Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Aline et Amélie, l'appel du sexe entre filles — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Aline et Amélie, l'appel du sexe entre filles
Chapitre 1
Notes de l'auteure :
Toutes mes histoires sont garanties non créées ni même retouchées par l'I.A
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C'était au temps où…
Les jeunes de moins de vingt ans n'étaient pas encore majeurs. Chez papa et maman ils écoutaient les Beatles, musique que les anciens n'étaient pas prêts à savoir apprécier, dans ces années 60 où ils restaient encore assez coincés. Les premières émotions affectives de cette jeunesse curieuse de tout lui étaient procurées par des chansons tristes, relatant les amours déçues, les peines de cœur, mais quelquefois aussi les joies du sentiment amoureux qu'ils apprenaient à connaître. Le rock'n roll les faisait danser, et commençait à participer aussi à l'éveil de leur sensualité.
Ah on était encore loin du sexe débridé et de la pornographie autorisée des années post-mai 68 et des seventies !
A la télé, l'unique chaîne, en noir et blanc, nous abreuvait de séries ultraconservatrices. Par exemple, le dimanche commençait par ‘'Papa a raison'', où la mère, le fils, la fille abandonnaient la petite idée subversive qui leur était venue à l'esprit, pour se ranger finalement à l'opinion de Papa, bien sûr ! C'est tout dire de cette époque !…
Même à vingt ans, on vivait sous la coupe des parents. ‘'Évidemment, vous diront les rescapés de ces temps reculés, c'est nous qui leur payions tout !''
C'était imparable, Papa avait raison ! En plus d'être macho envers sa femme, Il avait aussi le droit d'être autoritaire envers ses enfants.
Même à vingt ans, beaucoup de jeunes partaient encore en vacances avec les parents. Pour les garçons, le problème était moindre, mais avec les filles, il s'agissait de rester strict : sorties limitées, retour à une heure raisonnable, comme si leur sexualité ne pouvait se vivre qu'aux heures tardives ! Or depuis toujours, le permis de conduire se passait à 18 ans, et les banquettes arrière, même sans confort, permettaient les découvertes auxquelles à cet âge filles et garçons estimaient avoir droit.
Eh oui la vie de famille était contraignante. Les ados, et même les ‘'jeunes gens'' dans certaines familles strictes, se voyaient souvent obligés de passer leur dimanche chez Tonton ou Papy, ou pire : chez les amis des parents.
Les occasions ne manquaient pas de tenir les filles à l'abri des ‘'mauvaises fréquentations'' et surtout du risque de se retrouver scandaleusement enceintes !
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Aline Dumont, la sœur de Daniel Dumont, et Amélie Martin l'unique cousine de Monique Martin firent mutuellement connaissance, lors des fiançailles de Daniel et Monique.
Les deux tourtereaux – lui, 20 ans, et elle, 18 ans – s'étaient connus quelques mois avant, puis après la période où ils se ‘'fréquentaient'', avaient décidé de respecter l'ordre des choses pour ne heurter personne : fiançailles avec présentations aux familles, puis mariage à prévoir dans un délai raisonnable de quelques mois.
Officiellement la fille était censée arriver vierge audit mariage. Il était admis, en revanche, que le jeune homme, lui, eût pu – et c'était même souhaitable dans la pensée courante – s'être déniaisé pendant sa vie de garçon plus ou moins chargée en conquêtes, preuve espérée par la famille de la jeune fille qu'il soit apte à devenir un vrai chef de famille, au moment d'éduquer les enfants comme au moment de les fabriquer dans le lit conjugal ; et pas ailleurs !
Ce dimanche du mois d'août 1965, les deux jeunes étudiantes en vacances, toutes deux âgées de 19 ans, avaient fait contre mauvaise fortune bon cœur en le passant en famille auprès des fiancés, bien qu'elles eussent préféré le vivre avec les copains et les copines.
Or la suite des événements allait faire qu'elles ne regretteraient pas d'être venues à ces fiançailles, en cette journée qui allait bouleverser profondément leur existence...
Il y eut d'abord la grand-messe d'onze heures. Le rendez-vous sur le parvis de l'église avait été convenu entre ces deux familles très pratiquantes, au point qu'il n'eût pas été concevable que Dieu Lui-même ne fût pas témoin de l'engagement des deux fiancés !
Après quoi tout le monde se retrouva autour de la table pour le repas de fête chez les parents de Daniel, les Dumont, dans leur belle propriété au cœur d'un hameau des Cévennes. C'étaient les parents du fiancé qui recevaient, contrairement aux us et coutumes, parce que leur maison disposait d'une vaste terrasse susceptible de servir de piste de danse ; pas celle des Martin.
Le repas de midi se passait bien. Les deux familles étaient heureuses de ce moment convivial. Le soleil radiait sous un ciel bleu azur. Les gens faisaient connaissance à table, se racontaient leurs vies. Des couples de la trentaine roucoulaient encore, satisfaits de leur vie pleine d'avenir et d'enfants en projet. Les grands-parents se réjouissaient déjà de l'espoir d'une descendance nouvelle à venir.
À table, fiancés, parents et grands-parents avaient droit aux places d'honneur, au milieu ; les enfants au bout pour pouvoir facilement aller courir dans le jardin entre deux plats sans déranger personne. Des jeunes gens déjà en couple étaient placés côte à côte ou face à face. Amélie et Aline était assises chacune d'un côté de la table mais pas loin l'une de l'autre.
D'emblée, Aline remarqua la tenue et l'évidente beauté d'Amélie, dont les yeux vert émeraude illuminaient tout ce qu'elle regardait : une assiette en belle porcelaine, des verres en baccarat, un bijou porté par une voisine de table avec qui elle discutait. Sa chevelure blond dorée dont les boucles tournoyaient jusqu'à ses omoplates, ainsi que son visage angélique souriant, le tout ajouté à son chic vestimentaire, cela la rendait immanquable au regard des autres.
Aline pensa alors que malgré tout, cette belle Amélie ne trouverait pas de ‘'cavalier'' dans la présente assemblée, puisqu'elles étaient les deux seules personnes à être ici en célibataires. Aucun garçon de leur âge disponible, ni pour l'une, ni pour l'autre.
Pourquoi fut-elle parcourue par ce sentiment ? Aline n'en savait encore rien à cet instant précis. Mais déjà dans l'église, elle avait remarqué le charisme fou d'Amélie qui, même avec un foulard sur la tête et des bas sur les jambes, rayonnait de sa beauté naturelle vers celles et ceux qui la regardaient. Eh oui, à cette époque encore, dans une église les femmes ne devaient être ni tête nue, ni jambes nues ; comme quoi même Dieu savait depuis toujours qu'une chevelure ondulante et des jambes joliment galbées, c'étaient les instruments de séduction du démon qui poussait les couples à l'irréparable : la copulation lubrique, dépourvue de la moindre envie de fabriquer un bon petit chrétien !
