Eau froide
Chapitre 1
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Couverture de Eau froide, par Louist
Couverture de Eau froide, par Louist
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Eau froide — Chapitre 1

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Louist
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Eau froide

Chapitre 1

Eau froide
Chapitre 1 : Le vernis du luxe
La poignée en acier brossé du mitigeur de la cuisine émit un grincement sourd lorsque Mark la repoussa brutalement vers le haut. L'eau s'arrêta net, laissant place au silence lourd de la pièce, à peine perturbé par le ronronnement lointain du réfrigérateur américain de dernière génération. Mark fixa le col-de-cygne du robinet chromé. Ses mains, encore humides, tremblaient légèrement sous le coup d'une colère froide, disproportionnée mais solidement ancrée dans sa poitrine depuis leur arrivée trois heures plus tôt.
— Pas d'eau chaude ! hurla-t-il à l'adresse du couloir, en secouant ses mains au-dessus de l'évier en inox pour souligner son propos. C'est une plaisanterie. Je n'en reviens pas. Putain de merde.
Il attrapa nerveusement une serviette en nid-d'abeilles anthracite qui pendait à la poignée en verre noir du four encastré. Il s'y essuya les doigts avec une vigueur inutile, frottant sa peau jusqu'à la faire rougir. Mark était un homme d'une trentaine d'années, bâti comme un athlète qui n'aurait pas quitté les salles de sport de la capitale, les épaules larges moulées dans un polo de coton stretch qui trahissait une assurance confinant à l'arrogance. Ses cheveux clairs, coupés court, et sa mâchoire carrée et mal rasée lui donnaient l'air d'un homme habitué à ce que les choses filent droit, selon ses propres règles.
Fred apparut dans l'encadrement de la cuisine ouverte. Il venait de traverser le vaste salon baigné par la lumière crue de ce début d'après-midi de juillet. Vêtu d'un short de bain pastel et d'une chemise en lin froissée entièrement ouverte, il contrastait singulièrement avec l'attitude rigide de son ami. Fred s'avança lentement, ses pieds nus glissant sans bruit sur le carrelage en travertin beige qui couvrait tout le rez-de-chaussée de la villa.
— Il n'y a pas d'eau chaude à l'étage non plus, annonça Fred d'une voix traînante, presque détachée. J'ai testé le lavabo de la chambre d'amis, la douche italienne de la suite principale... Rien. Que de la flotte glacée dans les deux salles de bains.
Il s'appuya contre le retour du comptoir en granit noir du Zimbabwe, croisant les bras sur sa poitrine fine. C'était un meuble massif, froid, poli comme un miroir, qui trônait au centre de cette cuisine d'architecte où tout semblait conçu pour impressionner plutôt que pour être habité. Fred secoua la tête, un sourire ironique au coin des lèvres.
— Cette maison de vacances était pourtant hyper bien notée sur la plateforme, poursuivit-il en observant le plafond cathédrale de la pièce. Cinq étoiles partout. Les commentaires parlaient d'un "havre de paix haut de gamme", d'un "service irréprochable".
Mark jeta la serviette sur le comptoir en granit d'un geste sec. Le tissu retomba dans un pli informe à côté d'un panier de fruits factices.
— Ouais, et puis j'arrive ici, et les problèmes m'accompagnent, cracha Mark en arpentant la pièce comme un lion en cage. Quelle chance, putain. À chaque fois que j'organise un truc, il faut qu'un détail foire. On paie un prix indécent pour cette baraque isolée au milieu de nulle part, et on se retrouve à vivre comme des trappeurs.
La villa, baptisée Les Roches Bleues, était une construction contemporaine d'inspiration californienne, ancrée à flanc de colline. De grandes baies vitrées offraient une vue plongeante sur une pinède desséchée par le soleil et, plus bas, sur l'éclat azur d'une piscine à débordement qui semblait suspendue au-dessus du vide. Tout y transpirait l'argent et le minimalisme : des murs blancs immaculés, des meubles bas en chêne sablé, et un éclairage domotique dont ils n'avaient pas encore compris toutes les subtilités. Mais derrière ce décor de catalogue pour milliardaires, les tuyaux restaient désespérément muets.
— Le reste de l'équipe sera là d'ici deux jours, rappela Fred en tapotant le granit du bout des doigts. Les filles, Alex, son frère... Ça fait huit personnes au total. Ils ont fait huit heures de route pour venir faire la fête. Et crois-moi, après la route, ils voudront de l'eau chaude.
— Ouais, merci Einstein, grommela Mark en s'arrêtant net au milieu de la cuisine. Tu crois que je n'y ai pas pensé ? Tu penses que j'ai envie de voir Julie hurler parce qu'elle ne peut pas se laver les cheveux après la plage ?
Il passa une main frustrée dans ses cheveux, détruisant la coiffure impeccable qu'il arborait au départ de Paris.
— Qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Fred, imperturbable face à l'accès de colère de son pote. On a un numéro d'urgence sur le livret d'accueil.
— Je vais appeler l'agence immobilière, celle qui gère la conciergerie de luxe de cette baraque. Asset Realty, ou je ne sais pas quoi. Je vais leur dire ma façon de penser et leur exiger qu'ils envoient leur plombier ici tout de suite. Pas demain, pas ce soir. Maintenant.
— Bonne idée.
Fred se détacha du comptoir et fit quelques pas vers l'îlot central où Mark avait posé ses clés et son smartphone. D'un geste fluide, il attrapa l'appareil et le lança à travers l'espace de la cuisine. Mark le rattrapa au vol, d'un réflexe aiguisé.
