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Couverture de Aline ou la perversion d'une jeune mariée, par Fanch50100
Couverture de Aline ou la perversion d'une jeune mariée, par Fanch50100
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Aline ou la perversion d'une jeune mariée — Chapitre 8 · Laetitia

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Fanch50100
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Aline ou la perversion d'une jeune mariée

Chapitre 8 · Laetitia

Maxime se dégagea du dessous pour permettre à son complice d'emmener Aline sur l'autre matelas. Celle-ci se laissa faire, sans trop arriver à comprendre encore ce qu'on attendait d'elle. C'est seulement quand elle se retrouva face à Laetitia qu'elle commença à deviner.
— Nettoie-lui le visage, ordonna Bernard. Et avec ta bouche bien sûr !
Aline regarda un moment la cousine de son mari, son joli visage recouvert de sperme, coulant de ses cheveux sur son front, sur son nez, sur ses joues. Elle ne put s'empêcher de la trouver délicieuse malgré elle et sous les yeux médusés de Laetitia, elle approcha sa bouche et du bout de la langue, commença à recueillir méthodiquement le foutre de Paul. Le goût salé et viril ne lui déplut pas, bien au contraire, et elle se mit à accélérer ses coups de langue, nettoyant avec plaisir les joues, le nez de l'autre jeune femme.
— Mais c'est qu'elle aime ton sperme on dirait, Paul, fit remarquer Maxime qui s'était rapproché.
— Ouais, on dirait qu'elle se régale bien la salope, constata Paul avec un plaisir évident. Et si vous vous faisiez un bisou, les filles.
Aline interrompit son nettoyage et regarda Laetitia, le goût du sperme encore présent sur ses lèvres. La jolie blonde semblait à la fois encore sous le choc, mais dans ses yeux, il y avait une lueur trouble manifeste. Elle n'eut aucun mouvement de recul en tout cas quand Aline approcha à nouveau son visage du sien, et pressa ses lèvres contre les siennes, en un léger baiser qu'elle interrompit immédiatement. Lorsqu'elles se reculèrent l'une et l'autre, elles purent voir une excitation évidente dans le regard de l'autre.
— Allez, vous pouvez faire mieux que ça ! s'exclama Bernard. Galochez-vous, avec la langue !
Leurs yeux se trouvèrent à nouveau et Laetitia eut comme un hochement de tête. Comme si elle n'attendait que ça, Aline se pencha à nouveau et embrassa à nouveau sa compagne. Mais cette fois-ci, leurs bouches s'entrouvrirent et leurs langues se mêlèrent, s'explorant, s'entremêlant, comme si elles cherchaient à fusionner. Leur baiser était lent, profond, chargé de la saveur salée du sperme. Sans réfléchir, Aline passa sa main derrière la nuque de Laetitia pour mieux presser son visage contre le sien, savourant encore mieux cette première étreinte lesbienne.
— Regardez-moi ces deux petites gouines, ricana Bernard. On dirait vraiment qu'elles adorent ça !
Les autres hommes ne répondirent pas, tout occupés à regarder avec avidité la scène qui se jouait.
Elles continuèrent pendant quelques instants à s'embrasser avec de plus en plus de passion, leurs gémissements emplissant la grange jusqu'à ce qu'Étienne n'interrompît leur baiser.
— Assez, intervint-il d'une voix ferme. Mettez-vous en 69 maintenant et bouffez-vous la chatte.
Dans le même temps, il fit allonger Aline sur le dos et Laetitia vint docilement se placer tête-bêche sur elle, offrant à la jolie mariée une vue imprenable sur son petit minou blond. Et sans attendre, elle prit une profonde inspiration et se jeta sur le sexe de sa compagne. En sentant pour la première fois la bouche d'une autre femme se poser sur sa chatte, Aline ressentit une décharge de plaisir comme elle n'en avait jamais connu et elle agrippa d'instinct les fesses de Laetitia pour ramener son bas-ventre vers le bas, et à son tour elle lança sa langue et ses lèvres à l'assaut de l'intimité de la cousine de son mari.
