LE BON,LA BRUTE ET LA BLEUE
Chapitre 1 · Soupe de nains au curaçao
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✦ Xaviernnrs LE BON,LA BRUTE ET LA BLEUE XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

LE BON,LA BRUTE ET LA BLEUE — Chapitre 1 · Soupe de nains au curaçao

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Xaviernnrs
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LE BON,LA BRUTE ET LA BLEUE

Chapitre 1 · Soupe de nains au curaçao

LE BON, LA BRUTE ET LA BLEUE


Texte écrit à l'occasion du défi d'écriture lancé par Silveria : Xstory façon Western !
Soupe de nains au curaçao
Les bouteilles de tequila et de whisky vibrent sur l'étagère en acajou du saloon Le Grand Schtroumpf Borgne, et ce n'est pas à cause du vent du désert. C'est le rythme. Un battement régulier, lourd, un frottement de bois et de chair — ou plutôt de ouate et de caoutchouc bleu — qui secouent le grand comptoir de chêne.
JJ a les mains agrippées au bord de la piste en zinc, les phalanges blanchies par l'effort. Ses grands yeux ronds, d'ordinaire si innocents sous son bonnet blanc de Schtroumpfette, sont mi-clos, noyés dans une brume de plaisir purement sauvage. Elle essaie de se concentrer sur les verres alignés devant elle, de garder une contenance de barmaid digne, mais un ronronnement sourd, vibrant, presque animal, s'échappe de sa petite gorge azurée à chaque secousse. Elle n'est plus la gentille créature des bois. Le désert, la poussière et l'amour l'ont changée.
Soudain, le mouvement s'arrête dans un long gémissement rauque qui rebondit sur les verres une dernière fois.
Une petite tête ronde et poilue émerge de l'ombre, juste derrière le comptoir. Le Marshall Ted se redresse de toute sa hauteur — soit un bon quatre-vingts centimètres de peluche beige — et s'assied sur une caisse de whisky pour reprendre son souffle. Il ajuste son Stetson crasseux d'un geste lent, le regard lourd. Toute la fourrure de son menton et le contour de sa bouche en fil noir sont trempés, maculés d'un liquide visqueux, d'un bleu électrique éblouissant et fluorescent, qui goutte sur le plancher.
Ted passe une patte rêche sur ses babines, léchant amoureusement le précieux nectar...
— Sacrebleu, JJ... — grogne l'ours d'une voix de baryton râpée au papier de verre et au tabac de contrebande — ton Curaçao... c'est pas du sang que t'as dans les veines, c'est de la dynamite liquide. Ça me décape les coutures du cœur. J'ai la ouate qui bout.
JJ se retourne, les joues virant au bleu marine de volupté. Elle caresse l'oreille en peluche du Marshall avec une tendresse infinie.
— Tu es le diable, Ted, murmure-t-elle dans un souffle. Le Grand Schtroumpf m'avait prévenue contre les ours mal léchés du Nevada... Mais ton corps me rend complètement folle.
— C'est ça l'Ouest, ma jolie, répond Ted en sortant un cigare de son poncho. Pas de règles, pas de chichis. Juste toi, moi, et ce putain de jus bleu qui me rend accro à toi.
L'air à l'intérieur est étouffant, saturé par une chaleur de plomb qui fait coller la poussière aux parois de bois vermoulu. Dehors, l'immensité aride dicte sa loi de sang, mais ici, dans la pénombre du comptoir, c'est un autre genre de sauvagerie qui vient de s'exprimer. JJ se laisse glisser lentement le long du zinc, ses jambes de polymère fléchissant sous le contrecoup. Sa petite robe blanche est froissée, mais elle ne cherche même pas à la rajuster. Dans ses grands yeux fixes, la fureur des sens laisse place à une dévotion totale, sans limites. Pour cet ours usé par la route, elle a abandonné son peuple et sa forêt. Il faut dire que Ted l'a sauvée in extremis des griffes de Gargamel. C'est lors de cette évasion sanglante qu'Azraël, le sinistre matou, lui a arraché un œil d'un coup de griffe rageur, ne laissant à la place de l'orbite qu'un bout de feutrine déchiré.
Mais le Marshall n'est plus tout à fait borgne. Pour réparer le massacre, JJ lui a confectionné un œil sur mesure avec un trésor trouvé sur place, un morceau de verre bleu issu d'une bouteille de curaçao, que le Schtroumpf Bricoleur a pris le soin de polir minutieusement au village avant leur grand départ. Coincé au milieu de la peluche beige, l'éclat translucide capte la lueur des bougies du saloon. Ted ne chevauche plus totalement dans le noir, de ce côté-là, il voit désormais constamment la vie en bleu.
Ted la dévisage, son œil de plastique noir d'un côté et son optique de verre de l'autre brillant d'une lueur farouche. Sous sa poitrine de ouate qui se soulève au rythme de son souffle court, on jurerait entendre un cœur de chair battre la chamade. Rien dans ce saloon ne répond plus aux lois des hommes ou des fabricants de jouets ; ils sont retournés à l'état sauvage, dépouillés de tout sauf de leur obsession mutuelle.
Elle avance une petite main azurée vers lui, abandonnant ses doigts contre sa patte râpeuse. Le contraste est total, presque sacré : le bleu chimique et la peluche crasseuse unis dans le même silence moite. Ils s'aiment à s'en arracher la doublure, liés par un pacte absolu que la poussière du désert ne pourra jamais effacer.
En arrière-plan, le Sergent Cannelle — un Tibiscuit rescapé de la guerre des fours, avec une prothèse en bâton de cannelle à la place de la jambe gauche — toussote discrètement en tripotant son micro-fusil à pompe. À ses côtés, Pépito, le jeune adjoint en pâte sablée, tourne le dos par pudeur, tout en perdant ses vermicelles en chocolat tellement il stresse.
— Hum... Marshall ? — couine Speculoos, le troisième adjoint, d'une voix croustillante, mais nerveuse. —Je ne veux pas casser l'ambiance post-coïtale, mais on a de la poussière à l'horizon. Et ça ne sent pas le blue lagoon.
Ted n'a pas le temps de répondre. Les doubles portes du saloon volent en éclats dans un fracas de bois mort, pulvérisées par une force brute.
Une horde de silhouettes ridicules, mais menaçantes envahit la pièce. C'est le cartel des Enanos Mostacho, des nains de jardin mexicains en terre cuite, hauts comme trois pommes à plat ventre. Ils sont coiffés de sombreros si gigantesques qu'on ne distingue même pas leurs têtes de céramique. Seules deux choses dépassent de sous la paille de leurs chapeaux : le canon bronzé de leurs mini-derringers et d'immenses moustaches noires qui traînent lamentablement par terre, balayant la poussière du saloon comme des balais-brosses.