— Ok, occupe-toi de ça, dit Fred en se dirigeant vers la grande baie vitrée qui menait à la terrasse. Moi, je vais m'occuper de mes propres tâches. Les courses, le ravitaillement, et surtout l'alcool. On va avoir besoin de beaucoup de gin si on doit se doucher à l'eau bénite tout le week-end. Adios, muchacho.
Il lui adressa un salut désinvolte, deux doigts pointés vers la tempe, avant de glisser la baie vitrée qui s'ouvrit dans un bruissement de joints de caoutchouc étanches. L'air brûlant du dehors s'engouffra un court instant dans la cuisine climatisée, apportant avec lui des effluves de résine de pin et de chlore, avant que Fred ne referme la vitre derrière lui. Mark se retrouva seul avec son téléphone entre les mains, le regard fixé sur l'écran noir.
Chapitre 2 : La diplomatie du béton
L'attente fut une épreuve pour les nerfs de Mark. Il avait passé les quarante-cinq premières minutes à hurler au téléphone, d'abord contre un répondeur automatique, puis contre une réceptionniste de l'agence Asset Realty dont la voix hautaine et professorale n'avait fait qu'attiser son incendie intérieur. Il avait menacé de poursuites, parlé de rupture de contrat, exigé le remboursement intégral du séjour, évoqué son avocat, avant qu'on ne lui promette, d'un ton las, « le passage imminent d'un agent de maintenance ».
Une heure plus tard, le carillon électronique de la villa retentit. C'était un son cristallin, presque mélodieux, qui trancha la lourdeur de l'après-midi.
Mark traversa le salon à grandes enjambées, traversant les ombres géométriques projetées par les brise-soleil extérieurs. Il ouvrit la lourde porte d'entrée en bois de teck massif avec une brusquerie calculée, prêt à en découdre avec un artisan en bleu de travail qu'il comptait bien rudoyer pour le principe.
Sur le parvis en béton ciré, sous la chaleur écrasante de seize heures, se tenait une femme.
— Bonjour, je m'appelle Charlene. Je travaille pour Asset Realty. On m'a signalé un problème d'entretien urgent chez vous.
Mark resta un instant interdit, la main contractée sur la poignée de la porte. La silhouette qui lui faisait face n'avait rien du technicien bourru qu'il s'était complu à imaginer. Charlene était une femme d'une trentaine d'années, d'une élégance stricte et corporative qui jurait avec le cadre estival de la colline. Elle portait un tailleur-jupe anthracite dont le tissu lourd semblait défier la canicule, associé à une veste ajustée qui soulignait la finesse de sa taille. Ses cheveux foncés, d'un noir d'encre, étaient tirés en une queue-de-cheval haute et stricte, ne laissant échapper aucune mèche rebelle. Sa peau, intensément bronzée, témoignait d'une vie passée sous ce climat méditerranéen, contrastant avec le blanc cassé de son chemisier léger dont les premiers boutons étaient prudemment fermés.
Mark la jaugea des pieds à la tête, son regard s'attardant un quart de seconde sur les jambes galbées de la jeune femme, mises en valeur par des escarpins noirs à talons moyens, peu adaptés aux graviers de l'allée.
— Entrez, dit Mark en s'effaçant, sa voix reprenant immédiatement son timbre sec et autoritaire. Je ne m'attendais pas à voir quelqu'un comme vous. Je m'attendais à voir un gros plombier prêt à travailler, pas une commerciale.
Charlene franchit le seuil, apportant avec elle un parfum discret de jasmin et de cuir fin. Elle lui adressa un sourire neutre, un sourire de façade, calibré par des années de gestion de clientèle fortunée et exigeante.
— Oui, désolée de vous décevoir, Monsieur... Mark, c'est bien cela ? Mais c'est… c'est mon travail. L'agence gère les urgences en premier lieu par son personnel de direction pour évaluer la nature des sinistres.
— Vous avez une clé à molette cachée dans cette veste ? demanda-t-il, une moue sarcastique déformant ses lèvres alors qu'il refermait la porte de teck.
Charlene ne releva pas l'ironie. Elle posa son sac à main en cuir sur le bord de l'îlot central et se dirigea directement vers l'évier de la cuisine, ses talons claquant sèchement sur le travertin. D'un geste sûr, elle souleva le levier du mitigeur. L'eau jaillit instantanément en un jet dru et régulier, éclaboussant le fond de la cuve en inox.
— On dirait que vous avez de l'eau, dit-elle en se tournant vers lui, les mains posées sur le rebord du plan de travail.
— Ce n'est pas le problème, s'énerva Mark, faisant deux pas vers elle pour occuper l'espace. Je ne me suis pas bien fait comprendre au téléphone ? Le débit est là. C'est la température qui pose un problème.
— Ce n'est pas moi que vous avez eu en ligne, répondit-elle calmement, en croisant ses mains devant sa jupe. J'étais sur un autre site. Je n'ai eu que des informations de seconde main de la part de notre standardiste.
— Le problème, Charlene, dit-il en insistant lourdement sur son prénom, en appuyant chaque syllabe pour marquer sa supériorité, c'est que je n'ai pas d'eau chaude. Pas une goutte. Ouvrez à nouveau ce robinet et constatez par vous-même au lieu de me regarder comme si je perdais mon temps.