Elle s'attaqua d'abord aux lèvres déjà gonflées de plaisir, les embrassant, les aspirant avec gourmandise avant de descendre à l'entrée de la chatte toute trempée de mouille. Elle y introduisit sa langue et se délecta du jus qu'elle put récolter. Ces caresses semblèrent plaire à Laetitia qui lui rendit la pareille, et Aline sentit son bas-ventre s'embraser quand la jolie blonde introduisit un, puis deux doigts en elle tandis qu'elle continuait à la lécher.
Sa vue se trouva soudain obscurcie et elle releva la tête pour constater qu'Étienne s'était approché. Se mettant à genoux derrière Laetitia, il approcha son énorme chibre bien raide vers l'entrée des reins de la jeune femme.
— Tu veux bien lui écarter les fesses pour moi, Aline ? demanda-t-il avec une douceur surprenante.
Sa queue magnifique n'était qu'à quelques centimètres de son visage et la jeune mariée ressentit l'envie de venir la cajoler avec sa langue. Mais elle se retint et, remontant ses mains sur les globes fessiers de sa compagne, elle les agrippa et les éloigna doucement l'un de l'autre, découvrant le petit trou. Un léger filet de sperme s'en échappa et vint s'écraser sur sa joue. Elle se rappela alors que Bernard avait joui dans le cul de la jolie blonde. Étienne semblait visiblement n'avoir pas de problème avec ça, puisqu'il pointa le bout violacé de son gland sur la corolle et, en pesant, il le fit entrer petit à petit dans le boyau culier de Laetitia. Celle-ci avait arrêté son broutage de minou et Aline l'entendit pousser un râle tandis qu'elle se faisait de nouveau sodomiser.
Étienne continua méthodiquement à progresser à l'intérieur des entrailles de la blonde jusqu'à finalement être entièrement enfoncé. Pour avoir déjà testé, Aline savait ce que c'était que d'avoir toute sa longueur dans le cul et elle ressentit comme un élan de solidarité avec Laetitia. Elle se remit alors à la lécher et s'apprêtait à s'attaquer à son clitoris quand elle sentit la main d'Étienne se poser sur son épaule.
— Je voudrais que tu changes de position, Aline, et que tu viennes te placer juste à côté de Laetitia.
La jeune mariée s'exécuta et se releva tant bien que mal, puis Étienne la fit se placer à quatre pattes, le visage à hauteur des fesses de la jolie blonde, tournée dans le sens inverse. Il sortit alors sa queue du cul de celle-ci et la présenta à la femme de son neveu.
— Je crois qu'elle a besoin d'un peu plus de lubrification, si tu vois ce que je veux dire.
Aline savait très bien ce qu'il voulait dire et elle ne put s'empêcher d'avoir un frisson de rejet face au membre vigoureux sorti des entrailles de Laetitia et enduit du sperme de Bernard. Elle s'appliqua pourtant docilement à le prendre dans sa bouche, et aussi peu agréable que fût le goût, elle prit soin de bien le recouvrir de salive tout en le suçant.
Puis Étienne reprit son gourdin en main et, sans attendre, l'enfonça à nouveau dans le fondement de l'autre femme, ce qui arracha un cri de surprise et de douleur à la belle blonde.
Il lui saisit les hanches et se mit à la pilonner sans prêter attention à ses gémissements, ne s'arrêtant que pour enfoncer à nouveau sa queue dans la bouche d'Aline. Les autres hommes ne tardèrent pas à retrouver de la vigueur et Maxime et Michel ne se firent pas prier pour investir le cul de la mariée, se relayant pour la sodomiser sans retenue.
Bernard et Paul pendant ce temps tendirent leurs bites à Laetitia pour qu'elle les sucer, ce qu'elle fit tant bien que mal, les coups de boutoir d'Étienne ne lui facilitant pas la tâche.
La grange tout entière s'emplit bientôt des gémissements des deux jeunes femmes, et des râles de plaisir de leurs amants. De temps en temps, une obscénité lâchée par un des hommes venait perturber cette mélopée du plaisir.
— Quelle bonne bouffeuse de bites tu es, Laetitia !
— Il est vraiment trop bon ton cul, Aline !
C'est Bernard qui partit le premier. Il poussa un beuglement tout en tenant fermement la jolie blonde par la tête, lui rentrant la totalité de son chibre dans la gorge, avant de jouir en fermant les yeux. Paul le poussa presque pour prendre sa place et il déversa à son tour son foutre dans la bouche de Laetitia.
