00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de Delphine en Périgord, par Docile20A
Couverture de Delphine en Périgord, par Docile20A
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Delphine en Périgord — Chapitre 5 · L'invitation à revenir

17 minutes
39
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

Auteur

Photo de profil de Docile20A
Docile20A
Histoires publiées
4
Chapitres publiés
104
Abonnés
137
J'aime cumulés
4k

Delphine en Périgord

Chapitre 5 · L'invitation à revenir

Je la soulève une dernière fois, plus haut, plus près. Ses cuisses s’ouvrent autour de mon visage. Le goût d’elle m’envahit, dense, chaud, presque sucré. Ma langue trouve son clitoris gonflé et je ne le quitte plus. Je le lèche par petits coups serrés, puis je le prends entièrement entre mes lèvres. Je le suce. Fort. Longtemps. Mes mains tiennent ses fesses écartées, je la maintiens là, offerte, et ma langue ne s’arrête pas.
Elle se met à trembler. Un tremblement qui vient de l’intérieur. Ses hanches veulent se dérober et se coller en même temps. Les « Oh mon Dieu » deviennent plus hauts, plus rapides, presque désarticulés.
— Oh… mon Dieu… oh mon Dieu… je…
Je presse ma langue à plat, je la fais vibrer contre le bouton dur, et je la suce encore. D’un coup, tout bascule. Son corps se raidit dans mes mains. Un râle long, rauque, lui échappe, un son qui n’a plus rien de contrôlé. Ses cuisses se referment violemment autour de ma tête. Je sens son clitoris pulser sous ma langue, des spasmes rapides, violents. Elle jouit. Fort. L’orgasme clitoridien la traverse par vagues sèches et électriques. Ses hanches cognent contre ma bouche, elle se frotte sans retenue, gémissant, râlant, le souffle coupé.
Je n’attends pas que ça retombe.
Au moment où le premier pic la secoue encore, je la redescends d’un mouvement ferme. Mes mains la tiennent par les hanches. Je la place exactement au-dessus de mon sexe. Le gland trouve l’entrée trempée, ouverte. Et je l’empale. D’un coup. Profond. Jusqu’au fond.
Elle crie.
Pas un gémissement. Un cri brisé, surpris, presque choqué. Son sexe, déjà en pleine contraction, m’avale et se referme sur moi comme un étau. La jouissance clitoridienne n’est pas finie. Elle se transforme. Elle s’amplifie. Dès que je suis au fond, ses parois se mettent à battre autour de ma verge, des contractions serrées, rapides, presque douloureuses. Chaque spasme clitoridien se répercute plus bas, dans son vagin, et me serre plus fort.
Je la maintiens là. Les mains bien ancrées sur ses hanches. Je ne la laisse pas remonter. Je la tiens empalée, profonde, et je la fais à peine bouger, juste assez pour que mon sexe frotte contre ce point intérieur qui vient de s’allumer.
— Oui… oui… mon Dieu… oh putain…
Sa voix est cassée. Elle ne contrôle plus rien. Son bassin se met à trembler sur moi. Les contractions deviennent plus longues, plus profondes. Ce n’est plus seulement le clitoris. C’est tout son sexe qui jouit. L’orgasme clitoridien et l’orgasme vaginal se superposent, se nourrissent l’un l’autre. Elle serre, elle pulse, elle me trait. Son ventre se creuse par à-coups. Ses petits seins tressautent. Ses mains s’agrippent à mes avant-bras, les ongles plantés.
Je sens l’orgasme monter encore. Plus fort. Plus large. Un second pic la traverse alors que le premier n’est pas fini. Elle pousse un long râle, la tête renversée, la bouche ouverte. Son sexe se contracte si fort autour de moi que je dois me retenir de jouir tout de suite. Elle est trempée. Ça coule sur mes couilles, sur ses cuisses. Et ça continue. Les vagues se succèdent. Elle jouit, et elle rejouît, et elle rejouît encore, le corps secoué, les jambes tremblantes, incapable de parler autrement que par des « oui… oui… oui… » hachés.
Je la tiens. Je la garde au fond. Je la laisse prendre tout. Son orgasme est énorme. Cumulé. Dévastateur. Il dure. Il ne s’arrête pas tout de suite. Ses contractions ralentissent peu à peu, deviennent plus larges, plus liquides, mais elles ne cessent pas complètement. Elle tremble encore. Elle respire par à-coups. Et moi, toujours profondément en elle, je sens chaque battement de son sexe qui continue de m’enserrer, de me garder, comme si son corps ne voulait plus me lâcher.