La jeune femme garda son masque d'impassibilité professionnelle, bien que ses yeux sombres se fussent légèrement rétrécis. Elle se retourna, souleva à nouveau le levier métallique. L'eau jaillit. Elle fit passer le mitigeur complètement à droite, sur le repère bleu, puis le poussa lentement vers la gauche, à fond, sur le repère rouge. Elle laissa couler le liquide pendant de longues secondes. L'air de la cuisine resta désespérément frais ; aucune buée ne monta de la cuve. Elle avança une main fine, dont les ongles étaient coupés court et vernis d'un ton nude discret, et passa ses doigts sous le jet.
— Ok, pas d'eau chaude. Comme vous l'avez dit, admit-elle en coupant le robinet.
— Quoi, vous pensiez que je mentais ? s'emporta Mark, les bras grands ouverts. Mais enfin ! Je ne me amuse pas à appeler des agences immobilières pour le plaisir de voir quelqu'un débarquer chez moi. Je veux juste avoir de l'eau chaude. C'est le strict minimum pour une villa à ce tarif.
Charlene prit une profonde inspiration, faisant gonfler discrètement sa poitrine sous le chemisier. Elle semblait chercher ses mots pour désamorcer la situation sans céder de terrain.
— Vous avez une serviette ? demanda-t-elle.
Il lui désigna d'un coup de menton la serviette humide que Fred et lui avaient laissée sur le granit. Charlene la prit, s'essuya les mains avec des gestes lents, méthodiques, pour gagner du temps.
— Je suis désolée que cela se produise, commença-t-elle d'une voix plus douce, mais je…
Il l'interrompit sans ménagement, posant ses deux paumes à plat sur le granit froid, juste en face d'elle, l'obligeant à soutenir son regard.
— Arrêtez. Arrêtez vos formules de politesse apprises en école de commerce. Vous comprenez à quel point je suis frustré ? Et là, vous arrivez ici comme si vous vous en fichiez. Vous êtes totalement désinvolte. Je dépense une somme astronomique pour louer cet endroit pour la saison. J'ai certaines attentes. Surtout à ce prix-là. On parle de plusieurs milliers d'euros la semaine, Charlene.
— Je suis désolée. Je ne voulais pas vous donner cette impression.
Elle fléchit légèrement les genoux pour raccrocher proprement la serviette à la poignée du four, un mouvement qui tendit le tissu de sa jupe tailleur sur la courbe de ses hanches et de ses cuisses. C'était un geste purement machinal, mais qui n'échappa pas à Mark. Son regard descendit le long de sa cambrure avant de remonter vers son visage.
Charlene se redressa et lui répondit en conservant sa franchise, abandonnant un peu de son ton commercial pour une posture plus terre-à-terre.
— Je comprends parfaitement votre frustration, Mark. Mais je suis moi aussi dans une situation délicate.
— Comment ça ? demanda Mark avec humeur, bien que le ton de la jeune femme eût légèrement fait baisser sa garde. Qu'est-ce qu'il y a de délicat à appeler un technicien ?
Chapitre 3 : L'impasse du calendrier
Charlene s'appuya à son tour contre l'îlot de la cuisine, rompant la distance formelle qu'elle avait maintenue jusqu'ici.
— Comme vous le savez, ce week-end est un week-end férié, expliqua-t-elle en croisant les chevilles. Nous sommes au début du grand chassé-croisé de l'été. Tous les artisans de la région sont débordés ou en congé. Je ne peux pas faire venir un plombier qualifié tout de suite. Pas avant…
Mark leva les deux mains devant lui pour lui couper la parole, un rire incrédule et amer au fond de la gorge.
— Vous voulez dire que vous, votre entreprise, une agence immobilière qui se vante de gérer des propriétés de prestige, n'avez pas de service de plombier d'urgence ? Quelqu'un sous contrat ? Un vrai professionnel expérimenté disponible H24 ? dit-il, exaspéré. Mais dans quoi est-ce que je me suis fourré ? C'est de l'amateurisme.
— Comme je vous le disais, reprit Charlene en s'efforçant de garder un calme olympien face à l'arrogance de son interlocuteur, je peux faire venir un plombier. Notre entreprise dispose de partenaires. Mais ce ne sera pas avant lundi, au plus tôt. C'est l'affaire de quelques jours, le temps que le week-end prolongé se termine...
— On est jeudi aujourd'hui !
Il se mit à compter théâtralement sur ses doigts, les agitant sous ses yeux.
— Je vais devoir attendre le reste de la journée de jeudi, puis tout le vendredi, le samedi, le dimanche, et enfin, avec un peu de chance, lundi, je pourrai peut-être avoir de l'eau chaude… s'il n'y a pas de contretemps ! Si le mec ne se pointe pas avec trois heures de retard ou s'il a la bonne pièce dans son camion ! Vous réalisez l'absurdité de la situation ?
— Oui, c'est exact. Le week-end est férié, répéta-t-elle, sa voix se teintant d'une pointe de lassitude. Elle lui adressa à nouveau ce sourire neutre, presque robotique. Je n'ai rien d'autre à vous proposer dans le cadre des procédures standard de l'agence.
— Et vous n'avez pas de plombier de garde en cas d'urgence !
Mark se détourna d'elle, marchant vers la grande baie vitrée. Il posa son front contre la vitre fraîche, tentant de reprendre ses esprits, avant de se retourner brusquement vers elle, les poings enfoncés dans les poches de son short.
Charlene haussa légèrement les sourcils, laissant apparaître une fine ride d'anxiété sur son front impeccable. Elle détacha ses mains de ses hanches.
