Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Partir par amour — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Partir par amour
Chapitre 1
Le verdict :
C'est le premier jour où je suis certain que notre relation est terminée. Je n'arrive toujours pas à oublier comment tout cela s'est passé...
J'ai vécu une étrange journée, qui a pourtant été très agréable. Après mon rendez-vous à l'hôpital, je suis allé la rejoindre chez elle.
Il était onze heures du matin. Arrivé en bas de chez elle, je lui ai demandé si je pouvais monter. Sur le pas de la porte, mon cœur battait la chamade. Ce n'est pas moi qui ai frappé, mais lui. Rien n'avait changé. Elle est venue me dire bonjour, mais aucun de nous ne savait vraiment comment le faire. Le baiser sur nos lèvres n'a pas pu être évité.
Elle prenait tranquillement son café, de retour des courses qu'elle avait faites avec sa fille.
Puis est enfin venu le moment tant attendu : la discussion.
Mon cœur s'est serré. Une pression est montée dans ma poitrine lorsque les mots sont tombés, tranchants, accompagnés de leur verdict.
— Nous ne pouvons pas continuer comme ça. Nous avons tous les deux des schémas et des problèmes à régler de notre côté. Je ne veux pas te traumatiser davantage avec tout ce qui touche à l'amour.
J'avais gardé en moi un petit espoir que notre relation puisse continuer. Mais, avec du recul, ses mots étaient justes et clairs. Nous ne pouvions plus continuer à reproduire les mêmes schémas en espérant que les choses s'arrangent d'elles-mêmes.
Nous avons encore discuté un moment, jusqu'à ce que l'envie de l'enlacer devienne plus forte que moi.
Je l'ai prise dans mes bras et je l'ai embrassée. Elle ne m'a pas repoussé. En la gardant contre moi, j'ai été submergé par le chagrin. Mes larmes se sont mises à couler sur son épaule, sans que je puisse les retenir.
Il n'y a pas eu de véritable réaction de sa part, mais j'étais habitué à sa difficulté à exprimer ses émotions. Elle m'a simplement dit :
— Ce n'est pas parce que je ne pleure pas que je ne ressens rien. Tu sais comment je suis, avec tout ce que j'ai vécu.
Je continuais de pleurer tout en l'embrassant. C'était une sensation étrange, car je savais que c'était la fin. Cette étreinte a duré un long moment.
Pourtant, bizarrement, je sentais le désir monter en moi. Le désir de partager une dernière connexion avec elle.
En l'embrassant, j'avais l'impression qu'une connexion renaissait aussi de son côté. Son désir semblait grandir lui aussi. Ses pupilles se dilataient. L'excitation était présente des deux côtés.
Au fond de moi, je me demandais : était-ce ma tristesse qui provoquait cela ? Ou était-ce parce que, pour une fois, je me montrais totalement vulnérable ? J'avais laissé tomber mon armure pour laisser apparaître la personne que je suis vraiment : celle qui ne se défend plus, qui reste douce, attentionnée, et qui écoute sans chercher à se justifier ou à avoir raison.
La peur et l'insécurité ne laissent pas de place à la véritable personne que je suis. Mais le fait de savoir que tout était terminé lui avait permis de reprendre sa place.
Bref... je ne le saurai sûrement jamais.
Tout en sentant cette alchimie se remettre en place, je craquai :
— J'ai envie de toi.
Ce qui reste du désir :
Je l'allongeai doucement sur le dos tout en l'embrassant. Elle ne s'y opposait pas, mais elle répéta plusieurs fois que ce n'était pas une bonne idée.
— Ça va te faire... nous faire... encore plus de mal qu'autre chose...
Je me doutais de la douleur que cela allait me causer dans les jours à venir, mais je restais persuadé que je voulais vivre cette dernière connexion avec elle.
Je continuais de l'embrasser, tout en voyant qu'elle ne savait plus comment réagir : me stopper ou profiter, elle aussi, une dernière fois.
Je décidai alors de descendre doucement vers ses cuisses. J'embrassais tendrement ses jambes tout en retrouvant cette odeur qui m'avait toujours enivré. Je n'en pouvais plus.