Tout en observant Amélie qui parlait avec ses voisins de table, Aline repensait à Joëlle, une camarade d'école, qui autrefois l'avait subjuguée par sa grâce, son joli sourire et sa petite poitrine naissante. Elle se rappelait l'admiration qu'elle lui avait vouée, et la bise sur la joue qu'un jour elle avait osé lui faire en la prenant dans ses bras ; bise que Joëlle avait acceptée en rougissant. Bien que son amie ne lui eût pas rendu ce bisou pourtant plein d'amour, pour Aline cela avait été la première émotion à lui déclencher une étonnante réaction humide entre les cuisses. Inquiète de ce phénomène physiologique, par la suite elle hésiterait longtemps avant de recommencer ! Résultat, jamais elle ne connaîtrait le plaisir avec cette petite amie de cœur, devant se contenter d'espérer les sensations que plus tard les garçons pourraient lui procurer en intervenant mieux que ses propres doigts quand elle sentirait naître en elle certaines tensions encore inconnues de son petit corps novice. Mais au moins, ce jour-là, les caresses qu'elles recevrait d'un homme seraient moralement acceptables au vu de la famille autant que de la société.
- Un jour, tu seras prête, ma fille, à te donner à un garçon qui t'épousera, lui répétait souvent sa mère pendant toute son adolescence.
Et cette mère ‘'attentionnée'' ajoutait parfois :
- Moi, ta maman, le moment venu je t'expliquerai les petits secrets de femme, ne t'en fais pas.
Mais Aline allait ensuite trouver le temps d'attente très long ! Ce n'est qu'à 18 ans qu'elle accepterait sa première pénétration ; à l'insu de ses parents bien sûr.
Le premier homme à la chevaucher ne s'était pas montré sexuellement très habile, mais bon, le chemin était ouvert vers l'apprentissage du plaisir ; un chemin semé d'embûches, avec ses peines succédant aux joies, ses déceptions amoureuses et ses pleurs.
Aline ne souhaitait que se faire remarquer par Amélie. Elle avait envie d'être son amie, de parler, de rire, de s'amuser avec elle. Elle se sentait trop seule au milieu de ces deux familles catho-coincées !
C'est alors qu'Amélie, croisant son regard, lui lança un premier sourire, furtif, puis un deuxième, plus insistant. Leurs regards croisés d'adultes troublées, sérieux et appuyés sous une indéniable émotion, en disaient déjà long.
Aline eut soudain envie de se lever, contourner la table, et aller dire à Amélie sans s'occuper de personne « mais qu'est-ce qui nous arrive ? »… Elle n'en fit rien, mais elle savait qu'une connexion complice venait de s'établir entre elles. Alors elle avait hâte que le repas se terminât, pour pouvoir approcher Amélie, qui elle aussi n'attendait que ça désormais. Et pourtant les deux jeunes filles ne s'étaient pas encore dit un mot, sinon ‘'bonjour'' à l'église.
Après le repas, dans l'après-midi, la terrasse de la maison, dotée d'une sono réglée pas trop fort afin que les gens puissent se parler sans avoir à s'équiper d'un sonotone, s'offrait aux danseurs du dimanche.
- Tu danses la samba ? demanda Amélie.
- Oui j'adore le style latino ; mais aussi le rock… et le slow, osa ajouter Aline.
Le contact était bien confirmé.
En un regard, les deux jeunes comprirent qu'elles allaient rester ensemble à faire un duo sur toutes les musiques qui se présenteraient. À l'époque, on dansait encore à deux, rarement tout seul.
- Tu as vu ? Y a que nous comme filles célibataires. Ça m'étonnerait que les gars viennent nous demander, devant leur nana, dit Amélie.
- T'as raison, lança Aline, pourtant je vois des regards sur nous… un peu insistants.
- Tant pis pour eux si on est trop belles ! Qu'ils voient ça avec leurs femmes !
Une complicité certaine naissait déjà dans les rires d'Aline et Amélie.
Les retours à la table après avoir dansé sur des rythmes endiablés se firent fréquents dans la chaleur de l'après-midi. L'air était lourd, on transpirait beaucoup, il fallait boire et reboire.
Après les rocks et les danses latino – il y avait même des cha-cha-cha, des rumbas, des tangos et des valses pour les anciens – arrivait le premier slow de la journée : ‘'Quand revient la nuit'' de Johnny Hallyday.
- J'ose t'inviter ? demanda Aline.
- Bien sûr, répondit franchement Amélie. Ça va faire jaser, peut-être…
- Tant mieux ! Et je m'en fiche ; j'ai envie de danser avec toi.
- Ne nous serrons quand même pas de trop près, hein, conseilla Amélie.
Les deux jeunes femmes s'enlacèrent, main droite dans main gauche d'un côté, avant-bras sur l'épaule de la partenaire, de l'autre.
Pendant tout le slow, elles se contentèrent de se regarder droit dans les yeux, chacune ressentant l'envie de rapprocher et coller serrées leurs poitrines, mais il fallait rester sages.
Aucun moment d'intimité ne s'était présenté. Mais déjà Aline sentait son cœur battre plus fort en admirant Amélie qui, elle, pensait déjà à plus mais se retenait de presser sa bouche sur celle d'Aline. C'était dur de devoir rester muettes, ou ne parler que de futilités pour que personne ne trouvât à redire sur le désir qui montait dans leurs corps et leurs cerveaux.
- Ceux qui veulent se baigner, profitez de la piscine avant l'orage ! lança madame Dumont à la cantonade. Ça s'annonce violent ! Ils le disent à la radio.
Il était 17 heures. Le ciel commençait à s'assombrir en effet.
- Amélie, tu as pris ton maillot j'espère ? lui demanda Aline.
- Oui bien sûr ; je savais qu'il y avait une piscine ici. À ton avis, où peut-on se changer ?
- Allez vous changer dans ta chambre, les chéries ! Leur cria madame Dumont qui les avait entendues.
Amélie était ravie du court instant qui s'offrait à elles deux, à l'écart des autres. Elle courut jusqu'à sa voiture pour prendre son sac de sport contenant ses affaires de bain puis revint encore plus vite pour ne pas se priver une seconde de plus de la compagnie d'Aline.
À l'intérieur de la maison, il n'y avait personne. Faisant les folles comme des gamines, Aline et Amélie se prirent par la main pour monter l'escalier quatre à quatre, impatientes d'atteindre la chambre où chacune savait qu'une fois la porte refermée il allait se passer quelque chose entre elles, un premier contact : un baiser ? Une caresse ? Un simple mot doux ?
Mais au pied du mur, Aline devint un peu timide. Elle se tut, se contentant de regarder Amélie de dos, qui enlevait sa belle robe et ses bas blancs.
