Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Faute ! Confession ! Pardon ! Absolution ? — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Faute ! Confession ! Pardon ! Absolution ?
Chapitre 1
On peut dire ce que l'on veut de la médecine et des médocs, mais je dois reconnaître que c'est grâce à eux que je suis en forme ce matin. Hier soir, pendant la soirée, alors que l'ambiance était super, que Gracia et moi on s'éclatait comme jamais, une douleur abdominale m'avait fait craindre de ne pas pouvoir me retenir. La honte. Mais j'ai pu m'échapper à temps. Gracia qui a vu que je quittais la fête sans prévenir est venue à mon secours. Elle voulait m'accompagner, mais je n'ai pas eu le cœur de la priver de cette fête. J'ai juste accepté qu'elle me sorte les médocs de sa trousse à pharmacie. Merci à son organisation parfaite. Et ce matin, miracle, tout va bien. Nous avons pu suivre notre programme qui était, la météo étant prévue mitigée, de visiter en scooter la petite ville la plus proche de cet énorme centre de vacances où nous passons, dans des conditions de rêve, la quinzaine prévue.
J'aime faire les boutiques, mais il y a des limites, aussi on a décidé de se séparer pour vaquer chacun de son côté. Rendez-vous est donné dans un café juste en face l'église qui ne manque pas de charme.
Je suis chrétien, d'éducation chrétienne, conscient ce que mon pays doit à cette religion, mais pas vraiment croyant, ni pratiquant. Gracia par contre est une catho de cœur. Elle ne va pas à la messe chaque semaine, mais sa foi ne se discute pas.
Je suis en avance. Après en avoir fait le tour, j'entre. L'église est simple, d'inspiration romane et elle ne manque pas de charme. Je ne suis pas insensible à la sérénité que procurent ces voûtes, qui si elles ne sont pas célestes, montrent l'ingéniosité et le sacrifice des compagnons de l'époque. Un confessionnal attire mon regard. Une merveille avec des anges et démons qui rappellent que la confession est, était, un passage obligé pour que le créateur pardonne les péchés. Une petite pancarte signale les heures ou le prêtre est présent. Je me souviens de ma jeunesse ou je ne savais quoi dire au prêtre et pouvait même imaginer des péchés, véniels, pour sortir le plus vite possible.
Tiens. Une diode. Présence incongrue mais qui montre que même ici le progrès trace son chemin. Diode rouge. Même les ignares peuvent comprendre que c'est "fermé". Je ne résiste pas à l'envie de prendre la place du prêtre. Siège en bois. Un rideau me sépare du monde. À gauche et à droite une tirette qui libère un grillage de bois qui a dû "en entendre". Le pêcheur, majorité de pécheresses d'un côté. Le prêtre, de l'autre, qui se doit de tout entendre, de tout pardonner, de tout garder pour lui. Un petit bouton, rouge fait une tache incongrue. Je comprends que c'est ce qui commande la lampe extérieure. J'appuie. Le bouton passe au vert et j'imagine que dehors la lampe est verte signalant que le prêtre est en attente de tous les péchés du monde.
C'est drôle. Je prends conscience de la difficulté de ce sacerdoce. Le représentant de Dieu sur ce siège. Le diable et ses tentations, à genoux, de l'autre côté.
Un bruissement. Un frottement.
—Mon père ?
Une voix qui questionne. Qu'est-ce que je fais ? Et si je… Non, ce serait un sacrilège… Pourtant, s'il existe, il va entendre la confession et même si je suis un usurpateur, le confessé sera pardonné "en direct".
Je libère la grille de bois.
—Oui.
—Bénissez-moi, mon père, car j'ai péché.
Cette voix. Même si c'est un murmure afin que rien ne sorte du confessionnal, je la reconnais. Un coup d'œil par la grille. C'est elle. Heureusement elle baisse la tête, mais il y a aucun doute, c'est Gracia, ma femme. La coquine. Elle a dû me voir entrer et veut me jouer un tour.
Elle veut jouer, alors jouons. J'ai la chance d'avoir le don de modifier ma voix, au point d'en amuser les amis. On est dans le midi. Je vais prendre un accent chantant.
—Je vous écoute ma fille.
Pas de réaction. Elle garde la tête baissée.
—J'ai fauté mon père. J'ai trahi mon mari.
—De quelle trahison parlez-vous ?
Elle joue bien son rôle. Pourquoi ne pas continuer ? Que va-t-elle raconter pour que le jeu continue.
—La fidélité. J'ai été infidèle.
Elle veut jouer, alors jouons.
—C'était la première fois ?
—Oui… Enfin non.
—Il faut choisir ma fille, vous avez déjà été infidèle ou pas ? Je me glisse avec délectation dans mon rôle.
—C'était il y a longtemps. J'avais découvert des préservatifs dans une poche de son costume. J'étais en colère. Un collègue me faisait la cour depuis quelque temps. J'ai accepté, mais au dernier moment, j'ai…
Oh ! Cette histoire de capote oubliée est réaliste…
—Qu'appelez-vous, au dernier moment ?
—On était nu… Il était… Mon père je ne peux pas…
—Ma fille. Avant de devenir le serviteur de Dieu, j'ai eu une vie. Je connais les désirs et les plaisirs des hommes et des femmes, alors parlez sans crainte, ni pudeur.
—On s'était caressé. Il était… Son sexe était en érection et il l'avait recouvert d'un préservatif… J'étais allongée… Il allait… Mais je n'ai pas pu. Je me suis rappelée que le mariage est sacré…
—Donc, malgré la manifeste infidélité de votre mari, vous êtes restée fidèle ?
—Oui. C'est un mari aimant, tendre, bon père de famille, prenant soin de moi, alors je me suis dit que du moment qu'il avait peut-être des besoins…
—Bien et si maintenant vous me parliez de cette infidélité. Cela s'est passé quand ?
—Hier soir… Enfin cette nuit.
Oh! Oh ! Cette nuit ? Et si Gracia croyait vraiment parler à un prêtre ? Si elle jouait, elle n'aurait pas parlé de la découverte des capotes. M'en parler maintenant ? Non.
—Cette nuit ? Vous étiez où ? Votre mari n'était pas avec vous ?
—On est en vacances au camping "Azur". Il y avait une fête. Notre bungalow est dans le quartier "sans enfants". C'était une soirée "Antilles" avec punch à volonté. Mon mari était rentré se coucher et moi… J'avais beaucoup bu et le rhum me fait beaucoup d'effet. J'étais seule et c'est à ce moment que j'ai été infidèle. Voila. C'est mon péché.
—Ma fille la punition et le pardon vont dépendre de votre attitude. Vous disiez avoir beaucoup bue. On a peut-être abusé de vous alors que vous ne pouviez pas vous défendre, que votre volonté était annihilée par l'alcool.
—Non, mon père. Oui j'avais bu. Oui je me sentais bien, mais pas ivre au point de ne pas pouvoir dire non et refuser ce que… ce qu'on m'a proposé.
Merde. Elle parait sincère. Et si elle disait la vérité ? Gracia est croyante, un peu pratiquante et si elle a vraiment été infidèle, alors qu'elle cherche à se confesser ne parait plus une plaisanterie.
—D'accord. Alors ma fille afin de juger votre faute et ajuster la punition vous devez tout me dire. Êtes-vous prête à vous confier sans détour et relater à votre confesseur les circonstances de votre infidélité. La chair est faible. Dieu le sait. Ne cherchez pas à m'épargner. Je veux la vérité. Avec vous compris ?
—Oui, mais c'est gênant.
—Alors oubliez où vous êtes. Revenez à cette nuit. La nuit de votre péché et revivez-la, mais en parole.
— Oui, mon père…
La musique résonnait, puissante, envoûtante. Les corps bougeaient en rythme, et moi avec eux. J'adorais ça. Mon mari, lui, était parfois en face de moi, parfois un peu plus loin, mais jamais nos regards ne se quittaient. À chaque fois que nos yeux se rencontraient, un frisson me parcourait. Je me sentais… chaude. Pas seulement à cause de la danse, non. À cause de lui. À cause de cette promesse tacite que la soirée ne s'arrêterait pas là, que plus tard, dans l'intimité de notre bungalow, on se retrouverait, lui et moi, peau contre peau.
Mais, soudain, je l'ai vu partir. Sans un mot, sans un geste. Juste… Disparaître dans la foule. J'ai d'abord cru à une erreur, à un mouvement de la foule qui l'aurait caché. Mais non. Il était vraiment parti.
J'ai hésité, puis je l'ai suivi. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose en moi me poussait à m'assurer qu'il allait bien. Je l'ai retrouvé dans notre bungalow, la porte entrouverte. L'odeur m'a frappée avant même d'entrer : aigre, âcre. Il était aux toilettes, le visage crispé, une main sur le ventre.
—Ça va ? Ai-je demandé, inquiète.
Il a hoché la tête, les lèvres serrées.
—Une douleur… subite. J'ai cru que…
Il n'a pas fini sa phrase, mais j'ai compris. Cette peur panique de ne pas pouvoir se retenir, cette honte qu'il avait évoquée plus tard. J'ai fouillé dans ma trousse à pharmacie, comme toujours bien organisée, et lui ai tendu les comprimés dont il avait besoin.
Mais lui, au lieu de me supplier de rester, au lieu de vouloir que je le réconforte, il m'a poussée vers la porte.
—Retourne à la fête, Gracia. Ne gâche pas ta soirée à cause de moi. Je vais me coucher, ça va passer.
J'ai protesté, bien sûr. Mais il était têtu. Alors j'ai obéi.
De retour à la fête, j'ai attrapé un verre sur ce qui servait de bar. Puis un autre. L'alcool courait dans mes veines, réchauffant chaque parcelle de mon corps, détendant mes muscles, libérant quelque chose en moi. Je me sentais plus légère, plus libre. La musique semblait plus forte, les lumières plus vives, et mes hanches bougeaient comme jamais.
C'est là que je l'ai vue.
Elle était au centre de la piste, impossible à rater. Une femme noire, jeune, d'une beauté à couper le souffle. Sa peau luisait sous les projecteurs, et ses mouvements… Mon Dieu, ses mouvements étaient ceux d'une déesse. Elle dansait comme si son corps était fait pour ça, souple, gracieuse, et tous les hommes autour d'elle semblaient hypnotisés. Je la connaissais, un peu. On s'était croisées aux ateliers du camping : poterie, tango. On avait sympathisé.
Elle m'a vue, et m'a fait un petit signe de la main. Un coucou joyeux, comme si on était des amies de longue date.
Et puis… l'éclairage a baissé. La musique s'est arrêtée.
C'était le moment du slow
Autour de moi, les couples se formaient, se serraient les uns contre les autres. La piste s'était vidée des danseurs solitaires, ne laissant que des duos enlacés, bercés par les premières notes langoureuses du slow. Et puis, elle était là. Fleur. La belle noire aux mouvements de féline, celle qui avait capté tous les regards, y compris le mien.
Elle s'est approchée, un sourire énigmatique aux lèvres.