— Ay caramba ! — hurle le chef des nains, un modèle avec une grenouille cassée sur l'épaule. — Personne ne bouge ou on fait de la poterie avec vos têtes !
— Des nains de potager... — soupire Ted en recrachant un bout de tabac. — Cannelle, Pépito, Speculoos, occupez-vous de ces nains de jardin. Moi, je mets ma bleue à l'abri.
Les nains mexicains entament une diversion totale. Ils se mettent à courir dans tous les sens en braillant, brisent les bouteilles, font rouler leurs sombreros comme des toupies pour aveugler les adjoints en biscuit. Cannelle ouvre le feu, son fusil projetant des éclats de sucre glace, tandis que Pépito hurle de terreur alors qu'un nain essaie de lui mordre la cheville.
C'est ce moment précis que choisit le véritable cauchemar pour entrer.
Ranx.
Ranx (ou RanXerox) et Lubna sont les anti-héros d'une bande dessinée cyberpunk italienne culte et ultra-violente des années 80, créée par Stefano Tamburini et Tanino Liberatore. Ranx est un cyborg indestructible et enragé, assemblé à l'origine avec des pièces de photocopieuse. Sa seule faiblesse logicielle est Lubna, une gamine romaine précoce, junkie et tyrannique, à laquelle il voue une obéissance absolue et esclave. C'est un monument de la BD underground pour adultes, volontairement brut, subversif et très éloigné des standards de la BD grand public.
Le monstre Romain franchit le seuil, et sa seule carrure jette une ombre de plomb sur la pièce. C'est une masse de muscles hypertrophiés, une créature cybernétique à la peau synthétique tendue à craquer sur un endosquelette de titane et d'acier. Coiffé d'une crête iroquoise noire et arborant un nez écrasé de boxeur, il a les circuits électroniques totalement grillés par le soleil impitoyable du désert. Un bruit de friture écœurant s'échappe de ses connecteurs à nu. De l'huile hydraulique noire et fétide coule de sa mâchoire inférieure en carbone. Ses yeux cybernétiques, bloqués sur le rouge vif, balayent la pièce avant de se fixer sur JJ. C'est une bête sauvage d'acier, un junkie mécanique devenu complètement fou.
— LUBNA ? NON ! BLEUE ! LA PETITE CHOSE BLEUE ... Znut... EST À MOI ! hurle le cyborg dans un rugissement métallique qui fait vibrer les tympans en ouate de Ted.
D'un bond prodigieux qui enfonce le plancher du saloon, Ranxerox traverse la pièce. Ted tente de dégainer son Colt.45, mais la main d'acier du cyborg s'abat sur lui, l'envoyant valser dans un coin du saloon, au milieu d'un tas de chaises brisées.
— TED... ! hurle JJ.
Avant qu'elle ne puisse esquisser un geste, Ranx la saisit par la taille de sa poigne de fer. Il fait volte-face, piétine au passage deux des nains mexicains qui éclatent en mille morceaux de terre cuite, et se rue dehors.
À l'extérieur, un âne gris, volé à un ogre vert dans une autre franchise, attend, attaché au poteau. Ranx se jette sur la selle, qui craque sous son poids. L'âne pousse un braiment de pure agonie, ses sabots s'enfonçant de dix centimètres dans le sable chaud. Ranx balance JJ brutalement devant lui, l'asseyant de force sur le pommeau de la selle, juste contre lui.
— En route, bourrique ! grimace le colosse en enfonçant ses éperons rouillés dans les flancs de la pauvre bête.
L'âne, terrifié par la décharge électrique qui vient des jambes du cyborg, détale dans un galop désespéré, soulevant un immense nuage de poussière dans la rue principale de la ville fantôme.
Sur la selle, JJ tente de se débattre, mais la poigne de Ranx la maintient fermement contre son bassin cybernétique. C'est alors qu'elle le sent. Un volume imposant, rigide, froid comme le métal, mais vibrant d'une énergie brute. Cet engin est une légende de débauche technologique ; à Rome, sa maîtresse Lubna en consume ses nuits, folle d'addiction pour cette mécanique qui la pousse au bout de la folie. JJ, elle, comprend immédiatement le danger. Ce truc-là n'a rien de la douceur de la ouate de son Marshall. C'est une pièce d'artillerie lourde, un piston hydraulique prêt à broyer sa petite anatomie de Schtroumpfette.
— Par tous les Schtroumpfs... hoquette-t-elle, les yeux écarquillés par la surprise et une pointe de terreur sacrée, alors que l'entrejambe de Ranx heurte son petit fessier bleu au rythme des soubresauts de l'âne. C'est... c'est un lance-roquette que t'as dans le pantalon !
— Circuits... prioritaires... activés. Reproduction... Znot... non autorisée... Clik... en cours, grésille Ranx, dont le sexe métallique commence à chauffer sous l'effet des courts-circuits, dégageant une odeur de plastique brûlé.
Pendant ce temps, au saloon, la poussière retombe. Au milieu des débris de terre cuite des Enanos Mostacho qui gisent sur le sol, une petite patte en peluche beige émerge d'un tas de bois.
Ted se redresse. Son chapeau est de travers, de la ouate blanche sort d'une déchirure fraîche sur son épaule gauche, mais ses yeux brillent d'une rage froide, sauvage. Il regarde ses doigts, où subsiste une ultime trace de jus bleu.
— Personne... ! — murmure l'ours en armant le chien de son Colt.45 avec un déclic sinistre. — Personne ne me pique ma réserve de Curaçao. Cannelle ! Prépare les chevaux. On va faire une descente d'organes chez les Mostachos !
La piste de sable s'étire comme une cicatrice brûlante à travers la Vallée de la Mort. Le désert n'est plus qu'une forge à ciel ouvert, un enfer de caliche
La caliche est une croûte de calcaire fossilisé typique des déserts du Nevada. Dure comme du béton, elle se brise sous les sabots en une poussière blanche, fine et étouffante qui transforme le désert en enfer stérile. Le terrain idéal pour un remake de Mad Max version peluche.
et de poussière alcaline qui ondule sous une chaleur de plomb.