- Pffoouh, je commençais à avoir sérieusement chaud là-dedans, dit Amélie en expirant fort. Et toi Aline, tu ne te changes pas?
- Si, si ...mais je t'observais ; tu es trop belle, répondit-elle sur un ton le plus sérieux du monde tout en s'approchant d'elle.
Aline ne pouvait pas résister. Arrivant dans son dos elle se colla à Amélie, l'enlaça à la taille, passa ses mains à plat sur son ventre en murmurant à son oreille :
- J'ai envie de t'embrasser, Amélie ; ça me gêne un peu ; si j'ose te demander ça c'est parce que je ne te vois pas, tu sais ; ne te retourne pas si c'est pour me refuser.
Mais Amélie se tordit le cou pour partager ce baiser si sensuellement quémandé. Aline serra plus fort ses mains sur le ventre chaud de celle pour qui pas plus de quelques heures auparavant elle avait ressenti un vrai coup de foudre sans oser nommer les choses. Maintenant, pendant que leurs langues communiaient, elle se sentait plus hardie. Tout en se délectant de sa bouche au goût sucré de rouges à lèvres, elle fit descendre ses mains vers le pubis d'Amélie, atteignant une petite toison très douce sous le haut de sa culotte. Elle ne contrôlait plus rien de ses émotions. Sa seule envie était de la caresser comme ça, debout, en pressant sa poitrine et son ventre contre le dos d'Amélie, qui décida alors de se retourner pour déguster voracement, cette fois, les lèvres d'Aline, et prolonger ce baiser le plus longtemps possible ; mais qui revint vite à la raison :
- Chuuut, ne me dis rien, Aline, et dégrafe-moi plutôt mon soutien-gorge. On n‘a pas le temps, ça va faire louche en bas !
Aline, déçue de devoir lâcher prise sans même connaître l'envie réelle d'Amélie, libéra sa poitrine puis lui ajusta le haut de son bikini. Grande était la tentation de lui effleurer les seins en passant ; mais elle s'en abstint.
- Non, tu vois, je te les montre même pas, sinon tu vas vouloir t'attarder.
- Cruelle, conclut Aline…
Amélie fit glisser sa culotte blanche au sol, s'assit les fesses nues sur une chaise puis, croisant ses jambes, enroula délicatement ses bas blancs sur eux-mêmes pour ne pas les filer. Elle enfila le slip de son bikini, un taille basse assez osé pour l'époque, mais si bien porté.
Aline bavait d'excitation en voyant la vulve de son amie offerte, indécente à souhait, sans pouvoir rien faire.
- Allez, dépêche-toi, change-toi, Aline !
Le temps de se mettre nue près d'Amélie, même si celle-ci, remise de dos, ne la regardait pas, fut pour Aline un instant d'émotion, un petit bonheur qui se termina après s'être également changée pour se mettre en bikini.
- Hmm, ça t'en fait des belles aussi, ce petit slip, lui murmura Amélie en lui tapant sur les fesses.
Après cette remarque flatteuse et surtout ce délicieux baiser qui lui avait mis l'eau à la bouche et la cyprine au vagin, Aline garda l'espoir de savoir plaire à Amélie au point de se noyer dans le plaisir avec elle.
Puis les deux filles redescendirent, ne se lâchant la main qu'au dernier moment, juste avant d'apparaître en tenue de bain sur la terrasse, qu'elles traversèrent sous les discrètes œillades et les regards en coin des hommes, jeunes ou moins jeunes.
Les deux comparses étaient de bonnes nageuses. Dans la piscine, ce n'étaient que cris, chahut, et rires à gorge déployée quand l'une, poussée par l'autre, buvait une tasse infecte au goût de chlore.
- J'ai cru que tu voulais me noyer, Amélie !
- Ne t'en fais pas, je ne veux pas te faire de mal.
Et elle ajouta, rassurant Aline en osant poser ses deux bras sur ses épaules ;
-… Au contraire. Et tu le sais bien...
Et aussi, comme personne ne semblait leur prêter attention, elle déposa un baiser sur une joue d'Aline ; furtif, ce baiser, mais alors… pas loin de ses lèvres. Il parut si sensuel à Aline qu'un frisson la parcourut brièvement entre les cuisses.
Alors Aline plongea, puis, émerveillée par une simple parole douce et un bisou volé, détendue dans tout son corps, elle allongea les bras pour crawler à la vitesse d'un dauphin jusqu'au bout du bassin. Amélie la rejoignit aussitôt. Elle s'assirent sur les margelles au bord de la piscine, à l'écart des convives en train de se sécher sur la pelouse.
- Alors Aline, on ne va pas se mentir, hein… Qu'en penses-tu ?
- Ben oui, je crois qu'on se plaît bien ; sérieusement. Rien que cette idée me chamboule le cerveau, tu sais.
- Oh toi, tu n'as jamais rien fait avec une fille, c'est ça ?
- Non. J'ai eu quelques attirances pour des belles nanas, mais rien de concret. J'étais trop coincée.
- Et alors ? T'es décoincée ?
- Oui, il me semble, figure-toi ; depuis aujourd'hui. Il y a quelques heures, répliqua-t-elle sérieusement, fixant Amélie sensuellement dans les yeux, sans sourire.
Amélie comprit tout de suite la situation, qu'elle résuma avec l'aide d'Aline :
- On se plaît, on a envie d'aller au fond des choses, hein...
- Si on ose dire ! ajouta Aline sous un sourire coquin qui fit rire Amélie.
- Non seulement tu n'as jamais rien fait avec une femme, mais tu as peut-être même un gars, en ce moment…
- Oh non, coupa net Aline. Je sors d'une rupture ; d'avec un malhonnête qui a failli me mettre enceinte alors qu'il m'avait promis de se retirer après que je lui avais dit que j'étais trop près de ma période critique.
- Oh le salaud !…
- Oui, le salaud ! Et au dernier moment il a éjaculé dans moi quand même, bien au fond. J'ai filé aussitôt à la salle de bain, où j'ai vite dévissé le pommeau de douche pour me faire naïvement un lavement à l'eau tiède, mais je n'en menais pas large, tu penses bien.
- Et alors, t'étais bonne pour aller avorter en Hollande ?
- Non. Heureusement mes deux cycles suivants n'avaient pas bougé, le cap était passé. Mais j'ai rompu.
- T'as eu raison. Et d'habitude, il se retirait ?
- Oui, plusieurs fois il l'avait fait. Mais là, plus excité que d'habitude, au moment de jouir il m'a dit que j'étais vraiment ‘'trop bonne à baiser'', qu'il lui fallait ‘'se vider les couilles au fond de ma chatte''! Ah c'était flatteur ! Ce genre de vulgarité, j'aimais pas du tout ça !