— Vous voyez, Mark — c'est bien Mark, n'est-ce pas ? — le contrat de service que nous avons avec la société de plomberie couvre les urgences absolues. C'est-à-dire les tuyaux cassés, les ruptures de canalisation, les inondations… des problèmes qui peuvent détruire immédiatement les biens de la propriété ou menacer la structure de la villa. Mais pas… une absence d'eau chaude sanitaire.
Il se frappa le front avec la paume de la main, feignant l'incrédulité la plus totale.
— Vous ne pensez pas qu'il s'agit d'une urgence ?! Huit personnes sans douche pendant quatre jours, pour vous, c'est un détail de confort ?
— J'ai déjà passé un week-end complet sans eau chaude personnelle, répondit-elle sur un ton plus intime, presque provocateur. Même quand le temps n'était pas terrible, en plein mois d'avril. Et j'ai survécu. Ici, il fait plus de trente-cinq degrés dehors. Il fait bon à présent. Une douche fraîche n'est pas la fin du monde.
Elle se détourna de lui et fit quelques pas vers les fenêtres, lui tournant le dos. Dehors, l'eau parfaitement calme de la piscine reflétait la lumière crue du soleil déclinant, créant des ondulations lumineuses sur le plafond de plâtre de la pièce.
Mark, resté en arrière, ne put s'empêcher de détailler sa silhouette. La veste de costume tombait droit, mais lorsque Charlene croisa les bras, le tissu de sa mini-jupe se tendit, révélant la rondeur harmonieuse de ses fesses et la ligne parfaite de ses longues jambes bronzées, rehaussées par ses escarpins. Malgré cette vue soudainement tentante, qui fit naître une impulsion différente dans son esprit, Mark s'efforça de maintenir sa posture de client outragé. Il ne voulait pas lâcher le morceau si facilement.
— Ce problème d'eau ne ruinera peut-être pas la structure de la baraque, Charlene, mais avec suffisamment d'avis négatifs en ligne, des commentaires détaillés et incendiaires sur toutes les plateformes de réservation, votre agence immobilière Asset Realty va se faire une sacrée mauvaise réputation, la menaça-t-il d'une voix basse, presque venimeuse. Je m'en chargerai personnellement. J'ai un certain réseau.
Charlene se retourna lentement. Ses yeux fixèrent ceux de Mark avec une intensité nouvelle. La tension dans la pièce venait de changer de nature.
— Si vous voulez vraiment que le problème soit résolu immédiatement… commença-t-elle en laissant sa phrase en suspens.
— Ah ! Il y a donc bien un moyen ! l'interrompit-il avec un sourire triomphant. Vous voyez quand vous voulez.
— … vous pouvez choisir de payer l'intervention de votre poche, finit-elle par dire, brisant son élan. Le coût d'un dépannage un jour férié par un artisan indépendant comprendrait le forfait de déplacement d'urgence, le salaire horaire majoré, plus les heures supplémentaires et les indemnités de congés payés. Cela reviendrait à tripler, voire quadrupler le coût normal. En attendant lundi, le coût serait entièrement pris en charge par le propriétaire. À vous de voir si votre confort vaut plusieurs centaines d'euros.
Mark serra les dents. L'argument fit mouche, mais il refusa de s'avouer vaincu.
— Je vais donc me retrouver avec de l'eau froide et un groupe de personnes en colère à leur arrivée, tout ça parce que vous refusez d'assumer vos responsabilités, dit-il en s'approchant d'elle, le ton menaçant.
— Encore plus de gens ? demanda-t-elle, un sourcil levé.
— Oui. Et ils pourront tous se plaindre d'Asset Realty sur Internet. On va vous pourrir votre saison. Au fait, qui est votre patron ? Je voudrais lui parler. Tout de suite. Donnez-moi son numéro direct.
Chapitre 4 : La dérive des rôles
Charlene resta immobile au centre de la cuisine, les épaules droites, maintenant une posture rigide malgré la pression que Mark tentait d'exercer sur elle. Son regard quitta un instant les yeux de l'homme pour errer vers la grande baie vitrée, vérifiant la solitude des lieux.
— Eh bien, les vacances… commença-t-elle d'une voix qui avait perdu sa sécheresse administrative pour une intonation plus feutrée, presque hésitante. Mon directeur est injoignable à cette heure. Il est en déplacement à l'étranger.
— Je m'en fous, je veux parler à celui qui se soucie vraiment des avis de cette agence, insista Mark en faisant un pas de plus vers elle, réduisant l'espace vital qui les séparait. Il ne restait plus qu'un mètre entre eux. Il sera le seul qui résoudra mon problème sans que cela me coûte un centime de plus. Je ne bougerai pas d'ici tant que je n'aurai pas une solution gratuite et immédiate.
— Mais ce sont les vacances, et je suis là pour, vous savez, régler les problèmes… dit-elle soudain d'un ton plus bas, presque enjôleur, ses yeux ancrés dans les siens avec une lueur étrange, indéfinissable.
— Vous ne réglez rien du tout ! Absolument rien ! s'emporta Mark, dérouté par ce changement de ton mais refusant de désarmer. Vous êtes là à me réciter votre règlement intérieur. Vous vous en fichez complètement de ma situation.
Charlene leva lentement un doigt, un geste qui se voulait apaisant mais qui possédait une charge d'autorité surprenante.
— Vous vous trompez, Mark. Je m'en soucie. Plus que vous ne le pensez. Je veux résoudre ce problème. Votre... urgence.