Étienne sortit alors son sexe du cul de cette dernière et il se présenta devant Aline, tout en se caressant frénétiquement. Il ne fallut guère longtemps avant qu'il ne giclât à son tour, expédiant de longues rafales de sperme bien épaisses sur le joli visage de la jeune femme. En le voyant souiller ainsi la jeune mariée, Maxime et Michel ne purent résister à l'envie de venir se joindre à la fête et rapidement, leur semence vint éclabousser le nez, les joues, le front, et même les cheveux d'Aline. Et ils prirent tous les trois un grand plaisir à exiger qu'elle les nettoyât ensuite avec sa jolie bouche.
Les hommes satisfaits quittèrent la grange pour aller chercher des bières, laissant Aline et Laetitia seules dans l'atmosphère lourde et enivrante de la pièce. L'air était encore chargé de l'odeur de sueur et de sexe, et les deux femmes se retrouvèrent assises l'une à côté de l'autre, leurs corps encore tremblants des sensations intenses qu'elles venaient de vivre.
Un long moment passa avant que l'une d'elles n'osât briser le silence.
— Mon Dieu... qu'est-ce qu'on a fait... murmura Aline, la voix à peine audible.
Laetitia releva légèrement les yeux, un éclat de trouble dans son regard. Elle passa une main tremblante dans ses cheveux en bataille et se rendit compte qu'elle avait reçu du sperme également à cet endroit.
— Je... je sais même pas quoi dire, souffla-t-elle.
Aline sentit un nœud lui serrer la gorge. Elle avait encore la sensation des mains, des regards insistants, de l'abandon qu'elle avait ressenti. Elle avait cédé... sans vraiment lutter.
— Je me sens... tellement sale, avoua-t-elle dans un souffle rauque, baissant les yeux.
Laetitia baissa la tête à son tour, mordant sa lèvre inférieure, honteuse.
— Moi aussi... chuchota-t-elle.
Elles restèrent un instant immobiles, comme si elles avaient peur de croiser leur propre reflet dans les yeux de l'autre.
Aline serra ses bras autour de ses jambes repliées.
— C'était... trop. Je pensais pas que je pouvais...
Elle ne termina pas sa phrase. Laetitia comprit sans qu'il n'y eût besoin de mots.
— On a laissé faire... comme si on n'était que des poupées, souffla Laetitia avec fatalisme.
Aline hocha la tête, sentant la brûlure de la honte lui monter aux joues.
— J'ai même pas dit non... une seule fois... ajouta-t-elle dans un murmure brisé.
Un silence pesant s'installa. Puis Laetitia, d'une voix un peu plus ferme, dit :
— Mais... quelque part... tu voulais aussi, non ?
Aline sentit son cœur se serrer douloureusement. Elle ferma les yeux un instant.
— Oui... souffla-t-elle. Je crois que oui.
Laetitia esquissa un triste sourire.
— Moi aussi.
Elles se regardèrent enfin, partagées entre honte, culpabilité... et l'ombre confuse d'un plaisir interdit qu'elles n'osaient pas encore assumer pleinement.
— Et j'ai aimé... continua la jolie blonde, quand tu m'as embrassée.
Aline sentit son cœur se mettre à battre la chamade. Elle regarda sa compagne qui avait détourné ses yeux, les laissant fixés sur un point du sol. La gêne qui avait accompagné leurs attouchements forcés par les hommes commença à s'estomper, remplacée par une curiosité irrésistible. Elle se demanda ce que Laetitia ressentait, si elle aussi était submergée par cette étrange envie de prolonger ce qui venait de se passer, mais cette fois, par choix.
Sans un mot, elle approcha son visage de celui de sa compagne. Cette dernière leva les yeux, surprise, mais ne dit rien. Elle n'esquissa pas le moindre geste quand la jeune mariée posa ses lèvres sur les siennes, dans un baiser des plus chastes d'abord.
— Est-ce que je peux t'embrasser, à nouveau ? murmura Aline, sa voix douce mais ferme.
