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Couverture de Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons, par Louist
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons — Chapitre 6 · Chapitre 5 : la séance de vendredi

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Louist
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Ce qui accroche d'emblée, c'est le mélange savoureux entre le sérieux du cadre médical et la tension qui monte malgré tout — ou peut-être grâce à lui. La voix de Miléna est délicieuse : drôle dans sa maladresse, sincère dans son désarroi, et toujours sur le fil entre la raison et l'abandon. On aime aussi la façon dont l'auteur fait coexister humour et frisson dans une même scène, sans jamais forcer le trait.

Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons

Chapitre 6 · Chapitre 5 : la séance de vendredi

Le vendredi arriva enfin, clôturant avec une lenteur exaspérante une semaine où chaque heure, chaque minute m'avait semblé durer un siècle entier. Les quarante-huit heures qui s'étaient écoulées depuis ma blessure avaient pris des allures de supplice psychologique. Tout au long des entraînements collectifs des filles, je restais clouée sur le banc de touche en bois verni, le dos voûté, feignant avec un zèle exagéré de noter des statistiques de réception et d'attaque sur mon calepin à spirales. Pourtant, la réalité était tout autre : la mine de mon stylo griffonnait dans le vide, et mes yeux, trahissant mon obsession naissante, étaient obstinément, irrémédiablement rivés vers la pénombre du couloir technique en ciment. Celui-là même qui menait à l'antre d'Alexandre.
Mon épaule droite, grâce au repos forcé, s'était miraculeusement calmée. Mais ma cuisse, elle, réclamait son dû avec une insistance qui confinait à l'insolence. L'élongation musculaire se rappelait à mon bon souvenir à chaque pas, lançant des pointes de chaleur dans ma chair. C'était donc le cœur battant à tout rompre, cognant contre mes côtes comme un oiseau affolé dans sa cage, et l'esprit totalement embrumé de pensées coupables, que je franchis la lisière du terrain. Je m'engageai dans le corridor, guidée par les effluves camphrés qui s'échappaient sous la porte de la salle de relaxation. Je poussai le lourd battant de chêne pour mon tout premier rendez-vous officiel de convalescence.
La pièce était nimbée d'une lumière douce, tamisée, très éloignée de l'éclairage clinique et agressif des néons du gymnase. Alexandre était déjà là. Il était adossé avec une nonchalance parfaitement étudiée à sa table de massage, les bras croisés, consultant avec attention des fiches cartonnées posées sur un pupitre médical. Il portait un t-shirt noir près du corps qui sculptait impitoyablement ses épaules larges, ses pectoraux d'acier et ses biceps contractés par sa posture. Dès qu'il perçut le cliquetis de la poignée, il releva la tête. Ses yeux d'un bleu azur perçant s'illuminèrent immédiatement d'une lueur chaleureuse, accueillante, presque dangereusement complice.
— Bonjour Miléna. Prends place, je t'attendais avec impatience, m'accueillit-il d'une voix douce, grave et posée, dont les modulations chaudes me firent instantanément frissonner jusqu'à la racine des cheveux.
Je lui rendis son salut d'un hochement de tête un peu raide, soudain intimidée par la prestance de cet Apollon, et je m'approchai d'une chaise pour déposer mon lourd sac de sport. J'ouvris la fermeture Éclair dans un bruit strident pour y chercher ma tenue de rechange. Je fouillai, je retournai mes genouillères, mes chaussettes, ma bouteille d'eau, mon déodorant...
C'est à cet instant précis, en sentant le fond en toile de mon sac désespérément vide, que le ciel me tomba littéralement sur la tête. Une bouffée de chaleur fulgurante m'envahit le cou et le visage.
Quelle gourde, mais quelle idiote je faisais ! J'étais tellement excitée, tellement obnubilée, liquéfiée à l'idée même de retrouver Alexandre seule à seule, de sentir à nouveau la chaleur de ses mains sur ma peau, que j'avais commis l'erreur la plus pathétique et la plus révélatrice d'une débutante : j'avais complètement oublié de glisser un short de sport dans mes affaires. Je n'avais sur moi que mon jean bleu brut, particulièrement moulant, et, en dessous, une simple petite culotte en dentelle noire, échancrée et diablement féminine, que j'avais choisie ce matin avec un soin dont je commençais à mesurer les conséquences.