— Ne levez pas le doigt comme ça avec moi, répliqua-t-il, bien que sa voix eût perdu un peu de sa superbe. Je ne suis pas un gamin qu'on réprimande. Je suis un client qui paie, je vous le rappelle.
Charlene fit un pas en avant. L'odeur de son parfum de jasmin enveloppa Mark. D'un mouvement fluide et audacieux, elle posa l'index sur les lèvres de l'homme, coupant net sa réplique. Ses doigts étaient frais, sa peau douce. Mark se figea, les yeux écarquillés par la surprise de ce contact physique totalement proscrit par les règles de la diplomatie commerciale.
— Y a-t-il quelqu'un d'autre ici en ce moment ? murmura-t-elle, sa voix glissant vers un registre plus grave, presque rauque. Êtes-vous… sommes-nous seuls dans cette villa ?
Mark mit une seconde à digérer la question. Le silence de la maison sembla soudain plus lourd, plus intime.
— Il n'y a personne ici pour le moment, répondit-il, sa voix descendant d'un octave, perdant son agressivité pour une hésitation palpable. Fred est parti faire les courses en ville. Mais ils seront là d'ici quelques heures, les autres... peut-être même plus tôt si le trafic est fluide.
Ses sourcils se froncèrent à nouveau, exprimant à la fois un reste de colère et une profonde confusion face au comportement de la jeune femme.
— Existe-t-il une solution pour l'eau chaude, oui ou non ? demanda-t-il, tentant de se raccrocher au fil initial de leur conversation.
— Puisqu'il n'y a personne d'autre ici… reprit Charlene en laissant errer son regard sur le torse de Mark, j'ai une autre option à vous proposer.
Elle fit une courte pause, laissant planer son commentaire dans l'air frais de la cuisine. Le contraste entre sa tenue de bureau stricte et l'allusion implicite qui flottait désormais entre eux créait une électricité soudaine, presque étouffante.
— Je suis sûre que cela résoudra tous les problèmes. Et que vous oublierez cette histoire de plomberie, ajouta-t-elle.
— Alors laissez-moi attraper mon téléphone afin que vous puissiez appeler votre direction ou ce technicien... dit Mark, faisant un mouvement de recul vers le comptoir pour rompre le charme.
Cette fois, elle l'interrompit en posant sa main directement sur son avant-bras. Ses doigts enserrèrent le muscle ferme de l'homme avec une assurance surprenante.
— Je veux vous rendre heureux, Mark, dit-elle en le fixant intensément. C'est aussi cela, le service de luxe.
— Mais…
— Je suis presque sûre qu'il y a un moyen… Non, je suis certaine qu'il y a un moyen de trouver un compromis qui nous convienne à tous les deux.
Mark s'interrompit net lorsque Charlene posa son autre main sur son épaule. Elle fit glisser ses doigts lentement le long de son bras, descendant jusqu'à la taille de son jean. Ses mouvements étaient délibérés, dénués de toute hésitation. Ses ongles effleurèrent le tissu denim avant qu'elle ne glisse ses doigts sous la boucle en cuir de sa ceinture. Elle tira fermement vers elle, obligeant Mark à faire un pas en avant, collant presque son bassin contre le sien.
— Qu'est-ce que… bafouilla Mark, le souffle court, sa colère s'évaporant instantanément pour céder la place à une tension purement charnelle.
Charlene, sans quitter ses yeux des siens, porta ses mains aux boutons de sa veste de costume. Elle les défit un par un avec une lenteur calculée. Elle écarta les pans du tissu anthracite. En dessous, elle ne portait pas le chemisier complet qu'il avait imaginé, mais un débardeur de soie fine à motifs de fleurs, extrêmement léger, presque transparent sous la lumière crue de la cuisine.
— Je peux vous offrir des services très spéciaux, Mark. Des services qui ne sont pas mentionnés dans le contrat de location, dit-elle d'une voix suave, un léger sourire étirant ses lèvres pour la première fois.
Chapitre 5 : Le compromis de la chair
Mark baissa les yeux. Sous le tissu de soie fine du débardeur, les tétons de Charlene étaient nettement dressés, pointant avec insolence à travers la matière fluide. L'air conditionné de la villa ou la tension de la situation en étaient la cause évidente.
D'un geste provocateur, elle fit glisser la veste de ses épaules, la laissant tomber sur le sol de travertin dans un froissement discret. Elle écarta les bras, attirant toute l'attention de l'homme sur sa poitrine. Ses seins, libérés de la contrainte de la veste, se dessinaient parfaitement. Les aréoles, sombres et petites sur sa peau bronzée, couronnaient magnifiquement une poitrine ferme qui se soulevait au rythme de sa respiration accélérée.
Alors que Mark restait abasourdi, cloué sur place par ce revirement de situation, Charlene attrapa de nouveau les passants de son jean. Elle l'attira encore plus près d'elle avec la boucle de sa ceinture, frottant un court instant son bassin contre le sien, lui faisant ressentir la rigidité qui commençait déjà à poindre sous son short. Puis elle le lâcha brusquement, savourant l'effet produit.
Ses mains glissèrent ensuite sur son propre corps. Elle remonta ses doigts le long de ses côtes, puis pressa ses seins l'un contre l'autre, accentuant leur décolleté sous le débardeur à fleurs. Elle les souleva légèrement entre ses paumes, comme s'ils étaient des objets précieux qu'elle offrait en négociation.
— Vous pouvez garder un secret, Mark ? demanda-t-elle dans un murmure sensuel, penchant légèrement la tête sur le côté.
