Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Chrysalide Noire — Chapitre 13 · Episode XIII
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Chrysalide Noire
Chapitre 13 · Episode XIII
LA CHRYSALIDE NOIRE
ÉPISODE XIII
Le moteur de la C15 s'est tu dans un dernier râle de vieux fumeur. On était garés entre deux entrepôts désaffectés, là où l'éclairage public n'est plus qu'un souvenir et où l'air sent le gasoil brûlé et la vase de la Seine. Avant d'ouvrir les portières, j'ai instauré un silence de plomb. C'était le moment du dernier check-up, celui où on vérifie que chacun a bien sa mort ou sa gloire en tête.
Le moteur de la C15 s'est tu dans un dernier râle de vieux fumeur. On était garés entre deux entrepôts désaffectés, là où l'éclairage public n'est plus qu'un souvenir et où l'air sent le gasoil brûlé et la vase de la Seine. Avant d'ouvrir les portières, j'ai instauré un silence de plomb. C'était le moment du dernier check-up, celui où on vérifie que chacun a bien sa mort ou sa gloire en tête.
— Bon, on se la refait une dernière fois pour être sûrs que personne ne se trompe de partition, j'ai murmuré, la voix sourde comme une menace. Inaya ?
La belle plante au teint d'ébène a vérifié la culasse de son Accuracy International. Ses yeux brillaient comme ceux d'un chat en chasse.
— Je file sur le toit de l'entrepôt de logistique, à cent cinquante mètres. Je couvre vos arrières et je plombe tout ce qui essaie de sortir par les issues de secours. Si un seul de ces vilains essaie de se faire la malle, il aura un troisième œil avant d'avoir touché le bitume.
— Impeccable. Léonie ?
Notre petite Geek a tapoté sa tablette renforcée avec un petit sourire carnassier.
— Dès que vous avez lancé la diversion, je m'introduis dans le conduit d'évacuation nord. Je balance mon virus "Blackout" dans leurs serveurs. Ça va couper toutes leurs communications cryptées avec les autres sites de déversement. Londres, Berlin et New York vont se retrouver aveugles et sourds. Ils ne pourront plus rien larguer.
— Et nous, j'ai dit en regardant Soline qui finissait de déchirer son débardeur pour le rôle, on s'occupe du ménage au sol. On neutralise tout ce qui bouge. Mais gardez bien ça en tête : la cheftaine, la Ténébreuse, je la veux vivante. Elle a trop de secrets dans son joli crâne pour qu'on la laisse se refroidir tout de suite. On va la mettre à l'ombre pour un long, très long moment.
— C'est bon, Fabrice, a soufflé Soline en glissant son Glock 17 dans sa ceinture, bien caché par sa veste de loqueuse. On connaît la musique. On va leur jouer un concerto pour conteneur et gémissements qu'ils ne sont pas près d'oublier.
La belle plante au teint d'ébène a vérifié la culasse de son Accuracy International. Ses yeux brillaient comme ceux d'un chat en chasse.
— Je file sur le toit de l'entrepôt de logistique, à cent cinquante mètres. Je couvre vos arrières et je plombe tout ce qui essaie de sortir par les issues de secours. Si un seul de ces vilains essaie de se faire la malle, il aura un troisième œil avant d'avoir touché le bitume.
— Impeccable. Léonie ?
Notre petite Geek a tapoté sa tablette renforcée avec un petit sourire carnassier.
— Dès que vous avez lancé la diversion, je m'introduis dans le conduit d'évacuation nord. Je balance mon virus "Blackout" dans leurs serveurs. Ça va couper toutes leurs communications cryptées avec les autres sites de déversement. Londres, Berlin et New York vont se retrouver aveugles et sourds. Ils ne pourront plus rien larguer.
— Et nous, j'ai dit en regardant Soline qui finissait de déchirer son débardeur pour le rôle, on s'occupe du ménage au sol. On neutralise tout ce qui bouge. Mais gardez bien ça en tête : la cheftaine, la Ténébreuse, je la veux vivante. Elle a trop de secrets dans son joli crâne pour qu'on la laisse se refroidir tout de suite. On va la mettre à l'ombre pour un long, très long moment.
— C'est bon, Fabrice, a soufflé Soline en glissant son Glock 17 dans sa ceinture, bien caché par sa veste de loqueuse. On connaît la musique. On va leur jouer un concerto pour conteneur et gémissements qu'ils ne sont pas près d'oublier.
On est descendus. Le froid nous a cueillis à la gorge. Inaya a disparu dans l'ombre avec la grâce d'une panthère. Léonie s'est faufilée vers les tuyauteries comme un rat de bibliothèque survitaminé.
Il ne restait plus que Soline et moi. On a pris nos postures d'épaves. Les épaules tombantes, la démarche hésitante, l'air hagard. On remontait le quai, titubant, jouant les junkies en manque de leur dose de "Bleu".
On est arrivés en vue de la distillerie. Le bâtiment imposait sa masse de briques rouges sous les projecteurs balayeurs. Au-dessus de la porte principale, une guérite vitrée surplombait un énorme container de fret rouillé. C'était là. Notre scène de théâtre. Les deux gorilles de garde étaient déjà en train de nous mater à travers leur vitre, la gitane au bec et le mépris aux lèvres.