Ses yeux s’ouvrent, voilés, brillants, presque perdus. Elle me regarde. Sa voix n’est plus qu’un souffle.
— …mon Dieu…
Elle n’arrive même plus à finir la phrase. Son corps est encore parcouru de petits spasmes. Et moi, les mains toujours sur ses hanches, je la sens complètement ouverte, complètement offerte, encore en train de jouir autour de moi.
Ses yeux s’ouvrent. Voilés, brillants, encore noyés dans la jouissance. Elle me regarde. Sa voix est cassée, presque suppliante.
— Et toi… ? Et toi… ?
Elle n’attend pas vraiment la réponse. Son bassin se met déjà à bouger. Lentement d’abord, puis avec plus d’assurance. Elle avance, elle recule, elle me travaille alors que son propre orgasme n’est pas fini. Ses contractions continuent de battre autour de moi. Chaque spasme de son sexe se répercute directement sur ma verge. C’est chaud, serré, vivant. Elle me serre et me relâche en rythme, comme si son vagin voulait m’extraire, me tirer, me forcer à la rejoindre.
Je sens tout. La chaleur de ses parois qui pulsent encore. L’humidité qui déborde. Le frottement de son clitoris gonflé contre mon pubis à chaque mouvement. Elle me regarde. Elle veut me voir. Elle veut me sentir. Ses mains se posent sur mon torse, ses ongles s’enfoncent un peu. Elle accélère. Son bassin ondule, se cambre, vient chercher le contact le plus profond. Elle gémit encore, mais c’est différent maintenant. Ce n’est plus seulement son plaisir. C’est le mien qu’elle veut.
— Viens… je veux te sentir… viens en moi…
Sa voix tremble. Son sexe se contracte plus fort, volontairement cette fois. Elle me traite. Elle me serre. Elle me garde au fond et elle bouge juste assez pour que chaque contraction me traverse. Je ne tiens plus. Le plaisir monte d’un coup, violent, irrésistible. Mes mains se crispent sur ses hanches. Je la plaque contre moi et je m’enfonce une dernière fois, jusqu’au plus profond.
J’explose.
Un jet chaud, puissant, puis un autre. Mon sexe pulse fort à l’intérieur d’elle. Je me vide. Les sensations sont brutes. La chaleur de son orgasme qui m’entoure encore. Ses contractions qui continuent de me traire pendant que je jouis. Tout se mélange. Je gémis, le souffle court, les hanches qui se soulèvent d’elles-mêmes.
Elle crie.
Un « Ouiiiiiii ! » long, puissant, déchiré. Sa tête bascule en arrière. Son sexe se referme violemment autour de moi au moment exact où je me répands en elle. Elle sent chaque jet. Chaque pulsation. Elle le dit avec sa voix, avec son corps. Ses ongles s’enfoncent dans mon torse. Ses cuisses tremblent. Elle jouit encore, ou elle rejouît, emportée par le fait de me sentir jouir à mon tour. Son bassin ne s’arrête pas tout de suite. Elle continue de bouger, plus lentement, comme pour accompagner chaque vague, comme pour ne rien perdre de ce qui se déverse en elle.
Puis tout s’effondre.
Je me laisse retomber sur le dos. Elle suit, lourde de plaisir, et s’effondre sur moi. Son poids est léger, mais son corps est chaud, trempé, encore secoué de petits spasmes. Mon sexe reste en elle, à moitié dur, baigné dans nos deux jouissances mêlées. Elle respire contre mon cou. Son souffle est court, irrégulier. Ses seins sont collés contre mon torse. La sueur nous colle.
Pendant un long moment, on ne bouge plus. Seulement nos cœurs qui battent fort, l’un contre l’autre. Puis elle relève la tête. Ses cheveux collent un peu à son front. Elle me regarde. Ses yeux sont doux, encore brillants. Elle se penche. Ses lèvres trouvent les miennes. Le baiser est lent. Profond. Presque tendre. Elle m’embrasse longtemps, la bouche entrouverte, le souffle encore un peu tremblant. Ses mains viennent encadrer mon visage. Elle ne se retire pas. Elle reste là, allongée sur moi, mon sexe toujours logé en elle, et elle m’embrasse comme si elle voulait prolonger encore un peu ce qui vient de se passer.