—Je peux t'inviter ? A-t-elle demandé, sa voix grave, presque un murmure.
J'ai cligné des yeux, surprise. Moi ? Pourquoi moi, alors qu'il y avait tant d'hommes autour d'elle, avides, prêts à tout pour une danse ? Mais j'ai hoché la tête. Oui. J'ai accepté.
Et puis, elle m'a enlacée.
Son corps contre le mien était brûlant. Chaque courbe de Fleur semblait épouser les miennes, comme si nous avions été faites l'une pour l'autre. Elle a penché la tête vers mon oreille, et sa voix, douce et envoûtante, a commencé à parler.
—Tu es belle, Gracia… Une beauté de femme accomplie. Sensuelle. Ses mots m'ont traversée comme une caresse. Tes courbes sont des odes à l'amour. Et cette timidité… Elle a ri doucement. C'est ravissant. Depuis que je t'ai vue, je suis tombée sous ton charme.
Mon cœur battait à tout rompre. Le contact de son corps, la chaleur de son souffle contre mon oreille, ses lèvres qui effleuraient ma peau… Je n'osais pas bouger. Pas encore. Mais peu à peu, je me suis laissée aller. L'alcool du punch courait encore en moi, rendant chaque sensation plus intense, chaque mot plus enivrant.
Fleur a dû sentir mon trouble. Elle s'est collée encore plus contre moi, et sa main a trouvé ma peau, là, dans mon dos, là où ma robe ne couvrait plus rien. Ses doigts étaient doux, caressants.
Les minutes ont passé. Je me sentais… bien. Comme jamais. Et elle, elle est devenue plus audacieuse. La piste était plongée dans une quasi-obscurité, une pénombre qui cachait tout, qui permettait tout. Ses mains ont glissé vers mes reins, puis plus bas, vers mes fesses. Sa poitrine se frottait à la mienne, et chaque mouvement était une promesse.
—On pourrait quitter la piste, a-t-elle murmuré. On serait plus tranquille. Tu veux bien ?
Je n'ai pas répondu. Pas avec des mots. Mais mon corps a parlé pour moi. Il ne résistait plus. Il voulait.
Fleur a pris ma main et m'a entraînée loin de la fête, loin des regards, loin de tout. Elle s'est arrêtée dans un coin sombre, à l'abri des lumières, et sans prévenir, elle m'a enlacée à nouveau. Ses lèvres se sont posées sur les miennes, et sa langue… Mon Dieu, sa langue a poussé contre la mienne, fougueuse, exigeante. J'ai fondu. J'ai cédé. Ses mains m'ont caressée partout, explorant chaque recoin de mon corps, et ce genou… ce genou qui a écarté mes cuisses, qui a trouvé une place entre elles…
Et puis, elle a repris ma main. Elle m'a entraînée, joyeuse, presque triomphante. Vers un bungalow. Le sien, j'ai compris plus tard. Elle a ouvert la porte, et m'a fait entrer.
C'est là, en franchissant le seuil, que j'ai réalisé :
J'étais une proie.
Une proie consentante.
—Mon père, je ne peux pas continuer. C'est trop dur pour moi si je dois vous dire la suite.
—Ma fille, il est bien temps d'avoir des remords et de la pudeur. Continuez, votre récit participe à votre châtiment.
—Ah !
-------------------------
Dès que la porte s'est refermée, Fleur m'a poussée vers la chambre. Ses baisers ne m'ont plus quittée, avides, insistants. Ses mains, habiles, ont fait glisser ma robe le long de mon corps. En un instant, je ne portais plus qu'une toute petite culotte, presque transparente, qui ne cachait plus rien.
—Que tu es belle! A-t-elle murmuré, son regard brûlant parcourant chaque centimètre de ma peau. L'âge n'a aucun effet sur toi. Au contraire… Il anoblit tes courbes.
J'ai rougi, mais je n'ai pas pu protester. Pas quand ses doigts ont effleuré ma taille, pas quand elle m'a poussée contre le lit. Je me suis laissée tomber, et elle m'a suivie, son corps chaud contre le mien. Puis elle s'est redressée, et sous mes yeux écarquillés, elle s'est dénudée à son tour. Sa peau sombre, lisse, brillait sous la faible lumière qui filtrait à travers les rideaux.
—Toi, tu es belle… alors que moi…
Ma voix était à peine un souffle, submergée par l'émotion, par la honte aussi, peut-être.
—Chut. Elle a répondu en posant un doigt sur mes lèvres. Laisse-moi faire.
Et elle l'a fait.
Elle s'est allongée sur moi, et ses lèvres, ses mains, ont commencé à explorer mon corps comme si c'était une terre inconnue, une carte qu'elle traçait avec une lenteur exquise. Chaque contact était une étincelle. Chaque caresse, une vague de plaisir qui montait, montait… J'ai gémi, incapable de me retenir. Mon corps répondait à chaque sollicitation, avide, affamé.
Puis elle a plongé.
Entre mes cuisses, qu'elle a doucement forcées à s'ouvrir. Sa bouche était chaude, habile, et chaque mouvement de sa langue m'arrachait un cri étouffé. J'ai senti le plaisir grandir, devenir insupportable, irrésistible. C'était comme si mon corps tout entier n'était plus qu'une seule et unique sensation, une tension qui ne demandait qu'à exploser.
Et puis, ça a été l'orgasme.
Un cri m'a échappé, violent, libérateur. Une vague de plaisir si intense que j'ai cru que j'allais me briser en mille morceaux. J'ai hurlé, vraiment hurlé, au point que Fleur a dû poser sa main sur ma bouche pour étouffer mes gémissements. Mes hanches se soulevaient, cherchant je ne sais quoi, plus, toujours plus, et elle me l'a donné, sans hésiter, sans pitié, jusqu'à ce que je m'effondre, tremblante, le souffle court, le corps encore vibrant de cette jouissance qui m'avait submergée
Je me suis réveillée en sursaut, tirée de ma torpeur par une voix masculine, amusée, un peu rauque.
—On ne s'ennuie pas ici, on dirait.
J'ai cligné des yeux, encore étourdie, le corps vibrant des dernières vagues de plaisir. Fleur, elle, s'est redressée d'un mouvement fluide, comme si la situation était la plus naturelle du monde.
—Oh, chéri, tu es rentré ! A-t-elle lancé, un sourire malicieux aux lèvres. Tu es là depuis longtemps ?
—Assez pour être excité par votre spectacle. Répond l'homme, Alexandre, son mari. Sa voix était calme, presque détendue, mais ses yeux brillaient d'un désir sans équivoque.
Fleur a ri, un son profond, sensuel.
—C'est vrai ? Approche, alors.
Il a avancé vers le lit. Sa silhouette imposante se découpait dans la pénombre, et quand il a été assez près, Fleur a tendu la main vers son short. D'un geste expert, elle l'a ouvert. Son sexe en érection est apparu, une longue tige sombre qui pendait vers le sol, déjà gonflée, veineuse, impressionnante.
—Regarde-moi ça, a-t-elle murmuré en le prenant en main. Il est prêt pour nous.
Mon cœur battait à tout rompre. Je dois rêver, me suis-je dit. Mais non. C'était bien réel. Les doigts de Fleur enveloppaient cette hampe épaisse, et elle m'a fait un signe de tête, une invitation muette. J'ai hésité, mais mes yeux, mes mains, mon corps tout entier étaient attirés comme par un aimant.
Je me suis approchée.
Ensemble, nous avons caressé cette chair dure, brûlante. Nos mains se frôlaient, se superposaient, et chaque mouvement semblait faire durcir davantage cet engin imposant. Puis Fleur a penché la tête, et sa bouche a enveloppé le gland. J'ai suivi son exemple, timide d'abord, puis plus hardie. Nos langues, tour à tour, léchaient la hampe, explorant chaque recoin, chaque veine, avant de descendre vers les couilles, lourdes et tendues.
Alexandre a gémi, les doigts enfouis dans nos chevelures
— Allonge-la. Il a ordonné d'une voix rauque.
Fleur m'a poussée doucement sur le lit. Je me suis retrouvée sur le dos, les cuisses encore tremblantes de mon orgasme précédent. Elle a attrapé un préservatif sur la table de nuit, et d'un geste rapide, elle l'a enroulé autour du sexe de son mari. Puis elle s'est écartée, me laissant face à lui.
Il s'est positionné entre mes jambes, et j'ai senti la pression de son gland contre mon entrée. Mon Dieu. J'étais encore humide de ma propre jouissance, et il a glissé en moi d'un seul coup, profondément. Une sensation de plénitude m'a submergée. Ce sexe me remplissait, me déchirait presque, mais d'une manière exquise, interdite. J'ai haleté, les ongles griffant son dos. C'était la première fois que je trompais mon mari. La première fois qu'un autre homme me possédait.
Et puis, Fleur est venue se placer au-dessus de mon visage.
—Mange-moi, Elle a murmuré, les cuisses déjà tremblantes d'anticipation.
Je n'avais jamais fait ça. Jamais. Mais quelque chose en moi, quelque chose de primitif, de libéré, a répondu à son appel. J'ai tendu la langue, et j'ai goûté. Sa chatte était douce, salée, comme épicée. Ses hanches ont commencé à bouger contre ma bouche, et j'ai compris. J'ai appris. Mes lèvres, ma langue, ont trouvé leur rythme, et ses gémissements m'ont encouragée, m'ont enivrée.
Alexandre, lui, allait et venait en moi avec une lenteur calculée, chaque coup de reins me faisant monter plus haut, plus loin. Je sentais son sexe me remplir, me marquer, tandis que le goût de Fleur, ses cris étouffés, m'enveloppaient.
J'étais perdue.
Et pour la première fois de ma vie, je ne voulais pas être retrouvée.
Il m'a fallu un long moment, après avoir jouis et faite jouir, pour que je reprenne un peu mes esprits. J'ai refusé les nouvelles sollicitations et j'ai quitté mes amants.
Quand je suis rentré mon mari dormait.
Voila. Vous savez tout.
--------------------------------
Au début de sa confession, je m'attendais à chaque instant à ce que Gracia s'arrête et me défie en me disant :
—Alors Pierre, tu te crois curé. Avoue que je t'ai bien eue. Je me suis surprise moi-même par ma faculté à construire cette fable.
Mais non, a aucun instant elle ne s'est doutée que le curé s'était moi. Elle avait raconté en détail, comme je lui avais demandé, sans vraiment avoir conscience de ce qu'elle allait raconter. Mon Dieu comment avait-elle pu ? L'alcool avait bon dos. D'accord on était bien chaud et moi aussi je pensais déjà à nos retrouvailles dans le bungalow, retrouvailles torrides.
Mais c'est une autre et un autre qui en ont profité. Le couple avait bien mené sa barque.
Mais si elle pense parler à un vrai curé, alors sa confidence de femme fidèle était vraie. Comment passer de l'épouse fidèle à la salope qui se fait gouiner et baiser.
Et maintenant je fais quoi ? Je sors de ma boite comme un diable ? Ce sera la sidération, l'affrontement, la honte et la colère.