J'enlevai délicatement son string, en prenant soin de ne pas lui faire mal. Cette fois-ci, j'avais décidé de prendre mon temps, de ne pas aller trop vite. Je voulais savourer chaque seconde de ce dernier instant.
Tout en continuant d'embrasser ses cuisses, je me rapprochais lentement de sa vulve. Son désir semblait grandir à mesure que je m'approchais. Son bassin se soulevait par de légers mouvements, comme s'il m'invitait silencieusement à continuer.
Je me décidai enfin. Je déposai plusieurs baisers tendres sur son intimité avant de venir doucement caresser son clitoris avec ma langue.
Je ne m'étais pas trompé. Il était déjà gonflé d'excitation. Je le caressais lentement, savourant ce dernier moment avec celle que j'aimais. Son goût, son odeur... tout cela allait terriblement me manquer lorsque tout serait terminé.
Je prenais plaisir à lui offrir cet instant, attentif à sa respiration et aux mouvements de son bassin qui s'accéléraient peu à peu. Je la sentais approcher de son plaisir.
Je pris alors ses mains et les posai sur ma tête, comme elle aimait tant le faire. Elle guida mes mouvements avec intensité, me maintenant contre elle tandis que je continuais de la caresser avec la même douceur. Les minutes s'écoulèrent ainsi jusqu'à ce que son souffle se brise, que son corps se mette à trembler et qu'elle s'abandonne complètement dans mes bras.
Au fond de moi, j'espérais simplement lui avoir offert un orgasme à la hauteur de tout ce que nous avions partagé.
Je continuais quand même de la savourer doucement et de jouer avec ses lèvres et son clitoris, tout en la voyant être parcourue de légers soubresauts et de tremblements.
Je lui dis alors :
— Allons dans la chambre.
Elle me répéta une nouvelle fois :
— Ce n'est pas une bonne idée...
La chambre :
Je lui pris la main, l'allongeai doucement sur le lit et me déshabillai. En me plaçant au-dessus d'elle, je commençai à caresser doucement sa vulve avec mon pénis. Je la pénétrai lentement et commençai à faire de lents mouvements, mais mon excitation était tellement à son comble qu'il fallut rapidement que je me retire. Je ne voulais pas que tout se termine trop vite.
J'essayai alors quelque chose pour me contrôler un peu mieux, en espérant prolonger ce dernier moment avec elle.
Quelques courtes minutes défilèrent, mais rien n'y faisait. Je lui murmurai alors à l'oreille :
— Je vais venir... Mais j'aimerais quand même continuer ensuite pour pouvoir garder le plus beau souvenir possible de nous.
Je me retirai alors, et la plus intense éjaculation de toute ma vie survint. Nous fûmes tous les deux surpris par sa puissance. Le jet éclaboussa l'oreiller jusqu'au radiateur qui se trouvait derrière le lit.
Je m'allongeai ensuite à côté d'elle pour discuter un petit peu. C'est alors que je me rappelai ce que j'avais acheté pour elle, quelque chose que nous n'avions encore jamais essayé.
— Veux-tu essayer ?
Elle me répondit simplement :
— Oui.
J'allai chercher une alaise pour protéger le lit, que je glissai sous ses fesses en la soulevant doucement d'un bras.
Je déposai un peu de produits sur deux de mes doigts avant de commencer à la caresser.
J'étais debout, tandis qu'elle était allongée sur le dos. Je suis encore persuadé aujourd'hui que cette position, dans laquelle je la dominai ainsi, lui procurait un plaisir immense.
J'utilisais les gestes qu'elle aimait, ceux qui, à chaque fois, lui permettaient d'atteindre l'éjaculation féminine.
Je poursuivais aussi longtemps qu'il le fallait, sentant ma main se couvrir peu à peu de son plaisir et entendant le doux son de ses mouvements au rythme de mes gestes.
Elle était une véritable femme fontaine. Tant que je ne m'arrêtais pas, elle continuait d'imbiber l'alaise.
Je décidai alors de poser ma seconde main autour de son cou, comme nous en avions l'habitude. Elle appréciait particulièrement ce geste.
Au bout de quelques courtes minutes, je décidai de m'arrêter, car son plaisir commençait à assécher son vagin.