Je me figeai, les mains toujours plongées dans mon sac, incapable d'articuler un mot. N'ayant absolument pas le choix, et refusant catégoriquement de faire demi-tour pour fuir comme une adolescente effarouchée devant cet homme, je me redressai et pris une grande, une immense inspiration pour calmer le martèlement de mes tempes.
Mes mains tremblaient légèrement, trahissant mon immense nervosité, tandis que je défaisais le bouton en métal de mon pantalon. Le cliquetis de la fermeture Éclair qui descendait sembla résonner comme un coup de tonnerre dans le silence de la pièce. D'un mouvement lent, entravé par la rigidité du tissu et l'appréhension qui me tenaillait, je fis glisser le denim le long de mes hanches, puis de mes cuisses, libérant mes longues jambes d'un mètre soixante-dix-huit. Je m'extirpai du pantalon et me retrouvai, en plein milieu de ce cabinet médical, en simples sous-vêtements devant lui.
La vulnérabilité de la situation était vertigineuse. Ma peau claire, un peu dorée par l'été indien et impeccablement épilée, était désormais entièrement et sans aucune pudeur offerte à son regard expert. Mon 90D, lourd et rebondi, était fermement soutenu par le soutien-gorge en dentelle sombre assorti à mon bas, et ma petite culotte noire enserrait délicatement mes hanches, ses motifs floraux ajourés soulignant avec une cruelle précision le galbe généreux et tonique de mes fesses d'athlète. Je me sentais nue, exposée, disséquée.
Alexandre se redressa lentement, abandonnant ses fiches sur le pupitre. Ses yeux clairs s'assombrirent l'espace d'un millième de seconde. Sans la moindre once de gêne, il laissa son regard parcourir ma silhouette. Il me détailla de haut en bas, partant de mes clavicules, s'attardant sans aucune ambiguïté sur la naissance de mon décolleté, descendant le long de mon ventre plat, pour finir sa course sur la fine bande de dentelle qui couvrait mon intimité, avec une lenteur calculée et carnassière qui me donna instantanément des bouffées de chaleur incandescentes. Un sourire en coin, asymétrique et délicieusement joueur, vint étirer ses lèvres.
— On n'a pas pensé à prendre son short réglementaire, mmm ? murmura-t-il d'un ton faussement réprobateur, en croisant de nouveau les bras sur sa poitrine musclée, l'air de s'amuser follement de mon désarroi.
— Ben non... murmurai-je en retour, la voix étranglée, sentant mes joues s'empourprer et brûler comme jamais dans ma vie d'adulte. Je... je l'ai oublié dans mon casier, aux vestiaires...
J'étais au paroxysme absolu de l'embarras. J'étais terriblement gênée de me retrouver ainsi exhibée, quasiment en tenue d'Ève, dans son sanctuaire médical où le sérieux aurait dû primer. Mais, simultanément, luttant contre la raison, une vague d'excitation pure, irrationnelle et inexplicable se propageait comme un venin voluptueux dans mon bas-ventre. Le fait qu'il me détaillât ainsi, frontalement, sans aucune barrière professionnelle, sans détourner poliment les yeux, électrisait l'atmosphère jusqu'à la rendre irrespirable.
— Ce n'est pas bien grave, Miléna, reprit-il d'une voix plus basse, plus rauque, en faisant un pas lent et mesuré dans ma direction. De toute façon, pour être tout à fait franc avec toi, si tu avais mis ton short de volley en lycra, j'aurais été contraint de le remonter très haut, presque jusqu'à la taille, pour atteindre correctement la zone de la lésion et dénouer les fibres de l'ischio-jambier. Au final, visuellement parlant... la vue aurait été exactement la même.
Sa franchise brutale et assumée me laissa sans voix. J'eus soudainement l'impression que le thermostat de la pièce avait explosé, que la température ambiante avait grimpé d'une dizaine de degrés en quelques secondes. Mes poumons peinaient à trouver de l'air. Sans un mot de plus, incapable de soutenir le feu de ses pupilles plus longtemps, je me tournai, lui offrant une vue imprenable sur ma chute de reins, et m'allongeai à plat ventre sur la grande table de massage recouverte d'un drap de protection. Le contact frais et lisse du revêtement en similicuir contre mon ventre nu me fit violemment tressaillir, accentuant le contraste avec le brasier qui couvait dans mes veines.
