Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
Première fois avec une beach-volleyeuse — Chapitre 17 · La lettre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première fois avec une beach-volleyeuse
Chapitre 17 · La lettre
Ce chapitre est la retranscription, quelque peu retravaillée, d'une lettre que j'ai reçue de Clémence après les dernières événements contés.
Elissa,
Je suis désolée de mon silence. Ces derniers jours, j'ai tenté à plusieurs reprises de te parler, de mettre des mots sur ce que je ressens. Mais à chaque fois, quelque chose m'a bloquée. C'est comme si ma gorge refusait de trahir ce que mon cœur hurlait. Alors j'écris. Parce que si je n'essaie pas de te dire tout ça maintenant, je crois que je ne me le pardonnerai jamais.
Je suis confuse, ébranlée, mais surtout emplie d'un amour profond que je n'arrive plus à taire.
Je suis désolée de mon silence. Ces derniers jours, j'ai tenté à plusieurs reprises de te parler, de mettre des mots sur ce que je ressens. Mais à chaque fois, quelque chose m'a bloquée. C'est comme si ma gorge refusait de trahir ce que mon cœur hurlait. Alors j'écris. Parce que si je n'essaie pas de te dire tout ça maintenant, je crois que je ne me le pardonnerai jamais.
Je suis confuse, ébranlée, mais surtout emplie d'un amour profond que je n'arrive plus à taire.
Je vais commencer par te parler de Benjamin. Tu mérites la vérité, toute la vérité. Celle que je t'ai dissimulée, non par malveillance, mais par peur. Par honte, aussi. Honte de n'avoir pas su t'aimer comme tu le mérites dès le début. Avec Benjamin on s'est mis ensemble il y a deux ans. Ben c'était mon premier copain sérieux depuis cette relation de lycée qui m'avait laissée vide et à vif. Avec lui, j'ai cru me reconstruire. J'ai confondu l'exploration avec l'épanouissement, l'écoute avec l'amour, et la sexualité avec l'intimité.
C'est vrai, avec lui j'ai connu certaines choses pour la première fois. Tu sais, comme je te l'avais brièvement raconté, c'est avec lui que j'ai expérimenté le sexe anal. Et aussi surprenant que cela puisse paraître aujourd'hui, j'y avais pris un certain goût. Non pas tant pour le plaisir brut, mais parce qu'il me donnait l'illusion d'un abandon, d'une confiance totale. Je me souviens d'un moment en particulier où j'ai senti quelque chose en moi s'ouvrir, pas mon corps, mais mon esprit. Je me disais : "voilà, je suis enfin une femme libre." Mais en réalité, j'étais encore enfermée dans une idée du plaisir façonnée pour plaire à l'autre. Je me laissais faire en croyant être active. Je disais "oui" en croyant dire "je veux". Et lui, sans jamais me forcer, prenait sans vraiment voir.
Et puis, il est parti. Ce fameux voyage de fin d'études. On a vaguement parlé d'aventures possibles, de liberté consentie, mais sans rien construire de solide. Et quand il est revenu, lors d'un instant d'égarement, tout est revenu avec lui : mes habitudes, mes soumissions, mes réflexes malheureux. Je me suis de nouveau laissée prendre au jeu de cette fausse féminité, celle qui se tait, qui sourit, qui se plie.
Et tu étais là. Tu es entrée dans ma chambre comme dans ma vie, elle que tu n'as plus quittée. Même quand j'ai essayé de faire semblant, même quand j'ai nié ce que je ressentais pour toi. Tu étais là.
Elissa, je dois sincèrement m'excuser pour cette scène terrible à laquelle tu as assisté. Te voir présente à ce moment-là… Je ne peux qu'imaginer ce que tu as ressenti en me voyant avec lui. Ce n'était pas seulement une trahison, c'était une violence. Une cruauté involontaire. Et pourtant, tu l'as subie. Je sais que tu as dû te sentir brisée en mille morceaux.
Et tu étais là. Tu es entrée dans ma chambre comme dans ma vie, elle que tu n'as plus quittée. Même quand j'ai essayé de faire semblant, même quand j'ai nié ce que je ressentais pour toi. Tu étais là.
Elissa, je dois sincèrement m'excuser pour cette scène terrible à laquelle tu as assisté. Te voir présente à ce moment-là… Je ne peux qu'imaginer ce que tu as ressenti en me voyant avec lui. Ce n'était pas seulement une trahison, c'était une violence. Une cruauté involontaire. Et pourtant, tu l'as subie. Je sais que tu as dû te sentir brisée en mille morceaux.
Moi, rien que l'idée de t'imaginer avec quelqu'un d'autre me fait mal au ventre. Quand je t'ai vue le toucher, même brièvement, pour le préparer… j'ai senti une chaleur toxique me monter à la tête. Une fureur jalouse. Une douleur sourde. Une envie de hurler, de le repousser, de t'arracher à lui.
Je me rends compte que je suis jalouse de tant de choses. De ta meilleure amie, de votre complicité, de vos échanges intimes. De nos coéquipières qui te voient nue sous la douche. De tes amis, même quand c'est juste une étreinte amicale. Chaque regard posé sur toi me fait grincer les dents intérieurement. Chaque main, même innocente, même fugace, me donne l'impression qu'on vole un morceau de toi. Et pourtant, je n'ai aucun droit sur ton corps. Aucun titre.