— Allez, ma rousse, j'ai murmuré. En scène.
J'ai empoigné Soline par le bras, un peu trop fort, pour la projeter contre la paroi glacée du container. Le fracas du métal a résonné dans la nuit comme un coup de tonnerre, donnant le coup d'envoi du grand show de Gennevilliers.
— Tu m'as menti, sale traînée ! J'ai gueulé, ma voix éraillée par la rage simulée. On est au centre du monde ici, et toi tu me dis qu'on n'a plus rien à se foutre dans les veines ?
Soline s'est effondrée, ses cheveux ronds masquant son visage, jouant le désespoir avec une justesse à vous briser le cœur.
— Mais Fabrice… le serveur… Il est là… J'ai vu les camions…, a-t-elle balbutié, utilisant les mots-clés de notre diversion.
Dans la guérite, les deux gorilles étaient désormais collés à la vitre. On les voyait distinctement sous la lumière des néons. Le plus vieux, avec une cicatrice qui lui barrait la joue, a posé ses mains sur le rebord.
— Tu m'as menti, sale traînée ! J'ai gueulé, ma voix éraillée par la rage simulée. On est au centre du monde ici, et toi tu me dis qu'on n'a plus rien à se foutre dans les veines ?
Soline s'est effondrée, ses cheveux ronds masquant son visage, jouant le désespoir avec une justesse à vous briser le cœur.
— Mais Fabrice… le serveur… Il est là… J'ai vu les camions…, a-t-elle balbutié, utilisant les mots-clés de notre diversion.
Dans la guérite, les deux gorilles étaient désormais collés à la vitre. On les voyait distinctement sous la lumière des néons. Le plus vieux, avec une cicatrice qui lui barrait la joue, a posé ses mains sur le rebord.
— Hé, regardez moi ces deux-là ! a ricané son collègue. Ils se déchirent pour de la dope alors que la patronne s'apprête à mettre le feu à la planète !
— Laisse les, a répondu le premier. Regarde plutôt la rousse. Elle a un sacré châssis pour une toxico. Si le mec lui fait rien, je descendrai bien lui donner une petite leçon de politesse.
— Laisse les, a répondu le premier. Regarde plutôt la rousse. Elle a un sacré châssis pour une toxico. Si le mec lui fait rien, je descendrai bien lui donner une petite leçon de politesse.
J'ai senti l'insulte, mais je devais rester dans mon rôle. J'ai attrapé le débardeur de Soline et je l'ai arraché d'un coup sec, exposant ses seins magnifiques à la morsure du froid et aux projecteurs.
— Oh là là ! a soufflé le garde à la cicatrice en s'asseyant sur son bureau. Marcel, lâche ton café. Le spectacle commence !
Soline s'est cambrée contre le container, poussant un gémissement qui a dû résonner jusque dans la salle des serveurs. Pendant qu'ils s'excitaient comme des adolescents devant un film interdit, j'ai vu, du coin de l'œil, une ombre minuscule glisser sur le rebord du toit, juste au-dessus d'eux.
Léonie était entrée.
Soline s'est cambrée contre le container, poussant un gémissement qui a dû résonner jusque dans la salle des serveurs. Pendant qu'ils s'excitaient comme des adolescents devant un film interdit, j'ai vu, du coin de l'œil, une ombre minuscule glisser sur le rebord du toit, juste au-dessus d'eux.
Léonie était entrée.
Je ne laissai pas le temps aux gardes de réfléchir. Je plaquai Soline contre la tôle froide du container, le métal vibrant sous l'impact. Dans la guérite, les deux voyeurs s'étaient levés, les yeux exorbités, le souffle court.
— Tu la veux, ta dose ? hurlai-je en baissant mon froc d'un geste brusque. Tiens, bouffe ça en attendant !
— Tu la veux, ta dose ? hurlai-je en baissant mon froc d'un geste brusque. Tiens, bouffe ça en attendant !
Je la déshabillai sans ménagement, arrachant ce qui restait de son débardeur dans un bruit de tissu déchiré. Ses seins jaillirent, pointant fièrement sous le froid cinglant, offerts à la lumière crue des projecteurs. Soline, jouant sa partition avec une fougue incendiaire, s'agenouilla sur le béton dégueulasse du quai. Elle empoigna mon sexe avec une avidité de possédée, m'engloutissant avec une ferveur qui n'avait plus rien de la comédie. Elle me travailla avec une telle ardeur que j'en eus les tempes qui bourdonnèrent. Dans la guérite, les deux matons restèrent collés à la vitre, la bave aux lèvres, l'un d'eux commençant déjà à s'agiter vigoureusement dans son pantalon.
Quand je fus dur comme du granit, je la relevai par les cheveux et je la retournai avec une rudesse de possédé.
. D'un geste violent, je baissai son pantalon crasseux et sa culotte, les laissant s'amasser autour de ses chevilles pour la mettre totalement à nue, offerte à mes envies et aux regards lubriques des deux guignols là-haut. Elle empoigna les rebords du container, le dos cambré, son cul blanc luisant sous les projecteurs comme une invitation au péché. Je pénétrai en elle d'un coup sec, sans préliminaires, avec toute la force d'un mec qui joue sa peau. Soline lâcha un cri déchirant qui dut s'entendre jusqu'à l'autre bout de la Seine. Je lui labourai les reins au rythme des encouragements gras qui nous parvenaient du poste de garde.