- Ma pauvre chérie… Je vais te dire : moi, les garçons, ça n'a jamais été mon truc. Je n'ai aimé que des filles, ou des jeunes femmes…
- Non ! Tu me charries, là ! Magnifique comme tu es ? Dans tous ceux qui ont dû te tourner autour, pas un ne te plaisait ?
Eh non, elle ne charriait pas, Amélie. Et cette nouvelle illuminait tout à coup le cœuret le corps d'Aline. Une histoire, courte ou longue, une simple aventure, qui sait, allait sûrement pouvoir se nouer entre les deux amoureuses d'un jour ; quel bonheur !
- J'habite à cent bornes d'ici, expliqua Amélie, mais j'ai la voiture de mes parents ! J'ai mon permis depuis huit jours. Tu te rends compte de la chance que j'ai eue ? Car ils devaient venir mais ils ont été empêchés. Et moi, sans voiture, je ne serais pas là !
- Oui mais tu repars ce soir, dit tristement Aline.
- T'en fais pas on se reverra ; souvent ; je viendrai te voir, on fera des balades, on trouvera bien le moyen... de faire quelque chose ! pas forcément la nuit. Le jour aussi on peut faire l'amour ! Il suffira qu'on s'attende, toutes les deux. Je t'apprendrai à bien faire ça entre filles. Quand on s'aime, tu verras, ça vient tout seul. Et si toi t'es un peu trop gauche, on s'améliorera, rien n'est perdu !
- Tu es merveilleuse, Amélie, je te jure…
Et, seconde intervention de la providence, une heure plus tard le phénomène météorologique d'été le plus courant dans les Cévennes allait venir au secours des deux futures amantes...
Le ciel se couvrit subitement de gris. Le vent qui commençait à se lever devenait froid, au point de faire fuir les convives vers la maison, où ils pourraient se remettre en tenue de ville.
Puis la pluie se mit à tomber, sous d'assourdissants coups de tonnerre et d'impressionnants éclairs fulgurants qui électrisaient le ciel. Une certaine crainte envahit les gens, surtout à l'arrivée des grêlons gros comme des cailloux. Alors… tous aux abris !
Aline et Amélie furent les dernières à quitter la piscine. Sans doute voulaient-elles profiter de la panique générale pour rester encore quelques minutes, quelques secondes, seule à se parler, se sourire, et se désirer.
- Ah les épisodes cévenoles c'est pas rien, commentaient certains invités venus de loin, qui n'avaient jamais vu ce phénomène autrement qu'à la télévision. Madame Dumont n'était pas rassurante :
- La télé est coupée, mais j'ai écouté sur mon transistor : ils disent que ça va être comme ça toute la nuit ! Heureusement que nous sommes en hauteur, nous, au hameau, mais au village des routes sont déjà coupées, il y des gués infranchissables !
Beaucoup d'invités ne voulurent pas prendre le risque de voir empirer les choses. Ils repartirent précipitamment, pariant qu'ils sauraient éviter les rues inondées du village en contrebas.
- A la grâce de Dieu ! lancèrent certains courageux.
Fort paniquée, Amélie s'inquiétait de la suite :
- Je ne peux pas rouler sous ces intempéries, moi ! dit-elle presque en pleurant. J'ai huit jours de permis. Je suis sûre de bousiller ma voiture, dans le meilleur des cas ! Ou de finir noyée !
Aline partageait l'inquiétude de son amie. Alors elle trouva une solution, LA seule solution. :
- Maman, Amélie ne peut pas repartir sous ce temps-là, elle a trop peur, toute seule sous l'orage ; elle ne conduit que depuis huit jours ! Faut qu'elle dorme ici.
- Bonne idée, bien sûr, répondit madame Dumont. On a le canapé du salon.
- Non, rectifia-t-elle aussitôt ; toute seule elle paniquera. Elle dormira avec moi, on se serrera un peu !
- Si ça lui va comme ça, oui évidemment !
Amélie retrouva son sourire coquin en fixant Aline :
- Hé, je t'ai jamais dit que j'aurais peur de dormir seule au salon !…
- Non, mais tu sais bien comme moi que ce sera mieux comme j'ai dit ; non ?
Finalement la pluie diminua peu à peu en intensité. Les derniers invités repartirent rassurés à la première éclaircie. Mais la nuit arrivait plus vite que par beau temps, sous ce ciel d'orage. Alors bien sûr, ce qui était dit était dit. Amélie resterait dormir avec Aline.
Au repas du soir, ne restaient que monsieur et madame Dumont, leur fils Daniel et leur future belle-fille Monique, qui – bienséance oblige – dormirait dans la chambre d'amis, à l'étage, près de celle d'Aline. Daniel avait la sienne au rez-de-chaussée. Pas question de leur laisser passer la nuit de fiançailles dans le même lit!
Amélie commenta discrètement à l'oreille d'Aline :
- On peut être sûres que ces deux-là, à peine couchés ils vont se faire plaisir à la main, chacun en pensant à l'autre !
- Peut-on vraiment savoir à quoi pense une femme en se masturbant ? rectifia Aline.
Et elles se mirent à rire comme deux bécasses ; de vraie gamines.
- Maman, on monte se doucher et se changer avant de manger !
- Oui ma fille, on vous attend.
Personne à l'étage. Alors après une halte dans la chambre d'Aline où elles se déshabillèrent complètement, elles emportèrent leurs affaires avec elles à la salle de bain, où les filles étalèrent leurs bikinis sur un étendoir :
- Tu sais, ça m'excite bien d'être nue devant toi.
- Hmm… Tu es magnifique Amélie !
- Mais toi aussi, Aline, tu es sublime.
Poitrine contre poitrine, elles échangèrent encore un baiser furtif mais profond, qui de nouveau déclencha un bien-être humide en bas de leur ventre et l'érection de leurs pointes de seins. Mais...
- Vite, on n'a pas le temps... à la douche ! ordonna Amélie.
Se disant que personne dans la famille n'oserait soupçonner leur ‘'dépravation'', elles se lavèrent ensemble, enlacées, laissant leur mains découvrir leurs corps pendant que leurs langues s'activaient une fois de plus dans leurs bouches.
- Je ne m'en lasse pas, dit Aline, je pourrais t'embrasser toute la nuit.
- Tu verras que la nuit, il y d'autres choses à faire, répondit Amélie en lui lançant un clin d'œil.
Aline enfila son soutien-gorge, un tee-shirt et une culotte propres.
- Moi tant pis, Aline, je remets celle que j'avais sur les fesses toute la matinée. Je n'en ai pas pris de rechange. Et le slip de mon bikini n'est pas sec.
- T‘en veux une à moi ?
Amélie porta alors sa petite et fine culotte roulée en boule à son nez, inspira profondément sur le fond doublé de coton, cet endroit savoureux que le sexe d'une femme imprègne le plus de son odeur et de son humidité, et décida :
- Non, pas la peine, elle ne sent pas fort la chatte. Je la garde.