Laetitia hocha la tête, incapable de former des mots. Elle laissa néanmoins échapper un soupir d'extase quand la femme de son cousin plaqua sa bouche contre la sienne, dans un baiser qui n'avait rien de chaste cette fois-ci. Les lèvres d'Aline dévorèrent les siennes, furetèrent entre elles, puis sa langue s'enfonça dans sa bouche pour venir s'enrouler autour de la sienne. Leurs souffles s'accéléraient, leur excitation décollait en flèche et elles s'abandonnèrent toutes deux à ce premier baiser réellement désiré entre elles. Le fait que le visage de la jeune mariée fût encore tout recouvert de sperme ne sembla pas déranger la jolie blonde, et elle se surprit à être excitée par l'idée qu'Aline devait en même temps goûter sur sa langue la semence de Paul et de Bernard.
Ce fut la jeune mariée qui rompit le baiser, et elle se recula, les yeux brillants de malice.
— Laisse-moi te montrer ce que je veux, chuchota-t-elle, sa voix chaude et envoûtante.
Laetitia ferma les yeux, abandonnant toute résistance. Elle sentit les lèvres d'Aline se poser sur son cou, des baisers doux et lents qui la firent frissonner. Les mains de son amie continuèrent leur exploration, glissant sur sa peau nue. Chaque toucher était une promesse, une invitation à aller plus loin.
Puis elle prit un mamelon entre ses lèvres, le suçant doucement, sentant Laetitia gémir de plaisir en dessous d'elle.
Aline descendit plus bas, ses lèvres traçant un chemin le long du ventre de Laetitia. Elle s'arrêta juste au-dessus de son sexe, respirant l'odeur musquée qui s'en dégageait. Elle regarda son amie, cherchant une confirmation silencieuse. Celle-ci hocha la tête, ses yeux brillants de désir.
Aline plongea alors sa tête entre les belles cuisses ouvertes, sa langue explorant chaque pli de son sexe. Elle prit son temps, savourant chaque gémissement, chaque mouvement de Laetitia en dessous d'elle. Elle glissa un doigt à l'intérieur, sentant la jeune femme se contracter autour d'elle. Elle augmenta le rythme quand elle sentit qu'elle se rapprochait de l'orgasme.
— Oh... c'est bon, Aline, gémit Laetitia, ses mains se crispant dans les cheveux de son amante.
Aline continua, déterminée à la faire exploser de plaisir. Elle sentit son corps se tendre, ses muscles se contracter, et puis Laetitia cria sa jouissance, son corps secoué par des ondes de volupté. Aline resta là, la caressant doucement jusqu'à ce que ses tremblements s'apaisassent.
La belle blonde, encore essoufflée, attira son amie vers elle, l'embrassant tendrement.
— C'était... incroyable, murmura-t-elle, ses yeux brillants d'émotion.
Aline sourit, ses doigts caressant la joue de Laetitia.
— Ce n'est pas fini, dit-elle, une lueur espiègle dans ses yeux.
Elle se glissa au-dessus de son amante, leurs corps se touchant de manière lascive. Elle guida ensuite ses mains vers son propre sexe, l'encourageant à explorer. Laetitia n'hésita pas une seconde et elle glissa ses doigts entre les cuisses d'Aline, sentant son humidité.
— Touche-moi, murmura Aline, sa voix chargée de désir.
Laetitia obéit, ses doigts explorant le sexe de la jolie mariée avec une douceur maladroite mais sincère. Celle-ci gémit, ses hanches se soulevant légèrement pour aller à la rencontre des doigts qui la caressaient. Puis la belle blonde descendit à son tour jusqu'à être à la hauteur du sexe de sa compagne. Elle sentit d'abord son odeur, attirante, enivrante. Puis elle la goûta en passant sa langue sur ses lèvres : un goût épicé et musqué. Elle se mit à lécher les lèvres lentement, en passant de l'une à l'autre, puis remonta doucement jusqu'à son clitoris qu'elle aspira avec douceur.
Aline remua son bassin de plus belle en gémissant tandis que son amie suçotait son petit bouton, le faisait tournoyer avec sa langue. Ses gémissements se firent de plus en plus forts quand Laetitia glissa un doigt en elle, sans cesser de s'occuper de son délicieux bouton. Elle commença de petits va-et-vient et, en écoutant les râles de bonheur d'Aline s'intensifier, elle ajouta un deuxième, puis un troisième doigt, et se mit à la pénétrer de plus en plus frénétiquement. Ses caresses décuplèrent encore les cris d'extase de sa compagne et elle sentit sous sa main les coups de bassins de la belle devenir de plus en plus incontrôlés, signe d'un orgasme proche. Puis, la fente autour de ses doigts sembla se contracter et le corps d'Aline se cambra de plaisir et elle poussa un cri de bonheur et d'extase interminable. Il lui fallut un bon moment avant de reprendre ses esprits et d'attirer Laetitia à elle.