J'attendis. Le visage enfoui dans la têtière en forme de fer à cheval, les yeux grands ouverts dans l'obscurité capitonnée, mes sens étaient en alerte maximale. J'écoutai le bruit feutré de ses pas qui contournaient la couchette. J'entendis le léger « pop » du bouchon de son flacon d'huile, puis le bruit humide de ses paumes qui frictionnaient le liquide pour le tiédir.
Soudain, je sentis ses grandes mains, larges, fermes et rassurantes, se poser simultanément sur le milieu de mes cuisses. Le premier contact fut une décharge. Mais au lieu de commencer à masser tout de suite avec de grands mouvements de pétrissage, ses mains enduites d'huile glissèrent très lentement vers le haut de ma jambe droite. Avec une délicatesse infinie, une précision d'orfèvre qui me rendait folle, ses pouces longs et puissants vinrent se glisser avec assurance juste sous le fin élastique de ma culotte en dentelle.
Je retins mon souffle. Il souleva doucement le tissu noir, le déplaça millimètre par millimètre de quelques centimètres vers le haut de ma hanche pour dégager complètement et sans entrave la zone inflammatoire de l'élongation. Ce geste audacieux, réalisé avec un naturel déconcertant, découvrit au passage la presque totalité de ma croupe droite, exposant la courbure charnue et ferme de ma fesse à l'air libre. Ses doigts, dans leur manœuvre de dégagement, effleurèrent la peau si près, si dangereusement près de mon intimité la plus secrète, que mon bassin se cambra de lui-même, par pur réflexe animal, contre la dureté de la table.
— Tu... Tu fais quoi, là, exactement ? demandai-je, la voix étouffée et légèrement tremblante, le souffle beaucoup trop court pour feindre l'indifférence.
— Je suis navré, Miléna, murmura-t-il tout près de mon dos.
Son visage s'était rapproché. Je pouvais sentir le souffle chaud de sa respiration caresser mes omoplates, et je devinais sans peine son sourire ravageur à l'inflexion veloutée de sa voix.
— Mais comprends-moi, si tu veux que je te masse correctement, que je cible précisément le point de contracture sans irriter ta peau, je n'ai pas d'autre possibilité, se justifia-t-il sur un ton professoral qui jurait totalement avec la sensualité de la situation. À travers ce magnifique tissu, la crème thermogène pénètre beaucoup moins bien, l'échauffement est amoindri, et surtout, je ne peux pas sentir les microlésions des fibres musculaires sous mes doigts. La médecine exige un accès direct.
— Euh... oui, c'est vrai, pardon, bafouillai-je, le visage littéralement brûlant contre la têtière, honteuse de ma réaction mais terrifiée par ce qu'il me faisait ressentir. J'ai juste... j'ai été surprise, c'est tout.
— Détends-toi, Capitaine. Laisse-moi prendre soin de toi.
Ses mains, désormais généreusement enduites d'une huile tiède aux effluves enivrants d'eucalyptus balsamique et de monoï des îles, commencèrent alors leur merveilleux, redoutable et dangereux travail de réhabilitation. Elles passaient de gauche à droite, de haut en bas. Il utilisait la pulpe de ses pouces pour lisser le fascia superficiel, avant d'ancrer le talon de ses paumes pour un pétrissage profond. Il attaqua le muscle froissé avec une assurance de professionnel chevronné, repérant le point de tension névralgique avec une exactitude troublante, mais il exécutait ses manœuvres avec une sensualité latente qui me rendait complètement folle.
Ses paumes larges épousaient à la perfection le galbe rebondi de ma fesse droite, appuyant fermement pour dénouer les tensions accumulées, glissant sur la courbe de ma hanche pour revenir s'écraser contre le haut de ma cuisse. La douleur sourde de la lésion se mêlait viscéralement au plaisir du toucher, créant un cocktail d'endorphines explosif.