Et si je repoussais à plus tard cet instant qui ne pourra n'être que conflictuel.
J'ai remarqué qu'au fil de son récit, la voix de Gracia perdait de sa force, devenait plus sourde, plus chaude.
Plus chaude ? Et si ? Oh, qu'est-ce que je risque.
—Ma fille votre récit n'est pas une confession ordinaire. Pour vous infliger une punition à la hauteur de votre faute, je dois savoir si… Que portez-vous comme vêtement ?
—Une robe, mon père. Pourquoi ?
—Je veux que vous passiez une main sous ce vêtement et que… Vous portez une culotte au moins ?
—Oui, bien sûr mais.
—Écoutez et obéissez. Votre main, vous allez la glisser sous votre culotte et je veux que vous me disiez si…
—Je… Non…
—Obéissez. Et maintenant vous allez répondre à cette question. Mais sachez que si vous mentez, lui, là-haut le saura et qu'au jour où vous vous présenterai devant lui, il refusera peut-être de vous accorder le pardon. Ma question est : Sentez-vous de l'humidité. Attention je ne parle pas de transpiration mais de cette humidité que vous les femmes déclenchez dans des moments de désir.
—Mon père. Je… Je…
—La vérité. Elle n'est rien comparé à votre faute.
—Je suis humide…
La salope. De raconter sa nuit en détail a dû lui en faire revivre l'excitation.
—Cet aveu aggrave considérablement votre faute. Même si je vous en donne l'absolution, vous avez trop apprécié ce que vous avez vécu cette nuit et chercherai à la reproduire.
—Non, non, je…
—Il n'y a qu'une personne qui pourrait décider quelle punition vous méritez. Cette personne c'est Pierre, votre époux devant Dieu, un époux que vous avez bafoué. Il faut tout lui dire…
Il lui faut quelques secondes pour répondre.
—Non, non, jamais. Jamais je ne pourrais lui dire. S'il savait tout ce que j'ai fait cette nuit, bien plus qu'une simple aventure, il pourrait me quitter, me renier.
—Nous sommes dans une impasse. Avouez votre faute et revenez me voir. C'est seulement que je pourrai vous absoudre de vos péchés.
—Je ne peux pas. Je ne peux pas.
Un silence.
—Vous savez que vous méritez bien plus que des reproches. Il n'y a pas si longtemps on fouettait les femmes adultères. La honte d'être exposée au public était plus forte que la douleur.
—Je ne comprends pas mon père.
—Je suis de la vieille école. Si cela reste entre nous, je peux vous proposer une punition au niveau de votre faute. Je peux vous fouetter, oh pas en public bien sûr, en toute discrétion.
—Si… Si j'accepte, je n'aurai pas besoin d'en parler à mon mari et vous pourrez me donner l'absolution ?
—Oui.
—Mais comment… Et ou… Quand ?
—Vous êtes à quel camping vous avez dit ?
—Le "AZUR"
—Je connais. Quand ? Demain dans la journée, vous pouvez vous libérer ?
—Je peux sauter mon cours de poterie. De 11 à 12 h.
—Est-ce qu'il y a toujours, après le dernier bungalow du quartier "sans enfant", un bungalow un peu abandonné ?
—Oui.
—Alors, ma fille. Je vous attends demain, 11 h dans ce bungalow. Je vous donnerai une punition méritée. Et si vous l'acceptez sans broncher, alors je vous donnerai l'absolution.
---------------------------
Le lendemain. 11 heures. Dans le bungalow abandonné.
Ma voix résonne dans l'ombre du bungalow, grave, solennelle, mais teintée d'une tension que je ne peux réprimer. Je la vois hésiter sur le seuil, son corps tendu entre la peur et une curiosité coupable. Elle entre, et j'agis avant qu'elle ne puisse me reconnaître.
D'un geste rapide, je la rends aveugle avec un bandeau bien large et serré.
—Je dois garder mon anonymat. Je murmure, avec cette voix qui est celle du curé. Ce que je vais faire est contraire aux préceptes de l'Église moderne… Mais nécessaire pour votre salut.
Elle frémit, mais ne proteste pas. J'ordonne :
—Enlevez votre jupe et votre culotte.
Ses doigts tremblent en obéissant. Quand elle est nue, vulnérable, je l'a fait mettre à genoux sur une chaise, les fesses offertes, exposées. Je recule d'un pas pour admirer cette peau blanche qui tranche sur la peu halée par le soleil, ces courbes que je connais si bien, mais qui, dans ce contexte, prennent une dimension interdite, sacrilège.
—Vous allez recevoir la punition que vous méritez. Je déclare, la voix rauque.
Le martinet siffle dans l'air avant de frapper.
Clac.
Un cri étouffé lui échappe. Ses fesses frémissent sous le coup, une marque rose s'y est dessiné. Je la frappe à nouveau, et encore, chaque coup calculé pour faire rosir sa peau sans la marquer trop profondément. Elle gémit, les doigts crispés sur la chaise, mais je sens, à la façon dont son corps réagit, qu'une partie d'elle aime ça.
—Ma fille, tu es une engeance de Satan…Je grogne, feignant une colère divine… Placée sur mon chemin pour me tenter.
Je sors mon sexe, déjà dur, déjà avide. Je le pose contre ses lèvres, et j'ordonne, la voix tremblante de désir :
—Suce-moi. Je vais t'étouffer avec mon sperme. Et purifier ton âme.
Elle ne proteste pas.
Ses lèvres se referment autour de mon gland, et je commence à aller et venir, profondément, tout en continuant à la frapper. Le martinet claque sur ses fesses et ses reins, et chaque coup est accompagné d'un gémissement étouffé de sa part. Je sens sa gorge se contracter autour de moi, sa salive couler, et cette soumission absolue me pousse au bord de la folie.
—Prends-le tout. J'ordonne, mes hanches accélérant le rythme.
Je sens son corps se tendre, ses mains se crisper, mais elle obéit. Et puis, l'orgasme me submerge.
Un grognement rauque m'échappe alors que je déverse ma semence dans sa bouche, chaude, avide. Je continue à la frapper, plus doucement, comme pour sceller ce moment, cette trahison que nous vivons tous les deux.
Puis je me retire, le souffle court.
Je me rhabille rapidement et la voix redevenue froide, distante
—Restez ainsi. Vous allez réciter cinq Paters et cinq Je Vous Salue Marie. Alors, votre faute sera pardonnée.
Et je la laisse là, à genoux, les fesses en feu, la bouche encore pleine de moi, le cœur battant entre la honte… et l'excitation de savoir que c'était le prêtre qui venait de la punir.
--------------------------
J'aime faire les boutiques, mais il y a des limites, aussi on a décidé de se séparer pour vaquer chacun de son côté. Rendez-vous est donné dans un café juste en face l'église qui ne manque pas de charme.
Je suis chrétien, d'éducation chrétienne, conscient ce que mon pays doit à cette religion, mais pas vraiment croyant, ni pratiquant. Gracia par contre est une catho de cœur. Elle ne va pas à la messe chaque semaine, mais sa foi ne se discute pas.
Je suis en avance. Après en avoir fait le tour, j'entre. L'église est simple, d'inspiration romane et elle ne manque pas de charme. Je ne suis pas insensible à la sérénité que procurent ces voûtes, qui si elles ne sont pas célestes, montrent l'ingéniosité et le sacrifice des compagnons de l'époque. Un confessionnal attire mon regard. Une merveille avec des anges et démons qui rappellent que la confession est, était, un passage obligé pour que le créateur pardonne les péchés. Une petite pancarte signale les heures ou le prêtre est présent. Je me souviens de ma jeunesse ou je ne savais quoi dire au prêtre et pouvait même imaginer des péchés, véniels, pour sortir le plus vite possible.
Tiens. Une diode. Présence incongrue mais qui montre que même ici le progrès trace son chemin. Diode rouge. Même les ignares peuvent comprendre que c'est "fermé". Je ne résiste pas à l'envie de prendre la place du prêtre. Siège en bois. Un rideau me sépare du monde. À gauche et à droite une tirette qui libère un grillage de bois qui a dû "en entendre". Le pêcheur, majorité de pécheresses d'un côté. Le prêtre, de l'autre, qui se doit de tout entendre, de tout pardonner, de tout garder pour lui. Un petit bouton, rouge fait une tache incongrue. Je comprends que c'est ce qui commande la lampe extérieure. J'appuie. Le bouton passe au vert et j'imagine que dehors la lampe est verte signalant que le prêtre est en attente de tous les péchés du monde.
C'est drôle. Je prends conscience de la difficulté de ce sacerdoce. Le représentant de Dieu sur ce siège. Le diable et ses tentations, à genoux, de l'autre côté.
Un bruissement. Un frottement.
—Mon père ?
Une voix qui questionne. Qu'est-ce que je fais ? Et si je… Non, ce serait un sacrilège… Pourtant, s'il existe, il va entendre la confession et même si je suis un usurpateur, le confessé sera pardonné "en direct".
Je libère la grille de bois.
—Oui.
—Bénissez-moi, mon père, car j'ai péché.
Cette voix. Même si c'est un murmure afin que rien ne sorte du confessionnal, je la reconnais. Un coup d'œil par la grille. C'est elle. Heureusement elle baisse la tête, mais il y a aucun doute, c'est Gracia, ma femme. La coquine. Elle a dû me voir entrer et veut me jouer un tour.
Elle veut jouer, alors jouons. J'ai la chance d'avoir le don de modifier ma voix, au point d'en amuser les amis. On est dans le midi. Je vais prendre un accent chantant.
—Je vous écoute ma fille.
Pas de réaction. Elle garde la tête baissée.
—J'ai fauté mon père. J'ai trahi mon mari.
—De quelle trahison parlez-vous ?
Elle joue bien son rôle. Pourquoi ne pas continuer ? Que va-t-elle raconter pour que le jeu continue.
—La fidélité. J'ai été infidèle.
Elle veut jouer, alors jouons.
—C'était la première fois ?
—Oui… Enfin non.
—Il faut choisir ma fille, vous avez déjà été infidèle ou pas ? Je me glisse avec délectation dans mon rôle.
—C'était il y a longtemps. J'avais découvert des préservatifs dans une poche de son costume. J'étais en colère. Un collègue me faisait la cour depuis quelque temps. J'ai accepté, mais au dernier moment, j'ai…
Oh ! Cette histoire de capote oubliée est réaliste…
—Qu'appelez-vous, au dernier moment ?
—On était nu… Il était… Mon père je ne peux pas…
—Ma fille. Avant de devenir le serviteur de Dieu, j'ai eu une vie. Je connais les désirs et les plaisirs des hommes et des femmes, alors parlez sans crainte, ni pudeur.
—On s'était caressé. Il était… Son sexe était en érection et il l'avait recouvert d'un préservatif… J'étais allongée… Il allait… Mais je n'ai pas pu. Je me suis rappelée que le mariage est sacré…
—Donc, malgré la manifeste infidélité de votre mari, vous êtes restée fidèle ?
