Le soleil de midi frappait durement la terrasse du café, réchauffant les pavés et les tables en métal. C'était l'heure où la ville somnolait dans cette torpeur estivale, mais pour Élise, chaque seconde était une aiguille piquante sur sa peau tendue. Elle était assise en face de Thomas, son copain depuis trois ans, qui absorbait avec délectation un article sur son téléphone, totalement inconscient du filet qui se nouait autour de son cou.
Élise ne pouvait pas se concentrer sur sa tasse de café froid. Ses jambes, nues sous sa robe d'été légère, remuaient nerveusement sous la table. Son cœur battait si fort qu'elle avait peur que le bruit résonne dans l'espace clos de la terrasse. Ce n'était pas dû à la chaleur, mais à la présence massive, silencieuse et prédatrice de l'homme qui venait de s'asseoir juste derrière elle.
Elle l'avait vu arriver. Un homme grand, large d'épaules, avec une assurance qui dégageait une chaleur virile même à plusieurs mètres de distance. Il avait choisi sa table avec soin, juste dans son angle mort, mais suffisamment proche pour qu'elle sente son odeur de cuir et de musc mêlée au vent. C'était lui. C'était celui avec qui elle avait échangé ces messages interdits toute la semaine, celui qui lui avait promis qu'elle franchirait la ligne aujourd'hui, ici, maintenant.
— Tu as vu ça ? demanda Thomas en levant les yeux, un sourire béat sur le visage. Le prix de l'immobilier a encore grimpé.
— Mmh... ouais, c'est dingue, répondit Élise d'une voix étranglée, sa main crispée sur sa serviette.
C'est alors qu'elle sentit le contact. Sous le parasol, à l'abri des regards des autres clients qui parlaient bruyamment, une jambe lourde et puissante vint se presser délicatement contre la sienne. Ce n'était pas un accident. C'était une affirmation de possession. Élise eut un réflexe de reculer, mais le mollet de l'homme la suivit, la coinçant contre le bois dur de la chaise. La pression était ferme, électrique, lui envoyant des frissons le long de l'échine qui se terminaient entre ses jambes.
La terreur la mélangea à une excitation soudaine, visqueuse et impossible à ignorer. Elle regarda Thomas. Il buvait son café, occupé à surveiller la rue. Il ne savait rien. L'ironie était presque comique. L'homme derrière elle, cet inconnu dominant, commençait à faire basculer le monde d'Élise à quelques centimètres du visage de son amant fidèle.
Sous la table, le jeu devint plus audacieux. L'homme écarta légèrement ses jambes, forçant Élise à ouvrir les siennes ou à subir la friction de son pantalon rugueux contre sa peau nue. Elle céda. La honte brûla ses joues, mais une chaleur plus profonde, plus sombre, inonda son ventre. Elle se sentait vulnérable, exposée, terriblement vivante.
Soudain, Thomas cligna des yeux et se pencha légèrement vers elle.
— Tout va bien, chérie ? Tu as l'air... distraite. Tout rouge.
Le cœur d'Élise manqua un battement. L'homme derrière elle venait de glisser sa main sous la table. Sa main large, calleuse, venait de se poser sur sa cuisse, juste au-dessus du genou. Il la serrait, ses doigts s'enfonçant dans sa chair, la marquant.
— C'est... c'est juste le soleil, Thomas, mentit-elle, sa voix tremblant à peine. Je vais peut-être commander un verre d'eau.
— Okay, dit Thomas en se tournant à nouveau vers son téléphone. Tiens, prends ma carte.
La main remonta. Lentement. Le pouce de l'inconnu dessina des cercles insistants sur l'intérieur de sa cuisse, remontant vers le bord de sa robe. Élise serra les dents pour ne pas laisser échapper un soupir. Son souffle devint court. La peur d'être prise se mélangeait à l'ivresse de cette transgression. C'était la première fois. Elle était une femme fidèle, une femme bien. Pourquoi laissait-elle faire ça ? Pourquoi ça l'excitait autant ?
La main atteignit l'ourlet du tissu. Sans hésiter, l'homme glissa sa main sous la robe, trouvant la peau chaude et humide de son bas-ventre. Élise sursauta, heurtant la table avec ses genoux. Le bruit fut étouffé par le brouhaha ambiant, mais Thomas leva à nouveau les yeux.
— Tu es sûre que tu vas bien ? insista-t-il, plissant les yeux. Tu remues comme un ver dans un bocal. T'es nerveuse ?
Élise sentit les doigts de l'autre homme se glisser sur le côté de sa culotte. Elle sentit le tissu fragile se tendre sous la pression. Elle regarda Thomas droit dans les yeux, une sueur froide perlant sur sa nuque.
