Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'après-midi d'un faune (fin) — Chapitre 1 · Si Serge a toujours du succès auprès des femmes, c'est aussi parce qu'il n'est pas regardant sur la différence d'âge
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'après-midi d'un faune (fin)
Chapitre 1 · Si Serge a toujours du succès auprès des femmes, c'est aussi parce qu'il n'est pas regardant sur la différence d'âge
Serge passait une période sans sexe et pour se défouler, il s'était remis au footing en forêt. C'est lors d'une de ses sorties qu'il trébucha et chuta lourdement en criant de douleur. Les ligaments de sa cheville en avaient pris un coup. Alors qu'il se relevait péniblement, une petite femme en short et en soutif version brassière, aux cheveux tenus par un bandeau, qu'il venait de dépasser, stoppa net sa course et s'inquiéta de sa santé.
— Je crois que je me suis fait une entorse, constata-t-il en boitillant.
— Votre voiture est loin ? demanda la dame.
— Non, j'étais en fin de parcours.
— Alors, tenez-vous à moi, je vous accompagne.
— Votre voiture est loin ? demanda la dame.
— Non, j'étais en fin de parcours.
— Alors, tenez-vous à moi, je vous accompagne.
C'était un peu comique car Serge avait bien trente kilos de plus que son assistante, sans parler de l'âge. A la regarder de plus près, avec ses cheveux blancs noyés dans son chignon châtain, elle avait bien trente ans de plus que lui. Mais ce poids plume trompait son monde car sa tonicité et son dynamisme n'eurent aucun mal à le soutenir jusqu'à la voiture de Serge. Avant de se quitter, il la remercia chaleureusement et elle lui tint un langage qui devait avoir de l'importance pour la suite de leurs relations :
— Je m'appelle Magali, je suis podologue spécialisée dans les semelles orthopédiques et je crois que vous auriez intérêt à venir me voir pour un diagnostic postural. Je ne serais pas étonnée si vous aviez besoin de semelles pour vous rééquilibrer. Appelez-moi et prenez rendez-vous, ça ne vous engagera à rien, lui dit-elle après lui avoir communiqué son numéro de téléphone.
Et c'est ainsi qu'une semaine plus tard, il entrait dans sa salle d'attente. Celle qui lui ouvrit son cabinet était cette fois revêtue d'une blouse, en chignon banane et sans bandeau. Seules ses jambes fines et nerveuses rappelaient la coureuse de la forêt. Dans cette tenue de travail, elle faisait davantage son âge et il sut plus tard qu'elle venait d'avoir soixante ans. Il en fut très surpris au souvenir de celle qui trottait allègrement sous les arbres.
Elle lui fit passer divers examens qui révélèrent en effet un déséquilibre du bassin nécessitant un rééquilibrage par des semelles. Ils reprirent rendez-vous en lui promettant une ordonnance de son médecin, avec laquelle il se présenta deux semaines plus tard, cette fois en ne boitant plus. Magali avait le contact facile et il ne tarda pas à savoir qu'elle était divorcée depuis dix ans, mère de deux filles et deux fois grand-mère. Il lui tendit une perche pour connaitre d'éventuelles relations masculines et elle esquiva le sujet sans pour autant affirmer qu'elle était définitivement rangée, ce qui l'aurait étonné en ayant constaté son dynamisme et son corps nullement dégradé. Elle déplora simplement que ses deux filles soient "popotes", beaucoup trop conventionnelles par rapport à sa propre génération. L'idée lui vint que la dame avait dû connaitre pas mal d'aventures dans le passé, ce qui expliquait peut-être son ancien divorce.
Le côté faunesque de Serge, qui avait nécessité auparavant des approches prudentes pour obtenir la capitulation de femmes comme Camille ou Elise, a priori peu séduites par son physique velu et massif, ne semblait pas dissuasif pour la sexagénaire. Au deuxième rendez-vous, elle l'interrogea sur sa vie privée en s'étonnant qu'il fût célibataire à trente ans passés. Comme il lui confiait que les femmes d'aujourd'hui avaient tendance à rejeter les hommes à la masculinité trop voyante, elle fit cette remarque :
— C'est hélas tout à fait exact. Je le vois avec mes filles. Le mari de l'une et le copain de l'autre sont comme asexués. Je me demande si elles savent ce qu'est le plaisir avec un vrai mâle.