Lancé au triple galop sur un Mon Petit Poney borgne au plastique turquoise dont la crinière rose a fini par roussir sous le soleil, Ted ne sent ni la chaleur qui fait cloquer son nez en simili-cuir, ni les mirages qui font danser les cactus à l'horizon, ni les secousses qui menacent de faire lâcher ses vieilles coutures. Derrière lui, ses trois adjoints en biscuit s'agrippent tant bien que mal aux flancs d'un grand cheval de Barbie passablement défraîchi. La pauvre bête en plastique rigide a une sacrée histoire, Barbie elle-même l'a abandonnée là pour fuir la niaiserie de son Ken d'origine et filer le parfait amour sauvage avec Ken le Survivant, partant avec lui à l'aventure dans les terres dévastées.
L'air sec et brûlant s'engouffre dans les bronches de tissu de l'ours, menaçant de calcifier sa carcasse. Dans sa petite tête bourrée de ouate, il n'y a pas de place pour le doute. Il n'y a que JJ.
Ce n'est pas une passade, pas juste une histoire de cul entre deux créatures abandonnées au milieu de ce désert. C'est un amour sauvage, le genre de pathologie romantique qui vous bouffe les entrailles. Pour le monde extérieur, elle n'est qu'une figurine en plastique bleu sortie d'un Happy Meal et lui un ours en peluche vulgaire qui sent la bière plate. Pour lui, elle est l'univers...
Un cyborg de quincaille peut bien lui arracher la tête, le monde entier peut bien s'effondrer sous une pluie de dynamite : il ira la chercher. Parce qu'un ours amoureux ne recule pas. Il avance jusqu'à ce qu'il n'ait plus de fil pour tenir debout.
— Chef ! Vous perdez de la bourre par l'oreille gauche ! hurle Cannelle, agrippé au canasson de Barbie à côtés de Pépito et Speculoos.
— On s'en fout, Cannelle ! rugit Ted, les yeux en plastique injectés de poussière. S'il faut que je me vide de toute ma ouate pour lui faire un matelas, je le ferai ! Rien à foutre du rembourrage, je veux ma meuf !
Le repaire de Ranx n'a rien d'un ranch traditionnel. C'est une ancienne station de pompage d'huile abandonnée au fond d'un canyon de roche rouge, un squelette de poutrelles rouillées et de réservoirs éventrés qui surchauffent sous le soleil de plomb.
Pour ne rien arranger à l'absurdité ambiante, le ménage du repaire est assuré par un modèle Cyberdyne Systems de la première heure : un T-800, le fameux endosquelette métallique. Sauf qu'ici, la machine de guerre impitoyable a été reprogrammée en soubrette sexy. Le monstre de chrome et de titane de deux cents kilos arbore un micro-tablier de dentelle blanche à froufrous roses, noué tant bien que mal autour de sa cage thoracique d'acier. Des petites mules à fourrure rose sont enclenchées au bout de ses pieds en alliage lourd, manquant de briser le plancher à chaque pas. On distingue à peine sa structure hydraulique de combat, conçue pour l'extermination, désormais emprisonnée dans ces ridicules accessoires domestiques.
D'une rigidité toute militaire, ses yeux cybernétiques brillant d'une lueur rouge fixe, le Terminator passe un plumeau rose sur les barils de gazole. Sa mâchoire d'acier claque brièvement pour lâcher d'une voix de basse ultra-grave et monocorde.
— La... poussière sera... sera extermi... exterminée... sera... Sarah... vous êtes... vous êtes Sarah Connor.
En face de cette apparition surréaliste, Ranx est assis, immobile, en train de recharger ses batteries sur un vieux générateur diesel qui tousse une fumée noire. Le monstre est en surchauffe. Suite aux secousses de la chevauchée sur l'Âne, son pantalon de cuir s'est déchiré à l'entrejambe, libérant la fameuse prothèse synthétique qui intrigue tant la petite créature bleue. Il reste quelques lambeaux de fausse peau qui pendent misérablement, et à travers cette dentelle, on distingue le cœur du mécanisme.
JJ, les mains posées sur ses genoux azurés, est comme hypnotisée. Elle aime Ted de tout son être sauvage, sa ouate tendre, ses grognements d'ours mal léché... Mais là, devant elle, se dresse un miracle de la cybernétique qui défie l'imagination.
L'engin fait facilement la moitié de la taille de la Schtroumpfette. Ce n'est pas un attribut biologique, c'est une pièce d'artillerie lourde. Un vérin massif enveloppé d'une gaine de silicone couleur chair, mate et striée, surmonté d'un dôme de rose qui palpite au rythme des courts-circuits du cyborg. Des anneaux de téflon s'alignent sur la longueur pour masquer les joints hydrauliques, et à la base, un entrelacs de fils électriques rouges et bleus sort directement de son bassin, pulsant comme des veines technologiques. L'ensemble dégage une chaleur animale, une odeur de graisse de lithium et de bakélite brûlée qui fait monter une bouffée de chaleur subite sous le bonnet blanc de JJ.
— Par tous les Schtroumpfs... Ce n'est pas une légende urbaine alors ! murmure-t-elle, s'approchant comme une enfant face à un jouet interdit.
Rongée de désir et de curiosité morbide, elle quitte sa caisse et s'avance vers l'entrejambe du colosse.
Ranx émet un grognement de basse fréquence, ses yeux rouges clignotant faiblement.
— Sur... charge... interface non reconnue... Znut...
JJ ne l'écoute pas. Elle escalade la cuisse de cuir du cyborg et vient s'asseoir à califourchon juste à la base de l'engin, ses petites fesses bleues pressées contre les boulons d'ancrage en titane. Évidemment, toute tentative de pénétration serait une exécution pure et simple. C'est comme vouloir faire entrer un obus de mortier dans un dé à coudre. Mais la Schtroumpfette n'a pas l'intention de se laisser démonter.
Elle passe ses petites mains délicates autour de la tige mécanique. Le métal est brûlant, glissant. Pour faciliter la friction, JJ touche son propre entrejambe, déjà trempé de son précieux nectar bleu fluorescent, et en enduit généreusement l'affût de Ranx. Le contact du liquide de Schtroumpf « hautement conducteur » sur les circuits à nu du membre provoque un arc électrique immédiat. Un petit ZAP bleu jaillit, et le membre de métal se met à vibrer à une vitesse folle, oscillant d'avant en arrière avec un bruit de marteau-piqueur.
— Oh... oui... schtroumpfe-moi ça ! halète JJ,
les yeux révulsés par le plaisir alors qu'elle se laisse secouer par les vibrations titanesques de la machine.