Les deux jeunes femmes s'embrassèrent un moment pour prolonger l'instant de volupté puis se laissèrent tomber sur le matelas, repues de jouissance.
La suite, Aline s'en souvenait vaguement, comme d'un rêve brumeux, chargé de sensations qu'on n'arrivait pas tout à fait à ordonner. Ce jour-là, après l'orgie dans la grange, elle avait quitté l'endroit en titubant légèrement, les jambes encore faibles, l'esprit engourdi. Dehors, Laetitia l'attendait en silence. Elle n'avait rien dit. Juste tendu la main, puis remis doucement en place un pan de sa jupe, essuyé du bout des doigts une trace au coin de sa bouche. Un geste tendre, pudique.
Le trajet du retour s'était fait sans un mot. Elle se souvenait avoir regardé fixement les phares défiler sur l'asphalte, comme si la route pouvait l'absorber tout entière. Laetitia avait gardé une main posée près de la sienne, sans insister, juste assez proche pour qu'elle sentît sa présence. Ça l'avait réconfortée, un peu. Ou du moins, l'avait empêchée de sombrer.
En arrivant devant la maison, elle avait hésité à sortir. Il lui semblait qu'en ouvrant cette portière, elle allait rentrer dans un mensonge, un autre monde, celui où tout devait continuer "comme si". Elle avait dit merci à Laetitia dans un souffle, sans la regarder vraiment. Elle ne savait même pas si elle l'avait entendue.
La maison dormait. Fred aussi. Tout était calme. Elle s'était glissée sous la douche, comme pour laver plus que son corps. L'eau chaude l'avait enveloppée, et elle avait pleuré, en silence, la tête appuyée contre le carrelage.
Mais ce n'était pas la honte qui l'écrasait. C'était la peur. La peur de ce qu'elle aurait pu perdre.
Quand elle était entrée dans la chambre, Fred dormait à poings fermés, une main posée sur sa moitié de lit comme s'il l'attendait encore. Elle l'avait regardé longtemps. Elle avait vu dans ce visage familier ce qu'elle avait failli laisser s'éloigner : son mari, le père de sa fille, celui qu'elle avait choisi. Et pour la première fois depuis longtemps, elle avait eu envie de revenir. Vraiment.
Elle s'était glissée près de lui et, instinctivement, il l'avait serrée contre elle dans son sommeil. Elle avait respiré son odeur, écouté le rythme régulier de sa respiration. C'était ça, son ancrage. C'était là qu'elle devait être.
Les jours qui suivirent, elle se força à reprendre le fil. Elle préparait les repas, riait avec sa fille, embrassait Fred avec une douceur nouvelle. Elle n'avait rien dit. Pas encore. Mais quelque chose en elle avait changé. Elle ne voulait plus s'abandonner comme dans cette grange. Pas parce qu'elle se jugeait, mais parce qu'elle savait maintenant ce qu'elle risquait à s'oublier ainsi.
Quelques jours après cette étrange soirée dans la grange, Aline reçut un message de Laetitia.
— On peut se voir ? C'est important.
Elles se retrouvèrent en fin d'après-midi, sur un petit parking à l'écart de la ville. Le soleil descendait lentement derrière les arbres. Laetitia l'attendait, adossée à sa voiture, son sac à main contre elle.
— Merci d'être venue.
Aline sentit une tension inhabituelle dans sa voix. Elle fronce légèrement les sourcils.
— Qu'est-ce qu'il y a ? Tu m'as fait peur...
Laetitia jeta un regard autour d'elles, puis ouvrit la portière de la voiture côté passager.
— Monte, on sera mieux.
Une fois installées dans l'habitacle silencieux, Laetitia posa les deux mains sur le volant, puis dit lentement, comme si elle pesait chaque mot :
— Il faut que tu arrêtes. De voir Étienne. Bernard. Tous ces types. Ça va mal finir, Aline.