— Je… je peux, oui, répondit-il d'une voix hésitante, sa superbe habituelle totalement balayée par le désir soudain qui lui nouait la gorge.
— Alors réglons ce problème d'entretien en secret. Maintenant.
Charlene s'interrompit et, d'un mouvement fluide, s'agenouilla sur le carrelage frais de la cuisine, juste devant lui. Ses yeux sombres levés vers lui possédaient une lueur de défi. Ses mains agiles se portèrent immédiatement sur la taille du jean de Mark. Elle défit la boucle de sa ceinture, laissant le cuir claquer contre le tissu et la boucle métallique cliqueter dans le silence de la pièce.
Elle déboutonna le haut du pantalon et baissa lentement la fermeture éclair, un bruit de dents de métal qui résonna étrangement dans la grande cuisine vide. Elle glissa ses mains fines à l'intérieur de son caleçon de coton, ses doigts chauds trouvant immédiatement son sexe déjà gonflé, tendu par l'excitation. Le gland étroit et rougi pointait déjà hors du tissu.
Le visage de Charlene s'illumina à cette vue. Ses sourcils se levèrent légèrement, et ses yeux brillaient d'une joie non dissimulée, une gourmandise qui trancha avec la froideur administrative dont elle faisait preuve quelques minutes plus tôt. Avant de poursuivre, elle porta ses mains à sa nuque et défit l'élastique qui retenait ses cheveux en queue-de-cheval. Sa longue chevelure brune se répandit en cascades sur ses épaules et sur le tissu de son débardeur, lui donnant un air sauvage, libéré.
Elle pinça ses lèvres peintes d'un rouge discret et déposa un doux baiser, humide et brûlant, sur le bout de son sexe tendu. Puis elle leva les yeux vers lui, maintenant le contact visuel.
— Un bon compromis ? murmura-t-elle, ses paroles étant presque inaudibles, étouffées par la proximité de leurs corps.
Mark ne répondit pas par des mots. Le désir l'avait submergé, effaçant toute trace de sa frustration initiale. Il avança une main nerveuse, attrapa le sommet de sa tête, ses doigts se prenant dans la masse de ses cheveux sombres, et la tira fermement vers lui.
Charlene ouvrit grand la bouche et prit son gros pénis à pleine gorge. Elle ferma les yeux tandis qu'elle commençait à se balancer d'avant en arrière sur sa verge, guidée par la main de Mark qui imposait un rythme de plus en plus soutenu. Le contraste entre la fraîcheur de la pièce et la chaleur moite de sa bouche arracha un premier soupir de soulagement à l'homme.
Elle gémit doucement, émettant un grognement sourd malgré sa bouche obstruée par la rigidité de l'homme. Ses mains, restées libres, agrippèrent les cuisses musclées de Mark, ses ongles s'enfonçant légèrement dans sa peau pour s'ancrer au sol.
Bientôt, la pression devenant trop forte, elle se retira lentement pour reprendre son souffle, un fil de salive brillant reliant ses lèvres au gland de Mark. Elle utilisa sa main droite pour le caresser rapidement, d'un mouvement de va-et-vient régulier, lubrifiant la peau tendue.
— Vous aimez ça ? demanda-t-elle à nouveau doucement, la voix soufflée, en le regardant d'en bas.
— C'est bon… tellement bon, parvint à articuler Mark, les mains crispées sur le rebord du comptoir en granit pour ne pas fléchir les genoux.
Elle embrassa à nouveau le gland, y attardant sa langue avec une familiarité surprenante, comme s'il s'agissait d'un vieil ami retrouvé. Elle le soignait de ses lèvres, alternant les succions rapides et les caresses circulaires avec la pointe de sa langue. En même temps, de sa main gauche, elle massait ses propres seins à travers la soie fine, pinçant ses tétons dressés pour entretenir son propre plaisir.
Toute à son plaisir de donner du plaisir, ou peut-être guidée par une faim trop longtemps contenue, elle accentua ses mouvements. Ses mains, largement écartées, montaient désormais le long du corps de Mark, ses ongles longs glissant sur ses abdominaux tendus, provoquant des frissons involontaires chez le jeune homme. Elle concentra finalement ses deux mains à la base de sa queue, enserrant les bourses avec une fermeté calculée.
Elle retira de nouveau sa bouche et se mit à le caresser fort et rapidement, utilisant ses deux mains superposées. Ses yeux admirait ouvertement la taille du sexe masculin, détaillant les veines épaisses qui le parcouraient sur toute sa longueur comme des cordages sous la peau tendue. Un rapide sourire, presque prédateur, traversa ses lèvres. Mark vit ses yeux briller sous la lumière qui déclinait dans la pièce.
D'un mouvement brusque, elle plongea à nouveau, suçant son pénis avec une ferveur renouvelée, tournant la tête d'un côté et de l'autre, comme si elle voulait embrasser à pleine bouche cette rigidité palpitante qui menaçait de la submerger.
Puis, elle se retira une nouvelle fois, s'asseyant sur ses talons, la poitrine haletante, ses joues colorées par l'effort et l'excitation. Elle passa une main sur son front pour écarter une mèche de cheveux humides.
— Hé, euh… Mark, croyez-moi, je ne suis pas comme ça d'habitude, dit-elle en émettant un petit rire embarrassé, une pointe de vulnérabilité perçant sous son audace. Mais vous savez… ça fait vraiment très longtemps pour moi. De longues heures de travail à l'agence, la pression des clients, et aucune relation stable. C'est dur, la solitude ici, alors…
— Alors quoi ? dit Mark calmement, reprenant un peu de son assurance face à l'aveu de la jeune femme. Son ton était redevenu direct, presque directif. Je ne peux pas deviner ce que vous me demandez, Charlene. Vous devez être plus explicite si vous voulez que je vous aide.