— Mate-moi ça, Marcel ! Il lui démonte le châssis ! gloussa le plus vieux en s'écrasant le nez contre la vitre.
Pour finir de les achever, je la projetai au sol, à quatre pattes dans la poussière et la pisse de chat du quai. Je me recollai derrière elle, la prenant avec une sauvagerie de bête, ses mains griffant le bitume tandis qu'elle hurlait mon nom à pleins poumons. Nous leur offrions le grand soir du porno de caniveau. Ils étaient hypnotisés, incapables de détacher leurs yeux de cette rousse incendiaire qui se faisait culbuter dans la fange.
Pendant ce temps, à deux cents mètres de là, Inaya ne clignait pas des paupières. L'œil rivé à sa lunette, elle surveillait tout le tableau. Elle attendait que le rideau tombât.
Pour finir de les achever, je la projetai au sol, à quatre pattes dans la poussière et la pisse de chat du quai. Je me recollai derrière elle, la prenant avec une sauvagerie de bête, ses mains griffant le bitume tandis qu'elle hurlait mon nom à pleins poumons. Nous leur offrions le grand soir du porno de caniveau. Ils étaient hypnotisés, incapables de détacher leurs yeux de cette rousse incendiaire qui se faisait culbuter dans la fange.
Pendant ce temps, à deux cents mètres de là, Inaya ne clignait pas des paupières. L'œil rivé à sa lunette, elle surveillait tout le tableau. Elle attendait que le rideau tombât.
Le show dura dix minutes. Dix minutes de sueur, de cris et de métal qui résonne. Quand je sentis que le timing était bon, je lâchai tout dans un dernier râle, m'effondrant sur elle. Nous nous relevâmes en titubant, entamant l'engueulade de charretiers prévue au programme.
— C'est tout ce que t'as dans le ventre, pauvre type ? hurla Soline en remontant ses hardes à la hâte. T'es même pas capable de me payer un quart de gramme et tu te prends pour un étalon ?
C'est là que la porte de la guérite s'ouvrit. Les deux gardes sortirent, les jambes encore un peu flageolantes, la matraque au poing, prêts à venir nous cueillir alors qu'on feignait de s'entre-déchirer.
De notre côté, on ne relâcha pas la pression. Je continuai à invectiver Soline avec une rage qui m'en faisait sortir les veines du cou.
— Ramasse tes loques, espèce de traînée ! J'ai éructé en lui balançant son débardeur déchiré au visage. T'es même pas foutue de me donner du plaisir sans brailler comme une truie qu'on égorge ! Tu m'as fait perdre mon temps et ma semence, et j'ai toujours pas ma came !
— Ramasse tes loques, espèce de traînée ! J'ai éructé en lui balançant son débardeur déchiré au visage. T'es même pas foutue de me donner du plaisir sans brailler comme une truie qu'on égorge ! Tu m'as fait perdre mon temps et ma semence, et j'ai toujours pas ma came !
Soline, les cheveux en bataille et le rouge aux joues, ne se laissa pas démonter. Elle me balança une gifle qui fit résonner le container, une vraie, celle-là, qui me laissa un goût de sang dans la bouche.
— Ton plaisir ? Mais tu t'es regardé, pauvre débris ? Tu grimpes là-dessus comme un sac de patates et tu t'étonnes que je gueule ? T'es qu'une petite bite en manque, Fabrice, un déchet que même les rats de Gennevilliers refuseraient de bouffer ! Rends moi mon fric ou je te crève les yeux !
— Ton plaisir ? Mais tu t'es regardé, pauvre débris ? Tu grimpes là-dessus comme un sac de patates et tu t'étonnes que je gueule ? T'es qu'une petite bite en manque, Fabrice, un déchet que même les rats de Gennevilliers refuseraient de bouffer ! Rends moi mon fric ou je te crève les yeux !
Elle s'était relevée, à moitié nue, sa culotte encore sur les chevilles, et elle me hurlait dessus à dix centimètres du nez en me postillonnant sa haine au visage. C'était du grand théâtre, de la tragédie de caniveau qui aurait fait passer une pièce de boulevard pour un goûter d'enfants de chœur. Les deux gardes, arrivés à cinq mètres de nous, s'étaient arrêtés, fascinés par cette violence verbale qui suait la détresse et le vice. Ils se délectaient de notre déchéance, le sourire aux lèvres, savourant le spectacle de cette superbe rousse insultée par un junkie au bout du rouleau.
— Alors les amoureux, on se fait une scène de ménage ? a ricané le premier en faisant tourner sa matraque.
C'est au moment exact où il s'apprêtait à ajouter une vanne bien grasse qu'Inaya lui ferma définitivement la boîte à camembert. Un petit « ploc » étouffé, et la tête du maton s'ouvrit comme une grenade trop mûre. Le sang, chaud et visqueux, repeignit le container rouillé dans un bruit de pluie soudaine. Son comparse n'eut même pas le temps de réaliser que la fête était finie ; la seconde balle lui laboura le muscle cardiaque avant qu'il n'ait pu esquisser un geste vers son holster. La belle avait fait mouche : deux sur deux, net, sans bavure et sans un adieu.