Cette réflexion donna à penser à Serge. Qu'est-ce qui se cachait sous cette blouse et ce chignon de cette femme mûre apparemment rangée des voitures ? La podologue l'intriguait de plus en plus. Elle ne cherchait pas à le séduire, comme si elle avait intégré une différence d'âge trop importante, mais semblait vouloir démontrer malgré tout qu'elle était toujours "open". C'est ce que conclut Serge quand elle ajouta :
— Je choque mes filles quand je parle comme ça, elles considèrent que je devrais être plus grand-mère que femme. Mais je suis toujours femme. Et je tiens à le rester.
Serge, sans objectif particulier, lui proposa néanmoins de courir avec elle histoire d'expérimenter ses nouvelles semelles. Elle accepta d'emblée et quelques jours plus tard, un matin, elle trottinait à ses côtés, vêtue de sa brassière moulant ses petits seins et d'un mini short collant à ses fesses rondes. Il n'avait pas l'impression de courir avec une grand-mère.
A l'issue de cette sortie, elle l'invita à déjeuner chez elle. Il se trouvait à fronts renversés puisqu'à l'habitude, c'est lui qui proposait le restaurant à une conquête espérée. Il accepta d'autant plus volontiers que sa solitude alimentaire lui pesait de plus en plus. Chez elle, au-dessus de son cabinet, elle lui proposa de prendre une douche tandis qu'elle confectionnait un repas rapide après s'être délestée de sa tenue de sport et couverte d'un peignoir de bain. Comme il n'avait pas de tenue de rechange, elle lui proposa un autre peignoir dont il apparut à Serge qu'il était plutôt taillé pour un homme. Et qu'il n'était sûrement pas le premier à le revêtir.
Une fois qu'il fut sorti de la salle de bains, elle le remplaça mais à la sortie, conserva son peignoir sous lequel elle était évidemment nue, comme lui. A quoi jouait-elle, la sexa sexy ? En mangeant, le peignoir baillait sur sa poitrine menue qu'elle feignait de recouvrir pour la laisser découverte à nouveau la minute suivante. Il aperçut même ses pointes dures. C'est tout naturellement qu'ils en arrivèrent à évoquer leur vie sexuelle, elle de divorcée, lui de célibataire. Il ne lui dissimula pas qu'il était actuellement sans lien et disponible à une rencontre si toutefois son apparence physique n'était pas dissuasive. Elle lui retourna qu'elle était "toujours disponible si son âge n'était pas dissuasif". C'était plus qu'une perche : un véritable appel du pied. Pour la première fois depuis un certain temps, une femme lui signifiait à mots couverts qu'elle voulait baiser avec lui.
Et qu'elle fût nettement plus âgée que Camille et Elise, ses précédentes maitresses (voir chapitres précédents), ne le dissuada pas de voir ce qui se cachait sous ce peignoir.
Lorsqu'elle se leva après le déjeuner et s'affaira devant son évier avec ses couverts salis, il la suivit et se colla à son dos, ouvrant son peignoir pour lui caresser les seins. Elle gloussa et sa main partit en arrière à la recherche de son pénis, qui s'était mis à l'horizontale. Elle le saisit avec adresse comme pour en jauger la fermeté. Puis elle se retourna, lui tendit ses lèvres, laissa son peignoir tomber au sol et il la hissa sur son plan de travail. Son visage moustachu et barbu prit possession de son entrecuisses après qu'il lui eut dit :
— Voici mon dessert.
— Alors, mange, répondit-elle, en saisissant sa chevelure.
— Alors, mange, répondit-elle, en saisissant sa chevelure.