Aline s'étonna de ce parler et de ce refus d'Amélie, qui remit sa belle robe blanche par-dessus ses sous-vêtements, ne laissant que ses bas blancs dans son sac polochon.
- Je t'expliquerai, lui dit Amélie.
Puis elle changea de sujet :
- Il fait trop chaud pour mettre des bas ! J'espère que mes jambes nues ça ne choquera pas tes parents !
- Non, ne crains rien, on n'est plus à l'église ! Et nues ou pas, elles sont superbes, surtout avec ces hauts talons ; t'es vraiment sexy.
Le dîner, c'était les restes du midi, mais ni l'une ni l'autre n'avait faim. L'impatience les rongeait, avec en plus pour Aline l'appréhension de la nouveauté ; ce serait sa première fois avec une femme !
Elles tenaient à ce que cette nuit-là fût la plus longue possible. Alors Aline, la futée, mettait sa main devant sa bouche par intermittence en feignant de bailler :
- Amélie, tu dois être fatiguée aussi, non ? finit-elle par dire en prenant la famille à témoin.
- Oui, assez, improvisa la cousine pour saisir la balle au bond.
Et à 21 heures elles disaient poliment au revoir puis montaient se coucher, avec la bénédiction de de la famille.
À peine la porte de la chambre refermée, Aline se jeta sur son lit à plat ventre, puis se retourna sur le dos :
- Ah je n'en pouvais plus d'attendre… Viens t'allonger sur moi Amélie, je te veux, j'aime les baisers qu'on se donne.
Les deux filles consacrèrent un long moment à une nouvelle bataille de langues :
- Oh j'ai déjà le minou tout humide !
- Moi aussi, Aline, c'est si bon un baiser quand on se plaît autant !
Mais il fallait passer aux choses sérieuses. En un tournemain Aline et Amélie se retrouvèrent en sous-vêtements. Aline voulut même aller tout de suite plus loin en cherchant à saisir son agrafe de soutien-gorge, bien décidée à se mettre seins nus devant celle qu'elle voulait séduire.
- Non, arrête Aline. Et garde aussi ta culotte, lui demanda Amélie. J'adore déshabiller moi-même les filles.
- Je te laisse faire alors, mais je te déshabillerai aussi, après.
Accord conclu. Amélie ôta le soutien-gorge tout en caressant la poitrine d'Aline, qui ronronnait déjà au passage des doigts curieux qui cherchaient à pincer ses tétons à travers le tissu.
- Hmmm je vais te les faire durcir, tu vas voir…
- Tu peux essayer, mais ils sont déjà durs, regarde.
Alors Amélie, passant de l'un à l'autre alternativement, prit les deux bourgeons excités entre ses lèvres et sous sa langue.
- Oh c'est bon ce que tu me fais… Mes premières caresses d'une femme sur mes seins. Mmm je mouille encore plus comme ça. Tu es douce...
Amélie avait l'expérience, mais Aline devint immédiatement son élève surdouée en la matière. À son tour elle voulut rendre coup pour coup dans les délicieuses attaques menées par Amélie sur son corps. Elle se servit même de ses dents pour la faire réagir. Les gémissements de son amoureuse, même à peine perceptibles, rassuraient déjà Aline sur sa capacité nouvelle à donner et prendre du plaisir au féminin.
Les deux filles se mirent sur le côté, face à face, en gardant leur bouches collées l'une à l'autre, sans se parler, se contentant d'échanger des soupirs évocateurs. Il leur suffisait de s'écarter juste un peu l'une de l'autre pour permettre à leurs mains, dans cette position, de s'attarder longuement sur chaque parcelle sensible de leurs corps.
Aline resserra fort ses cuisses quand Amélie eut l'audace d'y glisser une main et se mettre à agiter ses doigts habiles.
- Hhaahh je te garde comme ça, remue tes doigts sur ma culotte, lui demanda Aline...Oui, juste là, au-dessus du clito...Mmm...
- C'est moi qui vais le faire durcir et grossir, cette fois ; pour l'instant, ta chair est encore souple et humide. Oui, serre bien ma main sur ta fente… J'adore forcer le passage sur une petite chatte. Oh que c'est excitant ce plaisir qu'on prend mais surtout celui qu'on est capable de donner !
Aline n'en était qu'aux bouts de seins d'Amélie, qu'elle pinçait savamment sous les bonnets du soutien-gorge comme elle savait le faire sur elle-même pendant ses masturbations secrètes.
- C'est vrai que tu es habituée à te masturber, petite coquine, lui glissa Amélie à l'oreille, tout bas pour lui donner l'impression de parler de choses interdites, plus excitantes donc. Là, c'est moi qui en profite, oui, continue chérie. Je mouille bien aussi. Quand je serai trempée tu viendras mettre ton nez et ta bouche entre mes cuisses, pour découvrir mon odeur intime.
- Ah c'était pour ça, la culotte que t'as voulu garder, tout à l'heure ?
- Oui, tu va voir comme c'est excitant le goût d'une chatte. Moi j'adore sentir l'odeur de mon sexe le soir avant de me doucher.
Cette provocante révélation mit Aline un peu mal à l'aise, avant de lui procurer une certaine excitation dans le bas du ventre. ‘'Oh la garce !'' pensa-t-elle un instant d'Amélie en fermant les yeux pour mieux profiter du frisson furtif qui la parcourut.
Aline était maintenant trop chaude, trop fondante, pour attendre. Elle s'imaginait déjà, la bouche collée sur l'entrejambe tout humide de la culotte d'Amélie.
- Maintenant, chérie ! Fais-moi sentir…
Amélie se remit sur le dos, ouvrit ses cuisses en grand tout en ordonnant à Aline :
- À plat ventre ! Mets ta bouche là où c'est trempé, là où ça sent fort la chatte.
Aline n'hésita pas. Elle posa ses lèvres qu'elle pressa fortement sur le tissu odorant sous lequel elle devinait le relief d'un abricot mûr à point : la vulve d'Amélie déjà gonflée par le désir. Mais surtout, elle ne résista pas à lécher ce tissu au parfum si enivrant. De longs coups de langue baveuse finirent de détremper cette délicieuse culotte :
- Oh que c'est bon, je vois que tu aimes ça, Aline, hein, tu aimes ma culotte qui sent…
- Ouiiii, j'adore, mais c'est pas sale, c'est ton odeur et ton goût, et j'ai déjà l'impression de te prendre en te léchant comme ça… C'est formidable !
- Hmm, continue un peu comme tu fais si bien, puis je veux que tu viennes t'asseoir sur ma bouche en écartant bien tes cuisses.
Quand Aline vint se placer ainsi, pour la première fois de sa vie elle sentit une bouche et une langue féminines investir l'étau de ses jambes puis les lèvres turgescentes de sa chatte serrée.