— Je vais très bien, Thomas. Arrête de stresser. Je suis juste... fatiguée.
Pendant qu'elle parlait, l'inconnu tira brusquement sur le tissu. Un petit claquement discret résonna sous la table. Sa culotte venait de céder, laissant son intérieur exposé à l'air libre et à la main agressive de l'homme. Elle ne portait plus rien sous cette robe. Le vent frais sur ses sexes humides contrastait violemment avec la chaleur de la main qui revenait à la charge, plus directe cette fois.
L'homme derrière elle se rapprocha encore. Elle sentit son souffle chaud sur sa nuque, alors qu'il se penchait prétendument pour attacher ses lacets ou ramasser quelque chose.
— Ne te retourne pas, chuchota une voix grave, rauque, directement dans son oreille.
Élise ferma les yeux un instant, submergée par l'onde de choc. Sa main tremblait maintenant de manière visible sur la table. L'inconnu ne perdait pas de temps. Ses doigts experts trouvèrent son clitoris, déjà dur et gonflé. Il commença à le masser lentement, insistant dessus, puis glissa un doigt entre ses lèvres, vérifiant son ardeur. Il était gorgé de son désir.
Le solitaire en face d'elle continua de bavarder sur ses projets de vacances, tandis que, sous la nappe, la main de cet inconnu la possédait. L'intrus introduisit un doigt, puis deux, dans le moule humide d'Élise. Elle mordit sa lèvre inférieure pour ne pas crier. La sensation de remplissage était intense, humiliante et divine. Elle était une putain sous les yeux de son prince charmant.
— Tu sais, reprit Thomas, je me disais qu'on pourrait peut-être faire un petit voyage cet été. Juste nous deux. Ça te ferait du bien de te changer les idées.
La main de l'homme accéléra. Le bruit humide de ses doigts allant et venant dans sa chair était masqué par le trafic de la rue, mais pour Élise, c'était le seul son qui existait. Elle sentit l'orgasme monter comme une marée noire. Ses cuisses se tendirent. Elle regarda Thomas avec un mélange de culpabilité et de fureur sexuelle. Il était là, si proche, parlant de futur, alors que son présent se réduisait à cette main qui la violait doucement.
— C'est... c'est une bonne idée, souffla-t-elle, haletante.
L'homme pressa son pouce contre son anus à travers la peau sensible entre les deux orifices, tout en continuant de la doigter férocement. La double stimulation brisa le dernier de ses nerfs. Elle éclata en dedans, une secousse sèche qui fit plier son dos. Elle attrapa le bord de la table pour se stabiliser, renversant accidentellement sa cuillère. Le tintement métallique parut un coup de canon.
Thomas se figea. Il regarda la cuillère qui tournait sur la table, puis remonta son regard vers Élise. Son visage était empourpré, ses yeux vitreux, sa respiration saccadée. Elle était en train de transpirer abondamment.
— Élise ? dit-il lentement, un voile de suspicion traversant son regard. Qu'est-ce qui te prend ? T'es bizarre, là.
L'homme derrière elle ne s'arrêta pas. Au contraire, profitant de l'inattention de Thomas, il retira ses doigts gorgés de ses jus et, dans un geste audacieux et dégoûtant, commença à humidifier la main d'Élise posée sur la table avec son propre excès, juste sous le regard de Thomas.
Élise sentit le liquide tiède et glissant se répandre sur ses doigts. Elle regarda Thomas, incapable de parler, prise dans les filets du mensonge et du plaisir. Thomas plissa les yeux, fixant la main de sa copine sur la table.
— C'est du café ? demanda-t-il. T'as renversé ta tasse ?
Mais la tasse était pleine.
Élise, incapable de former un mensonge cohérent, sentit l'homme derrière elle se lever. Une ombre immense se projetait sur eux. L'inconnu se tenait désormais devant leur table, bloquant la vue du reste de la terrasse. Il portait un sourire cruel, dominateur, et ses yeux ne quittaient pas ceux d'Élise. Dans sa main droite, qu'il tenait nonchalamment le long de sa cuisse, on pouvait voir l'énorme bosse tendre le tissu de son pantalon, un tube de chair épais et dormant qui promettait bien pire que ses doigts.
— Pardon, messieurs-dames, dit l'homme d'une voix calme qui faisait vibrer la poitrine d'Élise. Je crois que vous avez laissé tomber ceci.
Il tendait la main vers elle. Dans sa paume ouverte gisait la petite culotte rose en dentelle qu'il avait arrachée à Élise quelques minutes plus tôt.
Thomas baissa les yeux vers l'objet, puis remonta vers Élise, le visage blanc comme une feuille.
— C'est... c'est à toi ? bégaya-t-il.
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