Je me rends compte que je suis jalouse de tant de choses. De ta meilleure amie, de votre complicité, de vos échanges intimes. De nos coéquipières qui te voient nue sous la douche. De tes amis, même quand c'est juste une étreinte amicale. Chaque regard posé sur toi me fait grincer les dents intérieurement. Chaque main, même innocente, même fugace, me donne l'impression qu'on vole un morceau de toi. Et pourtant, je n'ai aucun droit sur ton corps. Aucun titre.
Je tente de contenir cette jalousie, car je sais qu'elle est irrationnelle. Et je veux que tu sois libre, que tu respires, que tu continues à être cette femme solaire qui attire les regards et les désirs. Mais moi, j'ai eu du mal à ne pas céder à mes automatismes. Et toi… tu as dû me voir prise par lui, te dire que j'y prenais du plaisir. Mais crois-moi, Elissa, ce moment n'avait aucune saveur. Il n'y avait ni feu, ni abandon, ni vertige. Juste un vide un peu triste. Ce que tu as vu, ce que tu as entendu, ce n'était qu'une rechute, un écho du passé.
Depuis que j'ai compris que je t'aimais, tout le reste me semble fade, sans relief. Toi seule fais vibrer chaque fibre de mon être.
Depuis que j'ai compris que je t'aimais, tout le reste me semble fade, sans relief. Toi seule fais vibrer chaque fibre de mon être.
Avec toi, je ressens un désir qui me dépasse. Une forme d'extase sensorielle et spirituelle. Quand tu es en moi, j'ai l'impression de revenir à la vie. Ta peau contre la mienne, ton souffle sur mon cou, ta langue qui descend doucement vers mon ventre... tout me consume, me ranime, me complète. J'aime ton corps dans toutes ses formes, ses replis, ses contrastes. J'aime ton sexe, pulpeux, fort, vivant. Le goût de toi me hante parfois la nuit. Ton odeur me reste sur les doigts, sur les lèvres, sur le cœur. Tes seins lourds contre ma poitrine, tes mains qui se glissent entre mes cuisses avec cette tendresse mêlée de maîtrise… tout en toi m'attire comme un feu sacré.
Tu m'as offert une liberté que je n'avais jamais connue. Tu m'as révélée à moi-même. Et c'est pour cela que je t'aime. Pour ce que tu es, mais aussi pour ce que je deviens à ton contact : une femme complète, consciente, ardente.
Tu m'as offert une liberté que je n'avais jamais connue. Tu m'as révélée à moi-même. Et c'est pour cela que je t'aime. Pour ce que tu es, mais aussi pour ce que je deviens à ton contact : une femme complète, consciente, ardente.
J'aime nos discussions, nos silences partagés, nos plaisanteries au petit déjeuner. J'aime même nos désaccords, parce qu'ils sont vrais. J'aime quand tu me réveilles d'un baiser, quand tu fronces les sourcils en lisant, quand tu chantes mal en voiture. J'aime ta sensualité, ta générosité, ton rire qui me renverse, ton regard quand tu me désires, ou que tu doutes.
Mais voilà. Je ne sais toujours pas comment être avec toi. Être en couple avec une fille me terrifie encore parfois. Pas parce que je t'aime moins, au contraire. Mais parce que cela remet tout en question. Je ne suis plus « la copine de ». Je deviens une femme qui aime une autre femme, et je découvre que ça me plaît. Mais j'ai peur de ce que ça implique. Peur du regard des autres. Peur de moi-même, parfois. Et ça me fait honte, car tu ne mérites pas mes peurs, ni mes hésitations.
Mais voilà. Je ne sais toujours pas comment être avec toi. Être en couple avec une fille me terrifie encore parfois. Pas parce que je t'aime moins, au contraire. Mais parce que cela remet tout en question. Je ne suis plus « la copine de ». Je deviens une femme qui aime une autre femme, et je découvre que ça me plaît. Mais j'ai peur de ce que ça implique. Peur du regard des autres. Peur de moi-même, parfois. Et ça me fait honte, car tu ne mérites pas mes peurs, ni mes hésitations.
Pardonne-moi mes silences. Mes contradictions. Mes trahisons. Mes abandons.
Je t'aime. Je t'aime à en crever.
Mais je ne sais pas encore si je suis capable de t'aimer comme tu le mérites.
Et pourtant, je n'ai jamais eu autant envie d'essayer.
Je t'aime. Je t'aime à en crever.
Mais je ne sais pas encore si je suis capable de t'aimer comme tu le mérites.
Et pourtant, je n'ai jamais eu autant envie d'essayer.
Cœur,
Clémence
Clémence
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Commentaires ()
De la finesse, de la subtilité, du désir, de l'envie, de l'érotisme...bref, du plaisir à n'en plus finir.
JE n'ai qu'une hâte, de découvrir votre prochaine histoire. Je ne me lasserai pas de votre plume !
Bien à vous et MERCI pour ces moments de délectation !
Impossible d'imaginer qu'Elissa puisse ne pas fondre à la lecture de cette déclaration...
J'espère qu'un dernier (ou pas) épisode nous le confirmera.