Aline tourna lentement la tête vers elle.
— Tu crois que je peux juste claquer des doigts et m'en aller ? Bernard a une vidéo. Une vieille bande, tournée en super 8. Il s'en sert pour... me faire faire ce qu'il veut.
Laetitia hocha la tête.
— Je sais. C'est pour ça que je t'ai fait venir.
Elle fouilla dans son sac à main et en sortit une petite boîte en plastique noir, usée sur les coins.
— Tiens. C'est ça, non ?
Aline ouvrit de grands yeux.
— Quoi ?... C'est... c'est la bande ? Comment t'as... comment t'as eu ça ?
Laetitia fixa un instant ses mains posées sur ses genoux.
— Je suis allée le voir. Je lui ai demandé.
— Et il te l'a juste donnée ?
Un silence. Un souffle. Puis, Laetitia tourna doucement la tête vers elle, avec un sourire fragile.
— Pas tout à fait. Il m'a fait comprendre qu'il voulait... autre chose, en échange. Alors j'ai choisi. Je l'ai fait. Une seule fois. Et je suis partie avec ça.
Aline sentit sa gorge se nouer.
— Tu... t'as fait ça pour moi ?
Laetitia hocha lentement la tête.
— Parce que je sais ce que c'est, de se faire aspirer. De croire qu'on peut contrôler jusqu'à ce qu'un jour... on ne contrôle plus rien.
Elle inspira doucement, puis reprit, comme si une ancienne douleur lui remontait.
— Une fois, j'étais seule avec Étienne et un autre type qu'il avait ramené. Et avec lui son chien. Ils ont voulu"essayer un truc nouveau", qu'ils disaient. Je n'ai pas dit non. J'ai fait semblant de rire, de prendre ça à la légère. Et pendant qu'ils s'amusaient, j'étais juste... ailleurs. Comme si mon corps n'était plus à moi. Je me suis retrouvée, après, assise sur le sol de la salle de bain, en train de me frotter la peau comme si je pouvais effacer ce qu'ils avaient fait. C'est là que j'ai compris. Que ça ne s'arrêtait jamais tant qu'on ne disait pas stop.
Aline avait baissé les yeux. Elle se sentait soudain toute petite. Elle murmura, la voix tremblante :
— Je suis désolée...
Laetitia secoua doucement la tête.
— Tu n'as pas à l'être. Je ne te raconte pas ça pour que tu culpabilises. Je veux juste que tu comprennes que tu peux encore reculer. Que tu n'as pas besoin d'eux. T'as encore une chance.
Aline garda le silence. Le vent faisait danser les feuilles dehors. Elle regarda la boîte sur ses genoux, puis tendit la main et serra doucement les doigts de Laetitia.
— Tu m'as sauvée, tu sais. Je sais pas encore comment, mais... tu viens de me sauver.
Laetitia tourna lentement sa main pour entrelacer leurs doigts.
— C'est ce que font les amies. Ou les filles qui s'aiment un peu, même si elles n'osent pas se l'avouer.
Le silence les enveloppa. Pas gênant. Juste doux. Aline se pencha lentement vers elle, posa son front contre celui de Laetitia.
— T'es belle, murmura-t-elle. Pas juste de l'extérieur. Dedans aussi.
Laetitia ferma les yeux. Un sourire triste au bord des lèvres.
— Toi aussi, Aline. Même si t'as oublié comment le voir.
Puis, d'un geste calme, presque involontaire, elle posa ses lèvres sur celles de sa compagne. Celle-ci ferma un instant les yeux, accueillant ce contact avec une douceur presque fébrile.
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Photo de profil de alex59320
alex59320
11 juillet 2026 à 23:54
Bonsoir j'espère qu'il y aura une suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de Doc64
Doc64
22 décembre 2025 à 06:56
Les oncles vont-ils laisser tranquille dorénavant ? Je ne penses pas mais le souhaite-t-elle?
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Photo de profil de aime28
aime28
21 décembre 2025 à 14:08
La morale revient à la fin
Son mari et son enfant lors plus belle chose de la vie
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Photo de profil de severineser
severineser
21 décembre 2025 à 11:45
j ai adorée
j espere une suite
Soyez respectueux
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