—Oui. C'est un mari aimant, tendre, bon père de famille, prenant soin de moi, alors je me suis dit que du moment qu'il avait peut-être des besoins…
—Bien et si maintenant vous me parliez de cette infidélité. Cela s'est passé quand ?
—Hier soir… Enfin cette nuit.
Oh! Oh ! Cette nuit ? Et si Gracia croyait vraiment parler à un prêtre ? Si elle jouait, elle n'aurait pas parlé de la découverte des capotes. M'en parler maintenant ? Non.
—Cette nuit ? Vous étiez où ? Votre mari n'était pas avec vous ?
—On est en vacances au camping "Azur". Il y avait une fête. Notre bungalow est dans le quartier "sans enfants". C'était une soirée "Antilles" avec punch à volonté. Mon mari était rentré se coucher et moi… J'avais beaucoup bu et le rhum me fait beaucoup d'effet. J'étais seule et c'est à ce moment que j'ai été infidèle. Voila. C'est mon péché.
—Ma fille la punition et le pardon vont dépendre de votre attitude. Vous disiez avoir beaucoup bue. On a peut-être abusé de vous alors que vous ne pouviez pas vous défendre, que votre volonté était annihilée par l'alcool.
—Non, mon père. Oui j'avais bu. Oui je me sentais bien, mais pas ivre au point de ne pas pouvoir dire non et refuser ce que… ce qu'on m'a proposé.
Merde. Elle parait sincère. Et si elle disait la vérité ? Gracia est croyante, un peu pratiquante et si elle a vraiment été infidèle, alors qu'elle cherche à se confesser ne parait plus une plaisanterie.
—D'accord. Alors ma fille afin de juger votre faute et ajuster la punition vous devez tout me dire. Êtes-vous prête à vous confier sans détour et relater à votre confesseur les circonstances de votre infidélité. La chair est faible. Dieu le sait. Ne cherchez pas à m'épargner. Je veux la vérité. Avec vous compris ?
—Oui, mais c'est gênant.
—Alors oubliez où vous êtes. Revenez à cette nuit. La nuit de votre péché et revivez-la, mais en parole.
— Oui, mon père…
La musique résonnait, puissante, envoûtante. Les corps bougeaient en rythme, et moi avec eux. J'adorais ça. Mon mari, lui, était parfois en face de moi, parfois un peu plus loin, mais jamais nos regards ne se quittaient. À chaque fois que nos yeux se rencontraient, un frisson me parcourait. Je me sentais… chaude. Pas seulement à cause de la danse, non. À cause de lui. À cause de cette promesse tacite que la soirée ne s'arrêterait pas là, que plus tard, dans l'intimité de notre bungalow, on se retrouverait, lui et moi, peau contre peau.
Mais, soudain, je l'ai vu partir. Sans un mot, sans un geste. Juste… Disparaître dans la foule. J'ai d'abord cru à une erreur, à un mouvement de la foule qui l'aurait caché. Mais non. Il était vraiment parti.
J'ai hésité, puis je l'ai suivi. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose en moi me poussait à m'assurer qu'il allait bien. Je l'ai retrouvé dans notre bungalow, la porte entrouverte. L'odeur m'a frappée avant même d'entrer : aigre, âcre. Il était aux toilettes, le visage crispé, une main sur le ventre.
—Ça va ? Ai-je demandé, inquiète.
Il a hoché la tête, les lèvres serrées.
—Une douleur… subite. J'ai cru que…
Il n'a pas fini sa phrase, mais j'ai compris. Cette peur panique de ne pas pouvoir se retenir, cette honte qu'il avait évoquée plus tard. J'ai fouillé dans ma trousse à pharmacie, comme toujours bien organisée, et lui ai tendu les comprimés dont il avait besoin.
Mais lui, au lieu de me supplier de rester, au lieu de vouloir que je le réconforte, il m'a poussée vers la porte.
—Retourne à la fête, Gracia. Ne gâche pas ta soirée à cause de moi. Je vais me coucher, ça va passer.
J'ai protesté, bien sûr. Mais il était têtu. Alors j'ai obéi.
De retour à la fête, j'ai attrapé un verre sur ce qui servait de bar. Puis un autre. L'alcool courait dans mes veines, réchauffant chaque parcelle de mon corps, détendant mes muscles, libérant quelque chose en moi. Je me sentais plus légère, plus libre. La musique semblait plus forte, les lumières plus vives, et mes hanches bougeaient comme jamais.
C'est là que je l'ai vue.
Elle était au centre de la piste, impossible à rater. Une femme noire, jeune, d'une beauté à couper le souffle. Sa peau luisait sous les projecteurs, et ses mouvements… Mon Dieu, ses mouvements étaient ceux d'une déesse. Elle dansait comme si son corps était fait pour ça, souple, gracieuse, et tous les hommes autour d'elle semblaient hypnotisés. Je la connaissais, un peu. On s'était croisées aux ateliers du camping : poterie, tango. On avait sympathisé.
Elle m'a vue, et m'a fait un petit signe de la main. Un coucou joyeux, comme si on était des amies de longue date.
Et puis… l'éclairage a baissé. La musique s'est arrêtée.
C'était le moment du slow
Autour de moi, les couples se formaient, se serraient les uns contre les autres. La piste s'était vidée des danseurs solitaires, ne laissant que des duos enlacés, bercés par les premières notes langoureuses du slow. Et puis, elle était là. Fleur. La belle noire aux mouvements de féline, celle qui avait capté tous les regards, y compris le mien.
Elle s'est approchée, un sourire énigmatique aux lèvres.
—Je peux t'inviter ? A-t-elle demandé, sa voix grave, presque un murmure.
J'ai cligné des yeux, surprise. Moi ? Pourquoi moi, alors qu'il y avait tant d'hommes autour d'elle, avides, prêts à tout pour une danse ? Mais j'ai hoché la tête. Oui. J'ai accepté.
Et puis, elle m'a enlacée.
Son corps contre le mien était brûlant. Chaque courbe de Fleur semblait épouser les miennes, comme si nous avions été faites l'une pour l'autre. Elle a penché la tête vers mon oreille, et sa voix, douce et envoûtante, a commencé à parler.
—Tu es belle, Gracia… Une beauté de femme accomplie. Sensuelle. Ses mots m'ont traversée comme une caresse. Tes courbes sont des odes à l'amour. Et cette timidité… Elle a ri doucement. C'est ravissant. Depuis que je t'ai vue, je suis tombée sous ton charme.
Mon cœur battait à tout rompre. Le contact de son corps, la chaleur de son souffle contre mon oreille, ses lèvres qui effleuraient ma peau… Je n'osais pas bouger. Pas encore. Mais peu à peu, je me suis laissée aller. L'alcool du punch courait encore en moi, rendant chaque sensation plus intense, chaque mot plus enivrant.
Fleur a dû sentir mon trouble. Elle s'est collée encore plus contre moi, et sa main a trouvé ma peau, là, dans mon dos, là où ma robe ne couvrait plus rien. Ses doigts étaient doux, caressants.
Les minutes ont passé. Je me sentais… bien. Comme jamais. Et elle, elle est devenue plus audacieuse. La piste était plongée dans une quasi-obscurité, une pénombre qui cachait tout, qui permettait tout. Ses mains ont glissé vers mes reins, puis plus bas, vers mes fesses. Sa poitrine se frottait à la mienne, et chaque mouvement était une promesse.
—On pourrait quitter la piste, a-t-elle murmuré. On serait plus tranquille. Tu veux bien ?
Je n'ai pas répondu. Pas avec des mots. Mais mon corps a parlé pour moi. Il ne résistait plus. Il voulait.
Fleur a pris ma main et m'a entraînée loin de la fête, loin des regards, loin de tout. Elle s'est arrêtée dans un coin sombre, à l'abri des lumières, et sans prévenir, elle m'a enlacée à nouveau. Ses lèvres se sont posées sur les miennes, et sa langue… Mon Dieu, sa langue a poussé contre la mienne, fougueuse, exigeante. J'ai fondu. J'ai cédé. Ses mains m'ont caressée partout, explorant chaque recoin de mon corps, et ce genou… ce genou qui a écarté mes cuisses, qui a trouvé une place entre elles…
Et puis, elle a repris ma main. Elle m'a entraînée, joyeuse, presque triomphante. Vers un bungalow. Le sien, j'ai compris plus tard. Elle a ouvert la porte, et m'a fait entrer.
C'est là, en franchissant le seuil, que j'ai réalisé :
J'étais une proie.
Une proie consentante.
—Mon père, je ne peux pas continuer. C'est trop dur pour moi si je dois vous dire la suite.
—Ma fille, il est bien temps d'avoir des remords et de la pudeur. Continuez, votre récit participe à votre châtiment.
—Ah !
-------------------------
Dès que la porte s'est refermée, Fleur m'a poussée vers la chambre. Ses baisers ne m'ont plus quittée, avides, insistants. Ses mains, habiles, ont fait glisser ma robe le long de mon corps. En un instant, je ne portais plus qu'une toute petite culotte, presque transparente, qui ne cachait plus rien.
—Que tu es belle! A-t-elle murmuré, son regard brûlant parcourant chaque centimètre de ma peau. L'âge n'a aucun effet sur toi. Au contraire… Il anoblit tes courbes.
J'ai rougi, mais je n'ai pas pu protester. Pas quand ses doigts ont effleuré ma taille, pas quand elle m'a poussée contre le lit. Je me suis laissée tomber, et elle m'a suivie, son corps chaud contre le mien. Puis elle s'est redressée, et sous mes yeux écarquillés, elle s'est dénudée à son tour. Sa peau sombre, lisse, brillait sous la faible lumière qui filtrait à travers les rideaux.
—Toi, tu es belle… alors que moi…
Ma voix était à peine un souffle, submergée par l'émotion, par la honte aussi, peut-être.
—Chut. Elle a répondu en posant un doigt sur mes lèvres. Laisse-moi faire.
Et elle l'a fait.
Elle s'est allongée sur moi, et ses lèvres, ses mains, ont commencé à explorer mon corps comme si c'était une terre inconnue, une carte qu'elle traçait avec une lenteur exquise. Chaque contact était une étincelle. Chaque caresse, une vague de plaisir qui montait, montait… J'ai gémi, incapable de me retenir. Mon corps répondait à chaque sollicitation, avide, affamé.
Puis elle a plongé.
Entre mes cuisses, qu'elle a doucement forcées à s'ouvrir. Sa bouche était chaude, habile, et chaque mouvement de sa langue m'arrachait un cri étouffé. J'ai senti le plaisir grandir, devenir insupportable, irrésistible. C'était comme si mon corps tout entier n'était plus qu'une seule et unique sensation, une tension qui ne demandait qu'à exploser.
Et puis, ça a été l'orgasme.
Un cri m'a échappé, violent, libérateur. Une vague de plaisir si intense que j'ai cru que j'allais me briser en mille morceaux. J'ai hurlé, vraiment hurlé, au point que Fleur a dû poser sa main sur ma bouche pour étouffer mes gémissements. Mes hanches se soulevaient, cherchant je ne sais quoi, plus, toujours plus, et elle me l'a donné, sans hésiter, sans pitié, jusqu'à ce que je m'effondre, tremblante, le souffle court, le corps encore vibrant de cette jouissance qui m'avait submergée
Je me suis réveillée en sursaut, tirée de ma torpeur par une voix masculine, amusée, un peu rauque.
—On ne s'ennuie pas ici, on dirait.
J'ai cligné des yeux, encore étourdie, le corps vibrant des dernières vagues de plaisir. Fleur, elle, s'est redressée d'un mouvement fluide, comme si la situation était la plus naturelle du monde.
—Oh, chéri, tu es rentré ! A-t-elle lancé, un sourire malicieux aux lèvres. Tu es là depuis longtemps ?
—Assez pour être excité par votre spectacle. Répond l'homme, Alexandre, son mari. Sa voix était calme, presque détendue, mais ses yeux brillaient d'un désir sans équivoque.
Fleur a ri, un son profond, sensuel.
—C'est vrai ? Approche, alors.
Il a avancé vers le lit. Sa silhouette imposante se découpait dans la pénombre, et quand il a été assez près, Fleur a tendu la main vers son short. D'un geste expert, elle l'a ouvert. Son sexe en érection est apparu, une longue tige sombre qui pendait vers le sol, déjà gonflée, veineuse, impressionnante.
—Regarde-moi ça, a-t-elle murmuré en le prenant en main. Il est prêt pour nous.
Mon cœur battait à tout rompre. Je dois rêver, me suis-je dit. Mais non. C'était bien réel. Les doigts de Fleur enveloppaient cette hampe épaisse, et elle m'a fait un signe de tête, une invitation muette. J'ai hésité, mais mes yeux, mes mains, mon corps tout entier étaient attirés comme par un aimant.
Je me suis approchée.
Ensemble, nous avons caressé cette chair dure, brûlante. Nos mains se frôlaient, se superposaient, et chaque mouvement semblait faire durcir davantage cet engin imposant. Puis Fleur a penché la tête, et sa bouche a enveloppé le gland. J'ai suivi son exemple, timide d'abord, puis plus hardie. Nos langues, tour à tour, léchaient la hampe, explorant chaque recoin, chaque veine, avant de descendre vers les couilles, lourdes et tendues.
Alexandre a gémi, les doigts enfouis dans nos chevelures
— Allonge-la. Il a ordonné d'une voix rauque.
Fleur m'a poussée doucement sur le lit. Je me suis retrouvée sur le dos, les cuisses encore tremblantes de mon orgasme précédent. Elle a attrapé un préservatif sur la table de nuit, et d'un geste rapide, elle l'a enroulé autour du sexe de son mari. Puis elle s'est écartée, me laissant face à lui.
Il s'est positionné entre mes jambes, et j'ai senti la pression de son gland contre mon entrée. Mon Dieu. J'étais encore humide de ma propre jouissance, et il a glissé en moi d'un seul coup, profondément. Une sensation de plénitude m'a submergée. Ce sexe me remplissait, me déchirait presque, mais d'une manière exquise, interdite. J'ai haleté, les ongles griffant son dos. C'était la première fois que je trompais mon mari. La première fois qu'un autre homme me possédait.
Et puis, Fleur est venue se placer au-dessus de mon visage.
—Mange-moi, Elle a murmuré, les cuisses déjà tremblantes d'anticipation.
Je n'avais jamais fait ça. Jamais. Mais quelque chose en moi, quelque chose de primitif, de libéré, a répondu à son appel. J'ai tendu la langue, et j'ai goûté. Sa chatte était douce, salée, comme épicée. Ses hanches ont commencé à bouger contre ma bouche, et j'ai compris. J'ai appris. Mes lèvres, ma langue, ont trouvé leur rythme, et ses gémissements m'ont encouragée, m'ont enivrée.
Alexandre, lui, allait et venait en moi avec une lenteur calculée, chaque coup de reins me faisant monter plus haut, plus loin. Je sentais son sexe me remplir, me marquer, tandis que le goût de Fleur, ses cris étouffés, m'enveloppaient.
J'étais perdue.
Et pour la première fois de ma vie, je ne voulais pas être retrouvée.
Il m'a fallu un long moment, après avoir jouis et faite jouir, pour que je reprenne un peu mes esprits. J'ai refusé les nouvelles sollicitations et j'ai quitté mes amants.
Quand je suis rentré mon mari dormait.
Voila. Vous savez tout.
--------------------------------
Au début de sa confession, je m'attendais à chaque instant à ce que Gracia s'arrête et me défie en me disant :
—Alors Pierre, tu te crois curé. Avoue que je t'ai bien eue. Je me suis surprise moi-même par ma faculté à construire cette fable.
Mais non, a aucun instant elle ne s'est doutée que le curé s'était moi. Elle avait raconté en détail, comme je lui avais demandé, sans vraiment avoir conscience de ce qu'elle allait raconter. Mon Dieu comment avait-elle pu ? L'alcool avait bon dos. D'accord on était bien chaud et moi aussi je pensais déjà à nos retrouvailles dans le bungalow, retrouvailles torrides.
Mais c'est une autre et un autre qui en ont profité. Le couple avait bien mené sa barque.
Mais si elle pense parler à un vrai curé, alors sa confidence de femme fidèle était vraie. Comment passer de l'épouse fidèle à la salope qui se fait gouiner et baiser.
Et maintenant je fais quoi ? Je sors de ma boite comme un diable ? Ce sera la sidération, l'affrontement, la honte et la colère.
Et si je repoussais à plus tard cet instant qui ne pourra n'être que conflictuel.
J'ai remarqué qu'au fil de son récit, la voix de Gracia perdait de sa force, devenait plus sourde, plus chaude.
Plus chaude ? Et si ? Oh, qu'est-ce que je risque.
—Ma fille votre récit n'est pas une confession ordinaire. Pour vous infliger une punition à la hauteur de votre faute, je dois savoir si… Que portez-vous comme vêtement ?
—Une robe, mon père. Pourquoi ?
—Je veux que vous passiez une main sous ce vêtement et que… Vous portez une culotte au moins ?
—Oui, bien sûr mais.
—Écoutez et obéissez. Votre main, vous allez la glisser sous votre culotte et je veux que vous me disiez si…
—Je… Non…
—Obéissez. Et maintenant vous allez répondre à cette question. Mais sachez que si vous mentez, lui, là-haut le saura et qu'au jour où vous vous présenterai devant lui, il refusera peut-être de vous accorder le pardon. Ma question est : Sentez-vous de l'humidité. Attention je ne parle pas de transpiration mais de cette humidité que vous les femmes déclenchez dans des moments de désir.
—Mon père. Je… Je…
—La vérité. Elle n'est rien comparé à votre faute.
—Je suis humide…
La salope. De raconter sa nuit en détail a dû lui en faire revivre l'excitation.
—Cet aveu aggrave considérablement votre faute. Même si je vous en donne l'absolution, vous avez trop apprécié ce que vous avez vécu cette nuit et chercherai à la reproduire.
—Non, non, je…
—Il n'y a qu'une personne qui pourrait décider quelle punition vous méritez. Cette personne c'est Pierre, votre époux devant Dieu, un époux que vous avez bafoué. Il faut tout lui dire…
Il lui faut quelques secondes pour répondre.
—Non, non, jamais. Jamais je ne pourrais lui dire. S'il savait tout ce que j'ai fait cette nuit, bien plus qu'une simple aventure, il pourrait me quitter, me renier.
—Nous sommes dans une impasse. Avouez votre faute et revenez me voir. C'est seulement que je pourrai vous absoudre de vos péchés.
—Je ne peux pas. Je ne peux pas.
Un silence.
—Vous savez que vous méritez bien plus que des reproches. Il n'y a pas si longtemps on fouettait les femmes adultères. La honte d'être exposée au public était plus forte que la douleur.
—Je ne comprends pas mon père.
—Je suis de la vieille école. Si cela reste entre nous, je peux vous proposer une punition au niveau de votre faute. Je peux vous fouetter, oh pas en public bien sûr, en toute discrétion.
—Si… Si j'accepte, je n'aurai pas besoin d'en parler à mon mari et vous pourrez me donner l'absolution ?
—Oui.
—Mais comment… Et ou… Quand ?
—Vous êtes à quel camping vous avez dit ?
—Le "AZUR"
—Je connais. Quand ? Demain dans la journée, vous pouvez vous libérer ?
—Je peux sauter mon cours de poterie. De 11 à 12 h.
—Est-ce qu'il y a toujours, après le dernier bungalow du quartier "sans enfant", un bungalow un peu abandonné ?
—Oui.
—Alors, ma fille. Je vous attends demain, 11 h dans ce bungalow. Je vous donnerai une punition méritée. Et si vous l'acceptez sans broncher, alors je vous donnerai l'absolution.
---------------------------
Le lendemain. 11 heures. Dans le bungalow abandonné.
Ma voix résonne dans l'ombre du bungalow, grave, solennelle, mais teintée d'une tension que je ne peux réprimer. Je la vois hésiter sur le seuil, son corps tendu entre la peur et une curiosité coupable. Elle entre, et j'agis avant qu'elle ne puisse me reconnaître.
D'un geste rapide, je la rends aveugle avec un bandeau bien large et serré.
—Je dois garder mon anonymat. Je murmure, avec cette voix qui est celle du curé. Ce que je vais faire est contraire aux préceptes de l'Église moderne… Mais nécessaire pour votre salut.
Elle frémit, mais ne proteste pas. J'ordonne :
—Enlevez votre jupe et votre culotte.
Ses doigts tremblent en obéissant. Quand elle est nue, vulnérable, je l'a fait mettre à genoux sur une chaise, les fesses offertes, exposées. Je recule d'un pas pour admirer cette peau blanche qui tranche sur la peu halée par le soleil, ces courbes que je connais si bien, mais qui, dans ce contexte, prennent une dimension interdite, sacrilège.
—Vous allez recevoir la punition que vous méritez. Je déclare, la voix rauque.
Le martinet siffle dans l'air avant de frapper.
Clac.
Un cri étouffé lui échappe. Ses fesses frémissent sous le coup, une marque rose s'y est dessiné. Je la frappe à nouveau, et encore, chaque coup calculé pour faire rosir sa peau sans la marquer trop profondément. Elle gémit, les doigts crispés sur la chaise, mais je sens, à la façon dont son corps réagit, qu'une partie d'elle aime ça.
—Ma fille, tu es une engeance de Satan…Je grogne, feignant une colère divine… Placée sur mon chemin pour me tenter.
Je sors mon sexe, déjà dur, déjà avide. Je le pose contre ses lèvres, et j'ordonne, la voix tremblante de désir :
—Suce-moi. Je vais t'étouffer avec mon sperme. Et purifier ton âme.
Elle ne proteste pas.