Allongée là, captive volontaire, livrée sans défense à ses mouvements rythmiques et hypnotiques, mon esprit perdit pied. Ma rationalité s'échappa malgré moi, cédant la place à des visions d'une intensité affolante. Je ne pouvais plus m'empêcher d'imaginer la suite logique, illicite et fantasmée de ce protocole si intime. Je m'y voyais déjà, avec une netteté qui me donnait le vertige : dans mon esprit, je brisais les règles. Je pivotais brusquement sur la table, mes mains avides s'agrippant à ses épaules larges pour le tirer de force vers moi. Je l'imaginais se laisser faire, un sourire prédateur aux lèvres. Je le voyais attraper le pan de son t-shirt pour s'en débarrasser d'un geste sec, dévoilant un torse glabre, luisant, où chaque faisceau abdominal sculptait une géométrie parfaite.
Le fantasme s'emballait, m'emportant dans une spirale de chaleur. Je l'imaginais se pencher sur moi, ses lèvres cherchant les miennes dans un baiser avide, profond, au goût de sel et de menthe, tandis que ses grandes mains abandonnaient toute prétention thérapeutique pour glisser le long de mes flancs. Je l'imaginais retirer son haut noir d'un geste fluide, dévoilant ses abdominaux sculptés et sa poitrine puissante ; je le voyais faire glisser ma misérable petite culotte en dentelle noire le long de mes cuisses frémissantes, me dépouillant de mon dernier rempart. Dans cette transe érotique, je percevais le poids de son corps musclé pressant le mien contre le similicuir. Je ressentais l'urgence de son désir, la puissance implacable de sa virilité prête à me conquérir. Je nous imaginais succombant à cette tension devenue insupportable, basculant dans une étreinte fiévreuse, sauvage, rythmée par l'urgence et la transgression. Je revoyais en pensée ses dimensions masculines impressionnantes, ces dix-neuf centimètres de désir pur qu'il viendrait enfoncer en moi d'un coup de rein puissant et sauvage, brisant définitivement et sans aucun remords la frontière sacrée entre le soignant et sa patiente, tandis que mes gémissements rauques résonneraient sans retenue contre les murs capitonnés de la pièce...
Un frisson d'une violence inouïe me ramena brusquement à la réalité, m'arrachant à mon rêve érotique. Sans que je m'en fusse rendu compte, les doigts habiles d'Alexandre venaient de dériver très légèrement. S'écartant du strict tendon ischio-jambier, sa main couverte d'huile avait glissé, presque par mégarde, par un hasard trop parfait pour être innocent, sur la face interne de ma cuisse. Le dos de ses phalanges venait de frôler, d'effleurer cette peau immaculée, si fine, si extraordinairement douce et sensible, située à quelques millimètres à peine de mon entrejambe.
Le contact fut foudroyant. C'était une étincelle sur un baril de poudre. Je retins de justesse, au prix d'un effort surhumain, un gémissement sonore, purement et exclusivement dicté par un plaisir foudroyant. Je plantai mes dents dans ma lèvre inférieure à en faire perler une goutte de sang pour ne pas trahir le feu qui me consumait et l'état de désir absolu dans lequel il venait de me plonger.
Mais le pire, l'évidence la plus humiliante et la plus délicieuse à la fois, m'apparut dans la seconde qui suivit. La chaleur qui irradiait entre mes cuisses n'était plus seulement due au fantasme. C'était une réalité physique, tangible, indéniable. Mon corps avait réagi, avec l'instinct primaire d'une femme profondément excitée. Une humidité sourde, chaude et abondante venait d'inonder le gousset de coton de ma culotte en dentelle. Je sentais le tissu s'alourdir, se mouiller contre mon sexe qui palpitait doucement à chaque pression de ses mains sur ma cuisse. Une tache d'humidité s'était indéniablement formée, imprégnant la fine dentelle noire, trahissant sans la moindre équivoque mon degré d'excitation. La terreur qu'il ne remarquât ce détail compromettant, qu'il ne sentît l'odeur musquée de mon désir ou que ses doigts ne s'aventurassent assez loin pour frôler le tissu détrempé, faisait battre mon cœur à un rythme affolant. Mon bassin était figé, tétanisé entre la peur de la découverte et l'envie folle qu'il le constatât.
Les minutes, pourtant, s'écoulèrent dans une torpeur à la fois thérapeutique et érotique. La crise sembla évitée. Les mouvements d'Alexandre se firent progressivement plus lents, plus enveloppants, plus traînants, comme s'il savourait lui aussi la texture satinée de ma peau, comme s'il rechignait à rompre le contact. La pression diminua. Il se contenta désormais de longs effleurages superficiels pour apaiser les tissus gorgés de sang. Puis, le rythme ralentit tout à fait, jusqu'à s'arrêter.