Il croisa les bras sur sa poitrine, bien que son pantalon fût toujours baissé sur ses cuisses, observant la négociatrice à ses pieds avec un mélange de détachement et de désir féroce.
— Vous avez un… Je ne vois généralement pas ce genre de… ou plutôt je n'en ai pas vu récemment… touché… une bite aussi belle et massive que la vôtre, avoua-t-elle, les yeux fixés sur l'objet de son attention. Est-ce que vous voulez bien…
— Être le plombier dont vous avez besoin pour déboucher tout ça ? Mark sourit, un sourire carnassier.
Les joues brunes de Charlene rougirent instantanément, un afflux de sang qui trahit son trouble. Elle couvrit sa bouche de sa main, embarrassée de manière espiègle, un geste de jeune fille qui jurait délicieusement avec sa posture précédente.
Chapitre 6 : La chambre des comptes
Mark ne la laissa pas répondre. Il lui prit le poignet, l'aida à se relever d'un geste ferme, sans ménagement. Charlene se laissa faire, ses jambes semblant un peu tremblantes sur ses escarpins. Elle le conduisit sans un mot à travers le salon, s'enfonçant vers la partie nuit de la villa.
Quand ils arrivèrent dans la chambre principale, l'ambiance changea. La pièce était vaste, dominée par un lit king-size habillé de draps de lin blanc immaculé. Les stores extérieurs étaient à demi baissés, plongeant l'espace dans une pénombre salvatrice, striée de bandes de lumière dorée. Au cours de leur trajet, la veste de Charlene était restée sur le carrelage de la cuisine, et sa jupe tailleur était désormais dézippée, flottant lâchement sur ses hanches, menaçant de tomber à chaque pas.
Mark, quant à lui, avait jeté son short. Il ne portait plus que sa chemise cabana ouverte, flottant au gré de ses mouvements. Son érection, massive et pulsante, vacillait d'un côté à l'autre à chacun de ses pas, dictant le tempo de leur marche.
Charlene se retourna vers lui une fois près du lit. Elle tendit une main vers lui, ses doigts tremblant légèrement.
— Ne me faites pas attendre, Mark, murmura-t-elle, l'urgence ayant définitivement changé de camp.
Mark s'approcha d'elle. Ses doigts, rendus calleux par ses séances de musculation, attrapèrent les hanches de la jeune femme. Il glissa ses mains sous le tissu lâche de la jupe, trouvant une culotte de dentelle noire fine. Sans chercher à la détacher proprement, il y enfonça ses doigts et tira d'un coup sec. Le tissu craqua, se déchirant sur le côté.
Ce simple geste de possession brute arracha un gémissement profond et rauque à Charlene, qui cambra immédiatement le bassin vers lui.
— J'ai tellement envie de toi... souffla-t-elle.
Mark attrapa le morceau de dentelle noire et, d'un geste machinal, le glissa dans la poche avant de sa chemise ouverte, comme un trophée de guerre. Il caressa sa propre bite de sa main droite, se chargeant de suc de lubricité, puis la frappa à plusieurs reprises contre la chatte impatiente de Charlene, dont les lèvres charnues étaient déjà luisantes d'une humidité naturelle.
La jeune femme tendit ses petites mains et ses longs doigts fins vers lui. Elle attrapa ses avant-bras musclés avec la force du désespoir et le tira vers elle, s'allongeant à demi sur le bord du matelas.
Mark n'était pas du genre à faire traîner les choses ni à s'embarrasser de préliminaires superflus lorsque le désir l'animait. D'un mouvement sec, il cala ses cuisses entre les siennes et s'enfonça d'un coup net et profond dans sa chatte juteuse.
La pénétration fut si subite et totale qu'elle fit cambrer le dos de Charlene. Elle grimaça, ses yeux se fermant sous l'intensité de la sensation, paraissant un court instant au bord des larmes tant l'invasion était complète. Mark ne lui offrit pas de coups de reins doux et agréables pour lui laisser le temps de s'habituer. Il commença immédiatement à la baiser violemment et rapidement, imprimant un rythme saccadé qui fit grincer les suspensions du lit de luxe.
— C'est bien de ça dont tu avais besoin, hein ? grogna-t-il à son oreille, son souffle chaud brûlant sa peau. C'est ça que tu cherchais en venant ici ?
Charlene ne pouvait plus articuler de mots clairs. Elle gémit et grogna sous lui, ses ongles s'enfonçant profondément dans le dos de sa chemise. Elle se mit à hurler et à crier sauvagement à chaque fois qu'il la pénétrait au plus profond, perdant toute la retenue qui caractérisait son métier. Sa tête se tordait d'un côté et de l'autre sur le matelas, et dans un réflexe pour étouffer ses propres cris, elle se mit à mordre son index, les lèvres pincées sur sa propre chair.
Malgré la violence de l'assaut, elle fit tourner sa main libre vers son entrejambe, trouvant son clitoris gonflé, y frottant ses doigts avec frénésie pour ajouter encore plus de plaisir à l'expérience, accélérant sa propre montée vers l'orgasme.
Chapitre 7 : L'art du dépannage
Sentant la fin approcher mais voulant marquer son empreinte, Mark se retira brusquement, provoquant un cri de déception chez la jeune femme. Il la saisit par les hanches et la retourna sans ménagement sur le lit.