Pendant que nous récupérions nos esprits et nos frocs sur le quai, je levai la main et adressai un signe victorieux, le pouce levé, en direction du toit de l'entrepôt voisin. Je savais qu'Inaya, là-haut, ne sourirait pas, elle ne souriait jamais en service, mais qu'elle accuserait réception derrière sa lunette. Elle venait de nous offrir la vie sur un plateau d'argent. Soline, tout en rajustant son débardeur déchiré, me jeta un regard où se mélangeaient le dégoût feint et une étincelle de respect pour notre performance de haut vol.
— Allez, range ton matos, Fabrice, grogna-t-elle en armant la culasse de son flingue. Le spectacle est fini, maintenant on passe aux choses sérieuses.
On enjamba les deux macchabées pour s'engouffrer dans le bâtiment. À l'intérieur, les couloirs de la distillerie résonnaient du bourdonnement des transformateurs électriques. On courait dans les coursives, guidés par les indications que Valentin nous balançait dans l'oreillette.
Pendant ce temps, au niveau -1, Léonie jouait sa propre partition. Elle se tenait face à la porte blindée, une masse d'acier qui semblait protéger les secrets les plus dégueulasses de la planète. Mais pour attirer les deux ours russes qui montaient la garde, elle ne joua pas les fillettes égarées. Non, elle opta pour le grand jeu, celui qui paralyse le cerveau masculin plus sûrement qu'un coup de taser.
Elle fit exprès de bousculer un chariot de fûts métalliques, créant un boucan d'enfer qui résonna dans le couloir de béton. Immédiatement, les deux armoires à glace surgirent, le flingue au poing, l'œil aux aguets. Mais ce qu'ils découvrirent les laissa pétrifiés, le doigt sur la détente, le souffle court.
Léonie était là, adossée au mur froid, sa veste jetée au sol. Elle était quasi nue, ses dessous réduits à leur plus simple expression. Une de ses mains travaillait avec une frénésie calculée entre ses cuisses, tandis que l'autre massait sa poitrine avec une impudeur totale. Elle gémissait, la tête renversée, les yeux mi-clos, comme en plein transport extatique.
Les deux balèzes restèrent scotchés, les yeux s'arrachant de leurs orbites. Ils n'avaient jamais vu une telle scène dans les sous-sols d'une distillerie. L'un d'eux, le plus balafré, fit un pas en avant, pointant mollement son arme vers elle d'une main qui commençait à trembler.
— Qu'est-ce que tu fous là, petite pute ? grogna-t-il, la voix enrouée par un désir soudain.
— Qu'est-ce que tu fous là, petite pute ? grogna-t-il, la voix enrouée par un désir soudain.
Léonie ouvrit des yeux immenses, feignant la surprise et l'effroi, mais sans arrêter son manège.
— Oh… S'il vous plaît, ne me faites pas de mal… balbutia-t-elle d'une voix de velours. Je viens souvent ici… J'aime l'ambiance du lieu, le froid, le bruit des machines… Ça m'excite tellement que je ne peux pas m'empêcher de me faire du bien toute seule. D'habitude, je ne croise jamais personne pour me regarder…
— Oh… S'il vous plaît, ne me faites pas de mal… balbutia-t-elle d'une voix de velours. Je viens souvent ici… J'aime l'ambiance du lieu, le froid, le bruit des machines… Ça m'excite tellement que je ne peux pas m'empêcher de me faire du bien toute seule. D'habitude, je ne croise jamais personne pour me regarder…
Elle se cambra, offrant sa nudité à leurs regards avides, et leur adressa un sourire d'une perversité absolue.
— Mais puisque vous êtes là… pourquoi ne pas me rejoindre ? On pourrait jouer une symphonie à trois dos, non ? Je suis sûre que vous avez de quoi me satisfaire…
— Mais puisque vous êtes là… pourquoi ne pas me rejoindre ? On pourrait jouer une symphonie à trois dos, non ? Je suis sûre que vous avez de quoi me satisfaire…
Les deux Russes, le cerveau complètement court-circuité par la testostérone et l'invitation au voyage, rangèrent presque leurs flingues par réflexe. Ils s'approchèrent, la bave aux lèvres, se bousculant presque pour être les premiers à toucher la marchandise.
Ils arrivèrent à sa hauteur, les mains tendues. Ce fut leur dernière erreur.
Ils arrivèrent à sa hauteur, les mains tendues. Ce fut leur dernière erreur.
La petite souris se transmuta en cobra. Son couteau de combat, qu'elle gardait scotché à l'intérieur de sa cuisse, jaillit dans sa main droite alors qu'ils se penchaient sur elle.
Le premier, celui qui tendait la main vers sa poitrine, n'eut pas le temps de voir l'acier. Léonie ne lui trancha pas la gorge : elle lui planta la lame directement dans l'œil, enfonçant le carbone jusqu'à la garde pour atteindre le cerveau. Le type se figea, les muscles tétanisés, avant de s'écrouler comme un château de cartes sans avoir perdu une goutte de sang à l'extérieur.