— Voilà, Capitaine. Le muscle est bien détendu. Ce sera tout pour notre programme d'aujourd'hui, annonça-t-il enfin en tapotant doucement, d'un petit geste presque amical mais toujours lourd de sens, le rebondi de ma fesse, me faisant sursauter de surprise.
Je papillonnai des yeux dans la têtière, complètement groggy, déconnectée de la réalité, le corps lourd et l'esprit chancelant. Je me redressai lentement sur mes coudes, essayant de rassembler les pièces éparses de ma dignité.
— Déjà ?
Le mot avait fusé de ma bouche, viscéral, instinctif et chargé d'un regret tellement immense qu'il en était pathétique, avant même que les filtres de mon cerveau n'eussent pu en bloquer l'émission.
Alexandre recula d'un pas, essuyant ses mains sur une serviette éponge. Il lâcha un rire léger, grave, le rire triomphant d'un homme qui savait exactement l'effet dévastateur qu'il produisait sur la femme qui lui faisait face.
— Une heure complète, Miléna. C'est déjà un excellent travail sur les tissus pour une première séance, s'amusa-t-il, les yeux plissés par la malice, en me tendant une petite serviette blanche et propre pour que je pusse essuyer l'excès d'huile tiède sur ma cuisse.
Une heure ? Je tournai brusquement la tête pour regarder la pendule ronde accrochée au mur blanc, totalement incrédule. L'aiguille rouge des secondes trottait paisiblement, mais la petite aiguille avait bel et bien balayé le cadran. Le temps avait subi une distorsion, il était passé à une vitesse folle, avalé par la magie de ses mains.
Je me rassis sur le bord de la table, le corps encore vibrant, engourdi de sensations contradictoires. Mes jambes étaient flageolantes. Surtout, je veillai avec une anxiété maladive à garder les genoux bien serrés pour dissimuler la tache d'humidité sombre qui maculait l'entrejambe de ma petite culotte. Je ramassai mon jean sur la chaise avec des gestes empruntés. Je l'enfilai avec une lenteur calculée, un équilibre précaire sur un pied puis sur l'autre, sous son regard qui ne me quittait pas d'une semelle, détaillant la moindre de mes contorsions pour faire remonter la toile rêche sur mes hanches. La sensation du denim froid contre ma lingerie humide me tira un frisson que je m'efforçai de masquer en toussant légèrement.
Alexandre finit de ranger minutieusement ses flacons de verre sur l'étagère en inox, puis pivota sur ses talons pour se tourner vers moi alors que je réajustais le pan de ma veste de survêtement pour cacher mon décolleté. Il planta ses yeux bleu azur directement, intensément dans les miens. Un éclat de pure audace, une provocation indéniable brillait au fond de ses pupilles.
— Pour notre prochaine séance de demain matin, conclut-il d'une voix veloutée, assortie d'un clin d'œil ô combien joueur et ravageur, ne te fatigue surtout pas à chercher un short de rechange dans ton casier. Une culotte, comme celle-ci, fera très bien l'affaire. C'est parfait.
Il marqua une pause, le temps d'humidifier ses lèvres, laissant le suspense s'installer.
— Et... si tu veux vraiment mon avis professionnel sur la question... ajouta-t-il en baissant le ton, un string serait encore plus pratique. Cela me permettrait de travailler le muscle dans toute sa profondeur, sans être gêné par le moindre morceau de tissu.
Il avait prononcé cette dernière phrase avec un détachement feint, sur le ton neutre et impersonnel de la simple plaisanterie ou du conseil médical avisé, mais son regard appuyé, brûlant, lourd d'une myriade de sous-entendus, me laissait penser avec une certitude absolue qu'il était on ne peut plus sérieux. Il savait. Il savait que je le désirais.
En franchissant la porte de la salle, fuyant son regard pour retrouver la fraîcheur salvatrice du couloir, mes jambes tremblaient encore. Ma cuisse ne me faisait plus souffrir, mais un autre mal, bien plus délicieux, s'était emparé de moi. Et, au fond de moi, je savais déjà pertinemment, avec une pointe de folie douce, quel infime morceau de tissu composerait mon sous-vêtement demain matin.
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