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Couverture de Deux copines à la plage, par ZabouTabou
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Deux copines à la plage — Chapitre 3

11 minutes
1.2k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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ZabouTabou
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Deux copines à la plage

Chapitre 3

Léa me regarde, perplexe, les sourcils froncés.
— Isabelle ??? Tu veux me dire quoi ? Accouche ! Après ce que l'on vient de faire ensemble, je crois que l'on peut tout se dire. Je t'écoute !
Que Léa m'appelle par mon prénom, qu'elle adopte ce ton sentencieux et cet air pincé, ça veut dire qu'elle est soudain très sérieuse.
Je n'ose pas soutenir son regard, et c'est les yeux baissés, d'une voix mal assurée, que je me mets à parler.
— Léa. Tu l'as dit tout à l'heure « ce serait super de conjuguer une si grande complicité mentale avec une complicité physique ». Je n'ai jamais désiré ni même eu l'idée de désirer une femme. Mais là en te voyant ainsi, j'ai envie…. Envie de toi, de ton corps, de venir poser mes doigts sur ta peau, de goûter tes parfums, ton nectar….
Ma voix se brise sur les derniers mots. Je garde les yeux baissés, incapable de regarder Léa en face. Je m'attends à un éclat de rire, à une remarque ironique, peut-être même à ce qu'elle se lève et s'éloigne de moi sans un mot.
Mais rien de tout cela ne se produit.
Léa se redresse lentement sur sa serviette. Son expression a changé. Elle n'a plus ce sourire malicieux qui lui sert si souvent à désamorcer les situations embarrassantes. Elle me regarde avec une gravité qui me fait regretter, pendant une seconde, de m'être confiée.
— Isabelle, tu te rends compte de ce que tu me dis ?
Je hoche la tête, sans parvenir à répondre.
— Tu me dis que tu as envie de moi. Pas simplement que tu me trouves belle ou que tu apprécies notre complicité. Tu me dis que tu me désires physiquement. Comment suis-je censée réagir ?
— Oui, murmuré-je. Je crois que c'est exactement ça.
Elle passe une main dans ses cheveux, visiblement troublée.
— Mais enfin, Isabelle ! Je t'ai expliqué que je n'étais pas attirée par les femmes. Et toi, tu me dis ça comme si… comme si tout ce qui nous lie depuis quelque temps pouvait soudain prendre une autre signification !
Sa voix monte d'un ton. Je me recroqueville sur ma serviette, honteuse.
— Je suis désolée. Je n'aurais pas dû…
— Non, attends. Laisse-moi finir.
Elle inspire profondément avant de reprendre, plus sèchement :
— Je veux être parfaitement claire avec toi. Jamais, au grand jamais, je ne me laisserais toucher par une femme. Ce n'est pas dans ma nature. Je n'ai jamais envisagé une telle chose, et je ne vois pas pourquoi cela changerait aujourd'hui.
Ces paroles me frappent en plein cœur. Je sens mes yeux s'embuer, mais je serre les lèvres pour retenir mes larmes.
— D'accord, soufflé-je. J'ai compris.
— Alors pourquoi as-tu besoin de me dire tout ça ?
La question n'est pas méchante, mais elle me fait l'effet d'une accusation.
— Parce que je ne peux pas faire semblant avec toi. Parce que je ne comprends pas ce qui m'arrive ! Je n'ai jamais ressenti ça auparavant, et parce que je suis si bien avec toi. Je ne peux pas laisser ça en suspens. Pour la force de notre relation, j'ai besoin que tu saches.
Léa se tait.
J'essuie rapidement une larme du bout du doigt, furieuse contre moi-même de me montrer aussi vulnérable.
— Oublie ce que j'ai dit. Je te promets que je ne t'embêterai plus avec ça. Mais au moins tu sais qu'en cet instant je te désire.
Je commence à rassembler mes affaires, incapable de supporter davantage son regard. J'ai besoin de me rhabiller, de retrouver une contenance, de reconstruire cette distance rassurante derrière laquelle je me suis toujours protégée. Avec tout le monde, sauf avec Léa.
— Isabelle, attends.
Je m'immobilise, sans me retourner.
Sa voix a changé. Elle est devenue plus douce, presque hésitante.
— Je suis désolée. Je crois que j'ai réagi un peu brutalement.
Je me retourne vers elle.