Elle reste allongée sur moi. Tout son poids, pourtant léger, s’abandonne. Son corps est chaud, un peu moite, collé au mien. Je sens chaque point de contact. Ses petits seins fermes pressés contre mon torse, les pointes encore tendues qui frôlent ma peau à chaque respiration. Son ventre contre le mien. Ses cuisses de part et d’autre de mes hanches. Et plus bas, mon sexe qui repose encore en elle, mou, baigné dans la chaleur de nos deux jouissances.
Je laisse glisser mes mains le long de son dos. Sa peau est douce, fine, légèrement luisante de sueur. Sous mes paumes, je sens les muscles qui se relâchent peu à peu. Elle ne bouge presque pas. Seulement sa respiration qui se calme contre mon cou. Son odeur m’enveloppe. Le jasmin est encore là, léger, mais maintenant mêlé à quelque chose de plus intime, de plus chaud : l’odeur de son sexe, de nos corps, de ce qui vient de se passer. Ça monte par vagues, discret et présent. Ça me tient.
Mes mains descendent plus bas. Elles trouvent ses fesses. Petites, rondes, fermes sous mes doigts. Je les caresse lentement. Je les tiens. Elles remplissent parfaitement mes paumes. À chaque fois que je les presse un peu, elle pousse un soupir minuscule contre ma peau. Pas un gémissement. Juste un souffle. Comme si même ça, même cette simple caresse, la touchait encore.
Elle relève la tête. Ses cheveux collent un peu à sa tempe. Elle me regarde. Ses yeux sont doux, un peu voilés, mais clairs. Elle ne dit rien. Elle pose ses lèvres sur mon front. Un baiser lent, appuyé. Puis un autre, plus bas, sur la tempe. Puis sur la joue. Ses lèvres sont chaudes. Elle prend son temps. Chaque baiser est posé, presque solennel. Comme si elle voulait me remercier avec sa bouche.
Ses mains viennent encadrer mon visage. Ses pouces caressent mes pommettes, tout doucement. Elle m’embrasse encore. Sur les lèvres cette fois. Longuement. Sans urgence. Sa langue vient chercher la mienne avec une lenteur infinie. Elle me goûte. Elle me tient. Quand elle se recule un peu, elle reste tout près. Son nez frôle le mien. Elle sourit. À peine. Un sourire intérieur.
— Restez…
Sa voix est basse, presque un murmure. Elle n’a pas besoin de finir. Elle pose sa joue contre ma poitrine. Ses petits seins se collent plus fort contre moi. Une de ses mains glisse le long de mon bras, puis revient se poser à plat sur mon cœur. Elle ne caresse pas vraiment. Elle tient. Elle reste. Son bassin ne bouge plus. Elle est simplement là, abandonnée sur moi, mon sexe toujours logé en elle, et elle me donne cette tendresse totale, silencieuse, sans réserve. Comme si, après tout ce qu’on vient de se donner, elle voulait encore me garder contre elle, le plus longtemps possible.
Je ferme les yeux. Mes mains restent sur ses fesses. Je la tiens. Et je la laisse m’embrasser, me caresser, me garder, avec cette douceur infinie qui me traverse plus profondément encore que tout le reste.
Son regard n’est pas triste. Il est simplement serein, un peu voilé encore, avec cette petite pointe d’inquiétude au fond des yeux, comme si elle avait peur que tout ça s’arrête trop vite. Elle reste allongée sur moi, le menton posé sur mon torse, et elle me regarde longuement avant de parler.
— Vous reviendrez… vous reviendrez pour me soigner.
Sa voix est douce. Presque enfantine. Un murmure qui tremble à peine. Elle ne sourit pas vraiment. Elle attend.
Je la serre dans mes bras. Mes mains glissent le long de son dos, jusqu’à ses fesses que je tiens doucement, et je la presse un peu plus contre moi. Son petit corps chaud se blottit. Je sens ses seins contre mon torse, son souffle sur ma peau, et plus bas mon sexe qui repose encore en elle, mou et baigné.
— Si vous le jugez utile… bien sûr.
Elle ferme les yeux une seconde. Un soupir lui échappe, presque un soulagement.
— Oh mon Dieu… oh que oui, ça va être utile.
Et elle m’embrasse.
