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Couverture de Les Pécheresses du confessionnal, par Galaxie rouge
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les Pécheresses du confessionnal — Chapitre 20 · La cérémonie finale

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Galaxie rouge
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Les Pécheresses du confessionnal

Chapitre 20 · La cérémonie finale

Note de l'auteur

Avertissement Ce roman est un blasphème érotique.
Il profane le sacré, mêle sexe et religion.
Si cela vous choque, ne lisez pas ces pages
Mais si la tentation de l'interdit vous attire, entrez…
Ici, l'autel devient lit, le prêtre devient esclave, et la foi se consume dans le plaisir.

Note de l'auteur

Résumé du chapitre précédent : Sous la pleine lune, dans le jardin du presbytère, Magdalena ferme le volet et aperçoit le père Gabriel immobile dans l'ombre. Le désir les envahit immédiatement. Il l'empoigne, la caresse maladroitement, mais avidement, puis lui ordonne de se mettre à quatre pattes sur l'herbe.
Elle obéit, cambrée et offerte. Gabriel relève sa chemise de nuit, la pénètre lentement, puis avec violence croissante.
L'acte culmine en un orgasme simultané brutal : Gabriel jouit profondément en elle, Magdalena hurle et se contracte pour retenir sa semence, mêlant honte, exaltation et sentiment de plénitude coupable.
Ils retombent enlacés sur l'herbe, encore haletants, dans un silence chargé de l'interdit consommé.
La cuisine du presbytère est empreinte d'un calme apaisant, éclairée par une lumière tamisée qui s'infiltre à travers deux fenêtres. L'une d'elles offre une vue sur la cour pavée où s'entassent des tonneaux, tandis que l'autre s'ouvre sur le jardin qui dégage des arômes de romarin et de lavande. Les murs blanchis à la chaux exhalent une fraîcheur. Sur le sol de tomettes usées, un frottement régulier s'élève : celui d'une brosse qui glisse lentement, presque avec sensualité, sur la terre cuite.
Magdalena est agenouillée près de la grande table de bois sombre, ses manches retroussées haut sur les bras, ses mains trempées d'eau et de savon. Afin d'éviter que le tissu ne soit mouillé, elle a relevé le bas de sa robe et l'a attaché à sa ceinture, raccourcissant ainsi l'habit et laissant ses jambes apparentes. La chaleur la consume, et croyant n'avoir aucun témoin, elle a défait plusieurs boutons de son corsage : son décolleté entrouvert brille de sueur, comme une invitation involontaire.
Sous ses manches, deux larges auréoles assombrissent l'étoffe, tandis que dans son dos, une tache humide s'élargit au creux de ses reins, dessinant l'empreinte charnelle de son effort. Chaque geste ample fait rouler ses hanches avec une langueur étudiée, ses reins s'arquent comme sous une caresse invisible. Sa respiration haletante gonfle sa poitrine luisante, et ses mèches brunes collées à ses tempes ajoutent à l'impression troublante d'un corps travaillé par le désir autant que par la fatigue.
Quand le nouveau prêtre franchit le seuil, ses yeux se posent aussitôt sur cette vision charnelle. Il remarque la robe raccourcie, l'étoffe nouée qui dénude les cuisses, le corsage entrouvert d'où ruisselle la sueur, les auréoles sombres sous les aisselles, et cette marque humide qui s'élargit au creux des reins.
Son souffle se coupe : chaque détail semble crier l'intimité la plus nue. La vue de ces traces de chaleur féminine le frappe plus violemment qu'un parfum enivrant. Ses doigts se crispent sur la Bible qu'il tient, son ventre se contracte, et une brûlure de désir lui grimpe jusqu'à la gorge. C'est plus qu'une femme agenouillée qui se présente à lui : c'est le corps vivant, suant, offert, que ses yeux avides déshabillent malgré lui.
Elle sait qu'elle n'est pas seule. Elle a entendu ce léger grincement de porte, ce souffle retenu, et continue son geste comme si de rien n'était. Pourtant, chaque mouvement est une provocation. Ses reins se cambrent davantage, se déhanchant à chaque va-et-vient de la brosse avec une lenteur calculée. Ses cuisses s'écartent à peine, et la robe remontée par sa ceinture révèle l'attache de ses bas comme un secret exhibé.
Le balancement de ses hanches entraîne celui de sa poitrine : ses seins lourds, libérés par le corsage entrouvert, pendent et se balancent, se frôlant presque, dessinant un rythme obscène qui accompagne la cadence du frottement. Sa peau luit, chaque goutte de sueur glissant dans l'ombre du tissu comme une caresse invisible. Ses yeux brillent d'un éclat moqueur, et son dos souple ondule, offert sans pudeur à celui qui, dans l'ombre du seuil, est déjà prisonnier du spectacle.
Le nouveau prêtre, figé, sent son souffle se rompre. Sa gorge se noue, ses tempes battent avec violence. La sueur qui perle au creux de son propre dos le brûle comme un feu secret, plus ardent que la braise d'un encensoir. Son membre gonflé, douloureux, tend sa soutane qu'il plaque contre lui dans un geste désespéré. Ses doigts tremblent sur le cuir de sa Bible, qu'il serre comme un talisman impuissant, priant en silence des mots qui se dissolvent aussitôt dans la fièvre de son corps.
Chaque balancement obscène des seins de Magdalena, chaque cambrure de ses reins le frappe comme une illumination pervertie, une extase où se mêlent plaisir et honte. Il voudrait fermer les yeux, mais ses paupières refusent l'ombre : ses pupilles avides s'accrochent à la scène, fascinées, assoiffées, incapables de se détourner de cette tentation qui le crucifie déjà.
Un frisson brutal traverse le prêtre, comme une décharge. Sa gorge se serre à l'étouffer, ses lèvres tremblent d'un souffle qu'il ne maîtrise plus. Il voudrait détourner les yeux, mais ses paupières refusent l'ombre : il reste cloué à cette vision qui l'aspire. Ses pupilles avides glissent, cherchent à percer la pénombre entre les cuisses blanches offertes par la robe relevée, à deviner l'ombre humide qui se cache sous l'étoffe.
Son regard s'élève ensuite, happé par l'ouverture du corsage où la sueur scintille et perle entre les seins lourds qui se balancent encore. Sa bouche entrouverte laisse échapper un soupir rauque, presque un gémissement arraché malgré lui.
Magdalena, comme par hasard, se redresse d'un geste lent, rejette ses cheveux humides en arrière, et son regard vient se planter dans le sien. Le silence qui suit n'est plus celui de la nef, mais celui d'un lit profané. Elle sourit alors, lentement, un sourire tranquille, insolent et sûr d'elle, comme une promesse d'abandon et de chute.
— Mon père, dit-elle d'une voix basse et caressante, je prépare la maison de Dieu.
Elle accentue le mot prépare d'un mouvement de ses hanches, comme si le sol sous ses mains était une chair à polir. Le prêtre déglutit, tente de reprendre contenance, mais ses yeux trahissent son trouble. La chaleur monte dans son ventre, brutal, incontrôlable. Il sent sous sa soutane son corps réagir, se dresser avec une vigueur qu'il n'a jamais connue dans la solitude de sa cellule. Une bosse indécente se forme, impossible à ignorer.
Le regard de Magdalena glisse aussitôt, se fixe avec une lenteur provocante sur cette enflure visible. Elle laisse ses lèvres s'entrouvrir dans un sourire silencieux, presque carnassier, et relève les yeux vers lui avec une insolence caressante.
— Beau signe de ferveur, murmure-t-elle en laissant traîner sa voix.
Le souffle du prêtre se coupe : il sait qu'elle ne regarde que cela, et la honte l'écrase. Son ventre brûle, son souffle s'étrangle. Il baisse les yeux, mais il sent son corps trahi. Dans son for intérieur, Magdalena jubile. Elle savoure la rougeur qui monte aux joues du jeune homme, la crispation de ses mains sur la Bible, le tremblement qui trahit sa lutte vaine. Oh oui, pense-t-elle, celui-là promet des festins de chair et de semence. Visiblement bien monté, il sera un instrument docile une fois que je l'aurai brisé de honte et repu de plaisir.
Elle se délecte déjà de l'idée de le réduire à l'état d'animal haletant, de le voir supplier pour une délivrance qu'elle retardera. Je le viderai de sa force, je le ferai jouir jusqu'à l'épuisement, et quand il croira trouver le repos, je le relancerai dans le feu.