Elle se met à masser frénétiquement le dôme à deux mains, glissant le long du chrome, frottant sa poitrine contre les stries de caoutchouc. Le cyborg commence à convulser, sa mâchoire en titane claquant dans le vide. La température de la pièce monte d'un coup. Le dôme de silicone vire au rouge cerise.
Soudain, le corps de Ranx se détend, ses circuits hurlant dans un sifflement strident. Par l'orifice central du piston de chrome, un puissant jet de fluide hydraulique blanc crème, mélangé à des étincelles électriques, jaillit en fusant, repeignant le plafond de la station de pompage et aspergeant JJ qui pousse un cri de pure extase, ruisselante de graisse chaude et de sève mécanique.
C'est exactement à cet instant de jubilation technologique que le toit en tôle de la station explose.
— Haut les pattes, espèce de rastaquouère de métal hurlant ! hurle une voix rauque bien connue.
Le Marshall Ted vient de passer à travers la verrière, suspendu à une corde, son Colt.45 fumant à la main. Il atterrit lourdement sur un tas de barils, son Stetson impeccablement vissé sur la tête. Juste derrière lui, enfonçant la porte principale à coups de bélier (qui n'est autre que l'Âne, réutilisé pour l'occasion), les Tibiscuits font leur entrée. Le Sergent Cannelle mène la charge, sa jambe en bâton de cannelle frappant le sol en cadence.
— Allez les enfants ! On sulfate ces poteries ! Pas de quartier pour les nains !
Les Enanos Mostacho surgissent de l'ombre des réservoirs, leurs immenses sombreros oscillant dangereusement et leurs moustaches traînant dans la poussière. Les mini-derringers ouvrent le feu. Des dizaines de petites balles de plomb s'écrasent contre les murs, frôlant le T-800 qui continue d'épousseter un baril avec un calme olympien.
Le combat est d'une violence inouïe. Pépito, le jeune adjoint en pâte sablée, prend une balle en plein buste. Un énorme morceau de biscuit se détache, révélant son cœur en confiture de fraise.
— Je suis touché ! Je perds mon sucre glace ! hurle-t-il en s'effondrant.
— Reste avec moi, Pépito ! braille Spéculoos, le troisième biscuit psychopathe, en dégoupillant un bâton de dynamite avec ses dents en sucre. Meurs en guerrier, bordel !
Spéculoos se jette sur un groupe de trois nains mexicains. L'explosion fait sauter les sombreros et réduit les Enanos Mostacho en un tas de débris de terre cuite bonne pour le rempotage. Les moustaches postiches volent dans les airs comme des confettis noirs.
Au centre de la pièce, Ranx, encore tremblant de son orgasme cybernétique, se relève lourdement, de la fumée sortant de ses évents d'aération. Il voit Ted. Sa fureur mécanique redouble.
— Ours en peluche... Code : extermination ! grésille le monstre en avançant vers le Marshall, ses poings noueux levés.
Ted tente de faire feu, mais d'une gifle monumentale, Ranx balaye le revolver.45. L'arme s'enfonce dans un réservoir de gazole. Le monstre mécanique se jette sur l'ours. Mais JJ, portée par une impulsion de pure folie charnelle et de désespoir, refuse de lâcher prise. Toujours assise à califourchon sur l'entrejambe du cyborg, elle s'agrippe désespérément à l'artillerie métallique.
Le combat s'engage dans un corps-à-corps brutal, et la Schtroumpfette se retrouve suspendue au poteau de Ranx, balancée de gauche à droite au rythme des mouvements furieux du géant d'acier. L'engin, toujours en surchauffe, se met à pomper de manière erratique, glissant frénétiquement entre les petites cuisses bleues de JJ. Elle est littéralement secouée comme un cowboy sur un taureau de rodéo furieux, inondée par les projections continues de jus mécanique blanc et visqueux qui dégoulinent le long du piston de chrome.
— Accroche-toi, ma jolie ! hurle Ted, alors même que le cyborg le saisit par les pattes pour le soulever.
D'un mouvement fluide et terrifiant, les grosses mains métalliques de Ranx se referment sur l'ours en peluche, tandis que son membre cybernétique continue de s'agiter violemment sous le poids de la Schtroumpfette en transe.
— TED ! hurle JJ, suspendue dans le vide, les mains poisseuses de lubrifiant industriel, manquant de glisser à chaque assaut du piston.
Ranx saisit Ted par les deux pattes arrière et les deux bras. Dans un grognement hydraulique qui fait trembler les poutrelles, le cyborg commence à écarter les bras. Un bruit sinistre de tissu qui craque résonne dans le bâtiment. La couture centrale du Marshall commence à céder.
Pourtant, dans cette seconde suspendue où la douleur de la déchirure devrait le faire hurler, Ted ne regarde pas ses propres flancs qui s'ouvrent. Son regard en plastique noir, d'une intensité folle, reste ancré dans les grands yeux bleus de JJ.
À cet instant précis, le temps s'arrête. Il s'en fout de mourir. Son amour pour elle est si total qu'il transcende sa propre destruction. Qu'est-ce que c'est, après tout, qu'un ours de brocante face à l'immensité de ce désert ? Rien. Évidemment. Mais son amour pour elle est aussi vaste et profond que la voûte céleste du Nevada, un dôme d'étoiles sauvages et brûlantes qui veille sur leur fin du monde. En la voyant là, ruisselante, sauvage, agrippée à cette machine de mort pour tenter de le sauver, il n'éprouve qu'une immense fierté. Il l'a retrouvée. Il est venu mourir à ses pieds, en guerrier, en amant. Chaque flocon de ouate blanche qui s'échappe de sa poitrine comme de la neige en plein désert est un morceau de son cœur qu'il lui offre. C'est sa chair à lui, son sang de peluche qu'il disperse au vent du Nevada, une communion païenne et brute. C'est sa façon à lui d'écrire un poème.
Il lui adresse un petit sourire en fil noir, un sourire de cowboy qui sait qu'il a joué sa plus belle carte.
— T'as... t'as pas de couilles, le robot..., hoquette Ted, la bouche déformée par la pression, juste pour que JJ entende qu'il reste digne pour elle.
Le Sergent Cannelle, horrifié, tente d'intervenir avec sa prothèse, mais un dernier nain survivant le tacle au sol, brisant son chapeau en pâte sablée. Tout semble perdu pour les forces du Bien et de la Peluche. Le démembrement définitif de Ted semble inéluctable.
C'est alors qu'une voix stridente, aiguë, chargée d'une vulgarité purement romaine et d'une autorité divine, déchire le vacarme de la fusillade depuis l'entrée du repaire.