Léa a baissé les yeux vers ses mains. Elle semble chercher ses mots avec une difficulté inhabituelle chez elle.
— Tu sais, je ne veux pas te blesser. Et je préfère que tu saches la vérité, justement parce que tu comptes énormément pour moi.
Elle marque une pause.
— Il y a quelque chose que je dois t'avouer. Quelque chose sur lequel je n'arrive pas à mettre des mots…
Je repose mes vêtements.
— Quoi donc ?
Elle relève les yeux vers moi. Une légère rougeur colore ses joues.
— Je ne veux pas et ne peux pas te perdre… Depuis quelque temps, je me surprends à attendre nos conversations avec une impatience que je ne m'explique pas toujours. J'aime ta façon de réfléchir, tes questions, ta sensibilité. Avec toi, je peux parler pendant des heures sans m'ennuyer. J'ai parfois l'impression que tu comprends certaines choses avant même que je les formule. Je n'ai jamais ressenti ça auparavant. Enfin…
Je la fixe, persuadée d'avoir mal entendu.
— Qu'est-ce que tu viens de dire ?
— Ne me fais pas répéter tout de suite, s'il te plaît, répond-elle avec un sourire nerveux. C'est déjà assez difficile à formuler.
Elle prend une longue inspiration, puis esquisse un sourire embarrassé.
Je reste immobile, le souffle suspendu.
Quelques minutes auparavant, elle m'avait affirmé que rien ne pourrait jamais se produire entre nous. Et voilà qu'elle reconnaît, avec une franchise qui me bouleverse, qu'elle-même ne sait plus très bien où elle en est.
— Alors… tu n'es pas dégoûtée par ce que je viens de te dire ?
Elle fronce les sourcils.
— Dégoûtée ? Isabelle, pourquoi le serais-je ?
— Parce que je suis une femme qui te désire, réponds-je dans un souffle. Parce que je t'ai avoué quelque chose que je n'aurais même jamais imaginé pouvoir ressentir.
Léa se rapproche légèrement, sans me toucher.
— Tu n'as rien fait de mal en me parlant de tes sentiments. Tu as pris un risque, c'est tout. Et je suis désolée de t'avoir donné l'impression que tu devais avoir honte.
À ces mots, quelque chose se brise en elle.
Elle baisse la tête, et les larmes qu'elle devait retenir depuis plusieurs minutes se mettent à couler doucement. Elle ne sanglote pas. C'est plus discret que cela, presque silencieux, comme si son corps avait attendu d'être enfin en sécurité pour laisser échapper une peine ancienne.
— Isabelle ? Ma belle, est-ce que quelqu'un t'a déjà fait du mal à cause de ce que tu ressens ?
Je secoue la tête et ajoute :
— Non, personne, même pas toi à cet instant malgré ta rudesse.
Elle ferme les yeux puis dit d'une voix triste que je ne lui connais pas :
— Je pourrais inventer une excuse, détourner la conversation. C'est ce que j'ai toujours fait : dissimuler mes blessures, les ranger dans un coin de ma mémoire et vivre comme si elles n'avaient jamais existé. Mais, là maintenant avec toi, je n'en ai plus la force. Pas après ce que tu viens de m'avouer.
Je ne bouge pas. Je l'écoute sans l'interrompre.
— Quand j'étais plus jeune… j'ai eu des sentiments pour une fille. Elle avait mon âge. Nous étions dans le même lycée. Nous passions beaucoup de temps ensemble. Je croyais que nous étions très proches, qu'elle me comprenait. Alors, un jour, j'ai fini par lui avouer ce que je ressentais.
Sa gorge se serre. Léa se met à pleurer à grosses larmes.
— Elle m'a regardée comme si j'étais un monstre.
Je sens quelque chose se contracter dans ma poitrine. L'envie de poser ma main sur la sienne me traverse — je la retiens.
Les larmes continuent de couler sur les joues de Léa. Elle les essuie, mais d'autres viennent les remplacer.
— Elle m'a rejetée. Ça, j'aurais pu le comprendre. Elle n'était pas obligée de m'aimer. Mais elle ne s'est pas contentée de me dire non. Elle m'a insultée. Elle m'a traitée de dégénérée, de sale gouine. Et elle a raconté à tout le monde ce que je lui avais confié.