Ses pensées se font cruelles, prédatrices : elle l'imagine prosterné, implorant, incapable de lui résister. Elle se lèche discrètement les lèvres, comme pour goûter à l'avance ce qui bientôt jaillira d'un corps qu'il croit encore consacrer.
Pris de panique, il ajuste fébrilement le tissu, baisse les yeux, étouffés par la brûlure de son désir découvert.
— Je… excusez-moi… je dois… je dois sortir, bafouille-t-il d'une voix étranglée.
Ses pas résonnent, fuyants, désordonnés, dans la nef vide. Il disparaît dans l'ombre, la porte claque derrière lui. Magdalena reste seule, immobile, les lèvres étirées en un sourire de victoire inachevée. Elle reprend sa brosse, mais son geste ralentit, alangui. Ses yeux se ferment, et un soupir lui échappe, profond, gorgé de fièvre. Elle revoit la bosse gonfler sous la soutane, l'effort vain du prêtre pour cacher ce désir honteux. Quel festin de chair il offrira quand je l'aurai pris entre mes mains… pense-t elle, ses lèvres humides se pinçant de gourmandise.
Sa langue effleure ses dents, comme si elle goûtait déjà le fruit défendu. Dans son esprit, les images affluent : lui, prisonnier, haletant, traqué comme une bête épuisée. Elle se voit se pencher sur lui telle une louve sur sa proie, marquant son territoire, savourant chaque gémissement comme une victoire.
La chaleur de la pièce lui colle la robe à la peau, mais c'est une chaleur plus intime qui l'envahit : celle d'une proie marquée au fer de son regard, qu'elle se promet de traquer, capturer et consumer lentement, jusqu'à la dernière goutte de sa force.
Le lendemain, le soleil cogne sur la place du village. Les cris des gamins ricochent autour de la fontaine, les marchands déballent leurs cageots de fruits colorés. Les effluves de figues mûres et de tomates emplissent l'air
Claire traverse l'esplanade, reine incontestée. Sa robe de lin ivoire colle légèrement à sa peau par endroits, soulignant la courbe des hanches et la pointe des seins sans jamais les emprisonner. Une ceinture fine souligne sa taille., presque trop serrée, comme une invitation muette. Son collier de perles glisse sur sa clavicule à chaque pas, et ses cheveux blonds dansent dans la brise chaude, libres, provocants.
Elle repère Magdalena de loin : hanches qui roulent avec cette nonchalance calculée, robe légère qui flotte juste assez pour laisser deviner le galbe des cuisses à chaque foulée. Claire accélère, talons claquant sur les pavés comme de petits coups de fouet. Elle arrive à sa hauteur, pose une main possessive sur son avant-bras.
— Alors, ce nouveau curé ? souffle-t-elle, voix feutrée, faussement innocente, mais les yeux brillants d'une malice vorace. Il a déjà craqué ou il fait encore semblant de prier ?
Magdalena hausse un sourcil.
— Plus coriace que les précédents, avoue-t-elle avec un petit sourire en coin. Je l'ai chauffé à blanc dans la cuisine… robe relevée, seins à l'air, sueur partout. Il a bandé comme un taureau, la soutane tendue à craquer. Et puis il s'est enfui comme un gamin pris la main dans le sac.
Elle marque une pause, savoure le souvenir.
— Mais il reviendra. Ils reviennent tous.
Claire éclate d'un rire moqueur, secoue ses boucles blondes, effleure son collier d'un geste lent qui fait remonter le tissu sur sa gorge fine.
— Évidemment qu'il reviendra, ma belle. Ils ont tous la même faiblesse entre les jambes. Il suffit de trouver le bon angle… et de serrer un peu plus fort.
Elle se penche, baisse la voix, presque un murmure contre l'oreille de Magdalena.
— Et si vous loupez votre coup, ne vous inquiétez pas… La petite veuve saura s'en charger. Lucile Fontanier… vous l'avez vue, non ? Toute en noir, regard de biche effarouchée, lèvres pincées… mais on dit qu'elle monte aux clochers plus souvent que pour prier.
Magdalena fronce les sourcils, fait mine de réfléchir.
— Lucile ? La veuve ? Celle qui vient se confesser tous les jeudis, les yeux baissés, la croix bien en évidence entre les seins ?