Le second, horrifié, essaya de reculer en sortant son arme, mais la gamine fut plus vive. Elle lui projeta son terminal portable en plein visage pour le déstabiliser et, profitant de son recul, elle lui faucha les jambes. Alors qu'il luttait pour ne pas tomber, elle lui sauta sur les épaules comme une tique enragée et lui brisa les cervicales d'un coup de poignet sec, un craquement de bois mort qui résonna dans tout le couloir.
Le premier, celui qui tendait la main vers sa poitrine, n'eut pas le temps de voir l'acier. Léonie ne lui trancha pas la gorge : elle lui planta la lame directement dans l'œil, enfonçant le carbone jusqu'à la garde pour atteindre le cerveau. Le type se figea, les muscles tétanisés, avant de s'écrouler comme un château de cartes sans avoir perdu une goutte de sang à l'extérieur.
Le second, horrifié, essaya de reculer en sortant son arme, mais la gamine fut plus vive. Elle lui projeta son terminal portable en plein visage pour le déstabiliser et, profitant de son recul, elle lui faucha les jambes. Alors qu'il luttait pour ne pas tomber, elle lui sauta sur les épaules comme une tique enragée et lui brisa les cervicales d'un coup de poignet sec, un craquement de bois mort qui résonna dans tout le couloir.
Les deux colosses gisaient désormais au sol, l'un l'œil éteint, l'autre le cou tordu à cent quatre-vingts degrés. Pas de giclées de sang cette fois, juste une efficacité silencieuse qui faisait froid dans le dos.
Léonie se redressa, réajusta sa bretelle d'un geste machinal et ramassa ses frusques. Elle ne tremblait même pas. Elle pianota quelques secondes sur la console de la porte blindée, ses doigts volant sur les touches avec la même précision que celle qu'elle venait d'utiliser pour tuer.
— C'est dégagé, Patron, murmura-t-elle dans son micro alors que Soline et moi dévalions les dernières marches. La porte est ouverte.
— C'est dégagé, Patron, murmura-t-elle dans son micro alors que Soline et moi dévalions les dernières marches. La porte est ouverte.
Elle s'était effacée dans l'ombre de la salle des serveurs, ses doigts déjà en train de caresser les touches de son terminal, l'œil aux aguets pour nous couvrir le train. Soline et moi, on a enfoncé la porte du bureau de commandement comme deux diables sortant de leur boîte.
L'ambiance là-dedans, c'était pas vraiment le silence recueilli d'un état-major. Dans la lumière bleutée des écrans géants, la Cheftaine s'offrait un final de grand style. Elle n'était pas en train de surveiller ses courbes de déversement mondial ; elle était vautrée sur son bureau en acajou, la tête renversée, les yeux clos, le corps secoué par des spasmes qui n'avaient rien de technologique. Entre ses jambes gainées de cuir, un esclave en harnais, les fesses à l'air et le zèle aux lèvres, s'escrimait avec une ferveur de damné. Il la léchait avec une application de gourmet devant un buffet à volonté.
Elle partait dans les hauteurs du plaisir, poussant de petits cris de chatte en chaleur qui résonnaient contre les parois de verre, quand Soline fit claquer la culasse de son arme. Le bruit sec, métallique, trancha l'extase comme un couperet de guillotine.
— C'est fini la récré, madame la Directrice, lâcha Soline d'une voix plus froide qu'un glaçon dans un verre de blanc. Redescends sur terre, ou je t'envoie au septième ciel pour de bon, mais sans option retour.
La cheftaine sursauta. Ses yeux noirs s'ouvrirent sur la réalité brutale du canon qui la visait. Elle ne paniqua pas, c'était pas le genre de la maison. Elle prit une profonde inspiration, un petit sourire cruel étirant ses lèvres peintes de pourpre, tandis que son jouet humain restait pétrifié entre ses cuisses, la langue encore pendante. Elle détailla Soline de la tête aux pieds avec un mépris souverain, comme on examine un insecte gênant.
— La Piscine, je présume ? murmura la Ténébreuse en se redressant avec une grâce de cobra. Ils ont fini par envoyer les nettoyeurs de service. Vous avez l'air fatiguée, ma grande. Le métier doit être usant pour une femme de votre… standing.
— Le métier se porte très bien, répliqua Soline sans ciller, le doigt sur la détente. Et il exige que tu rendes les clés maintenant. Coupe ce signal, lève les pattes et peut-être qu'on t'évitera le trou noir dès ce soir.
— La Piscine, je présume ? murmura la Ténébreuse en se redressant avec une grâce de cobra. Ils ont fini par envoyer les nettoyeurs de service. Vous avez l'air fatiguée, ma grande. Le métier doit être usant pour une femme de votre… standing.
— Le métier se porte très bien, répliqua Soline sans ciller, le doigt sur la détente. Et il exige que tu rendes les clés maintenant. Coupe ce signal, lève les pattes et peut-être qu'on t'évitera le trou noir dès ce soir.
La cheftaine la regarda, un éclat de folie pure brillant dans ses prunelles d'un noir profond.
— Me rendre ? À des larbins de l'État qui ne comprennent rien à l'ordre nouveau ? Vous arrivez avec vos certitudes et vos flingues alors que le monde est déjà en train de basculer. On ne rend pas les clés du paradis quand on a déjà un pied dedans.
