçoit, qui répond. Une présence qui ne fuit pas quand ce qui apparaît devient fragile.
Et dans cet espace, je t'offre ma présence. Pas une présence floue. Pas une présence qui attend que tu t'écroules. Une présence tenue. Une présence qui regarde, qui reçoit, qui répond. Une présence qui ne fuit pas quand ce qui apparaît devient fragile.
Je t'offre ma force.
Ma stabilité.
Ma capacité à tenir quand toi, peut-être, tu n'en peux plus de tout tenir seule. Je peux être ce point fixe. Ce cadre. Cette présence qui ne recule pas à la première vague. Je peux rester là pendant que tu descends un peu plus près de ce que tu portes vraiment.
Ma stabilité.
Ma capacité à tenir quand toi, peut-être, tu n'en peux plus de tout tenir seule. Je peux être ce point fixe. Ce cadre. Cette présence qui ne recule pas à la première vague. Je peux rester là pendant que tu descends un peu plus près de ce que tu portes vraiment.
Mais je ne viens pas seulement avec du solide.
Je viens aussi avec mes failles.
Parce que te voir vraiment, ce n'est pas me placer au-dessus de toi. Ce n'est pas jouer à celui qui sait, qui sauve, qui répare, qui remplit. Je ne suis pas là pour me faire plus grand que ta blessure. Je suis là entier, avec ma force et mes limites, avec ma tenue et mes fissures.
Je viens aussi avec mes failles.
Parce que te voir vraiment, ce n'est pas me placer au-dessus de toi. Ce n'est pas jouer à celui qui sait, qui sauve, qui répare, qui remplit. Je ne suis pas là pour me faire plus grand que ta blessure. Je suis là entier, avec ma force et mes limites, avec ma tenue et mes fissures.
C'est là que le lien devient réel.
Je ne peux pas te remplir à ta place.
Ce sentiment d'être pleine ne peut pas dépendre uniquement de moi. Il ne peut pas dépendre du monde extérieur, et tu le sais. Il t'appartient. Je peux l'éveiller, le soutenir, créer l'espace où tu le retrouves. Mais je ne peux pas devenir ton plein sans nous perdre tous les deux.
Je peux seulement être là.
Ce sentiment d'être pleine ne peut pas dépendre uniquement de moi. Il ne peut pas dépendre du monde extérieur, et tu le sais. Il t'appartient. Je peux l'éveiller, le soutenir, créer l'espace où tu le retrouves. Mais je ne peux pas devenir ton plein sans nous perdre tous les deux.
Je peux seulement être là.
Vraiment là.
Te tenir dans le lien. Te rappeler, par ma présence, que tu n'es pas seule dans ce que tu traverses. Te faire sentir que ton vide n'est pas un trou où je dois m'installer, mais un endroit de toi qui demande à être reconnu, accompagné, respecté.
Je te vois.
Je vois ton armure.
Je vois ta détresse.
Je vois ton désir d'être tenue.
Je vois aussi la part de toi qui doit rester libre.
Et tant que tu m'autorises cette place, je reste là.
Je vois ta détresse.
Je vois ton désir d'être tenue.
Je vois aussi la part de toi qui doit rester libre.
Et tant que tu m'autorises cette place, je reste là.
Présent.
Stable.
Humain.
Stable.
Humain.
Pas pour te sauver.
Pour être avec toi.
Pour toi.
Pour être avec toi.
Pour toi.
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