Ce n’est pas un baiser pressé. C’est lent, profond, infiniment tendre. Ses lèvres sont chaudes, un peu humides. Elle prend son temps. Sa langue vient chercher la mienne avec une douceur qui me traverse entièrement. Ses mains encadrent mon visage. Elle me tient. Elle m’embrasse comme si elle voulait me garder, me remercier, me dire quelque chose qu’elle n’arrive pas à formuler autrement. Le baiser dure. Il s’approfondit. Elle soupire contre ma bouche. Son corps se relâche encore un peu plus sur le mien.
Et là, je craque.
Pas seulement dans le corps. Dans la tête. Dans quelque chose de plus ancien. Sous ce baiser, sous le poids léger de ce petit corps allongé sur moi, sous la chaleur de ses seins, sous l’odeur de jasmin et de nous qui flotte encore, je prends conscience. Avec Isabelle, il n’y a rien de tout cela. Rien. Pas de tendresse. Pas d’érotisme. Pas de cette façon de se donner, de se regarder, de s’embrasser comme si le monde pouvait attendre. Avec Isabelle, c’est plat. C’est une routine qui ne dit plus rien. Des gestes sans chaleur. Une relation qui m’a usé, qui m’a fait souffrir sans que je le voie vraiment, jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce contact. Jusqu’à Delphine qui m’embrasse comme ça, qui reste sur moi, qui me demande de revenir la soigner avec cette voix douce.
Tout s’envole. La platitude. Le manque. La lassitude. Ça part, d’un coup, au contact de sa peau contre la mienne, de ses lèvres qui ne me lâchent pas, de son sexe qui m’entoure encore, même au repos. Je la serre plus fort. Je lui rends son baiser. Plus profondément. Et pour la première fois depuis longtemps, je sens ce bonheur simple, complet, presque oublié : celui d’aimer vraiment. D’être aimé. D’avoir retrouvé le plaisir d’un corps qui se donne avec tendresse, d’une femme qui me regarde, qui me veut, qui me soigne autant que je la soigne. Elle est là, allongée sur moi, et tout le reste disparaît.
Elle se décolle de moi. Lentement. Son corps se soulève, ses mains prennent appui sur mon torse, et elle se redresse. Mon sexe glisse hors d’elle. Il s’échappe, encore humide, et le contact se rompt. Un petit son mouillé, discret. Elle s’arrête une seconde, à genoux au-dessus de moi. Son regard descend. Elle voit. Son expression change. Ce n’est pas de la gêne. C’est un regret. Simple. Visible. Comme si elle aurait voulu rester encore un peu, comme si le vide laissé la surprenait.
Mon sperme coule. Lentement. Entre ses cuisses. Il descend le long de sa peau, chaud, blanc, mêlé à son humidité. Quelques gouttes tombent sur le drap. Elle ne se referme pas tout de suite. Elle reste là, ouverte, et elle regarde. Puis elle descend du lit. Ses mouvements sont doux. Un peu lents. Elle attrape son débardeur, le remet sans vraiment le baisser. Ses petits seins restent un instant visibles. Elle ne se cache pas.
— Vous voulez boire quelque chose ?
Sa voix est calme. Le vouvoiement tombe naturellement. Il me touche plus que d’habitude. Plus profondément. Ce n’est pas de la distance. C’est autre chose. Un besoin. Comme si, après ce qu’on vient de se donner, elle avait besoin de garder ce « vous ». Pour que ça reste précieux. Pour que ça ne devienne pas banal. Pour que chaque mot garde du poids. Elle me vouvoie parce que ça la protège un peu, et parce que ça la lie en même temps. Ça rend tout plus intense. Plus choisi. Je le sens. Ce « vous » n’éloigne pas. Il prolonge.
Je hoche la tête.
Elle va à la cuisine. Je l’entends ouvrir le frigo. Le bruit des verres. Elle revient avec deux grands verres de jus de fruits frais. Orange et quelque chose de plus acidulé. Elle m’en tend un. Nos doigts se frôlent. Elle s’assoit au bord du lit, pas trop loin. Ses cuisses sont encore un peu écartées. Le sperme a commencé à sécher sur sa peau.
On boit. Sans rien dire. Les gorgées sont lentes. Le jus est froid. Nos regards se croisent. On se regarde. Longuement. Il n’y a pas besoin de mots. On sait. Je reviendrai. Pour continuer à la soigner, comme elle le dit. Et moi, je me soignerai aussi. Avec sa tendresse. Avec ce petit corps qui s’abandonne. Avec cette façon qu’elle a de me vouvoyer encore, même maintenant, les cuisses encore marquées de moi. On boit. On se regarde. Et c’est déjà suffisant.