— Me rendre ? À des larbins de l'État qui ne comprennent rien à l'ordre nouveau ? Vous arrivez avec vos certitudes et vos flingues alors que le monde est déjà en train de basculer. On ne rend pas les clés du paradis quand on a déjà un pied dedans.
Elle se leva de son bureau avec une lenteur calculée, remontant son pantalon de cuir noir qui moulait ses hanches avec une indécence de seconde peau. Son esclave, le pauvre type qui n'avait toujours pas compris que le film venait de changer de genre, restait là, agenouillé, tremblant comme une feuille.
— Va voir la dame, mon chou, susurra-t-elle à l'oreille du malheureux.
— Va voir la dame, mon chou, susurra-t-elle à l'oreille du malheureux.
D'un geste brusque, elle poussa son jouet devant elle, l'envoyant valser droit sur Soline et moi comme un vulgaire sac de son. Dans le même mouvement, elle dégaina un automatique chromé qu'elle gardait à portée de main sous le sous-main. Elle fit feu sans l'ombre d'une hésitation. Le pauvre homme, qui servait de bouclier humain malgré lui, s'écroula sur le sol dans un bruit de linge mouillé. Mort avant d'avoir touché le béton, une balle logée pile entre les deux omoplates.
— À terre ! J'ai gueulé.
On se jeta au sol, chacun d'un côté de la pièce, tandis que la Ténébreuse commençait à arroser le décor…
Elle vida son chargeur avec une fureur méthodique, les impacts de balles faisant gémir les structures métalliques pour nous clouer au sol. Profitant de ces quelques secondes de répit, elle actionna un interrupteur dissimulé sous le rebord de son bureau d'acajou. Dans un grognement hydraulique, un pan de la paroi se déroba, révélant un passage sombre. Elle s'y engouffra en courant, ses talons claquant sur le sol avec une hâte de rat quittant le navire.
On se jeta au sol, chacun d'un côté de la pièce, tandis que la Ténébreuse commençait à arroser le décor…
Elle vida son chargeur avec une fureur méthodique, les impacts de balles faisant gémir les structures métalliques pour nous clouer au sol. Profitant de ces quelques secondes de répit, elle actionna un interrupteur dissimulé sous le rebord de son bureau d'acajou. Dans un grognement hydraulique, un pan de la paroi se déroba, révélant un passage sombre. Elle s'y engouffra en courant, ses talons claquant sur le sol avec une hâte de rat quittant le navire.
Soline ne réfléchit pas une seconde. Elle se rétablit et partit à ses trousses, l'écume aux lèvres, s'enfonçant dans le couloir secret comme une flèche sortant de l'arc.
De mon côté, je restai une seconde de plus dans le bureau, les yeux rivés sur le mur d'écrans de la Ténébreuse. C'était une véritable console de destruction massive. Quatre écrans séparés affichaient des schémas complexes de vannes, de réservoirs et de tuyauteries labyrinthiques. Chaque schéma portait le nom d'une métropole : Londres, New York, Tokyo, Paris. C'étaient les veines du monde, et le poison attendait juste qu'on lui ouvre la porte.
En bas à droite de l'écran principal, les chiffres rouges d'un compte à rebours s'égrenaient avec une régularité de métronome.
Deux minutes trente avant que le chaos ne soit servi à la pompe. Je n'avais pas besoin d'un dessin : une fois le zéro atteint, les vannes s'ouvriraient simultanément sur les quatre continents.
Deux minutes trente avant que le chaos ne soit servi à la pompe. Je n'avais pas besoin d'un dessin : une fois le zéro atteint, les vannes s'ouvriraient simultanément sur les quatre continents.
— Léonie ! J'ai hurlé dans mon micro. Envoie la sauce, ma fille ! Pour une fois que c'est toi qui peux la donner et pas toi qui la reçois, profite !
Léonie, tapie dans l'ombre du conduit d'évacuation, sentait la sueur perler sur son front. Ses doigts, d'ordinaire si agiles, commençaient à se crisper sur l'écran de sa tablette.
— Merde… murmura-t-elle, les dents serrées. Leurs serveurs sont blindés avec un cryptage quantique. Je ne trouve pas la porte d'entrée, c'est une véritable forteresse !
— Merde… murmura-t-elle, les dents serrées. Leurs serveurs sont blindés avec un cryptage quantique. Je ne trouve pas la porte d'entrée, c'est une véritable forteresse !
Elle s'apprêtait à tenter une attaque par force brute, une solution de la dernière chance qui l'aurait grillée en trente secondes, quand soudain, un curseur inconnu apparut sur son interface. Un petit point vert émeraude qui se mit à clignoter avec une rapidité démoniaque. En un clin d'œil, les lignes de code rouges qui bloquaient l'accès virèrent au vert, et une brèche béante s'ouvrit dans le pare-feu de la Chrysalide.
Surprise, Léonie leva les yeux de son écran. À travers la grille de ventilation, elle crut apercevoir, à l'autre bout de la salle des serveurs, une silhouette fugitive. Une petite blonde moulée dans un ensemble de cuir qui semblait flotter dans l'obscurité. La femme tenait un boîtier électronique haut de gamme. Elle tourna la tête vers le conduit où se cachait Léonie, et un sourire énigmatique éclaira son visage avant qu'elle ne disparaisse dans un battement de cils.