Je pris ensuite le temps de goûter une dernière fois à ce qu'elle me donnait. Cela n'avait ni goût ni odeur particuliers, mais restait malgré tout terriblement excitant pour moi.
Nous continuâmes de discuter un petit moment avant que je lui demande de venir se placer sur moi.
C'était une position qui me tenait particulièrement à cœur, car elle me permettait de me concentrer sur son visage, de caresser et de sentir les courbes de ses fesses, tout en laissant l'une de mes mains suivre naturellement les mouvements de son corps. J'aimais aussi cette position parce que, cette fois, c'était elle qui me dominait. La sentir plaquée contre moi, sentir ma tête se poser tour à tour dans son cou, contre son épaule ou entre ses seins... c'était sans doute l'une des positions les plus sensuelles à mes yeux. À cet instant, j'avais véritablement l'impression que nous ne faisions plus qu'un.
Je la laissais alors s'agiter doucement sur moi, sans ressentir le moindre besoin de diriger quoi que ce soit. Je profitais simplement de l'instant, persuadé qu'elle connaissait parfaitement son corps et la manière de se procurer du plaisir.
Les minutes défilaient, longues et intenses. Peu à peu, je sentais son souffle s'accélérer tandis que nos corps se couvraient de sueur. Après un long moment, elle atteignit une nouvelle fois l'orgasme. Malgré cela, je n'étais toujours pas venu. Elle continuait alors de bouger lentement, avec le peu de force qu'il lui restait, jusqu'à ce qu'elle finisse par me souffler, épuisée :
— Je n'en peux plus.
Je lui proposai alors de changer de position.
Je l'allongeai à nouveau sur le dos, en la tournant vers le bord du lit, tandis que je restai debout face à elle.
C'était la dernière fois que je la pénétrais. Tout en effectuant de lents mouvements de va-et-vient, je ne quittais pas son visage des yeux. J'essayais de graver dans ma mémoire chacune de ses expressions, chacun de ses regards, conscient que je ne revivrais probablement jamais cet instant.
Puis vint mon tour. Je sentis le plaisir monter une dernière fois. J'eus du mal à me retirer, tant j'aurais voulu prolonger ce moment encore quelques secondes, mais je savais qu'il le fallait.
Une fois retiré, ma dernière éjaculation fut moins puissante que la première, mais elle n'en fut pas moins intense. Lorsqu'elle prit fin, je pris quelques mouchoirs et la nettoyai délicatement, avec toute la tendresse dont j'étais encore capable. Ce simple geste ressemblait déjà à un dernier au revoir.
Ce qui reste après :
Mais la pression dans ma poitrine revint plus vite que je ne l'aurais imaginé. Je me sentais profondément triste et désemparé face à cette décision. Malgré tout, j'essayais de prendre sur moi après ce beau moment que nous venions de partager.
Madame partit prendre sa douche. De mon côté, je m'installai dans le canapé, perdu dans mes pensées. J'étais à la fois d'accord avec cette décision et complètement perdu, triste et désemparé. Je regardais le vide, essayant de me convaincre que c'était la meilleure solution pour nous deux.
Le temps passa. Je décidai alors de rassembler mes affaires pour commencer à les descendre à la voiture. Il était déjà quinze heures trente.
Lorsqu'elle eut terminé sa douche, elle descendit dans la cour où se trouvait sa sœur. Celle-ci me dit avec beaucoup de douceur :
— C'était la seule solution. Vous vous faisiez plus de mal qu'autre chose. Et peut-être que le jour où vous aurez réglé vos problèmes, vous vous retrouverez.
À ces mots, je fus de nouveau submergé par les sanglots. Assis sur la marche à l'entrée de la cour, je regardais le vide, incapable de retenir mes larmes.
Je décidai ensuite de remonter déposer mes dernières affaires à la voiture. De retour dans son appartement, elle était assise dans le canapé, un verre de vin à la main. Je lui demandai de m'en servir un également.
Nous continuâmes à discuter tout en sirotant nos verres durant tout l'après-midi. Peu à peu, la complicité et le dialogue retrouvèrent leur place, comme autrefois, lorsque tout allait bien. Nous nous comprenions à nouveau. Je ne voyais plus le temps passer.