Ses lèvres se referment autour de mon gland, et je commence à aller et venir, profondément, tout en continuant à la frapper. Le martinet claque sur ses fesses et ses reins, et chaque coup est accompagné d'un gémissement étouffé de sa part. Je sens sa gorge se contracter autour de moi, sa salive couler, et cette soumission absolue me pousse au bord de la folie.
—Prends-le tout. J'ordonne, mes hanches accélérant le rythme.
Je sens son corps se tendre, ses mains se crisper, mais elle obéit. Et puis, l'orgasme me submerge.
Un grognement rauque m'échappe alors que je déverse ma semence dans sa bouche, chaude, avide. Je continue à la frapper, plus doucement, comme pour sceller ce moment, cette trahison que nous vivons tous les deux.
Puis je me retire, le souffle court.
Je me rhabille rapidement et la voix redevenue froide, distante
—Restez ainsi. Vous allez réciter cinq Paters et cinq Je Vous Salue Marie. Alors, votre faute sera pardonnée.
Et je la laisse là, à genoux, les fesses en feu, la bouche encore pleine de moi, le cœur battant entre la honte… et l'excitation de savoir que c'était le prêtre qui venait de la punir.
--------------------------
Le soir.
Je n'en revenais pas. Encore. Après la dernière fois, après la punition que je lui avais infligée sans qu'elle sache que c'était moi, après ces Paters et ces Je Vous Salue Marie sortant de ses lèvres encore souillées par mon sperme… Je m'étais dit qu'elle aurait tiré un trait. Qu'elle aurait compris. Qu'elle aurait au moins hésité.
Mais non.
Ce soir, j'ai simulé un nouveau dérangement, une douleur abdominale soudaine, comme la première fois. Et cette fois, elle ne m'a même pas proposé de m'accompagner. Pas un mot. Pas un regard inquiet. Juste un hochement de tête distrait, comme si j'étais un détail, un obstacle sur son chemin vers eux.
Alors je l'ai suivie.
Elle a marché d'un pas léger, presque dansant, vers le bar. Eux étaient là, assis à une table, riant, les verres à moitié vides. Fleur, avec sa robe moulante qui épousait chaque courbe de son corps noir comme l'ébène, et Alexandre, son mari, dont les muscles saillaient sous le tissu fin de sa chemise. Gracia s'est approchée, a échangé quelques mots, a ri. Trop ri. Puis elle les a suivis.
Mon sang n'a fait qu'un tour.
Je les ai suivis à distance, me cachant derrière les ombres des palmiers, des bungalows. Ils sont entrés dans l'un d'eux. Le leur, sans doute. J'ai attendu, le cœur battant, puis je me suis approché. La nuit était sombre, le ciel sans lune, et une des fenêtres du bungalow, sans rideau, m'a offert une vue imprenable sur la scène qui se jouait à l'intérieur.
La lumière était tamisée, douce, comme une mise en scène parfaite.
Et puis je l'ai vue.
Gracia, ma Gracia, agenouillée devant Alexandre, ses lèvres enroulées autour de son sexe noir, immense, veiné. Elle le suçait avec une avidité que je ne lui connaissais pas, une faim qui m'a glacé le sang… Et en même temps, réchauffé autre chose. Ses mains agrippaient les hanches, palpaient les fesses, ses joues creusées par l'effort, et chaque mouvement de sa tête faisait briller ses lèvres, humides, obéissantes.
J'ai retenu mon souffle.
Est-ce qu'elle va me voir ?
Fleur a entrouvert la fenêtre, et j'ai cru que tout était fini. Qu'elle allait me découvrir, là, comme un voleur, un cocu. Mais non. Elle n'a rien vu. Ou peut-être qu'elle a voulu ne rien voir. Elle a souri, a murmuré quelque chose à Gracia, et a repoussé encore un peu plus la fenêtre.
Et le spectacle a continué.
Alexandre a soulevé Gracia comme un fétu de paille, la maintenant en l'air, ses cuisses écartées autour de sa taille. Elle a glissé sur lui, d'un coup, et j'ai entendu son cri étouffé, ce cri que je connaissais si bien, mais qui, cette fois, n'était pas pour moi. Fleur, elle, avait ceinturé un gode, noir, impressionnant, et elle s'est approchée de ma femme par-derrière.
Je l'ai vue lécher l'anus de Gracia avec une précision de prédateur, la langue vicieuse, avant de faire glisser le gode en elle. Gracia a hurlé, son corps se tordant entre les deux amants, un pantin de chair pris en sandwich, offerte, utilisée.
—Putain, oui ! A-t-elle crié, sa voix brisée par le plaisir. Oh mon Dieu, oui !
Et moi, j'écoutais. J'écoutais ma femme, ma Gracia, se faire prendre, dominée, par un autre homme, une autre femme, et je n'arrivais pas à détacher les yeux de cette scène obscène, magnifique.
Fleur a commencé à bouger le gode en elle, fort, sans pitié, tandis qu'Alexandre la soulevait et la faisait redescendre sur sa queue, encore et encore. Gracia était à eux, complètement, et ses cris résonnaient dans la nuit comme une litanie de plaisir sans fin.
Puis Alexandre a grogné, ses muscles se sont tendus, et il a retiré son sexe, libéré de la capote qui l'étranglait. Gracia s'est mise à quatre pattes, obéissante, et Fleur a continué à la prendre par-derrière, le gode disparaissant et réapparaissant entre ses fesses bien rondes.
Et puis…
Alexandre a éjaculé.
Des flots épais, blancs, ont giclé sur le visage de Gracia, dans sa bouche ouverte. Elle a avalé, les yeux mi-clos, le corps tremblant, tandis que Fleur continuait à la marteler avec le gode, lui arrachait des gémissements animaux.
Et moi…
Je bandais.
Dur.
Mon sexe suintait, prêt à exploser, et une petite voix dans ma tête me murmurait :
""" Regarde. C'est beau. C'est bandant. Sois fier. Ta femme est si désirable qu'un couple aussi jeune, aussi beau, aussi expert l'a choisie."""
J'ai serré les poings, les ongles s'enfonçant dans mes paumes.
J'aurais dû entrer.
J'aurais dû les arrêter. De toute façon c'était trop tard.
Mais en même temps, quelque chose m'avait retenu
Parce que ce spectacle… Ce spectacle avait été trop troublant, trop fort, trop érotique, trop sexe et si celle qui s'était fait baiser était ma femme, cela l'avait rendu encore plus excitant.
Mon Dieu.
Je suis trop troublé pour attendre Gracia à sa sortir du bungalow et la confondre. Non, je retourne chez nous, essaie de me calmer, me rafraîchit la figure.
Mais déjà elle arrive.
—Oh, chéri tu vas mieux ?
—Oui ? Juste une douleur passagère. Je t'ai cherchée. Je ne t'ai pas trouvée. Tu étais où ?
—Avec des amis. Elle sourit, mutine, presque provocante.
Je m'approche d'elle.
—Des amis intimes alors. Très intimes même. Tu as gardé sur toi une odeur qui ne peut être que celle du sexe. Tu me trompes.
—Mais oui mon chéri. Tu sais bien.
—Comment ? Je suis sidéré.
—Ne te fatigue pas, je sais tout.
—Tout quoi ?
—Que tu étais le prêtre de l'église… Tu te souviens dans le confessionnal… Belle imitation, mais j'ai tout compris.
Je tombe sur le cul. Ma mâchoire va se décrocher.
—Tu savais ?
—Mais oui.
—Alors pourquoi m'a tu parlé de ce que tu avais fait la nuit précédente ? Pour me provoquer ? Non, pas me provoquer, car je sais maintenant que cela devait être la vérité.
—C'est-à-dire, qu'au début j'ai vraiment cru me confesser. C'est après mon aveu que j'ai compris que tu étais ce prêtre.
—Mais si tu le croyais au début, comment as-tu deviné ?
—C'est lorsque tu as dit "Pierre, votre époux". Jamais je n'avais dit ton prénom. J'ai réalisé petit à petit. Mais surtout une fois sortie du confessionnal, je me suis cachée dans l'église et je t'ai vu sortir. Après j'ai regardé dans ton sac et tu avais acheté un bandeau et un martinet. Comment as-tu pu croire une seconde que j'aurais accepté ce genre de punition et le reste, par un inconnu, encore moins un curé ?
Un long silence. Je croyais la manipuler alors que c'était elle qui
…
—Peut-être. Il n'en reste pas moins que tu m'avais trompé et d'après tes propres aveux d'une façon peu banale, très spéciale. Je n'aurais jamais cru cela de toi.
—J'avais beaucoup bu.
—Pas une excuse suffisante.
—J'ai été fière de l'attention de cette si belle femme.
—Et de son mari.
—Oui, je le reconnais. L'alcool, cette façon de me séduire. Je me suis sentie valorisée, désirée. Lui aussi pouvait avoir toutes les femmes qu'il voulait et pourtant ce couple m'avait choisie.
—D'accord, mais cela n'excuse pas vraiment.
—C'est vrai. Tu veux que je te dise, ce qui m'a fait accepter cette invitation, faire l'amour, te tromper pour la première fois ?
—Je suis impatient de le savoir.
—Cette raison, la touche finale qui m'a fait sauter le pas. Elle a un nom, c'est "Alice". Tu sais, "Alice", ma meilleure amie, avec qui tu as couché pendant deux mois.
—Je… Tu….
—Te voilà moins bavard. Oui, je l'ai appris. J'avais des doutes et je l'ai coincée. Elle n'a pas pu nier. Comment as-tu pu la séduire, ELLE. Elle n'est pas particulièrement belle, pas du tout sensuelle, même un peu vulgaire. Elle a dû te faire des trucs cochons.
—Non, je…
—Ne mens pas. Elle avait tellement honte d'avoir trahi notre amitié qu'elle a répondu à toutes mes questions. Il faut dire aussi que je l'ai menacée d'aller tout dire à son mari, Robert. Je sais tout. Que vous n'utilisiez plus de préservatif. Qu'elle te suçait lorsque tu la raccompagnais après un dîner lorsque Robert était en déplacement. Que tu adorais l'enculer dans le sous-sol de notre parking. Mais le clou, le top du top, c'est qu'elle te prenait par le cul avec un gode ceinture. Que tu adorais ça. Mieux que vous vous preniez, face à face, cul contre cul avec un double gode, assez long, assez souple… Je continue ou tu admets que j'avais une bonne raison de me laisser séduire ?
—Non, c'est bon. Je comprends.
—À la bonne heure. Tiens une autre question en passant. Comment as-tu su, au confessionnal, que de raconter en détail ma soirée avec le couple m'avait excité.
—Ta voix. Et aussi que tu n'arrêtais pas de bouger…
—Tu ferais un curé redoutable. Tu as raté ta vocation… Flageller les femmes infidèles… En plus cela t'a excité. Mon cochon… Vraiment, Pierre tu pensais que j'aurais accepté cela d'un autre ? Tu bandais vraiment dur.
—Je reconnais. Au début, je voulais au moins te punir, mais de te voir ainsi, les fesses rosies, des gémissements qui ressemblaient plus à des expressions de plaisir… Tu étais très belle en suppôt de Satan.