Claire ricane, un son bas et tranchant.
— Se confesser… mes fesses, oui... Elle va se faire absoudre à genoux, oui… Et pas seulement par le curé. On dit qu'elle possède une langue habile et des doigts qui connaissent les bons endroits pour presser. Elle vide les bourses plus vite qu'un quêteur le dimanche. Sainte-nitouche en public, salope en sacristie.
Magdalena laisse échapper un rire bref, presque admiratif.
— Sérieux ? La veuve modèle ? Avec ses voiles de deuil et son air de madone ?
— Exactement. Plus elle joue la veuve éplorée, plus elle fait bander les hommes qui se croient en position de la « consoler ». Et elle console… très bien, apparemment.
Les deux femmes se regardent, complices, cruelles. Un éclat de rire les secoue en même temps, sonore, incontrôlable. Leurs épaules tressautent, leurs poitrines se soulèvent sous les spasmes, attirant les regards curieux des marchands et des vieilles assises sur le banc. Elles rient jusqu'à en avoir les larmes aux yeux, essuient leurs joues d'un revers de main, encore haletantes.
Puis Claire se calme la première, pose une main sur le bras de Magdalena, les ongles vernis effleurant la peau.
— Vous savez quoi ? murmure-t-elle, soudain sérieuse. Au lieu de la haïr… on devrait la recruter.
Magdalena hausse un sourcil.
— Recruter la veuve ?
— Oui. Elle est belle, elle est vicieuse, elle sait y faire. Et surtout… il vaut mieux l'avoir avec nous que contre nous. Imaginez : trois chattes affamées sur le même prêtre. Il n'a aucune chance. On le fait plier en une semaine. Et après… on se le partage. Ou on le fait tourner.
Magdalena esquisse un sourire lent et félin, un sourire de prédatrice qui s'étire sur ses lèvres humides.
— J'aime l'idée. La sainte-nitouche en renfort… ça pourrait être amusant. Très amusant.
Claire se redresse, ajuste une mèche blonde derrière son oreille, le geste élégant et calculateur.
— Alors c'est décidé. On l'approche. On la flatte. On lui fait comprendre qu'on sait… et qu'on peut lui offrir mieux que des confessions solitaires.
Elle se penche une dernière fois, souffle contre l'oreille de Magdalena :
— Et si elle refuse… on la brise. Mais je parie qu'elle dira oui. Les veuves ont toujours faim.
Magdalena hoche la tête, un éclat sombre dans les yeux.
— Marché conclu.
Claire s'éloigne d'un pas assuré vers la mairie, hanches balancées, port de reine. Magdalena reprend sa marche vers l'église, hanches ondulant plus fort encore, sourire en coin, déjà en train de calculer comment faire plier le prêtre… et comment intégrer la belle veuve dans leur petit jeu de chasse.
Sous la lumière dorée et pesante de la fin de matinée, la petite ville somnole, écrasée par une chaleur moite qui plaque les vêtements contre la peau. Le père Gabriel émerge sur le parvis de l'église blanche, sa soutane noire absorbant le soleil comme une seconde peau sombre et chaude ; le tissu lourd frotte légèrement contre l'intérieur de ses cuisses à chaque pas, un froissement soyeux et discret qui accentue la conscience de son propre corps.
Derrière la boulangerie, l'odeur du pain frais monte en volutes épaisses : croûte craquante encore brûlante, mie tiède et moelleuse, levain sucré qui s'infiltre dans les narines comme une caresse olfactive. C'est là qu'il la trouve.
Valérie. Corps généreux offert à la moiteur ambiante. Son chemisier clair, humide sous les seins, colle à la peau en petites zones translucides ; le tissu fin épouse les courbes, frotte doucement contre les tétons à chaque respiration.
Deux boutons défaits laissent échapper une vallée moite où perle une goutte de sueur qui descend lentement, traçant un sillon frais et chatouillant entre les seins lourds avant de se perdre dans l'ombre chaude du décolleté. Sa jupe légère en coton blanc flotte contre ses cuisses nues ; à chaque infime mouvement, le tissu effleure l'intérieur des jambes, un frôlement continu, soyeux et insistant, qui fait frissonner sa peau déjà hypersensible.
Gabriel s'approche, sa voix descend comme une caresse grave et vibrante.