- Serre-moi fort entre tes cuisses, fais-moi goûter aussi, chérie. Tu m'excites, t'es trop belle…
- Ah oui, je sens ta langue chaude qui glisse sur ma fente, ohhh c'est fabuleux, tu lèches si bien… Hmmm s'il te plaît, écarte ma culotte, maintenant, je voudrais que tu m'enfonces ta langue. Là tu verras que je te donne tout de moi : ma chatte profonde et chaude, mon jus de femme, ma peau douce sous tes mains.
Amélie n'y tenait plus non plus. Rodée à ces pratiques entre filles, elle savait que le premier orgasme d'Aline était proche. Alors elle choisit de la faire jouir d'abord en la gardant ainsi, la laissant couler dans sa bouche, avalant sa cyprine chaude. Elle fit juste une petite pause, le temps de dire furtivement à sa belle :
- Regarde-moi jusqu'au bout ; je veux lire ta jouissance dans tes yeux et sur ton visage, chérie.
Cette fois, Aline savait qu'elle succomberait imminemment sous les secousses de l'orgasme. Alors elle tenta de se détendre en respirant lentement et fort, pour retarder les contractions qui, procurées par Amélie l'experte en femmes, allaient inévitablement l'envahir.
- Oouuuhhh oui, Amélie… C'est trop bon ce que tu me donnes… Je vais jouir… hmmm je jouis ! sous ta langue, ma chérie, sous tes caresses ;.. oh que je suis bien.. Hmm. Ah que tu es belle, mon amante…
Les jambes et les cuisses d'Aline tremblaient comme des feuilles contre les joues d'Amélie, se serrant dessus puis s'en écartant. Elle était heureuse du plaisir qu'elle venait de donner en contractant son vagin au mieux afin d'inonder la bouche de sa chérie.
- Toi aussi tu es magnifique, Aline. Je te regardais, avec ton visage crispé, et tes yeux qui ne me voyaient plus. Tu étais ailleurs, mais j'ai su une demi-seconde avant que ton orgasme arrive, qu'on y était. Il a explosé en toi très violemment.
Aline, muette d'abord, afficha ensuite un sourire béat, avant d'expulser un rire nerveux incontrôlable.
- Tu es rassasiée chérie ? lui demanda Amélie.
- Pffoouu, oui, mais embrasse-moi quand même. J'adore tes lèvres… celles d'en-haut, celles d'en- bas… Tout de toi, chérie.
Après quoi les deux jolies jeunes femmes marquèrent une pause pour un tendre câlin, enlacées comme des amoureuses prêtes à faire leur vie ensemble ! Elle s'assoupirent un instant, même. Leurs souffles se mêlaient. Leurs corps sentaient l'amour, mais c'étaient des effluves tellement excitants !
Plusieurs fois dans la nuit, les deux amantes se procurèrent de merveilleux orgasmes, entre lesquels jamais elle ne passèrent à la douche, appréciant de se connaître de la plus intime façon qui fût, et apprenant à partager leurs fantasmes sexuels qu'elles s'avouèrent petit à petit, un à un. Ainsi Aline, qui pourtant était heureuse de la douceur d'Amélie, lui confia que subir des petites et raisonnables tortures sur ses pointes de seins était pour elle un excellent stimulant qui augmentait son plaisir au moment de jouir. Quand à Amélie, peut-être avait-elle souhaité le sous-entendre lors de la séquence de la culotte qu'elle avait voulu garder souillée par ses sécrétions de la journée, en tout cas elle expliqua clairement à Aline que certains rapports incluant une soumission à une dominatrice l'avaient plusieurs fois fait devenir folle de plaisir en subissant volontairement ‘'l'uro à la source'' au moment d'être emportée par la violence de son orgasme.
En réponse à l'étonnement d'Aline sur ce genre de plaisir prisé par Amélie, celle-ci lui lui fit une réponse simple :
- Dans le plaisir sexuel, il y a tellement de choses inexplicables qu'il faut accepter ses propres fantasmes et ceux des autres, ma chérie. On ne connaît jamais cent pour cent des idées qui font germer une envie, avouable ou non, dans la tête d'une femme ou d'un homme. Et tant que cette envie n'est pas répréhensible, on est libre de la vivre, entre majeurs consentants.
Rassurée par ce discours d'Amélie, Aline se résolut à conclure :
- C'est vrai, je reconnais que des fois j'ai des idées bizarres qui me traversent l'esprit en m'excitant, sur lesquelles je me masturbe jusqu'à jouir.
Quand Amélie voulut tout savoir, elle fut prise à son propre piège, car Aline lui rétorqua à juste titre, en riant comme une gamine :
- Non je ne te le dirai pas ; tu m'as bien dit que c'était normal de ne pas tout savoir des fantasmes de l'autre, non ?
Lundi, 6 heures du matin
Après un N-ième câlin suivant un N-ième orgasme, sans que les filles aient vraiment réussi à dormir, leurs corps sentaient la sueur, mais surtout leurs parties intimes fleuraient bon leurs fluides vaginaux mélangés à des relents d'urine. La douche allait s'imposer si on voulait être présentable au petit-déjeuner en famille.
Tout en se savonnant mutuellement sous le jet, les amantes reparlèrent de leur folle nuit. C'est Aline qui osa une question :
- Amélie, les lesbiennes, elles aiment faire le 69, non ? Pourquoi tu ne me l'as pas proposé ?
- Parce que, ma chérie, le vrai but du 69, c'est de jouir ensemble, exactement au même moment. Alors oui, c'est divin dans ce cas-là. Mais pour ça il faut bien se connaître, sentir exactement quand l'autre arrive au sommet. On s'y entraînera ; je te le promets.
Aline se contenta d'espérer qu'elles feraient ça bientôt.
Les amoureuses se prirent par la main pour retourner s'allonger et essayer de dormir un peu. Quelqu'un viendrait bien les chercher, vers 8 ou 9 heures, pour le petit-déj', se disaient-elles sans s'en faire.
7 heures 30
- On frappe à la porte, dit Aline en secouant Amélie.
- Oui ? Qui est-ce ?
- C'est Monique, répondit discrètement la fiancée, la vedette de la veille.
Monique s'approcha du lit à moité défait, dans lequel il avait dû se passer des choses, selon elle. Elle était très appétissante en nuisette et slip roses. La transparence du tissu synthétique satiné ajoutait à son charme. Elle avait pris soin de se coiffer, se maquiller légèrement, pendant que Daniel était allé en ville pour acheter croissants et autres viennoiseries.
Elle afficha un sourire enjoué devant les filles prises en flagrant délit de nudité sous un même drap.
- Alors les amoureuses… ça s'est bien passé ? demanda-t-elle tout de go en souriant.
- Quoi, la journée d'hier ? tenta de répondre Aline.
- Non, cette nuit ! Faites pas les mijaurées avec moi, hein...
Dans le ton employé par Monique Il y avait un étrange mélange de curiosité, de reproche, de colère ; peut-être un peu de jalousie, aussi ?