— Merci, qui que tu sois… souffla Léonie, sans chercher à comprendre.
Elle ne perdit pas un instant et injecta son virus "Blackout" dans la faille toute neuve. La voie était libre.
Le silence dura quelques secondes, seulement troublé par le souffle court de la petite dans l'oreillette et le crépitement des serveurs. Trente secondes plus tard, sa voix tomba, limpide :
— C'est fait, patron. Le virus se propage. Les passerelles de sécurité tombent les unes après les autres. Je suis en train de saturer leurs serveurs de commandes.
— Parfait, t'es une pro ma jolie ! J'ai lâché avec un soulagement qui me fit presque chanceler.
Le silence dura quelques secondes, seulement troublé par le souffle court de la petite dans l'oreillette et le crépitement des serveurs. Trente secondes plus tard, sa voix tomba, limpide :
— C'est fait, patron. Le virus se propage. Les passerelles de sécurité tombent les unes après les autres. Je suis en train de saturer leurs serveurs de commandes.
— Parfait, t'es une pro ma jolie ! J'ai lâché avec un soulagement qui me fit presque chanceler.
Je ne perdis pas une seconde de plus pour admirer le travail de notre génie de l'informatique. Je ramassai mon flingue, vérifiai mon chargeur et m'élançai à mon tour dans le couloir secret à la poursuite de Soline. Le tunnel était étroit, frais, et sentait l'ozone et la vieille poussière. Au loin, j'entendais le bruit de deux courses effrénées et l'écho d'un cri de rage qui ne pouvait appartenir qu'à ma rousse.
Le couloir déboucha brutalement sur une ruelle poisseuse, un boyau de goudron oublié des projecteurs et surtout hors de portée du fusil d'Inaya. Là, notre Ange de la Précision ne pouvait plus rien pour nous. La Ténébreuse déborda la première dans la ruelle, le souffle court, les poumons en feu. Elle se rua vers une berline sombre garée en contrebas, ses clés déjà au creux de la main.
Soline surgit une seconde plus tard, les yeux injectés de sang. Elle se planta sur ses jambes, bras tendus, et mit la Cheftaine en joue avec une détermination qui ne laissait aucune place au doute.
— À genoux ! hurla-t-elle, la voix brisée par l'effort. Les mains sur la tête, maintenant, ou je te décanille ici même !
— À genoux ! hurla-t-elle, la voix brisée par l'effort. Les mains sur la tête, maintenant, ou je te décanille ici même !
La Ténébreuse s'arrêta net. Elle se tourna vers Soline, un sourire de démente aux lèvres, ses cheveux noirs collés sur son front par la sueur. Elle n'avait plus rien de la prêtresse glaciale de tout à l'heure.
— Jamais ! cria-t-elle. Plutôt mourir que de finir dans vos geôles de fonctionnaires !
— À tes ordres, salope ! répliqua Soline en pressant la détente.
Le percuteur frappa dans le vide avec un « clic » dérisoire qui résonna dans le silence de la ruelle. Le chargeur était vide. Soline s'énerva, son visage se déformant sous la frustration. Dans un geste de pure fureur, elle envoya son Glock valser contre le mur et se rua sur son adversaire à mains nues.
— Jamais ! cria-t-elle. Plutôt mourir que de finir dans vos geôles de fonctionnaires !
— À tes ordres, salope ! répliqua Soline en pressant la détente.
Le percuteur frappa dans le vide avec un « clic » dérisoire qui résonna dans le silence de la ruelle. Le chargeur était vide. Soline s'énerva, son visage se déformant sous la frustration. Dans un geste de pure fureur, elle envoya son Glock valser contre le mur et se rua sur son adversaire à mains nues.
Le choc fut brutal. Elles se battirent comme des chiffonnières, avec une sauvagerie que seule la haine entre deux femmes peut engendrer. Mais la Ténébreuse était plus grande, plus vive, portée par l'adrénaline de la fuite. Elle parvint à contrer une droite de Soline, la saisit par le col et lui envoya un coup de poing d'une violence inouïe, de ceux qui éteignent la lumière instantanément. Soline s'effondra lourdement sur le bitume, inconsciente avant même d'avoir touché le sol.
Quand je déboulai à mon tour dans la ruelle, le tableau me glaça le sang. Soline était à terre, immobile comme une poupée de chiffon. Je ne réfléchis pas, je n'essaie même pas d'ajuster la fuyarde. Je me jetai à ses côtés, la prenant dans mes bras, cherchant désespérément un souffle, un battement, un signe de vie.
— Soline ! Réveille-toi, ma rousse ! Soline !
— Soline ! Réveille-toi, ma rousse ! Soline !
Dans un crissement de pneus qui déchira la nuit, la berline de la Cheftaine démarra en trombe, disparaissant dans le dédale des entrepôts du quai. Tant pis. Qu'elle coure, qu'elle se cache dans les trous de rats de l'Europe entière, je finirai bien par lui remettre la main dessus. Et cette fois-ci, il n'y aura pas de dialogue, pas de sommation. Mais pour l'instant, le signal mondial pouvait bien s'effondrer, la terre pouvait s'arrêter de tourner, il n'y avait plus que Soline qui comptait.
Je serrai son corps contre moi, ignorant le bruit des sirènes qui commençaient à saturer l'air au loin.