— MA CHE CAZZO FAI, STRONZO
Mais qu'est-ce que tu fous, connard
, espèce de connard de robot de merda ! Gros tas de ferraille d'occasion pourri.
Ranx se fige instantanément. Ses bras restent suspendus dans les airs, maintenant Ted à moitié écartelé. Ses yeux cybernétiques passent du rouge sang au orange clignotant, puis au vert de la panique logicielle. Une ligne de code prioritaire, enfouie au plus profond de sa mémoire vive, vient de court-circuiter son programme de tuerie.
— Grrrbbrrrrr... Znut...
Sur le seuil de la station, une cigarette éteinte au coin des lèvres, les cheveux en bataille et vêtue d'un débardeur crasseux trop grand pour elle, se tient Lubna
Lubna est la maîtresse absolue et l'obsession charnelle de Ranx. Dans cet univers cyberpunk, elle incarne une sensualité brute, toxique et sans limites, exerçant une domination totale sur les pulsions du cyborg. Elle est le fantasme interdit et la seule reine capable de soumettre cette montagne de muscles et de circuits d'un simple regard ou d'une insulte bien placée, transformant une machine de guerre en esclave de ses désirs les plus sauvages.
. Elle a traversé tout le désert du Nevada en auto-stop juste pour retrouver son garde du corps d'acier, esclave absolu et sex-toy infatigable, pourvoyeur de plaisirs infinis.
— Tu passes du bon temps avec une Schtroumpfette bleue et un ours en peluche de brocante pendant que je crève la dalle et que je n'ai plus un rond pour mes doses ?! hurle la gamine en s'avançant d'un pas rageur.
Elle pointe un doigt menaçant vers la Schtroumpfette, la fusille de son regard le plus noir et lui crache au visage.
— Hey ! Toi, la naine bleue, dégage tes fesses de MON mec, espèce de résidu de myrtille périmée, avant que je te siphonne ton jus de curaçao à coups de lattes !
Elle enlève sa sandale en plastique et se met à frapper vigoureusement le torse en béton de Ranx.
— L-L-LUBNA... Znut znut znueeooot..., bugge le cyborg. Sa poigne se desserre instantanément.
Pour Ranx, Lubna n'est pas juste une maîtresse, elle est sa ligne de code originelle, sa drogue dure, son unique raison de ne pas s'autodétruire. Voir cette gamine romaine en sandales, crasseuse et hurlante, provoque une surtension d'une violence absolue dans ses banques de mémoire. C'est un amour cybernétique, esclave et inconditionnel ; il pourrait broyer le monde entier d'une seule main, mais il accepterait que Lubna le démonte pièce par pièce avec une clé à molette rouillée si elle lui demandait. Elle est son dieu de chair, sa maîtresse absolue au milieu de sa folie de métal.
Ted tombe lourdement au sol dans un pouf de ouate lâche. JJ glisse mollement du piston mécanique, retombant sur le sol couvert de débris. Ranx, le monstre de deux tonnes capable de plier des rails de chemin de fer, se met littéralement à genoux devant la sale gosse, la tête basse, ses circuits émettant un sifflement de chien battu.
— Ramasse tes boulons et rentre ton engin au garage, on rentre à Rome ! Et fissa ! ordonne Lubna en lui grimpant sur le dos comme sur un poney.
Sans un regard pour les débris de terre cuite des nains de jardin ou pour la Schtroumpfette hagarde, Ranx fait demi-tour et quitte la station d'un pas lourd, emportant sa maîtresse vers le soleil couchant. Derrière eux, le T-800 s'aligne en ordre de marche, talons roses claquant sur la rocaille.
— I'll be back. Demain pour les vitres.
Le silence retombe enfin sur le canyon, seulement troublé par le ronronnement du générateur diesel. JJ rampe péniblement sur le sol et se jette à genoux auprès de Ted. L'ours est étalé sur le dos, une quantité alarmante de rembourrage synthétique éparpillée autour de lui.
— Oh, Ted... mon Marshall..., pleure la Schtroumpfette, ses larmes turquoise lavant la poussière et la graisse de moteur sur le visage de la peluche. Regarde tes coutures... C'est horrible...
Ted ouvre un œil en plastique. Il jette un regard las sur son ventre ouvert, puis sur JJ. Elle est là, couverte de ce mélange hautement érotique de jus bleu et de fluide hydraulique blanc, exhalant une odeur sauvage de sexe, de métal et de liberté. L'amour, ce n'est pas une histoire de corps parfaits ou de contes de fées. C'est ça. Deux épaves de la pop culture, déchiquetées par l'Ouest, mais vibrant sur la même longueur d'onde.
— Ne pleure pas, poupée..., grogne Ted dans un souffle faible.
— Tu es complètement fou, Ted. Tu aurais pu y rester...
— T'en fais pas pour la carrosserie, ma jolie... — murmure Ted d'une voix qui s'effiloche
— J'ai toujours préféré les cicatrices aux étiquettes de magasin. Ça donne du vécu.
JJ plaque ses petites mains bleues contre la poitrine ouverte de l'ours, tentant de retenir les derniers brins de ouate.
— Je t'ai dit qu'un ours amoureux ne recule pas... Il esquisse un clignement d'œil douloureux.
— Et puis, le Nevada est trop petit pour que je te laisse filer avec un tas de quincaille. Va chercher Cannelle... Dis-lui qu'il utilise son glaçage royal pour me recoudre le bide. Et s'il lui reste un peu de sucre... qu'il le garde pour la nuit de noces.
JJ sourit à travers ses larmes, son petit nez bleu frémissant de bonheur. Elle se penche et embrasse tendrement la bouche en fil noir du Marshall, scellant leur union sauvage dans la poussière du Nevada.
Quelques heures plus tard, réparé à la va-vite avec du fil de fer et de la pâte à gâteau par le Sergent Cannelle, le Marshall Ted chevauche à nouveau l'Âne en direction de l'horizon. Assise devant lui, JJ savoure la chaleur de la peluche contre son dos. Le désert est grand, l'État est sauvage, mais leur amour, lui, est absolu.
**********
Pour clore cet épisode, un immense merci à L'Épisto-à-l'air. Elle a entièrement écrit cette superbe chanson d'amour, mais surtout, ce sont nos discussions qui ont fait naître Ted, JJ, et toute l'histoire qui en découle. Merci pour tes mots et pour l'inspiration qu'ils m'ont apportée.
GÉNÉRIQUE :
Marshall Ted (Lui-même) • JJ (La Schtroumpfette) • RanXerox (Le Cyborg) • Lubna (La Guest) • T-800 (La Soubrette) • L'Âne (La Bourrique) • Les Enanos Mostacho • Les Tibiscuits.