Ni Aline ni Amélie n'avaient envie de répondre à ses ‘'insinuations'', comme elle le dirent à Monique qui, dans le même temps s'asseyait lentement sur le lit, posant juste sa fesse droite tout au bord du matelas. En appui sur son bras droit, le buste légèrement incliné vers Aline, elle fixa son regard sur elle en lui demandant d'un ton suave :
- Tu me fais une petite place, charmante future belle-sœur ?
Son regard était empli de désir. Aline le comprit, qui se resserra contre Amélie, sous le drap, invitant maintenant sa belle-sœur à poser ses deux fesses près d'elle, pour plus de stabilité. Mais ce que cherchait avant tout Monique c'était séduire Aline devant une Amélie dont il suffirait de réveiller les envies saphiques, surtout après une nuit si chaudement consacrée au plaisir entre femmes. L'ambiance était au sexe, aux caresses, à la jouissance.
- Il y a des regards, des mots et des situations qui ne trompent pas, vous savez, les filles ! Vous avez flashé l'une sur l'autre dès le début du repas, je l'ai bien remarqué. Vous vous dévoriez des yeux. Et j'espère que vous avez bien joui cette nuit. Moi, j'ai dû me contenter toute seule…
Ce disant, Monique palpait le ventre d'Aline que même à travers le drap, elle sentait agréablement chaud. Leurs regards croisés se figèrent. Aline sentit une nouvelle excitation monter de son ventre. Quand la main de Monique se posa sur sa poitrine, elle se mordit une lèvre en fermant les yeux.
- C'était ta première fois ? lui demanda Monique tout en commençant à lui gratter les mamelons avec ses ongles.
- Oui Monique, avec une femme, avoua Aline en fermant les yeux sous l'excitation… Oh, c'est bon tes ongles … Ah oui, gratte-les plus fort en me parlant, hmm...
- Et je suis sûre qu'après y avoir goûté, tu n'as qu'une envie, c'est de renouveler l'expérience…
- C'est pas un expérience, Monique. C'est que j'ai eu le coup de foudre pour elle.
- Coup de foudre partagé, ajouta Amélie en levant son doigt, et en déposant un baiser sur le front de son amante. On va bien s'entendre toutes les deux.
- Pourquoi ce ‘'on va'' ? Vous n'avez pas été jusqu'au bout ?...Tu sais de quoi je parle, Amélie, tu te rappelles ?
- Non, on n'a rien fait encore tête-bêche Monique, si c'est ça que tu veux savoir. Je veux tellement qu'on le réussisse, notre premier 69, que j'ai d'abord voulu qu'on s'apprivoise, sexuellement. Pour une première nuit, je crois que c'était très bien ainsi.
- Je confirme, dit Aline, les yeux fermés. Oh oui, nos caresses, c'était délicieux.
Amélie pensa qu'il valait mieux jouer cartes sur table avec Aline qui visiblement ne comprenait pas le sous-entendu. Alors elle prit les devants en lui expliquant :
- Chérie, je dois t'avouer quelque chose. Monique et moi, il y a encore quelque temps, on avait des relations régulières, quand on habitait pas loin l'une de l'autre, qui ont cessé dès qu'elle a fréquenté Daniel, rassure-toi ; après, je ne venais plus que rarement, pour dire un bonjour en passant.
D'abord Aline tomba des nues, restant bouche bée, muette. Monique, la fiancée de son frère ! Avec Amélie sa cousine ! Il fallut un long silence avant que la conversation ne reprît. Comment Daniel le prendrait-il s'il apprenait que sa future petite femme de bonne famille léchait la chatte de sa cousine, qui la faisait jouir comme une folle en retour ?
- Je comprends que ça t'étonne, Aline. Mais pour mon équilibre j'ai besoin autant d'un homme bien viril que de sexe entre filles, expliqua Monique.
En disant ces mots, Monique découvrait les seins d'Aline, qui la laissait faire, encouragée par Amélie qui elle aussi dévoilait le corps nu de son amante en tirant lentement le drap jusqu'à ses pieds.
- Tu es magnifique, Aline. Dès que Daniel nous a présentées l'une à l'autre, j'ai eu envie de toi, reconnut Monique. Mais ta position de belle-sœur ça m'a réfrénée dans mes élans, alors je ne t'ai jamais rien dit ni fait sentir.
Monique tenait beaucoup à flatter Aline, en jouant avec ses tétons dardés, même si Amélie était serrée contre elle, l'abondant de caresses et de baisers sur tout le corps.
- Oui, c'est ça Amélie, fais-la vibrer, regarde ses bouts de seins comme ils sont gros et durs. Hmmm.
- Oh je suis bien, entre vous deux, osa avouer Aline. Hmm... continuez de me caresser comme ça. J'ai une envie folle qui monte d'entre mes fesses.
Monique prenait maintenant les bourgeons rose brun entre ses dents, pour exciter Aline, tout en lui caressant une cuisse. Amélie promenait sa main sur l'autre tout en enfonçant sa langue dans la bouche de la novice, dans un baiser passionné. Il n'était alors pas bien difficile de diriger Aline vers le plaisir suprême.
- Oui, tu es belle, disait l'une, laisse-nous t'aimer.
- Oh que ton corps est doux, tu es faite pour l'amour, ajoutait l'autre.
L'excitation d'Aline étant à son comble, ses belles jambes s'ouvraient peu à peu sans qu'il fût besoin des mains expertes des deux autres jeunes femmes pour les lui écarter impudiquement.
- Ah que c'est bon d'ouvrir les cuisses en grand comme ça ! faites-moi jouir, demanda Aline comme une vraie femme libérée, vous me faites tellement de bien...hmm oui...Branlez-moi, léchez-moi !
Tour à tour les deux amantes d'Aline lui fouillaient le vagin pour la faire miauler sous le plaisir.
- Elle a la chatte pleine de mouille, maintenant. Il faut la satisfaire, dit Monique. Laisse-moi la lécher, ça fait si longtemps que j'ai envie d'elle… Occupe-toi du haut.
- Oui, avec nous deux sur elle elle va être comblée. Merci Monique. Je veux la voir heureuse.
- Dis-moi juste comment elle fonctionne, cette petite jouisseuse.
- Très sensible du clitoris. Elle monte peu à peu, et elle aime qu'on lui fasse ça lentement, répondit Amélie à son oreille, à voix basse.
- Tu vas jouir fort avec nous deux, chérie. Laisse-toi bien aller, sois indécente, laisse Monique explorer ton sexe, te le manger ; à ce jeu-là c'est une experte… Profites-en. Je me charge de tes seins et de ta bouche, et elle de ta chatte.