Un long silence. Et puis je reprends.
—Mettons que nous soyons quittes. Je t'ai trompé avec ta meilleure amie, tu t'es vengée avec ce couple de séducteur. Mais cela n'excuse pas ce soir. Tu es allé les retrouver.
—Hypocrite. Tu n'as même pas le courage de reconnaître que c'est que tu voulais. C'était évident. Sinon, après la séance de fausse absolution tu aurais trouvé le moyen de me confondre. À défaut tu aurais pu avouer que le curé c'était toi. Ne pas te satisfaire de cette parodie de punition. Me mettre devant ma faute. J'attendais ce moment. Je le redoutais, même si comme tu viens de le voir, j'avais de bonnes raisons.
Mais non, rien. Et ce soir tu simules un nouveau malaise. D'après toi, comment je devais l'interpréter. J'ai fait ce que tu voulais, inconsciemment ou pas. Au début j'ai pensé que tu voulais me prendre en flagrant délit, mais non, personne. Alors, Fleur m'a soufflé à l'oreille que tu voulais regarder. Ah oui, au fait, je leur ai dit, pas tout, mais assez afin qu'il accepte de jouer le jeu avec moi. Elle m'a dit que probablement, comme son mari, tu aimais me voir avec un autre. Elle me l'a confirmé lorsqu'elle a entrouvert la fenêtre. Elle a deviné une silhouette. C'était toi ? N'est-ce pas ? Dis-moi la vérité sinon, le jour du jugement dernier… Elle rit, sûre d'elle. Une autre Gracia.
—Oui, je reconnais. En effet je voulais vous surprendre, mais je n'ai pas pu…
—Donc elle avait raison ?
—Oui.
—Mon Dieu, Pierre, jamais je n'aurais imaginé. De toute façon si, il a deux jours on m'aurait raconté ce que nous venons de vivre, j'aurais crié au fou. Tu te rends compte ?
—Oui. Mais je trouve que c'est surtout toi qui as changé. Avant l'autre nuit tu n'étais pas comme ça.
—Tu veux dire, pas assez délurée ou salope, pour te prendre le cul avec un gode.
—Rien que de le dire. Jamais, "Avant"…
—Tu regrettes "Avant" ?
—Et toi ?
—Non, toi le premier.
—Faut voir.
—Et c'est moi que l'on dit coincée, prude et grenouille de bénitier. En tout cas c'est bien la dernière fois que je me suis confessée….
—D'accord, je reconnais… Il faut dire que tu étais… Tout à l'heure… Entre ciel et terre…
—Au paradis…
—C'était si bon que cela ?
—Oui et toi, tu as aimé me voir ainsi, si éloignée de l'image d'épouse fidèle ?
—Oui. Je reconnais que oui. D'ailleurs j'ai…
—Tu as quoi ?
—Cela ne m'était pas arrivé depuis mon adolescence.
—Une éternité donc.
—Moque-toi. J'ai mouillé mon slip.
—Non ?
—Si !
—Alors je veux voir ça.
Et sans attendre elle avance vers moi, dégrafe mon pantalon, le repousse sur les chevilles et découvre…
—Mais c'est vrai. Ton slip est tout…
Elle le fait descendre aussi. Elle me pousse pour m'asseoir sur un fauteuil. Elle tire, chaussures, chaussettes, pantalon slip puis soulève mon polo.
—Regardez-moi ce pauvre malheureux. Il est tout humide. Attends mon petit je vais m'occuper de toi. Mais avant…
Elle se déshabille. Robe, culotte, rien de plus.
Elle plonge entre mes cuisses. Elle me gobe.
Mon Dieu, c'est mon épouse et pas mon épouse. Elle me suce avec plus de… Elle soulève ma queue pour lécher mes couilles… Elle repousse mes couilles pour atteindre mon anus…
—Donc le voilà celui dont je n'ai pas su m'occuper au point qu'il a fallu que… Alice… Salope… Cochonne…
Elle me lèche l'anus. Elle pousse sa langue, puis un doigt mouillé, puis un autre…
—Il cache bien son jeu. Demain on va en ville pour trouver de quoi bien te remplir le cul.
Jamais Gracia n'aurait osé parler ainsi. Et pourtant.
Elle me suce. Elle me doigte. Putain que c'est bon. Je n'ai aucun scrupule à balancer la purée. Mais la coquine vient m'en proposer dans un baiser fougueux.
Soudain on frappe à notre porte. Il est minuit, qui peut venir ?
Elle est plus rapide que moi. Elle entrouvre la porte cachant sa nudité mais l'ouvre en grand.
Il y a Fleur et son mari.
—Excusez notre intrusion, mais nous voulions être rassurés que tout se passait bien entre vous.
—Mais oui. Tout va bien. Justement on vient de clore notre différend.
Elle me regarde. Elle est souriante. Son visage rayonne.
—Mais entrez donc.
—On ne veut pas déranger.
—Mais non, jamais… Nous vous devons tant. Chéri, il y a bien une bouteille de champagne que l'on gardait pour mon anniversaire ?
—Oui.
—Alors c'est le moment.
Situation étrange. Nous sommes nus et recevons les amants de ma femme.
Et puis Gracia m'attire dans la chambre.
—Tu sais que depuis les aveux d'Alice je me demandais… J'ai la réponse…
—Mais de quoi tu parles ?
—Tu ne connais que les godes sans âme, sans chaleur, sans souplesse. Rien à voir avoir ce que la nature a donné aux hommes. Ce sexe chaud, dur mais souple…
—Gracia.
—Moi aussi j'ai un fantasme. Oh, il est très, très récent. Laisse-m'en parler à Alexandre. S'il est d'accord…
Mon Dieu si elle pense à ce que je pense… Ce dard sombre, souple, que j'imagine déjà… Non… Elle est déjà vers l'homme. Elle lui parle à l'oreille. J'entends :
—Mais avec joie…
Je n'en revenais pas. Encore. Après la dernière fois, après la punition que je lui avais infligée sans qu'elle sache que c'était moi, après ces Paters et ces Je Vous Salue Marie sortant de ses lèvres encore souillées par mon sperme… Je m'étais dit qu'elle aurait tiré un trait. Qu'elle aurait compris. Qu'elle aurait au moins hésité.
Mais non.
Ce soir, j'ai simulé un nouveau dérangement, une douleur abdominale soudaine, comme la première fois. Et cette fois, elle ne m'a même pas proposé de m'accompagner. Pas un mot. Pas un regard inquiet. Juste un hochement de tête distrait, comme si j'étais un détail, un obstacle sur son chemin vers eux.
Alors je l'ai suivie.
Elle a marché d'un pas léger, presque dansant, vers le bar. Eux étaient là, assis à une table, riant, les verres à moitié vides. Fleur, avec sa robe moulante qui épousait chaque courbe de son corps noir comme l'ébène, et Alexandre, son mari, dont les muscles saillaient sous le tissu fin de sa chemise. Gracia s'est approchée, a échangé quelques mots, a ri. Trop ri. Puis elle les a suivis.
Mon sang n'a fait qu'un tour.
Je les ai suivis à distance, me cachant derrière les ombres des palmiers, des bungalows. Ils sont entrés dans l'un d'eux. Le leur, sans doute. J'ai attendu, le cœur battant, puis je me suis approché. La nuit était sombre, le ciel sans lune, et une des fenêtres du bungalow, sans rideau, m'a offert une vue imprenable sur la scène qui se jouait à l'intérieur.
La lumière était tamisée, douce, comme une mise en scène parfaite.
Et puis je l'ai vue.
Gracia, ma Gracia, agenouillée devant Alexandre, ses lèvres enroulées autour de son sexe noir, immense, veiné. Elle le suçait avec une avidité que je ne lui connaissais pas, une faim qui m'a glacé le sang… Et en même temps, réchauffé autre chose. Ses mains agrippaient les hanches, palpaient les fesses, ses joues creusées par l'effort, et chaque mouvement de sa tête faisait briller ses lèvres, humides, obéissantes.
J'ai retenu mon souffle.
Est-ce qu'elle va me voir ?
Fleur a entrouvert la fenêtre, et j'ai cru que tout était fini. Qu'elle allait me découvrir, là, comme un voleur, un cocu. Mais non. Elle n'a rien vu. Ou peut-être qu'elle a voulu ne rien voir. Elle a souri, a murmuré quelque chose à Gracia, et a repoussé encore un peu plus la fenêtre.
Et le spectacle a continué.
Alexandre a soulevé Gracia comme un fétu de paille, la maintenant en l'air, ses cuisses écartées autour de sa taille. Elle a glissé sur lui, d'un coup, et j'ai entendu son cri étouffé, ce cri que je connaissais si bien, mais qui, cette fois, n'était pas pour moi. Fleur, elle, avait ceinturé un gode, noir, impressionnant, et elle s'est approchée de ma femme par-derrière.
Je l'ai vue lécher l'anus de Gracia avec une précision de prédateur, la langue vicieuse, avant de faire glisser le gode en elle. Gracia a hurlé, son corps se tordant entre les deux amants, un pantin de chair pris en sandwich, offerte, utilisée.
—Putain, oui ! A-t-elle crié, sa voix brisée par le plaisir. Oh mon Dieu, oui !
Et moi, j'écoutais. J'écoutais ma femme, ma Gracia, se faire prendre, dominée, par un autre homme, une autre femme, et je n'arrivais pas à détacher les yeux de cette scène obscène, magnifique.
Fleur a commencé à bouger le gode en elle, fort, sans pitié, tandis qu'Alexandre la soulevait et la faisait redescendre sur sa queue, encore et encore. Gracia était à eux, complètement, et ses cris résonnaient dans la nuit comme une litanie de plaisir sans fin.
Puis Alexandre a grogné, ses muscles se sont tendus, et il a retiré son sexe, libéré de la capote qui l'étranglait. Gracia s'est mise à quatre pattes, obéissante, et Fleur a continué à la prendre par-derrière, le gode disparaissant et réapparaissant entre ses fesses bien rondes.
Et puis…
Alexandre a éjaculé.
Des flots épais, blancs, ont giclé sur le visage de Gracia, dans sa bouche ouverte. Elle a avalé, les yeux mi-clos, le corps tremblant, tandis que Fleur continuait à la marteler avec le gode, lui arrachait des gémissements animaux.
Et moi…
Je bandais.
Dur.
Mon sexe suintait, prêt à exploser, et une petite voix dans ma tête me murmurait :
""" Regarde. C'est beau. C'est bandant. Sois fier. Ta femme est si désirable qu'un couple aussi jeune, aussi beau, aussi expert l'a choisie."""
J'ai serré les poings, les ongles s'enfonçant dans mes paumes.
J'aurais dû entrer.
J'aurais dû les arrêter. De toute façon c'était trop tard.
Mais en même temps, quelque chose m'avait retenu
Parce que ce spectacle… Ce spectacle avait été trop troublant, trop fort, trop érotique, trop sexe et si celle qui s'était fait baiser était ma femme, cela l'avait rendu encore plus excitant.