— JJNNRS ENTERTAINMENT Co.


Outlaws, Puppets & Cyborgs since 2026.
CHANSON : LE BON, LA BRUTE ET LE BLEU
Dans les canyons hurlants où le ciel colle à la peau,
J't'ai vu comme un danger doux sous ton vieux Stetson trop chaud,
t'avais des mains de poussière et des silences de combat,
Et moi j'ai senti mon corps dire “c'est lui ou rien d'autre, là”.
J't'ai regardé de mes grands yeux trop sincères,
Comme si mon monde entier n'écoutait plus que ta manière de te taire,
Et j'ai compris sans parler, sans promesse, sans détour,
Que ton ombre allait apprendre à dormir contre mon amour.

T'es mon nounours de ouate chaude, mon feu au cœur de mes nuits,
Mon héros cabossé qui me perd et me suit,
J'te donne mon corps, ma vie, mon âme et mon curaçao bleu,
Qui coule doucement quand t'es trop près de mes yeux.
T'es mon homme, mon amant, mon ami, ma dérive,
Celui contre qui mon souffle devient plus long, plus grave, plus vivant,
Et si le monde s'écroule, j'veux tanguer dans ton vent,
Ma peau contre ta peau, sans armure, sans défense, sans temps.


On s'est frôlés trop fort dans des bars pleins de fumée,
On s'est parlé sans mots, juste nos regards qui savaient déjà s'aimer,
Ton corps si doux contre moi, comme un refuge, le seul, le vrai,
Et mon cœur qui tapait plus fort que tous les chevaux lancés au galop du désert entier.
J'te veux pas loin, j'te veux là, dans la chaleur du réel,
Avec tes blessures qui collent à ma peau comme du sel,
Et si t'es dangereux, tant mieux, j'ai jamais su fuir les incendies,
Je préfère brûler vive que vivre sans ton bruit.
Et si la nuit nous dévore au fond d'un lit de poussière,
J'voudrais encore sentir ton souffle casser mes prières,
Parce que t'es pas qu'une histoire, t'es ma fièvre, mon vertige, mon choix,
Et que mon corps te reconnaît avant même qu'il ne sache pourquoi.

T'es mon nounours de ouate chaude, mon feu au cœur de mes nuits,
Mon héros cabossé qui me perd et me suit,
Je te donne mon corps, ma vie, mon âme et mon curaçao bleu,
Je suis ta promesse née dans le feu.
T'es mon homme, mon amant, mon ami, mon tout,
Et si je dois me perdre, je me perds dans ton cou,
Dans la poussière du Nevada, dans la chaleur de ta voix,
Et ça suffira pour que tu sois mon “chez moi”.
CRÉDITS :
JJ Bluefire (autrice, compositrice, interprète),
Sergent Cannelle (guitare) • Lubna (batterie) • T-800 (basse)

— JJNNRS RECORDING Co.

Outlaws, Puppets & Vinyl since 2026.
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Xaviernnrs
8 septembre 2026 à 16:28
Merci pour ta lecture et ton commentaire @John_X.
Ce sont toutes ces références qui tiennent l'histoire, même si je dois l'admettre, je suis à la limite de l'overdose.
Une de plus et le "bad trip" nous aurait tous fauchés dans ce désert.
Merci pour la pétroleuse parolière, je ne doute pas qu'elle vienne elle-même te remercier avec un putti cocktail de curaçao.
Soyez respectueux
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John_X
8 septembre 2026 à 07:54
Récit qui nous met dans l'action dès le début et qui ne nous lache pas. Trés plaisant, avec plein de références amusantes.

Félicitations à toi ainsi qu'à ta parolière @L'épisto à l'air.
Soyez respectueux
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Spector
6 septembre 2026 à 18:23
Bon que dire :D

C'est un véritable délire, un ovni comme le dit Wedreca

C'est très, très bien écrit !

Mais je t'avoue que je n'ai finalement pas compris grand chose. C'est comme ci tu faisais jouer les Schtroumpfs dans un remake de "Las Vegas Parano"

Bref une chose est sûre c'est que l'on ressent très bien que vous êtes beaucoup amusé à l'écrire.

J'aime beaucoup les p'tits clins d'oeil à droite et à gauche.