Je ne peux m'empêcher de laisser s'échapper dans un souffle :
— Mon Dieu, Léa…
— Pendant des semaines, j'ai entendu ces mots dans les couloirs. Des gens que je connaissais à peine se moquaient de moi. Certains me regardaient avec mépris. D'autres faisaient semblant de plaisanter, comme si ma souffrance était un jeu. Je ne savais plus à qui faire confiance.
Je serre mes bras contre ma poitrine, les yeux brûlants.
— J'avais seulement voulu être sincère avec quelqu'un que j'aimais. Et cette personne a transformé mon secret en arme contre moi.
Son souvenir est si intense, si vif que j'en ai presque oublié la plage, le soleil, le bruit des vagues. Et la chaleur de nos peaux nues sous le soleil. Léa continue à se livrer.
— Alors je me suis juré de ne plus jamais recommencer, de ne plus jamais désirer une autre femme. Plus jamais. Je me suis répété que je n'avais pas le droit de ressentir ça, que je devais faire attention à mes pensées, à mes regards, à tout ce qui pouvait me trahir. J'ai fini par me convaincre que cette histoire ne se reproduirait pas.
Elle me regarde, les yeux rougis.
— Et aujourd'hui, je me retrouve face à toi qui m'avoues avoir envie de moi. Tu comprends pourquoi j'ai peur ? J'ai peur de souffrir, de te faire souffrir. Je ne sais plus, je suis perdue.
Elle me regarde longuement.
Je me rapproche lentement d'elle et d'une voix très douce, les rôles s'inversant maintenant, je la console :
— Ce qu'elle t'a fait subir était cruel. Tu lui avais confié quelque chose d'intime, et elle s'en est servie pour t'humilier. Mais tu n'avais rien fait de honteux, Léa. Tu avais des sentiments. C'est tout. Comme moi pour toi ! Et si j'ai bien compris toi pour moi….
Elle détourne les yeux, bouleversée par la simplicité de mes mots.
— Si seulement quelqu'un me l'avait dit à l'époque…
— Alors je te le dis maintenant. Est-ce que je peux te prendre dans mes bras, ma Belle ?
Elle sourit au surnom que je lui emprunte et acquiesce.
Léa s'approche, je l'entoure doucement de mes bras. Elle se laisse aller contre moi, le visage enfoui dans mon épaule, tandis que je la caresse lentement dans le dos. Je sens la tiédeur de sa peau contre la mienne, nos corps nus l'un contre l'autre comme si cela avait toujours été naturel. Mon geste est simple, presque maternel, et pourtant il me bouleverse davantage que je ne l'aurais cru.
Je sens monter en moi le désir, je n'ai plus envie de parler, simplement laisser parler mes envies.
Je repousse délicatement une mèche de cheveux collée à sa joue.
Puis ma main effleure sa joue. Elle est chaude sous mes doigts. Léa redresse son visage, je sens son souffle court, ses yeux vacillent.
Et là, quelque chose me retient une fraction de seconde — moi, Isabelle, toujours prudente, toujours en retrait. Ce n'est pas la peur, c'est autre chose : la conscience que ce geste, si je le fais, ne ressemblera à rien de ce que j'ai connu avant. Puis cette pensée se dissout, et j'approche mon visage du sien. Nos lèvres se rencontrent avec une hésitation presque timide.
Ce n'est qu'un baiser léger, bref, sans rien de spectaculaire. Pourtant, au moment où elle se recule, je sens mon cœur se serrer d'une émotion si profonde que j'en ai le vertige.
Je ne sais pas si je dois sourire ou pleurer. Léa, elle, semble aussi troublée. Elle a gardé sa main contre ma joue, puis laisse échapper un petit rire incrédule.
— Eh bien…
— Quoi ? demandé-je, inquiète.
— Rien. C'est juste que je ne m'attendais pas à ça.
— À quoi ?
Elle réfléchit un instant.
— À avoir envie de recommencer.
Je la regarde, stupéfaite.
— Tu… tu en as envie ?
— Je crois que oui.
Son sourire est fragile, presque étonné. Je n'y lis aucune certitude triomphante, aucune promesse inconsidérée. Seulement la découverte hésitante d'une possibilité que nous n'avions jamais envisagée.
Nos visages se rapprochent de nouveau à l'unisson, cette fois notre baiser est plus appuyé, plus intense.
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reveur73
6 novembre 2026 à 17:51
Trop beaux ces decouvertes, cette confiance, ces aveux, cette profondeur... trop beau!!

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