Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une étrange demande — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une étrange demande
Chapitre 7
Alors, dans un élan à la fois doux et puissant, je cédai.
Je m'avançai sur elle, m'ajustant à la courbe de son corps, mon torse collé à son dos, mes bras refermés autour d'elle. Elle accueillit ce poids comme un écrin accueille un bijou précieux, se laissant envelopper, protégée et dominée à la fois. Ses jambes s'écartèrent juste assez, comme une offrande silencieuse. Je sentis la chaleur de son sexe vibrer contre moi, palpitante, prête à me recevoir ; pire, elle m'attirait comme un aimant, m'aspirait.
Nos corps se trouvèrent enfin, dans un accord profond, presque solennel. Elle se cambra, ses fesses cherchant mon ventre, et je la sentis retenir son souffle, comme suspendue à l'instant. Je savais qu'il ne faudrait pas longtemps pour que je cède, mais les contractions de son vagin étaient tellement puissantes que ça m'emmenait dans des plaisirs encore inconnus...
— Oui..., murmura-t-elle, la voix tremblante. Oui, comme ça...
Je l'enlaçai plus fort encore. Elle serra ses mains sur les miennes plaquées sous sa poitrine, et nos doigts s’emmêlèrent. Je posai de nouveau ma bouche sur sa nuque, pour descendre lentement vers son épaule puis ses omoplates, embrassant chaque parcelle de sa peau, comme pour la remercier de ce qu'elle m'offrait. Quand je sentis le plaisir final venir, je faillis la mordre pour me retenir.
Ses mouvements devenaient plus fluides, plus profonds. Elle ondulait doucement, trouvant un rythme tendre et langoureux. Ses fesses fermes et pleines se pressaient contre moi, son bassin m'invitait à l'accompagner. Ses gémissements se faisaient plus courts, plus intenses, comme s'ils montaient de ses entrailles, échappant à tout contrôle.
Je l'accompagnais, lentement d'abord, laissant nos respirations s'accorder, puis un peu plus fermement, au gré de ses mouvements. Chaque ondulation de ses hanches me rapprochait du point de non-retour. J'essayais de tenir bon, me concentrant sur elle, sur son plaisir, sur sa manière de se tendre et de se relâcher, et sur les secousses délicates qui parcouraient son corps.
Elle s'agrippa au drap. Ses doigts blanchirent sous la tension. Sa voix monta, entrecoupée, haletante.
— Je... je vais... oh mon Dieu...
Je sentis ses muscles se contracter, ses reins se cambrer avec plus de force encore. Son corps entier se crispa autour de moi, ses gémissements se transformèrent en une succession de petits cris étouffés, presque enfantins. Dans mes bras, elle tremblait, secouée par une vague de plaisir qu'elle ne cherchait même plus à contenir.
Je la serrai plus fort maintenant, plaquant mes mains sur ses seins qu'elle pressait elle-même avec frénésie. Ma bouche, elle, couvrait sa nuque de baisers passionnés, presque désespérés. Je sentais son sexe se contracter autour du mien, comme si elle voulait m'emprisonner, m'aspirer, me garder en elle pour toujours. C'était trop.
Je m'accrochais de toutes mes forces, mais sans pouvoir retenir plus longtemps le déferlement qui me traversa. Dans un effort presque douloureux, je tentai de me contenir, de repousser l'instant, mais déjà la vague montait, implacable. Son orgasme m'aspirait, m’entraînait avec lui, lorsque je sentis mes forces céder.
Un premier jet s'échappa, irrépressible. Puis deux, puis trois... J'avais l'impression que je ne m'arrêterais pas. Je restai en elle, tremblant, parcouru de frissons, respirant fort contre son oreille.
Ses soubresauts s'apaisant, elle s'abandonna peu à peu, laissant ses mains glisser doucement des miennes vers le drap. Sa respiration resta saccadée de longues minutes, comme si elle reprenait lentement possession de son corps.
Je la gardais serrée, blottie sous moi, goûtant ce silence étrange qui suit les tempêtes, ce moment suspendu où l'on ne sait plus qui l'on est ni où l'on est. Je ne voulais plus la lâcher. Elle non plus, je le sentais, ne voulait pas que je bouge.
Finalement, quand son souffle retrouva un rythme plus doux, je roulai légèrement sur le côté pour ne pas peser de tout mon poids sur elle. Quand elle se retourna pour s'enfouir contre moi, je la couvris du drap.
Sa joue contre mon torse, elle fermait les yeux. Je la sentais s'assoupir presque aussitôt, épuisée, encore vibrante de ce qu'elle venait de vivre.
Sa joue contre mon torse, elle fermait les yeux. Je la sentais s'assoupir presque aussitôt, épuisée, encore vibrante de ce qu'elle venait de vivre.
Le temps s'effaça. Nous restâmes là longtemps, dans une paix absolue, bercés par le silence de la chambre et les rayons de lumière qui déclinaient peu à peu derrière les rideaux. Nous nous réveillâmes à plusieurs reprises, échangeant des baisers paresseux, des caresses distraites, des sourires. Pas un mot de trop, juste cette évidence de partager un moment hors du temps.
Quand la fin d'après-midi approcha, il fallut pourtant bien se lever. Nous restâmes encore enlacés quelques minutes, comme deux enfants refusant la séparation. Finalement, elle se leva, enfila quelques vêtements légers, et me regarda en silence. Rhabillé à mon tour, avant de franchir la porte je la pris dans mes bras. Elle souffla seulement :
— Merci.
Elle m’adressa un sourire doux et mystérieux. Puis je quittai l'appartement.
— Merci.
Elle m’adressa un sourire doux et mystérieux. Puis je quittai l'appartement.
Le soir, alors que je rentrais chez moi, mon téléphone vibra. Un message : « Il faudra remettre ça si ça n'a pas fonctionné »
Je restai longtemps à fixer l'écran, le cœur battant. Et malgré la fatigue, malgré le doute, une seule pensée tournait en boucle dans ma tête : j'espérais qu'elle soit déjà enceinte. Parce que je savais que revivre ce moment serait peut-être impossible. Parce que ce que nous avions partagé ce jour-là était unique, fragile, hors du temps.
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