— Vous appartenez à cette paroisse, n'est-ce pas ?
Valérie sursaute, un petit hoquet lui échappe ; le son résonne dans sa gorge sèche. Il est magnifique : grand, épaules larges sous la soutane, mâchoire ciselée, yeux noirs qui la capturent. Une odeur l'enveloppe de savon propre, et d'une note musquée, chaude, presque animale, qui fait pulser son pouls dans les tempes et entre les cuisses.
Leurs regards se verrouillent. Le silence s'épaissit, chargé ; elle sent l'air vibrer entre eux, la chaleur de leurs corps se mêler avant même le premier contact.
Il remarque la trace de farine sur sa joue. Sans un mot, il lève la main. Son pouce effleure la marque : pulpe légèrement rugueuse, chaude, qui glisse lentement, traçant une ligne douce et insistante. Le contact est brûlant ; une onde de picotements électriques descend de sa joue jusqu'à la base de sa nuque, contracte ses mamelons sous le tissu tendu, fait durcir davantage les pointes déjà sensibles.
Le pouce descend, s'attarde sur la commissure de ses lèvres entrouvertes ; elle sent la texture ferme, la chaleur irradiant de sa peau, une légère pression qui fait gonfler ses lèvres inférieures d'excitation.
Sans réfléchir, elle avance la bouche, aspire doucement le pouce. La pulpe salée glisse sur sa langue ; un goût intense, masculin, explose immédiatement : sel minéral de sa peau, une pointe légèrement amère de sueur accumulée sous le soleil, un arrière-goût de virilité brute, mêlé à la douceur résiduelle du savon qu'il utilise.
Elle l'aspire lentement et délicatement, ses lèvres enserrant fermement, sa langue ondulant sur la chair, découvrant chaque creux et chaque bosse, goûtant ce mélange de sel et de chaleur qui lui électrise les sens, comme si c'était un spiritueux puissant. Sa salive se mélange au goût, créant une saveur plus riche, plus intime, qui la fait saliver davantage. Un grondement sourd monte de la gorge de Gabriel ; ses pupilles se dilatent, sa main tremble imperceptiblement.
Il retire son doigt avec une lenteur calculée, le fait glisser une dernière fois sur sa lèvre inférieure, laissant une traînée humide et fraîche qui la fait frissonner, le goût persistant sur sa langue comme une promesse.
— À genoux, Valérie, ordonne-t-il, la voix basse, presque un ronronnement. Expiez vos péchés. Confessez-vous.
Elle obéit, descend lentement. Le tissu fin de sa jupe ne protège rien : les gravillons s'enfoncent dans la chair tendre de ses genoux, une douleur vive, piquante, qui irradie dans les os, remonte le long des cuisses en vagues brûlantes. Chaque minuscule pierre appuie, mord, contraste violemment avec la chaleur liquide qui pulse entre ses jambes, amplifiant le feu qui la consume.
Gabriel pose une main sur son épaule ; ses doigts s'enfoncent légèrement dans la chair moite, pression ferme qui fait naître un frisson le long de son bras.
— C'est pour votre bien, murmure-t-il, voix douce et cruelle. La douleur vous remet sur le droit chemin. Vous êtes une pécheresse, Valérie. Laissez la pénitence vous purifier… et vous consumer.
Il la fait culpabiliser avec une tendresse perverse ; elle baisse la tête, honte et désir entrelacés, sexe palpitant contre la dentelle trempée qui colle à ses lèvres gonflées.
— Joignez les mains. Priez avec moi.
Valérie obéit, paumes jointes devant son visage, doigts entrelacés, la peau moite glissant légèrement l'une contre l'autre. Gabriel commence une litanie basse ; sa voix grave vibre dans l'air moite, résonne dans sa poitrine.
Mais son regard est rivé plus bas : au niveau de ses yeux, la bosse massive sous la soutane. Épaisse, tendue, le tissu noir moulant la forme oblongue, veinée, qui palpite visiblement. Elle bafouille les mots de la prière, voix hachée, presque gémissante, la salive montant dans sa bouche à la vue de cette protubérance.
Gabriel pose une main sur son crâne ; ses doigts glissent dans ses cheveux humides de sueur, empoignent légèrement, tirent juste assez pour faire cambrer sa nuque. Au moment où il prononce Seigneur, délivrez-nous de la tentation , il avance les hanches et colle son membre contre les mains jointes de Valérie.
