Anna n’avait plus supporté de garder le silence.
Le lendemain matin, alors qu’Aurélien prenait son café en silence, elle s’était assise en face de lui, les joues déjà brûlantes.
— Il faut que je te dise quelque chose…
Elle lui raconta tout. Le garde-côte. Les regards. La façon dont elle avait commencé à le provoquer volontairement. Le jour où il l’avait abordée. Comment elle s’était déshabillée devant lui, s’était ouverte, s’était caressée jusqu’à jouir sous ses yeux. Elle parlait d’une voix basse, presque honteuse, mais ses cuisses se serraient déjà sous la table.
Aurélien l’écoutait sans l’interrompre. Ses yeux s’étaient assombris. Quand elle eut fini, il se leva, contourna la table et s’agenouilla entre ses jambes.
— Continue, ordonna-t-il doucement. Raconte-moi encore. Comment tu t’es sentie quand tu t’es ouverte pour lui.
Sa main glissa sous sa robe de chambre. Anna n’avait rien mis en dessous. Ses doigts trouvèrent immédiatement sa fente déjà humide. Elle gémit en sentant deux doigts s’enfoncer en elle tandis qu’elle recommençait à parler.
Plus elle décrivait, plus Aurélien la touchait. Son pouce tournait sur son clitoris gonflé, ses doigts la pénétraient lentement, profondément. Anna tremblait. Sa voix se brisait. Elle racontait la chaleur du soleil sur ses seins nus, le regard vorace du garde-côte, la façon dont son sexe avait battu en le sentant la dévorer des yeux.
Elle jouit en plein milieu de sa phrase, les hanches soulevées, un cri étouffé dans la gorge. Aurélien continua de la caresser jusqu’à ce qu’elle se calme, pantelante.
Puis il l’embrassa.
— Tu as été très sage de me le dire. Et très excitante. Il sourit. On va tester quelque chose ce soir.
Le soir venu, Anna était dans la salle de bain, le cœur battant trop fort.
Aurélien lui avait choisi une petite robe noire, extrêmement fine, presque transparente sous la lumière. Rien en dessous. Pas de soutien-gorge, pas de culotte. Ses seins bougeaient librement à chaque mouvement. Entre ses cuisses, elle était déjà humide rien qu’à l’idée de ce qui allait se passer.
Le voisin arriva le premier. Puis Alexandre.
Anna les accueillit avec un sourire un peu trop forcé. Elle sentait leurs regards glisser sur elle dès l’entrée. La robe collait légèrement à sa peau. Quand elle se pencha pour servir les verres, le tissu s’écarta et la courbe de ses seins devint visible. Elle rougit, mais ne se redressa pas tout de suite.
Ils s’installèrent dans le salon. Aurélien avait placé Anna sur le canapé, face aux deux hommes. Il s’assit à côté d’elle, une main posée sur sa cuisse nue.
— Anna a envie de jouer un peu ce soir, dit-il calmement. Vous n’avez qu’à regarder.
Le voisin et Alexandre échangèrent un regard. Aucun des deux ne protesta.
Aurélien se pencha vers l’oreille d’Anna.
— Écarte un peu les jambes.
Elle obéit, le souffle court. La robe remonta sur ses cuisses. Elle savait que, de leur place, ils pouvaient maintenant apercevoir l’ombre de son sexe. Une chaleur intense lui monta au ventre. Ses lèvres intimes s’ouvrirent légèrement, déjà luisantes.
— Plus grand, murmura Aurélien.
Elle écarta davantage. Cette fois, il n’y avait plus de doute. Ils voyaient tout. La fente rose, humide, offerte. Anna sentit son clitoris battre violemment. Une goutte de mouille perla et glissa le long de sa fente.
Alexandre déglutit. Le voisin ne détachait plus les yeux.
Aurélien glissa une main sous la robe et caressa doucement l’intérieur de sa cuisse, sans encore la toucher vraiment.
— Touche-toi. Juste un peu.
Les doigts d’Anna tremblèrent. Elle posa deux doigts sur son clitoris et le frotta lentement, sous leurs regards. Le contact fut électrique. Elle gémit malgré elle. Ses hanches bougèrent toutes seules. Elle était trempée, la robe déjà tachée sous elle.
— Montre-leur comment tu es mouillée, ordonna Aurélien d’une voix basse.
Elle écarta ses lèvres avec deux doigts. Un filet brillant s’étira. Les deux hommes fixaient, fascinés. Anna sentait leur désir comme une chaleur physique sur sa peau. Son ventre se contractait par vagues. Ses seins étaient lourds, les tétons durs contre le tissu fin.
Elle continua à se caresser, de plus en plus franchement. Ses doigts glissaient, pénétraient, ressortaient brillants. Les bruits humides étaient parfaitement audibles dans le silence du salon. Elle n’osait plus regarder les hommes, mais elle sentait leurs yeux sur elle.
L’orgasme monta trop vite.
Elle se cambra, un cri rauque lui échappa, ses cuisses tremblèrent violemment. Son sexe se contracta autour de ses propres doigts tandis qu’elle jouissait sous les regards de son mari, du voisin et d’Alexandre. La vague fut si forte qu’elle en eut les larmes aux yeux.
Quand elle redescendit, haletante, la robe collée à sa peau, Aurélien l’embrassa tendrement sur la tempe.
— Tu as été parfaite, murmura-t-il.
Les deux hommes étaient encore silencieux, les regards sombres, les sexes clairement durs dans leurs pantalons.
Anna serra les cuisses. Elle était encore en feu.
Plus tard, une fois les invités partis, elle se blottit contre Aurélien, le corps encore tremblant.
— C’était… trop, souffla-t-elle. Et en même temps, j’en voulais encore.
Aurélien caressa ses cheveux.
— La prochaine fois, il y en aura plus. Et ils resteront plus longtemps.
Anna ferma les yeux. Une nouvelle vague de chaleur lui traversa le bas-ventre.
Elle savait déjà qu’elle dirait oui.
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