Et bravo Episto pour ta merveilleuse chanson ;)
Modifié 6 septembre 2026 à 18:26
Soyez respectueux
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Pavillon Noir
6 septembre 2026 à 17:31
On est en plein dedans. Quand on me balance ce genre de texte, qui sent la suie, les bottes crottées et la poussière d'un western crasseux sans s'embarrasser des manières de salon, je dis banco.

Ce n'est pas de la porcelaine bourgeoise qu'on essaie de nous vendre ici, c'est de la chair brute, du vrai, du vivant qui pulse sous les tripes. Franchement, qu'est-ce qu'on en a à faire des linges bien repassés et des belles manières quand on a les mains dans le cambouis et les idées larges ?

Ce texte assume sa beauferie cosmique avec un panache réjouissant. Il y a de la vie, de la sueur, et cette façon bien à elle de cracher à la figure du bon goût bien propre sur lui.

C'est exactement le genre de prose qui vous réveille un vieux fond de carolo fatigué après une journée à tirer les marrons du feu.
Soyez respectueux
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Xaviernnrs
6 septembre 2026 à 17:01
Le bon, la brute et la bleue
de @Xaviermnrs

Bon. Celui-là, je ne l'avais pas vu venir.

J'ai commencé cette lecture en pensant découvrir un western de série B bien crasseux, et je me suis retrouvée embarquée dans un trip cyberpunk-salace où un ours en peluche maréchal-ferrant et une Schtroumpfette nymphomane s'aiment à s'en arracher la ouate au milieu d'un Nevada post-apocalyptique. Oui, vous avez bien lu. C'est complètement barré, surchargé de références pop-culture de haut vol (de RanXerox à Mon Petit Poney), et écrit avec une générosité textuelle absolument sidérurgique.

Ce qui reste : La dynamique de cet amour de brocante entre Ted et JJ, aussi grotesque qu'étrangement touchante. Xaviernnrs pousse le délire absurde jusqu'au bout, avec une science des textures (du curaçao fluorescent au chrome brûlant) qui donne une épaisseur tactile folle à ce grand n'importe quoi.

Le petit bémol : À force de vouloir caser tout l'inventaire de la pop-culture underground des années 80 en quinze pages, le texte frôle parfois l'indigestion et dilue un peu sa tension érotico-comique sous les fusillades de sucre glace.

Lectorat : À réserver d'urgence aux amateurs de mashups sous acide, de mauvais goût assumé et de romantisme crado-poétique. Si vous cherchez de la dentelle sage, passez votre chemin.

Verdict :
2 CHIQUES

Merci beaucoup @Jinx ;) pour ton passage, ta lecture !

Je prends note de ton analyse. Tu as raison, la frontière est mince entre le feu d'artifice et l'overdose de sucre glace ! La machine s’est emballée, et certaines références auraient clairement pu attendre un autre épisode. Mais le plaisir d'entasser tout ce petit monde dans ce capharnaüm a été trop fort cette fois-ci...

Merci d'avoir joué le jeu de cette histoire totalement déjantée !

Ah ben voilà… @Jinx a encore frappé ! Et elle y va au lance-flammes ! 😂💙

« Un ours en peluche maréchal-ferrant et une Schtroumpfette nymphomane »… Je crois que je vais garder cette définition pour notre prochaine carte de visite ! Qu’en penses-tu, @Xaviernnrs ? 🧸🧚🏼‍♀️😂

Merci pour cette lecture aussi barrée que cette histoire ! Et pour avoir déniché, au milieu du curaçao fluorescent, du chrome brûlant et des fusillades de sucre glace, ce grand amour grotesque, touchant, absolu ! 😏💙

Quant à l’indigestion de pop-culture : que veux-tu… quand Ted et JJ débarquent, le mauvais goût devient essentiel ! 🤪😂

2 chiques ? On prend ! 🍑💙
On ne crache pas sur deux petites récompenses… 🥇😈🧸🧚🏼‍♀️✨🥇

Hey @Jinx, à la prochaine chevauchée tu nous accompagnes HA HA HA...
@"L'épisto a l'air" a été à une vente aux enchères et a acheté pour trois caisses de salsepareille et une de curaçao. Le van de Fred (Scoubidou) ils ont fini tous les 5 dans une prison en Turquie, soit disant ils ont pris en stop un certain Billy Hayes, Il était chargé d'herbes de Provence. Du coup, le van a été saisi et mis en vente. On va partir au Festistroumpf d'automne, dans la forêt enchantée, il reste deux places, tu viens ? je pensais demander à @Neo-bi
Soyez respectueux
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L'épisto à l'air
6 septembre 2026 à 16:17
Le bon, la brute et la bleue
de @Xaviermnrs

Bon. Celui-là, je ne l'avais pas vu venir.

J'ai commencé cette lecture en pensant découvrir un western de série B bien crasseux, et je me suis retrouvée embarquée dans un trip cyberpunk-salace où un ours en peluche maréchal-ferrant et une Schtroumpfette nymphomane s'aiment à s'en arracher la ouate au milieu d'un Nevada post-apocalyptique. Oui, vous avez bien lu. C'est complètement barré, surchargé de références pop-culture de haut vol (de RanXerox à Mon Petit Poney), et écrit avec une générosité textuelle absolument sidérurgique.

Ce qui reste : La dynamique de cet amour de brocante entre Ted et JJ, aussi grotesque qu'étrangement touchante. Xaviernnrs pousse le délire absurde jusqu'au bout, avec une science des textures (du curaçao fluorescent au chrome brûlant) qui donne une épaisseur tactile folle à ce grand n'importe quoi.

Le petit bémol : À force de vouloir caser tout l'inventaire de la pop-culture underground des années 80 en quinze pages, le texte frôle parfois l'indigestion et dilue un peu sa tension érotico-comique sous les fusillades de sucre glace.

Lectorat : À réserver d'urgence aux amateurs de mashups sous acide, de mauvais goût assumé et de romantisme crado-poétique. Si vous cherchez de la dentelle sage, passez votre chemin.

Verdict :
2 CHIQUES

Merci beaucoup @Jinx ;) pour ton passage, ta lecture !

Je prends note de ton analyse. Tu as raison, la frontière est mince entre le feu d'artifice et l'overdose de sucre glace ! La machine s’est emballée, et certaines références auraient clairement pu attendre un autre épisode. Mais le plaisir d'entasser tout ce petit monde dans ce capharnaüm a été trop fort cette fois-ci...