Le contact est brûlant : la tranche de ses paumes sent la fermeté implacable, la chaleur qui irradie à travers le tissu épais, le pouls rapide qui bat contre sa peau comme un cœur affolé. La pression est insistante, presque écrasante ; elle sent les contours précis la longueur, la largeur, les veines saillantes se dessiner contre ses doigts. Une vague de feu liquide envahit ses cuisses ; son clitoris gonfle douloureusement, sa mouille coule abondamment, imprègne sa culotte, glisse en filet chaud le long de l'intérieur de ses cuisses, trempe le tissu de sa jupe.
Il tire alors sur ses cheveux, écrase son visage contre la soutane. Il frotte lentement son membre dur contre sa joue, son nez, ses lèvres entrouvertes. Le tissu rugueux gratte légèrement sa peau sensible ; elle sent la longueur glisser, la chaleur intense qui pulse, l'odeur musquée plus forte maintenant de sueur masculine, d'excitation brute.
Chaque frottement fait naître une friction électrique sur sa joue, sur ses lèvres ; elle entrouvre la bouche, laisse sa langue effleurer le tissu, un goût âcre et chaud, mélange de sueur imprégnée dans le coton noir, une pointe presque ferreuse de virilité, qui lui fait monter l'eau à la bouche et durcir les papilles.
Elle voudrait arracher la soutane, sentir la peau nue, chaude et soyeuse contre ses paumes, les veines saillantes sous ses doigts, le gland luisant glisser sur sa langue. Elle imagine le poids dans sa main, l'étirement de ses lèvres autour, le va-et-vient profond jusqu'à ce que sa gorge se contracte autour de lui, le premier jet salé amer explosant sur son palais, épais, brûlant, envahissant.
Soudain, une voix retentit depuis l'entrée de la cour :
— Qu'est-ce qui se passe ici ?
Gabriel pivote légèrement la tête, dos tourné à l'homme, voix calme, presque sereine.
— Ce n'est rien, mon fils. Cette jeune brebis avait besoin de se confesser.
Valérie, cachée par le corps massif de Gabriel, devient écarlate. La peur la transperce : son mari si proche, l'odeur de son excitation encore sur ses lèvres, ses genoux accablants, sa culotte trempée collant à sa peau. Son cœur cogne à tout rompre, chaque battement résonnant dans ses tempes et entre ses jambes.
Gabriel jubile intérieurement en voyant la terreur dans ses yeux dilatés. Il lui donne une petite gifle légère sur la joue un claquement discret, la paume chaude effleurant sa peau déjà rougie, laissant une sensation de picotement brûlant qui descend jusqu'à sa poitrine.
— Relevez-vous, Valérie, murmure-t-il. Votre époux a besoin de vous.
Il lui tend la main ; elle la prend, sent la poigne ferme, les doigts qui serrent les siens, le pouce caressant discrètement l'intérieur de son poignet en un dernier contact secret.
— Nous reprendrons cette confession une autre fois… et plus profondément.
Valérie se relève, genoux douloureux, gravillons encore incrustés dans la chair rougie et sensible. Chaque pas fait tomber les petits cailloux sur sa peau, ravive la brûlure. Elle frotte ses genoux d'une main tremblante, baisse la tête et court vers son mari, la respiration saccadée, les joues en feu, l'entrejambe brûlant et humide.
Le boulanger sourit, surpris.
— Merci, mon père. C'est la première fois qu'elle court comme ça pour venir travailler… d'habitude elle traîne…
Gabriel incline la tête, sourire discret et sombre.
— Ne dites rien, mon fils. Je suis là pour m'occuper des brebis égarées.
Le boulanger hoche la tête, satisfait, et s'éloigne avec Valérie, qui marche tête basse, genoux lancinants, corps encore vibrant de désir inassouvi, chaque frottement de ses cuisses l'une contre l'autre ravivant le feu entre elles, le goût interdit persistant dans sa bouche comme un serment secret.
Gabriel reste seul un instant, souffle régulier, membre encore dur et sensible sous la soutane. Puis il reprend sa marche à travers la paroisse, silhouette noire glissant dans la lumière, déjà prêt pour la prochaine confession.
Quelque chose recommence.
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