Il la mangea ou plutôt la dégusta de sa langue large et experte en la faisant roucouler, sa main dans sa tignasse épaisse. Son après-midi de faune promettait une nouvelle félicité avec cette femme si disponible, si ouverte. La position de Magali n'était pas très confortable mais ce cunni en cuisine face à ce mâle désormais nu et poilu lui arrachait des soupirs d'extase. Son sexe trempé réclamait de la visite et la queue de Serge, inemployée depuis un certain temps, n'avait pas davantage l'intention de tergiverser. Elle était juste à la bonne hauteur et après l'avoir légèrement avancée pour favoriser la pénétration, il l'enfila en la fixant du regard, d'abord avec précaution pour qu'elle prenne la mesure de son volume puis jusqu'à la garde.
Magali, il le comprit vite, était de ces femmes qui baisent. Qui aiment le cul pour le cul. Elle l'encourageait tandis qu'il la labourait, flattant son ego de mâle en célébrant sa queue par des mots crus mais l'incitant à durer, pétrissant et griffant ses biceps, quittant son regard pour observer la jonction de leurs sexes, talonnant ses reins de ses petits pieds en signe d'adhésion et se laissa soulever avec un cri de plaisir quand il la conduisit vers sa chambre toujours enfoncé en elle qui s'accrochait à son cou.
A l'évidence, la puissante masculinité de Serge stimulait sa féminité au lieu de l'effrayer. Dans les minutes qui suivirent sur le lit, tumultueuses, verbeuses, sans tabous, jamais il n'eut l'impression de baiser une sexagénaire. Son petit corps lui renvoyait la balle avec énergie. Elle dansait sur sa queue quand elle le chevauchait sans la moindre réticence envers son volume qu'elle faisait coulisser avec délectation. Elle lui lécha le trou du cul et lui massa la prostate pour entretenir son érection, fourrant son nez dans ses poils intimes sans dégoût mais avec volupté. Elle confirma qu'elle était une authentique salope quand elle lui tendit son petit cul pour qu'il y "mette la langue et le doigt", prélude à une sodomie réclamée qui la fit jouir bruyamment et déclencha l'éjaculation de l'enculeur. Lorsqu'il reprit ses esprits, il s'aperçut qu'ils avaient baisé pendant une heure. Avec des pauses, certes, mais toujours avec le même appétit réciproque.
Et elle paraissait encore très fraiche, quasi rajeunie.
— Tu m'as bien servie mais ne crois pas que je suis rassasiée, le prévint-elle, mutine.
De fait, dans les jours et les semaines qui suivirent, il devint son amant régulier mais il découvrit qu'il n'était pas le seul. Un homme de l'âge de Magali occupait son lit de temps à autre, "un vieil ami" l'avait-elle averti mais pas un véritable concurrent sexuel. En revanche, quand elle partait seule en voyage ou pour un symposium professionnel, Serge était convaincu qu'elle ne laissait pas passer une occasion de baiser. "C'est le meilleur moyen de rester jeune", lui répétait-elle.
Vu la durée de leur liaison, il fit la connaissance des deux filles, Margot et Julie, toutes deux comme lui dans la trentaine. Au début, elles lui battirent un peu froid mais comme il rendait leur mère heureuse à en juger par les regards énamourés qu'elle lui lançait au lendemain d'une nuit en sa compagnie, elles acceptèrent sa présence régulière. Il ne savait pas ce que la mère avait dit à ses filles à son propos mais à la manière dont la plus âgée Margot le regardait désormais, il se doutait qu'elle n'était pas aussi "popote" que lui avait dit Magali. Un jour qu'il se baladait en short moulant, il avait vu son regard se porter sur son entrejambes et il y lut de la luxure. L'idée de baiser cette petite brune aussi tonique que sa mère, et peut-être finalement aussi salope, ne lui parut pas irréaliste, même mariée et mère de famille. Mais pour cela, il lui fallait l'aval de Magali. Question de patience, peut-être...
FIN
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Commentaires ()
Du coup, l’auteur nous laisse avec notre imagination, continuer cette histoire ce qui est aussi bien.