Mon Dieu.
Je suis trop troublé pour attendre Gracia à sa sortir du bungalow et la confondre. Non, je retourne chez nous, essaie de me calmer, me rafraîchit la figure.
Mais déjà elle arrive.
—Oh, chéri tu vas mieux ?
—Oui ? Juste une douleur passagère. Je t'ai cherchée. Je ne t'ai pas trouvée. Tu étais où ?
—Avec des amis. Elle sourit, mutine, presque provocante.
Je m'approche d'elle.
—Des amis intimes alors. Très intimes même. Tu as gardé sur toi une odeur qui ne peut être que celle du sexe. Tu me trompes.
—Mais oui mon chéri. Tu sais bien.
—Comment ? Je suis sidéré.
—Ne te fatigue pas, je sais tout.
—Tout quoi ?
—Que tu étais le prêtre de l'église… Tu te souviens dans le confessionnal… Belle imitation, mais j'ai tout compris.
Je tombe sur le cul. Ma mâchoire va se décrocher.
—Tu savais ?
—Mais oui.
—Alors pourquoi m'a tu parlé de ce que tu avais fait la nuit précédente ? Pour me provoquer ? Non, pas me provoquer, car je sais maintenant que cela devait être la vérité.
—C'est-à-dire, qu'au début j'ai vraiment cru me confesser. C'est après mon aveu que j'ai compris que tu étais ce prêtre.
—Mais si tu le croyais au début, comment as-tu deviné ?
—C'est lorsque tu as dit "Pierre, votre époux". Jamais je n'avais dit ton prénom. J'ai réalisé petit à petit. Mais surtout une fois sortie du confessionnal, je me suis cachée dans l'église et je t'ai vu sortir. Après j'ai regardé dans ton sac et tu avais acheté un bandeau et un martinet. Comment as-tu pu croire une seconde que j'aurais accepté ce genre de punition et le reste, par un inconnu, encore moins un curé ?
Un long silence. Je croyais la manipuler alors que c'était elle qui
…
—Peut-être. Il n'en reste pas moins que tu m'avais trompé et d'après tes propres aveux d'une façon peu banale, très spéciale. Je n'aurais jamais cru cela de toi.
—J'avais beaucoup bu.
—Pas une excuse suffisante.
—J'ai été fière de l'attention de cette si belle femme.
—Et de son mari.
—Oui, je le reconnais. L'alcool, cette façon de me séduire. Je me suis sentie valorisée, désirée. Lui aussi pouvait avoir toutes les femmes qu'il voulait et pourtant ce couple m'avait choisie.
—D'accord, mais cela n'excuse pas vraiment.
—C'est vrai. Tu veux que je te dise, ce qui m'a fait accepter cette invitation, faire l'amour, te tromper pour la première fois ?
—Je suis impatient de le savoir.
—Cette raison, la touche finale qui m'a fait sauter le pas. Elle a un nom, c'est "Alice". Tu sais, "Alice", ma meilleure amie, avec qui tu as couché pendant deux mois.
—Je… Tu….
—Te voilà moins bavard. Oui, je l'ai appris. J'avais des doutes et je l'ai coincée. Elle n'a pas pu nier. Comment as-tu pu la séduire, ELLE. Elle n'est pas particulièrement belle, pas du tout sensuelle, même un peu vulgaire. Elle a dû te faire des trucs cochons.
—Non, je…
—Ne mens pas. Elle avait tellement honte d'avoir trahi notre amitié qu'elle a répondu à toutes mes questions. Il faut dire aussi que je l'ai menacée d'aller tout dire à son mari, Robert. Je sais tout. Que vous n'utilisiez plus de préservatif. Qu'elle te suçait lorsque tu la raccompagnais après un dîner lorsque Robert était en déplacement. Que tu adorais l'enculer dans le sous-sol de notre parking. Mais le clou, le top du top, c'est qu'elle te prenait par le cul avec un gode ceinture. Que tu adorais ça. Mieux que vous vous preniez, face à face, cul contre cul avec un double gode, assez long, assez souple… Je continue ou tu admets que j'avais une bonne raison de me laisser séduire ?
—Non, c'est bon. Je comprends.
—À la bonne heure. Tiens une autre question en passant. Comment as-tu su, au confessionnal, que de raconter en détail ma soirée avec le couple m'avait excité.
—Ta voix. Et aussi que tu n'arrêtais pas de bouger…
—Tu ferais un curé redoutable. Tu as raté ta vocation… Flageller les femmes infidèles… En plus cela t'a excité. Mon cochon… Vraiment, Pierre tu pensais que j'aurais accepté cela d'un autre ? Tu bandais vraiment dur.
—Je reconnais. Au début, je voulais au moins te punir, mais de te voir ainsi, les fesses rosies, des gémissements qui ressemblaient plus à des expressions de plaisir… Tu étais très belle en suppôt de Satan.
Un long silence. Et puis je reprends.
—Mettons que nous soyons quittes. Je t'ai trompé avec ta meilleure amie, tu t'es vengée avec ce couple de séducteur. Mais cela n'excuse pas ce soir. Tu es allé les retrouver.
—Hypocrite. Tu n'as même pas le courage de reconnaître que c'est que tu voulais. C'était évident. Sinon, après la séance de fausse absolution tu aurais trouvé le moyen de me confondre. À défaut tu aurais pu avouer que le curé c'était toi. Ne pas te satisfaire de cette parodie de punition. Me mettre devant ma faute. J'attendais ce moment. Je le redoutais, même si comme tu viens de le voir, j'avais de bonnes raisons.
Mais non, rien. Et ce soir tu simules un nouveau malaise. D'après toi, comment je devais l'interpréter. J'ai fait ce que tu voulais, inconsciemment ou pas. Au début j'ai pensé que tu voulais me prendre en flagrant délit, mais non, personne. Alors, Fleur m'a soufflé à l'oreille que tu voulais regarder. Ah oui, au fait, je leur ai dit, pas tout, mais assez afin qu'il accepte de jouer le jeu avec moi. Elle m'a dit que probablement, comme son mari, tu aimais me voir avec un autre. Elle me l'a confirmé lorsqu'elle a entrouvert la fenêtre. Elle a deviné une silhouette. C'était toi ? N'est-ce pas ? Dis-moi la vérité sinon, le jour du jugement dernier… Elle rit, sûre d'elle. Une autre Gracia.
—Oui, je reconnais. En effet je voulais vous surprendre, mais je n'ai pas pu…
—Donc elle avait raison ?
—Oui.
—Mon Dieu, Pierre, jamais je n'aurais imaginé. De toute façon si, il a deux jours on m'aurait raconté ce que nous venons de vivre, j'aurais crié au fou. Tu te rends compte ?
—Oui. Mais je trouve que c'est surtout toi qui as changé. Avant l'autre nuit tu n'étais pas comme ça.
—Tu veux dire, pas assez délurée ou salope, pour te prendre le cul avec un gode.
—Rien que de le dire. Jamais, "Avant"…
—Tu regrettes "Avant" ?
—Et toi ?
—Non, toi le premier.
—Faut voir.
—Et c'est moi que l'on dit coincée, prude et grenouille de bénitier. En tout cas c'est bien la dernière fois que je me suis confessée….
—D'accord, je reconnais… Il faut dire que tu étais… Tout à l'heure… Entre ciel et terre…
—Au paradis…
—C'était si bon que cela ?
—Oui et toi, tu as aimé me voir ainsi, si éloignée de l'image d'épouse fidèle ?
—Oui. Je reconnais que oui. D'ailleurs j'ai…
—Tu as quoi ?
—Cela ne m'était pas arrivé depuis mon adolescence.
—Une éternité donc.
—Moque-toi. J'ai mouillé mon slip.
—Non ?
—Si !
—Alors je veux voir ça.
Et sans attendre elle avance vers moi, dégrafe mon pantalon, le repousse sur les chevilles et découvre…
—Mais c'est vrai. Ton slip est tout…
Elle le fait descendre aussi. Elle me pousse pour m'asseoir sur un fauteuil. Elle tire, chaussures, chaussettes, pantalon slip puis soulève mon polo.
—Regardez-moi ce pauvre malheureux. Il est tout humide. Attends mon petit je vais m'occuper de toi. Mais avant…
Elle se déshabille. Robe, culotte, rien de plus.
Elle plonge entre mes cuisses. Elle me gobe.
Mon Dieu, c'est mon épouse et pas mon épouse. Elle me suce avec plus de… Elle soulève ma queue pour lécher mes couilles… Elle repousse mes couilles pour atteindre mon anus…
—Donc le voilà celui dont je n'ai pas su m'occuper au point qu'il a fallu que… Alice… Salope… Cochonne…
Elle me lèche l'anus. Elle pousse sa langue, puis un doigt mouillé, puis un autre…
—Il cache bien son jeu. Demain on va en ville pour trouver de quoi bien te remplir le cul.
Jamais Gracia n'aurait osé parler ainsi. Et pourtant.
Elle me suce. Elle me doigte. Putain que c'est bon. Je n'ai aucun scrupule à balancer la purée. Mais la coquine vient m'en proposer dans un baiser fougueux.
Soudain on frappe à notre porte. Il est minuit, qui peut venir ?
Elle est plus rapide que moi. Elle entrouvre la porte cachant sa nudité mais l'ouvre en grand.
Il y a Fleur et son mari.
—Excusez notre intrusion, mais nous voulions être rassurés que tout se passait bien entre vous.
—Mais oui. Tout va bien. Justement on vient de clore notre différend.
Elle me regarde. Elle est souriante. Son visage rayonne.
—Mais entrez donc.
—On ne veut pas déranger.
—Mais non, jamais… Nous vous devons tant. Chéri, il y a bien une bouteille de champagne que l'on gardait pour mon anniversaire ?
—Oui.
—Alors c'est le moment.
Situation étrange. Nous sommes nus et recevons les amants de ma femme.
Et puis Gracia m'attire dans la chambre.
—Tu sais que depuis les aveux d'Alice je me demandais… J'ai la réponse…
—Mais de quoi tu parles ?
—Tu ne connais que les godes sans âme, sans chaleur, sans souplesse. Rien à voir avoir ce que la nature a donné aux hommes. Ce sexe chaud, dur mais souple…
—Gracia.
—Moi aussi j'ai un fantasme. Oh, il est très, très récent. Laisse-m'en parler à Alexandre. S'il est d'accord…
Mon Dieu si elle pense à ce que je pense… Ce dard sombre, souple, que j'imagine déjà… Non… Elle est déjà vers l'homme. Elle lui parle à l'oreille. J'entends :
—Mais avec joie…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez les auteurs en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager les auteurs : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Pour les adeptes de Vatican 2, ou ceux qui préféraient regarder la petite culotte de leur prof de latin plutôt que d'écouter son cours: « Je t’absous de tes péchés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »
Et Pierre de rajouter : « Assentior, sed mihi nates dolebunt.«
Gracia de conclure: « Accipe nos idem iugum laturos esse.«