Les mots d'Amélie étaient choisis pour rendre folle Aline, qui haletait en saccades. Elle la soûlait de mots érotiques :
- Ne crains rien ; au contraire, avoir deux bouches et quatre mains sur ton corps, pour toi toute seule, ça ne se retrouvera pas de sitôt. Alors laisse-nous faire. Ne te gêne pas pour jouer les salopes, elle va dévorer tes lèvres, te bouffer la chatte, boire ta mouille et elle ne te lâchera pas avant l'orgasme, tu vas voir ; jouis comme une pute si t'as envie, laisse le plaisir venir dans ton cul,...
- Oh oui, qu'elle me le bouffe alors, hmmm… Qu'elle soit salope aussi ; et toi pareille !
Aline était étourdie. Que son amoureuse lui martyrisât si bien les pointes de seins, rien que ça, ça la rendait folle. Son cerveau ne pensait plus, il ressentait, commandant à son vagin d'expulser des flots de cyprine dans la bouche d'Amélie qui se régalait en ronronnant. Les mordillements et les étirements lui procuraient une douce souffrance dans les tétons, la faisant râler, gémir, de plus en plus fort.
- Tu es bien chérie ? demanda Amélie à Aline ; ta belle-sœur s'occupe bien de ta chatte et de ton bouton ?
- Hhaahh oui, elle me lèche bien, Monique ; elle est aussi douce et salope que toi, elle me fait bien monter…
- Et que je te suce les seins, ça va t'aider, tu crois ?
- Hmm oui j'en suis sûre, continue avec mes tétons, c'est trop bon. Mords-les, tant pis pour les traces de dents dans ma chair, c'est trop excitant ! Vas-y, fais-moi mouiller encore plus, chérie, je veux être votre putain un instant !
Les ronronnements d'Aline renseignaient Amélie sur son état d'excitation. Cette dernière s'adressa à Monique :
- Je sens qu'elle vient, Monique, ne la lâche pas, lèche lui bien le bouton, elle va jouir sous ta langue.
Monique suivit le conseil d'Amélie ;
- Elle est bonne sa mouille, j'en ai plein la bouche, mais qu'est-ce que c'est bon !
- Oui, je sais, cette nuit elle n'arrêtait pas de mouiller ; j'en ai avalé beaucoup !
- Oh je vais pas tarder à jouir, avoua Aline, avec ce que tu me racontes pour m'exciter, salope. Ne me lâchez pas, je viens, c'est tout proche, Mmm, ça y est, je crois que ça vient !!! Amélie, à moi !
Quand Amélie comprit que Monique avait su l'amener au bord de l'orgasme, voyant le ventre de leur proie commune se soulever, vibrer, trembler, elle desserra ses dents des mamelons d'Aline délicieusement meurtris pour les pincer maintenant très fort à deux doigts, évitant ainsi le risque de morsure, voire de saignement.
- Achève-la, elle est vraiment sur le point de jouir ! lança Amélie à Monique. Regarde son visage, il est crispé, elle regarde dans le vide, elle serre les dents, elle se mord les lèvres. Elle est bien. Continue, ne la lâche pas ! Jusqu'à ce qu'elle nous revienne.
Monique porta l'estocade en léchant, aspirant, gobant les chairs intimes fondantes d'Aline, sur la bouche de laquelle Amélie plaqua aussitôt une main pour la laisser jouir en silence tout le temps qu'il lui faudrait avant d'évacuer ses derniers spasmes de bonheur.
La bouche trempée de cyprine, une joue tournée un instant de côté, plaquée sur l'entrecuisse d'Aline afin de pouvoir dire deux mots à Amélie, Monique en convint :
- Mon dieu qu'elle est délicieuse! Et quand elle jouit, elle ne fait pas semblant !
- Oui, je l'adore, elle m'excite tant ! Je crois bien que j'aimerais vivre avec elle, confirma Amélie. Hhaahh elle nous a emmenées loin, la petite garce, hein ?….
À ce moment précis, Aline repoussa le front de Monique. Le plaisir était trop fort ; elle ne pouvait plus rien supporter sur son clitoris, pas même la langue chaude et mouillée d'une belle jeune femme. Elle devait exploser. Pour s'aider dans les dernières secondes, elle activa ses doigts serrés dans son vagin contracté à l'extrême, tout en finissant un long baiser partagé avec Amélie.
- H'HHaaaaaahhh, H'Oohhhhhhh, oh je vous aime toutes les deux, ahhh que vous me faites du bien !….
Après un moment de léthargie, Aline reparla normalement :
- Oh qu'est-ce que c'était bon, les filles ! Je n'avais jamais joui si fort ; avec personne. Moi je suis vidée, amorphe, incapable de quoi que ce soit pour vous. Mais j'aimerais bien que vous fassiez quelque chose devant moi…
- Quoi ? Dis-nous.
- Un soixante-neuf. Que je voie comment vous vous y prenez pour arriver à jouir ensemble.
Monique se permit de parler pour elle-même et Amélie :
- Bien sûr, jolie petite belle-sœur. On a nos chattes en ébullition ! Ça nous a tellement excitées de te donner du plaisir! Ça va venir vite, tu sais. Essaie de te masturber en nous regardant faire, et de jouir assez vite aussi. Nous en trois coups de langue on va prendre notre orgasme comme on prend la foudre un soir d'orage dans les Cévennes !
Monique ôta sa nuisette et son slip avant de chevaucher Amélie, qui choisit de se mettre sur le dos...
- Je veux que tu me coules dans la bouche, bien chaude, à la source…. Hmmm
Étonnamment, les gémissements des deux jeunes femmes encore en chaleur étaient si érotiques qu'Aline retrouva la force de se faire jouir aux doigts, à côté d'elles. Mais le plus surprenant fut que les trois atteignirent l'orgasme tout à fait simultanément. Le comble de la réussite, le comble du bonheur sexuel.
- Jamais je n'oublierai le moment qu'on vient de vivre, déclara Monique. Pour moi ce serait fantastique qu'on puisse continuer à se voir.
Aline et Amélie partagèrent un regard complice et coquin, suivi d'un petit éclat de rire.
- Ça devrait nous plaire aussi !
Amélie ajouta, en plissant ses yeux qui sentaient l'amour :
- Ça doit te paraître long de ne pas pouvoir te faire prendre par ton homme où et quand tu veux, non ? Alors ton intérêt serait peut-être de faire les choses le plus vite possible, maintenant…
Aline, ne perdant pas le nord, demanda à sa future belle-sœur :
- C'est vrai, ça… Votre mariage, Monique, c'est prévu pour quand ? Le plus tôt serait le mieux, non ?
Faudra que je mette la pression sur mon frère ! Tu seras là, hein, Amélie ?...
FIN
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Commentaires ()
Mais si ma libido est passagèrement en berne - ça arrive - j'ai plus de mal à écrire bien, alors j'attends son réchauffement pour m'y remettre !
Heureuse de ce que vous procure ma prose, en fin de lecture...