— Je veux voir ce cul, ordonna-t-il d'une voix sans réplique.
Charlene obéit instantanément, guidée par une soumission au plaisir qui la dépassait. Elle se mit à quatre pattes sur les draps froissés, enfonçant ses coudes dans l'oreiller. Elle poussa son cul rond et ferme vers le haut, remuant ses hanches dans une invitation silencieuse mais explicite. Mark observa un instant les lignes de son corps, ce dos cambré à l'extrême et la peau bronzée de ses fesses qui contrastait avec la blancheur du lit. Avant d'y retourner, il leva la main et lui asséna une gifle brutale sur la fesse droite. La peau rougit instantanément sous l'impact, et Charlene poussa un grand cri, un mélange de douleur et d'excitation pure.
Il se glissa à nouveau en elle, la prenant par l'arrière. La sensation d'étroitesse était encore plus prononcée. D'un coup de reins puissant, il s'enfonça au maximum, tandis que sa main gauche venait attraper la longue chevelure brune de la jeune femme à la base du crâne. Il la tint fermement, tirant sa tête vers l'arrière pour l'obliger à cambrer davantage le dos, pendant qu'il faisait ce qu'il voulait d'elle, enchaînant les impacts brutaux.
— Oui ! Oui ! hurla-t-elle, la voix brisée par l'effort. Continue ! Tu es si bon... J'ai besoin de ça... bèse-moi !
Le corps lourd et musclé de Mark claquait brutalement contre son cul serré à chaque impulsion, produisant un bruit humide et rythmé qui emplit la pénombre de la chambre. Dans un coin de son esprit embrumé par le plaisir, Mark se souvint soudain que Fred n'allait pas tarder à rentrer des courses. Le temps pressait. Il n'y avait plus de minutes à perdre en fioritures. Il resserra sa prise sur ses cheveux, la pénétra aussi profondément qu'il le put, chaque coup de fesses la poussant un peu plus vers l'avant du lit, et la baisa encore plus fort, plus vite, cherchant sa propre délivrance.
Il sut qu'il avait atteint le point de non-retour lorsqu'elle commença à trembler des cuisses. Charlene tourna la tête vers le côté, cherchant de l'air, sa bouche grande ouverte. Mais Mark ne lâcha pas ses cheveux pour autant, maintenant sa tête bloquée pour savourer ses expressions. Au contraire, il tira un peu plus fort, accélérant encore ses mouvements.
Elle hurla, prise entre le plaisir du sexe brutal et la morsure de la douleur dans son cou.
— Je vais… Je… vais venir ! cria-t-elle dans un dernier spasme.
Il y eut un cri strident qui s'échappa de sa gorge, suivi d'un gémissement bruyant, presque animal, qui se termina en une toux étouffée alors que son corps entier entrait en convulsion. Mark lâcha enfin sa chevelure. La tête de Charlene tomba en avant sur le lit, ses bras cédant sous son poids. Elle s'aplatit complètement sur le ventre, le visage enfoui dans les draps de lin.
Mark vit les muscles de ses fesses se contracter violemment à plusieurs reprises, puis se détendre lentement alors que les vagues successives de son orgasme la traversaient, la laissant pantelante et épuisée.
Chapitre 8 : Le règlement de la facture
Il ne lui laissa pas le temps de récupérer. Saisissant son épaule, il la força à se retourner une nouvelle fois sur le dos, ses membres étant désormais d'une passivité totale.
Debout au-dessus d'elle sur le lit, les jambes écartées, Mark prit sa bite dégoulinante de sécrétions à pleine main et commença à la branler d'un mouvement rapide. Sa poitrine se contracta sous l'effort, ses abdominaux saillants se durcirent et il serra les dents, le regard fixé sur le corps étalé de la jeune femme. Avec un grognement sourd et bruyant qui emplit la pièce, il éjacula.
Des jets puissants de sperme blanc et épais jaillirent, s'écrasant sur le ventre bronzé de Charlene. Une première goutte lourde atterrit juste à côté de son nombril, glissant lentement sur sa peau. Une autre volée tomba plus bas, maculant sa chatte rasée et encore entrouverte.
Mark caressa son pénis une dernière fois d'un geste sec pour en extraire les dernières gouttes de sève et les projeta d'un coup de poignet sur la cuisse droite de la jeune femme.
Il resta un instant immobile, le souffle court, observant son œuvre. Charlene, les yeux mi-clos, de l'écume aux coins des lèvres, leva lentement le regard vers lui à travers ses mèches de cheveux en bataille. Un sourire languide, presque ironique, étira ses lèvres.
Elle passa une main paresseuse sur son ventre, étalant le sperme encore chaud sur sa peau.
— Alors… dit-elle d'une voix éteinte mais amusée, quel était le problème déjà avec cette maison ?
Mark laissa échapper un rire bref, sa colère du début d'après-midi n'étant plus qu'un souvenir lointain et absurde. Il attrapa la chemise de cabana qu'il avait laissée entrouverte et commença à reboutonner les poignets, tout en observant la négociatrice d'Asset Realty qui s'étirait sur le lit comme un chat repu.
— Je crois que le système de chauffage a besoin d'une révision complète, Charlene, répondit-il en souriant. Mais pour l'instant, on va dire que le compromis me va.
Dehors, le bruit caractéristique d'une voiture remontant l'allée de graviers retentit. Fred était de retour avec les courses.
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