Puis la faim commença doucement à se faire sentir. L'heure du souper approchait.
Je lui proposai alors de partager un dernier repas en tête-à-tête, sans télévision pour nous distraire.
Je préparai du saumon accompagné de riz pendant qu'elle allait chercher une dernière bouteille de vin.
Au cours du repas, nous parlions de son passé. Elle me confia :
— C'est bien la première fois que je me sépare de cette façon... autour d'un repas en tête-à-tête.
Je souris avant de lui répondre :
— C'est toujours mieux que de se quitter en mauvais termes.
À la fin du repas, nous fîmes la vaisselle comme auparavant, comme un petit couple encore amoureux, partageant naturellement les tâches. Pendant quelques instants, on aurait presque pu croire que rien n'avait changé.
À nouveau installés dans le canapé, un dernier verre de vin à la main, nous continuions d'échanger. Je finis par lui dire :
— Tu vas me manquer, nounouille.
En prononçant ces mots, je réalisai que ce n'était pas seulement elle qui allait me manquer, mais toute sa famille. Au fond de moi, les sanglots s'étaient apaisés, les larmes avaient cessé de couler, mais la tristesse, elle, était toujours aussi présente.
Nous nous rappelions qu'il nous restait encore cinq épisodes de notre série avant de l'avoir terminée. Nous décidons alors d'en regarder un dernier. Je profitais de ces derniers instants comme si nous étions encore ensemble, comme si rien n'avait changé. Pendant quelques heures, j'oubliais presque la réalité.
Lorsque l'épisode se termina, il était déjà passé vingt-trois heures.
Sur le pas de la porte :
Il était temps que je parte.
Pourtant, je n'y arrivais pas. Tout ce dont j'avais envie, c'était de la rejoindre dans le lit et de passer une dernière nuit à ses côtés.
Je pris mon courage à deux mains et m'approchai de la porte, attendant ce dernier au revoir.
Nous étions face à face, sur le pas de la porte. Je m'approchai doucement d'elle. Elle me tendit la joue. Je lui fis la bise avant de la prendre dans mes bras.
Mais c'était plus fort que moi.
Il me fallait un dernier baiser d'adieu.
Je l'embrassai encore, puis encore une fois, cherchant à prolonger cet instant autant que possible. Je voulais graver une dernière fois ce baiser dans ma mémoire. Finalement, conscient que nous ne pouvions pas rester ainsi éternellement, je lui en donnai un dernier avant de me retourner et de descendre lentement les escaliers. Derrière moi, je la vis refermer doucement la porte.
Arrivé dans la rue, je levai les yeux vers ses fenêtres.
Elle était là, à me regarder marcher jusqu'à la voiture.
Je me retournai plusieurs fois afin d'imprégner ces derniers instants dans ma mémoire, lui envoyant des baisers de la main comme nous avions toujours eu l'habitude de le faire.
Une fois installé dans la voiture, quelque chose en moi me poussa à ressortir. Elle était toujours à la fenêtre, le regard tourné dans ma direction.
Je lui adressai un dernier salut de loin, accompagné d'un ultime baiser envoyé du bout des doigts. Puis je lui fis signe de rentrer. Ce simple geste me déchirait le cœur, mais je savais qu'il le fallait. La tentation de remonter chez elle était plus forte que jamais.
Je repris finalement place dans la voiture.
Le vide :
Sur le chemin du retour, il n'y eut ni sanglots ni larmes. Seulement un immense vide. Un vide qui rongeait chacune de mes pensées.
Je crois que la chose la plus douloureuse est de devoir quitter la personne que l'on aime, non pas parce que l'amour n'existe plus, mais justement parce qu'il est toujours là. Partir par amour, parce que nous étions devenus trop étouffants l'un pour l'autre, est sans doute la décision la plus difficile que j'aie jamais prise.
Je l'ai aimée. Je l'aime encore. Et je crois qu'elle gardera toujours une place dans mon cœur.
Le destin a choisi de nous séparer, non pas par cruauté, mais peut-être pour nous apprendre à mieux nous connaître, à guérir de nos blessures et à grandir chacun de notre côté, dans l'espoir de devenir une meilleure version de nous-mêmes.
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