À quelques dizaines de mètres de là, perchée sur une passerelle métallique qui surplombait la ruelle, une silhouette s'effaça dans la brume industrielle.
Julie Brûlefer rangea son arme, un pistolet de précision muni d'un silencieux imposant dans son étui de cuisse. Ses yeux vert émeraude fixaient le point où la voiture de la Ténébreuse avait disparu. Elle venait de loger deux balles dans les pneus du seul véhicule de patrouille qui aurait pu intercepter la fuyarde. La Ténébreuse devait rester libre pour mener la section 9 jusqu'au véritable cerveau de la Chrysalide.
Julie Brûlefer rangea son arme, un pistolet de précision muni d'un silencieux imposant dans son étui de cuisse. Ses yeux vert émeraude fixaient le point où la voiture de la Ténébreuse avait disparu. Elle venait de loger deux balles dans les pneus du seul véhicule de patrouille qui aurait pu intercepter la fuyarde. La Ténébreuse devait rester libre pour mener la section 9 jusqu'au véritable cerveau de la Chrysalide.
Elle reporta son regard sur le bitume, là où Belmonte berçait sa rousse. Un étrange éclat, presque doux, traversa ses prunelles magnétiques avant de s'éteindre aussitôt. Elle effleura son oreillette invisible.
— Ici Brûlefer. La cheffe est en cavale, balise activée. Le virus de la petite est en train de purger les réseaux mondiaux. C'est un succès total. Envoyez les secours officiels maintenant, il faut sortir Belmonte et sa clique de là avant que le site n'explose.
Elle marqua une pause, observant Fabrice qui hurlait le nom de Soline.
— Et assurez-vous que la rousse soit soignée dans la meilleure clinique de la Piscine. On va avoir besoin d'eux pour la phase finale.
— Et assurez-vous que la rousse soit soignée dans la meilleure clinique de la Piscine. On va avoir besoin d'eux pour la phase finale.
D'un geste souple, elle pivota, sa silhouette callipyge se fondant dans les structures d'acier de la distillerie. Dans un bruissement de cuir, elle disparut dans la nuit, laissant derrière elle le chaos qu'elle avait elle-même contribué à orchestrer. Elle était l'ange gardien que Belmonte ne soupçonnerait jamais, une ombre émeraude veillant sur un monde qui ne connaîtrait jamais son nom.
Dans mon oreillette, la voix de Léonie claqua, limpide, avec une pointe de fierté qu'elle ne chercha même pas à dissimuler.
Dans mon oreillette, la voix de Léonie claqua, limpide, avec une pointe de fierté qu'elle ne chercha même pas à dissimuler.
— C'est bon, patron ! Le virus a tout bouffé ! Les commandes de vannes se sont verrouillées et les serveurs de New York, Londres, Tokyo et Paris sont en train de rebooter sur des protocoles sains. Aucun poison n'a été déversé nulle part. On a réussi !
On y était arrivés. On avait sauvé le monde, et on l'avait fait dans la boue, le sang et le vice.
Soline finit enfin par entrouvrir les yeux. Elle cligna des paupières, encore un peu sonnée, et son regard vert mit quelques secondes à faire la mise au point sur mon visage. Elle grimaça en portant une main à sa mâchoire, là où la Ténébreuse l'avait cueillie.
— Elle s'est tirée ? murmura-t-elle d'une voix enrouée.
— Elle court encore, répondis-je avec un petit sourire en lui caressant la joue. Mais Léonie a coupé les tuyaux sur les quatre continents. La planète va continuer de tourner, ma rousse. Tu peux souffler, le monde est sauvé.
— Elle s'est tirée ? murmura-t-elle d'une voix enrouée.
— Elle court encore, répondis-je avec un petit sourire en lui caressant la joue. Mais Léonie a coupé les tuyaux sur les quatre continents. La planète va continuer de tourner, ma rousse. Tu peux souffler, le monde est sauvé.
Elle esquissa un sourire douloureux, un de ces sourires qui vous font oublier que vous avez failli crever dix fois dans la même nuit. Elle se blottit un peu plus contre moi, tandis que les premiers gyrophares commençaient à colorer de bleu les murs de la ruelle.
— Sauver le monde… souffla-t-elle. On n'aurait pas pu juste se contenter d'une grasse matinée ?
— On verra ça au prochain épisode.
— Sauver le monde… souffla-t-elle. On n'aurait pas pu juste se contenter d'une grasse matinée ?
— On verra ça au prochain épisode.
À suivre…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci pour ce commentaire élogieux et long comme un discours de Trumps !
😀
Je suis ravi que cette saga vous plaisent.
A très vite pour la suite des aventures de la DGSS.
Merci pour votre commentaire,
Je suis ravi que l histoire de Fabrice et de Soline vous captivent.
La suite arrive.
Il y aura une petite pause après le chapitre XIV.
Mais soyez sûr que la suite et la fin qui approche, arriveront très vite.
Merci pour ce petit commentaire qui me touche.
C est le calme avant la tempête. Même à la DGSS, on a besoin de respirer parfois.. si on est toujours là tête dans le guidon, on risque de passer à côté de détails important.
Alors... on prends une grande bouffée d air, et... on replonge..
La suite arrive bientôt.
A très vite.