Merci d'avoir joué le jeu de cette histoire totalement déjantée !

Ah ben voilà… @Jinx a encore frappé ! Et elle y va au lance-flammes ! 😂💙

« Un ours en peluche maréchal-ferrant et une Schtroumpfette nymphomane »… Je crois que je vais garder cette définition pour notre prochaine carte de visite ! Qu’en penses-tu, @Xaviernnrs ? 🧸🧚🏼‍♀️😂

Merci pour cette lecture aussi barrée que cette histoire ! Et pour avoir déniché, au milieu du curaçao fluorescent, du chrome brûlant et des fusillades de sucre glace, ce grand amour grotesque, touchant, absolu ! 😏💙

Quant à l’indigestion de pop-culture : que veux-tu… quand Ted et JJ débarquent, le mauvais goût devient essentiel ! 🤪😂

2 chiques ? On prend ! 🍑💙
On ne crache pas sur deux petites récompenses… 🥇😈🧸🧚🏼‍♀️✨🥇
Soyez respectueux
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Jinx
6 septembre 2026 à 13:15
Le bon, la brute et la bleue
de @Xaviermnrs

Bon. Celui-là, je ne l'avais pas vu venir.

J'ai commencé cette lecture en pensant découvrir un western de série B bien crasseux, et je me suis retrouvée embarquée dans un trip cyberpunk-salace où un ours en peluche maréchal-ferrant et une Schtroumpfette nymphomane s'aiment à s'en arracher la ouate au milieu d'un Nevada post-apocalyptique. Oui, vous avez bien lu. C'est complètement barré, surchargé de références pop-culture de haut vol (de RanXerox à Mon Petit Poney), et écrit avec une générosité textuelle absolument sidérurgique.

Ce qui reste : La dynamique de cet amour de brocante entre Ted et JJ, aussi grotesque qu'étrangement touchante. Xaviernnrs pousse le délire absurde jusqu'au bout, avec une science des textures (du curaçao fluorescent au chrome brûlant) qui donne une épaisseur tactile folle à ce grand n'importe quoi.

Le petit bémol : À force de vouloir caser tout l'inventaire de la pop-culture underground des années 80 en quinze pages, le texte frôle parfois l'indigestion et dilue un peu sa tension érotico-comique sous les fusillades de sucre glace.

Lectorat : À réserver d'urgence aux amateurs de mashups sous acide, de mauvais goût assumé et de romantisme crado-poétique. Si vous cherchez de la dentelle sage, passez votre chemin.

Verdict :
2 CHIQUES
Soyez respectueux
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Photo de profil de Wedreca
Wedreca
6 septembre 2026 à 08:39
...Bon, d’accord, j’avoue : on a peut-être un peu chargé la potion magique…

Peut-être un peu ?!?! 😳 Carrément chargé le truc, oui 😅 !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Neo-bi
Neo-bi
6 septembre 2026 à 02:03
@"L’épisto à l’air"

Merci pour ce joli retour,@Neo-bi
! Et bienvenue à bord de notre fusée… 🚀😉

D’ailleurs, t’as une invit’ pour la soirée bleue très privée de ce soir, avec mes copines 👯‍♀️👯‍♂️👯‍♂️👯‍♂️… et y aura des copains aussi ! 😅
Tu viens ? 🤸🏼‍♀️🤸🏼‍♀️🤸🏼‍♀️

Muchas gracias pour ton invit ' à la teuf 🚀🛰🍑💦🍌💦🍆💦🥒💦🤸‍♂️🤸‍♂️🤸‍♂️🤸‍♂️🤸‍♂️🥳
Mais non 🤔
j’ai déjà eu trop de problèmes avec la Buddha blue 💨 🥸
éclatez vous je reste sur la planète bleue comme une orange , les pieds dans la glaise 😃
😘
Modifié 6 septembre 2026 à 02:04
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de L'épisto à l'air
L'épisto à l'air
5 septembre 2026 à 22:38
@Xaviernnrs

Je viens de lire " le bon la brute et la bleue "

Caramba ! pero que chiste tan bueno .
quelle énorme blague truculente et délirante 🤣 .

Que dire sinon mille fois bravo , je manque de mots pour dire combien j’ai aimé tes délires , tes inventions, références, folies créatices et ton amour pour l’admirable JJ .
T’es un ouf 😄

Un grand bravo aussi à toi @" L’épisto à l’air" 🤩 , ta chanson fusionne parfaitement bien avec le récit du nounours loco 🤪 , elle le transcende .

Merci à vous deux pour ce moment décalé et virevoltant dans l’espace / temps 😀

¡Muchas gracias amigo! 😃

Un immense merci @Neo-bi pour ton commentaire qui fait chaud au cœur (et pas que😎🙀😉😈).
Très heureux de voir que toute cette folie a égayer ta journée.
Quand le cerveau déconnecte et qu'on part dans ce genre de délire (Une vraie alchimie de barjots), c'est un bonheur de voir que des lecteurs montent à bord de la fusée sans hésiter ! 🚀

Merci d'avoir souligné le travail de @L'épisto à l'air , sa chanson apporte exactement cette touche magique qui fait redescendre cette mixture sur terre (a la base je voulait juste un couplet, je la remercie… encore !😉)
Merci encore d'être venu partager cette traversée décalée avec nous !

Je vois que notre petite mixture commence à faire son effet… 😏💙
« Chaud au cœur, et pas que », disait mon ours… Il faudra peut-être que JJ surveille de près les effets secondaires du Curaçao ! 🍹🔥

Quant à notre alchimie de barjots, je crois qu’elle fonctionne plutôt bien… surtout quand mon nounours et moi mettons la main à la potion. 🧸💙😈

Merci pour ce joli retour, @Neo-bi ! Et bienvenue à bord de notre fusée… 🚀😉

D’ailleurs, t’as une invit’ pour la soirée bleue très privée de ce soir, avec mes copines 👯‍♀️👯‍♂️👯‍♂️👯‍♂️… et y aura des copains aussi ! 😅
Tu viens ? 🤸🏼‍♀️🤸🏼‍♀️🤸🏼‍♀️
Soyez respectueux
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