Je me rhabille. Lentement. Le jean remonte. La fermeture se referme. Le tee-shirt se pose sur mes épaules. Chaque geste me coûte. Je ne veux pas partir. Pas vraiment. Mais je dois. Delphine est assise au bord du lit, les jambes un peu écartées, le débardeur encore relevé. Elle me regarde. Elle ne dit rien. Ses yeux suivent mes mouvements. Quand je me redresse, prêt à quitter la pièce, sa petite voix me retient.
— Guillaume ?
Je me retourne.
— Oui, Delphine.
Elle hésite une seconde. Sa voix est douce. Fragile. Presque un murmure.
— Vous reviendrez… promis ?
Je la regarde. Et là, l’image se fige.
Elle est assise face à la porte-fenêtre. Un éclat de soleil entre, oblique, et la frappe de côté. La lumière la traverse. Elle devient presque transparente. Petite. Fine. Fragile. Ses cheveux prennent des reflets dorés. Sa peau claire s’illumine. Le débardeur relevé laisse voir ses petits seins, encore un peu tendus, et la ligne de son ventre. Elle est presque nue. Le short est resté quelque part par terre. Ses cuisses sont ouvertes juste assez pour que la lumière joue sur sa peau. Elle a l’air d’un ange. Pas une image pieuse. Une vision. Presque biblique. La lumière la sublime. Elle est minuscule dans ce rayon, et en même temps immense. Belle d’une beauté qui ne se défend pas. Qui ne se cache pas. Qui se donne simplement à regarder. Je reste immobile. Le souffle court. Cette image se grave. Je ne veux pas la perdre.
Je me rapproche. Deux pas. Je prends son visage entre mes mains. Ses joues sont chaudes. Je me penche. Je dépose un baiser sur ses lèvres. Chaste. Lent. Sans langue. Juste mes lèvres contre les siennes. Un baiser qui dit oui. Qui promet. Qui garde.
— Bien sûr que je reviendrai.
Elle ferme les yeux une seconde. Quand elle les rouvre, elle sourit. À peine. Un sourire intérieur. Elle ne me retient pas. Elle me laisse partir. Son regard ne me quitte pas. Il me suit jusqu’à la porte. Elle sait. Elle sait que je vais en retrouver une autre. Que je vais rentrer. Que je vais retrouver Isabelle. Et pourtant elle me regarde partir comme ça, avec cette lumière qui continue de la toucher, avec cette acceptation douce, presque sereine. Elle me laisse aller. Parce qu’elle sait aussi que je reviendrai. Pour elle. Pour la soigner. Et pour me soigner.
Je sors. La porte se referme doucement derrière moi. Et son regard reste. Longtemps. Même quand je ne le vois plus.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 6 · Isabelle, le début de la fin
Guillaume rentre chez lui, les clés encore en main. Isabelle l'attend dans le salon, coiffure neuve, maquillage appuyé, et un seul mot en tête : un compliment. Il le lui donne, sans chaleur, comme on pose un objet qu'on ne veut pas tenir. Mais ses pensées sont ailleurs. Entre une compagne qui ne le voit plus et un désir qui refuse de s'éteindre, combien de temps peut-il encore faire semblant ?
10 minutes
30
1
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ Jonathan Week-end de feu XSTORY
Hétéro, Romantique
Week-end de feu
Chapitre 2
Par Jonathan
6
1
5.4k
✦ Decouv Une étrange demande XSTORY
Hétéro, Romantique
Une étrange demande
Chapitre 3
Par Decouv
47
0
5.4k
✦ Sunstone Sous la tente XSTORY
Hétéro, Romantique
Sous la tente
Chapitre 3
Par Sunstone
206
12
10.3k
✦ loubachoun_lyonnais Tous les chemins mènent à toi (extrait) XSTORY
Hétéro, Romantique et 1 autre tag
Tous les chemins mènent à toi (extrait)
Chapitre 4
Par loubachoun_lyonnais
5
0
3k
✦ GCG Un arrêt synonyme d’amour XSTORY
Hétéro
Un arrêt synonyme d’amour
Chapitre 1
Par GCG
189
0
10.8k
✦ Leo1004 Addiction XSTORY
Hétéro, Infidélité
Addiction
Chapitre 4
Par Leo1004
15
6
2.8k
✦ Evano Jusqu’à la dernière porte XSTORY
Hétéro, Infidélité et 1 autre tag
Jusqu’à la dernière porte
Chapitre 1
Par Evano
308
27
49k

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio