Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une autre approche de l’ostéopathie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une autre approche de l’ostéopathie
Chapitre 1
Cela fait maintenant trois ans que ma femme m'a conseillé de prendre rendez-vous avec une ostéopathe recommandée par une de ses amies pour soigner une gêne résiduelle dans la cheville à la suite d'une entorse.
Elle est exceptionnelle, elle a une capacité à identifier la source des tensions physiques, parfois même psychologiques et émotionnelles, assez impressionnante et à les traiter, m'avait-elle dit.
Rendez-vous pris, me voilà un matin en chemin pour ma séance de neuf heures, juste avant un rendez-vous professionnel prévu à dix heures.
Je pousse la porte et m'installe dans la salle d'attente après avoir sonné pour signaler ma présence comme indiqué sur une affichette.
La salle d'attente est cosy et joliment décorée. Cinq minutes après, une blonde, plutôt élancée, les cheveux relevés en un chignon maintenu par deux baguettes en bois japonisantes, s'avance dans le couloir. Elle est vêtue d'une blouse blanche aux liserés rouges tombant à mi-cuisse sur un pantalon en toile noir et une paire de baskets blanches.
Elle confirme mon identité puis m'invite à la suivre. Je me lève, marche quelques pas derrière elle, son parfum subtil est agréable et enivrant.
Son cabinet est une salle d'une vingtaine de mètres carrés, équipée d'un bureau, d'une table de praticien, d'un grand tatami posé au sol contre un des murs, d'un espalier en bois et d'un gros ballon de gym rose. La salle est décorée de manière tout aussi cosy que la salle d'attente. Une fenêtre, équipée d'un occultant adhésif sur la moitié de la hauteur, rez-de-chaussée côté rue oblige, et d'un store vénitien en bois, laisse filtrer une lumière naturelle.
Elle m'invite à m'asseoir pendant qu'elle ferme la fenêtre pour couper le bruit de la rue, puis me rejoint pour les formalités administratives de création de nouveau patient dans son logiciel.
Elle me demande ensuite d'expliquer les raisons de ma venue, me questionne sur mon historique de santé, mon hygiène alimentaire, mes pratiques sportives, mon travail et mon état de bien-être général.
Elle m'explique les grands principes de l'ostéopathie puis m'invite à retirer mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon et à m'allonger sur le dos sur la table.
Elle se place au bout de la table puis démarre un examen de la cheville. Ses mains évaluent la souplesse de l'articulation. Elle m'explique qu'après un traumatisme comme une entorse, encore plus quand elle est soignée en autonomie comme je l'ai fait, des adhérences peuvent apparaître créant des douleurs résiduelles.
Après quelques exercices de flexion extension, elle pose ma plante de pied contre son ventre pour une flexion plus intense.
C'est une belle femme d'une cinquantaine d'années, des yeux verts, des traits fins et des lèvres délicates, soulignés par un discret et élégant maquillage.
Lorsqu'elle se penche vers moi, je ne peux m'empêcher de planter mes yeux dans son décolleté. Un joli et léger débardeur sous sa blouse laisse deviner une belle et plutôt généreuse poitrine.
Absorbé par la vision, je n'ai pas entendu sa question, elle relève la tête, je rougis et bafouille un « pardon ? »
Elle réitère sa question à laquelle je réponds puis elle continue ses manipulations. Ses mains mobilisent ma cheville, puis remontent sur mon mollet jusqu'à appliquer une pression au niveau du genou, je frissonne, elle le voit.
J'angoisse d'avoir une érection dans mon shorty et de ne pouvoir la dissimuler, les pans de ma chemise pourraient faire l'affaire mais je n'en suis pas sûr. J'essaie de me sortir de la tête l'image de son décolleté et de ne pas trop prêter attention aux sensations agréables provoquées par ses mains sur ma jambe droite.
Je sens malgré moi mon sexe se gonfler légèrement. Je me repositionne un peu, le plus discrètement possible, pour dissimuler ce début d'érection.
À mon léger mouvement, elle relève la tête, me regarde, je rougis, elle comprend.
Elle resserre, aligne et allonge mes deux jambes pour une évaluation de la symétrie. Dans cette position, je ne peux cacher la bosse de plus en plus visible dans mon shorty, elle se concentre sur mes chevilles puis son regard remonte sur mes jambes jusqu'à mon entrejambe.
Je vois un léger sourire sur son visage.
Elle m'explique la marche à suivre sur les prochains jours, dont pas d'activités sportives pendant les quarante-huit prochaines heures, puis me demande de m'asseoir pour vérifier ma colonne.
Elle se poste derrière moi, une main sous ma chemise et l'autre par-dessus, elle évalue vertèbre par vertèbre l'alignement et les tensions de ma colonne.
Un frisson me parcourt lorsque sa main arrive sur les lombaires. Elle vient se mettre face à moi, m'expliquant qu'il y a une légère tension entre deux vertèbres, ajoutant que c'est un verrouillage assez classique lié soit à une asymétrie posturale, soit un manque d'exercices du bassin.
Elle m'attrape le bras gauche qu'elle enroule sur mon épaule droite, se colle à moi pour accompagner une rotation sur le côté jusqu'à sentir la tension s'évanouir. Je sens sa poitrine contre mon torse pendant cette manipulation, j'ai peur qu'une partie de son bassin frôle mon érection et en même temps je ne souhaite que ça.
Elle m'annonce que la séance est terminée, que je peux me rhabiller puis elle part s'asseoir à son bureau.
Je la vois prendre une feuille et un stylo, je prends mon pantalon que j'enfile, j'appuie sur mon sexe gonflé pour le remonter jusqu'en haut et le fermer.
Je relève la tête et la vois me regarder. Je rougis. Elle ne dit rien et retourne à l'écriture de sa prise de notes.
Je m'assois, je règle la séance, elle m'explique que si, d'ici quinze jours à trois semaines, des douleurs persistent, ce qui peut être tout à fait normal, il ne faut pas s'inquiéter, elle ajoute qu'il faut parfois deux à trois séances pour arriver à retirer toutes les adhérences sources de douleur et donc de ne pas hésiter à reprendre rendez-vous.
Elle me raccompagne jusqu'à la porte, nous nous saluons puis referme la porte en me souriant. Je rejoins ma voiture la cheville détendue mais avec une nouvelle tension dans l'entrejambe.
Je prends la route pour mon rendez-vous de dix heures, me refaisant la séance dans la tête. Ne tenant plus, je m'arrête sur une aire de repos déserte en pleine campagne à quelques kilomètres du lieu d'arrivée, porte ouverte, assis dans la voiture, sur le qui-vive de l'arrivée d'une voiture, je me masturbe et ne tarde pas à jouir par terre m'imaginant arroser les seins de mon ostéopathe.
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